Niels Obbensburg
- Statut :
- Né-Moldu
- Naissance :
- 22 novembre 2037
- Nationalité :
- Anglaise
- Résidence :
- Golden Cross, Angleterre
- Fonction :
- Première année, Serdaigle
- Baguette :
- 24,1 cm en bois de noyer et poil de rougarou
Au commencement...
Une fine pellicule de neige recouvrait la petite ville de Golden Cross, Angleterre lorsqu'au petit matin du 22 novembre 2037, dans une modeste chambre du Amberstone Hospital, Niels Obbensburg ouvrait les yeux sur le monde. Il était un bébé en parfaite santé et fut accueilli avec émotion par ses parents Owen et Thelma Obbensburg, deux modestes employés d'un petit hôtel de campagne.
Le couple Obbensburg vivait dans une petite maison à l'écart du tumulte de la ville et c'est là que Niels se familiarisa avec le monde qui l'entourait. Il était un nourrisson calme et curieux et faisait le bonheur de ses parents et de ses proches. Les mois passèrent sans qu'une ombre au tableau ne vienne perturber l'équilibre de ce foyer.
Chemin se faisant....
Bientôt, les années succédèrent aux mois. Niels se révélait être un petit garçon intelligent et calme, mais souffrant d'une grande timidité. Malgré le soutien de ses parents, il lui était presque impossible de quitter les murs rassurants de sa maison et régulièrement ses parents le surprenait à la fenêtre de sa chambre, le front collé à la vitre, en train de regarder les enfants de son âge jouer dehors entre deux averses.
Sa première année à l'école fut un grand bouleversement dans l'équilibre rassurant qu'il s'était créée et ses parents cessèrent de compter le nombre de fois où l'institutrice et ses différents professeurs leur firent mention de l'introversion de leur enfant.
Malgré tout, Niels se révéla être bon élève et jamais il ne fut question d'un quelconque redoublement.
Malgré tout, Niels se révéla être bon élève et jamais il ne fut question d'un quelconque redoublement.
Les années passent...
...et Niels grandit. Autre fois enfant timide et introverti, ses parents peuvent voir de légers changements chez leur unique enfant. Niels s'affermis et s'ouvre aux autres. Il est désormais courant de voir leur fils et ses camarades de classe chez eux, les yeux rivés sur la fourmilière offerte à Niels pour ses neuf ans. Le garçon a commencé à s'intéresser à la myrmécologie, l'étude des fourmis, après avoir visionné un documentaire à la TV. De cette découverte a découlé un intérêt sincère pour ces petits êtres intelligents et Niels n'a cessé de demander de nouveaux livres à leur sujet pour ses anniversaires et Noël. Plusieurs fois, les camarades de classe de Niels avaient jurer à ses parents, au comble de l'excitation, que si Niels se concentrait suffisamment, il pouvait donner des ordres à ses fourmis, comme d'aller d'un point à un autre ou de former un cercle. Bien sûr, Monsieur et Madame Obbensburg ainsi que Niels lui-même accueillaient à chaque fois cette information avec humour en leur expliquant que les fourmis communiquaient entre elles uniquement et qu'il s'agissait sûrement d'un moyen de défense lié à leur espèce...
Le jour d'après...
Niels était assis en tailleur dans le canapé du salon, un livre dans le creux des jambes intitulé "Les fourmis, une société parfaite ?" qu'il avait reçu pour ses onze ans, lorsque quelqu'un avait toqué à la porte d'entrée. Il avait détourné le regard un instant en voyant son père se diriger vers la porte. Sa mère, elle, encore avec son peignoir, buvait son thé dans la cuisine.
Lorsque la porte s'était ouverte, un homme se trouvait sur le perron. Il tenait un petit attaché-case dans sa main gauche et tendait sa main droite à Monsieur Obbensburg. Affublé d'un costume un peu vieillot, l'inconnu avait retiré préalablement son chapeau et l'avait coincé sous son bras. Niels ne s'était pas vraiment intéressé à lui, il était courant que des démarcheurs viennent essayer de leur vendre des alarmes intrusion ou des économiseurs de chauffage. Il n'avait pas non plus entendu le début de conversation mais il avait vu son père jeter un œil à sa mère, puis à lui, avant de rejoindre l'homme dehors et de refermer doucement la porte derrière lui.
Lorsque Niels avait de nouveau levé les yeux de son livre, il s'était rendu compte que sa mère avait rejoint son père et l'homme dehors et qu'il était désormais seul dans la maison. Il ne sait pas combien de temps il s'était écoulé. Curieux, il avait alors posé son livre de côté et se dirigeait vers la porte d'entrée lorsque tout trois étaient rentrés. Il n'était pas certain, mais il avait cru voir que sa mère avait les yeux brouillés par les larmes et que son père avait le teint pâle, comme s'il avait vu un fantôme. L'homme, quant à lui, s'était approché de lui et avait offert une poigné de main légère à Niels, qu'il avait serré mollement. Le garçon n'avait pas retenu le nom de l'homme car ça ne l'intéressait pas beaucoup. L'inconnu et les parents de Niels s'étaient dirigés vers le salon en l'invitant à se joindre à eux, chacun prenant place sur le canapé et laissant le fauteuil à Niels. S'en était alors suivi une discussion étrange, presque irréelle. L'homme au costume lui expliqua qu'il était un garçon un peu spécial, qu'il avait des capacités que beaucoup d'enfants n'avaient pas et que de ce fait, il était convié à intégrer une nouvelle école loin de chez lui, afin qu'il apprenne à se servir de ces fameuses capacités. Niels avait détourné les yeux vers ses parents et n'avait vu que de la peur, de l'incompréhension et de l'attente. Les larmes lui montèrent aux yeux immédiatement, ses parents, son seul repère, apprenaient toutes ces choses en même temps que lui.
Plusieurs heures étaient passées, durant lesquelles l'homme avait répondu à toutes ses questions et celles de ses parents. Cette nouvelle avait été comme un coup de massue et chaque phrase prononcé par l'homme au costume ajoutait un poids dans l'estomac de Niels. Pire encore, l'annonce de son départ du domicile familial dans les semaines à venir avait achevé de le faire paniquer, il cru qu'il allait rendre son petit déjeuner. L'homme au costume leur expliqua qu'il emmènerait Niels faire ses achats sur le Chemin de Traverse au mois de juillet, pour un départ fin août. Selon ses dires, le Chemin de Traverse était un endroit impressionnant et plein de surprises où il trouverait toutes les affaires dont il allait avoir besoin pour débuter sa scolarité à Poudlard.
Comme convenu, l'homme était donc revenu le chercher au courant de l'été et l'avait emmené au Chemin de Traverse. Niels avait encore l'impression d'être dans un rêve lorsque l'homme l'avait convié à rentrer Chez Ollivander, une boutique où il allait être choisi par une baguette magique, avec laquelle, selon ses dires, il ferait toute sa scolarité et bien plus encore. Ils passèrent la journée dans les diverses boutiques et c'est seulement à la tombée de la nuit que Niels rentra chez lui pour passer les dernières semaines avec ses parents.
Le départ s'était fait dans les larmes et dans l'inquiétude. Bien que ses parents aient tenté de le rassurer, Niels savait qu'ils étaient aussi perdus et inquiets que lui. Niels, du haut de ses 1m44, avec ses cheveux blonds miel que son père aimait tant ébouriffer et ses fossettes sur les joues dont sa mère disait qu'elles portaient chance, s'en allait vers une nouvelle école, Poudlard. Ses yeux bleus gris balayèrent une dernière fois du regard sa chambre, qu'il ne reverrait que pour les vacances d'été et Noël, et au terme d'une dernière étreinte avec ses parents, où sa mère feignit de lui voler son petit nez retroussé en lui disant qu'elle ne lui rendrait qu'à son retour, il suivit l'homme qui l'emmena prendre le train pour Poudlard, l'école des sorciers...