AVATAR
 
Arushi Day
Statut :
Sang-Mélé
Naissance :
02 mai 2038
Nationalité :
Anglaise
Résidence :
Londres, Angleterre
Fonction :
Première année, Gryffondor
Baguette :
30,0 cm en bois de châtaignier et poil de pied de troll
Arushi Day était une bien curieuse créature; elle ressemblait aux petites filles de son âge, mais se dissociait d’elles par le même biais. Certains la considéraient laide, d’autres pourtant lui trouvaient un charme particulier. Elle ne possédaient pas les meilleurs résultats scolaires, mais avait néanmoins un certain sens de la déduction. La fillette arrivait parfois si bien à deviner les pensées des gens que l’on aurait pu croire qu’elle connu les paroles de son interlocuteur avant que celui-ci ne les eut prononcées. Cependant Arushi restait d’une timidité rare et destestait au plus haut point se trouver entourée de personnes inconnues. Elle était déjà allée à l’école primaire Moldue, en parallèle de l’éducation sorcière de sa mère, avant la déclaration de ses pouvoirs que nous raconterons une autre fois. Mais, ne possédant pas tant d’amis proches, cela restait pour elle une expérience fade et pleine d’ennui, que son cerveau attribuait sans le vouloir au caractère Moldu de ses petits camarades. Sa mère, sorcière, était une femme calme et de nature enjouée qu’elle avait transmise à sa fille. D’une famille de Né-sorcier, Miranda Davies avait elle aussi fait ses études à Serdaigle à Poudlard, avant de devenir magizoologiste et de rencontrer Cameron Day. Miranda se garda bien d’avouer sa nature de sorcière à son fiancé, jusqu’au lendemain de leur mariage, où celui-ci s’évanouit sous le poids ce qu’il appela plus tard « cette terrible mais pourtant incroyable nouvelle ». Cependant, cela n’était pas au goût de tout le monde, puisque la famille Davies, vexée que leur progéniture tant choyée n’ait pas choisi un Sang-Pur comme mari, décida de ne plus adresser la parole aux Day, acte qu’elle tint à la lettre pendant plusieurs décennies. Cameron, quand à lui, resta toujours aussi amoureux de son épouse et continua d’exercer sa profession de photographe animalier, passion qu’il transmit à fille.
À présent, parlons un peu plus d’Arushi; au physique, il s’agissait d’une fillette d’onze ans qui en paraissait à peine huit ou neuf. Un visage rond et expressif, un front volontaire, des yeux pétillants qui paraissaient changer de teintes en fonction de l’orientation du soleil passant du bleu au turquoise, puis au verre mousse. Un nez en trompette, une bouche vermeil auréolée d’une seule fossette qui donnait un air espiègle à la fillette. Un menton droit, une peau laiteuse refusant de se colorer mais parsemée de taches de rousseurs de haut en bas venait parfaire cette image de l’enfant.
Son caractère buté et marqué jurait souvent avec sa timidité apparente. Arushi avait, comme son père le répétait avec fierté « un caractère de tête de mule », et bien qu’elle ne conversait pas avec ceux qu’elles ne connaissait pas, elle n’en pensait pas moins et possédait une opinion assez marquée d’à peu près tout les sujets qu’un môme de onze ans à moitié sorcier, à moitié Moldu se doit de connaître. Néanmoins, même si Arushi pouvait se révéler de bonne compagnie, parfois même bavarde, une fois qu’elle se sentait a l’aise et en sécurité, cela ne l’empêchait pas de se confondre dans une mare de rougissements de la tête au pieds lorsqu’une assistance étrangère lui demandait sa parole.
Arushi aimait beaucoup son quotidien; le fait d’avoir un pied dans chaque monde lui plaisait énormément. Ses parents avaient bien insisté dès son plus jeune âge sur le « secret magique ». De toute façon pensait-elle en souriant, elle ne risquait pas de le révéler à des Moldus vu sa capacité à converser ! Depuis l’apparition de ses pouvoirs, elle savait pertinemment qu’un jour viendrait, au septembre de ses onze ans, la rentrée au prestigieux château, et Arushi attendait ce jour-là avec autant d’impatience que d’appréhension. Que se passerait-il si elle devait continuer les sept prochaines années de sa vie en solitaire ? Elle se consolait tout de même à l’idée qu’elle pourrait continuer à exercer ses passions, même sans amis. Arushi avait, comme son père, développé un certain goût pour la photographie. Elle adorait immortaliser un instant de joie à tout jamais, qu’elle pourrait revivre à l’infini, où surprendre un minuscule détail en plein milieu d’un paysage. Étant d’une nature sportive, elle aimait aussi courir, nager, ou jouer au ballon.