Hermine McNeil
- Statut :
- Né-Moldu
- Naissance :
- 31 août 2039
- Nationalité :
- Écossaise
- Résidence :
- Kinlochewe, Écosse
- Fonction :
- Première année, Gryffondor
- Baguette :
- 26,8 cm en bois de charme et plume de phénix
Hermine McNeil, née le 31/08/2039, Écosse.
Hermine fête ses onze ans à chaque veille de rentrée scolaire. Elle est l’aînée d’une fratrie de quatre enfants, dont trois garçons suivent, Harold, Henry et Benjamin. Harold a sept ans, Henry quatre et Benjamin n’est encore qu’un bébé qui marche à peine.
Elle est plutôt petite, maigre, rousse et des yeux verts qui tirent vers l’or cachés derrière une monture en métal doré. Elle paraît encore plus petite qu’elle n’est réellement, sans doute parce qu’elle vit constamment repliée sur elle-même, et toujours au milieu des livres. Elle est solitaire, par choix et aussi un peu par défaut. Une soixantaine d’habitants vit à Kinlochewe, et la plupart des familles de ses ami·es est logée plus près de la grande ville voisine à environ 20 miles (32 km en système métrique).
Quand elle ne lit pas, elle parcourt la campagne environnante avec le chien de la famille, un petit Teckel, ou alors elle dessine dans le coin, à côté de la cheminée, Pearl, le chat blanc de la famille, à côté d’elle, sur ses genoux.
Outre ses frères, elle vit avec son père, un petit homme tranquille, un universitaire perdu dans ses livres, au nom de John, et sa mère Wilhelmine. Elle aime bien son père. C’est un homme paisible, souvent dans les nuages. Tout le contraire de sa mère : plus brusque et très exigeante, qui trouvait toujours quelque chose à redire à ses enfants, et plus spécifiquement à sa fille aînée. Peut-être aussi que ce sont toutes ces grossesses et tous ses enfants qui ont usé un peu prématurément cette femme qui aurait peut-être aimé faire un peu plus de science et changer un peu moins de couches. D’ailleurs Wilhelmine est encore enceinte.
Les deux femmes se ressemblent beaucoup physiquement. Wilhelmine a des origines allemandes. Hermine se disait que ça devait venir de là, cette exigence pour tout. De là aussi que vient son nom bizarre, à consonance germanique, que personne ne sait trop prononcer.
Hermine a toujours été étrange, plus rêveuse, plus fragile que les autres enfants, et comme plus tourmentée. Ses parents se sont souvent fait du soucis pour elle. Elle ne saurait dire si c’est davantage son père, qui la regarde parfois en silence, d’un air grave, lors qu’il relève le nez d’un de ses livres, ou sa mère, à l’occasion d’une de ses multiples explosions de colère parce qu’elle n’est pas assez comme ci ou comme ça, pas assez normale, comme il faut. Parfois, Hermine se sent vaciller et elle est remplie d’effroi. Comme si les pensées de sa mère lui devenaient plus… plus… accessibles, dirons-nous. Elle a l’impression de voir clair dans son jeu. Mais ça doit être comme on voit clair dans un jeu, comme aux échecs, par exemple, jeu auquel elle excelle particulièrement.
Il y avait bien eu ces fois aussi où, alors qu'elle était particulièrement énervée ou particulièrement triste, le monde avait semblé changer. C'était des étincelles qui avaient semblé apparaître de nulle part, ou encore un paquet de mouchoirs qui avait surgi euh… magiquement ? alors qu'il ne paraissait pas de trouver là juste avant. Oui, ça devait être ça : elle ne l'avait juste pas vu. Et les moments où elle était vraiment, vraiment triste, elle trouvait toujours un délicieux chocolat chaud à ses côtés, comme si c'était à chaque fois le meilleur qu'elle ait pu boire, comme s'il avait été fait juste exprès pour apaiser ce chagrin-là précis. C'en était étonnant.
Elle a fait jusque là sa scolarité à Gairloch Primary School. Elle avait plutôt obtenu de bons résultats sans trop d'efforts mais sans trop briller non plus. « Trop dans la lune. » disent ses enseignants.
Elle s’apprêtait à poursuivre sa scolarité à Gairloch dans le secondaire quand un courrier étrange est arrivé à la maison. Elle avait bien vu qu’il la concernait, mais ses parents ne lui avaient d’abord pas laissé ouvrir la lettre. Ils s’étaient enfermé dans le salon et avaient discuté longuement. Elle avait perçu la voix animée de sa mère et le ton calme de son père. Et puis tout avait dû se résoudre comme d’habitude : sa mère avait dû aboyer que Hermine ne ferait jamais une fille convenable, son père avait dû parler d’opportunité et que tout le monde n’avait pas cette chance (sa femme l’avait regardé d’un air furieux). Sa mère l’avait alors regardée, une main sur son ventre qui commençait à poindre et l’autre poing fiché dans sa taille empâtée, elle Hermine, avec un air tel que Hermine avait distinctement cru entendre : « sorcière ». Mais elle s’était ressaisie : c’était juste toute l’attitude de sa mère en lui tendant la lettre, son visage crispé aux traits comme marqués par la fureur et une forme de… jalousie. Hermine ne s’était pas bien expliqué ce sentiment qui lui était comme venu à l’esprit et elle avait balayé cette pensée qui s’était imposée à elle d’un revers de main. Et bien sûr que Hermine avait pu reconstruire après coup que sa mère lui aurait dit « sorcière », bien sûr. Puisqu’elle en est une. Enfin, si on en croyait la lettre.
Elle ne retournera pas à Gairloch. Elle s’apprête à rentrer en première année, à Poudlard, école de magie et de sorcellerie.
Curieusement, c’est sa mère qui l’avait accompagnée faire ses achats en vue de ses cours. Sa mère n’avait montré aucun enthousiasme, et même un certain dépit. Elle aurait aimé que sa fille soit si désespérément normale. Mais, à la stupeur d’Hermine, sa mère avait paru presque étrangement à l’aise dans le Chemin de Traverse, comme si elle savait quoi chercher et où le trouver. Puis Hermine s’était dit que c’était juste une coïncidence, sa mère étant par ailleurs une femme très débrouillarde, créative et indépendante. Ou c’était peut-être les hormones de grossesse qui la rendait souvent encore plus ingénieuse quand il s’agissait de ses enfants. Comme si elle se rappelait que ses aînés avaient pu être aussi ses bébés, et qu’ils avaient le droit à un peu de maternage et de soutien.
Ce qu'Hermine ignore encore, c'est que sa mère est une Cracmol, et qu'elle a attendu toute sa vie une lettre qui ne viendra jamais. Wilhelmine n'a jamais développé le moindre talent magique, mais a un don pour les matières scientifiques. Si elle n'avait pas eu autant d'enfants, et plus encore de fausses couches, peut-être qu'elle aurait même pu faire une grande carrière dans la recherche scientifique. C'est son père à elle, Friedrich, le grand-père maternel d'Hermine, qui était un sorcier. Hermine ne l'a jamais connu que comme un homme un peu excentrique, très exigeant et (ce qu'elle ignore encore mais plus pour longtemps) très déçu que sa fille n'ait aucune disposition magique. La propre mère de sa mère, sa grand-mère maternelle, Holly, n'avait aucune disposition magique, mais elle était la meilleure pâtissière du coin et surtout la plus douce des grands-mères. Ça rattrapait sans doute tout, notamment le fait qu'aucun de ses enfants n'ait reçu le moindre sésame pour entrer à Poudlard.
Alors voilà, le jour de son anniversaire, à quatre heures du matin, Hermine se trouve là, tôt le matin, au beau milieu de sa chambre avec sa valise encore grande ouverte, ses nouveaux vêtements, des livres au contenu étrange, et puis… ça, sa « baguette magique ».
Bientôt, il va lui falloir prendre le train pour rejoindre Londres et débuter un autre voyage, celui vers l’école Poudlard, et sa nouvelle vie.
Hermine fête ses onze ans à chaque veille de rentrée scolaire. Elle est l’aînée d’une fratrie de quatre enfants, dont trois garçons suivent, Harold, Henry et Benjamin. Harold a sept ans, Henry quatre et Benjamin n’est encore qu’un bébé qui marche à peine.
Elle est plutôt petite, maigre, rousse et des yeux verts qui tirent vers l’or cachés derrière une monture en métal doré. Elle paraît encore plus petite qu’elle n’est réellement, sans doute parce qu’elle vit constamment repliée sur elle-même, et toujours au milieu des livres. Elle est solitaire, par choix et aussi un peu par défaut. Une soixantaine d’habitants vit à Kinlochewe, et la plupart des familles de ses ami·es est logée plus près de la grande ville voisine à environ 20 miles (32 km en système métrique).
Quand elle ne lit pas, elle parcourt la campagne environnante avec le chien de la famille, un petit Teckel, ou alors elle dessine dans le coin, à côté de la cheminée, Pearl, le chat blanc de la famille, à côté d’elle, sur ses genoux.
Outre ses frères, elle vit avec son père, un petit homme tranquille, un universitaire perdu dans ses livres, au nom de John, et sa mère Wilhelmine. Elle aime bien son père. C’est un homme paisible, souvent dans les nuages. Tout le contraire de sa mère : plus brusque et très exigeante, qui trouvait toujours quelque chose à redire à ses enfants, et plus spécifiquement à sa fille aînée. Peut-être aussi que ce sont toutes ces grossesses et tous ses enfants qui ont usé un peu prématurément cette femme qui aurait peut-être aimé faire un peu plus de science et changer un peu moins de couches. D’ailleurs Wilhelmine est encore enceinte.
Les deux femmes se ressemblent beaucoup physiquement. Wilhelmine a des origines allemandes. Hermine se disait que ça devait venir de là, cette exigence pour tout. De là aussi que vient son nom bizarre, à consonance germanique, que personne ne sait trop prononcer.
Hermine a toujours été étrange, plus rêveuse, plus fragile que les autres enfants, et comme plus tourmentée. Ses parents se sont souvent fait du soucis pour elle. Elle ne saurait dire si c’est davantage son père, qui la regarde parfois en silence, d’un air grave, lors qu’il relève le nez d’un de ses livres, ou sa mère, à l’occasion d’une de ses multiples explosions de colère parce qu’elle n’est pas assez comme ci ou comme ça, pas assez normale, comme il faut. Parfois, Hermine se sent vaciller et elle est remplie d’effroi. Comme si les pensées de sa mère lui devenaient plus… plus… accessibles, dirons-nous. Elle a l’impression de voir clair dans son jeu. Mais ça doit être comme on voit clair dans un jeu, comme aux échecs, par exemple, jeu auquel elle excelle particulièrement.
Il y avait bien eu ces fois aussi où, alors qu'elle était particulièrement énervée ou particulièrement triste, le monde avait semblé changer. C'était des étincelles qui avaient semblé apparaître de nulle part, ou encore un paquet de mouchoirs qui avait surgi euh… magiquement ? alors qu'il ne paraissait pas de trouver là juste avant. Oui, ça devait être ça : elle ne l'avait juste pas vu. Et les moments où elle était vraiment, vraiment triste, elle trouvait toujours un délicieux chocolat chaud à ses côtés, comme si c'était à chaque fois le meilleur qu'elle ait pu boire, comme s'il avait été fait juste exprès pour apaiser ce chagrin-là précis. C'en était étonnant.
Elle a fait jusque là sa scolarité à Gairloch Primary School. Elle avait plutôt obtenu de bons résultats sans trop d'efforts mais sans trop briller non plus. « Trop dans la lune. » disent ses enseignants.
Elle s’apprêtait à poursuivre sa scolarité à Gairloch dans le secondaire quand un courrier étrange est arrivé à la maison. Elle avait bien vu qu’il la concernait, mais ses parents ne lui avaient d’abord pas laissé ouvrir la lettre. Ils s’étaient enfermé dans le salon et avaient discuté longuement. Elle avait perçu la voix animée de sa mère et le ton calme de son père. Et puis tout avait dû se résoudre comme d’habitude : sa mère avait dû aboyer que Hermine ne ferait jamais une fille convenable, son père avait dû parler d’opportunité et que tout le monde n’avait pas cette chance (sa femme l’avait regardé d’un air furieux). Sa mère l’avait alors regardée, une main sur son ventre qui commençait à poindre et l’autre poing fiché dans sa taille empâtée, elle Hermine, avec un air tel que Hermine avait distinctement cru entendre : « sorcière ». Mais elle s’était ressaisie : c’était juste toute l’attitude de sa mère en lui tendant la lettre, son visage crispé aux traits comme marqués par la fureur et une forme de… jalousie. Hermine ne s’était pas bien expliqué ce sentiment qui lui était comme venu à l’esprit et elle avait balayé cette pensée qui s’était imposée à elle d’un revers de main. Et bien sûr que Hermine avait pu reconstruire après coup que sa mère lui aurait dit « sorcière », bien sûr. Puisqu’elle en est une. Enfin, si on en croyait la lettre.
Elle ne retournera pas à Gairloch. Elle s’apprête à rentrer en première année, à Poudlard, école de magie et de sorcellerie.
Curieusement, c’est sa mère qui l’avait accompagnée faire ses achats en vue de ses cours. Sa mère n’avait montré aucun enthousiasme, et même un certain dépit. Elle aurait aimé que sa fille soit si désespérément normale. Mais, à la stupeur d’Hermine, sa mère avait paru presque étrangement à l’aise dans le Chemin de Traverse, comme si elle savait quoi chercher et où le trouver. Puis Hermine s’était dit que c’était juste une coïncidence, sa mère étant par ailleurs une femme très débrouillarde, créative et indépendante. Ou c’était peut-être les hormones de grossesse qui la rendait souvent encore plus ingénieuse quand il s’agissait de ses enfants. Comme si elle se rappelait que ses aînés avaient pu être aussi ses bébés, et qu’ils avaient le droit à un peu de maternage et de soutien.
Ce qu'Hermine ignore encore, c'est que sa mère est une Cracmol, et qu'elle a attendu toute sa vie une lettre qui ne viendra jamais. Wilhelmine n'a jamais développé le moindre talent magique, mais a un don pour les matières scientifiques. Si elle n'avait pas eu autant d'enfants, et plus encore de fausses couches, peut-être qu'elle aurait même pu faire une grande carrière dans la recherche scientifique. C'est son père à elle, Friedrich, le grand-père maternel d'Hermine, qui était un sorcier. Hermine ne l'a jamais connu que comme un homme un peu excentrique, très exigeant et (ce qu'elle ignore encore mais plus pour longtemps) très déçu que sa fille n'ait aucune disposition magique. La propre mère de sa mère, sa grand-mère maternelle, Holly, n'avait aucune disposition magique, mais elle était la meilleure pâtissière du coin et surtout la plus douce des grands-mères. Ça rattrapait sans doute tout, notamment le fait qu'aucun de ses enfants n'ait reçu le moindre sésame pour entrer à Poudlard.
Alors voilà, le jour de son anniversaire, à quatre heures du matin, Hermine se trouve là, tôt le matin, au beau milieu de sa chambre avec sa valise encore grande ouverte, ses nouveaux vêtements, des livres au contenu étrange, et puis… ça, sa « baguette magique ».
Bientôt, il va lui falloir prendre le train pour rejoindre Londres et débuter un autre voyage, celui vers l’école Poudlard, et sa nouvelle vie.