AVATAR
 
Elisabeth Swanmere
Statut :
Né-Moldu
Naissance :
28 juin 2039
Nationalité :
Anglaise
Résidence :
Sevenoaks, Angleterre
Fonction :
Première année, Joueuse de Quidditch, Serdaigle
Baguette :
21,6 cm en bois de cenellier et crin de kelpy
Depuis qu’elle a commencé l’école, Elisabeth a toujours fait partie des plus petites de sa classe. Lors des compétitions auxquelles elle participait, c’était souvent elle qui ouvrait la marche de la délégation de gymnastes de son club, portant l’énorme ours en peluche qui servait de mascotte. Mais elle espère dans les années qui viennent rattraper quelques têtes.

Comme sa mère, elle a une peau assez claire, qui bronze très peu mais brûle vite si elle reste trop longtemps en plein soleil. Comme elle aussi, ses cheveux, plutôt raides et fins, sont d’un blond assez clair et lui tombent sur les épaules. Selon son humeur, elle les coiffe en chignon, en une tresse simple ou en deux tresses ou encore les laisse libres, surtout quand il y a du vent. Elle aime cette sensation de ses cheveux qui lui fouettent le visage sous les rafales de vent. Son visage en ovale est agrémenté d’un nez assez commun, de deux yeux verts et d’une bouche aux lèvres fines qui masquent, sauf quand elle parle ou sourit, de belles dents blanches mais pas très bien alignées qui devraient bientôt connaître les barreaux d’un appareil de redressement. Un œil très attentif pourrait voir aussi qu’une de ses incisives supérieures a été brisée, conséquence d’une mauvaise manipulation de massue, et réparée.

Il lui reste de ses trois précédentes années de pratique de la gymnastique une bonne tenue du corps, on ne va jamais la trouver avachie sur une chaise ou dans un fauteuil, et une démarche parfois exagérément militaire, quand elle veut singer celle qu’elle a toujours trouvé ridicule sur les praticables, marchant bras et jambes tendus en balançant les bras, dressée sur ses demi-pointes. Ajoutons un détail qui n’a guère d’importance étant donné qu’elle ne pratique pas l’escrime, elle est gauchère.

Son école précédente l’a habituée à l’uniforme scolaire. Lorsqu’elle n’a pas astreinte à le porter, elle apprécie les vêtements sportifs aux couleurs gaies. Sa garde-robe est remplie de shorts venant des rayons football, des jupes de tennis ou de hockey, et a une petite collection de maillots des Three Lions et des Lionesses.

Un peu d'histoire...

Adriel Swanmere et Meredith Southton ne se doutaient pas en débutant un job d’été au Sevenoaks Wildlife Reserve que ce serait le point de départ de leur histoire commune, même si elle mettra plusieurs années pour réellement débuter, le temps que lui suive un cursus complet en médecine au King’s college London tandis qu’elle s’orientait dans une voie totalement différente en intégrant la L3Harris Airline Academy.

C’est une fois leurs études terminées et correctement entrés dans leur vie professionnelle qu’ils célèbrent leurs noces et s’installent dans leur ville natale sur Cavendish avenue. Leurs emplois du temps ne sont guère compatibles aussi profitent-ils pleinement des rares moment libres qu’ils peuvent s’offrir. Plusieurs années passent jusqu’à la naissance de leur premier enfant, Damian.

Le garçon va passer ses premières années entre ses parents, qui font ce qu’ils peuvent pour se libérer autant de soirées que possible, rarement ensemble malheureusement sauf quelques week-ends, ses grands-parents — qui habitent également Sevenoaks — et Annelien, une jeune fille au pair venue des Pays-Bas. Quand il est en âge d’entrer à l’école primaire, ses parents l’inscrivent à la Windlesham House School où il va passer toute sa scolarité, de la primaire au collège.

De onze ans sa cadette, Elisabeth, la sœur de Damian vient au monde à la fin du mois de juin 2039. Comme pour son aîné, ses premières années vont passer entre ses parents, selon le temps qu’ils parviennent à se libérer, ses grands-parents et Liv, une nouvelle fille au pair venue cette fois de Suède. Quand arrive l’âge de sa scolarité, elle suit les traces de son frère en intégrant à son tour la Windlesham House School. Dès son arrivée , elle va sympathiser avec deux sœurs jumelles, Sienna et Siana Williams, qui resteront ses deux meilleures amies durant toute sa scolarité.

Elisabeth est une élève moyenne. Elle ne rechigne pas à travailler, ses parents ayant bien insisté sur la nécessité d’avoir de bonnes notes, mais peut aussi être facilement dissipée. Le cadre de l’école et de l’internat la cadre heureusement fort bien pour qu’elle soit suffisamment appliquée à ses devoirs et leçons.

C’est à l’école, surtout dans ses jeux avec les deux jumelles, qu’elle va commencer à faire preuve d’un étonnant talent, comme une affinité avec l’air. Aucune de ses camarades n’est capable de faire voler un avion de papier comme elle, lui conférant une trajectoire longue et gracieuse. Quand elle commencera à pratiquer la gymnastique rythmique, elle fera montre de la même habileté au maniement du ruban Elle rivalise rapidement avec les gymnastes les plus âgées pour cet engin alors qu’elle reste dans la moyenne pour tout le reste, ballon, corde ou cerceau.

La révélation de sa nature de sorcière a été un choc pour ses parents, pour elle également. Seul son frère s’est facilement accommodé de cette idée. Son père et sa mère étant des êtres très cartésiens, ils ont tenté de rationaliser ce monde magique qui se révélait à eux, comme s’ils avaient de simples illusionnistes dont il fallait percer le secret des tours, mais sans y parvenir, devant finalement reconnaître l’impensable : ils avaient engendré une sorcière. Elisabeth elle-même ne va pas être enchantée par cette révélation. Le regard de ses parents a changé, elle l’a constaté chaque jour de l’été qu’elle va passer en leur compagnie. Heureusement qu’ils sont occupés à leur travail la plupart de ces jours et que son frère, qui pourtant ne manquait jamais une occasion de la taquiner, va lui être d’une aide précieuse pour accepter cette folle réalité. Au fond, résume-t-il, tu vas être à nouveau en internat, comme depuis le début de la primaire, et tu vas manquer tous ces cours vraiment pas intéressants qui t’attendaient au collège.

Instantanés de vie

Été 2043
Dans Knole Park, assise à l’ombre des arbres, une dame observe ses enfants jouer dans l’herbe. Ses deux aînés se passent un ballon, à grands coups de pied maladroits. Sa benjamine, lassée d’essayer d’attraper la balle, s’est éloignée pour aller parler à une petite fille de son âge qui reste immobile, debout dans l’herbe, à observer intensément le ciel. Après quelques minutes, elle revient près de sa maman, l’air un peu déçu de ne trouver quelqu’un avec qui jouer.
— Elle ne veut pas jouer avec toi cette petite fille ?
— Non, elle a dit qu’elle veut faire coucou à sa maman qui est dans le ciel.
Le sourire s’efface du visage de sa mère comme elle prend conscience du drame qu’a dû vivre cette petite fille et essaie d’imaginer ce que ça doit être pour une enfant aussi jeune de vivre sans une mère. Elle jettera plusieurs fois dans l’heure qui suit un regard vers la petite fille qui continue à passer le plus clair de son temps à regarder le ciel jusqu’à la voir enfin bondir sur ses pieds en faisant de grands gestes vers le ciel où passe, silencieux et très haut, un avion de ligne.

Septembre 2045
Dans l’un des dortoirs de la Windlesham House School, les enfants profitent d’un petit moment libre avant l’extinction des lumières pour faire plus ample connaissance, sachant qu’ils vont passer les prochaines années ensemble dans cette école.
— C’est ta maman qui fait voler les avions ? C’est pas d’habitude les papas qui font ça ?
— Non, mon papa lui il est docteur, il est tout le temps à l’hôpital à faire des opérations. Il est pas souvent à la maison. Maman non plus car elle va dans plein de pays que je connais pas et elle ne peut pas rentrer à la maison.
— Nous ils travaillent tous les deux à la City mais je sais pas si c’est vraiment un travail, papa dit souvent qu’il joue en fait et gagne beaucoup d’argent.
— Il joue ? Mais les papas, ça ne joue pas beaucoup pourtant. Si un peu avec nous mais pas à leur travail.
— Ben si pourtant, il dit qu’il joue beaucoup, c’est des paris qu’il dit mais je comprends pas bien ce que c’est, et il gagne souvent qu’il dit.
— C’est pour ça qu’on vient à l’école ici, papa et maman rentrent toujours trop tard.
— Moi mon grand frère, Damian, il est aussi dans cette école mais il est beaucoup plus grand, il est déjà au collège. Je crois que je vais pas le voir souvent. Vous c’est chouette d’être ensemble à l’école.

Avril 2047
— Mais comment tu fais pour faire voler l’avion aussi loin ? Moi j’arrive jamais.
Laura, la plus jeune des jumelles court ramasser l’avion en papier lancé par Elisabeth pour le regarder attentivement, cherchant à voir s’il est plié différemment de ceux qu’elle fait et qui s’écrasent bien vite au sol.
— Je peux essayer de le lancer ?
— Oui si tu veux.
Mais l’avion ne franchit que quelques mètres avant de piquer du nez et de s’écraser dans l’herbe. L’aînée des deux sœurs tend alors à Elisabeth son propre avion qu’elle vient aussi de ramasser.
— Lance celui-là, on verra si c’est l’avion ou si c’est toi qui est trop douée pour les lancer.
Elisabeth lance l’avion de papier d’un geste souple, gardant quelques instants la main tendue comme pour l’accompagner dans son vol. L’avion vole à nouveau sur une bonne distance, dépassant la première des deux sœurs qui le regarde passer près de sa tête, avant qu’il ne profite d’un coup de vent pour virer sur l’aile et revenir se poser élégamment aux pieds de celle-ci qui applaudit des deux mains.

Été 2047
La pluie s'abattait sur la place, mais Elisabeth, blottie sous son parapluie rouge, ne laissait pas le mauvais temps gâcher son enthousiasme. Elle trottinait tant bien que mal derrière son frère Damian, qui lui, n'avait cure des gouttes d'eau qui lui piquaient le visage.
— Damian, attends-moi ! crie-t-elle, sa voix presque noyée par le bruit de la foule.
Damian, qui s'était déjà faufilé dans les rangs serrés, lui fit un signe de la main.
— Je suis là! Vite, elles vont commencer !
Elisabeth, agile comme une petite souris, se faufila entre les jambes des spectateurs pour rejoindre son frère. Ils s'installèrent au premier rang, face à une scène imposante recouverte d'une toile tendue. Un grand panneau annonçait en lettres dorées : "Journées des Associations".
— Regarde, Elisabeth, c'est Clara là au premier rang !
Elisabeth leva les yeux et vit une jeune fille aux yeux bleus et aux cheveux blonds tressés, vêtue d'un justaucorps turquoise et blanc, s'avancer sur la scène. Elle était entourée d'autres gymnastes, toutes aussi gracieuses et habiles qu'elle.
— Elle est vraiment belle.
— Oui, elle est magnifique, et une gymnaste hors pair !
Elisabeth ne remarque pas la fierté qui perce dans la voix de son frère qui ne quitte pas des yeux sa petite amie et lui fait un grand signe.
La musique démarre, un rythme entraînant qui emplit l'air. Les gymnastes se lancent dans une démonstration assez bien maîtrisée pour un groupe amateur. Elles sautent, tournent et se balancent avec une aisance folle, manipulant rubans, cerceaux et ballons avec une précision qu’Elisabeth juge extraordinaire.
La démonstration terminée, les gymnastes saluent le public sous une pluie d'applaudissements. Clara, essoufflée mais radieuse, descend de la scène et rejoint Damian qui ouvre enfin un parapluie pour l’abriter et l’entraîne vers un grand chapiteau. Elisabeth, qui l'observait avec une admiration sans borne, se faufile entre les jambes de son frère pour se retrouver face à la jeune gymnaste.
— C'était magnifique. Et le ruban, c’était vraiment le plus joli !
La jeune fille sourit devant l’enthousiasme de la petite fille qui pointe du doigt l'engin qu’elle tenait encore dans sa main.
— Comment tu fais pour le faire tourner comme ça ?
Clara prend le ruban et le fait tournoyer avec grâce.
— Tu vois, il faut le tenir fermement, mais pas trop serré, et le faire tourner avec le poignet. Tu peux le faire passer au-dessus de ta tête, autour de ton corps, ou même le lancer en l'air. Tu veux essayer ?
Elisabeth saisit sans hésiter le ruban, prend la baguette dans sa main comme elle a vu Clara le faire, l’index posé dessus, et commence à réaliser quelques cercles faciles puis, d’instinct, commence à réaliser des spirales et des serpentins.
— Et ! Mais c’est que tu es douée tu sais. Damian, ta sœur est une graine de championne. Tu devrais en parler avec tes parents, elle pourrait venir s’entraîner dans notre club.


Décembre 2047
Ça boude dans le dortoir d’Elisabeth. Elle est étendue sur son lit, sa jambe immobilisée dans un plâtre surélevée sur un coussin. Laura et Sarah, les deux jumelles avec qui elle a sympathisé lors de son arrivée à l’école ne sont pas mieux loties, réduites à regarder la neige tomber par la fenêtre en entendant les cris des autres enfants qui s’amusent.
— Mais c’est pas juste, moi je trouve qu’ils devraient être plus punis que ça
— Oui, ils devraient pas pouvoir jouer dehors alors que c’est leur faute si on est comme ça
— On devrait leur mettre des plâtres comme à nous, ça leur apprendrait à faire n’importe quoi avec leur luge.
— Surtout à se mettre à cinq dessus et à foncer comme des malades sans regarder
— Moi quand je pourrais de nouveau marcher, je leur fiche... Je sais pas encore mais ils vont le sentir passer

Avril 2049
Assises sur un banc en attendant leur tour de passer sur le praticable, les gymnastes regardent un peu distraitement leur concurrente qui commence son exercice. Lorsqu’elle est passée plus tôt avec son cerceau puis à la corde, son exécution avait été correcte mais en rien remarquable, aussi Elisabeth n’éveillait-elle guère d’intérêt des gymnastes qui étaient en tête du classement. Mais dès le début de son évolution, les mouvements de son ruban captent leur attention.
— Et mais t’as vu ? Elle sait faire des difficultés pareilles ?
— C’est dingue vraiment, j’ai jamais vu une fille faire des mouvements aussi bons à notre niveau.
Leur coach aussi regarde l’exercice, observant les mouvements de sa main pour voir si elle avait un truc pour réaliser des spirales et des serpentins aussi excellents. A la fin de son exercice, alors que retentit un tonnerre d’applaudissements, les juges attardent quelques secondes leur regard sur elle, un hochement de tête appréciateur, avant de se pencher vers la note à lui attribuer.


Deux mois avant la rentrée
Elisabeth est assise sur son lit, son ours en peluche serré contre elle. Son visage encore marqué par les larmes. Son monde a basculé il y a trois jours après la visite de ce professeur qui lui a parlé, ainsi qu’à ses parents, de cette école de magie secrète qu’elle devrait intégrer. Elle avait d’abord pensé que le professeur était un peu timbré et se demandait pourquoi ses parents l’avaient fait entrer. Celle-ci lui a demandé de prendre son ruban de gymnastique et de simplement le déployer en cercle autour d’elle. Puis elle a sorti une baguette en bois et, en un seul mouvement du poignet, a animé le ruban, lui faisant accomplir des mouvements impossibles en gymnastique.
Du haut de ses onze ans, elle a compris, dans le regard de ses parents, que son monde venait de basculer. Elle n’avait jamais vu une telle expression dans leur regard.
La porte s’ouvre doucement pour laisser entrer son frère qui l’a observée un petit moment avant de venir près de son lit.
— Pourquoi papa il est si fâché, ce n’est pas de ma faute. Je n’ai rien fait pour ça.
— Je sais sœurette. Tu sais, je crois surtout que papa a du mal à comprendre ce qu’il se passe, c’est ça qu’il te paraît fâché mais ce n’est pas contre toi. Il faut qu’il s’habitue à l’idée que sa petite fille est aussi une petite sorcière.
Elle tourna la tête vers son frère, étonnée qu’il n’ait pas utilisé son ton taquin habituel pour la faire enrager. Il lui retourna son regard avec un sourire réconfortant puis la prit par les épaules pour la serrer contre lui en lui grattant les cheveux.
— Et si tu savais tous les cours effroyablement ennuyeux du collège que tu vas rater. Ce que tu vas apprendre dans cette école sera certainement beaucoup plus passionnant. Et puis, nous sommes toujours allés dans un internat pour l’école, ça ne te changera pas beaucoup. Et surtout, tu as toujours fait des merveilles avec une baguette quand il n’y avait qu’un ruban au bout. Tu imagines tout ce que tu vas faire avec une vraie baguette magique.