AVATAR
 
Harmonie Blackrose
Statut :
Né-Moldu
Naissance :
13 mars 2039
Nationalité :
Galloise
Résidence :
Ystradfellte, Pays de Galles
Fonction :
Première année, Serpentard
Baguette :
20,7 cm en bois de noyer et ventricule de snallygaster
Informations
Nom : Blackrose
Prénom : Harmonie
Âge : 11 ans
Sexe : Féminin
Sang : Née-Moldue
Nationalité : Galloise

Physique
Elle mesure 1m30 pour 19kg, une silhouette svelte presque fragile. Ses yeux bleus profonds semblent absorber la lumière comme un lac calme. Ses cheveux roux crépusculaires, longs jusqu’aux fesses, épais et indisciplinés, tombent en vagues chaudes autour d’elle. Sa peau pâle, ponctuée de quelques taches de rousseur l’été, contraste doucement avec cette chevelure ardente. Fine, un peu trop, elle laisse deviner un manque d’activité sportive dans ses bras délicats. Ses petites mains, aux doigts longs et fins, bougent avec une grâce discrète. Presque légère comme l’air.

Personnalité & Caractère
Elle est douce comme une présence qu’on remarque surtout quand elle s’éloigne. Attentive aux autres, elle capte les silences, les regards fuyants, les petits tremblements dans une voix. Sa compassion n’est pas bruyante, elle se glisse dans les gestes simples, une main posée au bon moment, un mot choisi avec soin. Timide, elle préfère écouter plutôt que parler, et se sent souvent plus à l’aise parmi les animaux que parmi les humains. Avec eux, tout est plus clair, plus honnête.
La cuisine l’ennuie, la guerre l’attriste, et la méchanceté la blesse profondément. Elle ne comprend pas l’utilité de faire mal quand on pourrait faire autrement. Elle manque d’ambition, avance sans chercher la lumière, doute souvent d’elle-même. Le courage n’est pas son réflexe habituel. Pourtant, lorsqu’il faut protéger quelqu’un, elle change. Sa voix tremble peut-être, mais elle tient bon. Pour défendre les autres, elle trouve une force surprenante, presque farouche.

Histoire
Harmonie a grandi dans un manoir isolé près d’Ystradfellte, là où le vent gallois semble raconter des histoires aux pierres. Fille de Georges Blackrose, écrivain anglais au nom parfumé de rose sombre, et d’Athéna Delarosa, Française aux racines espagnoles, elle porte en elle un mélange de brume britannique et de soleil du sud. Leurs noms, Blackrose et Delarosa, avaient d’abord été un éclat de rire, deux roses venues de pays différents, enlacées par hasard lors d’un voyage dans le sud de la France.
Mais l’histoire familiale d’Harmonie est marquée par une fissure. Avant elle, il y eut Geoffrey, emporté trop vite par une coqueluche foudroyante. Un silence s’est installé dans la maison après cela. Sa mère, brisée, a appris à aimer avec prudence, comme on touche une flamme dont on craint la brûlure. Son père, lui, écrivait encore, peut-être pour recoudre l’invisible.
Harmonie a grandi sous un regard inquiet, instruite à la maison. Cette vigilance constante a façonné son caractère. Elle est devenue discrète, attentive aux variations d’humeur, experte en atmosphères fragiles. Très tôt, elle a compris que l’amour pouvait disparaître brutalement, alors elle s’est tournée vers ce qui restait stable. Les animaux du domaine sont devenus ses confidents. Dans leurs yeux, elle ne voyait ni peur ni attente impossible.
C’est là, entre les collines et les bêtes sauvages, qu’elle a commencé à respirer pleinement. La solitude ne lui pèse pas. Elle y a trouvé un refuge, et une manière d’aimer sans crainte.
Le jour où les fleurs ont jailli de terre sans qu’elle comprenne comment, Harmonie est restée figée, les mains pleines de terre et le cœur battant. Ce n’était pas un rêve. Les pétales s’étaient ouverts comme s’ils répondaient à quelque chose en elle. Alors, quand la première lettre frappée du sceau de Poudlard est arrivée, elle a d’abord cru à une erreur.
Timide et méfiante face à l’extraordinaire, elle a relu chaque mot avec une prudence presque douloureuse. Puis d’autres lettres ont suivi, encore et encore, patientes, insistantes, détaillant ce qu’était Poudlard, ce qu’elle devait acheter, où se rendre pour la rentrée. Elle ne cherchait pas l’aventure, mais l’idée qu’il existe un endroit où ce qu’elle est n’est ni étrange ni dangereux a fait naître en elle une chaleur nouvelle. Une curiosité fragile, mêlée d’appréhension. Peut-être, pour la première fois, le monde s’ouvrait sans menace.

Famille
Son père, Georges Blackrose, est un homme tendre mais lointain, comme s’il vivait à moitié dans une pièce que personne d’autre ne voit. Écrivain anglais vivant de ses romans, il passe des heures enfermé avec ses carnets, ses phrases, ses silences. Il aime sa famille sincèrement, cela se lit dans la douceur de ses regards et dans ses gestes distraits mais délicats. Pourtant, depuis la mort de son fils aîné, une part de lui semble figée dans ce passé. Il écrit beaucoup, peut-être pour ne pas trop penser. Son affection est réelle, mais parfois voilée par l’encre et le souvenir.
Sa mère, Athéna Delarosa, porte en elle une blessure plus visible. Française aux racines espagnoles, elle a quitté son pays par amour et s’est consacrée à son foyer. La perte de son premier enfant l’a profondément ébranlée. Elle aime, mais avec retenue, comme si l’attachement était un risque mortel. Avec sa cadette, son amour est prudent, inquiet, presque tremblant. Elle veille, protège, observe. Derrière cette distance apparente, il y a une peur immense de revivre l’irréparable.