AVATAR
Milena Orsini
Statut :
Né-sorcier
Naissance :
23 septembre 2039
Nationalité :
Anglaise
Résidence :
Oxford, Angleterre
Fonction :
Première année, Gryffondor
Baguette :
27,5 cm en bois de cerisier et crin de licorne
Le langage des mains. C’est ainsi que Milena s’exprime, en tant que bonne italienne, digne héritière de la gestuelle exagérée pour évoquer une simple pasta bien, trop bien, réussie. Cliché, peut-être. Pourtant, c’est à Oxford, dans une petite maison en pierres, que ses mains trouvent une première valse. À la maison, elle s’exprime. En dehors de la maison, elle s’exprime aussi. Bonheur futile, acerbe mécontentement, peu importe. Tout passe par un regard, un geste, une expression. Cela, elle le tient de sa maman. Italienne ? Non, ces racines lui viennent de son père. Alors comment expliquer cela ? Allez savoir. Elle en a hérité, c’est tout ce qui compte. Curieusement, son papa ne semble pas doté de la moindre aptitude à l’expression du corps. Verbalement, pas davantage. Un taiseux, comme on dit. Tout l’inverse d’elle, en somme. Dès l’aube de la vie, d’épais cheveux noirs lui tombent le long du dos… Non, à vrai dire, à l’aube de la vie, elle était chauve. Comme n’importe quel bébé. Ce n’est que vers 3 ans que quelques poils sur le caillou daignent enfin pointer le bout de leur mèche. De sa maman, ça aussi (Milena a-t-elle seulement un seul trait propre à elle ?). Oui, son nez. Petit, en trompette, parsemé de fines taches de rousseur. Ses parents, eux, ont un nez plutôt gros. Un peu de travers, aussi. Bref, c’est un secret, mais elle n’aurait vraiment pas aimé en hériter. À vrai dire, tout est plutôt fin chez elle. Ses mains, ses cuisses, ses oreilles. Même son humour. Cela, elle s’en rend compte très tôt. Un humour plutôt spontané. Le genre d’humour qu’on ne choisit pas, mais qu’on exerce malgré nous. Ses gestes charment et font rire. Les deux à la fois. Pourquoi choisir ? Son accent, aussi. Il est là, à la fois tranchant et volatile, mais porteur d’un solaire rare. Pourtant, elle ne l’est pas toujours, solaire. Si elle emprunte volontiers cette atmosphère à Florence, la ville de ses racines, les nuages d’Oxford, la ville de sa naissance, prennent quelques fois le relais. Douce, vraie gentille, déterminée (très, trop). Mais aussi têtue, tête-brûlée, un chouia je-m’en-foutiste.

Milena Orsini naquit le premier jour de l’automne. Un intermédiaire. Un entre-deux, perdu quelque part entre l’été et l’hiver. Un peu comme elle. Perdue on ne sait où entre rigidité et délicatesse, entre joie-de-vivre et aigreur, entre énergie et somnolence, entre Florence et Oxford. Sa vie est constamment suspendue entre deux rives. Ses parents avaient quitté Florence quelques années avant sa naissance. Ils voulaient voir autre chose. L’Angleterre leur semblait être un bon endroit pour commencer ailleurs, loin des habitudes familiales et des rues qu’ils connaissaient par cœur. C’est donc à Oxford que Milena poussa son premier cri, dans une petite maison de pierres où ses parents pensaient probablement construire une nouvelle vie. Ils n’y restèrent pourtant pas très longtemps. Parce qu’on peut vouloir partir, découvrir, changer d’air. On peut même croire que l’on a besoin d’ailleurs. Mais parfois, l’ailleurs ne fait que rappeler l’endroit que l’on a quitté. Alors, lorsque Milena eut un an, ils retournèrent en Italie. À Florence. Aux racines de son père (italien peu expressif, rappelons-le), aux souvenirs de ses parents, aux ruelles pavées et aux marchés de quartier. Ils y restèrent une année. Une seule. Puis ils retournèrent en Angleterre, à Oxford. C’est là que Milena grandit réellement.

Entre sorciers, et moldus, aussi. Elle, connaît déjà son “camp”, depuis un bon moment. Ses parents ne sont pas vraiment le cliché du sorcier équipé d’un chapeau pointu ni d’un chaudron en étain taille 2 (quoique, à Poudlard, ils devaient avoir les mêmes fournitures), mais ce sont de bons sorciers. Simples. Pas trop arrogants. Aimants. Pourtant, ils sont du genre à mettre plusieurs couteaux autour de la même assiette, à trier les cuillers, et à se tenir aussi droits qu’un manche à balais. Mais être éduqué ne signifie pas nécessairement être mauvais.

Si autrefois ses séjours alternaient entre l’Italie et l’Angleterre, il ne fait point de doute que la décision fut vite prise. Ils vivraient en Angleterre. Florence resterait, elle, le lieu des vacances, des étés et des racines. Son papa était un grand fan des paysages italiens. Et puis, Florence. La ville phare de la Toscane. Une ville chargée d’histoire, connue pour ses palais anciens et ses ruelles pavées. Le genre de ruelles où on entend siffloter des airs d’été à trois heures du matin, à travers la fenêtre de la chambre. C’est là-bas que Milena Orsini retourne chaque été, entourée par cette atmosphère chaleureuse et vivante, entre les conversations animées et les marchés de quartier.