Ouvre les yeux !
Depuis quelques jours, Élicia ne souriait plus. Elle avait du mal à se concentrer en cours, elle avait du mal à paraître heureuse. La jeune fille était constamment dans ses pensées sombres, et laissait couler quelques larmes le soir seule dans son lit, en espérant de tout cœur que ses camarades de dortoir n’entendent rien. Elle fixait des choses sans même les voire. C’était devenue une sorte de fantôme.
Quelques jours plus tôt, le 27 janvier exactement, elle avait vu, à travers une fenêtre du château, ce qu’il s’était passé. Elle qui depuis maintenant presque un an n’arrivait pas à s’avouer se qui se passait, faisait comme si il ne se passait rien dans le monde autour d’elle, elle l’avait vu de ses propres yeux. Son petit nuage où elle se trouvait il y a encore quelques temps s’était soudain volatilisé le jour où les Manteaux Noirs s’étaient montrés de l’autre côté du Lac - qui n’en ai plus vraiment un. Elle qui avait l’habitude de voir le monde en couleurs, là il lui avait parut bien gris.
Tout ce qu’elle n’osait pas s’avouer venait de lui faire comme une énorme gifle, et elle avait du mal à s’en remettre. Vraiment du mal. C’était comme si une barrière venait de s’ouvrir avec force dans sa tête. D’une telle violence que le choc était encore présent en elle quelques jours plus tard.
Voir ces Manteaux Noirs l’avait ramené à la réalité, lui avait fait ouvrir les yeux pour de bon sur ce qui se passait autour d’elle. Et ça lui faisait mal. Pour la première fois, elle avait compris qu’elle n’était pas en sécurité, que rien ne pouvait la protéger du noir...à part peut être l’enceinte du château.
Alors elle commençait à s’inquiéter pour ses parents et pour sa petite sœur, tout les trois restés dans leur maison à Londres.
Ce jour là, Élicia n’avait rien écouté au cours de sortilège. Quand la fin du cours fut annoncé, la rouquine dit à ses amies qu’elle allait au toilettes et qu’elles n’étaient pas obligées de l’attendre. Elle s’était dirigée sans attendre de réponse dans le couloir pour rejoindre le lieu qu’elle avait indiqué à Lumah et Lila.
La jeune fille se faufilait entre les élèves qui se dirigeaient vers la Grande Salle pour prendre leur déjeuner.
De nouveau, un sentiment de peur et d’impuissance s’éveilla en elle, et elle sentit un picotement dans sa gorge. Ses yeux devenaient de plus en plus mouillés, elle avait du mal à retenir ses larmes de dévaler ses joues. Elle repensa à ces Manteaux Noirs, et à un autre événement...le Bal d’Halloween. Une larme roula le long de sa joue gauche, bientôt suivie d’une autre sur l’autre joue. Boucle d’Or entra dans les toilettes des filles, et se dirigea directement vers un miroir. Devant son reflets, elle éclata en sanglots. Elle se sentait terriblement mal. Pendant plusieurs mois, elle avait essayé et finalement réussi à oublier ce moment au Bal. Mais soudain, il refaisait surface. Elle ne pouvait plus se le cacher. Elle n’avait servie à rien ce soir là. La peur l’avait paralysée, elle avait juste eu le temps de se cacher.
Devant elle, dans son reflets, elle voyait ses yeux briller, pleins de larmes.
Elle se sentait lâche. Lâche et inutile. Elle n’avait absolument rien fait cette nuit là, elle n’avait rien fait pour aider ses amis, ses camarades, ses professeurs. Elle était restée cacher dans son coin, recroquevillée sur elle même, les points serrés, à attendre que la bataille se finisse. Elle s’était bouché les oreilles, ne voulant plus rien entendre. Et maintenant, elle regrettait. Elle regrettait de n’avoir rien fait. D’avoir été lâche pendant que les élèves de son âge voir plus jeunes, eux, se battaient.
Ses jambes ne la portaient plus. Lentement, elle glissa au sol, et se retrouva assise sur les genoux, ses mains, paumes ouvertes, cachant ses yeux, ses larmes, ses milliers de larmes qui coulaient sans vouloir s’arrêter.
Elle se sentait minable, nulle, inutile et lâche.
Elle n’entendait plus se qui se passait autour d’elle, seule ses pensées noires comptaient.
@Siam Vostra
Quelques jours plus tôt, le 27 janvier exactement, elle avait vu, à travers une fenêtre du château, ce qu’il s’était passé. Elle qui depuis maintenant presque un an n’arrivait pas à s’avouer se qui se passait, faisait comme si il ne se passait rien dans le monde autour d’elle, elle l’avait vu de ses propres yeux. Son petit nuage où elle se trouvait il y a encore quelques temps s’était soudain volatilisé le jour où les Manteaux Noirs s’étaient montrés de l’autre côté du Lac - qui n’en ai plus vraiment un. Elle qui avait l’habitude de voir le monde en couleurs, là il lui avait parut bien gris.
Tout ce qu’elle n’osait pas s’avouer venait de lui faire comme une énorme gifle, et elle avait du mal à s’en remettre. Vraiment du mal. C’était comme si une barrière venait de s’ouvrir avec force dans sa tête. D’une telle violence que le choc était encore présent en elle quelques jours plus tard.
Voir ces Manteaux Noirs l’avait ramené à la réalité, lui avait fait ouvrir les yeux pour de bon sur ce qui se passait autour d’elle. Et ça lui faisait mal. Pour la première fois, elle avait compris qu’elle n’était pas en sécurité, que rien ne pouvait la protéger du noir...à part peut être l’enceinte du château.
Alors elle commençait à s’inquiéter pour ses parents et pour sa petite sœur, tout les trois restés dans leur maison à Londres.
Ce jour là, Élicia n’avait rien écouté au cours de sortilège. Quand la fin du cours fut annoncé, la rouquine dit à ses amies qu’elle allait au toilettes et qu’elles n’étaient pas obligées de l’attendre. Elle s’était dirigée sans attendre de réponse dans le couloir pour rejoindre le lieu qu’elle avait indiqué à Lumah et Lila.
La jeune fille se faufilait entre les élèves qui se dirigeaient vers la Grande Salle pour prendre leur déjeuner.
De nouveau, un sentiment de peur et d’impuissance s’éveilla en elle, et elle sentit un picotement dans sa gorge. Ses yeux devenaient de plus en plus mouillés, elle avait du mal à retenir ses larmes de dévaler ses joues. Elle repensa à ces Manteaux Noirs, et à un autre événement...le Bal d’Halloween. Une larme roula le long de sa joue gauche, bientôt suivie d’une autre sur l’autre joue. Boucle d’Or entra dans les toilettes des filles, et se dirigea directement vers un miroir. Devant son reflets, elle éclata en sanglots. Elle se sentait terriblement mal. Pendant plusieurs mois, elle avait essayé et finalement réussi à oublier ce moment au Bal. Mais soudain, il refaisait surface. Elle ne pouvait plus se le cacher. Elle n’avait servie à rien ce soir là. La peur l’avait paralysée, elle avait juste eu le temps de se cacher.
Devant elle, dans son reflets, elle voyait ses yeux briller, pleins de larmes.
*Lâche*
Elle se sentait lâche. Lâche et inutile. Elle n’avait absolument rien fait cette nuit là, elle n’avait rien fait pour aider ses amis, ses camarades, ses professeurs. Elle était restée cacher dans son coin, recroquevillée sur elle même, les points serrés, à attendre que la bataille se finisse. Elle s’était bouché les oreilles, ne voulant plus rien entendre. Et maintenant, elle regrettait. Elle regrettait de n’avoir rien fait. D’avoir été lâche pendant que les élèves de son âge voir plus jeunes, eux, se battaient.
Ses jambes ne la portaient plus. Lentement, elle glissa au sol, et se retrouva assise sur les genoux, ses mains, paumes ouvertes, cachant ses yeux, ses larmes, ses milliers de larmes qui coulaient sans vouloir s’arrêter.
Elle se sentait minable, nulle, inutile et lâche.
Elle n’entendait plus se qui se passait autour d’elle, seule ses pensées noires comptaient.
@Siam Vostra
Dernière modification par Élicia Caldin le 18 août 2020, 18:30, modifié 1 fois.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Ouvre les yeux !
Mauvaise journée. Mauvaise semaine. Mauvais mois. Plus que la tristesse, la douleur. Partout. Tout était devenu noir ou gris. Mais avait-elle vu les couleurs un jour ? Oui sans doute, mais elle avait l'impression que cette vie là, sa vie d'avant n'était même plus la sienne. Elle était devenue un fantôme, errant dans les couloirs. Errant dans sa propre tête. Elle ne savait plus quoi faire, un carrefour s'ouvrait à elle. Continuer vers la tristesse et la douleur intérieure ou bien de l'autre côté, plonger dans une indifférence totale. Elle était bloquée là, comme si le temps s'était arrêté. Non, comme si elle s'était arrêté et que le temps avait continué sans elle.
Elle marchait dans les couloirs, a contre courant. Elle avait besoin d'aller dans un endroit calme. En réalité, c'était simplement pour éviter l’effervescence de la Grande Salle. Trop de monde. Trop de bruit. Elle ne mangerait pas ce midi. Comme de plus en plus souvent d'ailleurs...
Siam apparut à la porte. Une personne était assise à même le sol. C'était Élicia, effondrée au milieu de la pièce. Elle pleurait. Les Larmes roulaient sur ses joues parsemées de tâches de rousseur. La jeune fille aurait voulu faire demi tour. "Tu es égoïste" Elle n'avait aucune envie de réconforter qui que ce soit, elle avait déjà bien assez à faire avec elle-même. Et certainement pas Élicia. Elle ne lui avait pas adressé la parole depuis ce soir là en mai. Elle ne voulait plus entendre parler de cette fille, de près ou de loin. Pourtant elle ne bougea pas de l'encadrement de l'entrée.
Il existait plusieurs types de Larmes, celles qui coulent sur les joues et viennent s'écraser par terre. Et celles qui coulent des yeux directement vers le cœur. Siam savait mieux que personne que si les premières finissaient toujours par se tarir, les deuxièmes étaient la preuve d'une blessure intense et profonde. Une blessure qui laisserait forcement des cicatrices. Pas physiques, non. Des cicatrices dans la tête, au sein même de son âme. Si les Larmes de la petite rousse coulaient sur ses joues, d'autres Larmes, invisibles, coulaient aussi vers son cœur.
Elle n'avait aucune envie d'aller voir Élicia, pourtant elle ne pouvait pas repartir. Quelque chose d'étrange appelé compassion, dont elle ignorait que cela existait encore en elle, refusait qu'elle parte. Ce fut donc à contre cœur qu'elle s'avança dans les toilettes. Sa camarade, agenouillée face à la glace abîmée, ne l'avait pas encore vu. Siam se regarda dans le miroir. Sa capuche sur la tête, son visage fermé de toute émotion, ce masque qu'elle s'était fabriqué. Cachant tous ses véritables sentiments dans l'indifférence qui avait même désormais finit pas envahir une partie de son esprit et presque la totalité de son corps. Celui-ci un peu trop mince, presque maigre à force de ne plus manger, qu'elle cachait sous sa cape. "Je te déteste" Elle parlait à son reflet. Se détournant du miroir elle reporta son regard vers l'autre jeune fille.
- Tu ne devrait pas. Les Larmes que tu pleures ouvriront en toi un Gouffre que tu ne pourras pas refermer.
Comme à son habitude, elle n'avait pas parlé fort, mais sa voix avait été pourtant parfaitement audible. Son ton n'avait pas été haineux, mais pas le moins de monde réconfortant non plus. Elle avait énoncé cela avec sérieux, mais la voix dénuée d'une quelconque émotion. Elle n’attendait pas forcement de réponse de la part d'Élicia, elle ne voulait pas avoir pitié d'elle. Mais vulnérable comme elle l'était, c'était compliqué. Qu'est ce qui avait bien pu la mettre dans cet état ? Elle qui vivait dans les nuages avec les licornes et les arcs-en-ciel... Siam ne souhaitait le Gouffre qu'elle ressentait en elle à personne. A personne.
Elle marchait dans les couloirs, a contre courant. Elle avait besoin d'aller dans un endroit calme. En réalité, c'était simplement pour éviter l’effervescence de la Grande Salle. Trop de monde. Trop de bruit. Elle ne mangerait pas ce midi. Comme de plus en plus souvent d'ailleurs...
Siam apparut à la porte. Une personne était assise à même le sol. C'était Élicia, effondrée au milieu de la pièce. Elle pleurait. Les Larmes roulaient sur ses joues parsemées de tâches de rousseur. La jeune fille aurait voulu faire demi tour. "Tu es égoïste" Elle n'avait aucune envie de réconforter qui que ce soit, elle avait déjà bien assez à faire avec elle-même. Et certainement pas Élicia. Elle ne lui avait pas adressé la parole depuis ce soir là en mai. Elle ne voulait plus entendre parler de cette fille, de près ou de loin. Pourtant elle ne bougea pas de l'encadrement de l'entrée.
Il existait plusieurs types de Larmes, celles qui coulent sur les joues et viennent s'écraser par terre. Et celles qui coulent des yeux directement vers le cœur. Siam savait mieux que personne que si les premières finissaient toujours par se tarir, les deuxièmes étaient la preuve d'une blessure intense et profonde. Une blessure qui laisserait forcement des cicatrices. Pas physiques, non. Des cicatrices dans la tête, au sein même de son âme. Si les Larmes de la petite rousse coulaient sur ses joues, d'autres Larmes, invisibles, coulaient aussi vers son cœur.
Elle n'avait aucune envie d'aller voir Élicia, pourtant elle ne pouvait pas repartir. Quelque chose d'étrange appelé compassion, dont elle ignorait que cela existait encore en elle, refusait qu'elle parte. Ce fut donc à contre cœur qu'elle s'avança dans les toilettes. Sa camarade, agenouillée face à la glace abîmée, ne l'avait pas encore vu. Siam se regarda dans le miroir. Sa capuche sur la tête, son visage fermé de toute émotion, ce masque qu'elle s'était fabriqué. Cachant tous ses véritables sentiments dans l'indifférence qui avait même désormais finit pas envahir une partie de son esprit et presque la totalité de son corps. Celui-ci un peu trop mince, presque maigre à force de ne plus manger, qu'elle cachait sous sa cape. "Je te déteste" Elle parlait à son reflet. Se détournant du miroir elle reporta son regard vers l'autre jeune fille.
- Tu ne devrait pas. Les Larmes que tu pleures ouvriront en toi un Gouffre que tu ne pourras pas refermer.
Comme à son habitude, elle n'avait pas parlé fort, mais sa voix avait été pourtant parfaitement audible. Son ton n'avait pas été haineux, mais pas le moins de monde réconfortant non plus. Elle avait énoncé cela avec sérieux, mais la voix dénuée d'une quelconque émotion. Elle n’attendait pas forcement de réponse de la part d'Élicia, elle ne voulait pas avoir pitié d'elle. Mais vulnérable comme elle l'était, c'était compliqué. Qu'est ce qui avait bien pu la mettre dans cet état ? Elle qui vivait dans les nuages avec les licornes et les arcs-en-ciel... Siam ne souhaitait le Gouffre qu'elle ressentait en elle à personne. A personne.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Ouvre les yeux !
Tu ne devrait pas. Les Larmes que tu pleures ouvriront en toi un Gouffre que tu ne pourras pas refermer.
Un cri étouffé sortit de ses lèvres. Élicia ne s’attendait pas à recevoir de la vite, et encore moins d’elle. La rouquine avait le sentiment d’avoir été ignorée par la Serdaigle depuis...depuis quand déjà ?
Un souvenir refit surface. Les étoiles, les pierres froides de la Tour d’Astronomie. Les larmes qu’elle avait fait couler ce jour là. Pourquoi à chaque fois qu’elle pleurait, c’était Siam qui la voyait dans cet état là ? Hein, pourquoi ?!
Boucle d’Or ne pris même pas la peine de se retourner. En revanche, elle enleva ses mains de son visage, y supprimant les derniers gouttes de tristesse.
Qu’est-ce que tu en sais ? Et que fais-tu là d’abord ?
Sa voix n’était pas aussi assurée qu’elle ne l’aurait voulu. Elle n’avait été ni chaude, ni froide. Neutre. Malgré ça, Élicia espérait ne pas avoir blessé son amie. Était-ce toujours son amie ? Elle n’était plus sûre. Perdue. Elle était totalement perdue.
Un mal de tête s’empara d’elle, preuve qu’elle avait trop pleuré. Ses genoux étaient toujours contre le sol froid des toilettes. La rouquine ne se leva pas. À quoi bon, si c’était pour se rassoir quelques minutes plus tard ?
Cette situation ressemblait fort à cette soirée, en haut de la Tour. Mais là, c’était...différent. Élicia était différente. Elle avait changé, grandit aussi. Une unique larme roula de nouveau sur sa joue. Elle l’essaya rageusement. Une voix en elle lui souffla un simple mot :
Non, elle ne voulait pas être faible ! Et pourtant, au fond d’elle même, elle savait qu’il y avait une part de vérité dans ce mot. Elle était aussi faible que lâche. Et elle le savait. Elle s’en rendait compte maintenant.
Boucle d’Or fini par lever la tête suffisamment pour voir Siam. Bien que la jeune fille croisait la Serdaigle pendant les cours et dans les couloirs, elle n’arrivait toujours pas à se faire à ses changements. La capuche sur la tête, son visage ne montrant aucune émotion...ça lui faisait presque peur. Et elle comprit.
Le Gouffre dont parlait la jeune Vostra était un Gouffre où elle même se trouvait. Mais qu’est-ce qu’il lui était arrivé pour qu’elle se retrouve dans cet état là ? Et les Larmes dont elle parlait...Élicia était encore plus perdue.
Avant qu’elle ne puisse la retenir, sa question avait fusé.
De quel Gouffre parles-tu ?
Et maintenant elle regrettait. Pourquoi ne s’était-elle pas retenue ? Maintenant, elle avait peur, peur que sa camarade lui en veuille. Lui en veuille suffisamment pour qu’elle finisse par la détester. Le temps était loin, où elles s’étaient rencontrées dans le train en direction vers leur avenir. Un avenir qui devenait incertain maintenant.
Et si Siam finissait par la haïr ?
Un cri étouffé sortit de ses lèvres. Élicia ne s’attendait pas à recevoir de la vite, et encore moins d’elle. La rouquine avait le sentiment d’avoir été ignorée par la Serdaigle depuis...depuis quand déjà ?
Un souvenir refit surface. Les étoiles, les pierres froides de la Tour d’Astronomie. Les larmes qu’elle avait fait couler ce jour là. Pourquoi à chaque fois qu’elle pleurait, c’était Siam qui la voyait dans cet état là ? Hein, pourquoi ?!
Boucle d’Or ne pris même pas la peine de se retourner. En revanche, elle enleva ses mains de son visage, y supprimant les derniers gouttes de tristesse.
Qu’est-ce que tu en sais ? Et que fais-tu là d’abord ?
Sa voix n’était pas aussi assurée qu’elle ne l’aurait voulu. Elle n’avait été ni chaude, ni froide. Neutre. Malgré ça, Élicia espérait ne pas avoir blessé son amie. Était-ce toujours son amie ? Elle n’était plus sûre. Perdue. Elle était totalement perdue.
Un mal de tête s’empara d’elle, preuve qu’elle avait trop pleuré. Ses genoux étaient toujours contre le sol froid des toilettes. La rouquine ne se leva pas. À quoi bon, si c’était pour se rassoir quelques minutes plus tard ?
Cette situation ressemblait fort à cette soirée, en haut de la Tour. Mais là, c’était...différent. Élicia était différente. Elle avait changé, grandit aussi. Une unique larme roula de nouveau sur sa joue. Elle l’essaya rageusement. Une voix en elle lui souffla un simple mot :
*Faible*
Non, elle ne voulait pas être faible ! Et pourtant, au fond d’elle même, elle savait qu’il y avait une part de vérité dans ce mot. Elle était aussi faible que lâche. Et elle le savait. Elle s’en rendait compte maintenant.
Boucle d’Or fini par lever la tête suffisamment pour voir Siam. Bien que la jeune fille croisait la Serdaigle pendant les cours et dans les couloirs, elle n’arrivait toujours pas à se faire à ses changements. La capuche sur la tête, son visage ne montrant aucune émotion...ça lui faisait presque peur. Et elle comprit.
Le Gouffre dont parlait la jeune Vostra était un Gouffre où elle même se trouvait. Mais qu’est-ce qu’il lui était arrivé pour qu’elle se retrouve dans cet état là ? Et les Larmes dont elle parlait...Élicia était encore plus perdue.
Avant qu’elle ne puisse la retenir, sa question avait fusé.
De quel Gouffre parles-tu ?
Et maintenant elle regrettait. Pourquoi ne s’était-elle pas retenue ? Maintenant, elle avait peur, peur que sa camarade lui en veuille. Lui en veuille suffisamment pour qu’elle finisse par la détester. Le temps était loin, où elles s’étaient rencontrées dans le train en direction vers leur avenir. Un avenir qui devenait incertain maintenant.
Et si Siam finissait par la haïr ?
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Ouvre les yeux !
Apparemment, la petite rousse avait été surprise par la voix de Siam puisqu'un couinement de surprise lui avait échappé. Mais la jeune fille n'y prêta pas attention, elle se fichait des états d'âmes de son ancienne "amie". Cette appellation l'interrogea. Avait-elle vraiment considéré cette fille comme son amie ? Dans le Poudlard Express, c'était une première découverte du monde de la magie. Siam avait accroché au regard cobalt de sa voisine de trajet. Elle avait eu besoin de cette petite étincelle de joie avant de découvrir Poudlard. Mais qu'en était-il resté ? Les deux jeunes filles s'étaient bien éloignées, Élicia restant dans cette naïveté qui agaçait tant Siam, celle-ci tombant dans le désespoir le plus total, incapable de sourire ou de rire. Alors qu'est ce qui les réunissait à présent ? Strictement rien.
D'ailleurs la fillette ne pris même pas la peine de se retourner vers Siam lorsqu'elle lui demanda ce qu'elle en savait. Et lorsqu'elle leva enfin la tête, la jeune fille pu apercevoir ce mouvement de surprise, de dégout ou d’effarement lorsqu'on la regardait. Presque imperceptible mais présent tout de même. Elle ne lui en voulait pas, elle avait le même dégoût pour elle même. Élicia s'interrogea sur le Gouffre, mais Siam ne répondit pas? Pas tout de suite.
Elle se regardait dans le miroir, mais ne se reconnaissait pas. Ce n'était qu'une étrangère face à elle. Ou peut-être une étrangère qu'elle connaissait trop bien.
Maintenant qu'elle était là, elle avait juste envie de repartir, elle n'aurait jamais du s'approcher de la fille. Elle était a deux doigts de tourner les talons et de repartir. Pourtant elle ne bougea pas. C'est donc dans un soupir qu'elle consentit enfin à répondre...
-Je parle de ce trou béant qui est progressivement entrain de s'ouvrir dans ton cœur.
Tout en parlant, Siam avait montré l'emplacement de cœur d'Élicia avec son doigt.
-Ce que j'en sais, c'est que ce même Gouffre s'est ouvert en moi. Et que je n'en ressortirais jamais.
Elle décida délibérément de ne pas relever la première question. Elle n'avait pas a expliquer ce qu'elle faisait là. Qui comprendrait de toute façon ? Elle ne voulait pas aller dans la Grande Salle. Pourquoi ? Parce que le bruit et les Échos la rendaient folle. Parce qu'il y avait trop de monde. Parce qu'elle n'avait pas envie de manger. Qu'elle voulait presque se sentir morte et que ne pas manger était un excellent moyen pour ça. Il n'y avait aucune raison. Il y avait toute les raisons du monde. Mais dans tout les cas cela ne concernait pas Élicia le moins du monde.
- Je ne veux simplement pas te laisser devenir comme moi.
Bon alors, ce Pas est archi-nul, le pire que j'ai jamais pu écrire. Je m'en excuse, de ça et du retard.
D'ailleurs la fillette ne pris même pas la peine de se retourner vers Siam lorsqu'elle lui demanda ce qu'elle en savait. Et lorsqu'elle leva enfin la tête, la jeune fille pu apercevoir ce mouvement de surprise, de dégout ou d’effarement lorsqu'on la regardait. Presque imperceptible mais présent tout de même. Elle ne lui en voulait pas, elle avait le même dégoût pour elle même. Élicia s'interrogea sur le Gouffre, mais Siam ne répondit pas? Pas tout de suite.
Elle se regardait dans le miroir, mais ne se reconnaissait pas. Ce n'était qu'une étrangère face à elle. Ou peut-être une étrangère qu'elle connaissait trop bien.
Maintenant qu'elle était là, elle avait juste envie de repartir, elle n'aurait jamais du s'approcher de la fille. Elle était a deux doigts de tourner les talons et de repartir. Pourtant elle ne bougea pas. C'est donc dans un soupir qu'elle consentit enfin à répondre...
-Je parle de ce trou béant qui est progressivement entrain de s'ouvrir dans ton cœur.
Tout en parlant, Siam avait montré l'emplacement de cœur d'Élicia avec son doigt.
-Ce que j'en sais, c'est que ce même Gouffre s'est ouvert en moi. Et que je n'en ressortirais jamais.
Elle décida délibérément de ne pas relever la première question. Elle n'avait pas a expliquer ce qu'elle faisait là. Qui comprendrait de toute façon ? Elle ne voulait pas aller dans la Grande Salle. Pourquoi ? Parce que le bruit et les Échos la rendaient folle. Parce qu'il y avait trop de monde. Parce qu'elle n'avait pas envie de manger. Qu'elle voulait presque se sentir morte et que ne pas manger était un excellent moyen pour ça. Il n'y avait aucune raison. Il y avait toute les raisons du monde. Mais dans tout les cas cela ne concernait pas Élicia le moins du monde.
- Je ne veux simplement pas te laisser devenir comme moi.
Bon alors, ce Pas est archi-nul, le pire que j'ai jamais pu écrire. Je m'en excuse, de ça et du retard.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Ouvre les yeux !
La réponse à sa question fusa.
Je parle de ce trou béant qui est progressivement en train de s’ouvrir dans ton cœur.
Élicia releva la tête, son incompréhension se lisant dans ses yeux. Elle ne comprenait pas de quel trou Siam parlait. Et quand bien même...pourquoi un trou s’ouvrirait dans son cœur ? Elle allait mal, d’accord, mais au point que son cœur s’ouvre...
Siam avait montré la poitrine d’Élicia tout en parlant. Puis elle rajouta :
Ce que je sais, c’est que ce même Gouffre s’est ouvert en moi. Et que je n’en ressortirais jamais.
L’hypothèse de la rouquine édit la bonne. Sa camarade parlait d’un Gouffre dans lequel elle-même se trouvait. Un Gouffre qu’elle avait laissé grandir en elle, sans prendre garde, et dont elle était maintenant prisonnière. Un Gouffre qui d’après la Serdaigle, la retenait prisonnière pour toujours. Un Gouffre qui l’étouffait dans la Noirceur, une Noirceur tellement puissante qu’elle ne laissait pas entrer la Lumière. La Lumière qui aurait pu sauver Siam. Une Noirceur qui n’avait pas de faille. Et rien pouvait détruire.
Boucle d’Or aurait voulu aider son ancienne amie. Mais elle savait qu’elle ne pourrait pas. Elle savait qu’elle ne pouvait rien pour Siam. Mais la jeune fille espérait qu’un jour, quelqu’un arriverait, et aiderait Siam à se sentir mieux. À combattre ses Ombres.
Je ne veux simplement pas te laisser devenir comme moi.
Élicia essaya de sourire. Un sourire qui se transforma en grimace. Elle ne voulait pas devenir comme Siam. Elle ne voulait pas se laisser ronger par la peur, la douleur et l’indifference.
La jeune fille se promis de faire en sorte d’empêcher le Gouffre d’entrer en elle, d’y enlever la joie de vivre qu’elle possédait. Elle voulait sourire, non pleurer, et elle voulait rire, profiter de la Lumière et se tenir loin des Ombres.
Elle ne tomberait pas dans le piège dans lequel se trouvait Siam, elle ne se retrouverait pas prisonnière.
Elle allait continuer à aller de l’avant, se battre contre la Noirceur, contre ses Démons. Et elle allait gagner. Elle n’avait pas le choix. Tenir le Gouffre loin, et même faire en sorte qu’il se referme.
Je ne deviendrais pas comme toi.
Elle avait parlé. Sa voix manquait toujours d’assurance.
Et si elle abandonnait ? Et si les Ombres finissaient par être trop fortes pour elle ?
Et si elle finirait comme Siam ? Et si elle perdait la joie de vivre, elle arrêtait de rire et de sourire, car elle serait trop enfoncée dans le Gouffre ?
De nouveau, un sentiment de peur s’empara d’elle. De nouveau, une larme coula sur sa joue. Elle se voyait, ressemblant plus à un fantôme, déambulant dans les couloirs du château, avec sa robe de sorcière noire et sa capuche remontée sur sa tête, cachant son visage, aux côtés de ses amies, dont la présences lui importait peu. Seul le Gouffre était important à ce moment là.
Elle ne voulait pas ça.
Dans un sanglot, elle rajouta :
Je...je ne...veux pas... pas être comme toi.
Ses larmes se remirent à couler sur son doux visage.
Je parle de ce trou béant qui est progressivement en train de s’ouvrir dans ton cœur.
Élicia releva la tête, son incompréhension se lisant dans ses yeux. Elle ne comprenait pas de quel trou Siam parlait. Et quand bien même...pourquoi un trou s’ouvrirait dans son cœur ? Elle allait mal, d’accord, mais au point que son cœur s’ouvre...
Siam avait montré la poitrine d’Élicia tout en parlant. Puis elle rajouta :
Ce que je sais, c’est que ce même Gouffre s’est ouvert en moi. Et que je n’en ressortirais jamais.
L’hypothèse de la rouquine édit la bonne. Sa camarade parlait d’un Gouffre dans lequel elle-même se trouvait. Un Gouffre qu’elle avait laissé grandir en elle, sans prendre garde, et dont elle était maintenant prisonnière. Un Gouffre qui d’après la Serdaigle, la retenait prisonnière pour toujours. Un Gouffre qui l’étouffait dans la Noirceur, une Noirceur tellement puissante qu’elle ne laissait pas entrer la Lumière. La Lumière qui aurait pu sauver Siam. Une Noirceur qui n’avait pas de faille. Et rien pouvait détruire.
Boucle d’Or aurait voulu aider son ancienne amie. Mais elle savait qu’elle ne pourrait pas. Elle savait qu’elle ne pouvait rien pour Siam. Mais la jeune fille espérait qu’un jour, quelqu’un arriverait, et aiderait Siam à se sentir mieux. À combattre ses Ombres.
Je ne veux simplement pas te laisser devenir comme moi.
Élicia essaya de sourire. Un sourire qui se transforma en grimace. Elle ne voulait pas devenir comme Siam. Elle ne voulait pas se laisser ronger par la peur, la douleur et l’indifference.
La jeune fille se promis de faire en sorte d’empêcher le Gouffre d’entrer en elle, d’y enlever la joie de vivre qu’elle possédait. Elle voulait sourire, non pleurer, et elle voulait rire, profiter de la Lumière et se tenir loin des Ombres.
Elle ne tomberait pas dans le piège dans lequel se trouvait Siam, elle ne se retrouverait pas prisonnière.
Elle allait continuer à aller de l’avant, se battre contre la Noirceur, contre ses Démons. Et elle allait gagner. Elle n’avait pas le choix. Tenir le Gouffre loin, et même faire en sorte qu’il se referme.
Je ne deviendrais pas comme toi.
Elle avait parlé. Sa voix manquait toujours d’assurance.
*Lâche*
Et si elle abandonnait ? Et si les Ombres finissaient par être trop fortes pour elle ?
*Faible*
Et si elle finirait comme Siam ? Et si elle perdait la joie de vivre, elle arrêtait de rire et de sourire, car elle serait trop enfoncée dans le Gouffre ?
De nouveau, un sentiment de peur s’empara d’elle. De nouveau, une larme coula sur sa joue. Elle se voyait, ressemblant plus à un fantôme, déambulant dans les couloirs du château, avec sa robe de sorcière noire et sa capuche remontée sur sa tête, cachant son visage, aux côtés de ses amies, dont la présences lui importait peu. Seul le Gouffre était important à ce moment là.
Elle ne voulait pas ça.
Dans un sanglot, elle rajouta :
Je...je ne...veux pas... pas être comme toi.
Ses larmes se remirent à couler sur son doux visage.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Ouvre les yeux !
Les Mots avaient fusé, tels des balles en plomb qui auraient finis leur trajectoire mortelle dans la poitrine de Siam. Durs mais vrais et c'était bien cela qui faisait si mal. Pourquoi est-ce que cela la touche t'il autant, évidemment que personne ne désire devenir comme elle. D'ailleurs elle ne le souhaite à personne.
Une boule de feu imposante bouillonnait dans sa poitrine. De la colère pure, pas forcement dirigée contre la gamine mais contre le monde entier. Mais elle, elle était tellement naïve, Siam ne comprenait pas comment elle pouvait être à ce point naïve. Un frisson glacial lui parcouru le corps.
Cette fureur était si intense que cela lui donnait presque la nausée. Elle s’accroupit calmement, posant un genou à terre de manière à être la plus proche d'Elicia. Elle ne mesurait pas ses gestes, ignorait ce qu'elle allait faire, avant que ce soit fait, ne se contrôlait presque plus. Elle plongea ses yeux dans le regard de la fille et sans prévenir sa main claqua. De toute ses forces. Sur la joue de la rousse.
Elle n'avait jamais giflé personne mais il fallait un début à tout. La paume de sa main la brulait d'avoir frapper trop fort, elle ne voulait même pas imaginer l'effet que cela avait pu avoir sur la gamine.
Elle se releva tenant le boute de ses doigts, effrayée par ce qu'elle venait de faire et pas plus soulagée. La fureur était toujours là.
-T'es conne si tu pense que tu es encore à l’abri.
Et puis soudain, tout ce qu'elle n'avait pas pu dire cette nuit là sur la Tour d'Astronomie sortit d'elle, elle parla plus qu'elle n'avait plus parlé depuis des mois. Même à l'infirmerie avec Mr Mason elle n'avait pas parlé autant d'affilé.
Dans sa voix une haine emprunte de dégout.
- Tu as cru qu'autour de toi tout était rose, tu n'as fait que fermer les yeux sur tout ce qu'il se passait. Tu as cru que tout allait s'arranger, tu as refusé de voir ce que tu avait devant toi. Naïve, tu restait dans ton monde à la con ou Papa et Maman seront toujours là pour te protéger et ou rien ne pourras jamais t'atteindre. Tu voulais sauver le monde alors que tu n'es même pas capable de te sauver toit même. Regarde toi bordel ! Regarde toi ! Si tu ne te réveille que maintenant tu ne peux t'en prendre qu'à toi même, tu as été trop stupide pour t'en rendre compte avant. Alors là tu prends conscience que quelque chose cloche et tout s’effondre autour de toi. Dans tes petits problèmes tu ne te rends compte que maintenant de la merde dans laquelle tu vis. Tu ne deviendras pas comme moi ? Eh bien tant mieux pour toi, en te voyant prostrée par terre en larmes, faible et misérable, je peux te dire en effet que tu ne deviendras pas comme moi. Tu n'y survivrais pas. Tu te prends pour qui en fait ? Tu pense que tu peux contrôler ce que la vie te balanceras dessus ? Parce que en fait moi j'ai choisis tout ça, j'ai demandé à ce que ma sœur crève, j'ai demandé à ce que mon père m'annonce que je ne suis qu'un monstre et que je ne suis plus sa fille. J'ai demandé à me sentir comme une merde constamment. Si cette putain de vie t'avais fait ça à toi, misérable et faible comme tu es, tu serais morte. Tu m'entends ? Morte.
Elle avait craché ses derniers mots comme du venin et ses yeux brillants de cette putain d'envie méchante.
Une boule de feu imposante bouillonnait dans sa poitrine. De la colère pure, pas forcement dirigée contre la gamine mais contre le monde entier. Mais elle, elle était tellement naïve, Siam ne comprenait pas comment elle pouvait être à ce point naïve. Un frisson glacial lui parcouru le corps.
Cette fureur était si intense que cela lui donnait presque la nausée. Elle s’accroupit calmement, posant un genou à terre de manière à être la plus proche d'Elicia. Elle ne mesurait pas ses gestes, ignorait ce qu'elle allait faire, avant que ce soit fait, ne se contrôlait presque plus. Elle plongea ses yeux dans le regard de la fille et sans prévenir sa main claqua. De toute ses forces. Sur la joue de la rousse.
Elle n'avait jamais giflé personne mais il fallait un début à tout. La paume de sa main la brulait d'avoir frapper trop fort, elle ne voulait même pas imaginer l'effet que cela avait pu avoir sur la gamine.
Elle se releva tenant le boute de ses doigts, effrayée par ce qu'elle venait de faire et pas plus soulagée. La fureur était toujours là.
-T'es conne si tu pense que tu es encore à l’abri.
Et puis soudain, tout ce qu'elle n'avait pas pu dire cette nuit là sur la Tour d'Astronomie sortit d'elle, elle parla plus qu'elle n'avait plus parlé depuis des mois. Même à l'infirmerie avec Mr Mason elle n'avait pas parlé autant d'affilé.
Dans sa voix une haine emprunte de dégout.
- Tu as cru qu'autour de toi tout était rose, tu n'as fait que fermer les yeux sur tout ce qu'il se passait. Tu as cru que tout allait s'arranger, tu as refusé de voir ce que tu avait devant toi. Naïve, tu restait dans ton monde à la con ou Papa et Maman seront toujours là pour te protéger et ou rien ne pourras jamais t'atteindre. Tu voulais sauver le monde alors que tu n'es même pas capable de te sauver toit même. Regarde toi bordel ! Regarde toi ! Si tu ne te réveille que maintenant tu ne peux t'en prendre qu'à toi même, tu as été trop stupide pour t'en rendre compte avant. Alors là tu prends conscience que quelque chose cloche et tout s’effondre autour de toi. Dans tes petits problèmes tu ne te rends compte que maintenant de la merde dans laquelle tu vis. Tu ne deviendras pas comme moi ? Eh bien tant mieux pour toi, en te voyant prostrée par terre en larmes, faible et misérable, je peux te dire en effet que tu ne deviendras pas comme moi. Tu n'y survivrais pas. Tu te prends pour qui en fait ? Tu pense que tu peux contrôler ce que la vie te balanceras dessus ? Parce que en fait moi j'ai choisis tout ça, j'ai demandé à ce que ma sœur crève, j'ai demandé à ce que mon père m'annonce que je ne suis qu'un monstre et que je ne suis plus sa fille. J'ai demandé à me sentir comme une merde constamment. Si cette putain de vie t'avais fait ça à toi, misérable et faible comme tu es, tu serais morte. Tu m'entends ? Morte.
Elle avait craché ses derniers mots comme du venin et ses yeux brillants de cette putain d'envie méchante.
Dernière modification par Siam Vostra le 13 juin 2020, 11:05, modifié 1 fois.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Ouvre les yeux !
Siam s’approcha. Élicia sentit un frisson la parcourir. La Serdaigle lui faisait...peur. Oui, elle lui faisait peur. Pas par son allure, son style vestimentaire. Non, elle lui faisait peur par ce sentiment de rage qui émanait d’elle. Une rage horrible, puissante. Toujours au sol, Boucle d’Or essaya de s’éloigner un peu. Elle ne savait absolument pas se que comptait faire son ancienne amie, mais ce qu’elle n’avait, c’est que cela ne présageait rien de bon.
La blondinette posa un genou au sol, se rapprocha. Elle aperçut toute la colère de sa camarade dans ses yeux froid. Des yeux qui ne reflétait plus de joie depuis longtemps.
Sa main claqua, fort. Très fort. La rouquine sentit sa joue lui brûler, ses yeux picotaient, sa gorge se nouait. Elle étouffa un cri entre ses lèvres.
Elle ne voulait pas pleurer, il ne fallait pas qu’elle fonde en larmes. Pas encore. Pas devant Siam de nouveau. Elle en avait assez.
Élicia ferma les yeux. La douleur lui était insupportable. Quelques larmes coulèrent malgré tout, elle les essuya bien vite.
T'es conne si tu pense que tu es encore à l’abri.
L’insulte la fit tressaillir. Mais la suite de la phrase de la Serdaigle l’interpella. À l’abri ? À l’abri du Gouffre ? Oui, sûrement. Il y avait forcément un moyen de l’éloigner non ? Et si Siam avait raison ? Et si la rouquine allait finir par devenir prisonnière du Gouffre, de la Noirceur ?
De nouveau, elle eut peur. Elle ne voulait pas ça.
Tu as cru qu'autour de toi tout était rose, tu n'as fait que fermer les yeux sur tout ce qu'il se passait. Tu as cru que tout allait s'arranger, tu as refusé de voir ce que tu avait devant toi. Naïve, tu restait dans ton monde à la con ou Papa et Maman seront toujours là pour te protéger et ou rien ne pourras jamais t'atteindre. Tu voulais sauver le monde alors que tu n'es même pas capable de te sauver toit même. Regarde toi bordel ! Regarde toi ! Si tu ne te réveille que maintenant tu ne peux t'en prendre qu'à toi même, tu as été trop stupide pour t'en rendre compte avant. Alors là tu te rend compte que quelque chose cloche et tout s’effondre autour de toi. Dans tes petits problèmes tu ne te rends compte que maintenant de la merde dans laquelle tu vis. Tu ne deviendras pas comme moi ? Eh bien tant mieux pour toi, en te voyant prostrée par terre en larmes, faible et misérable, je peux te dire en effet que tu ne deviendras pas comme moi. Tu n'y survivrais pas. Tu te prends pour qui en fait ? Tu pense que tu peux contrôler ce que la vie te balanceras dessus ? Parce que en fait moi j'ai choisis tout ça, j'ai demandé à ce que ma sœur crève, j'ai demandé à ce que mon père m'annonce que je ne suis qu'un monstre et que je ne suis plus sa fille. J'ai demandé à me sentir comme une merde constamment. Si cette putain de vie t'avais fait ça à toi, misérable et faible comme tu es, tu serais morte. Tu m'entends ? Morte.
La jeune fille ne savait plus quoi dire. En fait, elle n’aurait pas été capable de parler. Les paroles de sa camarade retentissaient dans sa tête, violent et froid.
En boucle.
Élicia était muette. Et elle ne bougeait plus
Elle était faible.
Elle savait ce qu’elle voulait. Elle voulait devenir forte. Elle voulait pouvoir affronter sa vie, si celle-ci était comme celle de Siam. Mais, contrairement à celle-ci, elle n’avait pas enduré des événements si durs...la mort de sa sœur, le rejet de son père... Boucle d’Or était triste pour elle.
J-je suis désolée p-pour toi...
Sa voix tremblait.
M-mais..ma vie n’est p-pas comme la t-tienne....
Elle caressa doucement sa joue, qui la faisait toujours souffrir.
C’était son combat, elle le savait. Un combat qui durerait toute sa vie. Mais, c’était à elle de choisir de l’affronter en riant ou en pleurant.
La blondinette posa un genou au sol, se rapprocha. Elle aperçut toute la colère de sa camarade dans ses yeux froid. Des yeux qui ne reflétait plus de joie depuis longtemps.
Sa main claqua, fort. Très fort. La rouquine sentit sa joue lui brûler, ses yeux picotaient, sa gorge se nouait. Elle étouffa un cri entre ses lèvres.
*Faible*
Elle ne voulait pas pleurer, il ne fallait pas qu’elle fonde en larmes. Pas encore. Pas devant Siam de nouveau. Elle en avait assez.
Élicia ferma les yeux. La douleur lui était insupportable. Quelques larmes coulèrent malgré tout, elle les essuya bien vite.
T'es conne si tu pense que tu es encore à l’abri.
L’insulte la fit tressaillir. Mais la suite de la phrase de la Serdaigle l’interpella. À l’abri ? À l’abri du Gouffre ? Oui, sûrement. Il y avait forcément un moyen de l’éloigner non ? Et si Siam avait raison ? Et si la rouquine allait finir par devenir prisonnière du Gouffre, de la Noirceur ?
De nouveau, elle eut peur. Elle ne voulait pas ça.
Tu as cru qu'autour de toi tout était rose, tu n'as fait que fermer les yeux sur tout ce qu'il se passait. Tu as cru que tout allait s'arranger, tu as refusé de voir ce que tu avait devant toi. Naïve, tu restait dans ton monde à la con ou Papa et Maman seront toujours là pour te protéger et ou rien ne pourras jamais t'atteindre. Tu voulais sauver le monde alors que tu n'es même pas capable de te sauver toit même. Regarde toi bordel ! Regarde toi ! Si tu ne te réveille que maintenant tu ne peux t'en prendre qu'à toi même, tu as été trop stupide pour t'en rendre compte avant. Alors là tu te rend compte que quelque chose cloche et tout s’effondre autour de toi. Dans tes petits problèmes tu ne te rends compte que maintenant de la merde dans laquelle tu vis. Tu ne deviendras pas comme moi ? Eh bien tant mieux pour toi, en te voyant prostrée par terre en larmes, faible et misérable, je peux te dire en effet que tu ne deviendras pas comme moi. Tu n'y survivrais pas. Tu te prends pour qui en fait ? Tu pense que tu peux contrôler ce que la vie te balanceras dessus ? Parce que en fait moi j'ai choisis tout ça, j'ai demandé à ce que ma sœur crève, j'ai demandé à ce que mon père m'annonce que je ne suis qu'un monstre et que je ne suis plus sa fille. J'ai demandé à me sentir comme une merde constamment. Si cette putain de vie t'avais fait ça à toi, misérable et faible comme tu es, tu serais morte. Tu m'entends ? Morte.
La jeune fille ne savait plus quoi dire. En fait, elle n’aurait pas été capable de parler. Les paroles de sa camarade retentissaient dans sa tête, violent et froid.
En boucle.
Élicia était muette. Et elle ne bougeait plus
*Morte*
Elle était faible.
*Faible*
Elle savait ce qu’elle voulait. Elle voulait devenir forte. Elle voulait pouvoir affronter sa vie, si celle-ci était comme celle de Siam. Mais, contrairement à celle-ci, elle n’avait pas enduré des événements si durs...la mort de sa sœur, le rejet de son père... Boucle d’Or était triste pour elle.
J-je suis désolée p-pour toi...
Sa voix tremblait.
M-mais..ma vie n’est p-pas comme la t-tienne....
Elle caressa doucement sa joue, qui la faisait toujours souffrir.
C’était son combat, elle le savait. Un combat qui durerait toute sa vie. Mais, c’était à elle de choisir de l’affronter en riant ou en pleurant.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Ouvre les yeux !
La gamine se tenait la joue, sans doute en feu. Siam aurait voulu ressentir du remord, de la culpabilité à l'idée de ce qu'elle venait de faire. Ou au moins une toute petite pointe de regret. Mais non, rien de tout cela, simplement l'envie de partir loin, ou personne ne pourrait plus l'énerver ou l'attrister, dans un monde ou Élicia n'existerais pas.
Il y avait eu ce jour dans le train, cette discussion de quelques minutes ou Siam s'était dit qu'elle avait trouvé une alliée, une fille sympathique avec qui elle pourrait réellement devenir amie. Puis l'éloignement, inexorable, comme une sorte de fatalité. La petite blonde avait quitté l'enfance pour sombrer peu à peu dans un brouillard sans nom tandis que la gamine avait continué sa petite vie bien tranquille.
Voilà maintenant que Siam l'avait giflée, et elle ne se sentait même pas mal, mais pas soulagée non plus. Elle l'aurait peut-être été d'avantage si Élicia s'était énervée, si elle l'avait giflée à son tour. Mais rien. Indifférence. Une simple indifférence, comme si tout cela n'avait pas d'importance, comme si rien n'aurait plus jamais d'importance. Elle l'avait giflée, elle s'en foutait. Elle avait fait mal, vraiment mal mais elle s'en foutait. La petite rousse pleurait un peu en essayant de la cacher, Siam s'en foutait.
Puis elle parla, la voix tremblante. Faible, fragile, lâche même. Au final elles se valaient bien toutes les deux. Elle disait qu'elle était désolée, que sa vie n'était pas comme la sienne. Cela ne fit qu'énerver un peu plus la blonde,et alors ? Elle s'en contre fichait qu'Élicia soit désolée, qu'elle puisse avoir une vie heureuse, elle. En fait elle n'avait pas changé, qu'importe les larmes elle était toujours aussi naïve, puérile... Elle restait une gamine, et malgré tout ses efforts et sa haine envers elle même, Siam ne parvint pas à imaginer qu'elle eut préféré être comme elle. Une gamine.
La jeune fille la détailla, prostrée par terre ; on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle apparaissait sous son meilleur jour, et pourtant, Siam ne pouvait nier qu'elle avait un certaine beauté. Ses cheveux roux un tout petit peu ondulés venaient s'éparpiller sur ses épaules et ses tâches de rousseurs n'étaient pas vraiment gâches par les larmes qui avaient laissés leur traces dans ses yeux bleus.
Elle reporta son regard vers le miroir, détaillant son reflet. Elle n'était pas belle. Mince, légèrement déformé par les brisures sur la vitre, flouté par la saleté des nombreuses traces de doigts laissés par les autres. Elle ressemblait à un fantôme... Est-ce qu'elle était seulement encore vivante ? Ses yeux bleus, froids, comme la mort la regardaient. Comme si ils ne lui appartenaient pas, ils la jugent.
Ses lèvres étaient si fines et pâles qu'elles se confondaient presque avec sa peau, gercées a force de les mordre. Sa poitrine inexistante et ses jambes fines lui donnaient l'air de flotter complétement dans son uniforme, le tout étant légèrement camouflée par sa cape.
-Tu me dégoûtes...
Elle s'était adressée à la gamine pourtant elle ne put s'empêcher de se le retourner à elle même. Elle se dégoutait. "Fuis !" Qu'est ce qu'elle faisait là ? "Dégage !" Il fallait qu'elle sorte de là, qu'elle s'éloigne le plus possible de la fille à côté d'elle. "Pars !" Pourtant elle ne bougeait pas, prisonnière de son propre regard. Incapable du moindre geste, comme clouée au sol par une force herculéenne indépendante de sa volonté. "Je ne peux pas..." Prisonnière de soi-même.
Il y avait eu ce jour dans le train, cette discussion de quelques minutes ou Siam s'était dit qu'elle avait trouvé une alliée, une fille sympathique avec qui elle pourrait réellement devenir amie. Puis l'éloignement, inexorable, comme une sorte de fatalité. La petite blonde avait quitté l'enfance pour sombrer peu à peu dans un brouillard sans nom tandis que la gamine avait continué sa petite vie bien tranquille.
Voilà maintenant que Siam l'avait giflée, et elle ne se sentait même pas mal, mais pas soulagée non plus. Elle l'aurait peut-être été d'avantage si Élicia s'était énervée, si elle l'avait giflée à son tour. Mais rien. Indifférence. Une simple indifférence, comme si tout cela n'avait pas d'importance, comme si rien n'aurait plus jamais d'importance. Elle l'avait giflée, elle s'en foutait. Elle avait fait mal, vraiment mal mais elle s'en foutait. La petite rousse pleurait un peu en essayant de la cacher, Siam s'en foutait.
Puis elle parla, la voix tremblante. Faible, fragile, lâche même. Au final elles se valaient bien toutes les deux. Elle disait qu'elle était désolée, que sa vie n'était pas comme la sienne. Cela ne fit qu'énerver un peu plus la blonde,et alors ? Elle s'en contre fichait qu'Élicia soit désolée, qu'elle puisse avoir une vie heureuse, elle. En fait elle n'avait pas changé, qu'importe les larmes elle était toujours aussi naïve, puérile... Elle restait une gamine, et malgré tout ses efforts et sa haine envers elle même, Siam ne parvint pas à imaginer qu'elle eut préféré être comme elle. Une gamine.
La jeune fille la détailla, prostrée par terre ; on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle apparaissait sous son meilleur jour, et pourtant, Siam ne pouvait nier qu'elle avait un certaine beauté. Ses cheveux roux un tout petit peu ondulés venaient s'éparpiller sur ses épaules et ses tâches de rousseurs n'étaient pas vraiment gâches par les larmes qui avaient laissés leur traces dans ses yeux bleus.
Elle reporta son regard vers le miroir, détaillant son reflet. Elle n'était pas belle. Mince, légèrement déformé par les brisures sur la vitre, flouté par la saleté des nombreuses traces de doigts laissés par les autres. Elle ressemblait à un fantôme... Est-ce qu'elle était seulement encore vivante ? Ses yeux bleus, froids, comme la mort la regardaient. Comme si ils ne lui appartenaient pas, ils la jugent.
Ses lèvres étaient si fines et pâles qu'elles se confondaient presque avec sa peau, gercées a force de les mordre. Sa poitrine inexistante et ses jambes fines lui donnaient l'air de flotter complétement dans son uniforme, le tout étant légèrement camouflée par sa cape.
-Tu me dégoûtes...
Elle s'était adressée à la gamine pourtant elle ne put s'empêcher de se le retourner à elle même. Elle se dégoutait. "Fuis !" Qu'est ce qu'elle faisait là ? "Dégage !" Il fallait qu'elle sorte de là, qu'elle s'éloigne le plus possible de la fille à côté d'elle. "Pars !" Pourtant elle ne bougeait pas, prisonnière de son propre regard. Incapable du moindre geste, comme clouée au sol par une force herculéenne indépendante de sa volonté. "Je ne peux pas..." Prisonnière de soi-même.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Ouvre les yeux !
Silence. La jeune Serdaigle semblait s’être enfermée dans ses pensées. Ses yeux inexpressif restaient fixés sur Élicia, qui ne le remarqua pas, trop concentrée sur les paroles de Siam, et sur sa joue qui la brûlait toujours.
Elle failli ne pas entendre sa camarade.
Tu me dégoûtes…
Elle en pouvait plus. La blondinette ne faisait rien d’autre que du mal. Avec sa claque, et ses mots blessant.
Ce n’était plus son ancienne amie qu’elle avait devant elle, Boucle d’Or le savait. C’était une fille perdue, brisée, différente.
La rouquine aurait aimé l’aider, vraiment. Mais elle n’en avait plus envie maintenant. Pas après les méchancetés qu’elle lui avait balancé à la figure.
Une insulte.
Ces mots résonnaient dans la tête de la Poufsouffle, désagréable.
Elicia se releva. Elle essuya ses larmes, qui avaient séché sur ses joues devenues légèrement roses. Ses jambes tremblaient. Elle se tint au lavabo, se regarda dans le miroir, sans aucune émotion.
Boucle d’Or détourna son regard de son propre reflet, pour regarder celui de Siam.
Tu n’es plus celle que je pensais connaître.
Les mots étaient de nouveaux sortis seuls. Mais ils étaient vrais, la jeune fille le savait.
Elle regarda la Serdaigle, et se dirigea vers la porte. En passant le seuil, elle se retourna une dernière fois. Puis elle partit.
Au lieu de prendre la direction de la Grande Salle, là où ses amies l’attendaient, elle se dirigea vers sa salle commune. Sa "confrontation" avec Siam lui avait coupé l’appétit.
Tout en marchant, elle se rappela ce qu’il s’était passé. Elle frotta pensivement sa joue, qui la brûlait moins. Elle avait également mal à la tête, à force d’avoir pleuré. Ce n’était pas sa journée.
La jeune Caldin entra dans sa salle commune. Il y avait quelques élèves qui avaient déjà fini de manger, mais Lumah et Lila n’était pas là. * Tant mieux*
Elle se dirigea vers les dortoirs. Les cours reprendrais bientôt, et elle voulait faire quelques choses avant. Elle passa dans la salle de bain, rinça son visage, et rejoignit son dortoir et son lit. Elle s’y allongea, et s’enferma dans ses pensées.
Vostra avait raison, la vie n’était pas si rose qu’elle n’avait l’air. Surtout en ce moment. Depuis que cette Ursula était cheffe du Conseil des Sorciers, il se passait trop de choses. D’abord, le bal des sorcières. Ces élèves qui voulaient les "Sang-de-Bourbe". Et cette fille qui avait dénoncé d’autres élèves. Elicia trouvait ça in-normal que les gens pensent que les Moldus et les sorciers Né-Moldu étaient inférieur aux sorciers de "Sang Pur".
Ensuite, le Secret Magique brisé.
La jeune fille se savait en danger, comme ses camarades. Mais aussi ses parents. Elle avait peur, et ne savait pas quoi faire.
Mais elle était déterminée.
Le monde pouvait être aussi cruel qu’il le voulait, s’était à elle de s’adapter, d’écrire son destin, de choisir son propre chemin.
Elle avait en revanche ouvert les yeux, et c’est ça qui changeait tout.
Une page venait d’être tournée.
Merci Siam pour ce RP ! C’était génial
Elle failli ne pas entendre sa camarade.
Tu me dégoûtes…
Elle en pouvait plus. La blondinette ne faisait rien d’autre que du mal. Avec sa claque, et ses mots blessant.
Ce n’était plus son ancienne amie qu’elle avait devant elle, Boucle d’Or le savait. C’était une fille perdue, brisée, différente.
La rouquine aurait aimé l’aider, vraiment. Mais elle n’en avait plus envie maintenant. Pas après les méchancetés qu’elle lui avait balancé à la figure.
* T'es conne*
Une insulte.
* Tu me dégoûtes*
Ces mots résonnaient dans la tête de la Poufsouffle, désagréable.
Elicia se releva. Elle essuya ses larmes, qui avaient séché sur ses joues devenues légèrement roses. Ses jambes tremblaient. Elle se tint au lavabo, se regarda dans le miroir, sans aucune émotion.
Boucle d’Or détourna son regard de son propre reflet, pour regarder celui de Siam.
Tu n’es plus celle que je pensais connaître.
Les mots étaient de nouveaux sortis seuls. Mais ils étaient vrais, la jeune fille le savait.
Elle regarda la Serdaigle, et se dirigea vers la porte. En passant le seuil, elle se retourna une dernière fois. Puis elle partit.
Au lieu de prendre la direction de la Grande Salle, là où ses amies l’attendaient, elle se dirigea vers sa salle commune. Sa "confrontation" avec Siam lui avait coupé l’appétit.
Tout en marchant, elle se rappela ce qu’il s’était passé. Elle frotta pensivement sa joue, qui la brûlait moins. Elle avait également mal à la tête, à force d’avoir pleuré. Ce n’était pas sa journée.
La jeune Caldin entra dans sa salle commune. Il y avait quelques élèves qui avaient déjà fini de manger, mais Lumah et Lila n’était pas là. * Tant mieux*
Elle se dirigea vers les dortoirs. Les cours reprendrais bientôt, et elle voulait faire quelques choses avant. Elle passa dans la salle de bain, rinça son visage, et rejoignit son dortoir et son lit. Elle s’y allongea, et s’enferma dans ses pensées.
Vostra avait raison, la vie n’était pas si rose qu’elle n’avait l’air. Surtout en ce moment. Depuis que cette Ursula était cheffe du Conseil des Sorciers, il se passait trop de choses. D’abord, le bal des sorcières. Ces élèves qui voulaient les "Sang-de-Bourbe". Et cette fille qui avait dénoncé d’autres élèves. Elicia trouvait ça in-normal que les gens pensent que les Moldus et les sorciers Né-Moldu étaient inférieur aux sorciers de "Sang Pur".
Ensuite, le Secret Magique brisé.
La jeune fille se savait en danger, comme ses camarades. Mais aussi ses parents. Elle avait peur, et ne savait pas quoi faire.
Mais elle était déterminée.
Le monde pouvait être aussi cruel qu’il le voulait, s’était à elle de s’adapter, d’écrire son destin, de choisir son propre chemin.
Elle avait en revanche ouvert les yeux, et c’est ça qui changeait tout.
Une page venait d’être tournée.
Merci Siam pour ce RP ! C’était génial
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Ouvre les yeux !
Ce fut un regard, celui d'Élicia, plongé dans le sien, et pourtant séparés par le miroir. Est-ce qu'elle ne pouvait pas se retourner ? Est-ce qu'elle n'était pas capable de la regarder en face. Pour prononcer ses mots sanglants, vrais. Mais voilà, ses mots ne firent pas mal à Siam, ils ne la percutèrent pas, ils glissèrent sur elle sans l'atteindre. Elle le savait déjà, elle n'était plus celle qu'elle était avant. Elle avait fondue, ou plutôt elle s'était évaporée, se rapprochant du fantôme sans pour autant être vraiment morte. Peut-être que si la gamine l'avait regardé réellement, ses mots auraient eu un effet différent. Peut-être que cela lui aurait vraiment fait mal, comme la vérité le fait souvent.
Mais voilà, on aurait dit qu'elle fuyait, qu'elle avait peur. Peur de s'avouer que la fille qu'elle avait connue dans le train n'avait jamais réellement son amie. Parce qu'au fond qu'avaient elles réellement partagés à part des insultes et des mots tranchants. Elles étaient trop différentes, n'avaient jamais été sur la même longueur d'ondes. Pourtant il y avait cette sortes d'instinct chez la jeune fille qui lui faisait détester et "aimer" la gamine en même temps.
Alors que c'était peut-être Siam qui avait peur au fond ? Une peur particulière, celle d'accepter d'espérer, accepter de retrouver un peu d'espoir et d'optimisme. Parce que c'était un peu cela que représentait la gamine, c'était ça définition même. A la frontière entre l'espoir et la naïveté maladive. Siam chassa toutes ses pensées pour le moins perturbantes de son esprit.
Élicia partit et la jeune fille resta immobile face au miroir en se regardant sans vraiment se voir. Elle ne se détaillait plus comme tout à l'heure, elle était perturbée sans même vraiment comprendre pour quelle raison.
Elle se lava les mains automatiquement, frottant de toutes ses forces comme si elle essayait de s'arracher la peau. Puis elle se les relava une fois de plus, et encore une fois. Quiconque l'aurait vu faire ça l'aurait prise pour une folle bonne à interner mais il n'y avait personne. Elle se lava ensuite le visage de la même manière, l'eau sur ses joues, son front et son menton l'empêcha de se rendre compte qu'elle pleurait. Elle se sentait comme sale et puis elle avait si chaud alors que la température extérieur était si basse. Elle avait l'impression que l'intérieur de son cerveau était entrain de bouillir.
Il lui fallut plusieurs minutes pour se calmer. Elle ferma les yeux se réfugiant dans le Noir un court instant, puis elle sortit des toilettes, sans un regard en arrière.
Fin du Rp. Merci pour cette Danse Elicia, merci. J'ai hâte que nos Mots se recroisent à nouveau. Pardon pour le comportement de ma Siam envers ta Protégée. Je sens que ses deux là n'ont pas finis leur histoire...
Mais voilà, on aurait dit qu'elle fuyait, qu'elle avait peur. Peur de s'avouer que la fille qu'elle avait connue dans le train n'avait jamais réellement son amie. Parce qu'au fond qu'avaient elles réellement partagés à part des insultes et des mots tranchants. Elles étaient trop différentes, n'avaient jamais été sur la même longueur d'ondes. Pourtant il y avait cette sortes d'instinct chez la jeune fille qui lui faisait détester et "aimer" la gamine en même temps.
Alors que c'était peut-être Siam qui avait peur au fond ? Une peur particulière, celle d'accepter d'espérer, accepter de retrouver un peu d'espoir et d'optimisme. Parce que c'était un peu cela que représentait la gamine, c'était ça définition même. A la frontière entre l'espoir et la naïveté maladive. Siam chassa toutes ses pensées pour le moins perturbantes de son esprit.
Élicia partit et la jeune fille resta immobile face au miroir en se regardant sans vraiment se voir. Elle ne se détaillait plus comme tout à l'heure, elle était perturbée sans même vraiment comprendre pour quelle raison.
Elle se lava les mains automatiquement, frottant de toutes ses forces comme si elle essayait de s'arracher la peau. Puis elle se les relava une fois de plus, et encore une fois. Quiconque l'aurait vu faire ça l'aurait prise pour une folle bonne à interner mais il n'y avait personne. Elle se lava ensuite le visage de la même manière, l'eau sur ses joues, son front et son menton l'empêcha de se rendre compte qu'elle pleurait. Elle se sentait comme sale et puis elle avait si chaud alors que la température extérieur était si basse. Elle avait l'impression que l'intérieur de son cerveau était entrain de bouillir.
Il lui fallut plusieurs minutes pour se calmer. Elle ferma les yeux se réfugiant dans le Noir un court instant, puis elle sortit des toilettes, sans un regard en arrière.
Fin du Rp. Merci pour cette Danse Elicia, merci. J'ai hâte que nos Mots se recroisent à nouveau. Pardon pour le comportement de ma Siam envers ta Protégée. Je sens que ses deux là n'ont pas finis leur histoire...
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-