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12 mai 2020, 18:16
La Porte des Échos  PV + 
La Porte des Échos
Fin avril 2045
Parc
Privé avec @Lydia Holmes


Mes doigts effleurent le bois, ils suivent avec délicatesse les courbes arrondies de l’instrument. Le tout est si lisse et si doux, parfois je rencontre une petite aspérité, mais je ne m’arrête pas. Le temps ne l’a pas vraiment épargné mais il s’est forgé entre mes mains. Nous avons grandis ensemble, il m’a accompagné partout, il m’a porté vers le ciel. Il m’a ouvert un monde d’infinies possibilités, un monde de couleurs, de goûts, d’odeurs et de sons. Si beau, si délicat, le monde de la musique. Le pays des Échos. Il me l’a offert, m’a confié que avec la musique il ne pouvait pas y avoir de mensonges, pas de méchanceté, seulement des émotions à l’état pur. Il m’a appris que chaque note était une pierre brute qu’il fallait façonner pour la rendre belle, puis qu’on pouvait les assembler ensemble et en faire une Mélodie. Et celle-ci peut alors prendre vie, ayant presque une volonté différente de celle de son concepteur. Dansant, sautillant sur la portée ou directement sur les cordes.

Mais cela fait longtemps, si longtemps. Mon coeur hurlait qu’il avait besoin de ces Échos tandis que mon esprit s’y refusait. Mais j’ai besoin de mon Violoncelle, tout comme lui à besoin de moi pour jouer. Qu’importe si Ils entendent, qu’importe si Ils rient. Ils ne sont pas là pour le moment. C’est moi qui décide. Eux, ne m'affectent plus. Je suis seule. Cet endroit du parc est désert. Mais le vent souffle un peu plus fort, il vient coucher les longues herbes de ses immenses tentacules. L’odeur si familière du verni et de la colophane s’empare de mon être et me chuchote qu’il est l’heure. Que je peux jouer.

Mes yeux se ferment et je me laisse envahir par le Noir et sa simplicité rassurante. Lorsque les premiers Échos retentiront, Noir se mettra à danser, comme un rideau caressé par les tentacules du vent. Les sons viendront chanter dans mon corps, autour de mon coeur et j’aurais le sentiment comme souvent que mon Violoncelle joue pour moi sans réellement maîtriser sa volonté…

Mon archet se pose avec délicatesse sur les cordes alors que les doigts de ma main gauche viennent se placer sur le manche. Et je joue. Mes doigts s’agitent, ils sautillent sur la touche, mon archet effleure ou frappe les cordes avec douceur ou force selon les moments. Mais rien. Je ne comprends pas. Rien ne se passe, j’entends à peine les sons, ils ne résonnent pas et se déforment dans une affreuse plainte dans mon crâne. Mes yeux se rouvrent, tout mon être me fait mal. Je ne comprends pas. C’est dans ma tête, alors pourquoi ça me déchire l’âme ? C’est presque physique. Je ne comprends pas.

C’est mon Violoncelle, il ne veut plus de moi, il me hait. Il me rejette, je le sens. Est-ce qu’il m’en veut ? De l’avoir délaissé ? Il ne me reconnaît plus, je ne suis plus moi. J’ai trop changé, je suis cassée. Il ne me reconnaît plus. L’angoisse me déchire la poitrine, j’ai peur de ne plus jamais réussir à jouer. Ce que je suis devenue est entrain de me priver de mon seul échappatoire. La musique me repousse...
Dernière modification par Siam Vostra le 24 août 2020, 19:36, modifié 1 fois.

Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-

13 mai 2020, 13:09
La Porte des Échos  PV + 
Image
Hurlements


Lydia allait un jour devenir arbre, c'était certain.
Un jour elle ancrera ses racines dans la terre et celles-ci s’entremêleront, formeront des tresses qui parcourront les souterrains-du-monde.
Un jour ses yeux se fermeront pour laisser leurs paupières devenir des écorces.
Un jour ses bras deviendront branches et ses doigts des feuilles.
Un jour, oui, elle sentira battre son cœur de bois car un sang de sève lui apportera sa dose de dioxyde de carbone.
En attendant ce moment, la fillette s'appuie contre le tronc d'un conifère protecteur, celui sur lequel elle a posé sa main une Nuit de janvier.

"Elle attrape un livre, caresse la couverture."


Entre les premières pages est glissée une mince feuille de papier reçue ce matin mais déjà froissée. La petite Holmes la prend délicatement dans ses mains et commence à lire les Mots écrits, qu'elle connaît pourtant déjà.
Ma petite fille.
Nous n'avons pu te voir durant les vacances de Pâques et en sommes fort contrits. Heureusement que tu nous as envoyé des lettres!
Ici tout va bien, Tobias est parti à Londres pour son travail il y a quelques jours. Marguerite a hâte de te revoir, elle a voulu t'envoyer une potion à réaliser mais au vu de l'aventure que tu nous as contée sur la potion potiron, je lui ai interdit.
Mon recueil de contes a été publié, les enfants semblent adorer donc je suis très heureuse!
Je t'en joins un exemplaire, j'espère que tu aimeras. A présent je dois te laisser, ton père va partir et j'ai besoin de son aide pour attacher la lettre à la patte de Cyrano.

Porte toi bien,
Ta maman qui t'aime.
Fébrilement elle continue de promener ses doigts le long de la couverture. La fillette sent le papier à travers la peau fine de sa paume. Le livre l'appelle, des parfums entêtants en exhalent. Après une minute, peut-être deux de doute elle ouvre enfin ce conte appelé "Le coffre aux trois trésors".
Lydia sourit en lisant le titre, la fin est déjà si prévisible! Les lecteurs vont sûrement apprendre que le plus important dans l'existence misérable d'un être, ce sont l'amitié, le courage, la gentillesse et non la gloire ou la richesse.
*J'en connais d'autres des trésors moi*
Ses Pleurs d'Orion sont des diamants-aux-milles-éclats, le Crépuscule, la Nuit, les Etoiles et la Lune sont des merveilles.
Les Mots de Will ou Colombe sont uniques aussi et procurent une sensation indéfinissable quand on réussit à les capter.
Voilà les trésors réels qui illuminent le monde de leurs scintillements.

Enfin elle commence à lire l'écrit de sa mère, tout en se promettant de ne pas mouiller le papier de larmes nostalgiques et inutiles.
«Il était une fois un fermier appelé Rick.»
*Commence bien*
«Son passe-temps favori était de se reposer sous les grandes branches d'un chêne; elles lui procuraient de l'ombre.»
Ses yeux s'apprêtent à passer à la ligne suivante lorsque ses Pensées décident de sortir leurs flèches empoisonnées.
«grandes branches d'un chêne; elles lui procuraient de l'ombre»
Lydia relit ces mots de plus en plus vite, sans s'arrêter et jusqu'à s'en donner le tournis.
«grandes branches...procuraient de l'ombre»
Lumière aveuglante et agressive qui se fait progressivement.
«Grande.
Ombre.»

Ou est-elle tiens?
Pourquoi aucune nouvelle depuis février?
C'est bien beau de la voir traverser à la manière d'un ange des rêves nocturnes mais, jusqu'à preuve du contraire, un Rêve n'est pas réel.
A-t-elle au moins envie de voir Petite?
C'était sûr qu'elle allait l'abandonner, jamais elle n'a mérité ce surnom.
Grande Ombre s'en fout, tout simplement.

Lydia suffoque, elle voudrait hurler contre les tournoiements néfastes de son esprit. Les Pensées sont aussi pires que lors du lendemain d’ Halloween, ou elle s'était promis de n'être que Rien.

Le chant d'un instrument de musique transperce l'air. Il Brise *Comme moi avec elle*.
Il jette sa mélodie criarde sur une cacophonie de battements de coeur.
Il crie les Pensées encore plus fort, avec encore plus d'intensité.
Il ne répare pas; tout ce que fait cette mélodie c'est creuser des failles déjà profondes.
*J'EN PEUX PLUS*
Elle n'était pas censée être forte?
Et bien non elle en a la preuve; chuter devant son Amie-des-Ténèbres, se laisser envahir par une mélodie venant d'un instrument et par une histoire pour enfant, ce n'est pas glorieux.

-A...ARRÊTE, souffle-t-elle dans un sanglot.

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15 mai 2020, 12:19
La Porte des Échos  PV + 



Ce ne sont plus des sons, ce sont des crissements, des grincements. Ils s’attaquent à chaque nerf traversant mon corps. Ils hurlent et frappent depuis l’intérieur de mon corps, des milliers de petites aiguilles me transpercent. Une voix. Elle arrive, elle superpose les Échos, elle me parle. Elle me hais.


Tu n’es plus toi. Tu n’es plus rien, tu veux accéder à quelque chose que tu as perdu. Tu t’es perdue toi-même, tu veux retrouver la musique ? Retrouve toi d’abord. Qui es-tu ? Qui es-tu ? La voix se transforme, elle se déforme. C’est dans ma tête. Tout ça est dans ma tête. Qui es-tu ? Je suis Siam. Non tu n’es pas Siam, tu ne l’es plus. Qui es-tu ? Je suis une sorcière. Non, tu ne le veut pas toi même. Qui es-tu ? Je suis moi. Tu es toi mais tu n’es rien. Tu n’es rien. Les Échos te seront à jamais inaccessible. Tu les a perdu, comme tu as tout perdu. Tu n’as plus rien parce que tu n’es plus rien.


Faites-la taire. S’il vous plaît. Stop… Je voudrais qu’elle s’arrête que cette putain de voix s’arrête. Stop… Les Échos me harcèlent, la voix est devenue mécanique Qui es-tu ? Qui-es tu ? Elle ne me lâcheras pas. Tant que je n’aurais pas trouvé la réponse, elle me suivras, me rendra encore plus folle que je ne suis déjà.

Je ne peux pas arrêter de jouer, mon instrument hurle, je le torture. Et je la vois. Une fille, elle me demande d’arrêter. Je ne l’entends pas, le lis simplement sur ses lèvres. Qui est-elle ? Que sait-elle ? Je veux qu’elle parte. Alors je joue. Je ne m’arrête pas, j’insiste, je continue. Le volume se fait plus fort, le rythme s’accélère. C’est tout mon être à présent qui me supplie d’arrêter. Mais je veux pas. Je ne sais pas ce qu’Elle entend. Je ne sais pas si le violoncelle hurle autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Je ne veux pas abandonner.

Les Échos veulent m’empêcher de rentrer dans leur Pays, ils gardent la Porte fermée pour moi. Je veux la forcer, je veux entrer. Je les supplie de me laisser entrer mais ils me rient au nez. Ils ne veulent pas de moi, ils se transforment en milliers de doigts qui me pincent, me tirent la peau. Ils veulent que j’arrête, Elle veut que j’arrête aussi. Mais je ne peux pas, je ne peux pas… Peut-être qu’Elle va partir, peut-être qu’Elle va s’énerver. J’en ai presque envie. Je ne sens plus rien. J’ai à nouveau fermer les yeux mais le Noir ne danse pas, il est opaque. Il n’est plus rideau, il est mur. Les Échos ne chuchotent pas, ils hurlent. Je suis cassée alors je casse tout autour de moi. Tout est trop fort, trop intense. Je ne tiens plus.

Mes doigts se détendent, l’archet tombe comme au ralentis et rebondit dans l”herbe. Plus aucun son ne sort alors pourquoi les Échos m’agressent-ils toujours ? Pourquoi ne me laissent-ils pas maintenant ? Une fureur que je ne contrôle pas s’empare de mon être. Effrayante. Je suis un monstre. Je pourrais hurler, et tout ce qui se trouve autour de moi en serait détruit. “J’suis plus à toi maintenant” Les mots pourtant ne sont pas sortis en hurlement. Pas même en cri. Non les mots étaient des larmes qui avaient coulées des lèvres au lieu de couler des yeux. Je me suis adressée directement à mon violoncelle, je ne suis plus à lui. C’est fini.

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18 mai 2020, 19:11
La Porte des Échos  PV + 
Comme une envie de prendre sa tête entre ses mains et de l'y enfouir à tout jamais.
Comme une envie de tout casser, de fracasser les branches et broyer l'herbe pour que la nature ne soit plus toute-puissante dans sa splendeur verte.
Comme une envie de se lever, d'aller vers la Fille-aux-notes-grinçantes, de lui briser son archet puis jeter les cordes dans le lac.

Cette autre apparaît devant Lydia sans que pour autant ses traits puissent être identifiables. Elle n'arrête pas sa musique et continue à troubler l'air de milles sons.
*Pour m'faire souffrir c'est ça?*
Impossible de s'avouer que la blessure vient d'elle-même. Elle se fait mal. Inconsciemment peut-être.
Elle se crée des plaies inutiles mais saignantes et profondes. Cette fillette manque de recul sur sa vie, ses peine et ses Pensées; trop habituée à aller de l'avant pour réfléchir à l'Arrière.

Pourquoi par exemple est-elle si attachée à Grande Ombre?
C'est qu'une Ombre, son nom l'indique et d'ailleurs elle est seulement constituée d'Obscurité.
Ses yeux lumineux? Mensonge, ils reflètent seulement le pâle éclat de la Lune.
Quelle idée a-t-elle eue de lui exposer tout son passé? Personne ne doit y pénétrer, personne ne peut poser des yeux ou un quelconque jugement dessus.

"Elle serre le livre contre elle."


La fillette aimerait hurler au visage de la fille, hurler qu'elle n'est d'accord avec rien; le chant néfaste du violoncelle, l'atmosphère pesante du parc et ses Pensées qui ne la respectent pas.
Mais elle se tait, ses yeux exorbités restés secs et se rattache au seul objet bienveillant; son conte.

De ces feuilles monte un parfum apaisant. Peut-être que ses pages sont faites avec la peau de Colombe? Que l'encre n'est que la teinte de ses cheveux distillés? En tout cas le livre rassure, il lui souffle maintes et maintes solutions pour aller mieux. *C'est possible?*

Oui cette petite fille le peut.
Qu'elle s'arrache des choses qui la blessent.
Qu'elle ne remue plus sa propre histoire pour en construire une nouvelle.
Qu'elle impose sa Force et ses Mots à tous ceux qui la défient.
Comme cette Fille-aux-notes-grinçantes.

-Toi là.

Pas de balbutiements, une diction claire et un ton de voix bien déterminé; on pourrait la féliciter de s'être reprise si vite. Lydia doit continuer maintenant, c'est qu'une Autre qui ne lui fera rien de toute manière.

-Tes notes elles me font mal.

Elle a encore beaucoup de choses à apprendre, la brunette n'arrive pas encore à avouer que sa douleur prend souvent source à l'intérieur de ses propres entrailles. Ravaler son égo, c'est impossible, la petite Holmes a trop peur de mourir étouffée. Alors elle le garde, le brandit fièrement sans songer que celui-ci lui attirera sûrement des ennuis.

Elle fixe ensuite son interlocutrice de ses yeux bleus et clairs. Elle semble fragile, emprisonnée des fils qui constituent son archet.
Cette Autre pourrait sans doute se noyer et se perdre à tout jamais dans la couleur des iris de Lydia. Elle est fragile, cela se voit.
Alors la brunette la fixe et attend que le bruit cesse de Briser l'atmosphère.
*J'vais plus avoir mal. Enfin*

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26 mai 2020, 17:03
La Porte des Échos  PV + 
Le Silence se refuse le droit d’être, plus aucun son ne se font entendre pourtant les Échos hurlent toujours dans chaque parcelle de mon être. Je les sens, je sens leur colère, ils sont encore plus furieux que moi. Leur haine est bien plus forte que la mienne, ils vont me dévorer, se délecter de l'intérieur de mon corps, me priver de chaque organe dont j’ai besoin pour vivre et ne plus laisser qu’une coquille vide. Une enveloppe dénuée de pensées ou d’émotions, une poupée de chiffon, une marionnette. La douleur en est presque physique, comme si je me consumait de l’intérieur. Je savais que la musique pouvait guérir, j'ignorais qu’elle pouvait aussi détruire. Une forte nausée s’empare de moi et un hurlement strident gonfle dans mon cerveau, se propageant dans tout mon corps.

Et puis plus rien, plus que le Silence, enfin pas tout à fait, les bruits les conversations dans le parc reviennent. Le vent et son souffle doux reviens à mes oreilles. Mes sens se réveillent comme s'ils avaient été endormis, je sens à nouveau le froid, le chaud, l’humidité de l’herbe et les odeurs du parc, du bois et de la colophane. Une profonde tristesse menace de me terrasser mais je tiens encore. Pour combien de temps ? Je ne le sais pas mais les larmes n’ont pas encore franchis la barrière de mes paupières.

Tout finit par disparaître, rien n’est éternel. La musique ne m’avait pas préparé à cela, lorsque la mélodie prend fin, chacun sait qu’elle joue encore et toujours dans l’atmosphère et dans l’esprit de ceux qui savent écouter. Les Échos m’ont fait croire qu’ils seront toujours là, pour moi, avec moi. Dans mon corps et dans mon esprit. Ils m’ont menti, maintenant la musique n’est plus là. Elle n’était pas éternelle. Un mensonge. Elle m’a menti.

A moins que ce ne soit moi, peut-être que la musique est toujours là, que les Échos n’ont jamais cessés de raisonner. Peut-être que c’est simplement moi qui ne suis plus capable d’entendre. Une partie de mon être, celle que j’ai abandonné, le peu d’humanité qu’il me restait est restée avec les Échos mais moi je n’y ai plus accès. Celle que je suis devenue se verra toujours refuser l’accès à la musique faute d’avoir trop changé, faute de s’être transformée en monstre. Alors maintenant ? Est-ce que je n’ai plus rien ? Il me restait la musique, il me restait mon Violoncelle, mais j’ai été égoïste, parce que je ne suis pas capable d’être une bonne personne, je l’ai délaissé. Maintenant il me le fait payer mais je le mérite.

Mon archet gît dans l’herbe, l’humidité va abîmer ses crins et pourrir le bois à travers le vernis. Pourtant je ne le ramasse pas, même si je le voulais je n’en serais pas capable.Peut-être que le temps passeras dessus et que les plantes pousseront à travers lui, les racines le recouvriront et il disparaîtra sous terre, ne laissant aucune trace des Échos qu’il a pu un jour créer. Si je laisse mon Violoncelle s’écraser par terre, se briseras t’il en une multitude de morceaux impossibles à recoller comme l’est à présent mon âme ? Ou bien l’herbe amortiras t’elle sa chute, lui faisait ensuite subir le même sort qu’à l’archet. Mais il est toujours appuyé contre ma poitrine, dédaigneux, il observe froidement mon cœur saigner. Il a agrandit la Déchirure, le Gouffre n’a jamais été aussi profond. Je me demande à quel moment mon cœur finira par cesser entièrement d’exister, quand la Déchirure deviendra si étendue et si profonde qu’elle l’engloutira tout entier.

Je lève la tête vers la fille qui a parlé, mes yeux sont enfin remplis de larmes qui se refusent encore de couler. Je vois dans la profondeur de son regard bleu qu’Elle souffre. Je ne sais pas pourquoi et je ne sais pas pourquoi je le sais. Pourquoi est-ce que mes notes lui font mal ? C’est moi que les Échos punissent, pas Elle. Je ne comprends pas.

M’en fou.” J’ai parlé plus fort que je ne l’aurais voulu, mais je crois le penser. Qu’importe si Elle a mal, si je lui fait mal. Elle n’a pas qu’a être là. Être agréable ne fait pas partie de mes qualités, surtout dans un moment comme celui-là. ”J’t’ai rien demandé. C’est quoi ton problème ?

Mes yeux se ferment et le Noir m'envahit, j’ai besoin de lui de plus en plus souvent. Je suis tellement lâche. Une larme, seule, unique viens suivre la courbe de mes cils et s’écraser sur ma joue. Pourtant les autres ne suivront pas. Je le sais.

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7 juin 2020, 16:51
La Porte des Échos  PV + 
Et mille petites mains l’empoignèrent. Elles la précipitèrent dans un gouffre, la faisant tomber, tomber. Elle, elle chutait, chutait. Ses yeux étaient fermés. Elle ne voulait pas voir tout ce qui était autour d’elle, le paysage dissonant par rapport à la cacophonie de ses Pensées.

Et mille voix lui dirent de se taire. D’arrêter de crier, ça ne servait à rien puisqu’aucun de ces hurlements ne parviendraient à s’imposer au milieu des paroles des Autres. Ses lèvres étaient closes, et à la place, le cri se répercutait dans ses entrailles, arrachant le Tout à un corps qui n’était déjà que Rien.

Et mille larmes coulèrent. Elles glissèrent le long de ses joues, silencieuses et dignes. Marquant leurs signes dans des joues blanches, aussi efficacement que l’aurait fait un « Diffindo ».

Et mille étincelles fusèrent. Témoins de la faiblesse de ce petit corps. La Magie la quittait, le bonheur s’en allait. Elle allait devenir ce que son destin lui prévoyait : une Ombre. Petite, faible.

Et mille Pensées la tuèrent.

*


Lydia n'aime pas la musique.
La musique des Autres.
Par contre, elle aime le Chant de la nature, la mélodie du vent et le bruissement des feuilles. Ces sons là, ils lui apportent réconfort et paix à l'intérieur de son âme.

Cette fille-aux-Notes-grinçantes a imposé le chant de son archet, a bafoué et brisé l'harmonie du lieu. Le Chant du Vent, sentant qu'il n'avait pas sa place s'en est allé. *Par sa faute*

Maintenant elle parle.
Sa voix n'est pas belle, pas mélodieuse. *Grande Ombre, elle a...*

"Elle déglutit, serre les dents."


*Elle avait une voix plus douce*

La fillette n'a plus le droit de parler de cette Illusion trompeuse au présent. Seulement de l'imparfait.
Car le parfait ne peut exister, il finit toujours par se détruire, l'amitié que portait la petite Holmes à cette enfant en est bien la preuve.

Maintenant l'Autre parle. Que dit-elle? Ses Mots semblent brouillons et désordonnés. Une vaste bouillie infâme.

-C'est quoi ton problème ?

*Elle a pas le droit*
Un problème? Et si seulement la brunette n'en avait qu'un! Oui, ce serait beau de n'avoir qu'une seule difficulté qui gêne sa vie.
*Pas l'droit*
Colère qui naît dans ses entrailles et qui se prépare à sortir. Plus question de rester calme, ce sang ne restera pas froid indéfiniment.
*Je. La. Hais.*

- MON PROBLÈME ?

Elle commence à exploser.

- Mon problème, c'que ta musique elle gâche celle de la nature.

La rage continue de déverser dans son être, elle veut s'énerver, elle se force à hurler.

-Mon problème c'est que j'suis brisée. Et toi tu peux pas savoir ce que c'est.

Oui Gamine, l'Autre ne peut pas savoir ce que cela fait d'être abandonnée par une ombre.
Oui Gamine, l'Autre doit arrêter. Et ses notes doivent retourner parmi le Néant.

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14 juin 2020, 17:12
La Porte des Échos  PV + 
Les hurlements transpercent l’atmosphère devenu si épais en quelques secondes, chargé d’une colère intense qui ne m’appartient pas. Les cris de la fille viennent traverser cette densité de haine pour se fracasser contre ma poitrine. Je ne la laisserais pas me faire de mal. La douleur que je ressens n’a rien à voir avec Elle. Ce n’est pas Elle qui me l’inflige, ses Mots ne m’atteignent pas. Pour le moment. Parce que elle ne me diras jamais rien que je ne sais déjà.

Ainsi les Échos lui ont fait mal ? Ainsi mes Échos gâchent ceux de sa nature ? Je le sais. Je m’en fous. Ses sons à Elle, sont bien moins éprouvants pour moi, pourtant ils sont tout aussi dégueulasses que les miens. Sa voix Brise, laide, elle a le goût amer des Mots trop pleins de colère. Les Échos je les hais, je ne veux plus jamais les entendre. Quels qu’ils soient. Je veux le Silence. Je ne veux plus rien entendre. Je veux être sourde, me réfugier dans le Rien qui sait apaiser les tourments de mon Être.

Le problème c’est que cette fille, c’est pas une gamine. Je le vois dans ses yeux, elle est pas comme Élicia, elle est n’a pas cette naïveté maladive qui me dégoûte tant chez les autres. Elle est brisée. Elle vient de le dire, elle l’a hurler.Y a t’il dans son coeur le même Gouffre que dans le mien ?


Tais toi ! Tu t’en fous d’elle. Si elle est brisée, tant pis pour elle. Arrête de vouloir te trouver des Alliés. Tu es seule. Tu seras toujours seule. Alors tais-toi.

Choc. Coup. Douleur. Sa voix amère à triompher de ma résistance. Par la brèche qu’elle vient de m’ouvrir, la haine s’échappe. Ma haine. Elle vient alourdir encore l’air autour de nous. Elle vient se mélanger à la douleur. Je ne peux pas savoir ce que c’est d’être brisée. Je n’ai rien vécu. Je ne sais pas ce que c’est d’être brisée. Je ne l’ai jamais été. Aucune Déchirure n’est venue écarteler mon coeur. Le Gouffre n’a jamais existé. Je suis encore vivante. Normale. Voilà ce qu’Elle vient de dire.

Mes doigts se referment sur une des cordes, le La. Ils tirent de toute leur forces. Je ne les contrôle plus. J’ai peur. La corde s’arrache en hurlant sa douleur. Mon Violoncelle tout entier souffre, je peux presque entendre ses gémissements. Mon corps est au supplice lui aussi, comme si je venais d’arracher une partie de moi-même. Mes muscles se tendent, je suis emportée par une vague, une onde de froid me glace au plus profond de mon corps.
Je n’entends plus rien de ce qu’il se passe, je me suis enfoncée trop loin à l’intérieur de moi-même. Je me noie dans la mer qui se déchaîne dans ma poitrine. Pourtant dehors, rien ne transparaît. Je n’ai pas bougé. Seule la corde que je tiens dans ma main témoigne de ma colère. Ça et cette putain de haine qui émane de moi, je suis certaine qu’Elle peut la sentir.

“T’es qu’une ordure. Tu ne sais rien. Rien. Alors ferme là.” Je n’ai pas crié, je n’ai pas hurlé. Pourtant la haine a teinté chacun de mes Mots. Je veux qu’Elle disparaisse, et tout autour de nous. Je ne veux plus de château, plus de parc, plus de personnes, plus rien que le Noir. Je devrais mourir, je serais plus heureuse si j'étais morte.

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21 juin 2020, 09:25
La Porte des Échos  PV + 
Courir, s'enfuir.
Tout quitter, partir.

La note que le violoncelle de cette Autre vient de pousser est encore plus horrible que les Mélodies dissonantes d'auparavant.
Elle grince, elle provoque. Elle brise et elle fait mal.
Lydia voudrait décidément abréger ce moment si douloureux. La fillette voudrait rentrer au Château comme un automate, avec la certitude que là bas elle pourra se blottir dans les bras de quelqu'un qu'elle aime. *Will... J'ai... J'ai b'soin de lui*

"Elle se lève, se tourne puis se stoppe"


De dos elle ne voit plus la fille. Mais elle l'entend toujours, qu'est-ce qu'elle préfèrerait être sourde plutôt qu'aveugle! On ne peut plus entendre les murmures dévastateurs des Autres quand on est sourd. On ne peut plus entendre des voix-qui-brisent quand on est sourd.
Par contre quand on n'est pas aveugle, on peut voir la Lune. On peut noyer ses yeux en regardant une traîne d'étoile filante. On peut voir le crépuscule ou l'aube.
Et surtout on peut contempler le visage d'un être-aimé.

Seulement la petite Holmes cette fois a les yeux orientés vers un endroit paisible, le parc, mais les oreilles tournées vers un amas de Mots horribles. Une ordure? Elle ne sait rien?

Au lieu qu'il soit déformé par la colère et rendu rouge par la rage, son visage reste calme. Elle a reposé sa jambe et laisse la Fille-aux-Notes-grinçantes contempler son dos.

Un sourire moqueur, effronté se dessine sur ses lèvres. Lydia ne se laissera pas pousser à bout comme ça, personne et surtout pas Elle ne méritent que sa voix enfantine soit gaspillée pour quelqu'un d'aussi stupide.

-Tu dis que je ne sais rien... commence l'enfant.

Elle s'imagine s'agripper de toutes ses forces à l'Autre pour l'emmener visiter les tréfonds de son Âme. *Si je tombe, ce sera avec toi.* Elle va la précipiter dans un gouffre, la plonger dedans à tout jamais.

Elles chuteront, inexorablement, lentement mais ensembles.

Et les Mots viennent, sans qu'elle puisse les contrôler. Quand Lydia est aussi calme, elle cache une tempête qui gronde à l'intérieur et qui dévaste tout sur son passage. La petite fille a soudain l'air grave et concentré, on pourrait avoir l'impression qu'elle a subi plus de tourments et plus de peines qu'un adulte.

-Je ne sais rien donc. Mais toi que sais-tu?

Mais toi, que crois-tu?
Mais toi, que penses-tu?
Mais toi... Tais toi.
Tes paroles brisent, ta musique est atroce. *T'es qu'une foutue Autre*

-Toi t'es pire. Tu crois savoir alors que t'es qu'une...

*J'lui dis ou pas?*

L'enfant va continuer oui. Elle a hésité un moment à dire à cette Fille-aux-notes-si-laides la vérité, sa vérité. Puis Lydia s'est rappelée que de toutes manières elles tombent en chute libre toutes les deux. Alors elle va continuer.

-T'es qu'une Autre qui brise tout. Ton violoncelle il t'aime même plus.

#5d9686
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6 juil. 2020, 15:26
La Porte des Échos  PV + 


Le feu s'est éteint. La lave à refroidit pour former la pierre, dure, éternelle. Non, pas éternelle, rien ne dure, tout est éphémère. Un jour ou l’autre, demain ou dans quelques décennies, tout disparaîtra. La pierre n’est pas éternelle, mais pourtant je la sens, posée dans mon cœur, alourdissant mon corps, opprimant mes sens.

J’étais en colère, une colère blanche et sourde, ou tout se déroule à l'intérieur de l’être. La colère à disparu, je devrais être apaisée, soulagée de voir s’amenuiser le feu ardent qui ravageait ma poitrine. Mais je ne suis que vidée, incapable de faire le moindre geste, de prononcer le moindre mot. Spectatrice de mes propres pensées, je n’ai plus le premier rôle. Qui l’a pris alors ? Je ne suis que secondaire, négligeable, parallèle à moi même. Est-ce que je me suis perdue ? Je suis parallèle, je ne me croiserai jamais plus.

La fille n’est pas partie, elle ne s’est pas tue, elle a continué à lancer les mots comme elle lancerait des flèches, de sa voix grinçante. Ses flèches atteignent leur cible, traverse ma peau, mes côtes pour venir se planter dans mon cœur. Ça fait mal, mais je ne suis plus en colère, celle-ci a laissé place à la douleur. Lancinante, exigeante, si la haine consume le cœur, cette douleur le glace. J’ai tellement froid. Le vent souffle doucement, couchant les herbes autour de moi. J’ai froid. Ce n’est pas lui qui me refroidit, c’est Elle, cette fille aux Mots glacés.

Qu’à t’Elle dit ? Je ne sais plus, mon cerveau à son tour se retrouve engourdi par la glace. Chacun de mes organes se raffermissent, se contractent, je ne les sens plus. Ils disparaissent. Ce serait si con de mourir de froid, de mourir de Mots. Qu’à t’Elle dit ? Je ne sais rien. C’est la réponse qu’Elle attends. Je ne la lui donnerais pas, mes lèvres ont gelées elles aussi. Je n’ai jamais prétendu savoir contrairement à Elle.

Je veux qu’Elle dégage, qu’Elle parte pour de vrai cette fois-ci. Elle m’a gelée, je ne suis plus rien. Je n’ai jamais été autre chose que le Rien. Elle a eu ce qu'elle voulais, mon violoncelle ne pleure plus, il n’est plus en colère. Il est mort. Je ne peux plus bouger, je tiens un cadavre contre moi. Je veux le lâcher, je veux le voir tomber dans l’herbe et se briser en milles éclats de bois. Figée, inanimée, pétrifiée, peut-être que je suis morte au final.

Sa dernière flèche rate sa cible. Je ne suis qu’une Autre, voilà ce qu’elle a dit. Je l’ai écoutée et je l’ai compris. Une Autre, sans jamais l’avoir entendu, je sais pourtant ce que cela signifie, comme si c’était ancré au plus profond de mon âme. Une gamine. Une Autre. Je n’ai pas besoin d’explications. Je sais, je l’ai toujours su. Je suis une Autre, délaissée par elle-même, incapable d’y voir clair. Une gamine lâche et sensible, tout juste apte à me maintenir en vie. Sur la frontière. Trop sensible, je me cache derrière un masque d'indifférence usé, à travers lequel on voit tout. Une pauvre fille moyenne, incomplète, ignare, insuffisante, méprisable et amère. Une Autre. Une gamine. C’est moi. J’ai froid.

Je brise tout. Je déchire, je dissous. Je brise tout, Eux et Moi. Briseur et brisée.

Moi aussi j’suis brisée. Et il peut pas m’aimer, il est mort.” J’ai parlé, malgré mes lèvres gelée et mon cerveau embrumé. Je n’aurais pas dû. Elle ne doit pas savoir que je suis cassée, pourquoi je lui ai dit, je suis si stupide. J’ai encore plus mal maintenant.

Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-

18 juil. 2020, 20:43
La Porte des Échos  PV + 
Souffle coupé


Elle n'a rien ressenti. Elle n'a pas hurlé, pas pleuré.
Son coeur n'a apparemment pas volé en mille éclats.
Elle a encaissé, résisté. L'Autre a été forte et Lydia ne s'y attendait pas. Ses mots n'ont rien fait.
Ils étaient pourtant horribles, méchants mais ils n'ont rien fait à cette Fille-aux-notes-grinçantes.

Elle n'a rien ressenti.

*Mais...Pourquoi j'ai encore plus mal moi?*

À jamais brisée


La fillette n'a pas ressenti cette douleur depuis longtemps. Depuis deux ans et demi exactement. Depuis que Lui a affirmé qu'il ne voulait pas naître.
Elle n'arrive pas à savoir la raison pour laquelle elle souffre autant. À cause d'une Autre, à cause d'un violoncelle et de son chant elle s'est sentie détruite.
*J'avais ressuscité grâce à elle. J'vais tomber à nouveau?*

Peut-être bien car Elle l'a abandonnée. *Mais nan elle a pas fait ça! C'est juste que...*
Lydia essaye de lui trouver une raison qui justifierait son abandon, une circonstance atténuante. Oh oui, elle aimerait que Grande Ombre soit innocente, qu'elle n'ait rien fait et que c'est seulement elle-même qui s'excite pour rien.

Seulement la vérité ne peut rester invisible trop longtemps.

*Elle m'a abandonné. Et j'lui en veux.*

Elle lui en veut parce qu'elle ne pensait pas que leur histoire commune deviendrait aussi décevante.
Elle lui en veut parce qu'elle l'aimait vraiment. Et quand on se sent trahie, on ne peut rester de marbre.

Tomber


La petite Holmes regarde un instant la fille. Elle lui fait peur. Est-elle humaine pour avoir su résister à des mots qui, chez n'importe quel Autre, provoqueraient une douleur sans pareil?

Peut-être bien que ce n'est pas une Autre finalement. *Elle est pire.*
Pire que ceux qui ne comprennent rien à la beauté de la Nuit.
Pire que ceux qui ont une vie beaucoup trop parfaite.

Voilà, cette joueuse de violoncelle est pire que chacun d'entre eux. Et la petite Holmes n'arrive pas à lutter contre, elle se détruit rien qu'en lui parlant.

Larmes versées


Une petite goutte d'eau qui coule le long de sa joue. *NAN PAS PLEURER!*
Pas pleurer.
Pas pleurer.
Pas peurer.
As peurer.
Apeurée.

Elle a peur. De l'Autre, de ce qu'elle pourrait lui faire s'il elle le voulait.
Elle a peur. De sa faiblesse, en ce moment même, elle est aussi vulnérable qu'une biche blessée.

Alors la fillette choisit l'option la plus lâche possible pour échapper à tous ses démons - qu'elle voit à travers la Fille.

"Elle prend son livre, court"


Un goût de sang envahit sa bouche. L'enfant s'est mordue la joue tellement fort qu'elle a réussi à se faire une trace dans la chair.

Elle sent son livre contre sa poitrine et se promet de le jeter du haut de la tour d'astronomie le plus haut possible. À présent le bruissement de ses pages retentit comme les notes du violoncelle.

Plus jamais elle ne veut entendre la musique des Autres.

Obscures pensées.


C'est la fin de cette Danse pour moi.
Mon dieu. Ma Protégée a tellement souffert de cette rencontre ! Mais moi, j'ai tout simplement adoré écrire ce moment. C'était parfois éprouvant tellement Lydia était malheureuse mais sache qu'écrire avec toi et te lire m'a comblé de joie.
Tu es une magnifique Plume, tu as une magnifique plume, n'en doute jamais.
Je te promets bien sûr une deuxième Danse; ce sera évidemment merveilleux.

#5d9686
Préfète inRP & Purée-en-chef HRP - Bad, on your left !
faire une perle d'une larme