Juste nous deux ...enfin !

Dimanche 1er Aout 2049,
Au lieu des quelques stations de métro qu'elle aurait dû emprunter pour rejoindre la maison de Constance, chose qu'elle avait explicitement dit qu'elle ferait à ses parents, pour "réviser quelques trucs pour la rentrée", ce à quoi son père avait répondu sur un ton plus glacial et détaché qu'il ne l'avait jamais été avec elle, un " Si j'te dis non, tu vas n'en faire qu'à ta tête et y aller quand même. Alors va. Que veux tu que je te dise Élisabeth Lily Willis ? " Perturbée un moment par sa réaction aussi...facile que déroutante, elle avait pris la route, le poids de la culpabilité bien encré sur son estomac.
Éli venait de descendre du train après plus de deux heures trente de trajets, encore quelques minutes de marche, et elle serait enfin arrivé à sa vraie destination. Depuis le début des vacances, Gideon et elle n'avaient pas arrêté de s'envoyer régulièrement des hiboux histoire d'être bien sûr de ne pas éteindre l'Incendio de leurs sentiments par cette absence de deux mois. C'était la première fois qu'ils auraient autant de semaines à traverser l'un sans l'autre depuis qu'ils étaient ensemble, et étrangement, les jours de vacances semblaient s'étirer bien trop lentement pour la jeune fille impatiente. C'est donc avec une excitation particulièrement forte qu'elle avait répondu à l'invitation de son copain, qui lui proposé de venir chez lui la semaine d'après.
Son renvoi subit du camp d'été de Belfast, bien qu'ayant un peu plus entamé sa relation avec ses parents, avait eut un certain avantage tactique pour la jeune fille. Las de lui infliger des punitions qui ne faisait qu'empirer les choses, ils avaient tout bonnement décidé" d'abandonner, de lâcher l'affaire, , lui imposant juste par instants des regards froids plein de sous-entendu. C'était une très bonne technique sur le papier, Éli se sentait terriblement rejeté et honteuse depuis le jour ou Mister Kohler l'avait ramené ici, mais aujourd'hui, cette douloureuse mise à l'écart venait pourtant de lui servit à détourner très légèrement la réalité.
Lorsqu'elle avait lu le parchemin de Gideon quelques jours avant Éli n'avait pas mis longtemps avant d'envoyer à son tour à Constance une lettre, lui demandant d'être son alibi. Même avec toute la nonchalance temporaire qu'il tentait de mettre dans leur éducation, demander de se rendre chez son petit ami sans alerter les warnings de ses parents était peine perdue, il lui fallait un plan. Malheureusement, Constance n'avait pas été très enthousiaste à l'idée de couvrir une nouvelle fois ses magouilles. Après l'année qu'elles venaient de passer, après les mensonges et les coups bas qu'Éli avait accumulé, elle ne pouvait pas reprocher à son amie d'avoir une certaine appréhension. Pourtant, par soucis de respecter leur pacte de sincérité, elle avait voulu être totalement honnête avec elle. Même si elle comprenait le refus de Constance, la Poufsouffle avait réfléchi longuement avant de choisir d'y aller quand même, espérant que son alibi fantôme tienne le coup. Risquant de se faire prendre à tout instant, elle en était venue à la conclusion qu'elle avait beaucoup trop envie de se retrouver seule dans les bras de Gideon pour renoncer.
Si l'année entre les deux copines avait été compliqué, elle avait été encore bien plus délicate entre les amoureux. La menace de rupture planant au-dessus d'eux n'avait pas réussi à les atteindre finalement, mais les quiproquos, les tromperies et le jeu dangereux qui les avaient lié à Redose, avait bien failli stopper net cette passion adolescente. Loin de Poudlard, loin des règlements, des profs, des retenues, et surtout loin de Redose, ils avaient maintenant besoin de se retrouver tous les deux, juste tous les deux...enfin.
La mère du gryffon ne serait pas là ce soir, retenu hors de chez eux pendant en moment pour son travail, l'occasion était trop belle pour ne pas la saisir. Enfin arrivée, Éli balança d'un geste fluide ses cheveux en arrière, laissant malgré tout quelques mèches bouclées encadrer son visage, puis frappa fébrilement à la porte d'entrée des Atwood. Son cœur tambourinait bien trop fort à l'idée de le revoir, elle souriait nerveusement, impatiente de sentir enfin les lèvres de Gideon retrouver le chemin des siennes.
Gideon Atwood, @Constante Nelson @Redose Omniak
Dernière modification par Élisabeth Willis le 22 août 2024, 11:04, modifié 6 fois.
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Juste nous deux ...enfin !
Maintenant que Gideon avait quatorze ans (et demi!), sa mère avait estimé qu'il était plus apte à se débrouiller seul pendant qu'elle travaillait plus longtemps aux urgences. Avec son nouveau titre, il y avait des jours entiers donc elle passait au travaille. La fille de leur voisine, une adolescente de dix-sept ans, passait de temps à autre pour assurer que Gideon n’avait pas mit feu à leur apartement.
Plus souvent que non, la fille passait seulement pour ramasser son envelope d’argent. Lorsqu'elle est arrivée ce matin-là, Gideon avait glissé vingt-cinq dollars de plus.
— « Je veux être seul ce soir, alors dis bien à ma mère dimanche qu'il n'y a rien eu d'anormal, et je doublerai la somme. »
Elle le figea du regard.
— « Trente maintenant, et tu double demain après-midi après ma visite. »
Avec un soupir, il ajouta un billet de cinq livres.
Une fois celle-ci partie, il a consacra la majeure partie de sa nuit à s'inquiéter, et ce jusqu'à la fin de la journée.
L'appartement avait jamais été aussi propre. Non seulement la vaisselle avait été faite et rangée, mais il avait aussi défroissé les coussins du canapé et même fait son lit. Dommage que sa mère n'ait pas été là pour le voir, mais elle aurait certainement su que quelque chose n'allait pas.
Il lui avait fallu presque tout l'été pour économiser afin de pouvoir non seulement soudoyer sa gardienne, mais aussi leur offrir un repas décent. Lorsque sa mère était envoyée au loin pour ce genre de boulot, elle partait souvent pour quatre jours d'affilée, ce qui signifiait qu'il en aurait au moins deux avec sa belle si elle pouvait rester. Même pour une journée, quelle qu'en soit la durée, il s'occuperait d'elle.
Lorsque l'on frappa à la porte, il resta debout, la main sur la poignée, plus longtemps qu'il ne voulait l'admettre. Il n'y avait personne d'autre pour le faire, et pourtant, il craignait le pire. Et si Jenna, sa baby-sitter, se moquait de lui ? Et si Éli avait décidé de faire faux bond ?
Prenant une grande inspiration, il ouvrit la porte. Le soulagement se lisait sur ses traits lorsqu'il la remarqua. Sa belle et douce Éli.
— « T'es là. »
Le sourire qu'il arborait était énorme. Après tous les hiboux et tous les échanges, il avait du mal à croire qu'elle était vraiment là. Il fallut attendre encore un peu avant qu'il ne s'avance et lui prenne la main pour l'amener à l'intérieur. Comme s'il craignait qu'elle ne s'en aille, il ferma la porte.
Une fois à l'intérieur, il l'entoura de ses bras, la gardant contre sa poitrine. Sa douce Éli. Sa belle Éli.
@Élisabeth Willis
Plus souvent que non, la fille passait seulement pour ramasser son envelope d’argent. Lorsqu'elle est arrivée ce matin-là, Gideon avait glissé vingt-cinq dollars de plus.
— « Je veux être seul ce soir, alors dis bien à ma mère dimanche qu'il n'y a rien eu d'anormal, et je doublerai la somme. »
Elle le figea du regard.
— « Trente maintenant, et tu double demain après-midi après ma visite. »
Avec un soupir, il ajouta un billet de cinq livres.
Une fois celle-ci partie, il a consacra la majeure partie de sa nuit à s'inquiéter, et ce jusqu'à la fin de la journée.
L'appartement avait jamais été aussi propre. Non seulement la vaisselle avait été faite et rangée, mais il avait aussi défroissé les coussins du canapé et même fait son lit. Dommage que sa mère n'ait pas été là pour le voir, mais elle aurait certainement su que quelque chose n'allait pas.
Il lui avait fallu presque tout l'été pour économiser afin de pouvoir non seulement soudoyer sa gardienne, mais aussi leur offrir un repas décent. Lorsque sa mère était envoyée au loin pour ce genre de boulot, elle partait souvent pour quatre jours d'affilée, ce qui signifiait qu'il en aurait au moins deux avec sa belle si elle pouvait rester. Même pour une journée, quelle qu'en soit la durée, il s'occuperait d'elle.
Lorsque l'on frappa à la porte, il resta debout, la main sur la poignée, plus longtemps qu'il ne voulait l'admettre. Il n'y avait personne d'autre pour le faire, et pourtant, il craignait le pire. Et si Jenna, sa baby-sitter, se moquait de lui ? Et si Éli avait décidé de faire faux bond ?
Prenant une grande inspiration, il ouvrit la porte. Le soulagement se lisait sur ses traits lorsqu'il la remarqua. Sa belle et douce Éli.
— « T'es là. »
Le sourire qu'il arborait était énorme. Après tous les hiboux et tous les échanges, il avait du mal à croire qu'elle était vraiment là. Il fallut attendre encore un peu avant qu'il ne s'avance et lui prenne la main pour l'amener à l'intérieur. Comme s'il craignait qu'elle ne s'en aille, il ferma la porte.
Une fois à l'intérieur, il l'entoura de ses bras, la gardant contre sa poitrine. Sa douce Éli. Sa belle Éli.
@Élisabeth Willis
Dernière modification par Gideon Atwood le 1 août 2024, 16:24, modifié 1 fois.
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Juste nous deux ...enfin !
Lorsqu'enfin Gideon ouvrit la porte, le sourire d'Éli s'éclaira encore un peu plus en réponse au sien. Bien sûr qu'elle était là, la petite réflexion du gryffon rehaussa encore un peu ses joues d'amusement, comme s'il y avait eu le moindre risque qu'elle puisse ne pas venir !
Éli n'était jamais venu ici, elle ne connaissait pas les lieux, et en temps normal, chez n'importe qui d'autre sa curiosité maladive aurait directement scruté l'environnement pour en apprécier chaque centimètre, en découvrir les petits détails, poser des questions sur tel ou tel chose, pourtant à cet instant, son regard n'avait qu'un seul point d'ancrage, le sien, et tout ce qu'il représentait pour elle.
Malgré presque deux ans à se chercher, malgré leur neuf mois de relation "officielle", période pendant laquelle ils avaient appris à se connaître de jour en jour un peu plus encore, aujourd'hui lorsqu'il attrapa sa main, la timidité de leurs premiers instants sembla revenir chez Éli en une seconde. Cela faisait bien longtemps que la jeune fille n'avait plus aucune appréhension devant le griffon, plus aucune barrière, qu'ils se parlaient de tout assez librement, pourtant cette fois, elle manquait de mots. Ses mains légèrement tremblantes tentées de cacher une fragilité qu'elle ne soupçonnait plus, agréablement troublée d'être à nouveau dans ses bras.
Depuis le tout premier jour, depuis cette nuit dans la tour d'astronomie, il avait été son rempart. Même si de l'extérieur, l'image que les autres se faisaient de lui était sûrement, plutôt celle d'un gryffon nonchalant et border, prêt à mettre le règlement à mal dès que l'occasion s'en présentait, pour elle, il avait toujours été bienveillant et protecteur. Peut importe les circonstances, peu importe les conséquences qui pouvaient bien découler de ses actes, il l'avait toujours défendu elle. Même si la Poufsouffle, depuis son diagnostic, avait constamment ce besoin de dépasser les limites, de devenir une version d'elle moins "fragile", tentant tout et n'importe quoi pour se prouver qu'elle en était capable, dans ses bras elle s'était toujours sentit plus forte instantanément.
Raviver de cette étreinte, respirant enfin normalement après ces dernières semaines compliquées, Éli retrouva sa voix, lui chuchotant presque dans un souffle, ce que son cœur se contenait de crier.
- Tu m'as manqué...tellement. Les mots de la jeune fille étaient pesés, puisque du manque elle en avait eut presque tous les symptômes, mais aujourd'hui, ils avaient enfin l'occasion de rattraper tout ça, de renverser la tendance, et de profiter de ce temps qu'ils avaient volé au respect des règles, à la confiance de leur parents, et la réalité d'un été un peu chaotique.
Éli n'était jamais venu ici, elle ne connaissait pas les lieux, et en temps normal, chez n'importe qui d'autre sa curiosité maladive aurait directement scruté l'environnement pour en apprécier chaque centimètre, en découvrir les petits détails, poser des questions sur tel ou tel chose, pourtant à cet instant, son regard n'avait qu'un seul point d'ancrage, le sien, et tout ce qu'il représentait pour elle.
Malgré presque deux ans à se chercher, malgré leur neuf mois de relation "officielle", période pendant laquelle ils avaient appris à se connaître de jour en jour un peu plus encore, aujourd'hui lorsqu'il attrapa sa main, la timidité de leurs premiers instants sembla revenir chez Éli en une seconde. Cela faisait bien longtemps que la jeune fille n'avait plus aucune appréhension devant le griffon, plus aucune barrière, qu'ils se parlaient de tout assez librement, pourtant cette fois, elle manquait de mots. Ses mains légèrement tremblantes tentées de cacher une fragilité qu'elle ne soupçonnait plus, agréablement troublée d'être à nouveau dans ses bras.
Depuis le tout premier jour, depuis cette nuit dans la tour d'astronomie, il avait été son rempart. Même si de l'extérieur, l'image que les autres se faisaient de lui était sûrement, plutôt celle d'un gryffon nonchalant et border, prêt à mettre le règlement à mal dès que l'occasion s'en présentait, pour elle, il avait toujours été bienveillant et protecteur. Peut importe les circonstances, peu importe les conséquences qui pouvaient bien découler de ses actes, il l'avait toujours défendu elle. Même si la Poufsouffle, depuis son diagnostic, avait constamment ce besoin de dépasser les limites, de devenir une version d'elle moins "fragile", tentant tout et n'importe quoi pour se prouver qu'elle en était capable, dans ses bras elle s'était toujours sentit plus forte instantanément.
Raviver de cette étreinte, respirant enfin normalement après ces dernières semaines compliquées, Éli retrouva sa voix, lui chuchotant presque dans un souffle, ce que son cœur se contenait de crier.
- Tu m'as manqué...tellement. Les mots de la jeune fille étaient pesés, puisque du manque elle en avait eut presque tous les symptômes, mais aujourd'hui, ils avaient enfin l'occasion de rattraper tout ça, de renverser la tendance, et de profiter de ce temps qu'ils avaient volé au respect des règles, à la confiance de leur parents, et la réalité d'un été un peu chaotique.
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Juste nous deux ...enfin !
C'est là, contre son épaule, qu'elle émit des paroles tendres. Des mots doux qui pénètrent dans sa chair et font frissonner ses os. Un souffle de promesse pour combler les longs mois qu'ils ont passés séparés. Il lui répond en deposant sa réponse dans ses cheveux, comme un baiser, une main enveloppant l'arrière de sa tête.
— « Tu m'as manqué aussi. »
C'est si peu par rapport aux lettres qu'ils ont écrites ensemble. Un manque auquel il ne parvient pas à résoudre. Une déficience linguistique qu'il comble en déposant un baiser à son épaule, son cou, sa joue. Avec un soupir, il recule d'un pas pour bien la regarder.
Sans elle, son univers était morne. Maintenant qu'elle était là, il avait l'impression que son monde était chamboulé. C'était la tour à nouveau. Les papillons au creux de son estomac essayant de se faufiler dans sa poitrine. Cette sécheresse constante en bouche. Et elle.
Lorsqu'elle était avec lui, c'était comme si le temps et l'espace cessaient de fonctionner de manière linéaire. Comme si le temps s'arrêtait et s'accélérait en même temps.
— « Alors, tu veux une visite guidée ?» Il examina l'appartement. Celui-ci était plus propre qu'il ne l'avait jamais été. Sa mère aurait été impressionnée si elle était restée assez longtemps à la maison pour reconnaître ses efforts. « Ou on peut s'asseoir, regarder un film et commander quelque chose à manger ?»
— « Tu m'as manqué aussi. »
C'est si peu par rapport aux lettres qu'ils ont écrites ensemble. Un manque auquel il ne parvient pas à résoudre. Une déficience linguistique qu'il comble en déposant un baiser à son épaule, son cou, sa joue. Avec un soupir, il recule d'un pas pour bien la regarder.
Sans elle, son univers était morne. Maintenant qu'elle était là, il avait l'impression que son monde était chamboulé. C'était la tour à nouveau. Les papillons au creux de son estomac essayant de se faufiler dans sa poitrine. Cette sécheresse constante en bouche. Et elle.
Lorsqu'elle était avec lui, c'était comme si le temps et l'espace cessaient de fonctionner de manière linéaire. Comme si le temps s'arrêtait et s'accélérait en même temps.
— « Alors, tu veux une visite guidée ?» Il examina l'appartement. Celui-ci était plus propre qu'il ne l'avait jamais été. Sa mère aurait été impressionnée si elle était restée assez longtemps à la maison pour reconnaître ses efforts. « Ou on peut s'asseoir, regarder un film et commander quelque chose à manger ?»
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Juste nous deux ...enfin !
Même si le contact rassurant et agréable de leur étreinte donnait à Éli l'envie de rester ainsi encore des heures, la proposition d'une petite visite guidée réveilla en quelques secondes la curiosité de la jeune fille, curiosité momentanément endormie par l'ocytocine de leur câlin. Bien sûr qu'elle préférait découvrir l'environnement de son gryffon plutôt que de regarder un film, et son enthousiasme ne se fit pas prier lorsqu'elle lui répondit directement par la première proposition, une lueur d'impatience supplémentaire s'allumant dans son regard.
Sans attendre, Gideon, liant sa main à la sienne, l'attira en quelques pas vers la porte leur faisant face, et lorsque le jeune homme ouvrit celle-ci, sans réelle surprise Éli pu entrevoir l'entre du Gryffon. Laisser entrer quelqu'un dans sa chambre, lui laisser a vu ses secrets, lui partager un peu ses passions, ses souvenirs, le faire pénétrer dans sa petite bulle de sécurité personnelle, tout ça n'était pas rien pour Éli, et elle imaginait assez que la chose était la même pour Gideon à cet instant, lui offrant une nouvelle preuve de la confiance qu'il avait envers elle.
Il lui faisait assez confiance pour lui ouvrir les portes de sa chambre, et elle comptait bien profiter de ce moment pour le connaître encore un peu mieux qu'avant.
Un léger sourire se dessina sur les lèvres d'Éli en passant timidement le seuil, sans savoir pourquoi encore, elle se sentit bien immédiatement. Laissant son regard se balader un peu partout pour s'imprégner de l'ambiance de la chambre, cette vision lui fit également monter le rouge aux joues malgré elle .
Sans attendre, Gideon, liant sa main à la sienne, l'attira en quelques pas vers la porte leur faisant face, et lorsque le jeune homme ouvrit celle-ci, sans réelle surprise Éli pu entrevoir l'entre du Gryffon. Laisser entrer quelqu'un dans sa chambre, lui laisser a vu ses secrets, lui partager un peu ses passions, ses souvenirs, le faire pénétrer dans sa petite bulle de sécurité personnelle, tout ça n'était pas rien pour Éli, et elle imaginait assez que la chose était la même pour Gideon à cet instant, lui offrant une nouvelle preuve de la confiance qu'il avait envers elle.
Il lui faisait assez confiance pour lui ouvrir les portes de sa chambre, et elle comptait bien profiter de ce moment pour le connaître encore un peu mieux qu'avant.
Un léger sourire se dessina sur les lèvres d'Éli en passant timidement le seuil, sans savoir pourquoi encore, elle se sentit bien immédiatement. Laissant son regard se balader un peu partout pour s'imprégner de l'ambiance de la chambre, cette vision lui fit également monter le rouge aux joues malgré elle .
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Juste nous deux ...enfin !
Gideon joua avec le bracelet qu'elle lui avait envoyé l'été dernier, les lettres N-O-X à peine lisible après un an passé sur son poignet. C'était bizarre de la voir dans sa chambre. Une scène qu'il avait imaginé à plusieurs reprises. Trop de fois, caché dans la lueur de la nuit sous ses couvertures. Il regarda avec elle, chaque partie de son antre différente. Comme s'il voyait avec de nouveaux yeux.
Sous la fenêtre le bureau où il avait passé un été en correspondance avec elle, et puis ce dernier. Combien de dessin lui avait-il envoyé ? Même maintenant son bureau était recouvert de dessins. Papier et livre ouvert sur son nouveau projet. Un Gundam. Fusain et sharpie pêle-mêle, quelques crayons au plancher.
Son lit fait, avec ses livres scolaires sur sa table de nuit. Un livre de sort et de DCFM à portée de main. Ses matières favorites. Pour une fois, il n'y avait ni bas ni chandail sur son plancher, son panier à linge ranger derrière sa porte de garde-robe.
Dans le silence, il la regarda prendre ses dessins au mur, ses meubles, la mixture d'adolescent et de fenéant. Son silence pèse sur lui, comme une charge sur sa poitrine. Il se demande si elle est en train de changer d'avis, si dans son évaluation elle pense qu'il n'est pas digne de sa présence. Au fond de lui, il sait qu'il n'est pas à la hauteur. Que quelqu'un d'aussi aimable et chaleureuse qu'elle ne finisse pas avec un type comme lui.
Il veut combler le vide, dire quelque chose, mais la crainte lui tient la langue. Alors il joue avec le mélange de perles noires et blanches sur son poignet, et il la laisse s'imprégner des petits morceaux de lui éparpillés dans sa chambre.
Sous la fenêtre le bureau où il avait passé un été en correspondance avec elle, et puis ce dernier. Combien de dessin lui avait-il envoyé ? Même maintenant son bureau était recouvert de dessins. Papier et livre ouvert sur son nouveau projet. Un Gundam. Fusain et sharpie pêle-mêle, quelques crayons au plancher.
Son lit fait, avec ses livres scolaires sur sa table de nuit. Un livre de sort et de DCFM à portée de main. Ses matières favorites. Pour une fois, il n'y avait ni bas ni chandail sur son plancher, son panier à linge ranger derrière sa porte de garde-robe.
Dans le silence, il la regarda prendre ses dessins au mur, ses meubles, la mixture d'adolescent et de fenéant. Son silence pèse sur lui, comme une charge sur sa poitrine. Il se demande si elle est en train de changer d'avis, si dans son évaluation elle pense qu'il n'est pas digne de sa présence. Au fond de lui, il sait qu'il n'est pas à la hauteur. Que quelqu'un d'aussi aimable et chaleureuse qu'elle ne finisse pas avec un type comme lui.
Il veut combler le vide, dire quelque chose, mais la crainte lui tient la langue. Alors il joue avec le mélange de perles noires et blanches sur son poignet, et il la laisse s'imprégner des petits morceaux de lui éparpillés dans sa chambre.
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Juste nous deux ...enfin !
Avançant doucement dans la chambre, frôlant de ses doigts les papiers noircis de ses dessins dont elle reconnaissait maintenant la signature artistique entre mille, son regard habitué par la vision de ceux qui avaient prit au fil des mois une place de choix sur son mur, Éli affichée un sourire timide. Dos à lui, laissant glisser sa main sur les meubles et objets qui habillaient la pièce de l'adolescent, elle finit par s'asseoir sur le bout du lit en le regardant.
Il avait pas mal grandi depuis qu'elle le connaissait, et les centimètres qui les séparaient maintenant la forcée souvent à se mettre sur la pointe des pieds pour réduire cette différence. Le garçon avait un peu pris en carrure également, et ce n'était pas pour déplaire à la Poufsouffle qui le trouvait particulièrement attirant aujourd'hui, la rendant un peu rougissante de le détailler ainsi. Est ce que lui aussi avait prit autant d'attention pour lui plaire qu'elle en avait prit elle-même en prévision de ce moment ? Éli fit tomber son regard sur les doigts de son copain, s'affairant sur son bracelet, et souria un peu plus en observant les mouvements parasites qu'il avait, rassurée de ne pas être la seule fébrile de cet instant. Est-ce qu'il était aussi intimidé qu'elle de cette situation ? Lui qui paraissait si calme et détendu en toute circonstance, regrettait il de l'avoir fait entrer ici ? L'avait elle trop déçu cette année ? Est-ce qu'il avait des doutes sur leur relation finalement ?
Fronçant les sourcils un peu anxieuse, elle pencha légèrement la tête sur le côté en l'observant, ses doigts cherchant inconsciemment ses boucles de cheveux pour décharger l'anxiété des questions qui lui passaient par la tête, et tenter de faire taire ses suppositions.
- C'est sympa ici... T'es sûr qu'ça t'dérange pas si j'reste ?
Il avait pas mal grandi depuis qu'elle le connaissait, et les centimètres qui les séparaient maintenant la forcée souvent à se mettre sur la pointe des pieds pour réduire cette différence. Le garçon avait un peu pris en carrure également, et ce n'était pas pour déplaire à la Poufsouffle qui le trouvait particulièrement attirant aujourd'hui, la rendant un peu rougissante de le détailler ainsi. Est ce que lui aussi avait prit autant d'attention pour lui plaire qu'elle en avait prit elle-même en prévision de ce moment ? Éli fit tomber son regard sur les doigts de son copain, s'affairant sur son bracelet, et souria un peu plus en observant les mouvements parasites qu'il avait, rassurée de ne pas être la seule fébrile de cet instant. Est-ce qu'il était aussi intimidé qu'elle de cette situation ? Lui qui paraissait si calme et détendu en toute circonstance, regrettait il de l'avoir fait entrer ici ? L'avait elle trop déçu cette année ? Est-ce qu'il avait des doutes sur leur relation finalement ?
Fronçant les sourcils un peu anxieuse, elle pencha légèrement la tête sur le côté en l'observant, ses doigts cherchant inconsciemment ses boucles de cheveux pour décharger l'anxiété des questions qui lui passaient par la tête, et tenter de faire taire ses suppositions.
- C'est sympa ici... T'es sûr qu'ça t'dérange pas si j'reste ?
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Chaque movements lui donnait le frisson. Il la regarda toucher objets et meubles imaginant ses doigts sur son corps. Comment serait-ce de les voir parcourir les pans de son corps ? L'idée lui plaisait plus qu'il ne le voulait. Finalement elle s'assit sur son lit, et il se sentit comme si le collet de son chandail était trop serré. Il faisait trop chaud. Ses mains étaient trop moites. Il tenta de les mettre dans ses poches puis les retira ne sachant pas quoi en faire.
Sympa. Elle trouvait son espace sympa, et il ne pouvait plus y rester. S'ils commençaient ici...qu'en serait-il de la soirée ? De la nuit qu'elle passerait ? Rirait-elle de lui ? Il ne pensais pas qu'il surviverait si elle le faisait.
— Ouais ? Le mot collait dans sa gorge. Sa bouche aride comme le désert. Elle trouvait sa chambre sympa. Elle était sur son lit. Il n'avait aucune idée quoi faire. Bah non ! Il rattrape le coup. Ça ne le dérange aucunement qu'elle reste. Il veut qu'elle reste.
Gideon est perdu et confus et heureux et stressé. Il ne sait pas quoi faire de lui. Son pied se pose pour prendre un pas, et puis il recul, ne voulant pas la fouler. Elle avait besoin d'espace, peut-être que lui aussi, mais il n'en voulait pas non plus. Il la voulait pressée contre sa poitrine. Chaudron bouilles le il se sentait débordé.
— Tu restes autant que tu peux. Ça ne me dérange pas du tout. Il rajoute la phrase pour ne pas se faire mal comprendre. Tu veux voir le reste ou...? Ses mains retournent dans ses poches. Il ne veut pas qu'elle pense qu'il veut juste la garder dans sa chambre, mais une partie de lui espère qu'elle veut y rester.
Sympa. Elle trouvait son espace sympa, et il ne pouvait plus y rester. S'ils commençaient ici...qu'en serait-il de la soirée ? De la nuit qu'elle passerait ? Rirait-elle de lui ? Il ne pensais pas qu'il surviverait si elle le faisait.
— Ouais ? Le mot collait dans sa gorge. Sa bouche aride comme le désert. Elle trouvait sa chambre sympa. Elle était sur son lit. Il n'avait aucune idée quoi faire. Bah non ! Il rattrape le coup. Ça ne le dérange aucunement qu'elle reste. Il veut qu'elle reste.
Gideon est perdu et confus et heureux et stressé. Il ne sait pas quoi faire de lui. Son pied se pose pour prendre un pas, et puis il recul, ne voulant pas la fouler. Elle avait besoin d'espace, peut-être que lui aussi, mais il n'en voulait pas non plus. Il la voulait pressée contre sa poitrine. Chaudron bouilles le il se sentait débordé.
— Tu restes autant que tu peux. Ça ne me dérange pas du tout. Il rajoute la phrase pour ne pas se faire mal comprendre. Tu veux voir le reste ou...? Ses mains retournent dans ses poches. Il ne veut pas qu'elle pense qu'il veut juste la garder dans sa chambre, mais une partie de lui espère qu'elle veut y rester.
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Juste nous deux ...enfin !
Sa curiosité n'était tournée que vers le garçon, le reste de la maison clairement n'était pour elle que détails qui auraient le temps d'être exploré plus tard. Pour l'instant, Éli n'avait besoin que de sentir l'odeur familière de son copain, perdre ses doigts dans ses cheveux en embrassant ses lèvres, et sentir le contact de son corps contre le sien. Elle avait juste envie de se laisser aller dans le seul endroit ou elle arrivait encore à se sentir importante, et ou elle pouvait oublier le reste sans condition : Entre ses bras.
Mais la question que Gideon venait de lui poser, restée en suspens, semblait cacher un sous-entendu, relançant légèrement la timidité de la jeune fille qui baissa la tète, soudainement passionnée par le tripotage d'un coin de tissu de son haut. Cachée quelques secondes par sa diversion, Éli finit par relever la tête et encra son regard dans celui de Gideon, ses yeux lui offrant une réponse remplie d'une espièglerie débutante. Elle pouvait voir qu'il n'était pas très à l'aise de la situation, et elle ne l'était pas non plus, mais ça n'avait aucun sens ! Ou plutôt, elle n'en trouvait aucun. Deux ados renfermés qui tentaient de flirter pour la toute première fois, voilà à quoi ils ressemblaient, alors que leur couple avait bientôt un an et qu'ils se cherchaient avant ça depuis bien plus longtemps encore. Pourquoi se comportaient ils comme ça aujourd'hui ?
La jeune fille ne maîtrisée plus grand-chose à cet instant, mais elle savait que la réponse était "non", non elle ne voulait pas visiter sa maison, ou pas maintenant. D'un mouvement négatif de la tête elle répondit à Gideon, hésitant à poursuivre à l'oral ce que son instinct lui criait.
- Non, c'est juste toi qu'je veux. Se rendant compte immédiatement de la tournure de sa phrase, et de ce que Gideon allait pouvoir penser de son comportement ouvertement racoleur, elle se redressa légèrement, confuse de ses propres mots, et grimaça en précisant rapidement. Non... c'est pas c'que j'voulais dire !!! Je... enfin si, si c'est c'que j'voulais dire, mais pas comme ça... argg. Sentant qu'elle s'enfoncer encore plus à chaque mot, la jeune fille finit par laisser couler ses pensées avec franchise. On peut rester un peu ici ? Tapant une fois de sa paume doucement sur le lit, Éli espérait que le garçon comprenne, et réduise la distance qui les séparaient pour la rejoindre. J'suis encore trop en manque de toi j'crois.. Se mordant la lèvre inférieure, le ton un peu plus joueur, elle n'arrivait plus vraiment à fixer son regard, alternant entre sa bouche et ses iris.
Mais la question que Gideon venait de lui poser, restée en suspens, semblait cacher un sous-entendu, relançant légèrement la timidité de la jeune fille qui baissa la tète, soudainement passionnée par le tripotage d'un coin de tissu de son haut. Cachée quelques secondes par sa diversion, Éli finit par relever la tête et encra son regard dans celui de Gideon, ses yeux lui offrant une réponse remplie d'une espièglerie débutante. Elle pouvait voir qu'il n'était pas très à l'aise de la situation, et elle ne l'était pas non plus, mais ça n'avait aucun sens ! Ou plutôt, elle n'en trouvait aucun. Deux ados renfermés qui tentaient de flirter pour la toute première fois, voilà à quoi ils ressemblaient, alors que leur couple avait bientôt un an et qu'ils se cherchaient avant ça depuis bien plus longtemps encore. Pourquoi se comportaient ils comme ça aujourd'hui ?
La jeune fille ne maîtrisée plus grand-chose à cet instant, mais elle savait que la réponse était "non", non elle ne voulait pas visiter sa maison, ou pas maintenant. D'un mouvement négatif de la tête elle répondit à Gideon, hésitant à poursuivre à l'oral ce que son instinct lui criait.
- Non, c'est juste toi qu'je veux. Se rendant compte immédiatement de la tournure de sa phrase, et de ce que Gideon allait pouvoir penser de son comportement ouvertement racoleur, elle se redressa légèrement, confuse de ses propres mots, et grimaça en précisant rapidement. Non... c'est pas c'que j'voulais dire !!! Je... enfin si, si c'est c'que j'voulais dire, mais pas comme ça... argg. Sentant qu'elle s'enfoncer encore plus à chaque mot, la jeune fille finit par laisser couler ses pensées avec franchise. On peut rester un peu ici ? Tapant une fois de sa paume doucement sur le lit, Éli espérait que le garçon comprenne, et réduise la distance qui les séparaient pour la rejoindre. J'suis encore trop en manque de toi j'crois.. Se mordant la lèvre inférieure, le ton un peu plus joueur, elle n'arrivait plus vraiment à fixer son regard, alternant entre sa bouche et ses iris.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Juste nous deux ...enfin !
Gideon n'avait aucune idée comment répondre à ça. Elle voulait juste lui. Il savait que c'était mutuel, mais entre ses paroles et l'invitation il se retrouvait muet quelques instants. Figé sur place, il prit quelques inspirations avant de faire une premier pas. Chaque enjambée plus pesante que la dernière. Était-ce la même sensation qu'un animal se reveillant d'une hibernation prématurément ? Moins rapide et remplis de confusion ?
— Ça va..je comprend...enfin je crois... Il comprend ce qu'elle veut puisque visiblement il le veut aussi. Du moins, il l'espère. Autant qu'il veut la rassuré, est-il vraiment dans la meilleure position de le faire ? C'est pas comme s'il savait ce qu'il faisait. Pas vraiment.
Ravalant, il glissa sa langue contre ses lèvres. Il faisait chaud, et il pourrait bien utiliser un petit baume à lèvres. Encore mieux un verre d'eau. Peut-être aussi un menthe ? Il a peur d'avoir mauvaise haleine, bien qu'il sache qu'il s'est brossé les dents il n'y a pas une demi-heure passé avant son arrivée.
— Ouais... Le mot sort rauque de sa gorge alors qu'il prend place à ses côtés. Sa main se pose sur la sienne en s'asseyant, son corps se penche vers elle. Moi aussi j'suis en manque de toi, il sussure, laissant le bout de son nez toucher le sien. Ses lèvres sont si proche, un seul respire suffirait pour les rejoindre dans un tendre échange.
— Ça va..je comprend...enfin je crois... Il comprend ce qu'elle veut puisque visiblement il le veut aussi. Du moins, il l'espère. Autant qu'il veut la rassuré, est-il vraiment dans la meilleure position de le faire ? C'est pas comme s'il savait ce qu'il faisait. Pas vraiment.
Ravalant, il glissa sa langue contre ses lèvres. Il faisait chaud, et il pourrait bien utiliser un petit baume à lèvres. Encore mieux un verre d'eau. Peut-être aussi un menthe ? Il a peur d'avoir mauvaise haleine, bien qu'il sache qu'il s'est brossé les dents il n'y a pas une demi-heure passé avant son arrivée.
— Ouais... Le mot sort rauque de sa gorge alors qu'il prend place à ses côtés. Sa main se pose sur la sienne en s'asseyant, son corps se penche vers elle. Moi aussi j'suis en manque de toi, il sussure, laissant le bout de son nez toucher le sien. Ses lèvres sont si proche, un seul respire suffirait pour les rejoindre dans un tendre échange.
4A RP, tronc commun| #b47b0a | Le Best Godfather™ de Petits Monstres