Demain comme si c'était hier
xx juin 2040____
appart de Miya.___

(Miya, 27 ans)______
@Lloyd River, @Christopher Hangoover
appart de Miya.___

(Miya, 27 ans)______
@Lloyd River, @Christopher Hangoover
Debout dans ma petite cuisine, je me trémousse, un verre à la main, et chantonne doucement l'air qui s'échappe du disque que nous écoutons depuis le début de la soirée. Mon appart sent la cigarette, l'alcool, la sueur et les rires, cocktail olfactif familier qui me fait sourire et me rappelle que la nuit est encore longue. Clope en bouche, je souris et danse un peu plus fort, avec plus de conviction, plus en rythme. La musique pulse dans ma tête, je la sens vibrer dans mon corps et mes os, c'est comme une basse qui se joue dans ma poitrine et dont les échos me possèdent. Je vide mon verre et rit quand l'alcool fort me brûle la gorge puis les poumons, et je continue de danser, de tournoyer sur place. Je ferme les yeux et me laisse porter par la musique, l'ivresse de la nuit et le poison qui se diffuse dans mes poumons. J'étais descendue chercher à boire et à manger — les garçons m'attendent sur le toit et Jude va surement passer nous voir avant d'aller bosser, quelle idée de taffer la nuit — mais ma mission s'arrête là pour le moment. Tant pis, ils viendront chercher leur verre eux-mêmes si ça vient pas assez vite, moi je veux continuer de danser un peu, juste encore un peu. Quelques secondes, quelques minutes, encore une chanson de plus. Je tire sur ma cigarette, m'étouffe dans un rire et continue de tanguer maladroitement au milieu de la petite pièce qui me sert de cuisine.
Les yeux clos, vêtue d'un t-shirt de Lloyd, d'un genre de bermuda trop large et trop long et d'une paire de chaussettes dépareillée, je glisse sur le sol et risque ma vie chaque fois que je m'approche trop du coin du plan de travail, de la petite table en bois au centre de la pièce ou du réfrigérateur. Vlan. Je finis par prendre la table dans les côtes, grimace et m'affaisse sur le sol, hilare et haletante. « Rhaa putainn, je marmonne, le visage plissé par la douleur. Pfff génial, j'vais avoir un bleu immense », je râle d'une voix rauque. Mais je bouge pas, je finis ma clope. Et quand elle n'est qu'un mégot, j'attrape à tâtons ma baguette sur la table et le fait disparaitre.
Le carrelage froid sous mes fesse fait un bien fou, ça fait tellement de bien que je m'allonge sur le dos, profitant que la fraicheur m'aide à dessoûler un peu. Il doit pas être bien tard — à peine minuit passé je dirais, en tout cas on n'est pas encore demain — mais je suis déjà trop alcoolisée. Je bois trop, je sais. Mais ça fait du bien, ça m'aide à lâcher prise et à laisser de côté les petites merdes du travail. J'ai une affaire à traiter, un dossier qui attend sur le bureau de mon cabinet à Godric's Hollow et que je fais trainer depuis presque deux semaines. Le client va pas être content, et c'est moi qui vais devoir assumer si il change de détective. Mais là ? Alors que je suis étalée en étoile sur le sol de ma cuisine, la poitrine qui se lève et s'abaisse trop vite, avec Lloyd et Chris sur le toit, Jude en approche et encore toute la nuit devant nous, je ne m'en contrefous.
Quelques minutes s'écoulent et je reste par terre, à bout de souffle.
C'est l'envie d'un verre qui me convainc de me relever. Péniblement, je me redresse, me remets sur mes pieds et me dirige vers la bouteille de whisky laissée à l'abandon sur le comptoir. Une gorgée, puis deux, trois, et je commence à avoir la tête qui tourne.
Sans lâcher ma bouteille, je trottine jusque dans ma chambre — où se trouve la fenêtre donnant accès au toit — et me hisse tant bien que mal sur l'étagère-escalier installée là pour pouvoir se glisser dehors sans être obligé de risque de se rompre le cou dans l'ascension. Là, je fais émerger ma tête et offre un sourire éclatant à Lloyd et Chris, installés à côté. Le whisky me donne le vertige — j'ai l'impression de glisser de la marche alors je me retiens à l'embrasure de la fenêtre —, et j'attends de me sentir stable sur mes pieds pour les interpeler.
« Hey la Rockstar, j'devais chercher quoi déjà ? »
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729 mots.
Et voilà ! J'étais pas entièrement satisfaite du titre, alors n'hésitez pas à proposer autre chose !
#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Demain comme si c'était hier
Juin 2040
APPARTEMENT DE MIYA

modifiée par IA
Christopher
APPARTEMENT DE MIYA

modifiée par IA
Christopher
22 ans« ...commun accord mais il me manque quand même, t'vois ? Après pour être sincère, marmonne Christopher, je t'avoue que j'me sens bien mieux aujourd'hui parce que j'ai... »
Il laisse planer sa phrase quelques secondes, le regard plongé dans le ciel obscur de Londres sur lequel ne se devine aucune étoile. Au moins, à Manchester il pouvait voir les étoiles. Mais il ne cracherait sur Londres pour rien au monde, il veut bien sacrifier les étoiles si c'est pour être ici et ne plus jamais remettre les pieds chez ses parents. Christopher cligne des yeux. De quoi il parlait, déjà ? Hyacinthe était le sujet principal, ça c'est sûr. Il voit encore son visage danser dans son esprit et cette façon qu'il a de plisser les yeux quand Christopher se penche vers lui dans le lit pour l'embrasser. Parfois, il a encore envie de le faire, de l'embrasser. Ce n'est pas parce qu'ils ont décidé de continuer de façon différente que ça veut dire qu'il n'a plus envie de leur proximité. Christopher fronce les sourcils, ouvre la bouche, la referme et finalement pousse un soupir de dépit.
« J'sais plus du tout ce que je disais. Enfin, tu vois sûrement où je voulais en venir. »
Il force sur ses abdos pour se redresser. À côté de lui, Lloyd. Il ne le voit pas très clairement et cela n'a rien à avoir avec la nuit qui les entoure. C'est plutôt à cause des bouteilles qu'ils ont descendues tout du long de la soirée. C'est comme si le brouillard s'était invité dans sa tête et refusait de s'en aller. Il brouille sa vision, ses pensées et même ses paroles. Mais ce n'est pas grave, il aime bien ça Christopher et puis c'est l'une de ses rares soirées libres alors il est content de la passer avec Lloyd et sa meuf. Ce n'est pas seulement sa meuf, d'ailleurs. C'est aussi sa pote à lui. Miya, c'est le genre de fille avec qui tu ne peux pas t'ennuyer, comme Lloyd. Christopher trouve qu'elle lui ressemble, et pas seulement parce qu'elle a des traits asiatiques comme lui, hein. De toutes façons, ils n'ont pas du tout les mêmes origines. Non, elle est déjantée, elle adore la musique, elle rigole fort, elle boit et fume trop, elle vit pleinement. Il aime bien ça, Christopher, les gens qui vivent pleinement.
Il se penche par-dessus Lloyd pour attraper le paquet de cigarettes posé à côté de lui. Il en tire une, la glisse dans sa bouche et en tend une à son ami. Il l'allume avec sa baguette et s'appuie en arrière sur son coude. Il lance un regard amusé à Lloyd en recrachant la fumée sur le coté.
« C'est dingue comme elle te lâche pas des yeux, articule-t-il difficilement. Et j'te jure que t'as l'air aussi con qu'elle quand tu la mates. Un peu plus et je... »
Il s'interrompt subitement en entendant du bruit venant d'en bas. Il tourne aussitôt la tête vers le bord du toit et sourit bêtement lorsque le crâne de Miya apparaît. Elle est si petite qu'elle dépasse à peine. Il remarque qu'elle tangue mais ça ne l'inquiète pas : elle gère très bien toute seule. Un gloussement s'échappe des lèvres de Christopher. Elle lui fait penser à quelque chose, comme ça. Il ignore totalement le terme rockstar qu'elle adresse à Lloyd et répond avant que ce dernier le fasse :
« Si tu passais moins de temps à dévorer du regard ton mec et un peu plus à nous écouter, p't-être que t'aurais pas oublié. On dirait une chauve-souris, s'amuse-t-il en faisant des gestes autour de sa tête pour mimer des ailes. Avec tes cheveux et dans la nuit, c'est... »
Sentant venir le reproche, il se recroqueville et lance un regard accusateur vers Lloyd.
« C'est un compliment ! C'est hyper mignon une chauve-souris. »
Méfiant et soucieux de ne pas laisser l'opportunité à l'homme de lui mettre un coup dans l'épaule ou derrière la tête, Christopher coince sa cigarette entre les dents et fronce les sourcils, la tête penchée, le regard passant de Miya à Lloyd.
« C'est quoi qu'elle devait aller chercher, déjà ? »
___
J'aime énormément le titre et je suis d'avis qu'on le garde tout comme il est !
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Demain comme si c'était hier

Lloyd
22 ans
Je tuerai pour que toutes mes nuits ressemblent à celle ci. Le genre de nuit où le temps s’arrête et pendant laquelle t’as l’impression d’être immortel.
Mon Lil’ d’un côté, ma meuf qui va pas tarder à revenir s’installer sur moi, je veux rien de plus que ça. Ah, si : mes cacahuètes grillées.
Lil’ et Hya, c’est finito. Ça me manquera de plus l’avoir avec nous, mais ça s’est terminé comme il fallait. C’est que je comprends. J’écoute, mais j’entends un mot sur deux. Ma cervelle baigne dans l’alcool, et elle tente désespérément de s’accrocher à ce qui passe. La discussion avec Chris, une idée qui passe, un visage que j’ai vu dans la journée, ma mère qui m’a dit un truc dans la journée, le déhanché de ma Miya…
« J’vois, ouais », je réponds derrière lui. Je sais même pas ce que je dois voir, ni même ce qu’il a voulu dire avant.
Chris se penche au-dessus de moi pour me piquer une clope. C’est habituel. Ce mec, c’est à croire qu’il a jamais ses clopes alors que c’est un gros fumeur. Mais c’est pas grave. Le paquet de Lloyd, c’est le paquet tout de tout le monde. Ou alors c’est celui de Miya ? Je sais plus. Maintenant, c’est le paquet de tout le monde.
« Merci, mon pote ». Je récupère la clope en me redressant pour l’allumer. Chris allume les siennes avec sa baguette, moi je sais plus où j’ai foutu la mienne. De toutes façons, je préfère utiliser mon Zippo. Je rassemble mes mains autour de ma clope et l’allume d’un coup de flamme. Je tire tranquillement, concentré sur le bout qui rougit, l’oreille attentive aux mots de Chris. Je souris, comme un débile. Mes mains retombent, mon sourire reste.
Ma Miya.
J’ai jamais autant aimé quelqu’un. J’ai eu des copines, avant elle. Plein. Tout plein. Mais Miya ? C’est mon âme sœur. Je crois pas à ces conneries, en général. Avant elle, j’y croyais pas, en fait. T’as personne dans l’Univers qui t’es destiné, ça c’est ce que je disais avant de rencontrer Miya. Elle est ce qui manquait à ma vie. C’est la moitié de mon âme. Je te jure. J’abuse même pas. J’ai jamais vu ça avant. Quand elle s’éloigne, j’ai l’impression qu’on m’arrache une partie de moi. Quand elle vient enfin dans mes bras, je peux crever en paix, je me sens complet. Miya, c’est l’amour de ma vie. Je le sais. Tout le monde le sait. Alors ouais, je la bouffe des yeux, elle me bouffe des yeux, on a l’air de deux gros canards mais tu sais quoi ? Je m’en fous d’avoir l’air intelligent tant que j’ai l’air heureux.
La voix de Miya éclate, Chris et moi nous retournons en même temps. Je souris direct. J’ai le cœur qui bat la chamade. Putain, ce qu’elle est belle. Regarde moi la, sérieux ! Et écoute la ! Sa rockstar. Bébé, je suis tout ce que tu veux que je sois tant que tu me le demandes avec cette jolie bouche que je crève d’envie d’embrasser là, maintenant. J’suis complètement amoureux. J’en perds les mots. J’oublie ce qu’elle est parti chercher. Tout ce que je veux, c’est qu’elle revienne. Elle me manque.
J’ouvre de grands yeux en tournant la tête vers Chris. Chauve-souris, mon reuf ? Sérieux ? J’ai même pas le temps de réfléchir si c’est cool ou pas cool : c’est un compliment. La tronche d’u compliment. Une chauve-souris…
Eh, ça lui va bien ! Je tourne la tête vers elle, histoire d’être sûr qu’elle le prend bien. Et, dans le doute, je veux qu’elle voit mes yeux qui la dévorent. Si c’est une chauve-souris, c’est la plus sexy du règne animal.
« Des cacahuètes grillées », je réponds autant à l’un qu’à l’autre.
La clope pincée entre mes lèvres, mes doigts chopent l’épaule de Lil et l’utilisent comme canne pour me relever dans un grognement. Ça tangue sévère. « ‘scuse, mon pote », parce que je suis poli.
Et les yeux rivés sur ma copine, j’avance vers elle en récupérant ma clope. Je tire une longue taf que je relâche une fois à sa hauteur. Ma main vient chercher le haut de la fenêtre à laquelle je m’accroche pour me pencher à sa hauteur.
« Tu t’en sors ? » je demande. Je cale ma clope entre deux doigts et laisse le dos de ma main caresser sa joue. « T’as la peau toute chaude. Viens t’poser au frais. Je vais gérer. »
758 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
Demain comme si c'était hier
Woopla, ça tangue là. Je vacille un peu, me rattrape au cadre de la fenêtre et sourit un peu plus fort quand je réussi à me retenir. Eh ! J'suis même pas tombée ! Très fière de moi, je me marre et appuie mes bras contre le toit. Raaah il fait bon dehors, pourquoi fait aussi chaud à l'intérieur même ? Ouais, p't'être que ça a voir avec les disques qu'on fait tourner fort pour que le son monte jusqu'à nous, peut-être que c'est parce que je viens de passer dix minutes à danser au lieu d'aller chercher...quoi, déjà ? Ouais, danser, c'est ça qui m'a donné super chaud. Je souffle et ma température redescend un peu. Mon regard file vers Lloyd et mon coeur se gonfle de cette douceur familière que je ressens dès qu'il est à proximité de moi. La douceur et le besoin irrépressible de le toucher pour m'assurer de sa présence, pour vérifier qu'il est bien réel. J'y peux rien ça, c'est un tic, je passe mon temps à me demander s'il existe vraiment. Mais faut comprendre, c'est tellement parfait que parfois j'en ai le tournis. Quoique, là, le tournis je le dois aux litres dont je suis très certainement imbibée. Et ça me fait marrer, je sais pas pourquoi.
Jusqu'à ce que Chris déblatère ses bêtises de chauve-souris, là ça me fait plus rire du tout. Une chauve-souris ? Et puis quoi encore, je suis toujours fâchée quand Lloyd m'appelle Ryuk (dire que je l'ai cru quand il a dit que c'était un personnage super stylé, j'en reviens pas). Il m'fait rire Chris, je le kiffe. Il est pas du tout comme on dirait qu'il peut être, et je le trouve cool.
« Eh dites donc, c'est dans mon paquet d'clopes que vous tapez ? je lance en retour, faussement agacée. Ça coûte une blinde, et vous l'savez en plus », je râle.
C'est pour la forme, de toute manière tout ce qui est à moi est à eux et vice versa. Enfin nan, pas tout. Lloyd, je partage pas. Y'a que moi qu'ait le droit de l'embrasser et me blottir contre lui, y'a que moi qui dort avec lui et qui l'appelle 'mon amour'. Parce que c'est ça, entre nous deux, c'est le plus bel amour que j'ai jamais eu. C'est les nuits folles passées à parler sur le toit, cigarette en bouche et bouteille à la main, c'est les courses poursuites dans l'appartement jusqu'à s'effondrer sur le canapé, c'est la vie au rythme de nos sourires, nos baisers, au rythme de la musique et des idées folles. Moi ça me va. Pas de faux, que du vrai, nos sentiments en guise d'inspi, nos corps qui vivent selon ce qui vient et nos têtes embrumées. Alors, comme j'suis heureuse, je boude pas le nouveau surnom dont Chris vient de m'affubler — même si bon, une chauve-souris c'est pas si mignon que ça. Et que je mate Lloyd autant que je veux, quand je veux.
« Sérieux comment tu fais pour trouver des trucs comme ça, je me marre, levant les yeux au ciel. Mais allez, j'valide, va pour une chauve-souris, de toute façon ça sera jamais pire que Ryuk », je lâche d'une voix plus ou moins hésitante, soudain distraite par Lloyd qui s'approche de moi.
Tu m'étonnes que j'ai oublié ce que je devais aller chercher. Quand il me regarde comme ça, j'en oublierait mon propre nom. J'suis tombée amoureuse fort.
« Hm, je fais, très distraite. Je viens de taper le plus beau déhanché de ma vie dans la cuisine. »
Quand sa main caresse ma joue, le contact m'électrifie. Les frissons courent sur ma peau, je vois plus que lui. Il est frais, ça fait du bien. Il me fait tourner la tête autant qu'il m'aide à la garder sur les épaules, c'est un truc de dingue. Et dès qu'il me touche, j'en ai plus rien à faire de cette histoire de cacahuètes grillées — je sais même plus où elles sont — parce que tout ce qui compte, c'est de capturer cette fraicheur et de dire à ma rockstar que je l'aime plus que tout.
Alors je me hisse sur le toit, assise les jambes dans le vide, et je profite du geste pour embrasser ce sourire au goût de cigarette, d'alcool fort, d'amour et de folie. Comme à chaque fois, ça me met sens dessus dessous. Je l'embrasse avec toute mon âme, je l'embrasse comme si c'était la dernière fois, comme si j'étais désespérée, perdue sans ce contact. Et je murmure plusieurs "je t'aime" contre ses lèvres, juste pour le plaisir de le dire et de le sentir sourire à mes mots. Puis je me recule, je dépose un baiser plus chaste sur sa joue et je m'extirpe de l'appartement en entier, plus que ravie de retrouver la fraicheur de la nuit. Ma peau picote, mes lèvres sont chaudes, j'ai envie d'une clope et d'un verre. La vie est belle.
« J'te laisse gérer », je dis avec un sourire dans la voix en m'affalant à côté de Chris.
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851 mots
Jusqu'à ce que Chris déblatère ses bêtises de chauve-souris, là ça me fait plus rire du tout. Une chauve-souris ? Et puis quoi encore, je suis toujours fâchée quand Lloyd m'appelle Ryuk (dire que je l'ai cru quand il a dit que c'était un personnage super stylé, j'en reviens pas). Il m'fait rire Chris, je le kiffe. Il est pas du tout comme on dirait qu'il peut être, et je le trouve cool.
« Eh dites donc, c'est dans mon paquet d'clopes que vous tapez ? je lance en retour, faussement agacée. Ça coûte une blinde, et vous l'savez en plus », je râle.
C'est pour la forme, de toute manière tout ce qui est à moi est à eux et vice versa. Enfin nan, pas tout. Lloyd, je partage pas. Y'a que moi qu'ait le droit de l'embrasser et me blottir contre lui, y'a que moi qui dort avec lui et qui l'appelle 'mon amour'. Parce que c'est ça, entre nous deux, c'est le plus bel amour que j'ai jamais eu. C'est les nuits folles passées à parler sur le toit, cigarette en bouche et bouteille à la main, c'est les courses poursuites dans l'appartement jusqu'à s'effondrer sur le canapé, c'est la vie au rythme de nos sourires, nos baisers, au rythme de la musique et des idées folles. Moi ça me va. Pas de faux, que du vrai, nos sentiments en guise d'inspi, nos corps qui vivent selon ce qui vient et nos têtes embrumées. Alors, comme j'suis heureuse, je boude pas le nouveau surnom dont Chris vient de m'affubler — même si bon, une chauve-souris c'est pas si mignon que ça. Et que je mate Lloyd autant que je veux, quand je veux.
« Sérieux comment tu fais pour trouver des trucs comme ça, je me marre, levant les yeux au ciel. Mais allez, j'valide, va pour une chauve-souris, de toute façon ça sera jamais pire que Ryuk », je lâche d'une voix plus ou moins hésitante, soudain distraite par Lloyd qui s'approche de moi.
Tu m'étonnes que j'ai oublié ce que je devais aller chercher. Quand il me regarde comme ça, j'en oublierait mon propre nom. J'suis tombée amoureuse fort.
« Hm, je fais, très distraite. Je viens de taper le plus beau déhanché de ma vie dans la cuisine. »
Quand sa main caresse ma joue, le contact m'électrifie. Les frissons courent sur ma peau, je vois plus que lui. Il est frais, ça fait du bien. Il me fait tourner la tête autant qu'il m'aide à la garder sur les épaules, c'est un truc de dingue. Et dès qu'il me touche, j'en ai plus rien à faire de cette histoire de cacahuètes grillées — je sais même plus où elles sont — parce que tout ce qui compte, c'est de capturer cette fraicheur et de dire à ma rockstar que je l'aime plus que tout.
Alors je me hisse sur le toit, assise les jambes dans le vide, et je profite du geste pour embrasser ce sourire au goût de cigarette, d'alcool fort, d'amour et de folie. Comme à chaque fois, ça me met sens dessus dessous. Je l'embrasse avec toute mon âme, je l'embrasse comme si c'était la dernière fois, comme si j'étais désespérée, perdue sans ce contact. Et je murmure plusieurs "je t'aime" contre ses lèvres, juste pour le plaisir de le dire et de le sentir sourire à mes mots. Puis je me recule, je dépose un baiser plus chaste sur sa joue et je m'extirpe de l'appartement en entier, plus que ravie de retrouver la fraicheur de la nuit. Ma peau picote, mes lèvres sont chaudes, j'ai envie d'une clope et d'un verre. La vie est belle.
« J'te laisse gérer », je dis avec un sourire dans la voix en m'affalant à côté de Chris.
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851 mots
#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage