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PrécédemmentCe RP n’est rien d’autre qu’un moment de Lou, il n’a rien à voir avec le contexte tout comme il n’a rien à voir avec le rôle de Maître du Jeu. Lou est journaliste et comme sûrement plein d’autres journalistes, il a une vie à vivre...
Ce RP mélange plusieurs temporalité et vous vous retrouverez à un moment dans l’esprit perdu de Lou. Rien n’est laissé au hasard, c’est son esprit à lui et il n’y a pas forcément besoin d’y avoir une cohérence.
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Explicite
Explicite
Ainsi étaient les choses. Lou se demandait si finalement l’effet papillon n’avait pas un véritable sens parce qu’en soit il n’avait suffit que d’une seule chose pour entrebâiller non pas la boîte de Pandore mais la boîte d'Héra. Enfin Héra, non c’était pas cette Héra là, c’était Elle. Elle qui avait créé en lui cet état d’ivresse maladive. Si peu de choses donc, si peu…
Jeudi 11. 22h31
Une simple soirée et il avait réussi à se retrouver seul dans son propre appartement, les autres étaient partis dehors. Alors, pris par une force, un chagrin ou une colère, il ne savait pas, il avait mis la musique. Forte. Et il s’était assis devant le son qui venait le transpercer comme elle l’avait transpercé. Alors il disparut. Non pas physiquement, juste mentalement. Ce n’était ni douleur, ni chagrin, ni quoi que ce soit d’autre. Ça le dévorait seulement avec puissance. À ce moment précis, il s’était dit que c’était fini. Qu’il n’allait plus attendre des rêves inaccessibles et qu’un jour, celui-là en l’occurrence, il allait devoir se réveiller. Et quand les autres revinrent, il se contenta de remettre son masque en tentant de faire preuve de sympathie tandis qu’Elle s’était endormie sur le tapis par fatigue. Il avait mal. C’était tout. Il se réveillait alors même qu’il ne le voulait pas.
?
Ça n’avait évidemment pas marché. La voir ne lui faisait pas mal, ou en tout cas ça ne lui faisait pas seulement mal. Il était touché et une chose dans sa poitrine faisait des bonds anormaux quand il fallait penser à elle. La musique n’avait rien changé, la soirée non plus et malgré tout ce que Narcisse aurait pu lui dire, il l’aimait encore...
Jeudi 18. 23h27
Il avait perdu le fil. Enfin, pas qu’un seul fil. Il avait perdu trop de fils différents à cet instant pour que ça puisse être clair dans sa tête et dans le reste. C’était simple, elle venait de lui dire qu’elle était attirée. Mais que ça changeait, enfin, “girouette”, elle avait utilisé le mot girouette. Et franchement, il n’avait pas su quoi en penser. Enfin si, son cœur avait de nouveau pété un câble mais ça, il en avait pris l’habitude. Quelque chose de terrible s’empara alors de l’esprit de Lou : l’espoir. Alors qu’elle lui avait clairement dit de pas s’emballer. Mais lui, il restait encore un petit gamin, les cadeaux il les déballait avec douceur. Voilà que le rêve qu’il avait voulu éteindre revenait avec force. Y avait-il la moindre chance qu’il ait pu la faire tomber ? Même tomber n’était pas un moment qu’il appréciait pour définir cette chose, tomber c’est malsain, c’est faire une faute. Était-ce une faute de l’aimer ? Et finalement il lui avait aussi donné un bout de son cœur, un peu de secret. Sorrow inavoué. Lui il était journaliste, c’était les mots qu’il gérait, enfin, ça dépendait quand mais là, il n’avait pas été mécontent des mots qu’il lui avait envoyés. Pour la première fois de sa vie il lui avait écrit “je t’aime” même si ça n’était directement adressé à elle de base. Enfin si c’était elle, mais elle était pas censée le lire aussi rapidement après qu’il n'eût fini d’écrire. Puis il avait été dormir.
Samedi 20. 10h47
Il allait travailler quand une idée lui traversa l’esprit. Idée qu’il réprima aussitôt pour la simple et bonne raison que c’était du suicide. Il voulait lui proposer d’essayer. Et qu’au pire si ça fonctionnait pas, ben au pire ils resteraient amis, du moins l’espérait-il. C’était stupide. Si elle disait non ça pouvait être la fin de tout. Alors qu’ils commençaient seulement à se rapprocher à nouveau. Il abandonna donc ce fragment de pensée dans un coin perdu de sa tête.
Dimanche 21. 22h30
Il venait de finir de bosser, enfin, il venait, il venait surtout d’arriver chez son ami après être passé chez lui. Ce soir-là, elle était arrivée avant lui et finalement, l’ambiance avait été festive. Agréable. Lou avait principalement retenu la discussion qui s’était ensuivie entre elle et lui. Ils s’étaient parlé assez ouvertement et Lou avait pris plaisir à la conseiller et tenter de lui redonner de l’envie dans ce qu’elle faisait. Cela avait dû durer deux ou trois heures. Et pour Lou, ces trois heures avaient été courtes. Parler avait été un baume dans son cœur...
Jeudi 25. 09h34
Il savait plus s’il avait bien dormi ou non. Il était juste un peu de mauvaise humeur. Ou plutôt était-il juste perdu. Il était perdu entre son attirance et sa répulsion. Était-ce de la répulsion d’ailleurs ? Ou bien du désintéressement ? Il ne savait même pas ce qu’elle ressentait, il la voulait sans savoir si elle le voulait. Et ça créait en lui un double état au point qu’il s’était senti bipolaire. Il l’aimait tellement fort qu’il se détestât de l’aimer sans savoir comment c’était possible. En fait, il détestait le fait de ne pas savoir lui-même reconnaître les limites, ou plutôt d’être limité lui-même. Au fond, Lou ne savait pas ce qui le tourmentait et il avait juste peur. Il était effrayé à la simple idée de la perdre et cela le faisait tomber sans fin.
Vendredi 26. 00h44
Lou venait d'avoir un éclair, peut-être pas de génie mais ce qu'il voulait faire allait sûrement être beau. Il avait pris de quoi s'enregistrer et de quoi créer des sons. Puis il avait commencé une musique.
Vendredi 26. 02h58
En deux heures. En deux heures, il avait composé, écrit, enregistré et chanté une musique pour elle. Sans qu'il en sache la raison, les mots pour une fois lui étaient venus facilement en musique. HcIsity(isw) était le nom en acronyme. Il n'y avait en réalité pas de réelle poésie dans le texte, mais les accords de la musique l'avaient transporté. Il s'était couché après avoir finalisé la chose. C'était simple, il aimait ça.
Vendredi 26. 09h34
Il lui avait demandé s'il pouvait lui envoyer quelque chose qui le gênerait sûrement plus que le texte. Et elle avait dit de faire comme il voulait. Alors Lou n'avait pas hésité aussi longtemps qu'il l'aurait souhaité. Il avait appuyé. Elle avait reçu. Elle avait entendu. Et lui, il était à la fois gêné et fier. De toute façon, il lui avait écrit en musique : s'il le fallait il irait hurler à la rue ce qu'il pensait au fond de lui. Il fallait bien avoir du courage quelques fois et cette fois-ci, Lou ne regrettait pas.
Vendredi 26. 11h15
Il avait pris ses jambes pour marcher. Il fallait travailler chez un ami et elle y était aussi. C'était peut-être aussi pour ça qu'il s'était mis en retard. Pour retarder le moment fatidique. Et même si au final ça n'avait pas été si terrible que ça, il n'y avait rien eu de spécial entre les deux.
Dimanche 28. 21h56
Il avait rejoint un ami ce soir-là, exactement comme la semaine dernière, cette fois Elle n’était juste pas là. Même s’il avait fini, sans savoir comment ça avait été possible, enfin bref Lou avait fini par entrer en contact avec elle, et en direct. Et ils s'étaient parlé pour de vrai d'eux et du futur. Lou avait osé parlé de sa pensée, il lui avait dit "essayons" et au pire on verrait. Et elle avait dit qu'elle y pensait. En réalité, une chose l'avait marqué, il l'avait dit un peu plus tôt. Lou lui avait demandé si elle voulait enfin quelque chose d'explicite. Elle avait dit oui. Et il lui avait juste écrit "Je t'aime". C'était la première fois qu'il le disait en direct. Elle s'était cachée et la conversation avait suivi la délivrance des cœurs sans pour autant que l'un ou l'autre ne soit fixé sur l'après. Et même si Lou était pris d'une énergie formidable, il ne savait absolument pas ce que pensait Héra et il avait peur, c'était parler ou mourir. Il avait parlé, et son cœur hésitait entre mourir et vivre. C'est fou ce qu'il aimait lui parler quand même.
Lundi 29. 12h24
Le midi avait été tranquille. Les quatre amis s'étaient retrouvés en légèreté pour manger. Lui et Elle s'étaient jeté des regards furtifs et d'autres plus longs. Un jeu véritable entre deux paires de pupilles grandes ouvertes.
Lundi 29. 17h03
Il était chez elle. Sur son balcon enroulé dans un plaid alors qu'il faisait normalement trop chaud pour qu'il puisse le supporter. Étrangement, Lou n'avait pas osé remettre directement sur le tapis le sujet de la veille. Les sujets de discussions venaient aisément, et même si elle parlait plus que lui, il adorait l'entendre parler, s'embrouiller dans ses mots, la voir sourire...
Lundi 29. 18h30
Il avait enfin mis les mots sur ce qu'il voulait dire. Enfin non, il avait enfin ouvert la bouche pour lui demander "et le 'essayons' ?". Elle avait dit qu'elle voulait voir, qu'elle voulait se donner peut-être la semaine. Mais Lou avait aussi retenu une phrase : elle ne savait pas ce qui la retenait de dire oui. Il avait tenté de parler, comprendre ce qu'il y avait et ils avaient continué la conversation puis dévié de sujet une fois, puis deux. Lou ne savait pas encore. Mais l'espoir grandissait.
Lundi 29. 21h01
Ils étaient finalement retournés à l'intérieur car le froid grandissait sur le balcon. Ils avaient reparlé. À croire qu'ils ne faisaient que ça, parler et encore parler et Lou aimait aussi lui parler. Puis d'un calme, légendaire elle prononça une phrase sur un ton presque banal "ok ben on fait ça". Enfin ça devait être un truc du genre, sous le coup de l'émotion Lou n'arrivait pas à réaliser. Elle parlait bien du 'essayons'. Et trois minutes après avoir à nouveau discuté gaiement, ils s'étaient embrassés. Et cette fois-ci, ils étaient coordonnés. Puis il était parti dans son appartement le cœur débordant.
Mardi 30. 09h47
D'un accord tacite ils avaient décidé d'être discrets en présence des deux autres, même s'il fallait avouer que ces deux-là avaient été au courant assez rapidement. Et ils l'avaient été, discrets. Ça lui allait à Lou, prendre le temps de bien faire les choses, c'est aussi ce qu'elle lui avait confirmé. Il ne voulait pas être oppressant, à la fois lui laisser de l'espace tout en restant présent pour elle. De toute façon, c'était aussi un peu comme ça qu'il voyait l'amour. Ils étaient à deux ensembles. Ils se l'étaient dit, la communication était la clef d'une relation saine. Et lui, il aimait beaucoup ce principe.
Mardi 30. 20h32
Ils étaient à nouveau tous les quatre et étrangement ils avaient presque fait bande à part durant la soirée, Elle et lui avec en face les deux autres. La fatigue y était pour quelque chose mais Lou s'en voulait quand même un peu. Un plaisir coupable parce qu'il avait aussi aimé être à ses côtés.
Mardi 30. 23h21
Elle et lui étaient fatigués. Alors ils s'étaient couchés dans la mezzanine de son appartement tandis que les deux autres étaient restés en bas parlant et rigolant encore.
Mardi 30. 01h27
Lou avait aussi appris sur elle. Ils avaient partagé quelques mots mais, en réalité, ils s'étaient surtout échangé des baisers volés sur l'instant. Et d'autres plus longs. Le reste leur appartient sûrement mais ils s'étaient déjà dit de pas aller trop vite.
Alors ils allaient prendre le temps de vivre.
Jeudi 1er. 17h53
Il venait d’émerger d’une sorte de sieste où il n’avait pas réellement dormi. Il était sur son lit enroulé dans un plaid comme à son habitude tandis qu’elle avait été se préparer. Il l’avait ensuite écouté jouer de la musique pendant une bonne demi-heure et ils s’étaient mis en route vers son appartement à lui, la mezzanine étant apparemment un argument de taille pour dormir.
Jeudi 1er. 21h30
Ils avaient successivement travaillé, mangé puis parlé. C’était d’une simplicité étonnante qui prenait tout son effet dans les moments comme celui-ci. Et plus Lou lui parlait, plus il tombait amoureux d’elle si encore il était possible de tomber plus amoureux.
Vendredi 2nd. 10h34
Elle était partie relativement tôt et Lou voyait son esprit envahi de peur. Peur que le rêve s’arrête parce qu’elle partirait. Et il savait pertinemment pour quelles raisons probables elle pourrait partir. Premièrement parce que finalement elle aurait mieux fait de pas dire « oui essayons » et c’était en effet une raison probable. Sauf qu’en réalité ce qui le préoccupait le plus c’était lui-même par rapport à elle. Il avait l’impression d’être « trop là ». Tout ce qu’il faisait en soi était tourné vers leur relation. Trop de choses convergeaient vers elle et Lou avait peur que ce trop-plein lui fasse non pas peur, mais qu’elle se rende compte que Lou était juste trop. Il n’avait pas pleuré.
Vendredi 2nd. 14h02
Les quatre amis étaient de nouveau réunis et Lou s’était d’instinct mit de côté, prétextant la fatigue, qui elle aussi jouait pour quelque chose, mais il était évident que le jeune homme tentait maladroitement de cacher son mal-être. Ils étaient sortis au bout d’un moment et ils avaient rigolé ensemble. Seul Lou semblait peut-être plus terne. Il l’aimait si fortement que cela lui faisait mal.
Samedi 3. 07h00
Il avait dormi deux heures, deux heures seulement. Son esprit était dans un état de végétation et pourtant il avait pris deux cafés. Il n’avait juste pas mangé. La mâtinée avait été morne. Il était resté dans un état de tristesse et de honte. Il faisait l’autruche. Puis il s’était résolu à lui parler de ses peurs. Sauf qu’il ne savait pas comment lui présenter pour qu’elle ne se dise pas qu’il ne l’aimait plus. Au contraire. Tout pas de travers qu’il pouvait faire pouvait coûter cher pensait-il… Il était « trop ». Trop là, trop présent, trop romantique, trop focalisé sur elle. Trop. Comment lui exprimer ses peurs ? Ça ne faisait même pas une semaine et tout pouvait voler en éclats si facilement. Peur, il avait peur. Lou était terrorisé de ressentir la même douleur que le mois précédent. Alors il lui avait juste écrit qu’il avait à lui parler la prochaine fois qu’ils se verraient, deux ou trois jours après, et elle avait dit ok.
Samedi 03. 18h16
Son esprit s’illumina. Enfin. De façon assez grossière Lou venait de comprendre, ou plutôt de mettre en lumière quelque chose sans qu’il ne sache exactement l’importance ou même la pertinence de ladite chose. Il avait compris que le 18 et le 20 jouaient encore dans sa conscience. Que tant qu’il n’avait pas passé le cap de ce moment douloureux peut-être qu’il n’allait pas pouvoir avancer correctement avec elle. Il ne voulait pas retomber dans la souffrance, dans les larmes, il ne voulait pas sombrer et son cerveau lui faisait peur. Il avait tellement peur qu’elle ne parte à nouveau, parce qu’il savait qu’au fond ça n’était pas rien. Donc il s’était dit qu’il allait lui écrire, comme ça, simplement. Qu’il allait faire des efforts ; qu’il voulait, même si le feeling était important, qu’elle lui dise qu’elle voulait du temps pour elle-même lorsqu’ils étaient ensembles. Il s’était aussi dit que de son côté il allait moins la coller, peut-être juste répondre à ses besoins au début, peut-être juste l’attendre, qu’il patienterait ses baisers. Ça ne devait pas être une solution qui allait payer ses fruits vu qu’il ne faisait qu’attendre ses gestes mais il avait l’impression que depuis le début de la semaine c’est lui qui l’avait approchée à chaque fois, c’était pas ce qu’il souhaitait, et il s’en voulait. La clef était la communication et pourtant il n’avait rien dit de cette peur qui le rongeait doucement alors qu’en fait, c’était la peur de la fin qui pouvait elle-même causer la fin. Et pour ça, en s’en rendant compte, il eut encore plus peur de sa peur.
Lundi 05. 11h11
Il était libéré. Ou du moins avait-il l’impression d’être libéré. Libéré du mois passé. Malheureusement cela avait engendré le fait qu’il l’aimait encore plus qu’avant parce que son cerveau ne lui mettait plus de limites mais il se sentait heureux. Heureux d’avoir pris du temps pour lui. Heureux d’avoir chassé de son esprit cette émotion qui semblait avoir cristallisé.
Mardi 06. 21h26
Il n’avait juste plus de mots disponibles pour tout ce qu’il ressentait. Plus il passait du temps avec elle plus il l’aimait.
La phrase à droite est vraie.
La phrase à gauche est fausse.