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2 juillet 2046,
Résidence des Luben, Bristol, Angleterre
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Ce RP a pour but de relater quelques bribes de l'été d'Alexander
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Alors que la voiture de ses parents se garait devant la maison familiale, située dans un quartier résidentiel plutôt huppé de Bristol, Alexander songeait déjà à la fin des vacances, qui s’annonçaient tout aussi longues que le trajet qu’il venait de subir. Lorsqu’il était sorti du train, son père l’attendait, le sourire aux lèvres et les yeux remplis de fierté, derrière ses épaisses lunettes. Il avait couru pour le rejoindre au plus vite, comme si chaque seconde de plus passée loin du lui se traduisait par des histoires en moins à lui raconter. Néanmoins, il s’était retenu de lui sauter dans les bras. Sait-on jamais, certains de ses camarades auraient pu le voir. Il jouissait d’une réputation à tenir, tout de même. Pendant qu’ils se dirigeait tous deux vers la sortie de la gare, Alexander s’empressa de lui raconter de façon désordonnée les dernières nouvelles en date, celles qu’il n’avait pas pris la peine de lui envoyer par hibou. Le Dominion, les examens de fin d’année, mais aussi les rencontres qu’il avait faites tout au long de l’année et les professeurs qu’il adorait détester. Son père écoutait attentivement ce que le jeune garçon avait à lui raconter, haussant parfois un sourcil lorsqu’un élément du récit retenait son attention, sans toutefois prononcer un mot. Après tout, Alexander ne lui en laissait pas vraiment l’occasion, dans son flot de paroles dense mais surtout ininterrompu.
A l’extérieur de la gare de King’s Cross, la voiture attendait en double-file, sa mère au volant. Ses affaires rapidement embarquées dans le coffre, le jeune garçon était entré dans la voiture en la saluant énergiquement, et la petite famille s’était mise en route en direction de Bristol. Presque trois heures de trajet. Dans un silence pesant. Alexander avait tenté de continuer à raconter ses histoires, mais en voyant le regard foudroyant de sa mère dans le rétroviseur, il s’était très vite ravisé. Peut-être qu’à la maison, les langues se délieraient ? Le trajet était si long, que le jeune Gryffondor songeait à toutes les façons que les sorciers auraient pu employer pour arriver plus rapidement à bon port. Un Portoloin ? Transplaner ? Ou pourquoi pas même avec un balai ? Bon, il savait qu’il ne maîtrisait rien de tout ça. Et se promener en balai dans le ciel des villes n’était pas non plus une idée de génie. Alors à quoi bon ? Toujours était-il que la voiture s’avérait être un vrai cauchemar. Il s’était bien gardé de le mentionner, prenant son mal en patience le temps de cet infernal trajet.
La voiture enfin garée, Alexander en sortit en trombe, laissant à ses parents le soin de décharger tout son attirail. Il grimpa à toute vitesse les escaliers menant à sa chambre. Tout était comme avant, rien n’avait bougé. Parfait. Il sauta sur son lit. Evidemment, il était infiniment plus moelleux que celui qu’il avait à Poudlard. Et pourtant, les lits de Poudlard n’étaient pas connus pour être particulièrement inconfortables ! Il jeta un œil du côté de son bureau, de son armoire, et de ses étagères. Tout était comme il l’avait laissé pendant les dernières vacances, mais en mieux rangé. Rassuré, Alexander sortit de sa chambre et fit un détour vers le bureau de son père où s’excitait déjà Olga, la chouette de son père. Soit elle était ravie de le voir, soit elle profitait juste du fait qu’un humain passe par là pour réclamer une friandise. Connaissant bien le caractère de la vieille chouette, Alexander supposa que c’était la seconde option, et glissa un Miamhibou à travers la grille, pour le plus grand plaisir du volatile. Son petit tour d’inspection terminé à l’étage, il entreprit de descendre voir ses parents, mais s’arrêta net au milieu des escaliers en les entendant discuter à voix basse.
«Nora, il vient à peine de rentrer…
- On s’était pourtant mis d’accord. Je ne veux pas en entendre parler son mon toit.»
Pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’il s’agissait de Poudlard et de la magie. Définitivement, rien n’avait changé. La discussion se poursuivait, mais Alexander n’en perçut très rapidement plus que des bribes, signe que les deux adultes s’éloignaient pour discuter sans risque d’être entendus par leur fils. Ce dernier termina sa descente, dépité. Ses vacances s’annonçaient interminables, s’il devait mesurer le moindre de ses mots devant sa mère.
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Dernière modification par Alexander Luben le 1 sept. 2021, 19:24, modifié 2 fois.
Alexander, 6ème année RP, #MMG, Loustic problématique & ex-muraille des Griffes Ardentes | #9B8127 | PR
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4 juillet 2046
Résidence des Luben, Bristol, Angleterre
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Finalement, le début des vacances n’était pas aussi ennuyeux qu’il ne le pensait. A peine arrivé, ses parents l’avaient emmené dans son restaurant préféré, puis au cinéma. Et le lendemain, c’était au parc d’attractions. Il était extrêmement content de partager des moments de plaisir en compagnie de ses parents, qui lui avaient manqué tout au long de l’année. Certes, il avait eu l’occasion de les voir pendant les vacances de Noël, mais ils avaient été tellement occupés par leur travail qu’il n’avait pas vraiment eu l’occasion d’en profiter. Cependant, Alexander n’était pas dupe. Il savait bien que toutes ces sorties étaient une idée de sa mère, pour lui tenter de lui faire oublier Poudlard, au moins pendant quelques jours. Mais ça ne durerait pas éternellement. Certes, ce genre de petit plaisir moldu lui avait manqué, mais en tant que Sang-Mêlé, n’avait-il pas l’avantage de pouvoir tirer le meilleur de chaque culture ? Du côté moldu, l’art, les jeux, le sport. Du côté sorcier, la magie. Pour lui, c’était une aubaine. Pas une quelconque malédiction comme sa mère semblait le penser. Confortablement installé dans son lit, alors qu’il entamait Dragons de Grande-Bretagne et d’Irlande , qu’il avait discrètement chapardé dans la bibliothèque de son père quelques minutes plus tôt, la voix de sa mère retentit du bas de l’escalier.
«Alex, à table !»
Les dragons allaient attendre un peu plus longtemps. Alexander referma le livre et se leva. Il ouvrit sa porte qui grinça, signifiant à sa mère qu’il était en train d’arriver. Il descendit les marches et se dirigea vers la salle à manger. Son père était déjà attablé, et sa mère était en train de servir le dîner. Il prit place à côté de lui, et cette dernière s’installa en face de son fils. Du poisson. Super… Alors qu’il s’efforçait de vider le contenu de son assiette, sa mère brisa enfin le silence glauque qui régnait. Décidément, cette absence de discussion gênante semblait être une nouvelle coutume de la maison !
«Alors mon chéri, comment ça se passe à l’école ? Enfin, dans les matières normales je veux dire.»
Ç’était trop beau pour être vrai. Elle était bien obligée de rajouter cette dernière phrase, sans quoi il se serait lancé dans l’explication de ses cours de Défense Contre les Forces du Mal, ce qui n’aurait pas manqué de faire paniquer sa mère. Le mal, comment ça le mal ? Qui vous fait du mal ? Il l’imaginait déjà paniquer et Alexander dut prendre le temps de réfléchir. Avait-il des matières "normales" à Poudlard ? Il ne faisait pas de Mathématiques, pas de Sciences Naturelles, pas de Sport. Enfin si, mais du Vol. Pas sûr qu’elle apprécie l’entendre parler de ses prouesses aériennes. Il leva le regard vers son père, qui hocha la tête comme pour l’encourager. Ce qui se rapprochait le plus de matières moldues était sans doute l’Astronomie et la Botanique. Il décida donc de parler de ça.
«Mmh en Botanique ça va. On a appris à reconnaître des plantes, comme la menthe poivrée ou les orties et d’autres trucs. J’aime bien quand on est dans la serre et qu’on peut regarder et dessiner les plantes. Même s’il y en a des bizarres. Enfin si elles sont dans la serre de m’sieur Featherstone c’est quelles doivent bien être utiles. Dans des potions par exemple. D’ailleurs les potions…»
Alexander sentit le regard de son père se poser sur lui. Il comprit qu’il commençait à aller trop loin dans ses explications. On oublie les potions donc. Même si au fond, les potions, c’était comme la chimie moldue, les propriétés magiques en plus.
«Sinon le vendredi soir on avait des cours d’Astronomie. Le soir, vraiment tard. J’aime pas trop, parce que du coup je suis fatigué et je dors moins longtemps. Et puis, je comprends pas tout.»
Son père pouffa de rire, manquant de s’étrangler en avalant de travers.
«Tu es bien mon fils. Moi non plus je n’aimais pas ça. Je n’y allais même pas parfois !
- Owen ! Incite le à sécher les cours tant que tu y es !»
Elle le fusillait du regard. Tel un chiot que l’on gronde, l’étincelle malicieuse de son regard se tut immédiatement, et il baissa les yeux en direction de son assiette, ce qui ne manqua pas de faire sourire son fils.
«Et sinon mon chéri, au niveau des notes ? »
Voilà la question qui fâche. Alexander n’était pas un génie, et ne passait pas beaucoup de temps à étudier. C’était bon pour les Serdaigle, qui passaient leur temps à la Bibliothèque. Lui faisait le minimum nécessaire, et s’investissait seulement dans les matières qu’il jugeait intéressantes.
«E des fois…»
Il n’eut pas le temps d’énumérer ses notes que sa mère s’insurgea :
«E ?! Mais tu te moques de moi ? Tu crois que j’ai accepté que tu intègres cette école de monstres pour que tu t’amuses ? Si tu ne travailles pas sérieusement, tu vas vite revenir vivre à la maison, je te le dis ! »
Visiblement, le système de notation de Poudlard n’était pas nécessairement aisé à comprendre pour les moldus. A l’idée qu’il ne puisse pas retourner étudier à Poudlard à la rentrée, Alexander envoya valser son assiette d’un revers du bras, qui se brisa en tombant au sol. Il se leva brutalement, renversant sa chaise et courut se réfugier dans sa chambre, en claquant violemment sa porte, tout en entendant son père tenter de calmer sa femme :
«Nora, calme toi.. Laisse-moi t’expliquer.»
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Alexander, 6ème année RP, #MMG, Loustic problématique & ex-muraille des Griffes Ardentes | #9B8127 | PR
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3 août 2046
Résidence des Luben, Bristol, Angleterre
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Cela faisait seulement un mois qu’il était rentré à Bristol, mais cela lui semblait être une éternité. Poudlard lui manquait. Ses amis lui manquaient. Il aurait donné n’importe quoi pour avancer la rentrée de quelques jours. Non, de quelques semaines. Ou il aurait même supprimé les vacances d’été. Bon, peut-être pas. Mais il aurait aimé être n’importe où ailleurs. Il avait le sentiment de se trouver en prison. Il n’était pas pourtant pas puni pour une quelconque bêtise. Non, il n’avait juste pas le droit d’évoquer Poudlard. Enfin, ce n’était pas explicitement interdit, mais sa mère ne voulait pas en entendre parler. Et lorsqu’elle en entendait parler, elle se mettait dans une colère noire. Et ses parents se disputaient. Owen prenait la défense de son fils. Mais en défendant son fils, il prenait aussi la défense de son monde, ce qui énervait Nora.
Alexander aurait aimé profiter des vacances pour revoir ses anciens amis, mais il les avait laissés sans nouvelles pendant toute une année. Eux de leur côté étaient rentré au collège, et avaient commencé leur nouvelle vie, vie de laquelle il ne faisait plus partie. Il était sorti, avait croisé quelques anciennes têtes connues qui ne l’avaient même pas remarqué. Il était parti faire un tour du côté du stade où il pratiquait l’athlétisme. Courir, c’est ce qu’il avait fait le plus fait ce mois-ci. Certains de ses camarades étaient partis en voyage. Lui, il avait couru. Pour échapper à l’ambiance désastreuse qui régnait à la maison. Pour ne pas trop croiser sa mère. Cette école de monstres. Tout ça lui restait en travers de la gorge. Il avait tellement couru que ses chaussures blanches avaient désormais pris une teinte rougeâtre incrustée, qu’il n’avait pas réussi à faire partir malgré les nettoyages successifs. Il était en train de recoudre un nouvel accroc sur ses chaussures fétiches, se lamentant intérieurement sur le fait que la vie de moldu était ennuyeuse à mourir, lorsque quelqu’un frappa à la porte de sa chambre.
«Alex, je peux entrer ?»
C’était son père. Pour toute réponse, Alexander laissa échapper un grognement. Prenant ce semblant de réponse pour une autorisation, son père ouvrit doucement la porte de la chambre. Il se dirigea vers son fils et s’assit à ses côtés sur son lit. Il lui ébouriffa les cheveux, chose qu’il savait qu’Alexander détestait, mais qu’il faisait quand même pour le taquiner. Tel père tel fils.
«Ça va ? Tu t’en sors avec tes chaussures ?»
Alexander haussa les épaules. Il sentait que son père voulait lui dire quelque chose. Qu’il aille droit au but ! Il avait horreur que l’on tourne autour du pot. C’était à peu près certain qu’il n’était pas venu pour s’enquérir de l’état de ses chaussures, si ?
«Tu sais, tu ne dois pas en vouloir à maman. Elle fait de son mieux tu sais. C’était déjà difficile pour elle avec moi. Et maintenant que tu es loin, c’est encore plus dur.»
Voilà la raison. Il voulait le réconcilier avec sa mère. La relation entre mère et fils était devenue tendue. Ils s’aimaient, c’était indéniable, mais la condition de sorcier de son fils était trop difficile à avaler. Alexander sentit un mélange de colère et de frustration monter en lui, et jeta ses chaussures et son matériel de couture au sol. Geste qu’il regretta instantanément. Qu’est ce qu’il y pouvait lui, si sa mère n’était pas heureuse d’avoir deux sorciers à la maison ? Personne ne l’avait forcée à épouser un sorcier, et encore moins à avoir un enfant avec !
«C’était pas une raison pour me traiter de monstre.»
Owen fronça les sourcils. Ce n’était pas exactement ce qu’elle avait dit, mais c’est comme ça que son fils l’avait ressenti. Et lui aussi. Dire que Poudlard était une école de monstres, impliquait que ses élèves et professeurs étaient des monstres. Et Alexander était l’un d’entre eux. Lui-même avait été élève là-bas, et cette remarque lui avait glacé le sang. Comment pouvait-elle parler ainsi de sa propre famille et pire encore, de son enfant ? Owen avait l’habitude de cette facette de sa femme, et faisait tout pour qu’elle soit à l’aise. Il ne parlait pas de son travail, et limitait ses relations avec d’autres sorciers à des fins purement professionnelles. Pas question d’inviter ses collègues à dîner donc. Il ne savait pas quoi répondre à son fils, mais il ressentait sa peine dans les quelques mots qu’il avait prononcé.
«Elle ne le pensait pas. Enfin peut-être pas à ce point. Tu sais, elle et moi faisons de notre mieux pour trouver un équilibre.
- Un équilibre ?! T’appelles ça un équilibre ? Elle fait ce qu’elle veut, elle dit ce qu’elle veut, et toi tu dis jamais rien ! Et moi j’ai le droit de rien dire non plus ! J’ai pas le droit de parler de Poudlard, et elle s'en fiche de moi ! Et avant d’y aller, je connaissais rien des sorciers ! T’aurais pu m’apprendre plein de trucs, et t’as rien fait du tout ! »
Alexander regardait son père droit dans les yeux, furieux. Ce dernier tenta de poser une main sur son épaule pour l’apaiser.
«Je ne savais pas que ça te tenait tant à cœur. Mais tu sais, il n’est pas trop tard.
- Pfff. Tu dis ça mais dès que maman l’apprendra, elle te dira d’arrêter et comme d’habitude, tu feras ce qu’elle dit.
- Si j’écoutais toujours ta mère, tu serais inscrit dans un collège moldu Alex. Mais si c’est important pour toi, elle comprendra. Si tu veux, l’été prochain, on fera des choses rien que tous les deux. Il adressa un clin d’œil à son fils et ajouta, un sourire taquin au coin des lèvres : Des trucs de monstres.»
Alexander se détendit instantanément. Son père venait-il de lui proposer de faires des activités DE SORCIERS ?! Ses yeux se mirent à briller d’une lueur d’espoir.
«Comme aller voir un match de Quidditch ?»
Son père hocha la tête en signe d’approbation. Voyant qu’il semblait moins peiné, Owen ébouriffa une fois de plus les cheveux de son fils, se releva, et quitta la chambre. Alexander, fut soulagé de savoir son père à ses côtés. Rassuré, il ramassa sa paire de chaussures et décida de reprendre la réparation de ses chaussures là où il l’avait laissée, tout en se jurant qu’il prendrait son courage de Gryffondor à deux mains pour parler avec sa mère.
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Alexander, 6ème année RP, #MMG, Loustic problématique & ex-muraille des Griffes Ardentes | #9B8127 | PR
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14 août 2046
Résidence des Luben, Bristol, Angleterre
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Depuis la discussion qu’il avait eu avec son père, Alexander avait bien plus apprécié ses vacances loin de Poudlard. En effet, lorsqu’il s’ennuyait, il rejoignait son père dans son bureau. Père et fils discutaient alors de magie, de Poudlard, et Owen lui racontait même les bêtises qu’il faisait lorsqu’il avait son âge. Pour être surs que Nora n’entende rien, Alexander allumait la chaîne Hi-Fi de son père et mettait de la musique à fond. Au pire, elle râlera pour une bonne raison. Owen, ayant pris conscience des erreurs qu’il avait commises, à vouloir trop contenter sa femme au détriment de son fils unique, avait décidé de passer plus de temps avec lui. Il s’était rendu compte de la cruauté dont il avait fait preuve, à lui demander qu’il respecte les conditions que lui seul avait accepté lorsqu’il avait épousé sa femme. Alexander n’avait rien demandé. Il n’y était pour rien. Alors il n’avait aucune raison d’en être victime. Et de son côté, Alexander n’essayait plus de parler magie à table, pour le plus grand plaisir de sa mère. Tout le monde était ravi.
Ou presque. Alexander ne comprenait pas sa mère. Enfin pas totalement. Oui, il comprenait qu’elle puisse être effrayée par la magie. Beaucoup de moldus l'étaient il suffisait de voir l’ampleur des mouvements anti-sorciers qui avaient émergé au fil du temps. Il le concevait tout à fait malgré son jeune âge. Lui-même était effrayé par son manque de connaissances avant d’intégrer Poudlard. Cependant, il restait son fils. Et il avait l’impression de la dégoûter. Cela faisait longtemps que tout cela le tiraillait. Il devait lui parler. Maintenant. Le jeune gryffon sortit du bureau de son père sans un mot, descendit les escaliers. En jetant un œil par la fenêtre il vit que sa mère, Nora, se trouvait dans le jardin, en train d’étendre le linge. Alexander se dirigea vers elle, se grattant l’intérieur des mains, angoissé. A quelques mètres d’elle, il prit son courage à deux mains et lui demanda :
«Maman, je peux te parler ? »
Nora sursauta. Elle ne l’avait apparemment pas entendu arriver.
«Oh, Alex ! Bien sûr mon chéri. Qu’est-ce qu’il y a ?»
Alexander ne pouvait plus reculer, désormais, sa mère le fixait d’un air interrogateur. Il décida de soutenir son regard. Sans respirer, pour ne pas laisser le temps à sa mère de lui répondre, il décida enfin de lui dire ce qu'il avait sur le cœur.
«Pourquoi j’ai pas le droit de parler de Poudlard ? C’est vrai quoi, ça fait partie de ma vie. Et j’y peux rien si je suis un sorcier comme papa. J’ai rien demandé moi ! Oui, ça me plaît et c’est une école vraiment super, mais toi tu me souris, tu m’appelles mon chéri mais tu nous regardes comme si on était des monstres papa et moi dès qu’on parle de tout ça. »
Il souffla. C’est bon, il avait tout dit. Ou presque, mais l’essentiel était là. Sa mère termina d’étendre son drap et se retourna vers lui.
«C’est que.. Je ne suis pas à l’aise avec ça. Ce n’est pas normal Alex.
- C’est pas comme si on allait te jeter un sort ! Je n’ai même pas ma baguette maman ! Et puis de toute façon, même si je l’avais, je n’aurai pas le droit ! »
A l'idée que l'un d'entre eux puisse à l'avenir user de sorcellerie contre elle, Nora frissona. Était-ce si difficile pour Owen et Alexander de comprendre son point de vue ? Elle craignait la magie, elle ne voulait pas être confrontée à ce monde, et ils semblaient se liguer contre elle à ce sujet. Pour le jeune garçon, c'était comme s’il parlait à un mur.
«C’est si difficile pour toi de respecter la seule chose que je t’ai demandé de toute ta vie ? Ne pas parler de tes histoires de… Sorcier.»
Elle avait craché ce dernier mot comme si en le prononçant, elle allait être infectée par une maladie grave et incurable. Avec dégoût. Ce qui mit Alexander hors de lui. Il donna un grand coup de pied dans le panier à linge de sa mère et les larmes commencèrent à lui couler sur les joues. Il s’était pourtant juré de ne pas pleurer. D’être fort. Comment pouvait-il garder la moindre once de crédibilité s’il se laissait aller à des torrents d’émotions ?
«Voilà, c’est de ça que je parle ! Je te dégoûte hein ? Si tu voulais pas de tout ça, fallait pas te marier avec papa ! Fallait pas faire un enfant ! J’ai rien demandé, et toi tu parles comme si c’était ton problème ! Nan, t’es juste égoïste. Soit tu m’aimes en entier, soit tu m’aimes pas tout court ! Et si t'es pas contente, y'aura bien quelqu'un pour te faire tout oublier !»
En entendant des cris provenir du jardin, Owen se rua vers la porte d’entrée et Alexander courut se réfugier auprès de lui. Son père adressa un regard froid à sa femme. Oh, il l’aimait. C’était sans aucun doute la femme de sa vie. Mais personne n’avait le droit de faire pleurer son fils.
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Fin du RP
Alexander, 6ème année RP, #MMG, Loustic problématique & ex-muraille des Griffes Ardentes | #9B8127 | PR
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