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17 août 2018, 23:29
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
Août 2043


« I’ll give you love without the pain, show you light beyond the rain » s’égosillait Sigmund Charleston, au volant de sa vieille Coccinelle, un bolide de compétition tout de rouge vêtu qui accusait déjà une vingtaine d’années de loyaux services. « Gonna make you happy ! Gonna make you happy NOW ! » répondit la petite voix fluette du jeune Elian, assis sur le siège passager et qui semblait excité comme une puce à l’idée de passer la journée avec son parrain. Tassés dans la minuscule voiture, parrain et filleul écoutaient toujours le même album de Celine Dion, une chanteuse moldue que Sigmund adulait, au point que le jeune Elian, qui se prêtait toujours au jeu lorsque le sorcier lui présentait diverses babioles et fantaisies moldues, connaissait désormais les paroles par cœur.

C’était une belle journée d’août, le ciel était dégagé et il faisait étonnamment chaud, même pour une journée au cœur de l’été. En somme, c’était le temps idéal pour une sortie à la plage, et c’est justement ce que Sigmund et Elian comptaient faire. Le sorcier s’était rendu à Cardiff au volant de sa voiture, supportant tant bien que mal les aléas des transports moldus. La petite automobile secouait un peu ses passagers, et lasse de ses quarante années sur la route, elle semblait toujours sur le point de céder. « Tomber en panne. » répétait souvent Sigmund, qui avait appris tout le vocabulaire moldu relatif à cet événement que leurs congénères non-sorciers semblaient appréhender et haïr à la fois. Le jeune garçon avait la santé trop fragile, selon son père, pour voyager avec la plupart des transports sorciers. La voiture semblait être la meilleure des alternatives pour Sigmund qui était un véritable amoureux des moldus et de leurs technologies. Il était donc venu chercher son filleul directement chez lui, au beau milieu de l’après-midi : le soleil tapait trop fort plus tôt dans la journée, et il était impensable d’exposer la peau pâle du jeune Elian à ces impitoyables rayons UV qui ne feraient qu’une bouchée d’une si frêle proie. (pour reprendre quelques idées d’Evelyn).

Parrain et filleul étaient donc sur la route pour rejoindre la plage de Whitmore Bay, un lieu très touristique où ils ne manqueraient pas de croiser un grand nombre de moldus, pour le plus grand plaisir de Sigmund. Le sorcier avait pris toutes les dispositions nécessaires. La bouée et les brassards attendaient sagement leur nouveau propriétaire (Elian, pas Sigmund) dans le coffre, prêts à l’emploi. Une crème solaire, des serviettes de plage, une bassine pour se rincer les pieds, des provisions d’eau et de gâteaux, ainsi que les indispensables pelles, râteaux et seaux venaient compléter le tableau, preuves que le sorcier avait encore dévalisé un magasin moldu pour faire plaisir au petit. Il avait fait très attention à ses achats et espérait avoir tout le nécessaire, tant pour la sécurité de l’enfant que pour son amusement. Il prenait très à cœur les préoccupations d’Evelyn, mais il profitait souvent de ces moments passés seul à seul avec Elian pour offrir un peu plus de liberté à l’enfant. Il ne se souvenait pas avoir pris autant de précautions avec sa propre fille, dont la santé ne semblait pas à craindre puisqu’elle crapahutait encore dans la nature, sans prendre la peine d’envoyer des nouvelles à son vieux père.

« There’ll be days when things go wrong, I’ll be there to keep you strong, gonna make you happy, make you happy now ! » chantaient à tue-tête les deux sorciers. Selon les calculs de Sigmund, ils avaient le temps d’écouter neuf chansons avant d’arriver à destination : de quoi se remettre en tête certains vieux classiques. Néanmoins, c’était l’heure de parler des choses sérieuses, ainsi, Sigmund baissa le son du vieux autoradio. « Petit, tu as pensé à prendre ton maillot de bain ? » Il lui en avait acheté un au cas où, mais il n’était pas sûr de la taille donc il était préférable que le jeune garçon ait pensé à prendre le sien. C’était bien le moment de s’inquiéter : à la moitié du trajet, il était un peu tard pour faire demi-tour.
18 août 2018, 16:00
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
Les sorties avec son parrain étaient de loin celles qu'Elian préférait et attendait le plus impatiemment. En plus de pouvoir passer la journée avec lui, il allait enfin revoir la mer. Cela faisait maintenant presque un an que son père et lui n'avaient pas fait de sorties à la plage, et si l'on pouvait émettre l'hypothèse que c'était à cause du travail très prenant d'Evelyn Kernac'h, la raison était, en réalité, toute autre. Dans l'esprit de ce dernier, la plage rassemblait les meilleurs moyens de se blesser gravement ou de perdre la vie : marcher sur un coquillage pointu, se couper avec un couteau de mer, se faire piquer par les méduses, attraper une insolation, être emporté par le courant, se faire enterrer vivant dans le sable... La liste était très longue mais le petit sorcier commençait à la connaitre par cœur, car elle constituait l'obstacle auquel il était confronté à chaque fois qu'il demandait à son père de rejoindre la côte de Cardiff. Mais le fait est que son été, qui s'était résumé à son séjour chez son meilleur copain Solal Rosenberg et des journées bien plus vides de sens à attendre son mensuel du P'tit Sorcier ou une réponse aux lettres qu'il envoyait à ses camarades de Poudlard, restait malgré tout le meilleur qu'il avait vécu jusqu'à présent.

Rassuré d'avoir échappé au siège enfant dans la Coccinelle de son parrain, - la présence d'une ceinture ayant suffi pour rassurer son père - leurs voix allaient de concert avec celle que laissait échapper l'autoradio. « Gonna make you happy ! Gonna make you happy NOW ! » interprétait le garçon comme s'il était en plein concert. La vieille chanteuse moldue Celine Dion avait toujours étonné Elian pour sa capacité à aborder dans ses chansons les sentiments humains, pouvant d'ailleurs très bien s'appliquer au monde sorcier comme au monde moldu - lui mettant parfois le doute sur sa non-appartenance au monde magique. Il fallait dire que les musiques étaient toutes entraînantes, il les connaissait par cœur grâce à Sigmund qui se constituait finalement comme son seul lien avec la société non-magique, maintenant que sa mère moldue avait déserté son paysage. C'était un sorcier qui savait l'intéresser aux choses dont il n'aurait jamais eu connaissance autrement. Elian se rapprocha de la fenêtre ouverte de la voiture pour observer le paysage, la présence de mouettes piaillant dans le ciel clair indiquait qu'ils se rapprochaient de la côte. Il les vit réaliser leurs rondes, infatigables, et ses pensées dévièrent directement vers Solal. Comme il avait hâte de pouvoir le revoir, avec le crapaud Elian, car un certain manque s'était créé depuis qu'il était parti de Chipping Campden. Étrangement, il n'avait pas su en parler à son père, et ce malgré le fait qu'ils avaient pris l'habitude de tout se confier.

Coupé subitement dans son élan de chanteur pour dames, alors qu'il tentait de forcer sur sa voix comme le faisait la chanteuse, son parrain lui demanda s'il avait emmené son maillot. En fait, il le portait déjà, ce qui trahissait son excitation à l'égard de cette virée. En mettant son petit sac à dos dans le coffre de la voiture, il avait pu apercevoir une multitude d'affaires de plage qui n'avaient fait qu'augmenter son envie d'arriver à destination.
« T'inquiète, j'ai tout prévu moi aussi ! » Il profita du fait que la musique de l'autoradio soit baissée pour continuer de parler, posant ses lunettes de soleil en forme de cœurs sur son nez : « Tu sais à l'école on a plongé dans le lac, enfin moi j'ai été poussé, mais il y en a qui savent super bien plonger, j'aimerai bien apprendre ! » Il fixa son parrain avec des yeux de Boullu frits. Elian savait que Sigmund était capable de céder bien plus facilement à ses caprices que son père, même il restait toujours les injonctions de M. Kernac'h dans tout ce qu'ils entreprenaient ensemble. D'ailleurs, ce dernier n'avait jamais entendu parler de cette histoire de lac, le garçonnet venait de s'en rappeler. « Tu répéteras pas à Papa, c'est un secret hein ? » C'était compliqué, Elian avait appris récemment la nomination de Sigmund en tant que professeur à Poudlard, et quelque chose lui disait qu'il fallait qu'il fasse dorénavant attention aux informations qu'il lui donnait. A ses yeux, la présence de son parrain à l'école ne lui annonçait rien de très bon, comme si ce dernier était devenu un agent double visant à informer son père de ses moindres gestes. Passer du temps en tête à tête représentait une chance pour lui de s'en assurer du contraire.

La promenade de Whitmore Bay se dessinait devant eux, et l'envie d'Elian de détacher sa ceinture de sécurité pour s'élancer directement vers le sable chaud était immense, mais il attendit que son parrain se gare avant de le faire.
« Ça va être trop génial ! » Il s'engouffra dehors en oubliant sa casquette sur le siège avant, et tourna autour de la vieille Coccinelle de son parrain pour observer les alentours et l'horizon, extatique devant la beauté du lieu.

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
And your mind is moving low.
Go ask Alice, I think she'll know. »
look alive, sunshine
。 *
 ・*。・
20 août 2018, 11:15
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
Le trajet dans la minuscule Coccinelle devenait rapidement inconfortable. Du haut de son 1m92, il était quelque peu tassé dans la voiture et les trois heures de trajet commençaient à se faire ressentir. *J’espère que je ne vais pas encore me bloquer le dos* pensa-t-il avec un soupir. Le gamin semblait absolument ravi, c’était tout ce qui comptait pour Sigmund qui aimait tant le sourire de son filleul. Il fut soulagé d’apprendre que le petit avait emmené tout ce qu’il lui fallait, mais fut très interloqué par ce qu’Elian lui apprit par la suite. Quelqu’un avait poussé le petit dans le lac de Poudlard ? Ses souvenirs dudit lac dataient d’il y a une trentaine d’années, lorsqu’il était encore élève à l’école de Sorcellerie. Il revoyait la longue et vaste étendue d’eau, avec des pentes parfois très abruptes, dont les eaux troubles cachaient d’innombrables créatures parfois dangereuses. Ses mains se crispèrent sur le volant. Si Evelyn apprenait cela, il serait très en colère. Mais c’était fait, maintenant, et le garçon se portait très bien. Il était inutile d’inquiéter Evelyn pour un fait déjà passé et sans conséquences. Avec un soupir, il coula un regard vers le garçon. Celui-ci le regardait avec des yeux plein d’espoir.

« Oui, je ne dirai rien à ton père. » Le soulagement d’Elian était palpable. Apprendre à plonger, eh bien. Il aurait été ravi d’accéder à la requête de son filleul mais la plage n’était pas l’endroit idéal pour de telles pratiques. Il n’y avait pas, à sa connaissance, une digue permettant de sauter dans une eau d’une certaine profondeur, et s’aventurer près des rochers risquait de s’avérer très dangereux. « On verra bien si on trouve un coin sympa pour plonger, mon garçon, mais je doute qu’on puisse le faire à la plage. Je t’emmènerai à la piscine avant la rentrée, si tu veux. On pourra peut-être emmener ton petit copain, Solal. » Voilà qui devrait faire plaisir au petit. Pour ce qui était du lac, il mènerait son enquête. Il n’avait, de base, nullement l’intention d’interférer dans la vie d’Elian à Poudlard, qui avait déjà un père qui suivait de très près ses agissements à la maison. Offrir un peu de liberté aux enfants était très important pour leur bon développement, et il comptait bien lâcher un peu la bride. Néanmoins, il ne laisserait pas une poignée de gamins mal intentionnés faire de mauvaises plaisanteries au petit Elian. Il allait surveiller cela de très près.

A l’approche de la mer, Sigmund ouvrit la fenêtre. Il adorait sentir l’air marin. Comme un enfant, il était tout aussi pressé que son filleul d’arriver. Il se gara donc à la hâte, sans pour une fois oublier son frein à main, et sortit du véhicule en même temps qu’Elian. Il s’étira longuement et massa quelques muscles endoloris.

« Hé, ta casquette ! » héla Sigmund à l’attention du gamin. Il trépignait d’impatience, tout en tournant autour de la voiture et en regardant la mer et le paysage. Le sorcier ouvrit le coffre et enfonça sur sa propre tête un chapeau de paille, qu’il avait dû acheter par inadvertance dans le rayon des dames. Il rangea soigneusement ses lunettes dans leur étui. « Viens là, petit ! » Il chargea Elian de porter le seau, la pelle et les râteaux, et prit lui-même tout ce qu’il restait. Sigmund était ravi de passer un moment seul à seul avec son filleul. Certes, ils se verraient désormais tous les jours à Poudlard mais le contexte était très différent. Les deux sorciers trouvèrent un coin tranquille pour étaler leurs serviettes. Comme prévu, la plage était bondée de moldus. Beaucoup se baignaient, mais certains restaient étalés sur leur serviette, à la merci du soleil, comme un steak qu’on fait cuire dans une poêle. Sigmund aperçut un groupe d’enfants qui jouaient ensemble et construisaient des châteaux de sable. Il espérait que son petit ne serait pas tenté de les rejoindre. Il avait un peu honte de l’avouer, mais il le voulait pour lui tout seul : ce n’était pas tous les jours qu’ils faisaient de telles sorties.

Une fois en maillots de bain, Sigmund sortit de son sac la fameuse crème solaire, ingénieuse invention des moldus. Il en mit une très généreuse quantité dans la main d’Elian et l’étala lui-même dans le dos de son filleul pour qu’il soit parfaitement bien protégé.
« Bien, nous sommes prêts ! Tu veux commencer par quoi, champion ? La baignade… ou le concours de celui qui fera le plus beau château de sable ? » lui demanda-t-il avec un air de défi.
23 août 2018, 05:41
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
Bientôt alerté par son parrain de l'oubli de sa casquette dans la voiture, Elian se dépêcha de la récupérer pour l'enfoncer sur sa tête. Entendre le son des vagues semblait déjà le rendre un peu fou, tout comme l'odeur saline et la vue des mouettes qui se posaient librement au sommet des grands lampadaires. Ses yeux se plissèrent pour les observer, dans l'axe du soleil étouffant. Le petit sorcier ne pensait plus à rien d'autre que de rejoindre la plage pour s'approcher de la mer bleue claire. En plus de ce planning assez réjouissant, il avait été ravi d'apprendre que son parrain restait enclin à garder ses secrets. Même s'il connaissait les limites à ne pas franchir, Elian appréciait de pouvoir garder certaines choses hors de portée de son père. En revanche, ce dernier et Sigmund partageaient les mêmes expressions d'adultes pour qualifier ses amis. En plus de l'habituel rougissement de joue survenant à l'emploi des mots "petit copain", leur association au prénom "Solal" avait provoqué chez lui un grand sentiment de terreur. Étrangement, une pensée avait traversé son esprit, celle que son parrain n'avait pas utilisé ce terme de façon fortuite. Mais il n'avait de toute façon rien à craindre, Solal n'était pas son petit copain, il était son meilleur ami : il n'y avait rien à être découvert par son parrain de ce côté-ci. Alors pourquoi avait-il eu si peur qu'on l'associe à son ami de cette façon, comme si une vérité venait d'être dite ? L'idée de pouvoir aller à la piscine avec Solal avait rapidement effacé toutes les craintes auxquelles le garçonnet avait dû face en l'espace de quelques secondes, même s'il n'avait quand même pu songer amèrement au fait que son père ne lui aurait jamais proposé de tels projets avec son ami. Pourtant, lui et Sigmund avaient dû partager tellement de choses ensemble quand ils avaient leurs âges, c'était quelque peu injuste.

La piscine publique demeurait un lieu qu'Elian n'avait fréquenté qu'une seule fois, et il avait failli se noyer dans le bassin le plus profond sans l'intervention de sa grande sœur, qui avait pris la peine de le remonter à la surface au dernier moment. Autant dire que depuis ce jour-là, son père n'avait plus jamais voulu qu'il suive sa sœur dans ses sorties, arrangeant bien cette dernière qui n'appréciait jamais de l'avoir dans les pattes lorsqu'elle était en compagnie de ses meilleures copines. Mais Elian savait qu'avec Sigmund, ce serait différent. Son père accordait une confiance aveugle à ce dernier, et le garçon avait même fini par l'appeler tout naturellement "Tonton" lorsqu'il était plus petit, continuant parfois de laisser échapper ce titre familier - en plus du célèbre "Papa" accidentel. Tout cela pouvait expliquer son grand enthousiasme à chaque fois qu'il pouvait profiter d'une sortie avec son parrain, car il était le seul sorcier en dehors de son père - mais celui-ci se montrait rarement disponible à cause de son travail - qui pouvait réellement lui faire découvrir de nouvelles choses et l'emmener dans des endroits un peu effrayants pour des sorciers lambda.

Elian rejoignit Sigmund en trottinant jusqu'au coffre de la vieille Coccinelle, tandis que la mouette qu'il avait examiné en contrebas prenait son envol dans un cri strident. Son parrain lui mit seau, pelles et râteau dans les bras, il remarqua alors son chapeau et le montra du doigt.
« Il te va bien, c'est pour séduire des moldues ? » Sa question était innocente et ne comportait aucune trace de malice. En réalité, il avait récemment vu son propre père changer de style d'habits et essayer de s'habiller pour plaire aux femmes moldues ou sorcières indistinctement. Peut-être que son parrain désirait lui aussi trouver quelqu'un après sa longue période de solitude ? Elian espérait en tout cas que ce n'était pas le seul objectif de leur sortie, car il avait appris dans un ancien numéro de Sorcière Hebdo que les femmes trouvaient plus séduisant un homme seul s'occupant d'un ou plusieurs enfants.

Courant devant Sigmund pour atteindre le sable avant lui, Elian dû abandonner rapidement ses chaussures pour s'éviter la désagréable sensation des grains s'insinuant à l'intérieur. Pieds-nus, ils rejoignirent ensemble un coin un peu plus tranquille de la plage, très peuplée en cet après-midi du mois d'août. Le petit sorcier étala sa serviette aux motifs de sirènes à côté de celle de son parrain, en l'imitant parfaitement, puis n'hésita pas une seule seconde pour enlever son grand t-shirt et son bermuda, restant en short de bain et gardant sa casquette au blaireau proéminent. Son parrain l'aida ensuite à étaler sa crème solaire, parce que "se protéger du soleil, c'est protéger sa santé !". Il avait entendu ces recommandations partout dans les publicités sonores du supermarché de Cardiff. Amusé par le ton de défi dans la voix de Sigmund qui lui demandait de choisir entre une baignade et un concours de château de sable, Elian choisit les deux.
« Concours de château de sable ! » s'égaya-t-il en se redressant avec le seau en main, puis, déclarant comme une vieille leçon apprise par cœur - après tout il s'adressait aussi à un professeur à présent. « On va avoir besoin d'eau pour que le sable devienne solide ! Je vais en chercher si tu veux, mais n'en profite pas pour parler aux moldues, je t'ai à l’œil ! » Tout en parlant, Elian s'éloignait de dos vers la mer, mais son parrain lui fit signe d'approcher, comme s'il avait encore oublié quelque chose. « Ah, oui. », se résigna-t-il en voyant les brassards et la bouée qu'il passa autour de sa taille. Comme la grande majorité des autres enfants de son âge n'en portaient plus, ce n'était pas forcément la partie qu'il appréciait le plus lors des sorties plages. A peine équipé, il s'élança pour passer la barrière des coquillages cassés avec plus ou moins de grâce et pour s'approcher finalement de l'eau fraîche. La différence de température était saisissante, mais cela ne l'empêcha pas de tremper ses pieds avant de s'avancer jusqu'à ce que l'eau de mer atteigne ses genoux. C'était si agréable et reposant d'entendre les vagues, son regard se perdit de nouveau vers l'horizon pendant un instant, et il lâcha le seau sans y faire attention. Le petit sorcier se réveilla soudain en le voyant passer à côté de lui pour s'éloigner lentement. A chacun de ses gestes, le seau gagnait quelques centimètres vers le large, alors Elian avançait de plus en plus dans la mer pour le récupérer, agacé de sa propre maladresse mais déterminé à s'en saisir de nouveau.

En RP : Quatrième année

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23 août 2018, 17:44
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
Elian avait opté pour le concours de château de sable. Parfait : c’était l’option que préférait Sigmund. Il adorait les jeux de construction en tout genre. Tandis qu’il commençait à délimiter les contours du château du bout de son gros orteil, en creusant dans le sable, Elian, dont l’enthousiasme était tel que Sigmund venait à se demander si le gamin était suffisamment sorti de chez lui cet été pour s’aérer un peu l’esprit, déclara qu’il allait chercher de l’eau. Lorsque Sigmund acheva les fondations de son château, il releva la tête et aperçut Elian qui partait en direction de la mer.

« PETIT ! Tu oublies quelque chose ! » cria Sigmund. « Ta bouée et tes brassards ! Reviens ici tout de suite ! ». Quelques moldus se tournèrent vers eux, le regard parfois étonné de voir un jeune garçon de douze ans enfiler une bouée jaune criard avec une tête de canard, ainsi que les brassards assortis. Le sorcier aida le jeune garçon à mettre ces derniers, qui avaient du mal à glisser malgré les bras fins du petit. « C’est que tu grandis, bonhomme ! » constata Sigmund en avisant les brassards trop petits. Il se félicitait d’avoir pris le temps de les gonfler à l’avance, le petit n’eut pas à attendre pour courir en direction de l’eau, son petit seau à la main. Le sorcier s’assit sur sa serviette, les genoux repliés sous son menton, tout en gardant un œil attentif sur son protégé. Qu’est-ce qu’il voulait dire, par « n’en profite pas pour parler aux moldues » ? A la première remarque de son filleul sur les femmes, Sigmund s’était contenté de lui ébouriffer gentiment les cheveux avec un air attendri. C’était un sujet qui semblait intéresser le petit garçon en ce moment. Peut-être que la présence d’une femme dans sa vie manquait à l’enfant. Il n’avait jamais été très proche de sa mère et ne l'avait pas vue depuis un an. Ni Evelyn ni Sigmund ne pouvaient apporter à l’enfant la douceur et la tendresse d’une mère. Les deux hommes avaient divorcé la même année, marquant ainsi un tournant dans la vie de leurs enfants respectifs. Quoi qu’il en fût, Sigmund en toucherait un mot à son ami.

En pensant aux femmes, les pensées de Sigmund s’étaient aussitôt tournées vers Solar. Il avait fait sa connaissance un mois auparavant, par pur hasard dans les rues de Londres, et repensait sans cesse à elle depuis. Ils s’étaient revus, et échangeaient parfois quelques lettres par hibou. Dire que Sigmund n’avait pas hâte d’être en septembre pour la voir tous les jours aurait été un mensonge. Machinalement, il sortit son Diplodocus de son sac banane et le posa sur sa serviette. « Regarde, mon petit Diplo, c’est la plage ! » murmura-t-il à sa figurine en pointant du doigt la longue étendue de sable.  « Là-bas, il y a quelques moldus, des enfants qui jouent par ici, et dans l’eau, c’est Elian qui… ELIAN ?! ». Le gamin s’éloignait peu à peu du rivage et avait désormais l’eau à la taille. Il continuait d’avancer, assez lentement avec la bouée et les brassards qui entravaient ses mouvements. Sigmund lâcha le Diplodocus et courut vers son étourdi de filleul qui avait encore la tête dans les nuages.

Sa course fut ralentie par les vagues, dont la fraîcheur de l’eau lui arracha une grimace. Le petit était bien équipé : il n’avait aucune chance de se noyer mais son parrain n’en était pas rassuré pour autant. Il jura et s’engouffra dans l’eau. Avec ses grandes jambes, il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour rejoindre le petit. Il saisit d’une main le seau, de l’autre, le poignet d’Elian et le tira vers lui.

« Je croyais qu’on commençait par le château de sable, mon garçon ? » dit-il tout doucement avec un sourire qui, l’espérait-il, ne laisserait pas transparaître son inquiétude. « Ne t’éloigne pas trop du rivage, c’est dangereux. » Une mise en garde n’était jamais de trop. Ce garçon était si tête en l’air qu’il serait capable de sauter d’une falaise, juste parce qu’il aurait regardé les nuages tout en marchant et n’aurait donc point vu le vide face à lui. Résigné, il soupira et donna une pichenette dans l’eau pour éclabousser le petit. « On retourne à notre château ? A nous deux, on doit en faire un plus beau que tous ceux-là » dit-il en faisant un geste pour englober tous les gamins –et pas que, de la plage qui s’attelaient à cette activité.
24 août 2018, 17:05
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
Heureusement, Elian avait toujours pied, le niveau de l'eau atteignait à peine sa taille. Son parrain l'avait tout de même rejoint dans l'eau, faisant dire alors au garçon qu'il avait mis trop de temps pour revenir mais il comprit plutôt qu'il s'était trop éloigné du rivage. Sigmund ressemblait à bien des égards à un père, ce n'était pas un hasard puisqu'il avait lui-même une fille de l'âge d'Edith, sa grande sœur. Le petit sorcier en avait marre de butter contre des algues ou des coquillages au fond de l'eau, alors il s'agrippa sur le dos de son parrain pour qu'il le porte jusqu'à leur place. Même si Elian restait un peu freluquet, il commençait à grandir et à faire son poids, mais il savait que Sigmund ferait l'effort de le porter sur une courte distance malgré l'entrave des balancements de la mer. « Le plus beau château hein ? Il y en n'a pas des plus beaux que celui de Poudlard ! » commentait-il avec un grand enthousiasme en observant les autres enfants réaliser davantage une série de pâtés de sable que de véritables châteaux. L'avantage d'être autant protégé et entouré, c'est qu'il pouvait ériger un château de sable de meilleur acabit que les enfants préférant s'y mettre seuls.

De retour sur sa serviette, il regarda les environs en se sentant observé. Un garçon qui devait avoir à peu près son âge et qui s'était arrêté de jouer à quelques mètres d'eux, recommença à taper dans son ballon en plastique dès qu'il se rendit compte qu'Elian l'avait remarqué. Ce dernier haussa les épaules, habitué à ce genre d'arrêt sur image. Il ne pensait pas avoir fait quelque chose sortant de l'ordinaire, pourtant, mais il avait appris que les gens pouvaient se montrer intolérants pour la plus minime des raisons. Il attrapa une petite pelle et commença à creuser en suivant le carré tracé devant lui dans le sable, sans vraiment savoir pourquoi - même s'il voulait sûrement créer des douves. Il fallait peut-être commencer quelque part selon lui, au risque de s'y prendre très mal, et se disait peut-être que de toute façon son parrain se chargerait de lui donner de vrais consignes.

Creuser ne demandait pas vraiment une grande réflexion, alors des pensées commencèrent à remplir son cerveau. Elian se rappela qu'il voulait poser des questions à Sigmund, comme ils avaient enfin l'occasion de parler seul à seul. Tout en jetant le sable de l'autre côté de sa serviette, sa voix s'éleva alors :
« Tu as eu des nouvelles de Beth ? J'aimerais bien la revoir ! » Beth était la fille de son parrain, il la considérait un peu comme une cousine étant donné qu'elle avait le même âge que sa grande sœur. Elian savait seulement qu'elle ne donnait plus vraiment signe de vie. Il ignorait d'ailleurs comment elle faisait pour ne pas en donner à son père, se disant que lui-même ne pourrait jamais faire cela, même si le fait de ne plus être à proximité devait jouer. Il fallait voir comment sa mère pouvait l'ignorer durant une période aussi longue qu'une année, mais même elle arrivait au moins à lui écrire. Il trouvait terriblement injuste que Beth ne profite pas d'avoir un père comme Sigmund, qu'il considérait comme bien plus conciliant que le sien, en plus d'être le meilleur parrain du monde. « Moi je te donnerais tout le temps des nouvelles, même quand je partirai en voyage avec Solal. » Il n'avait parlé à personne d'autre de ce projet, pas même au principal concerné, en réalité.

Le soleil réchauffait agréablement sa peau, il se faisait si rare le reste de l'année que ça le rendait bien plus appréciable. Il enfila tout de même son t-shirt pour mieux la protéger, commençant à prendre le pli sur les précautions que ses deux tuteurs s'évertuaient à lui apprendre. Elian s'épongea le front en soulevant un peu sa casquette, comme si creuser était une activité très éprouvante, bien qu'il s'amusait comme un fou. Il s'allongea les bras en croix d'un seul coup comme une drama queen comme les jeunes de son âge qui voulaient de moins en moins faire d'efforts selon les adultes. Son parrain, ce sorcier pleins de ressources, devait avoir pensé à amener de l'eau.
« J'ai sooif ! » se lamenta-t-il comme s'il avait vécu les nombreuses vies de Nicolas Flamel.

En RP : Quatrième année

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27 août 2018, 17:36
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
Par la chaleur qu’il faisait, patauger un peu dans l’eau ne faisait pas de mal. Le petit Elian ne semblait finalement pas réellement en danger mais comme on disait toujours, prudence est mère de sûreté. Sigmund aperçut les deux petites mains du garçon se tendre vers son cou. Il comprit aussitôt que le petit voulait qu’il le porte et il se tourna pour lui présenter son dos. Il agrippa ses jambes et souleva le garçon qui ne pesait pas plus lourd qu’un petit sac de pommes de terre. « Tu fatigues, bonhomme ? » s’enquit Sigmund en prenant la direction de leurs serviettes. Les cheveux d’Elian venaient chatouiller son visage. Il était totalement avachi sur son dos, comme un enfant fatigué après un dur labeur. Le sorcier fut tenté de lâcher son filleul dans l’eau pour le réveiller mais se retint. Avec un sourire amusé, il le déposa sur sa serviette et l’enroula aussitôt dedans pour le réchauffer. Il lâcha à côté le seau rempli d’eau, éclaboussant au passage le sable.

Une fois sur place, Sigmund réalisa qu’il avait oublié plusieurs éléments dans la voiture pour concevoir le château de sable. Tandis que son filleul commençait à creuser, le sorcier enfila en vitesse ses tongs et courut jusqu’à la voiture. Il revint avec un deuxième seau dans lequel se trouvait truelles, petits couteaux et pelles de différentes tailles. Il posa le seau à côté d’Elian et s’assit à côté de lui. Alors que Sigmund commençait à réfléchir au plan du château et à la manière de procéder, son filleul lui demanda des nouvelles de Beth. Le sorcier sentit son cœur se serrer dans sa poitrine à ce nom. L’image de sa fille lui revint en tête. Quand il pensait à elle, ce n’était pas la femme qu’elle était devenue qui lui apparaissait mais toujours l’image de l’enfant au regard interrogateur et aux boucles blondes. Pour lui, elle n’était encore qu’une enfant, un peu rebelle au caractère indomptable, et elle avait choisi de voler de ses propres ailes un peu trop tôt au goût de son père. Le cœur lourd, il essaya de la chasser de ses pensées. En vain.

« Elle est en France, je crois. Dans le sud… Elle est avec des amis. Elle s’intéressait à la viticulture, c’est bien, n’est-ce pas ? Elle étudie auprès d’un vigneron. Elle affectionne tout particulièrement la façon des moldus de produire du vin. » Sa voix tremblait un peu à ces mots. Certains jours, parler de Beth était difficile pour Sigmund. La jeune femme lui manquait beaucoup. Il sourit à l’enfant et lui ébouriffa les cheveux. Au moins, il lui restait Elian. Même s’il n’était pas son fils par le sang, Sigmund voyait en lui un moyen de rattraper toutes les erreurs commises avec Beth. Il ne ferait pas les mêmes deux fois. « Ah oui, tu veux partir en voyage avec le petit Solal ? Où comptez-vous aller ? » Il regarda avec tendresse son filleul. « Tu sembles très proche de ce garçon. Tu sais petit, l’amitié, c’est très important. Prends bien soin de ton ami. »

Elian s’arrêta de creuser et s’allongea soudainement, faisant sursauter son parrain qui crut à un évanouissement. « Tu as une bouteille d’eau juste à côté de toi, et des gâteaux dans mon sac banane. » Il avait pensé à tout.  Le petit avait bien travaillé : il avait creusé un grand trou. Sigmund n’y voyait pas réellement d’utilité, ainsi jugea-t-il qu’il était temps de donner quelques directives pour aiguiller son oisillon perdu. « Un seau pour l’eau, un autre pour mélanger avec le sable. On va tout façonner à la main, en commençant par le centre du château puis en allant vers l’extérieur. Tu peux façonner les détails avec la truelle, mais pour ce qui est des retouches avec le couteau, je m’en chargerai. C’est dangereux, les couteaux. » Il s’activa tout en parlant, commençant à mélanger le sable avec l’eau et à faire des petits pâtés.
23 oct. 2018, 22:14
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
Les nouvelles de Beth étaient plutôt bonnes, du moins son parrain lui renvoyait une image plutôt positive, alors si son parrain était satisfait de la situation de sa fille, Elian l'était aussi - il ne pesait pas encore le poids d'une telle question pour ce père tourmenté. Derrière ses lunettes en forme de cœurs, ses yeux sourirent tandis que Sigmund le décoiffait encore si tant est cela était encore possible. Il se retenait de poser tout pleins de questions sur la viticulture, son père lui répétait toujours qu'il devait apprendre à contrôler sa curiosité et son imagination. Mais c'était un domaine dont il ignorait tout et qu'il pensait très important pour les moldus pour en avoir fait un travail - car selon Elian il fallait faire preuve de beaucoup de volonté pour créer des choses sans l'usage de la magie. « Qu'est-ce qu'elles ont toutes, à vouloir s'installer en France ? » songea ouvertement le petit sorcier en pensant à sa mère et sa sœur. C'est vrai, qu'y avait-il de si attirant dans ce pays si voisin de la Grande-Bretagne, à part des vêtements et du vin, - que l'on pouvait parfaitement retrouver partout... C'était une question un peu lancée dans le vent, il n'était même pas sûr de vouloir une réponse en retour cette fois-ci tant l'éloignement inutile était un sujet peut-être encore trop sensible pour lui. Elian avait décidé, un peu égoïstement, que tant qu'il pouvait toujours passer de bons moments avec Sigmund, il s'en fichait un peu des personnes qui voulaient quitter leurs vies - et puis au moins son parrain avait plus de temps à lui consacrer, il en profitait précieusement.

Finalement, ce dernier décida de rebondir sur un sujet plus joyeux, ce qui n'était pas pour déplaire au petit sorcier. Parler de Solal devenait de plus en plus naturel et facile pour lui depuis qu'ils étaient officiellement devenus de très bons amis. La question de son parrain lui parut saugrenue, il tâcha d'y répondre avec un ton d'évidence :
« Partout ! Dans le désert, dans la montagne pour observer des Trolls et pourquoi pas sur des îles sauvages ! Et tu pourras nous accompagner pour nous expliquer pleins de choses ! » Il s'imaginait déjà en périple avec un gros sac à dos - et peut-être un gigantesque sac banane pour son parrain - sur leurs dos, pour arpenter des paysages dénués d'humains si ce n'est les personnes qu'il appréciait le plus - manquant d'imaginer son propre père dans le tableau, sans s'en rendre compte.

Tandis qu'il écoutait distraitement les instructions de Sigmund, Elian essayait de faire passer un gâteau qu'il avait engouffré tout entier dans sa bouche avec de l'eau. Une fois toutes les consignes clarifiées et le gâteau bien descendu dans son estomac, il se mit à sourire en fixant son parrain, toujours derrière ses lunettes.
« Tu vas être le professeur le plus apprécié à Poudlard, et je vais finir par jalouser tout le monde. » Il pensait tout juste à ce fait en l'écoutant parler... Partager ne serait-ce qu'un peu du génie de son parrain n'avait jamais été dans les plans. Elian décida de l'imiter avec le seau et la formation de pâtés de sable après avoir rebouché son trou - en choisissant ainsi d'oublier les cachots et tous les Serpentard qui s'y trouvaient - ayant toujours en tête de réaliser une réplique de Poudlard. Le soleil réchauffait agréablement son dos, et le petit sorcier trouvait que manipuler ainsi le sable possédait de certaines vertus relaxantes. Son esprit navigua vers les paroles de son parrain sur l'importance de l'amitié, et décida de poser une question qu'il n'avait jusqu'alors jamais osé poser à celui qui se donnait tellement de mal pour lui faire plaisir. « Vous êtes super différents toi et papa, comment ça se fait que vous êtes toujours amis après toutes ses années ? » Du dos de sa pelle, il tapota frénétiquement l'un de ses pâtés pour lui donner une forme de tour, il voulait faire celle des Serdaigle, là où Solal lui avait dit qu'il dormait. C'était un moyen de se donner un air désintéressé, mais la réponse avait en réalité tout son intérêt. Il y avait peut-être un secret de fabrication, comme une potion, pour créer une alchimie parfaite entre deux personnes ?

Encore navrée du retard, Elian était dans les choux. <3

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
And your mind is moving low.
Go ask Alice, I think she'll know. »
look alive, sunshine
。 *
 ・*。・
7 nov. 2018, 14:36
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
La France. C'était curieux, effectivement, que Poppy, Edith et Beth se retrouvent toutes les trois là-bas, même si elles n'étaient pas tout à fait dans le même coin. Les dîners entre les Kernac'h et les Charleston étaient désormais bien plus calmes, sans les femmes. Quelques années plus tôt, à sept autour d'une table, l'ambiance était bien différente. Et maintenant, que dire ? Dès que le petit Elian était au lit, les deux hommes sortaient un peu d'alcool et buvaient en parlant tantôt du présent, souvent du passé. Tout en creusant dans le sable et en façonnant les premiers murs de leur château, le regard de Sigmund se perdit dans la contemplation des reflets blonds des cheveux du petit Elian, et de son visage angélique. C'était un beau petit gars ; il avait bien grandi ces dernières années. A quoi ressemblerait-il, adulte ? Aurait-il la carrure et la taille d'Evelyn ? Peut-être serait-il un peu plus frêle ? Il fallait bien le nourrir, ce petit. Satisfait de le voir enfourner plusieurs gâteaux, le sorcier lui adressa un chaleureux sourire. D'autres interrogations le tourmentaient  ; verrait-il ses petits-enfants grandir, tout comme il avait pu profiter des petits Kernac'h et de Beth ? Dans un coin de sa tête, il estimait que la question ne se posait pas encore : sa fille était bien trop insouciante, jeune et immature pour avoir des enfants. Il avait probablement encore plusieurs années devant lui avant d'apprendre un heureux événement de ce genre ; un temps peut-être suffisant pour que Beth grandît un peu et renoue avec lui.

« Eh bien, quel programme ! On verra quand tu seras grand, bonhomme, mais je doute que tu veuilles encore avoir ton parrain dans tes pattes dans quelques années » répondit-il en riant. Oh, il y avait peut-être moyen d'organiser de tels voyages avant la majorité des garçons, auquel cas la présence d'un adulte serait indispensable, mais connaissant Evelyn, Sigmund doutait qu'il acceptât d'être aussi loin de son garçon. Tout en s'imaginant voyager avec son filleul, un sourire aux lèvres, le sorcier sculptait de petits détails dans les tours de leur château. Il rajoutait des fenêtres, façonnait les toits avec soin. Bien que tenté d'utiliser un peu de magie pour faire tenir le tout : le sable s'effritait vite et la structure semblait assez bancale, il n'en fit rien. C'était un beau château de moldus ; même si à certains égards, il y avait plusieurs ressemblances avec celui de Poudlard.  

« C'est vrai que nous sommes plutôt différents... » commença Sigmund avec hésitation, un peu décontenancé par la question de son filleul. « Mais je ne vois pas en quoi cela est un obstacle à l'amitié. Nous avons toujours eu des désaccords ; Ellen disait parfois que nous ressemblions à un vieux couple quand on se disputait. Cela nous faisait rire, après. Ton père m'apporte un autre regard sur le monde ; une façon de penser différente qui m'aide à relativiser, peut-être à aborder les problèmes sous un autre angle. Je ne sais pas vraiment comment expliquer tout cela ; mais disons tout simplement qu'on se complète assez bien, tous les deux. Cette différence est plutôt une force.  » Il sourit et ébouriffa une énième fois les cheveux d'Elian avec sa main pleine de sable et d'eau.  « C'est à peu près pareil en amour, je pense. » ajouta-t-il en conclusion. 

Le château fut bientôt terminé. Assez grand, il semblait plus solide que Sigmund ne l'imaginait. Même si ce n'était pas une réplique parfaite de Poudlard ; notamment parce que le sorcier avait assemblé des tours un peu aléatoirement sur le château et avait cassé le pont en marchant accidentellement dessus, c'était tout de même un très beau château. Sigmund s'affola en constatant que la peau pâle du petit affichait plusieurs rougeurs ; et probablement quelques coups de soleil. Si Evelyn voyait cela, il allait se faire taper sur les doigts. Heureusement, il avait plusieurs baumes dans son sac qui feraient l'affaire pour réparer les dégâts. Avant de quitter la plage, Sigmund s'empara de son appareil photo moldu et demanda à quelqu'un de les photographier tous les deux devant leur magnifique château. Assurément, il ferait développer les photographies et les encadrerait pour les mettre dans son bureau et ses futurs appartements à Poudlard. Ils reprirent la voiture et à nouveau, chantèrent sur du Celine Dion, en ralentissant à peine dans les virages. C'était une bien belle journée.

Fin du RPG. Merci Elian, j'ai adoré écrire avec toi ! Bisous, à bientôt ! <3  
15 nov. 2018, 19:33
 Barry Island  Make You Happy  PV Elian K. 
La chaleur, l'odeur de la mer, la présence de son parrain tout prêt de lui, tout cela lui évoquait de plus en plus une vision paradisiaque, un tableau figé où il aimerait passer le reste de son temps. Hélas, le petit Elian ne connaissait pas de sortilège capable d'arrêter le temps et, par conséquent, essayait de profiter de cet instant du mieux qu'il le pouvait en tentant de photographier les alentours avec ses yeux. Il était certain de vouloir rester près de son parrain quand il serait plus grand, puisqu'il ne connaissait pas de sorcier possédant autant de ressources que lui, même si cela constituait peut-être un jugement un peu subjectif de sa part, puisqu'il était tout de même entouré durant le reste de l'année de professeurs passionnés et d'une directrice d'école particulièrement puissante. Mais il avait décidé qu'aucun d'eux ne pourrait remplacer le caractère de son parrain, ni son attitude à son égard, à bien des égards semblable à celle d'un père. Elian haussa les épaules, incapable de se retenir de penser que leur première destination ensemble devait absolument se trouver être la France pour narguer Beth. C'était terriblement méchant de penser cela et il reporta immédiatement son attention sur leur oeuvre d'art.

Sigmund s'avéra bien meilleur travailleur que lui, puisqu'il sculpta les parties les plus complexes du château de sable en plus de l'aider à faire tenir les tours. Devant ces rares moments en tête à tête, ils pouvaient se laisser aller à des confidences. Le jeune sorcier voulait lui dire beaucoup de choses, et même lui partager toutes les craintes qui s'insinuaient doucement en lui à chaque fois qu'il restait seul avec son père, mais la journée était bien trop belle pour prendre le risque de la noircir un peu alors il se contenta d'écouter en souriant les explications de son parrain sur cette étrange amitié qui le liait à son père. Ellen avait raison, ils ressemblaient réellement à un vieux couple lorsqu'ils avaient un désaccord, même si leurs disputes n'égalaient en rien celles de ses parents. Depuis qu'il s'était fait des amis à Poudlard, Elian redoutait de devoir faire face à ce genre de situation un jour. Mais mises à part les chamailleries qui pouvaient avoir lieu entre eux à Poudlard, rien ne semblait pouvoir faire obstacle à leurs amitiés. Les mots de son parrain se gravèrent dans son cerveau : les différences pouvaient être une force si l'on savait se compléter. Le sorcier moustachu lui ébouriffa les cheveux et son esprit revint sur terre. Il adorait connaître les histoires des adultes, celles qui avaient pu marquer leurs vies en bien ou en mal - et surtout celles de ses proches.
« Dans ce cas je vous interdis de divorcer, Papa et toi ! » Si une relation amicale pouvait se rapprocher à bien des égards à une relation amoureuse comme son parrain semblait l'entendre, Elian n'accepterait jamais que celle de son père et de son parrain se finisse comme toutes les histoires d'amour.

Jetant sa pelle à côté de lui, Elian s'allongea sur le ventre dans une expression de concentration pour créer des douves avec le bout d'un bâton. Après plusieurs minutes de travail, leur équipe réalisa - selon le petit sorcier - le plus beau château présent sur le territoire Britannique, bientôt immortalisé par un appareil photo moldu. Elian, qui avait d'ailleurs oublié ce détail et secouait la main devant l'objectif et le moldu qui avait accepté de prendre la photo, inocula également les picotements qu'il pouvait ressentir parfois sur son dos, dans le but de faire durer un peu plus longtemps leur escapade. Malheureusement, Sigmund se rendit bien compte que le temps s'écoulait très rapidement, et le chemin du retour fut encore plus court pour Elian qui garda quand même sa bonne humeur jusqu'au dernier moment passé près de son parrain, ne manquant pas de raconter le moindre détail de sa journée passée à son père. Ce dernier se préoccupa plutôt d'appliquer un onguent sur ses coups de soleil, mais le petit sorcier se rattrapa en répétant avec exactitude ces mêmes détails à son crapaud Solal, puis à son homologue sorcier, par lettre.


Un grand merci à vous Mister Charleston, tout le plaisir était pour moi. A très bientôt, bisous ! <3

En RP : Quatrième année

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And your mind is moving low.
Go ask Alice, I think she'll know. »
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