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5 juin 2020, 17:35
Émotions nouvelles  Pv. 
Ce texte est une base et est susceptible d'être modifié selon le contexte dans lequel se trouvera Edward à cette date.


Lundi 5 juin 2045.


Pour plus de commodité, j'avais loué une petite maison en Irlande, près de Portrush. La vie là-bas y était plus calme que Pré-au-Lard et la crainte de se faire dénoncer par des moldus n'y était que peu présente. Quelques jours de tranquillité pour préparer au mieux la naissance des jumeaux. Cassidy passait régulièrement pour savoir comment je me sentais et ce matin je lui avais demandé de rester. Même si la date était bien loin de celle annoncée, j'avais le sentiment que tout n'était pas normal.

Au réveil les tiraillements avaient été bien plus réguliers qu'à l'accoutumée. La douleur n'était pas nécessairement insoutenable alors je m'étais persuadée que ces sensations étaient dues aux bébés qui bougeaient, tout simplement. Néanmoins, mon ventre s'était fait de plus en plus dur et une petite voix dans ma tête me murmura que tout ceci n'était peut-être pas anodin. Des contractions j'en avais depuis déjà six mois mais cette répétition me mit le doute. Le moment était mal choisi pour faire sa mauvaise tête alors, par précaution, je fis apparaître mon patronus devant moi. Lorsque le rottweiler -mon putois avait laissé la place à ce chien quelques semaines après la disparition d'Edward- se matérialisa, je lui indiquai :

"L'accouchement ne devrait pas tarder, j'ai besoin d'aide." A cette instruction, je lui communiquai l'adresse où il pouvait trouver la sage-femme ainsi que le nom de celle-ci. Une fois le message pris, l'animal pivota sur lui-même et traversa le mur de la chambre pour quitter la propriété.


∴ ∵ ∴


Voilà déjà plusieurs heures que j'étais allongée dans ce lit et que j'essayais de penser à autre chose pour faire passer les douleurs qui devenaient de plus en plus présentes. La sage-femme, Brenda, m'avait administrée en milieu d'après-midi une potion pour soulager les contractions mais les douleurs persistaient malgré tout et à mesure qu'elles s'intensifiaient, mon inquiétude suivait le mouvement. Et si les bébés rencontraient un problème et qu'ils faisaient en sorte de me passer un message pour que je les aide ? Depuis que j'avais pris ce fameux philtre revigorant au mois de janvier, je n'étais jamais réellement tranquille. Heureusement pour moi, Cassidy était là. Et même s'il me regardait avec un air peu assuré, il tentait par tous les moyens de me changer les idées. Alors pour l'apaiser, je lui souriais faiblement entre deux mimiques crispées.
Au bout d'un temps je me réfugiai dans une bulle tandis que je continuais de souffrir en silence en me mordant la lèvre inférieure. Seuls des gémissements fugaces étaient audibles.

Je percevais de loin la panique de Cassidy contre ma main qu'il serrait de plus en plus fort mais je me forçai à me concentrer sur les mouvements des jumeaux. La sage-femme m'incita à me positionner sur le côté gauche pour commencer à faire descendre les bébés.

"Allez-y Diane respirez calmement."
"Vas-y Diane respire calmement." répéta Cassidy.

Les yeux fermés, je suivais à la lettre les instructions qu'on me donnait. Inspirer. Expirer. Pousser en expirant. D'un geste doux Brenda m'intima de me mettre sur le dos et poussa sur mes genoux pour que j'écarte les jambes.

"C'est ça, allez-y poussez."
"C'est ça, vas-y poooouuuusse."

Toutes mes forces étaient mises à rude épreuve comme en témoignaient les gouttes de sueur sur mon visage. Ça n'avançait pas assez vite pour moi. Je voulais que tout cet accouchement s'arrête et que je puisse enfin tenir mes enfants dans mes bras.

"Continuez comme ça c'est très bien !"
"Continue comme ça c'est très bien !"

"LA FERME CASS' ! Tu me saoules plus qu'autre chose là !" Un cri de douleur ponctua la fin de ma phrase. Je n'en pouvais plus d'entendre ses phrases en écho. "Alors si tu veux m'aider, tiens-moi juste la main et tais-toi s'il te plaît."

Mes ongles s'enfoncèrent dans la peau de Cassidy face à l'acharnement inhabituel dont je faisais preuve.
Je sentais mon enfant glisser à l'intérieur. J'y étais presque. La sage-femme m'informa ensuite que la tête était visible et m'encouragea à poursuivre.

"17h35."

Première phase réussie mais l''effort, lui, n'était pas encore terminé, un second devait naître. Mon corps prit quelques secondes de repos à peine, le temps pour moi de ressentir la douleur le long de mon dos, puis les contractions reprirent de plus belle. Il fallait que je me remette à pousser pour expulser le dernier.
Mes cris face à ce nouvel effort se mêlèrent aux pleurs du premier bébé. Étrangement, tout ceci me donnait la force de continuer. Dans un dernier cri et une dernière poussée -qui réduisit en bouillie la main que je tenais-, il sortit enfin. Vidée de tout, je basculai ma tête en arrière contre l'oreiller et pris de grandes bouffées d'air pour me calmer.

Au contact de leur peau contre mon ventre, les larmes qui coulaient sur mes joues suite aux douleurs ressenties se transformèrent en larmes de joie. Totalement épuisée, j'acceptai de les allaiter. Cette décision me paraissait évidente.
Sentir leur chaleur contre moi, les voir prendre le sein, tant de sensations qui me placèrent sur un nuage de pur bonheur.

"17h37."

2 petites minutes d'écart entre les deux nouveaux êtres les plus importants à mes yeux.

Validé par le joueur de Cassidy.

Couleur : #134f5c - Gérant du CB : #633512
Nom de code au Réveil : Blaze - Je serai ta Sally
Du flouz, du flouz, encore et toujours du flouz ! - Team Picsou

5 juin 2020, 17:37
Émotions nouvelles  Pv. 
Pour nous le temps qui passe n'a aucun sens. Nous sommes juste là. Ensemble. Nous nous construisons dans l'intimité de notre chambre. L'un à côté de l'autre. L'un contre l'autre. L'un avec l'autre. Nous nous réconfortons au mieux selon les émotions qui nous envahissent parfois. Nous sommes deux et c'est là notre force. Fusionnels mais si différents. Deux êtres à part mais si semblables.

Nous sommes restés longtemps dans cette pièce sans rien savoir du monde extérieur. Très vite nous avons pu entendre ce qu'il avait à nous offrir. Un voix douce et l'autre plus grave. Et une troisième aussi, plutôt bourrue. Et des caresses. Le contact de mains fines et larges. Mais surtout de l'amour. Et puis un jour, une voix s'en est allée, des mains ont disparu. Et nous avons découvert les pleurs et la tristesse. L'inquiétude aussi. Heureusement que nous sommes deux.

A deux nous sommes plus fort pas vrai! Nous ne pouvons nous voir mais nous pouvons nous toucher. Nos mains se joignent et, chacun notre tour, nous nous approchons de la porte. Jusqu'à présent elle a toujours été verrouillée. Mais aujourd'hui c'est différent. Serait-ce le signe que nous allons pouvoir sortir? Découvrir le monde? Rejoindre Voix douce? Voix bourrue? Et peut-être Voix grave aussi. Voix douce est certaine que Voix grave reviendra.

Nous sommes deux mais la porte n'est pas assez grande pour que nous la franchissions ensemble. Qui de nous deux aura le cran de la passer en premier? Nous hésitons. D'un côté ce monde qui s'offre à nous, l'inconnu et la perspective de découvertes. Et de l'autre cette chambre, ce cocon bien chaud où tous nos besoins sont satisfaits. A tour de rôle nous reculons puis nous approchons. C'est un peu un saut dans le vide.

Mais nous sommes bien trop à l'étroit. Nous n'avons plus vraiment le choix. Le temps - cette notion si improbable - qu'il nous reste ici est compté. On le sait très bien. Mais d'un commun accord nous attendons. On est si bien là. Rien que tous les deux. Et si on dormait encore un peu. Encore une fois serrés l'un contre l'autre. A l'abri de tout?

Nous sommes réveillés en sursaut. Quel est donc toute cette agitation? Pourquoi les murs bougent ainsi? Puis ça s'arrête. Mon cœur s'est un peu emballé. Pas que le mien. Tout juste le temps de me remettre de mes émotions que ça recommence. C'est la panique tant pour mon double que pour moi. Voix douce aussi commence à s'inquiéter. On le sent au plus profond de nous.

Voilà que ce tremblement reprend. De plus en plus souvent. De plus en plus fort. Et puis la porte s'ouvre. Toujours un peu plus. Les sons nous parviennent d'autant plus distinctement qu'elle s'entrebâille. Voix douce n'est pas seule. Elle est avec une voix qu'on ne connaît pas bien. C'est Voix nouvelle. Car elle donne toujours des nouvelles de nous à Voix douce. Et là elle dit qu'on va sortir. Vraiment? Je ne sais pas. C'est sûr?

Oui elle le répète. Mais ça tremble tellement que j'en suis désorienté. Comment on fait pour sortir? Tu le sais toi mon double? Tu penses qu'il suffit de franchir la porte là comme ça? Je ne sais pas qui de nous deux à le moins peur face à cette perspective... De toute façon il faudra bien que l'on se jette à l'eau. Tu attrapes ma deuxième main. Le contact me fait du bien mais je sens que si on continue ainsi on prend des risques. Des risques inutiles. Pars devant. Je te suis. Je te le promets. Vas-y. Et tu m'écoutes.

Lorsque ton corps disparaît petit à petit par la porte, je ressens comme un manque. Je me dépêche pour te suivre. J'ai trop hâte de te retrouver. Et d'un coup, le froid, les odeurs, le bruit, des cris, ceux de Voix douce, les tiens. Et puis la douleur dans ma poitrine. Ça fait tellement mal! Mes cris se joignent à la cacophonie. Malgré tout je tente d'ouvrir les paupières. Je découvre la lumière et je m'empresse de refermer les yeux. Et puis de la chaleur. Mon corps entier repose sur quelque chose de mou et chaud. Une de mes mains sent le corps de mon double. Et puis il y a une odeur. Une odeur, la même que celle de notre chambre. Je dois la rejoindre. De toute mes forces je rampe sur le corps chaud. C'est celui de Voix douce, elle vient de parler. Et je trouve la source de cette bonne odeur. Je m'y cramponne pour m'en abreuver. J'ai faim. Très vite repus je reste quand même là et j'entends de nouveau Voix nouvelle. Elle parle de moi. Trente-sept? C'est mon nom ça trente-sept?

Je ne comprends pas bien. Mais je m'en fiche. Double est là. Voix douce aussi. Je suis au chaud, bien calé. Il ne manque que Voix grave. J'espère qu'on le découvrira bientôt. Il me manque.


Reducio
J'ai écrit ce texte de manière très impulsive il y a une heure environ quand deux amis m'ont informé de l'évolution de leurs personnages. Je n'ai rien retouché. Il est à l'état brut. Des fautes d'orthographes subsistent sûrement. Je préfère attendre pour les corriger pour ne pas être tentée de changer ne serait-ce qu'un mot. Pour ne pas briser mon inspiration soudaine. Je leur ai offert le texte et ils ont souhaité qu'il soit partagé. C'est pour cela que vous le lisez maintenant.
Merci à eux, du fond du cœur.

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