23 août 2021, 17:47
 Irlande  Au commencement de la fin  Solo + 
ÉLINA CLARKE, 7 ans
9 octobre 2040
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*Aller Éli, tu peux le faire* J'avançais d'un pas, essayant d'être le plus confiante possible malgré l'angoisse qui me broyait l'estomac. Un pas, puis un autre. C'était censé être simple non ? Je n'avais qu'à mettre un pieds devant l'autre et garder la tête haute jusqu'à l'entrée, puis me diriger vers mon casier avant d'aller en classe. Pourtant, passer la simple porte de l'établissement était un défi quotidien. J'avais tellement peur. *De quoi ?* De tout, c'était ça, mon problème. Je n'aimais pas le bruit, les gens et la sensation d'être prise entre quatre mur et l'école rassemblait ses trois choses en une. Et je détestais cet endroit plus que tout. Je ne parlais jamais, ou très peu, n'avait pas d'amis et tout mes camarades de classe me trouvait bizarre. Maman et papa appelait ça de la ti-mi-di-té et à ce que j'en avais compris, il n'y avait pas de remède, ou en tout cas, aucun qui soit simple et facile. J'avais... du chemin à parcourir selon eux et pour m'aider, il fallait que j'aille à l'école. Chose qui était complètement inutile parce que maman m'avait déjà tout appris, et puis, j'étais sorcière, je l'avais appris pendant l'été, je n'avais aucun intérêt à apprendre quoi que ce soit ici, je partirais à un moment, sans laisser de trace.

Je pris une inspiration et me lançai dans mon enfer quotidien sans regarder derrière moi. *Fait comme si tu étais confiante* C'est Liam qui m'avait dit ça pour m'aider. Il racontait que si je faisais comme si j'avais confiance en moi, les autres me laisseraient tranquille. JE ne savais pas trop ce que c'était que de la confiance en soi, mais Liam m'avait dit que c'était de marcher droit et de ne pas regretter ce que l'on faisait. C'est donc ce que je faisais, ou du moins, faisais semblant de faire.

Arrivée en classe je m'assis au fond à mon bureau, prête pour divaguer dans mes pensées pendant la leçon. J'étais déjà en train de me demander ce que j'allais faire durant la récréation. Allais-je essayer de rester en classe comme la semaine derrière ? Ou encore me cacher dans un coin de la cour jusqu'à ce que la cloche sonne ? Mais je n’eus pas le temps de me poser la question plus longtemps, l'enseignante nous annonçais ce dont je redoutais depuis le début de cette année. *Présentation orale* Ces mots me donnaient des frissons rien qu'à y penser et mes yeux s’agrandirent de peur. Une peur qui se glissa jusque sous ma peau. J'allais devoir parler devant toute ma classe. Je n'en étais pas capable. J'avais à peine réussi à donner mon nom en début d'année et depuis, j'avais à peine ouvert la bouche.

Je n'écoutais plus du reste de la journée, pour changer, mais je me sentis oppressé par ces mots. *Comment vais-je faire ?*

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
• a dreamer, that’s what she was •

23 août 2021, 18:11
 Irlande  Au commencement de la fin  Solo + 
Ça faisait une semaine. Une semaine que je redoutais de plus en plus ce jour, m'empêchant de dormir et même de manger. Papa me disait que j'angoissais pour rien, que je n'avais qu'à lire le texte que je m'étais préparé devant la classe, sans être obligé de lever les yeux et il serait fière de moi, mais je m'en savais incapable. Rien que me pratiquer devant ma famille était au dessus de mes forces. Je tremblais comme une feuille et ne finissait jamais ma présentation. J'avais essayer de convaincre mes parents de demander à mon enseignante si je pouvais être dispensé du travail, mais ils m'ont tout deux répondu non et que ça me ferait du bien de voir "que ce n'est pas si pire". Ils sont trompaient, et cruellement.

La veille, je n'avais pas dormis de la nuit et j'avalais à peine deux cuillères de mon déjeuner lors du matin. J'avais envie de m'enfoncer sous terre. De fuir pour m'éviter pareil épreuve. C'était bien trop pour moi. Pourquoi faire vivre ça à une fillette de sept ans. M'envoyer à l'école n'avait pas suffit, il fallait maintenant que je parle devant toute ma classe. *J'serais pas capable* Cette fois, je pris tout mon temps pour entrer dans l'école, prenant des grandes inspirations à chacun de mes pas pour calmer mon cœur qui battait à toute vitesse. Je me répétais que "ça allais aller" même si je savais que c'était faux, mais il fallait bien me rassurer d'une manière ou d'une autre.

Discrètement, je ne fis aucun son en m'essayant à l'arrière, essayant de disparaitre aux yeux de ma professeure. Peut-être pourrait-elle m'oublier ? Peut-être que je n'aurais pas à passer devant tout le monde ? J'espérais, et j'espérais encore lorsqu'elle commença à nommer les personnes pour aller à l'avant. Je n'écoutais aucune des prises de paroles de mes camarades, ne voulant pas voir à quel point j'étais pathétique et lorsqu'il ne restait plus que mon nom, je pensais m'être sortie d'affaire avant d'entendre mon enseignante. *Et merde* C'était à moi. Je relevais mes yeux de ma feuille et lentement, le plus lentement possible, je me dirigeai vers l'avant, l'angoisse au ventre.

Mes mains tremblaient malgré qu'elles étaient accroché à ma feuille et je sentais mes joues s'échauffer et devenir rouge. Mon corps était mou, mon cœur battait à mille à l'heure et je n'arrivais plus à réfléchir. Les regards de mes camarades me brulait et le sourire rassurant de ma professeure me fit plus de mal que de bien.

-Je....

Je me mordillai la lèvre, ayant complètement oublié la suite de ce que j'allais dire. Mes yeux parcourait rapidement ma feuille, mais je ne voyais rien. Ou ne comprenais rien à ce que j'avais écrits. *Catastrophe* C'était une énorme catastrophe. Mes bras se mirent à trembler et mes yeux se remplirent rapidement de larme que je ne voulais pas laisser couler. Mon corps me faisait mal, j'avais l'impression d'être pris entre mes membres et de ne pas avoir assez d'oxygène.

-Dé...solé.

Et je pris mes jambes à mon coup, laissant ma feuille derrière moi. J'entendis mon enseignant m'appeler, mais je n'écoutais pas. Sortant de l'établissement, je me réfugiais derrière un arbre non loin de l'école, incapable de courir plus loin. J'avais mal et je n'arrivais pas à me calmer. JE respirais trop vite et j'étais tremblante comme une feuille. *Que m'arrivait-il ?*

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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23 août 2021, 19:07
 Irlande  Au commencement de la fin  Solo + 
LIAM CLARKE, 10 ans
16 octobre 2040
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Lili avait disparu, c'est son enseignante qui venait de me le dire alors qu'elle était entré paniquer dans ma salle de classe. Elle me savait proche de ma sœur et me pensais capable de la retrouver. Je savais très bien ce qu'avais fait fuir ma cadette, cette histoire de présentation orale, elle n'était pas prête pour ça et j'en voulais à papa et maman de l'avoir laisser aussi démuni. Nan mais ils l'avaient vu répéter, elle n'était pas prête à passer devant sa classe et ce n'était pas faute d'essayer. C'est donc dans un regard noir vers son enseignante que je sors à mon tour de ma classe. À la recherche d'Éli !

Elle n'est pas resté à l'intérieur de l'école, ça c'est plus que certain, elle déteste cet endroit, si elle est à quelque part où elle veut être retrouvé, ce sera à l'extérieur, non loin de l'établissement et proche de la nature. Courant à travers la cours, je l'aperçois finalement à quelques mètres de moi. Elle n'a pas l'air bien. Genre vraiment pas, pire qu'habituellement. Doucement, je m'approche d'elle, voulant qu'elle me voit pour ne pas lui faire peur, mais ses prunelles brunes ne rencontrent pas les miennes, regardant obstinément le sol.

Elle tremble de tout son corps et sa respiration est beaucoup plus rapide qu'habituellement, non, elle ne va vraiment pas bien et je suis totalement pris de court. Je m'assieds à ses côtés, prenant son petit corps contre le mien et je la force à me regarder.

-Eh, regarde-moi Lili, ça va bien aller, t'inquiète.

Ma voix est le plus douce possible et lentement, je lui frotte le dos pour la calmer. Comment faire pour calmer son angoisse. Parce que c'est bien ça, non ? Une crise d'anxiété ? Elle devait être tellement stressé par son oral qu'elle s'est laissé envahir par le stress. Non, mais, ils ont vraiment été stupide les parents de la laisser comme ça. Maintenant, elle prendra peur à chaque fois qu'elle parlera en publique que cette crise revienne.

Lorsque son regard croise finalement le miens, je lui souris en essayant d'être le plus rassurant possible. Je continue de lui frotter le dos et calmement, je reprends la parole.

-Essaye de te caler sur ma respiration. Inspire.... expire. Continue comme ça.

Lentement, je la sens se calmer contre moi. Ses tremblement cessent, sa respiration est de plus en plus calme et son rythme cardiaque semble se calmer. Après un moment, je sens que la crise est passé. Ma cadette s'écrase contre moi, certainement épuisé. Pas question de la ramener à l'école comme ça. La prenant par la main, je me relève et l'entraine avec moi. Je demanderais à maman de prévenir l'école quand nous serons à la maison. Hors de question d'y retourner aujourd'hui.

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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24 août 2021, 16:18
 Irlande  Au commencement de la fin  Solo + 
De retour à Élina

Liam m'avait amené à la maison en silence. Aucun de nous deux n'avait osé le rompre. Qui l'aurait ? J'étais tellement plongé dans mes pensées que je ne remarquai même pas que le paysage avait changé pour se transformer en ce que je connaissais comme ma cours avant. J'aurais dû avoir peur. Peur de la réaction de maman, de papa, qu'ils me retournent à l'école alors que je ne me sentais incapable de franchir la porte me menant à ma classe. Ce n'était plus qu'une simple angoisse, c'était une panique incontrolable. Je- je ne pourrais plus y retourner sans craindre que ça recommence.

Craintive, je franchis la porte d'entrée et guidé par Liam, je me retrouvais au salon, là où maman devait forcément se trouver. Et comme de fait, sa chevelure châtaine dépassant de sa chaise de bureau y était. Elle ne nous avait pas entendu, ou si c'était le cas, elle n'y prêta pas attention. Mais lorsque mon frère ainé lui lança un petit "Maman ?" et qu'elle sursauta légèrement de sa chaise, je compris que la première option était la bonne, elle ne nous avait pas entendu entrer. Lorsqu'elle se retourna vers nous, je retins ma respiration, je n'étais pas censé être là, j'étais supposée être à l'école et je ne voulais pas me faire punir pour ça. Pire, je ne voulais pas que Liam le soit avec moi.

-Qu'est-ce que vous faites là ? Il y a eu un problème à l'école, je n'ai pas reçu d'appel pourtant, une panne d'électricité ?

Alors que ses yeux se déplaçaient entre moi et mon frère et qu'elle lisait l'angoisse sur ceux-ci, elle dû comprendre que ça n'avait aucun rapport avec un quelconque problème électrique.

-C'est ton oral, c'est ça ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Mais ma bouche refusait de s'ouvrir. J'en étais incapable. Je ne voulais, non, ne pouvais expliquer ce que j'avais ressenti alors que je me tenais devant ma classe, c'était trop dur, je ne voulais pas m'en rappeler, revivre ce moment. C'est donc dans un coup d’œil vers Liam que celui-ci se mets à raconter ce qu'il a vu et ce que ma professeur lui avait dit. J'avais paniqué, beaucoup trop et submergé par ce sentiment, j'avais fait une crise de panique. C'était comme ça que ça s'appelait alors. Maman me regardait bouche bée.

Lentement, elle sortit de sa torpeur et vint me prendre dans ses bras tout en me caressant les cheveux. J'étais épuisée, je n'avais même plus la force de lui rendre son étreinte alors je me blottis davantage contre elle, bien décidé à ne pas quitter ses bras rassurant. J'ai dû m'endormir parce que je me réveillais dans ma chambres alors que le soleil amorçait sa descente à l'horizon. Je descendit les marches menant à la cuisine et arrivais à temps pour le diner. Toute panique ayant disparut dans mon sommeil, je m'assis à côté de mon frère et mangeai en silence.

Le soir, la décision fut que j'aurais congé d'école demain, mais que le mercredi, je devrais y retourner. J'étais d'accord, même si aller à l'école était toujours aussi effrayant, je savais qu'il était impossible que je n'y retourne pas, alors inutile d'argumenter.

Le lendemain, alors que j'étais debout à l'aurore à cause de mon somme de la veille, Liam vint toquer à ma porte.

-Eh Lili, ça te dit de venir courir avec moi ce matin ? J'me suis dit que, moi ça m'aidait à gérer ma colère, p't-être que ça pourrait t'aider toi.

Je n'avais rien à perdre, non ? Je me tirais donc des couvertures et suivi mon aîné dans la rosée du matin. Nous n'avons pas couru pendant longtemps, mais je sentais déjà une certaine différence. J'étais comme... vidé de toute inquiétude. C'est donc sans hésitation que je recommençais le lendemain, ainsi que le sur-lendemain, ne prenant que des pauses le dimanche matin. Je ne pourrais jamais assez remercier Liam pour le bien qu'il m'avait procuré.

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
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