4 sept. 2021, 11:08
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Mi-Août 2046 ● Manoir McGowan ● Pendant les vacances


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Tu n'as même pas besoin d'entrouvrir les paupières pour deviner que le soleil est déjà levé. Ses rayons les transpercent pour aller se loger au plus profond de ton être, te forçant à ouvrir les deux billes marrons que tu as. À peine l'a tu fais, que tu portes immédiatement tes mains en visière, pour distinguer une ombre qui ouvre tes volets. Tu devines la silhouette de ta mère, avant de lui dire :

- Oh non... Pas si tôt s'il te plait... J'veux dormir moi...

Ta mère semble insensible à tes plaintes, avant de rétorquer brusquement, comme si t'es paroles venaient à l'instant de percuter son esprit :

- Erza, il est dix heure et demi, et Scary arrive aujourd'hui, je te conseille de te préparer, pour l'accueillir, elle et sa famille en bonne et due forme !

Comme si ton esprit s'éclairait, tu te rappelles la venue de ta cousine, pour fêter l'anniversaire de la famille. Tu soupires avant de te contraindre à ôter ta couette pourtant moelleuse, et à sortir du lit. Tu poses d'abord le pied droit sur le tapis, comme si tu croyais *vraiment* à ces histoires de chance et de malchance. Tu te lèves et pars en traînant des pieds dans la salle de bain. Tu te rinces le visage à l'eau fraîche, et tu retournes vers ta penderie pour chercher comment t'habiller. Tu hésites à mettre une tenue simple, comme tu aimes, mais tu te rappelles que c'est la fête au Manoir, et que ta mère n'accepterai pas une autre catastrophe. Tu soupires de nouveau avant de sortir une combinaison noire avec dentelle. Tu la mets devant toi, pour voir comment elle te va, et jette sur le sol. *J'vais avoir trop chaud* Tu fais ça avec toutes tes tenues, avant d'enfin en trouver une *à ta convenance* Elle est bleue à rayures, et possède de fines bretelles. *Enfin une tenue estivale* Tu la poses délicatement sur ton lit, avant de ranger toutes celles que tu as sorties. Tu t'habilles en vitesse et repasse dans la salle de bain pour te mettre une touche de rouge sur les lèvres. Tu te surprends à trouver cela plutôt beau, toi qui d'habitude rechigne à mettre la moindre touche de maquillage. Tu descends en bas, ou une tasse de thé t'as été servie. Elle fume encore, si bien que tu la laisses dans un coin. Tu arrives dans le petit salon où se trouve ta mère, Mariana et Fred. Tu leur souris avant de t'assoir avec eux. Tu sens la gêne dans la pièce, avant que Mariana ne vienne rompre le silence pesant :

- Comme vous le savez, aujourd'hui c'est une nouvelle fête au Manoir qui va commencer. Vous êtes mes héritiers, sans compter ta sœur Ariana, et vos cousins, Fred et Erza. Comme chaque année, nous les convions ici pour quelques jours de retrouvailles plus ou moins festives. Vous savez que cela n'a pas toujours été simple, entre nous. Vous êtes venus habiter ici, et vous semblez tout trois pouvoir recevoir le Manoir, à ma mort. Bien sur, il faudra en discuter avec ta sœur Ariana. Je compte sur vous trois pour rester normaux. Comme nous pouvons l'être.

Ses paroles te glacèrent le sang. Tu n'osas même pas lancer à Fred un regard en coin. Où était passée la Mariana douce et aimante que tu connaissais si bien ? Qui était cette dame froide qui ne pensait qu'à son héritage ? On se serait cru dans Nous les Menteurs... Tu voulais te lever pour quitter la pièce, et retrouver un semblant de calme, mais t'es membres refusaient de bouger. Ton cœur battait à tout rompre, et tes mains étaient crispées sur les accoudoirs. Tu vis successivement Mariana et Ariana quitter la pièce, en discutant à voix basse, alors tu te retrouvas face à Fred. Il était aussi désemparé que toi. Qui allait rompre ce nouveau silence ? Tu attendis que Fred fasse le premier pas, ce qui ne se fit pas attendre :

- Bordel, c'était quoi ça ? De quoi le Manoir va nous appartenir ! Elle sait très bien que j'ai renoncé à ma part, l'année dernière. On s' en fout d'son héritage. Hein Erza qu'on s' en fout ?

Il avait parlé un peu fort, mais Mariana et ta mère semblaient être parties loin de vous deux.

- Ouais, je l'ai jamais vue comme ça. J'déteste nos fêtes de famille. Ça s' finit toujours mal. Et entre adultes... On peut pas dire qu'c'est mieux. Oui j'm'en fous. J'espère que Scary s' en fout aussi. Y a intérêt. Des fois j'ai l'impression qu'on est plus matures que les adultes...

Il aquiesça avant de se lever, et de te glisser un mot à l'oreille :

- J'ai prévu d'faire des trucs un peu plus marrants ce soir, un bain d'minuit ça te dirais ? Y aura d'autres trucs surprises...

Tes yeux s'illuminèrent. Bien sur que cela te plaisait ! Du moment que tu pouvais échapper aux conversations des adultes... Il quitta la pièce, et tu en fis de même. Tu regardas la pendule de l'entrée en sortant. *11h20.* Scary et sa merveilleuse famille allait arriver très bientôt. Tu décidas de remonter dans ta chambre, jusqu'à ce que ta mère ou Mariana te convie dans l'entrée pour les accueillir. Tu grimpas les marches en pensant à cette foutue fête. Qu'allait-il encore arriver cette année ? Qu'allais-tu encore faire ? De pire peut-être ? Tu commenças à triturer tes doigts, en signe de stress. Qu'avais-tu fais bordel ! Un an avait passé. Une année *dure*. C'était le seul mot possible. Tu avais eu tes hauts et tes bas, de bonnes et de mauvaises rencontres, mais tu avais surtout assisté à des événements plus que traumatisants. Tu te laissas tomber sur ton lit,espérant être aspirée par les draps. *Disparaître*. Tu restas allongée là, à regarder le haut plafond. Tu avais même peur. Peur de la suite. Du déroulé, de cette *fête* qui n'en était pas une. Et vous étiez inférieurs en nombre. Seulement trois contre cinq, s'ils venaient au complet. Mais pourquoi avais-tu l'impression qu'allait se jouer une bataille sous tes yeux ! Tu fermas les yeux en te demandant pourquoi. Pourquoi étais-tu née ici. Dans cette famille déchirée de toutes parts, et aussi peu unie. Pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu que ton père fasse *ça* ? Que tu gagnes une demi-sœur ? Que tu deviennes amnésique. Pourquoi tout c'était passé *ici* ! Pourquoi ! Trop de pourquois. Heureusement pour elle, Felicia n'avait pas à participer à cette fête. Tu ne la connaissais pas bien, puisqu'elle continuait de vivre avec sa mère, de ce que tu en savais. Bien sur, tu pouvais la croiser à Poudlard, mais elle avait un an de plus, et était dans une autre maison. Tu te demandais si Scary la connaissait. Après tout, ne connaît-on pas les élèves de sa propre maison ?

Tu commenças à écouter le *tic tac* régulier de ta pendule, tout en restant sur ton lit. Qu'importe si ta tenue était froissée ? Tu t'en fichais, et ils avaient intérêt à faire de même. *tic tac* Tu te promis de ne pas quitter ton frère d'une semelle, pour être sûre d'être rassurée en toutes circonstances. Tant pis pour Scary. Elle vous suivrait, ou se morfondrait seule. Sauf si bien sur elle se blotissait derrière Norman... Un sourire mauvais se dessina sur ton visage. Norman n'aimait pas Scary, cela se voyait. Ou alors, il l'aimait *mal*. Comment peut-on aimer quelqu'un en le faisant souffrir ? C'était tout bonnement impossible. *tic tac* Tu entendis la voix de ta mère t'appeler.


- Erza ! Ils vont arriver d'une minute à l'autre, vient te mettre avec nous sur la terrasse !

Ils allaient donc arriver. La pendule annonçait midi. Cette fois-ci, ce serait toi qui les accueuilleraient. Tu descendis, et sortis, tandis que personne ne semblait venir à l'horizon. C'était *normal* puiqu'il fallait se positionner avant leur arrivée. Ta mère t'indiqua d'un geste de la main que tu devais te placer à sa droite, entre elle et Mariana, mais, sans l'écouter, tu vins de mettre à côté de Fred. Vos regards se croisèrent, tandis que le silence s'installait, maid tu le brisa instantanément :

- Voilà c'qu'on est. Une pauv' famille richissime qui fait croire qu'elle est encore unie. Encore parfaite. À quoi ça sert de garder l'passé. C'est que des mensonges, et on le sait bien. J'comprends pas comment vous supportez ça. J'comprend pas. Bon, bah, j'vous laisse avec vos mirages. Adios.

Ta voix était plus froide que jamais. Tu avais débité tout ça sans leur jeter un regard. Seul le saule droit devant toi avait bénéficié de tes yeux. À partir de maintenant, plus rien ne serait pareil, n'est-ce pas ? Tu avais terminé de briser les maigres liens qui te reliaient vraiment avec cette famille. À présent, tous n'étaient plus que des inconnus. Tu avais rejoins Fred. Quelles que ce soit les conséquences, quel qu'en soit le prix, tu avais fait ton choix. Sans un sourire, tu fis comme ils voulaient que tu fasses. *Sois normale.* Mais faire ça ne te reliais aucunement à eux. Tu étais Erza McGowan, mais juste parce que c'était ton nom. Tu ne regardas pas Fred. Tu savais qu'il avait compris, lui aussi. Vous étiez deux électrons libres gravitant toujours autour du gros. Vous étiez liés à jamais pour ça. Qu'importe ce que vous feriez plus tard. Qu'importe qui vous seriez plus tard. Fred et Erza. Erza et Fred. Tu avais gravé ça à tout jamais dans ta tête.

@Scary Limpson <3
J'espère que mon post te convient, j'en suis très contente. :cute:
J'espère que j'ai écrit à ta convenance, sauf si 1616 mots c'est pas assez :disguise:
Dernière modification par Erza McGowan le 9 déc. 2021, 21:15, modifié 1 fois.

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

18 sept. 2021, 19:03
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mi-août de l'an deux mille quarante-six,
SCARY, 13 ans, LONDRES

"Dis moi, pourquoi tu cours ? Pourquoi t'as peur, pourquoi tu m'fuis ?
Reviens !"


L'Aurore me réveille et secoue mes paupières endormies. Le réveil n'a pas besoin de sonner que je me lève et ouvre les volets. En face, je peux observer le gris triste des immeubles sous les lueurs orangées du doux matin. Je me saisis de ma bouteille d'eau posée sur le coin de mon bureau et bois de longues gorgées d'eau fraîche dans l'espoir sans doute stupide qu'elle éclaircisse mes pensées. Peine perdue, s'il fait beau dehors et qu'aucun nuages n'ose rompre la beauté du Ciel, le mien ne doit pas être suffisamment précieux pour se faire remarquer. Je ferme les rideaux pour ne laisser passer qu'un voile de lumière. Je me cache dans la noirceur enveloppante de la pièce et joue quelques notes pour bien commencer ma journée. A cause de Poudlard, j'ai perdu en maîtrise, je ne joue pas aussi bien qu'avant. Je suis aussi moins douée aux échecs, plus susceptible. Enfin bref, inutile d'y passer par quatre chemins pour vous dire que je hais ce *maudit* château de *malheur*.

J'arrête rapidement de jouer car je me sens trop sale dans mon pyjama composé d'une chemise noire. Et puis, j'ai besoin de me nourrir ; non que je le souhaite vraiment, mais histoire de survivre à ce énième jour sous un soleil brûlant se répercutant sur les façades bétonnées et sur le bitume des routes rendant l'atmosphère étouffante. Tu vois, c'est l'une des choses que je ne supporte pas. La chaleur suffocante me fait paniquer, rapidement, j'ai besoin d'eau, d'air, et d'espace. Mais je crois que ce n'est pas trop demandé non ? Juste un peu, juste un peu me suffit. Est-ce donc trop où ce que je recherche est-il trop précieux pour pouvoir encore exister ? Le seul fait d'y penser suffit à mon coeur pour se serrer. Peut-être finalement, suis-je aussi fragile que la feuille que l'on écrase du pied. Il faudrait pour cela savoir laquelle est la plus vide de nous deux.

Dans la cuisine, j'ouvre le frigo presque vide. Et l'on dit que mon cher frère est l'homme le plus raisonnable de la famille. Il n'est même pas foutu de faire les courses alors que la moitié des denrées de bases manquent. Il doit entendre mon soupir car je l'entends répondre à mes pensées :

- Tu vois, je choisis ce qui me semble le plus important. Entre prendre un petit déjeuner et travailler pour pouvoir l'acheter, je prends la seconde option.

Bien sûr, il réagit toujours pareil. Il a toujours raison et moi j'ai toujours tord. Il est vrai qu'il faut bien qu'il finisse de payer l'appartement. Par chance, Monsieur est très doué pour beaucoup de choses, et comme son principal talent est de se fondre dans la masse, il se doit d'être très polyvalent. ce qui ne m'empêche pas de penser que de commander des courses en ligne doit être faisable. C'est toujours la même chose, d'abord tu travailles, et ensuite tu fais le reste. Je me demande comment on peut être heureux dans ces conditions. A moins qu'à ses yeux, être heureux n'ai aucune valeur ? Je passe sur ce détail. Il doit me rester un stock de quelque chose dans ma cachette personnelle, et ce n'est pas comme si beaucoup de magasins étaient ouvert cette heure.

Considérant que je n'ai plus rien à faire ici, je remonte dans ma chambre où je retrouve les ombres dansantes sur les murs blancs de ma chambre. J'allume une petite lumière et commence à étudier le programme de l'année suivante. heureusement, pas de vol de prévu. Voilà au moins une bonne nouvelle. j'ouvre le manuel de sortilège que j'ai pris soin d'acheter dès le début des vacances et regarde la table des matières. De toute manière, l'année s'annonçait chargée ayant pris toutes les options me semblant intéressantes. Cela me changerait des cours d'histoire de la magie que je n'avais pu éviter.

J'ai dû lire pas mal de temps car lorsque mon frère vint me chercher, le soleil s'était déjà bien levé et il devait être 11h. La première chose qui me vient à l'esprit est de me demander ce qu'il peut bien venir faire dans ma chambre. Je croyais qu'il travaillait, mais j'ai été trop naïve pour penser qu'il n'avait que ça à faire. Malheureusement, les chiffres disent que lorsqu'il vient me déranger alors qu'il doit travailler, c'est qu'il s'agit très rarement d'une bonne nouvelle. Son air me dit qu'il est de mon avis ; je sais reconnaître sa mine sombre lorsqu'il s'apprête à faire quelque chose qu'il ne souhaite pas faire. Il me sort après une grimace :

- On va voir de la famille ce soir. Nos chers cousins si tu vois de qui je parle. Retrouve moi en bas à 13h s'il te plaît. Et ne crois pas que cette perspective m'amuse particulièrement.

Puis, il quitte la pièce et me laisse seule. Bien sûr, je sais qu'il n'a pas voulu ce qu'il se passe. Norman n'a jamais aimé quiconque, il est comme ça, il ne s'attache pas plus au gens qu'aux objets. Des fois, son insensibilité et sa froideur m'effrayent. Je me demande comment peut-il faire pour garder la notion des limites alors qu'il n'a rien à faire de ce qui l'entoure. Alors qu'il se moque du prix à payer et des conséquences si lourdes peuvent-elle être. Mais bien sûr, il n'y a pas de limites assez hautes pour lui. C'est une question de volonté tu vois, et lui il en a un peu trop. Il considère les entraves de l'attachement comme un frein vers ce qui l'entoure, alors qu'en fait, elles le protégeraient mieux qu'il ne serait le faire. Et moi dans tout ça, qu'est-ce que j'en pense ? Je ne sais même pas, tiraillée par l'envie de devenir plus forte sans savoir comment y parvenir. Je soupire, et comme toujours, je me lance dans la course-poursuite contre moi-même.

Enfin, l'heure de rendez-vous vient. Je commence à avoir un peu faim et me dis que j'aurais mieux fait d'aller faire les courses malgré ma phobie de queues, et des foules d'Autres qui me forcent à imploser contre ma volonté dans des torrents de cris dévastateurs.
Tu comprends, si seulement je pouvais me contrôler, demeurer impassible pour l'éternité. Je serais calme, je serais froide, mais par Merlin, que c'est agréable de sentir — et de savoir que rien ne peut nous échapper. Je n'ai pas le courage pour m'affronter, alors si j'avais le choix, je choisirais de ne pas être. Parce qu'en un sens, cela m'éviterais de souffrir.

Je descends les marches avec de moroses pensées en tête, et je trouve Norman en train de s'observer dan le miroir du salon où je peux aussi voir mon visage pâle se réfléchir. Je ne peux pas aller à une fête comme ça, ce n'est pas possible. Je ressemble presque à un fantôme comme cela. Deuxième grimace de mon frère ; il pense la même chose que moi. Je le suis dans la salle de bain. Même si je déteste le maquillage, je fais un petit effort pour aujourd'hui. En quelques minutes, je suis refaite. J'ai l'air d'une charmante enfant en pleine forme et mon charisme est remis à bloc. Pourtant, je me sens toujours aussi fatiguée qu'avant ; seules les apparences ont changées. Heureusement, ici, nous maquillons aussi bien que nous mentons ce qui donne un résultat très crédible. Ce qui est par contre plus agaçant, c'est que nous sommes obligés d'y aller en voiture ; on préfère éviter de transplaner à deux. Cela promet de longues heures de route à enter de tromper l'ennui en roulant trop vite.

Fin prêt, nous montons dans la voiture et mettons le contact. Je laisse les fenêtres closes pour me protéger du bruit qui assiège violemment les parois de la carrosserie, puis j'enfile mon casque et mets un peu de musique. Bercée par les notes, je me demande de quoi avons-nous l'air dans notre voiture de luxe habillés en costume en gardant nos chapeaux alors même que nous sommes à l'abri de la douce pluie qui effleure les immeubles. A quoi cela sert, de sembler beaux parce qu'on nous le demande, de faire les fiers alors qu'on en a pas envie, et de se pavaner aux yeux de tous pour étaler notre soit - disant supériorité ? On est tous les mêmes gosses *ridicules* de toute façon. Quand on ne joue plus avec les jouets, on joue avec les illusions.

Les paysages commencent à se faire naturels, et la végétation remplace peu à peu le métal à la dure pierre de la ville. Ici, il ne pleut plus. A croire que le ciel londonien est vraiment triste. L'herbe dorée valse lentement sous le vent léger en proie aux rayons du soleil, et rejoins à l'horizon le ciel azur parsemé de nuages. Rien ne semble atteindre cette harmonie tandis que l'imperceptible bruit de a voiture se confond avec le chant mélodieux des oiseaux.une seconde, j'ose croire à l'instant parfait tandis que ce paysage semble se dérouler à perte de vue. La vue est si douce que je m'endors bercée sur les secousses régulières du véhicule.

Si j'ai rêvé, je ne m'en souviens pas. Lorsque je me réveille, les champs dorés ont laissé place à une petite route de campagne parmi les arbres géants. Il fait moins chaud, et j'ouvre les fenêtres pour sentir l'air à nouveau respirable s'engouffrer dans la voiture. c'est le soir qui tombe calmement sur la campagne silencieuse qui me fait comprendre que nous sommes presque arrivés. Quand je le réalise enfin, un vive panique me prend. Mon cœur se serre de peur et des vagues de tremblements me parcourent. *Je veux pas y aller*. Mais c'est déjà trop tard, ça l'était avant de partir, et la seule solution est de continuer à suivre la route tracée par d'autre qui ne me connaissent pas. Le visage et les cris d'Erza me reviennent en même temps que cette terrible colère qui m'habite à chaque fois que je pense à elle. je serre les poings pour renflouer mes sentiments avant qu'ils ne fassent lier les arbres sous leur poids. S'en est presque maladif, cette façon chez moi dont j'ai parfaitement conscience de la haïr au plus fort du mot. Mon esprit se débat, il lutte pour ne pas y penser, mais inlassablement, leurs visages reviennent et tout reprendre de plus belle formant un joyeux cercle vicieux semblant sans fin. Je débloque totalement, et dans un ultime espoir de fin, je frappe violemment ma tête contre l'appui tête tandis que mon dos se cambre pour avoir encore plus de force.

Enfin, le Silence m'accueille dans sa grande maison.
Je suis à nouveau aussi vide qu'une épave abandonnée dont on vient de piller le trésor qui est en réalité une bombe à retardement. Et quand l'explosion aura lieu, la part sadique de mon cœur renaîtra pour assister au spectacle. Finalement, qu'importe le moyen dont je triompherais tant que je triompherais bien. Un sourire ironique se dessine sur mes lèvres. Voilà, moi non plus je n'ai plus de conscience ; je l'ai fait taire en même temps que mes déferlantes.

- Ah oui, j'ai oublié de te dire : je crois que nous étions attendus plus tôt, alors ils ne seront peut-être pas très content.

Cette voix sortie de ce qui me semble nulle part me recentre sur l'instant tandis que mon regard perdu au loin percute leur propriété. *Déjà ?*. J'aurais voulu que ce moment en voiture n'ai pas de fin, que l'on se perde en route pour ne jamais se retrouver. Maintenant, eux aussi doivent nous avoir vu. En quelques minutes, nous sommes arrivés. Nous franchissons le portail et nous nous garons dans un recoin de l'allée. Machinalement, nous descendons normalement comme si nous savions que tout serait parfait, comme si nous ne craignions pas le futur et toutes ses variables. Tellement assurés, tellement confiant, alors qu'en réalité, nous sommes mortifiés par ce que nous allons faire. Alors, on se fixe sans ciller pour voir lequel perdra en premier. A ce jeu là, nous sommes très doués. On plante nos yeux glacials dans leur regard, et on les salue comme si de rien était. Je ne fais pas attention aux membres présents. Après tout, ils seront tous là à un moment ou à un autre. Calmement, j'écoute Norman s'excuser avec son charisme légendaire du retard. Moi, je fais ce que j'ai à faire, c'est à dire me taire.

@Erza McGowan, plus la peine de me mentionner :cute:
Dernière modification par Scary Limpson le 22 févr. 2022, 11:00, modifié 3 fois.

Septième année RP, puzzle sans cadre ⊱ fichefiche PRs

7 oct. 2021, 21:37
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15/08/2046 ● Manoir McGowan ● Avant la IIIe Année


J'espère qu'ils ne vont pas tarder, parce que je commence à en avoir marre d'attendre comme une abrutie debout dehors. J'ai d'autres choses beaucoup plus importantes à faire. Et puis, le silence qui s' est installé devient carrément pesant. Bon, admettons que ce soit *entièrement* ma faute, ais-je eu tort de parler ? Oui, parfois il vaut mieux se taire, mais là, là je crois que ce n'était pas la meilleure chose à faire. *Grouille Scary*. J'en ai marre de chez marre. Elle veut vraiment arriver comme une princesse, ou c'est autre chose ? SÉRIEUSEMENT ? Elle a intérêt à avoir une bonne raison. Je vois déjà son regard méchant me juger lorsqu'elle devra me saluer.

Je me dresse sur la pointe des pieds, et j'aperçois enfin le portail s' ouvrir et une voiture s' aventurer dans l'allée. *Ridicule*. Norman est-il aussi bête que je le pense, pour conduire un engin moldu ? On dirait bien que oui. Ils accostent toujours aussi impertubablement et Norman arrive pour s' excuser platement auprès de Mariana. Scary, elle, reste muette. *Le Silence est d'or*. Je la connais assez pour savoir qu'elle n'ouvrira la bouche que lorsque ce sera nécessaire. Il va falloir que j'aille lui tirer les verres du nez. Maman me devance, et m'adresse la parole d'un ton froid glacial même. *Elle n'a pas digéré*. Je sens que nous n'allons pas en rester là, et que mon heure va venir...

- Bonjour Scary. Erza, emmène ta cousine, et allez vous installer, je donnerais le signal pour que vous descendiez manger.

Cette idée ne me réjouis pas... Mais j'y suis réduite, et je ne peux pas y échapper, alors je me dis que ce sera le moment parfait pour lui soumettre mon plan. *Au pire*, elle refusera d'un bloc, et puis, j'ai envie de dire, tant pis pour elle. Sans ouvrir la bouche, je l'entraîne vers l'intérieur, et je commence la montée vers notre chambre. Je n'ai pas hâte de dormir dans la même pièce qu'elle... Qui sait si elle ne va pas commettre quelque chose durant la nuit ? Je ne dormirais pas tranquille, c'est certain.

Je pousse la porte de notre chambre - enfin de la mienne, qu' je suis obligée de partager - et je la laisse entrer. Je m'avance vers la fenêtre, et je regarde en bas. Maman et Mariana causent avec Norman, sûrement de ses études, du boulot, ou de l'actualité. Je soupire. Ils ne changeront vraiment jamais. À côté, il y a toujours Fred. Il est obligé d'assister à *ça*. Je ne sais pas si je ne préfère pas rester ici avec Scary, qu'être en bas avec eux... Sans me retourner vers Scary, je lui lance :

- Faut qu'on parle.

Je cherche comment continuer. Dois-je être cash, sans omettre aucun détails ? Je poursuis :

- J'ai une proposition à te faire. Tout d'abord, sache que je suis aussi enchantée que toi à l'idée de passer plusieurs jours avec toi. Mais je suppose que tu n'en a rien à faire de ce que je pense, je me trompe ?

Je sais qu'elle va encore avoir son éternel air sombre, et qu'elle n'est peut-être même pas en train d'écouter ce que je dis. Tant pis pour elle. Je n'ai rien à perdre, tandis qu'elle, elle a à y gagner. À elle de choisir ce qu'elle préfère...

- Donc, comme je disais, j'ai une sorte de marché à te proposer. Je crois que je n'ai pas besoin de te rappeler que nous avons oublié ce qui est arrivé l'été dernier ? J'en ai marre de ne plus savoir. Si j'ai fait quelque chose d'atroce, je préfère savoir de quoi il s'agit, plutôt de rester comme une Autre, ignorante. Bon, venons-en au but. J'aimerai qu'on s'entraide pour retrouver ce qu'il s'est passé.

Voilà, c'était dit. Je lui laissais complètement le choix, et je m'en fichais presque de sa réponse. Enfin, pas totalement, puisque je lui avais bien demandé si cela la tentait, mais bon, cela n'avais pas vraiment d'importance. Pour faire semblant de ne pas attendre sa réponse, j'ouvre la fenêtre et je me penche au dehors. Il n'y a plus personne à présent. Je suppose qu'ils sont tous rentrés s'attabler, mais j'espère que la cloche ne sonnera pas tout de suite. Je veux connaître *sa* réponse. Je ne veux pas qu'elle se défile encore une fois. Je veux savoir.

Tant de suspense, j'ai hâte de voir comment Scary va réagir T-)

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

3 nov. 2021, 15:00
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"Bonjour Scary. Erza, emmène ta cousine, et allez vous installer, je donnerais le signal pour que vous descendiez manger." Je manque de lui répondre "Mauvais jour, allez vous faire voir", mais les mots son incapables de franchir ma gorge. Quand on y pense, l'étymologie du mot "bonjour" est étrange. On peut le découper en "bon" et "jour". Comme si l'on souhaitais à quelqu'un de passer une bonne journée. L'hypocrisie d'Ariana m'arrache un demi sourire tout aussi hypocrite. J'ai tellement l'habitude de ce genre de manière que maintenant cela me fait rire (jaune). Cependant, la suite ne me fait pas rire du tout. Seule avec Erza jusqu'au dîner, je ne le sens clairement pas. Je pense pouvoir bien évidemment l'écraser aisément en matière de méchanceté car j'ai bien compris où étaient ses points faibles, mais en général, passer du temps avec elle n'est pas une partie de plaisir. Et puis, qu'elle se remette à sa place sa mère. Je n'ai pas besoin de signal pour aller où je veux, je ne suis pas un chien. Mais je me sens plus légère maintenant que je sais que je n'aurais pas affaire à Fred. Je crois bien que cet imbécile fini me déteste, et le contraire est aussi réciproque. Comment Erza peut-elle le supporter ? Machinalement, je secoue la tête. Après tout, c'est son problème ; je me moque bien de qu'Erza pense tant qu'elle ne manigance pas des plans contre moi.

En silence, nous grimpons les escaliers, que déjà je me sens fatiguée. Que va-t-elle *encore* me faire subir ? Je me penche à la même fenêtre qu'elle et vérifie d'un coup d'oeil qu'elle est bien fermée ; simple mesure de précaution, je ne tiens pas à me faire espionner. Je la dévisage ; elle ne m'inspire rien qui vaille. Son "faut qu'on parle" me fait presque rire. Pourquoi lui ferais-je ce plaisir ? Elle croit vraiment que je vais tomber dans le panneau ? Je ne sais pas ce qu'elle veut me faire faire mais je ne compte pas me laisser avoir ainsi. Mais vas-y Erza, viens en aux faits, ne me fait pas attendre, j'entends déjà mon futur rire sardonique lorsque tu m'auras dis ce que tu as à me dire. Fonce dans le mur, pour que je puisse, juste un peu, me moquer de toi.

Mon visage de marbre se referme lorsqu'elle me parle de proposition. je n'aime pas ça, pas ça du tout. Je sens que cela va mal se terminer. Tout ce qui la touche se termine mal de toute manière ; il ne faut pas aller le chercher bien loin. Aussitôt, je me méfie. Elle peut bien me dire qu'elle est enchantée, je ne la crois pas. Il s'agissait de toute évidence soit d'une remarque ironique soit d'une tentative de flatterie fort médiocre. Je failli lui répondre à quel point elle était stupide, à quel point je ne la supportais pas, mais je réussis par miracle à me contenir. Par Merlin, je ne la laisserai pas me faire sortir de mes gonds. Pas cette fois.

Je rate un battement et enchaîne avec un soupir silencieux lorsque la suite parvient jusqu'à mes oreilles. Un marché ? Je ne vends pas mes souvenirs. Je ne parle pas de mon passé, à personne. Je dois avouer que je m'en moque. Ce qui compte, c'est l'avenir. Voilà pourquoi la divination m'intéresse plus que l'histoire de la magie. J'ai une forte envie de lui répondre méchamment, mais je ne pense pas que cela la fasse vraiment souffrir. Erza a beau être fragile, elle reste résistante à certaines choses, et je pense que si je lui dis même de façon horrible "non", elle n'en aura rien à faire. pas exactement rien bien sûr, mais pas grand chose. je vais la faire attendre, cela sera beaucoup plus amusant. Un sourire cruel se dessine sur mon visage. La situation est délicate. J'ai besoin de temps pour réfléchir, car moi, je n'agis pas sur un coup de tête, et ce temps, je ne l'ai pas. Et il ne faut pas que je me trahisse quelque soit la position que j'adopterais par la suite. Je tente de rester concentrée mais la voilà qui ouvre la fenêtre. Premier obstacle. Je me rapproche d'elle, doucement, et je lui chuchote à l'oreille :

- Commence par fermer la fenêtre et on pourra en discuter. Je n'ai pas la chance d'avoir un frère sourd, moi.

Je n'ai pas pu m'empêcher de glisser une petite pique en plus. J'aime provoquer, surtout lorsqu'il s'agit d'Erza. Au fond, peut-être suis-je comme Norman ; j'aime tester les limites. Je veux être là quand elle explosera enfin ; savoir ce qui est et ce qui n'est pas possible. Je m'assied sur le sol ; je n'ai pas besoin d'être supérieure en taille pour être supérieure en pensée. Erza est tellement ridicule ! A-t-elle vraiment penser que je me laisserais convaincre aussi facilement. Je me revois presque en train de demander à Bristyle ma petite question en espérant qu'elle me réponde. J'étais un peu stupide moi aussi, mais j'ai bien compris que ce genre de chose ne menait à rien facilement. Mais j'ai le goût du risque, et comme j'aime bien jouer avec les gens, je tente quelque chose :

- C'est un service que tu me demandes ? Dis le clairement dans ce cas, me sors pas de conneries. Tu veux que je t'aide à retrouver la mémoire parce que tu es incapable de le faire toute seule. Et parce que c'est sensé m'arranger.

Oui, je frôle l'indécence. Et alors ? Je veux voir si Erza est vraiment motivé, je veux voir si elle tiens, si elle croit vraiment à ce qu'elle dit. Je l'avoue, c'est vicieux de ma part. Elle ne veut après tout rien de bien méchant. Mais je m'en moque. Erza m'a gâché mon année alors si elle croit que nous allons devenir les meilleures amies, elle se fourre la baguette dans le nez. Et puis, je n'aide jamais personne, car quand je le fais, cela me joue des mauvais tours. Mieux vaut faire cavalier seul, il y a moins d'imprévus.

@Erza McGowan et voilà !
J'espère que tu n'es pas trop déçue...
Bon courage à ta fillette pour la convaincre :roll:

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11 nov. 2021, 18:15
 +  Don't Hurt Yourself
15/08/2046 ● Manoir McGowan ● Avant la IIIe Année


Si Scary continue avec cet air mesquin je saurais que ma proposition ne servira à rien. Je n'ai même pas envie de m'énerver contre elle si elle n'accepte pas, parce que ça ne servirait à rien. Et puis, elle m'importe peu désormais. Si elle n'a vraiment aucune envie de m'apprécier, très bien, je l'ignorerais jusqu'à la mort s'il le faut.

Soudainement – mais doucement comme toujours – elle s'approche de moi – enfin plutôt de mon oreille – et mon souffle quelques mots qui ne me plaisent pas. En toute honnêteté, que la fenêtre soit ouverte ou non, cela ne change rien, puisqu'ils sont tous rentrés dans la maison, alors je ne bouge pas.


Pour ta gouverne, je ne suis pas ton esclave, si la fenêtre ouverte te gêne, va la fermer par tes propres moyens, mais sache simplement qu'ils sont rentrés.

Il n'y a aucune impulsivité ou méchanceté dans ma voie, je tente simplement de rester *calme*. Elle s'assoit sur le sol, et j'en déduis que la *fenêtre ouverte* n'était pas si importante. Elle me trouve stupide ? C'est réciproque, et j'aimerai bien savoir ce qu'elle se trouve. A-t-elle seulement affronté quelque dangers ou ennemis ? A-t-elle jamais été au bout d'elle-même pour obtenir quelque réponse ? J'en doute très fortement, mais je n'aborde pas le sujet, ce n'est pas le moment pour. Scary ne semble pas satisfaite de sa petite pique *absurde* puisqu'elle continue sur un ton insolent. *Si seulement j'étais adulte*... Je suis persuadée qu'elle aura trop *peur* pour dire de telles choses. Je suis désespérée, car dès lors que nous nous voyons, nous ne sommes pas capable d'arrêter de nous crêper le chignon. Aujourd'hui, je veux que ce soit différent, au moins de mon côté. Sans m'énerver, je reprend.


Qu'est-ce que tu crois Scary ? Je te connais mieux que tu ne veux te l'avouer, et je sais qu'un service comme tu dis ne te plairai pas. C'est pas un service, c'est une proposition qui t'avantages autant que moi, voir plus. Insultes-moi si ça te chante, mais je ne crois pas que tu te souviennes de l'été dernier toi non plus... Décline si tu préfères, ça ne me gêne pas, désolé de te décevoir...

Elle me fatigue maintenant. J'avais oublié à quel point elle aimait me faire tourner en bourrique. Qu'elle continue, mais cette fois-ci je ne perdrai pas. J'emploierais tout les moyens qu'il faudra, mais ce sera elle la ridicule. *Je le jure*. Et je n'aurais qu'une chose à dire; *bah alors Scary, on est prise à son propre piège à ce que je vois*... Je souris rien qu'en y pensant, si bien que Scary doit se demander pour quelle raison mon visage c'est soudainement illuminé.

Je pense alors qu'il faut que je trouve une solution, *au cas où* l'heure du déjeuner sonnerai, pour empêcher Scary de s'enfuir sans m'avoir répondu. Je pense que l'attraper fermement par le bras n'est pas une bonne idée, de toute manière je sais très bien que je l'emporterai toujours sur le plan physique. Je suis plus grande, plus forte, plus résistante qu'elle, j'espère pour elle qu'elle le sait, pour lui éviter de se lancer dans une bataille perdue d'avance... Il faut que je lui prouve ma supériorité mentale et morale à présent. De plus, j'ai des alliés ici, et surtout à Poudlard, contrairement à elle. A-t-elle seulement de *bonnes* facettes d'elle-même à présenter aux Autres ? Je ne pense pas.


Une dernière chose avant que tu ouvres la bouche. Je te conseillerais d'éviter de sortir des idioties pendant ton séjour, que ce soit devant moi ou non. Conseil d'amie, même si je doute que tu l'écouteras.

Ma voix est ferme, mais je crains que ça ne lui fasse ni chaud ni froid. Tant pis pour elle s'il lui arrive malheur, elle ne pourra pas dire que je ne l'ai pas prévenue, pour une fois...

Même si je fais tout pour convaincre ta petite Gamine idiote et insupportable :decayed: va falloir que tu fasses des efforts si tu veux que ça marche. :lol: Mais bon, maintenant, je m'attends toujours au pire dans nos Danses... :wise:

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

11 févr. 2022, 18:29
 +  Don't Hurt Yourself
“ C’est lorsque les Vérités deviennent des funambules que nous pouvons les juger ”


Je m'ennuie terriblement. Erza est d'une banalité ! Elle fonce droit dans mon jeu et elle croit le contraire, c'est décevant. Elle se surestime de toute évidence, et elle me connaît bien mal. Comment lui dire la vérité alors que celle-ci risque de la faire sauter au plafond ? Je dois dire que le petit "je te connais mieux que tu ne veux l'avouer" m'amuse particulièrement. Elle, me connaître. Elle connaît ce que je lui montre. Ce que je veux lui montrer. Par Merlin, qu'elle est stupide ! Pense-t-elle pouvoir me berner avec un jeu d'actrice minable ? Cependant, il y a matière à réfléchir. Comment tirer le plus de profit de cette opportunité ? Je tiens quelque chose, c'est sûr.

Je regarde les chemins qui s'ouvrent à moi. L'indécision n'est pas une solution, elle entraînerai sûrement une bonne dose de perte. Ensuite, faire front et poursuivre ce que j'ai commencé. cela me semble une assez mauvaise idée. Je ne suis pas chez moi, et je préfère faire attention à ce que je fais. Accepter : possible, mais risqué. Cela voudrait dire faire confiance à quelqu'un les yeux fermés, lui raconter des non-dits, tout cela en quête d'un vérité abstraite. Je ne le sens pas. Elle entendra ce que je voudrais lui dire, un point c'est tout. Et puis, les promesses c'est du vent ; je suis bien la dernière à les respecter. *...*.

*Que veut-elle ?* Que je plie, sûrement. Que je lui montre qu'elle est meilleure, j'en mets ma baguette dans le nez. Et avec ça, je vais où ? Je fonce ? Je fais semblant de lui croire qu'elle a gagné ? Oui, cela me semble un bon compromis. Je préfère que l'on me crois vaincue que l'on me surveille sans arrêt. Je lance un soupir discret et résigné. Voiiilà. Comme ça. Je me tends brusquement sur son avant dernière phrase, pas vraiment surprise, faisant plus semblant de l'être. Ne pas me souvenir pourrait être troublant ; c'est d'ailleurs ce trouble que je feins. Mais en réalité, on finit par s'accoutumer au manque. J'ai fait mon pas. Je l'ai accepter et il ne m'empêchera pas de vivre comme je l'entends. La passé, n'a pas d'importance. Si on le place dans ne échelle de valeur de connaissance, le plus important est ce que nous sommes amenés à découvrir sur le futur. Je me moque du passé, je me moque de ce que l'on me dit. J'avance où je veux qu'importe l'endroit d'où je suis partie. La seule utilité au passé est qu'il recèle souvent le point faible des autres et que l'on peut trouver en lui un levier de souffrance à activer lors des situations désespérées. Il est cependant vrai que toute connaissance est bonne à être sue. Je nourris une pointe de curiosité quant à mes souvenirs, et si Erza veut s'y casser le reste de ces neurones pour m'en rapporter le produit, cela m'arrange. La gorge faussement serrée, j'annonce donc :

– Soit. Il est vrai que la vérité est précieuse. Il est aussi vrai que l'on réfléchit mieux à deux que seul.

Je lui tend une main. Pour moi, ce geste n'a aucune valeur. Il ne signifie ni engagement, ni sincérité, ni amitié. Qu'elle y voit donc ce qu'elle veut, je pourrais me défendre de n'avoir jamais voulu dire quoi que ce soit par cette poignée. *Si elle la serre*. Je décoche un haussement de sourcil magistral à sa remarque *comme si cela pouvait m'atteindre*, j'ai eu ma dose de menaces minables. Je m'ennuie maintenant. Je me tourne vers elle te lui lance :

– Bon, on fait quoi maintenant ? J'avoue que je suis pas chaude pour qu'on en parle aujourd'hui, demain matin peut-être, mais c'est encore dans longtemps le goûter... Ca te dirait pas qu'on aille dehors ?

Parce que mince, nous sommes dans les Highlands ! Profitons un peu de l'air, et fuyons l'ambiance torride de la maison. Je préfère les murs du ciel à ceux de béton.

Navrée pour ce retard ...
On croirait presque voir une détente :roll:

Septième année RP, puzzle sans cadre ⊱ fichefiche PRs

15 mars 2022, 21:26
 +  Don't Hurt Yourself
L'atmosphère ne semble pas se réchauffer entre nous, mais cela ne me fait ni chaud ni froid. Ce n'est pas comme si j'avais pensé un seul instant que ces quelques jours allaient bien se passer. Je crois que le pire est encore la présence de Norman. Qui sait ce qu'il va bien pouvoir débiter comme idioties aujourd'hui ? La journée commençait déjà très mal, et ça n'allait visiblement pas s'arranger. Que faisait Fred à l'heure actuelle ? Était-il coincé au milieu des adultes ? J'aurais bien voulu le convier à venir avec vous, mais ce dont je dois parler avec Scary doit rester entre elle et moi — pour mon plus grand malheur. Je lis dans les yeux de Scary comme dans un livre ouvert. Ce n'est qu'une menteuse, elle cherche simplement à user de mes idées pour les retourner à son avantage. *Qu'est-ce que j'ai fait*... Je n'aurais pas du lui proposer ce pacte, c'est certain. Les secondes passent tandis que je vois bien que son esprit pense mille et une chose en même temps. L'hésitation. C'est tout ce que je retiens. Peu importe son choix a vrai dire, je lui ai fait cette proposition pour l'aider, et aussi parce que je n'en peux plus de ce mensonge. Cette Vérité qui a été inventée. Je veux savoir ce qui nous est arrivé. Si il y a bien une chose que j'ai pu observer chez Scary en cours, c'est son esprit très développé. Je suis intelligente, peut-être plus que la moyenne — à vrai dire je n'en sais trop rien — mais ma cousine sait mobiliser ses connaissances pour élaborer des plans, résoudre des problèmes et tant d'autres choses encore. Si je l'ai engagée pour recouvrir la mémoire, c'est parce qu'en alliant nos talents — si seulement elle en a — nous pourrions arriver à faites grandes choses. La seule chose qu'il nous manque, c'est des liens. Enfin, des liens amicaux, ou au moins cordiaux. Nous sommes seulement capables de nous crêper le chignon à longueur de journée. Elle me hait. Je la déteste. J'ai appris à contenir ma colère, parce que je sais que je suis bien plus forte, bien plus grande qu'elle, mais qu'elle a une meilleure maîtrise de soi — quoique un jour j'aimerai bien la pousser à bout...

*Soit*. Est-ce tout ce qu'elle a trouvé à me répondre ? Je sais qu'elle choisit avec soin chacun de ses mots, et qu'elle ne gaspille jamais sa salive, mais quand même... *Elle accepte*. Comme je le pensais, elle n'a pas mâché ses mots, mais au moins, elle a développé sa réponse. Son pseudo air supérieur m'insuporte, mais je ne laisse rien passer. Sa main se lève dans ma direction, alors je plante mes yeux dans les siens, la surplombant de mes centimètres de plus. Scary est petite à mes yeux. Très petite. *Enfin, y a pire quand même*... Effectivement, il y a pire. Je ne prend pas la peine de serrer sa main, arborant désormais un sourire satisfait. Si elle croyait pouvoir m'avoir avec ses promesses jetées en l'air, elle se trompe.

Cette poignée de main ne servirait à rien Scary... Et tu es bien la première à le savoir, je me trompe ?

Simple question rhétorique. Je n'attend pas de réponse de sa part, parce que je suis sûre qu'elle ne m'en donnera pas : ce serai gâcher sa précieuse salive. Scary change subitement de conversation, et, comme si, *pour une fois*, elle attendait que je lui dise quoi faire, me demande mon avis. Je m'approche de la fenêtre, et, regardant les arbres se balancer doucement, je lui propose :

Que dirais-tu d'une petite sortie sur une plage ? Mais avant, tu ne voudrais pas poser tes affaires ? Tu vas devoir dormir dans ma chambre durant toute la durée du séjour, alors autant t'y accommoder qu'en penses-tu ?

La voix mieilleuse que j'utilise me fait mal à mes propres oreilles, mais ce n'est même pas entièrement de ma faute : c'est sorti tout seul. Je me pose finalement sur mon lit, faisant planer mon regard sur toute la pièce. Et dire je je vais devoir partager mon espace avec ma cousine...

Je suis vraiment désolée pour ce retard !
Presque. On dirait qu'avec, il n'est jamais question de certitudes...

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

23 juin 2022, 11:01
 +  Don't Hurt Yourself
Je dois essayer de me détacher de ma colère. Je sais que je peux passer outre, je suis forte, plus que ce que je n'ai montré jusque là. Ma force ne réside pas dans ma capacité à la blesser, il s'agit là d'une force plus dérisoire qui est simplement là pour assouvir ma haine, alors que celle que je possède vraiment est de lui imposer ma volonté, ma force est dans a maîtrise de mes gestes, dans la justesse de mes paroles, ma force est dans mon cerveau, dans mes analyses, dans mon opportunisme, dans mon intuition, mais aussi dans mes connaissances, et dans les études des différentes possibilités.

Il faut que j'exploite mes forces. je sais comment faire, parce que je le fais toujours. la temps de la récréation est terminé, je mets mes rouages en marche, reprends mon sérieux, et se détache de cet air moqueur que j'arborais auparavant. A sa réponse, je hausse vaguement les sourcils __ je suis déjà passée à autre chose. Je lui réponds juste avec une expression concentrée :

__ Tu veux tenter quoi comme méthode, l'opportunisme ou la planification ? L'opportunisme demande une bonne dose d'instinct, un esprit critique assez fin, et une flexibilité dans les prévisions, alors que la planification demande beaucoup de calculs et de rigueur, ainsi qu'une capacité importante à se tenir à un plan. Je pense être capable des deux, voir de combiner les deux, alors à toi de me dire avec quelle technique d'investigation tu te sens le plus à l'aise.

Et puis surtout, la planification ne tolère aucun faux pas. Une petite erreur, un paramètre qui n'a pas été pris en compte, et paf, tout rate. D'habitude, je m'en sors plutôt bien, sauf que là c'est différent. En face, il y a la stupide famille d'Erza qui ne devrait pas causer trop de problème, mais il y a aussi mon frère qui risque de faire de gros dégâts ; surtout que je n'ai toujours pas cerné sa position à ce sujet. La planification , il faudra s'y mettre demain, et cela ne sera pas une partie de plaisir, que ce soit pour mon gros cerveau ou pour le petit d'Erza. On aura intérêt à avoir bien dormi pendant la nuit, mais je doute d'y réussir dans un lit qui n'est pas le mien, qui plus est avec une personne qui n'a pas ma confiance. Bref, cette mission s'annonce dantesque, mais nous réussirons. Plus on passe des épreuves dures plus on devient fort, et quand on aura enfin triomphé, on sera allées plus loin que jamais. *Ça va le faire*. Les défis m'ont toujours attiré, sans eux, je mourrais d'ennui. Alors j'ai hâte oui, j'ai hâte de commencer. Ce n'est pas la vérité qui m'aimante ; c'est la façon dont nous allons la démasquer.

La perspective d'une sortie sur la plage me plaît. Cela fait longtemps que je n'ai pas vu les vagues se dresser face au ciel, trop longtemps. Je lui réponds :

__Ça me va. De toute façon, ça sera pas long, j'ai pas pris grand chose, juste des T-shirts, un pantalon de rechange et une serviette.

Je pose mon sac dans un coin, et en sort ma serviette orange sanguine.

__ C'est loin ?

Erzaaaa ! :cute: Ca faisait longtemps ce RP dis donc !
J'essaye de faire mieux la prochaine fois <3
La couleur de la serviette que j'ai eu du mal à décrire : ainsi

Septième année RP, puzzle sans cadre ⊱ fichefiche PRs

21 sept. 2022, 13:44
 +  Don't Hurt Yourself
Ces quelques jours seront remplis d'hypocrisie et de faux semblants, c'est certain. Je n'espère qu'une chose : survivre. Passer du temps avec Scary regroupe tout ce qu'il y a de plus désagréable. Devoir faire semblant e l'apprécier, être polie alors qu'elle est tout le contraire, l'aider à se sentir bien, comme si elle faisait un effort pour. Si seulement elle pouvait être tombée malade avant de venir ! Avec sa santé fragile, un pauvre petit rhume l'aurait clouée au lit, et ce serait bien fait pour elle. Je suis déjà fatiguée de devoir faire semblant alors que ça fait seulement quelque minutes qu'elle est là. Scary commence alors un monologue pour répondre à ma proposition. Je ne peux tout de même pas cacher que son esprit vif ne sera pas de trop, accompagné du mien. Je souris d'un sourire à moitié machiavélique à moitié enthousiaste. Il n'y a pas de doute, je préfère largement la première technique : l'opportunisme. Je suis certaine de plus briller grâce à elle qu'en planifiant quelque chose. De plus, ça m'arrange d'autant plus que je suis certaine que Scary préfère la seconde technique.

- Je vois que tu t'es mentalement préparée dis donc commençais-je sur le ton de l'humour. - Je préfère la première option, sincèrement, je pense que c'est la plus sûre, et puis tu pourras toujours compter sur ma chance...

Je suis sûre qu'elle adore mon ironisme, et je ne compte pas m'arrêter. Son envie d'aller à la plage me surprend, je ne la pensais aussi aventurière... J'ai hâte de voir sa désillusion lorsqu'on y sera !

- Parfait ! Prends ton maillot, ta serviette, et un sweat au cas où.

Il fait chaud et beau aujourd'hui, mais ici, on est jamais assez préparé à un changement climatique rapide. Je prends rapidement des affaires dans mon placard, et répond alors à la question de Scary.

- Disons qu'on y sera pas avant la nuit, mais sinon c'est pas loin...

En vérité, il ne nous faudra que 15 minutes pour y arriver, et 30 si Scary est lente, à peur des vaches ou que sais-je d'autre encore. Je sens d'ici que ma cousine n'est pas du tout une campagnarde... Je lui fais signe de me suivre, et descend les escaliers avant de crier pour être sûre d'être entendue :

- ON VA À LA PLAGE !

Sans plus attendre de réponse, je pousse la porte d'entrée et descends les marches pour arriver sur l'allée de graviers. Je n'ai pas envie de m'ennuyer pendant son séjour, alors je me tourne vers elle et lui dit :

- Alors cette année, ça t'a plu ? Personnellement pas du tout. Enfin y a eu des trucs géniaux *Genre Ivy et Aristid* et des trucs bien merdiques... *Comme le Dominion, Papa, ...*

Je me repasse les différents évènements qui ont rythmés mon année, en me disant qu'il faut penser positif, mais j'ai beau essayer, le négatif revient en force. Je ne sais pas comment Jacob, Elowen, Lily et Irene ont fait pour survivre. Survivre à tout. À l'épreuve bien sur, mais à l'après. Les caméras. Les photos. Les journaux. Mais surtout les regards. Tous ces regards fixés sur eux. Comment ont-ils fait ?

Argh @Scary Limpson je suis tellement désolée pour ce retard... *-*
Joyeux anniversaire en retard à notre Danse :cute:

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

3 mars 2023, 18:58
 +  Don't Hurt Yourself
J’ai envie que ça se passe, que nous actions cela rapidement. Je ne veux juste plus y penser. C’est vrai, je suis en vacances, c’est le moment où je dois me reposer — songer à la pluie et au beau temps, me perdre entre les pages de bons romans. Personne ne m’a demandé mon avis pour venir ici. Personne. En fait, c’est la raison de notre venue qui m’afflige le plus. On ne s’aime pas, ce n’est pas une première nouvelle que Norman et Ariana ne peuvent pas se voir, sans même parler de Fred. Je me souviens vaguement d’une époque où les deux parties de ma familles s’entendaient bien — lointaines réminiscences, seulement des bribes qui ont perdu leur sens depuis longtemps. Pourquoi ne pourrait-on pas couper les ponts ? Tout ce que ces genres de rencontres engendre, ce n’est que du faux. Presque pire que d’entretenir une mauvaise relation.

J’ignore le sourire d’Erza. En fait, ce n’était pas une question. Elle m’aurait répondu la planification, j’aurais refusé. Inutile de se leurrer — cela crève les yeux que ce n’est pas son fort. J’acquiesce rapidement, sans en rajouter plus qu’il n’en faut, juste assez pour la laisser penser que j’approuve le choix. Je préfère ne pas m’attarder sur ce sujet, et je réponds d’un ton railleur :

Erreur, ça c’était de l’opportunisme.

J’esquisse une moue désappointée à la mention du maillot de bain. Je les déteste, mais je serais bien incapable d’expliquer pourquoi. C’est juste… une aversion. Il faudrait peut-être que je me penche dessus. Déjà, je n’aime pas me baigner. La mer oui, mais je la trouve plus belle avec les yeux. Les flots ont une certaine violence que je ne me sens pas prête à affronter à moins d’y retrouver un écho de mon état personnel. Je lui dis, calmement, ne m’attarde pas sur son expression, comme si ce fait ne changerait jamais. C’est ainsi, je n’ai pas de maillot de bain. Je fouille dans mon sac jusqu’à mettre la main sur un pull sans manche vert pin avec une rayure blanche bordant les bords. Je passe la serviette sur mon épaule dont la couleur s’accorde particulièrement mal avec le pull que je viens d’enfiler.

Puis, je descends les marches à la suite d’Erza, et, me glisse silencieusement à sa suite en faisant crisser mes pas le moins possible. Je comprends qu’elle se fout de moi lorsqu’elle ose me dire que nous n’y serons pas avant la nuit. Je ne sais pas ce qui me répugne le plus, le fait qu’elle me prenne pour une conne ou pour une incapable. Peut-être que si elle activait trois neurones elle arrêterait ce genre de remarques stupides.

Malgré tout, sa question me surprend. En a-t-elle quelque chose à faire de la façon dont s’est déroulée l’année pour moi ? Où est-ce un moyen détourné de me mettre mal à l’aise ? Je doute qu’Erza soit capable d’un tel raisonnement. Le fait est que je n’ai pas envie d’y répondre. En fait, je n’ai pas envie d’y réfléchir, de me replonger dans mes souvenirs, et d’observer les spectres qui ont fait vivre cette année. Je n’ai pas envie d’y penser. J’enchaîne :

Je n’aime pas Poudlard. Je te laisse deviner la suite.

Ni sèchement, ni aimablement. J’espère que cela suffira pour clore le sujet. Qu’elle me raconte sa vie si ça l’amuse, mais qu’elle ne s’attende pas à ce que je fasse de même. Je reprends la marche, droit devant. Mon regard se concentre sur la route.

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