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12 mars 2020, 23:07
Faire pousser des p'tites graines
Jeudi 2 Mars 2045 - 15h00
@Chems Daley



Tu te traînais un peu … Mais c'était déjà le cas depuis le début de la journée. Reprendre les cours après une semaine passée à l'infirmerie était beaucoup plus épuisant qu'il n'y paraissait et tu avais mal à la tête à force d'entendre le brouhaha quotidien des couloirs et des cours.

Lorsque tu pénétras dans la pièce en même temps que tes camarades, tu ne pris pas vraiment la peine de réfléchir et tu t'installas tout au fond de la classe ou tu posas immédiatement tes affaires sur le bureau avant que ta tête n'aille rejoindre ses dernières. Tu étais épuisée et tu retins un bâillement dans ta main alors que quelqu'un s'installait à côté de toi.

La tête toujours posait sur la table, tu changeas de position pour voir qui cela était. Chems … Tes joues prirent une teinte rosée et tu détournas le regard, te redressant péniblement et saisissant ta plume pour pouvoir prendre des notes sur le cours qui allait à présent se dérouler.

Sur le tableau, l'intitulé du cours indiquait que le sortilège que vous alliez étudier était le sortilège de croissance. Immédiatement, tu fis la grimace. Tes lèvres se crispèrent et tu les mordillas légèrement en signe d'inconfort. Non pas que le sujet te déplaisait … Bien au contraire car c'était sans aucun doutes le cours de sortilèges que tu attendais le plus depuis le début de l'année. Non … Ce qui te contrariait vraiment, c'était le fait que tu sois en aussi petite forme pour un cours aussi important. Tu ne pus retenir un juron :

"Et merde …"

Il fallait que ça tombe aujourd'hui.

Tu passas ta main sur ton front, effaçant une trace de sueur avant de plonger la main dans ton sac pour en retirer une fiole que tu portas immédiatement à tes lèvres. L'infirmier avait bien insisté sur le fait d'en prendre, même en ce dernier jour déplaisant, dès que tu ressentirais la moindre douleur. Hors, ce cours était beaucoup trop important pour que tu prennes le risque de faire une crise en plein milieu. Tu devais pouvoir supporter n'importe quoi.

J'ai volontairement mis Cassandre dans une position d'inconfort vis à vis de ton personnage par rapport à notre passif. C'est pour ça qu'il n'y a pas d'interaction véritable avec toi. Si ça te bloque trop tu me dis

"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
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21 mars 2020, 14:26
Faire pousser des p'tites graines
Chems s'était battu, valeureusement. Avait franchit tout les cartables jusqu'à atteindre son graal. Il n'aura pas été seul dans ce pénible périple, sans cesse ralentit par ses rivaux convoitant eux aussi l'inestimable. Mais il l'avait fait, il avait surmonté toutes les difficultés sans faillir, jusqu'au bout... la dernière place du fond était à lui! Il s'en jeta sur le siège avec tant de brutalité que la chaise bascula brièvement en arrière avant de se redresser dans un claquement final de ses pieds avant. L'exclamation victorieuse de l'irlandais se mélangea à la doléance des deux autres gars avec qui il avait fait la course au milieu de la classe pour cette place. « Sorry amigos. Vous me donnerez des nouvelles du premier rang ». Puis s'en retourna vers son voisin de table avec, sur le bout de la langue, des propositions de morpion et de pendu. 

Sa salutation joyeuse s'étrangla vite dès qu'il capta qui il avait à sa gauche pour le reste des 60 minutes de cours. Oh lourd...

Une place qu'il avait si durement gagné pour se retrouver à côté de Cassandre Mcwood. Le baromètre du malaise venait de crever le plafond. Chems souffla, s’affalant sur sa chaise sans sortir ses affaires. Pas moyen qu'il négocie un jeu pour passer le temps avec elle. Elle était studieuse, que diable faisait-elle au fond? Et la cerise sur le gâteau : miss Perkins avait prévu un cours de botanique en sortilège apparement. Enfin, pas vraiment, mais de toute l'introduction de la prof, il n’avait retenu que : "on va faire pousser des plantes”. C'était la dernière brindille. Sa satisfaction d'avoir gagner la place du fond s'était déchiré en petit copeaux. Plus qu’à croiser les bras sur le bureau, caler sa tête dedans et… *son front glissa de son avant bras pour venir cogné la table* ...apprendre que le travail se ferait en binôme sur ce cours.

Ça voulait dire qu'il allait devoir se redresser et confronter des choses qu’il n'avait pas prévu de confronter en se réveillant ce matin. Qu’il n’avait pas envie de confronter.  Gargantuesque furent ses efforts pour ne pas faire la gueule. « À toi l’honneur ~ » gazouilla-t-il en déplaçant la jeune pousse vers la brune du dos de la main avec toute la magnificence d’un sourire hypocrite sur le visage. En la regardant mieux, l’irlandais remarqua juste à peine l’allure inhabituelle de sa collègue. De la pâleur de son visage aux mèches de cheveux pas à leur place en passant par les cernes. Ça coupait bien l’envie au garçon de continuer à jouer l’imbécile mielleux et passif-agressif. Remballant son insolence, Chems se rembrunit. 

« J’ai jamais eu la main verte t’façon » bougonna-t-il en se rallongeant à moitié sur son bureau, observant les essais des autres élèves.

Pas la main verte ouais... Entre autre. J’ai pas écouté Perkins aussi. J’sais pas ce qu’il faut faire. Tendre l’oreille pour deviner l’incantation servait à rien, on ne pouvait pas tiré deux syllabes claires dans le brouhaha de la classe. Et la gestuelle… malheur, ça pouvait pas être un trait comme d’habitude, qu’est-ce que Mathieson fait là-bas? Une vague ou une spirale? Aussi perdu, se résigna-t-il à surveiller l’intervention de sa voisine du coin de l’oeil, faisant tout pour avoir l’air un maximum désintéressé. Jeter un p’tit coup d’oeil discretos aux notes de la jeune fille si par chance il arrivait à en tirer quelques chose sans se faire choper et... Et elle avait quoi d’abord!? Chems avait l’impression de pouvoir faire tomber la brune de sa chaise d’une pichenette. Pas que ça le préoccupait, non non. Pas du tout...

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24 mars 2020, 09:30
Faire pousser des p'tites graines
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Chems ne semblait pas le moins du monde ravi de se retrouver à côté de toi. Tu ne pouvais pas lui en vouloir, car la dernière fois que vous vous étiez parlé, c'était il y a presque un an, en plein milieu de la nuit, alors qu'il venait de te faire une blague avec pour victime Aizon. Le boursoufflet n'avait plus jamais été le même depuis lors et sa couleur verte criarde témoignait bien de cette époque que tu aurais pu qualifier de sombre, mais qui en réalité, n'était qu'un tournant dans ta vie.

Lorsque ton camarade de maison poussa doucement la petite pousse vers toi tout en t'indiquant qu'il te laissait l'honneur de débuter les tests, tu lui jetas un regard suspicieux aux coins. Soit il n'avait rien écouté, soit il ne voulait pas prendre le risque de se rater. L'un ou autre ce n'était au final pas vraiment ton problème, aussi, tu dégageas un peu tes poignets en prenant soin de remonter tes manches.
La gestuelle de ce sortilège était de loin, le plus dur à maîtriser. Tu la traças plusieurs fois devant toi en fermant les yeux pour bien l'imaginer avant de tenter, au bout de cinq minutes, de lancer une première fois le sortilège. Tu pointas la petite pousse d'arbre de ta baguette et tu murmuras :

"Herbivicus !"

Le tout, en dessinant ce motif de feuille que la professeure vous avez expliqué un peu plus tôt.
Malheureusement, ton premier essai fut infructueux et tu te rembrunis légèrement, alors qu'une perle de sueur apparaissait sur ton front… Déjà ! Tu grimaças en l'effaçant. Tu savais que la journée allait être compliquée, mais tu ne t'attendais pas à ce que la fatigue refasse surface aussi rapidement, tout juste après avoir lancé le premier sortilège.

"Hum … Je vais recommencer !"

Une nouvelle fois, tu te concentras. Habituellement, tu n'étais pas mauvaise en sortilège. Pas la meilleure de la classe, mais tu étais malgré tout loin d'être mauvaise. Tu soupiras légèrement et une nouvelle fois, tu agitas ta baguette devant la plante magique tout en prononçant une nouvelle fois la formule :

"Herbivicus !"

La plante frémit légèrement et l'une de ses branches s'agita, mais rien de plus ne se produisit alors que l'effort en lui-même semblait t'avoir littéralement vidé de tes forces. De nouvelles gouttes de sueurs étaient apparus sur ton front et tu les chassas rapidement tout en t'installant sur ton siège du mieux que tu pouvais pour être dans une situation confortable.

Tu avais rougi devant ton incompétence et du coin de l'œil, tu observas avec un certain malaise la réaction de ton camarade de classe. L'appréhension que tu avais de la réaction de ce dernier était évidente, mais tu ne devais rien laisser paraître.

Finalement, tu tournas la tête vers lui en te mordant légèrement la lèvre et tu finis par pousser délicatement la petite pousse d'arbre devant lui avec une mine d'inquiétude :

"Je dois mal faire un truc ! Tu veux essayer pendant que je vérifie ce que j'ai fait qui ne vas pas ?"

Une bonne excuse pour prendre un peu de temps pour te reposer, reprendre un peu de contenance et réessayer dès que ton camarade aurait fini de son côté. Tu n'étais vraiment pas certaine de parvenir à finir cette heure de cours dans de bonnes conditions, mais tu pouvais au moins essayer de faire du mieux que tu pouvais. La mine pleine d'espoir, tu regardas faire le jeune homme pour voir comment se déroulait ses essais à lui. Peut-être qu'il aurait un peu plus de chance ? Peut-être qu'en l'observant bien, tu trouverais une façon efficace de moins creuser dans tes réserves magiques pour ainsi te préserver pour la suite de ce cours ? Il ne restait qu'à attendre et observer ce qui allait se produire pour être fixée !

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1 avr. 2020, 23:09
Faire pousser des p'tites graines
Il était affalé sur le bureau, joue calé dans une de ses paumes, les yeux dans le vague, baignant entre les tentatives infructueuses de sa voisine et celles des autres élèves autours d’eux. Herbivirus? Herbicus ? Peu importe, essayer de se convaincre de postiche et de parade n’avait pas abouti. Il n’avait pas l’inspiration si essentiel à faire naître un souffle de sa magie. Son intérêt pour la discipline mise à part, le principe même d’imposer une croissance prématuré ne le branchait pas. Aussi, il se pencha vers son sac pour en sortir quelques affaires qui, il l'espérait, ne le laisserait s’engourdir jusqu’au sommeil. 

Au même moment, alors qu’il est plié vers le sol, Cassandre l’interpelle :

« Tu veux pas essayé pendant que je vérifie ce que j'ai fais qui ne vas pas ?
- Non merci. »

C’est concis, ça peut ressembler à de la brusquerie, mais ça n'en est pas, il n’y a, juste, pas vraiment d’autre moyen de le dire. Et comme elle continue à regarder sa direction à la recherche d’il ne savait quoi, Chems hausse les épaules, l’air de dire « t’as besoin d’autre chose? », refaisant effrontément voyager la plante d’un bout à l’autre du bureau. Le visage de Cassandre est blanc comme un linge. Encore une fois, il n'y a pas d'explication visible, c'est frustrant. Oui d'accord, Chems adorerait faire comme si il ne s'en souciait pas, sortir la carte ultime de l'indifférence alors qu'ils étaient encore froid... ou peu importe où ils en étaient à ce stade. Mais il n'y arrivait pas. Maudit soit-il. Ne pouvait-il pas simplement lâcher l’affaire?

Sa langue claqua sur son palet. « "Vérifier ce qui va pas" t'as dis ? » répète-t-il en délaissant son pot d’encre maintenant ouvert sur le bureau, faisant tout les efforts pour ne pas le faire claquer et en reverser la moitié de son contenu. T’as pas finis de me prendre pour un gnome Mcwood ? Il s’en tourne vers sa camarade, la face aussi vide que sa tête est en ébullition. Ses yeux migrent avec insistance sur le front trempé de sueur de la brune pour lui signifier qu'elle pouvait arrêté sa mascarade grotesque. 

« J’suis pas aveugle. Pourquoi on dirait que t’es passé dans une machine à laver? Ose me dire que c'est rien ».

...Comme tu l’as fait la première fois. Sa bouche ne suit pas sur cette réflexion là, muselé par la pointe d’inquiétude qu’il refuse toujours d’admettre.
Drôle de sensation, c’était comme si ils revenaient au point zéro, qu'ils ne s'étaient jamais rien confié l'un à l'autre, qu'ils n'avaient jamais rigolé ensemble. La faute à qui? Un boursouflet.
Chems avait perdu l’envie d’essayer de comprendre pourquoi depuis un moment, tout ce qu'il savait, c'est qu'il n'était pas désolé.

Pour l'heure, il était dans une impasse. Sa voix n'a plus assez d'impact chez Cassandre depuis longtemps si il avait mérité une porte au nez, si seulement elle avait même eu un poids un jour. Elle ne lui dirait rien. Quelle galère... Écourtant le contact visuel, il plongea la tête de sa plume dans l'encre bleu en s'affaissant du soupir des vaincus : « Tu devrais pas être là ». Exactement. Et il fallait que Perkins en fasse le constat si le sien n'avait pas d'importance. Mcwood écoutait les professeurs contrairement à lui. Sa main libre se serre sur le bureau, ne demande qu'à se lever vers le ciel sans jamais pouvoir. Chems ne faisait pas ce genre de chose, ne sollicitait jamais l'attention d'un adulte contre la volonté d'un autre. Le principe de la balance. Ô combien cela est tentant maintenant. Alors il serre les dents, sort sa plume de l'encrier et en pose la pointe sur le papier pour se distraire avec un dessin.

Contre toute sa nonchalance et ses beaux principes, il n'a pas envie de voir Cassandre s'écroulé. 

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2 avr. 2020, 15:57
Faire pousser des p'tites graines
Même si ce n'est certainement pas volontaire de la part du jeune homme, sa voix est cassante et lorsqu'elle résonne tel un couperet, tu te sens un peu abasourdie. Tu ouvres la bouche, décontenancé et tu l'observes, comme une idiote.

Les quelques secondes qui passent avant qu'il ne reprenne la parole te laissent pantoise. Tu ne sais pas comment réagir et tu ne sais même pas quoi faire pour retrouver un mouvement. Alors, tu te contentes de baisser les yeux et de reposer ta main sur la table. Tu trembles légèrement et tu le sais. Bien vite, tu dissimules ta main sous ton bureau pour la cacher. Du coin de l'œil, tu observes le reste de la classe et tu commences à regretter de t'être mise au fond dans l'espoir d'échapper au regard du professeur Eleanor Perkins. Tu frémis légèrement en te disant que c'était une erreur. Tu aurais été tellement mieux auprès de tes camarades féminines qui elles, étaient au courant de la situation et aurait compris.

Tu lances un regard vers Alienor Delphilia. Même si elle n'est pas forcément la plus brillante des élèves, au moins, sa façon d'être avait le don d'apaiser ton esprit.

Hors, les secondes passent et la deuxième injonction de Chems Daley, ton voisin, tombe une nouvelle fois comme le tranchant de la guillotine. Tu sens clairement du reproche dans sa voix et tu frémis une nouvelle fois alors qu'il t'annonce qu'il voit bien que tu ne vas pas bien et qu'il te met au défi de lui dire que ce n'est rien … Non, ce n'est pas rien et tu le sais bien. Pour t'être roulé par terre de douleur, avoir passé une semaine à l'infirmerie enfermée et avoir pleuré bien plus que toutes les larmes de ton corps, tu sais très bien que ce n'est pas rien. Tu parviens à secouer négativement la tête et tu tentes de parler :

"Je …"

Tu veux t'excuser, mais au fond, pourquoi tu t'excuserais d'être malade … Parce que visiblement, le fait que tu sois malade et en cours … Le dérange.

Lorsqu'il t'annonce finalement que tu ne devrais pas être là, tu le regardes désormais avec frayeur et tu secoues une nouvelle fois timidement la tête avant de regarder en direction de la professeure de sortilège. Tu ne veux pas qu'elle voit ce qui est en train de se produire. Tu ne veux pas qu'elle voit que toi et ton camarade aviez une discussion visiblement plutôt houleuse. Puis finalement … Tu te rends compte que Chems n'a même pas remarqué que ça fait plusieurs jours que tu ne viens plus en cours… Enfin, il a peut-être remarqué, mais il s'en moque. Tu frémis :

"Ne dis rien au professeur Perkins … S'il te plaît !"

Tu n'as pas envie de retourner à l'infirmerie. Tu veux retrouver la normalité des cours et surtout, tu veux continuer à apprendre :

"Ça fait plusieurs jours que je supplie l'infirmier de me laisser sortir ! Ce n'est pas contagieux ... Tu n'as rien à craindre ..."

Rafael Manson a été plus que difficile à convaincre et il a vraiment insisté sur le fait que tu devrais prendre tes anti-douleurs régulièrement pour éviter de faire des crises en cours. Visiblement, c'est raté et ta performance n'a pas réussi à convaincre le premier de tes camarades de classes que tu recroises.

Tu frémis faiblement, tu baisses le regard avant de croiser celui de ta camarade et amie, Eileen Eastwood. Elle voit bien que ça ne va pas et tu sens qu'elle murmure quelques choses à ton intention en formant les mots sur ses lèvres. D'un geste de la main, tu tentes de lui répondre vaguement avant de reporter ton attention sur le cours, sur ce qu'il se passe, puis sur ton camarade. Tu espères qu'il ne dira rien. Le professeur Perkins n'est plus très loin. À la table juste devant vous, elle tente d'aider comme elle peut Emily Baker et Mael Chassin à maîtriser le sortilège qu'elle est en train de vous apprendre. Dans quelques minutes, elle sera là pour vous aider à votre tour.

Tu tentes une nouvelle fois de convaincre le jeune garçon :

"Écoute … J'ai juste besoin de quelques minutes pour récupérer… Tu ne veux pas essayer s'il te plaît pendant ce temps-là ? Histoire que le professeur ne nous voit pas rien faire ?"

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4 avr. 2020, 01:03
Faire pousser des p'tites graines
Les plaidoiries n’atteignent pas la sensibilité de Chems. Son esprit de contradiction est même terriblement tenté de faire l’inverse de ce que lui implore Cassandre. Dommage qu'il ait décidé de ne pas le faire bien avant ses supplications. Seulement, saisit par une impulsion purement mesquine, il cingle en levant le nez: « Et pourquoi ça? »
L’explication ne tarde pas. L’infirmerie depuis plusieurs jours? Ça ne pouvait certainement pas être bon, si il restait des traces c’est que la guérison n’était pas complète. « La guérison de quoi d'abord?! » s'impatiente-t-il du fond de son esprit. Nom d’un ronflak cornu, n’était-ce pas irresponsable de sa part de ne pas le signaler à ce stade ? Déconcerté, il répond du bout des lèvres : 

- C’est pas pour moi que je… son ressentiment pour la fillette le défend de finir cette phrase. Oh il sait ce qu’il va se passer si Perkins remarque. Il a hâte que ça se passe…. aurait eu hâte tout du moins... Alors il plante ses pupilles dans celles de Cassandre pour le lui faire comprendre, trépassant délibérément son périmètre de confort.  « Et pourquoi je ferais ça pour toi Mcwood ? ronronne-t-il d’une bouche amincie par un rictus sauvage. J’en ai rien à fiche de me taper une colle, j’ai pas envie de te rendre service et au moins, j’aurais la conscience tranquille ». 

Toutefois, il le sait, ses mots ont autant d’impact que le vent. Si il avait vraiment voulu casé la sincérité comme variable efficace dans sa phrase, Chems aurait dû hausser le ton de sorte à ce que la professeur puisse les entendre. À la place, il avait mâchouillé sa fausse menace. Ces mots là n’avaient aucun venin effectif. Il déplore la part de lui qui veut encore faire confiance à la brune lorsqu’elle lui dit : “J'ai juste besoin de quelques minutes pour récupérer”. Elle avait intérêt… elle avait bien intérêt parce qu’il était sur le point de se rendre complice de son imprudence. « Oh et puis zut... »

Entendant que Perkins en a finit avec Emily et Mael, Chems profite de la proximité qu’il a créé entre lui et sa camarade pour lui dérobé sa feuille de note avant de sortir de son espace, puis s’empare de la jeune pousse, de sa baguette et de son meilleur jeu d’acteur pour accueillir miss Perkins à leur bureau avec un petit sourire agréable qui ne reflète pas la tension qu'il a pu y avoir entre lui et sa voisine. « M’dame j’y arrive pas ! » geigne-t-il en se plaçant sous le feu des projecteurs. Ainsi, il se lance dans tout un récit sur ses multiples échecs. Pourquoi elle ça marche et pas moi? s'étend allègrement son mensonge tandis que son instigateur l'appuie d’une tentative qu’il bâcle en suivant à moitié —et à dessein— les consignes bien écrites de sa voisine; joue la carte de ses propres incertitudes et d’un manque de confiance en lui, se rendant martyr de son incompétence. Il chouine piteusement: « Je comprend pas… » Miss Perkins, dévouée, lui accorde autant d’aide qu'elle peut et lui en profite pour accaparé au maximum son attention, pour drainer un maximum d’information sur le sortilège jusqu’à épuisement de son inspiration. Jusqu’au départ de l'adulte vers un autre groupe après qu’un essai de Chems ait fait sortir une fine branche peu glorieuse mais visiblement suffisamment prometteuse pour que la professeur estime que sa présence n’était plus nécessaire.

Chems fronce les sourcils suite à ce résultat qui ne répond pas à ses espérances mais coïncide aux prétendu difficultés qu’il a conté à Miss Perkins. Il aurait préféré ne pas se heurter à cette résistance en s’étant donné sérieusement pour une tentative. Bousculé par la réalisation que sa confiance était très mal placé sur l’échelle de ses capacités, il fait pour la première fois le constat que ce sortilège était bien plus compliqué que prévu. Comme il n’y a plus de raison pour le garçon de conserver le parchemin de la brune, ni de débat à entretenir avec elle, il le lui rend distraitement en le glissant de son côté du bureau, les yeux bloqués sur le défi qu’impose la plante face à lui, essayant tant bien que mal de ne pas penser à la possibilité qu’il puisse arriver quelque chose à Cassandre. Tant que la jeune pousse est à ses soins il ne peut rien arrivé de toute façon, s'en rassure-t-il. 

Ne pas vouloir ou ne pas être capable ? Chems est intimement préoccupé par cette question à présent alors qu’il relève la baguette pour un autre essai consciencieux. Il n’était pourtant pas partit dans l’optique de s’appliquer...

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5ème année RP - Game On

5 avr. 2020, 20:25
Faire pousser des p'tites graines
Plus que tu ne le crois , les paroles du jeune homme te blessent en profondeur. C'est comme s'il avait pris un poignard et qu'il l'avait tourné plusieurs fois dans ton corps après l'avoir planté.

Tu frémis, imperceptiblement. Tu as l'impression d'être face à un cactus qui ne souhaite qu'une chose, te serrer dans ses bras.

Tu le regardes un peu désappointer par sa réaction. À quel moment, le jeune homme est-il devenu à ce point froid, voir même méchant avec toi ? Tu n'en as aucune idée. Il y a eu certes votre altercation de l'année dernière, mais pour que celle-ci dégénère à ce point… Tu ne comprends pas vraiment et tu l'observes de tes grands yeux ahuris, avant de finalement, baisser le regard.

La suite … Il te laisse à peine le temps de la réaliser tant, tu es blessée dans ton propre orgueil. Tu tripotes maladroitement un ruban de ta tenue sans oser relever les yeux. Tu te retiens à grand-peine de pleurer. Pourtant, tu vois bien le troisième année faire diversion auprès du professeur Perkins et tu lui en ai reconnaissante. Sans doute que ce dernier, ignore que votre professeur est au courant de ta situation. Elle pose d'ailleurs une main rassurante sur ton épaule en passant avant de poursuivre sa ronde dans la classe.

De ton côté, tu te sens plus mal que jamais. Après ce cours, il y a encore celui de l'étude des moldus et tu ne sais pas si tu auras le courage de t'y rendre surtout en sachant que le jeune homme est de la filière pratique et ouverture et suit donc également cette matière.

Cela te fait frémir une nouvelle fois et tu ne sors de ta torpeur que lorsque tu le sens glisser ta feuille de cours contre ton coude. Il te la rend. Tu le remercies dans un murmure avant de garder ton visage fixé sur le bureau et ceux, jusqu'à la fin du cours. Tu n'as aucune envie de rester ici plus longtemps et lorsqu'enfin, après de longues et interminables minutes, la cloche annonce enfin la libération, tu rassembles tes affaires et tu les fourres dans ton sac, puis, le prenant comme une valise, tu quittes la salle de sortilège la première.

Pas de doute que tu ne te rendras pas au cours suivant.

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