30 août 2021, 11:27
 +  “C'est qui Miss Ksariness ?”
J’avais envie de m’enfuir en courant, courir jusqu’à ce que je sois trop fatiguée pour ma rappeler que j’étais triste et que je n’arrivais pas à aider les autres. J’avais envie de me rouler en boule dans un coin, seule avec mes larmes. J’avais envie d’abandonner Erza ? Si j’avais pu, je me serais enfuie avec elle dans un endroit où elle ne se souciait plus de sa mémoire, et où je pourrais la voir sourire sincèrement.

Tu crois que si j’t’emmène au Pays Sans Tristesse, tu iras mieux ? demandai-je, la voix tremblante.

Si un tel pays existait, j’y aurais construit ma maison et j’y vivrais depuis très longtemps. Lorsque j’étais petite – très petite –, je pensais que le Pays Sans Tristesse existait vraiment, et qu’un jour, j’y irais en vacances. Ce n’est que plus tard que ce pays était en fait les bras de Maman me racontant la très ancienne légende de ce pays. Je savais qu’Erza était trop grande pour croire encore au Pays Sans Tristesse, mais lui raconter la légende lui donnerait la chance de ne pas faire de cauchemars cette nuit, et avec un peu de chance, les prochaines nuits.

P’têt’ que ce souvenir n’a jamais existé ? proposai-je, sans vraiment y croire. J’comprends, t’excuse pas.

Je comprenais que ne pas se rappeler de quelque chose d’important soit frustrant et que l’on avait envie de crier à tout le monde de se taire tant que l’on n'arrive pas à se remémorer où l’on avait posé ce fichu stylo. Sauf que ne pas se rappeler ce qu’il s’était passé était différent d’oublier où l’on avait posé sa plume. C’était plus étrange. Jamais cela ne m’était arrivé, et je ne connaissais personne – à part Erza – ayant déjà eu ce problème.

Pour rien, répondis-je en baissant la tête. J’peux t’emmener à l’infirmerie, si tu veux. J’pense pas avoir beaucoup d’entraînement en magie pour t’aider, désolée, dis-je, me rappelant tous les sorts que j’avais appris jusqu’ici. C’est-à-dire, très peu.

Cela ne faisait même pas un mois que j’étais arrivée à Poudlard, et Maman avait refusé de m’apprendre à utiliser ma baguette, de peur que je ne « détruise la maison », comme elle l’avait si bien dit. Cela m’avait effrayée, au début, jusqu’à ce que je voie à quoi ressemblaient les cours à Poudlard. Il était impossible que je réussisse à faire sauter Poudlard si je ne savais pas faire léviter une pierre.

Y’aurait pas un sort pour retrouver la mémoire ? demandai-je, pensive. On pourrait d’mander à un professeur s’il peut pas t’aider, non ?

Je n’avais pas la capacité d’aider beaucoup plus Erza. Sauf si lui parler ramenaient ses souvenirs, ce qui ne semblait pas être le cas. Demander l’aide d’une personne expérimentée me semblait être une bonne idée : elle, au moins, ne ferait pas exploser le château.

@Erza McGowan <3
J'ai l'impression de dévorer un livre rempli de suspens, Plume

#457898 · 4ème année RP

1 sept. 2021, 18:19
 +  “C'est qui Miss Ksariness ?”
Jeudi 21 Septembre 2045 ● Couloirs ● Deuxième Année


_


Garde le sourire plus rien est grave,
Tant qu'il nous reste une seconde de souvenir dans le crâne,
Nos deux corps pourraient mourir j'ai déjà fait le deuil,
Maintenant pars loin de moi une larme cachée dans l'œil.
Notre histoire n'aurait jamais pu finir dans le calme et la tendresse,
Je te déteste comme cette phrase qui dit c'était trop beau pour être vrai,
Je n'avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m'effraient,
Je te déteste comme cette phrase qui dit c'était trop beau pour être vrai.


🌊


Tu sentis les larmes revenir. D'habitude, sa naïveté t'aurait énervée, ennuyée, tu ne l'aurais pas prise au sérieux, l'aurais surtout jugée de haut. Mal. Pourtant, sa sensibilité te touche. Tu es vulnérable face à elle. Mais pour une fois, tu te sens plutôt soulagée. *Merci douce Ivy. Notre rencontre est l'une des meilleures choses qui me soit arrivée.* Tu pourrais lui dire de vive voix. Mais ce serait trop beau. Tu te répètes mentalement ses Mots dans ta tête. Tels des ricochets, ils rebondissent élégament. Tels des boumerangs ils reviennent à la charge. *Le Pays Sans Tristesse.* Tu étais déjà en train de l'imaginer dans ton esprit. De douces odeurs. La nature partout. Juste toi. Elle. Lydia. Juste vous trois. *Ensembles. Enfin je s'rais plus seule* Tu laissas de nouveau quelques larmes couler le long de ton visage, pour te délaisser d'un point immense. *Qu'est-ce que ça fait du bien...* Par contre, pourquoi ne comprenait-elle pas que tu étais amnésique sur une parcelle de temps ? Mais ton coeur n'était pas sur le point de s'énerver, comme il aurait fait à son habitude. Mais le rire non plus. Même lorsqu'Ivy te proposa de t'accompagner à l'infirmerie ne te fit pas lâcher un *éclat de rire*

- Ivy, s'teuplait. Ne me propose pas d'aller à l'infirmerie. C'que j'ai, ça se soigne pas. Pas avec la médecine. Et tu crois vraiment qu'un sortilège pourrait m'faire retrouver la mémoire ? J'crois pas moi. Les profs' sont pas assez compétents pour ça. D'solé si j'casse ton estime d'eux.

Ta voix n'était pas plus dure, simplement devenue rauque. Comme si les larmes t'avaient happées le peu d'énergie que tu avais. Tu avais envie de te blottir quelque part, n'importe où. Juste à l'abri des Autres. Ou alors d'être entourée de flammes réparatrices. Apaisantes. Douces. Tant de Mots inconnues. Tu repris tes précédentes paroles.

- Désolé. J'crois que j'pars en vrille. J'dis et j'fais n'importe quoi.

Tu ne te comprenais plus. Tu ne te contrôlais plus. Était-ce seulement bien toi ? Ce regard vide que tu voyais dans la vitre. Ce *reflet*. Était-ce bien toi qui t'exprimait avec cette voix rauque et triste ? Ce corps las et faible qui rasait les murs en appelant ça marcher ? *Noui. Ouin.* Était-ce vraiment le plus important ? Pour le moment, il fallait juste te rapprocher d'elle. Lui parler. Encore.

- Ivy, faut que j'te dise un truc... T'es géniale. Tu m'aides plus qu'tu ne l'crois. T'es un ange dans la nuit. Une étoile aussi brillante que l'soleil. La 8e merveille du monde.

Tu avais dis ces Mots d'une voix saccadée, et de la même façon que l'aurais dite un ivrogne. *J'suis sou. la. glace.* Tu ressentais milles choses en même temps. Pourquoi lui avais-tu dis ça bordel ? Elle allait te prendre pour une folle. Une idiote. *P'têt même croire que je l'aime.* Tu hésitais entre partir en courant, l'embrasser pour rendre la fausse réalité réelle ou encore rester là. À la regarder. À attendre qu'elle parte la première. Mais tu ne voulais pas qu'elle parte. Pas avant toi. La garder. Avec toi. Sa voix. Ses doux yeux. Son visage angélique. *J'crois que j'suis folle.*


@Ivy Mercer <3
J'ai laissé les Mots venir, mais je crois que c'est parti en vrille...
Dis moi si tu veux que je modifie quoi que ce soit. :happy:
Dernière modification par Erza McGowan le 2 sept. 2021, 12:06, modifié 1 fois.

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

2 sept. 2021, 11:55
 +  “C'est qui Miss Ksariness ?”
On dit qu’le Pays Sans Tristesse ouvre ses portes dans les cœurs d’ceux qui savent les trouver. Tu penses qu’on pourrait y aller ? J’ai jamais essayé.

Je ne savais pas si mon amie – disons qu’elle l’était – connaissait la légende, mais j’espérais que non : cela ne me laisserait pas le privilège de la lui raconter, et elle en serait vite lassée.

Erza n’allait pas bien. Je voyais bien ses larmes, et un détail surprenant me parvint. Dans ses yeux, une lueur que je n’avais jamais rencontrée jusque là brillait étrangement. Je fronçai les sourcils, n’arrivant pas à identifier de quoi il s’agissait. Elle ne voulait pas aller à l’infirmerie, elle ne voulait pas recevoir l’aide d’un professeur. Voulait-elle rester dans son cauchemar ? Je ne dis rien à nouveau : ma langue faisait grève. Heureusement, la brune reprit la parole, ne laissant pas le silence s’emparer de nous.

Partir en vrille, était-ce donc ce que criaient ses yeux ? Je ne savais malheureusement pas ce que “partir en vrille” impliquait. Devenait-elle folle ? Ou bien l’était-elle déjà ? Non. Je refusais de croire qu’une personne d’une telle personnalité puisse être folle. Si Erza l’était, alors nous l’étions tous. Je réussis à prononcer quelques mots d’une petite voix.

Tu dis pas n’importe quoi, Erza.

Je ne réussis pas à en dire plus, manquant de force pour empêcher ma langue de s’engourdir. La Verte prononça encore des mots. J’aurais été rassurée qu’elle comble le vide que je formais, mais le sens de ses paroles arrêta le temps. Ma tête se mit à tourner violemment, m’empêchant de garder l’équilibre.

J’ai b’soin d’m’asseoir, dis-je, ajoutant à mes paroles le geste de m’accroupir.

Ainsi assise par terre, les mots d’Erza, de cette personne qui m’était inconnue encore hier, revinrent, cognant mes oreilles, telles un troupeau d'éléphants tappant des pieds. Géniale, mais qu’avais-je d’un génie ? Dans ma poche se trouvait encore mon devoir de Potions dont je n’arrivais pas à comprendre la correction. La huitième merveille du Monde. Mais ce n’était pas vrai ! Il y avait bien des personnes plus sages que moi, et puis, il me semblait que les Sept Merveilles de Monde étaient des monuments, ou des lieux et non des personnes, ce qui rendait les paroles d’Erza erronées.

Il fallait que je dise quelque chose. J’étais déstabilisée, perdue, j’avais envie de m’enfuir, retourner à la maison, partir loin de ces paroles que je ne méritais pas. J’ouvris la bouche, il fallait que je parle, mais j’étais bloquée dans mon mutisme. J’agitai la tête nerveusement, tentant de recouvrer mes esprits de cette façon.

T’aurais d’l’eau ? J’me sens pas super bien…, dis-je, sans trop savoir si j’étais écoutée.

Le fait que j’ai subitement retrouvé l’art de parler ne m’alerta pas plus que ça : j’étais trop occupée à essayer de ne pas tomber dans les pommes. Je ne savais pas si l’eau aurait un réel effet sur moi, mais c’était toujours mieux que rien.

@Erza McGowan <3
Pour la petite mention qui en fait rougir le rapeltout
Nous venons de perdre Ivy, veuillez laisser un message après le bip :rofl:

#457898 · 4ème année RP

8 sept. 2021, 22:13
 +  “C'est qui Miss Ksariness ?”
Jeudi 21 Septembre 2045 ● Couloirs ● Deuxième Année


Ivy semblait tout à coup faiblir, comme si toute son énergie avait été happée par une force mystérieuse et maléfique. Mais tu voulais ranimer la petite flamme qui brûlait en elle, alors tu lui demandas rapidement de te parler du pays sans tristesse.

- Ivy ? J'ai l'impression que tu en connais u rayon sur ce Pays. Parles en moi s' teuplait. P'têt que ça m'aidera, 'fin qu'ça nous aideras à y aller. J'l'espère.

Tes larmes stagnaient sur ton visage, comme si le temps s' était tout à coup arrêté. *Faille temporelle. Juste Ivy et moi.* C'était tout comme. Les Autres autour n'étaient plus que de vulgaires ombres de passages. Et au milieu de cela, il y avait Ivy. La douce Ivy. La lumière parmis eux. Tu avais peur que tes paroles ne laisse Ivy trop perturbée, si bien qu'elle partirait vite. Sans plus jamais penser à te revoir. *Non. J'veux rester avec elle.* D'habitude, on disait que *le silence est d'or.* Mais à présent, si un silence s' installait entre Ivy et toi, cela signifierait que vous n'étiez pas si importantes aux yeux de l'autre. Que vous n'aviez pas besoin l'une de l'autre. À tes yeux, c'était une pensée impossible. Depuis qu'Ivy s' était perdue, recherchant la salle des Potions, et que tu t'étais approchée d'elle, c'était ta vie entière qui avait changée. Peu à peu, tu t'étais retrouvée nue face à la bleue. Tu avais réussi à t'ouvrir. Comme lorsqu'un oiseau déploie ses ailes, pour s' envoler. Toi tu déployais tes bras pour montrer tes chaînes. Celles qui te forçaient à être *Erza McGowan. La fille de la prestigieuse famille du même nom.* Tu avais tout, sauf envie de faire comme on te disait de faire. Comme ta mère voulait que tu soit. Le portait craché d'elle au même âge. Et donc celui de Mariana au même âge. Des copies conforme. Comme si une seule fillette revenait à Poudlard, chaque génération. Mais chacune avait un *défaut* de fabrication. Ta mère s' était enfuie. Toi tu n'étais pas comme elles. Tu ne *voulais* pas être comme elle.

Ivy s' assit, et tu remarquas qu'elle n'était vraiment pas bien. L'affolement te prit de court :

- Ivy ! De l'eau... Je euh j'sais pas... On peut aller aux toilettes... À boire ! Quelqu'un à de l'eau ?

Tu étais réellement paniquée, comme si elle était aux bords de la mort. Tu partis au milieu de la foule, pour récupérer une bouteille que tu venait d'apercevoir. De retour auprès d'Ivy, tu lui ouvris et le lui tendis :

- Bois. Ça va te remettre les idées en place . Sinon on fonce à l'infirmerie !

Tu te rendis compte que tu lui proposais exactement ce que tu ne voulais pas. Être aidée par des inconnus. Tu avais peur qu'ils ne te prennent pas au sérieux. Qu'ils ne t'aident pas. Alors tu les rejetaient.

@Ivy Mercer <3
Erza qui panique à cause d'Ivy, on aura tout vu :lol:

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

9 sept. 2021, 18:51
 +  “C'est qui Miss Ksariness ?”
Erza semblait intéressée par le Pays Sans Tristesse, ce qui éveilla une certaine fierté en moi. J’étais heureuse que mon idée puisse atténuer un tant soit peu sa tristesse. Tristesse. Ce si joli mot exprimait une si belle émotion. Les larmes humaines étaient des perles d’âmes qu’ils laissaient passer. Elles transportaient douleur, chagrin, et tant d’autres sentiments que tous les citer était impossible.

P’têt’ qu’y’a un sort pour entrer dans ce pays ? Maman m’disait que quand je s’rai grande, je l’serai tellement qu’j’pourrai plus voir les p’tites choses qu’on voit quand on est p’tite.

À chaque fois que Maman me disait cela, je m’imaginais un géant plus haut que le toit de notre maison à Borth, qui courait dans un champs, écrasant sur son passage les fermiers et les bêtes qui cultivaient la terre. Si ce genre d’imagination n’était pas très bien vu par mes parents, ils n’arrêtaient pas pour autant de me raconter leurs périples de “leur jeunesse”, comme ils aimaient bien le répéter. À croire qu’ils étaient de vieux grands-parents se balançant sur leurs chaises. Mais ils n’étaient ni vieux, ni grands-parents, du moins, c’est ce que je pensais.

La Verte me quitta. Cela ne dura que très peu de temps, mais cet éloignement soudain généra une panique sans nom au fond de moi. *J’la vois plus. J’la vois plus*, me répétais-je, comme si je devais apprendre cette sentence par cœur. Ma respiration s’accéléra brutalement, m’obligeant à respirer par la bouche. Mes membres tremblaient, incontrôlés. Je n’arrivais plus à penser : j’étais enfermée dans cette bulle où je n’étais que témoin de ma propre vie.

Je n’arrivais plus à actionner le moindre muscle, j’étais plantée là, au milieu des couloirs de Poudlard, encerclée par des murs, des élèves, des paroles qui me parvenaient comme une musique épouvantable, avant que je me rende compte qu’Erza me tendait de l’eau, la peur s’affichant sur son visage. J’attrapai la bouteille et la portai à mes lèvres, reprenant le contrôle de ma tête. La sensation du liquide qui coulait dans ma bouche sèche mit fin à la folie face à laquelle je faisais face. Peut-être était-ce la présence d’Erza qui m’avait calmée, mais je ne me le serais jamais avoué. Je ne savais pas vraiment ce qui venait de m’arriver, peut-être qu’un élève m’avait lancé un sort. Je jetai un regard balayant le couloir, tentant de repérer le coupable. Comprenant que c’était peine perdue, je me tournai vers Erza et dis d’une voix sèche malgré le fait que je venais de boire :

T’es sûre que c’était de l’eau ?

Ce fut la première chose qui me vint à l’esprit : toujours un peu embrumé, je venais à peine de remarquer que le liquide avait un étrange goût et me brûlait la gorge. Je toussai légèrement, tentant de faire disparaître cette sensation si désagréable qui trônait dans ma gorge. Qu’avais-je avalé, si ce n’était pas de l’eau ? J’espérais que ce n’était pas un poison mortel, ou des produits destinés au nettoyage.

@Erza McGowan <3
J'espère qu'Ivy s'en sortira, tout de même :rofl:

#457898 · 4ème année RP

15 sept. 2021, 14:22
 +  “C'est qui Miss Ksariness ?”
21 Septembre 2045 ● Couloirs ● Deuxième Année


Tes yeux étaient encore rougis par les larmes, et ils te picotaient. Ivy avait des pensées si douces, qui te procuraient un chaleureux rayon qui te parcourait. Ton cœur battait à tout rompre et ton souffle saccadé s'expédiant rapidement, te forças à t'assoir à ses côtés. Ta course vers la bouteille qui n'avait pourtant duré que quelques mètres t'avait exténuée, comme si tu venais de courir un marathon. Tu te doutais bien que c'était en partie à cause de ton stress intense causé par la soif soudaine de ton amie, mais tu étais plus atteinte par ça que tu ne l'aurais été d'habitude. Beaucoup plus même. Tu regardas Ivy boire l'eau de la bouteille, mais ton stress revint immédiatement lorsqu'elle s' arrêta net. Quelqu'un l'avait-il prétrifiée ? Tu la regardas droit dans les yeux, mais tu n'y vit rien de spécial, mis à part la stupeur. Sa petite flamme y brillait encore, mais cela ne te rassuras pas du tout. Elle se tourna alors à son tour vers toi avant de te parler d'une voix rauque, comme si sa gorge était glacée. D'ailleurs, ses propos te glacerent le sang comme jamais cela n'aurait pu le faire suite à une parole aussi anodine que la sienne. Mais justement, c'était la sienne. Tu te retins de t'écrouler. Venais tu réellement d'empoisonner Ivy ? Ivy la petite fillette joyeuse et lumineuse que tu venais à peine de rencontrer ? Non, c'était impossible. Tu te mis alors à trembloter, et tes yeux s' embuèrent. Tu ouvris la bouche pour lui répondre, mais tu te demandas si elle comprendrait ce que tu avais voulu dire, si ce n'était pas trop incompréhensible.

- Quoa ? Tu.peux.répéter ? Je.t'ai.empoisonnée ? Je.t'ai.empoisonnée ?

Tu ne réalisais pas ce qui t'arrivais. Tu clignas des yeux comme pour essayer de te sortir d'un cauchemar, mais c'était bien réel. Ivy était toujours là, assise sur le sol, la bouteille d'eau aussi. Et toi, tu étais toujours là aussi, perdue. Tu secouas la tête pour reprendre tes esprits et tu te levas. Il fallait que tu prennes les choses en main pour sauver Ivy.

- Eh Oh ! Quelqu'un sait ce qu'il y avait dans cette bouteille ? Quelqu'un sait ? Était-ce toxique ? Mon amie vient de boire son contenu, mais elle ne va pas bien, il faut l'aider.

Tu espérais que quelqu'un s' approcherait, répondrait à tes questions et te permettrait de sauver ton amie, mais malheureusement, personne ne vint. Tu n'avais même pas réalisé que tu avais utilisé le terme *mon amie*. Tu ne savais même pas si tu avais déjà employé ce terme, un jour. Tu restas debout, voulant bien te montrer pour tenter d'attirer l'attention des gens. Tu tournas les yeux vers Ivy pour lui parler :

- Si personne ne vient, on file à l'infirmerie.

Faire tout ça, même si tu doutais que cela serve vraiment à quelque chose, t'aidais à oublier que tu lui avais provoqué ça.

@Ivy Mercer <3
Erza est complètement à l'ouest là :laugh:

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

17 sept. 2021, 17:39
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TW : pensées sur la mort, description de vomi


L’inquiétude se dessina sur le visage d’Erza. Cette fille que je venais à peine de rencontrer se souciait de ma santé. Le plus étrange n’était pas là, mais que je m’inquiétais moi aussi de sa santé mentale. Peut-être étions-nous toutes les deux simplement folles, perdues dans les rangs des êtres humains ? Au fond, était-ce grave ? Notre place n’importait pas, tant que nous apportions notre brique au mur que s’entêtait à construire l’humanité. La logique, le bon sens et la “normalité” me quittèrent tous en même temps, me laissant, perdue, face à cette situation nouvelle pour moi. J’aurais voulu cracher ce que je venais d’avaler, me rincer de la bouche avec de l’eau – de la vraie –, faire sortir cette sensation immonde qui triturait mes papilles gustatives.

Je ne comprenais pas les paroles d’Erza. Si j’étais empoisonnée – je n’osais m’imaginer que j’allais mourir par sa faute –, allais-je donc perdre la vie ? Étais-je prête à quitter la Vie ? Étais-je prête à cesser d’exister ? À quitter Poudlard, ma famille, mon passé, tout ce que j’avais construit durant onze ans ? Je frissonnai : j’avais peur. Peur de la Mort. Peur de ce qui allait m’arriver après que mon esprit ait quitté mon corps. Je ne voulais pas mourir, je tenais à la Vie, je tenais à ce qui m’entourait, je tenais à continuer mon existence jusqu’à un âge à trois chiffres.

Elle appelait à l’aide, mais, face à la Mort, je savais que personne n’aurait rien pu faire. Peut-être aurais-je eu le droit à quelques paroles, des “ça va aller” balancés comme des médicaments. Comme si les encouragements pouvaient me guérir, comme si les promesses avaient le pouvoir de s’accomplir d’elles-mêmes. Je fermai les yeux et murmurai d’une petite voix que seules mes oreilles pouvaient entendre :

J’veux pas mourir. J’veux pas. J’veux pas.

Exprimer ce souhait à haute voix aurait peut-être pu me laisser la vie sauve assez longtemps pour que je puisse faire mes adieux à ma famille. J’aurais fait un gros câlin à Maman, je n’aurais jamais voulu la lâcher. J’aurais pleuré sur l’épaule de Papa, je n’aurais pas pu dire quoi que ce soit. J’aurais joué une dernière partie de morpion avec Stephen, riant certaines fois, repoussant plus loin le moment fatal qui clôturerait ma vie, fermerait le livre contenant mon histoire, laissant des milliers de pages blanches.

Je me mis à quatre pattes juste à temps pour éviter de me vomir dessus. Je sentis mon repas remonter ma gorge, pour retomber sur le sol des couloirs poudlardiens. Je me sentais faible, molle, vidée de toute énergie, comme si rejeter ce liquide équivalait à courir un marathon. J’aurais voulu dire quelque chose à Erza, mais mon diaphragme en décida autrement, libérant d’autres substances malodorantes. D’une main tremblante, j’écartai une mèche de cheveux, la protégeant ainsi de mon vomi.

@Erza McGowan <3
Je ne pensais pas mettre autant de temps à te répondre :sweatingbullets:

#457898 · 4ème année RP

20 sept. 2021, 20:01
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21 Septembre 2045 ● Couloirs ● Deuxième Année


TW : Mort, Suicide, Vomi.


Image


Voir Ivy souffrir devant tes yeux et te savoir impuissante t'était insupportable. Était-ce possible de ressentir de telles émotions lorsqu'on venait à peine de rencontrer quelqu'un ? Tu n'en doutais plus à présent. Plus avec Ivy. Plus avec ce qui s'était passé. Tu avais à nouveau envie de pleurer effrayée en appréhendant la suite. On se serait cru dans un film à suspense, dans lequel on doute à chaque instant de la sécurité de la vie des héros. *J'en suis pas une t'façon*. Trop tard. Tu ne pus retenir tes larmes, et de fines gouttes d'eau coulèrent pour la énième fois de la matinée le long de tes joues. *J'ai jamais autant pleuré*. Était-ce seulement possible ? Tu pensais trop. Beaucoup trop. Tu te posais trop de questions, et tu étais sûre que c'était la cause de tes malheurs. Tu t'imaginais sans cesse des choses, et cela finissait par en provoquer d'autres. Le pire dans tout cela, était que tes actes et tes paroles ne s'accordaient jamais avec tes pensées. *J'pense à la Mort mais j'le fais pas*. Tu aurais voulu serrer Ivy dans tes bras en lui murmurant que tout s'arrangerait, qu'ensemble vous iriez mieux, que toutes les *mauvaises* choses ont une fin, mais il fallait te rendre à l'évidence. Tu en étais tout bonnement incapable. *J'suis une incapable*. Étais-tu seulement *capable* d'agir pour le *bien* ? Tu te rendais aussi compte que si tu n'étais pas capable d'agir sur toi-même, tu le serais encore moins sur les Autres. *Même elle*.

Ivy murmura quelque chose d'inaudible, et tu ne pris même pas la peine de lui demander de répéter. Cela voulait dire que ce n'était pas important. Soudain, elle se jeta sur le sol, et cracha un liquide répugnant. *Bordel elle vomit !* Tu te jetas à ses côtés, lui prenant l'épaule, avant de lui dire un peu trop fort peut-être :

- Ivy oh mon dieu qu'est-ce que j'ai fait ! Relève-toi ! Il FAUT que tu te relèves ! Tu m'entends !

Jamais tu n'avais été aussi paniquée. Des milliards de millions de pensées traversaient ton esprit, sans pour autant qu'aucune ne te paraisse cohérente. Tu forças Ivy à s'agenouiller, et à remettre son dos droit, pour éviter que le vomi ne continue. Tu pleurais toujours en silence, ne pouvant t'empêcher de penser que les Autres n'étaient que des Êtres ignobles. *Qu'des abrutis qui n'pensent qu'à eux*. Pourquoi n'étaient-ils pas venus pour aider Ivy ! Elle méritait qu'on la sauve ! La Mort ne devait en aucun cas venir l'emmener maintenant ! *École de fous !* Tu haïssais plus que tout à présent la directrice, et tous les Autres qui n'étaient que des Ombres. *Laissez nous !* Tu hurlais intérieurement, alors pour te rassurer, tu serras Ivy dans tes bras, toujours assise sur le sol. Peut importe si elle te vomissait dessus. Ce n'était pas important.

@Ivy Mercer <3
Ah que cette Danse est surprenante ! :love:
Tu me fais découvrir une nouvelle Erza ! :lol:
Dis moi si quelque chose ne va pas :cute:

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049

22 sept. 2021, 16:51
 +  “C'est qui Miss Ksariness ?”
Mes pensées accouraient, filant trop vite pour que je puisse percevoir leur sens. Dire que toute cette panique était provoquée par une minable bouteille de rien du tout – dont on ne connaissait toujours pas le contenu. Si cela se trouvait, quelqu’un avait expressément abandonné cette bouteille-piège, croyant peut-être que cela ferait rire la galerie. En matière de plaisanteries, je m’y connaissais, en ayant subi de toutes sortes durant de longues années. Peut-être que la bouteille était destinée à quelqu’un en particulier ? Qui savait ce qu’il pouvait se passer dans un château rempli de sorciers dont forcément certains avaient un humour particulier. Ne pouvaient-ils pas lire des blagues dans des journaux, tout simplement ? Ou rire entre eux ? Fallait-il nécessairement faire souffrir quelqu’un pour rire ? Je trouvais cela cruel de rire en voyant une personne qui n’avait rien demandé souffrir. Après cette personne aurait peur, marcherait à petits pas, vérifiant qu’aucun autre piège ne se cacherait sous ses pieds. Personne ne devrait vivre dans la peur, la honte d’être la risée de son école. Personne ne devrait être blessé pour amuser la galerie. Personne ne devrait baisser le regard devant celui qui vient de rire, voyant son état après une “blague”. Nous devrions vivre en tant qu’humains, à moins que ce ne soit cela que d’être humain. Je frissonnai à cette pensée, horrifiée, me rappelant de mes cours d’histoire. L’humanité avait une bien triste histoire, pour tout dire.

J’aurais voulu que ça s’arrête, que tout s’arrête, rien que le temps de reprendre mon souffle. Chaque fois que le liquide remontait dans mon cou, il brûlait ma gorge, déjà bien entamée par le contenu non-identifié de la bouteille que m’avait tendue Erza. J’aurais voulu que Maman ou Papa soit là pour me dire ce qu’il fallait que je fasse. Mais ce fut une autre voix qui m’ordonna de me lever. J’obéis, aidée par les mains décidées d’Erza. Sa poigne m’impressionna : elle voulait vraiment m’aider, que j’aille mieux. Était-ce simplement par pitié ? Non, c’était puéril de le penser, mais j’étais sûre que mon amie me voulait du bien, qu’elle se battrait avec ses griffes s’il l’aurait fallu pour m’amener à l’infirmerie. Je me sentais toute petite face à la grandeur qui émanait d’Erza à ce moment-là. Je la regardais presque comme si elle était géante, immense, inaccessible. Pourtant, elle était là, près de moi, paniquée à l’idée que je puisse être malade.

Remarquant que mes rejets devenaient de plus en plus rares, je me laissai accompagner par ma nouvelle amie. À-travers les couloirs, les escaliers, on nous dévisageait. J’aurais voulu fermer les yeux afin d’éviter tous leurs regards inquisiteurs. Je n’en pouvais plus d’essayer de paraître normale alors que je ne l’étais pas. J’aurais voulu hurler à tous ces idiots que j’étais différente, mais que je m’en fichais. Parce que j’avais désormais une amie. Une amie qui était là pour moi, qui vient d’affronter mon vomi pour m’emmener me faire soigner. J’étais sûre et certaine que pas une seule des personnes qui posaient son regard sur moi n’aurait eu le courage qu’avait Erza.

Fin du Rp

@Erza McGowan <3
La fin d'une belle aventure que nous avons là :wise:
Ce fut un réel plaisir d'écrire avec ta plume :wow:
À la prochaine :cute:

#457898 · 4ème année RP