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28 janv. 2019, 20:00
 RPG+  Lumière de Nuit  PV : Galvane 
28 janvier 2044, tard dans la nuit.

Isaac se leva, il faisait nuit; le silence régnait, rien ne bougeait. Il poussa son drap et posa ses pieds sur le tapis. Il ne s'était pas mis en pyjama en prévision de cette escapade. Il marcha à pas feutrés et sortit discrètement du dortoir avec l'habilité née d'une habitude ancrée depuis plus d'un an. En effet, il ne comptait plus le nombre de fois où il avait glissé hors de son lit douillet pour affronter la terrible beauté du froid et de la nuit. Il faisait ça de temps en temps, pour se changer les idées, pour avoir une petite aventure personnelle. Même si secrètement, il caressait l'idée de rencontrer quelqu'un, une personne qui le comprendrait. Il ne se l'avouait même pas à lui-même mais il se sentait seul. Il était très bien tout seul, il ne voulait pas de ses gens comme on en voit tout le temps, mais il préférerait être accompagné d'une personne... comme lui ? Il ne savait même pas.

La salle commune était sombre, on pouvait voir le sol seulement grâce à la lumière vert-glauque qui tombait des fenêtres donnant sous le lac. Toujours aucun bruit. De temps en temps, un frottement. Isaac se maudissait à ce moment de faire autant de bruit. Un seul petit bruit dans le silence total équivalait au son d'une cloche entendu à des centaines de mètres à la ronde. Il s'arrêtait alors, guettant le moindre bruit trahissant une présence indésirable. Il n'avait jamais réussi à supprimer ces petits frottements, malgré les nombreuses tentatives, réussies, de sortie, il faisait toujours du bruit sur ces tapis.

C'était le passage le plus risqué, la traversée de la salle principale. On ne pouvait pas savoir s'il n'y avait pas un préfet assis dans le canapé là-bas, de dos. À tout moment, Isaac pouvait entendre une des phrases tant redoutées comme "Que fait-tu là ?" ou "Tu n'as pas le droit d'être ici à cette heure !". Chaque erreur, chaque bruit, augmentait la chance de se faire prendre. Ça n'était encore jamais arrivé à Isaac. Il en avait d'ailleurs une peur bleue, mais rien ne valait une vision de Poudlard de nuit du haut de la tour d'astronomie ou la découverte des couloirs sous une autre lumière, pas même une punition quelconque.

Isaac sortit enfin et avança dans ces couloirs. Le froid l'enveloppa. Il avait bien fait de prendre son manteau au passage. Enfin, plus précisément qu'il avait bien fait de le préparer à l'avance sur son itinéraire pour sortir du dortoir sans réveiller personne. Il avait déjà fait l'expérience d'une escapade dans le froid, ce n'était pas très agréable. Les frissons de la peur suffisaient amplement. Les frissons nés d'une imagination débordante, presque incontrôlée : une armure fantôme, un extraterrestre, un dragon, une salamandre dorée de trois mètres de haut crachant du poison. Rien de tout cela ne pouvait se trouver à Poudlard et il le savait, mais il ne pouvait s'empêcher de s'imaginer des yeux brillants l'épiant à travers le noir du couloir. En même temps ça donnait du piment à l'aventure, il voulait éprouver les mêmes choses que les personnages de ses romans. Il fallait qu'il fasse des trucs dangereux, enfin, il savait qu'il ne risquait pas grand chose, mais la peur était là, c'était presque grisant.

Il fit un pas, puis un autre, et encore un vers le couloir pourtant connu par cœur dans la journée. Mais la nuit se dépose comme un voile sur les choses, elles revêtaient l’environnement d'un habit modifiant la vision qu'on avait d'eux mais sans vraiment les changer. C'est comme entrer dans un autre monde.

Une présence.

Dialogues : #113F49 | 6e année RP : Ma fiche - Filière Sciences inRP

3 févr. 2019, 14:59
 RPG+  Lumière de Nuit  PV : Galvane 
Tic-Tac
Tic-Tac


C'était toujours pareil, le tic-tac allègre de l'horloge qui rythmait tes nuits monotones...
Souvent tu étais là, les yeux ouverts tel un poisson mort à fixer le plafond du dortoir vert en attendant le début de l'autre jour. D'autres nuits tu rêvassais au pied de la grande fenêtre, jetant un regard envieux sur le lac sombre.
Pourquoi ? Comment ?

Mais, le plus souvent ces derniers temps, tu trouvais cela plus distrayant de tout simplement sortir des dortoirs, prendre une bouffée d'air frai, aller voir ailleurs. Je crois que souvent tu avais l'impression d'exploser et tu ne pouvais plus te plaire à regarder les visages endormis de tes camarades. Oui. Je me répète sans cesse mais, c'était toujours pour la même raison que tu finissais tes nuits dans les couloirs obscurs. Assis, grelotant, à regarder les statues de fer inlassablement...

La nuit elle avait comme un super pouvoir, le pouvoir de t'adoucir, il est vrai que tu étais si différent la nuit du jour. Puisions-nous seulement trouver une raison à ce comportement ? Alors, si je veux prétendre être de bon conseil, je dirai qu'il vaut mieux te rencontrer en pleine nuit qu'en plein jour.

Tic-Tac ; Tic-Tac ; Boum. Tu étais éveillé toi et tu l’avais vu se lever. Un pied, puis deux où pouvait-il bien aller ? La silhouette s’en allait discrètement, à pas feutrés, croyant faire aucun bruit. Pourtant toi, tu l’avais vu et entendu. Qui était-ce ? Tu n’avais pas réussi à distinguer un visage et puis, de toutes les façons tu t’intéressais très peu à tes camarades de dortoir alors, c’était impossible pour toi de parvenir à mettre un nom sur chaque visage.
Pourquoi aimais-tu tant rester seul, ou plutôt pourquoi voulais-tu paraître seul ? Parfois c’était peut-être bien d’avoir un peu de compagnie non. Enfin, je crois qu’au fond tu le rêvais secrètement. Tu étais un solitaire mais pourtant je sais, que tu ne pouvais pas t’empêcher de penser chaque jour à comment combler ce vide.
Je crois que d’une part, tu voulais réellement combler cette partie de solitude, tu jalousais les paires, les bons amis, les belles discussions et les beaux rires… Tu les haïssais, cela te rendait nerveux. Mais d’un autre côté, tu te refusais à vouloir être aimable avec les autres, tu te refusais à effacer ton image de terreur, ton image de malotru.

Tic-Tac ; Tic-Tac. Le froid t’emplissait de désagréables frissons. Tu le suivais, tu le suivais de trop près. Si bien que tu pouvais ressentir toute la peur qu’il ressentait en enfreignant le règlement. *Pff…Mais pourquoi fait-il ça s'il a peur de se faire prendre. Ridicule.* L’envie soudaine de crier au et fort pour révéler votre présence te traversa l’esprit, mais repartit aussitôt telle une violente rafale de vent. Pourquoi avais-tu décidé de lui accorder une part de clémence ce soir-là ?


Boum. L’obstacle périlleux franchi, vous vous trouviez désormais dans ton endroit favori. Une allée sombre peuplée de lourdes statues de fer. Les couloirs. Pourquoi aimais-tu tant cet endroit ? Pourtant, ce n’était même pas une pièce à part entière, c’était simplement un pauvre chemin qui liait des pièces entre elles. Mais, d'un autre côté, j'avais l'impression que tu te sentais en sécurité dans les couloirs, ou du moins tu aimais bien y passer tes nuits. L’autre était là, apeuré, à l’affut du moindre bruit, cherchant une énième fois une autre présence humaine.
T’avait-il vu ? Se doutait-il de ta présence ? Je pense que oui, ou du moins tu n’avais pas essayé de paraître discret.

"Et, oh toi là ! Stop ! Tu devrais dormir non ? Et puis cette frousse que tu as là en enfreignant rien qu'une petite partie du règlement, ça m'fait peur je la ressens jusqu'ici"


Tu avais presque crié tes mots, comme-ci tu voulais que tout le monde les entende. Tu trouvais cela amusant non, d'essayer de te faire passer pour un préfet. D'essayer de le terroriser.
Mais, ce n'était pas fini, tu t'approchas de la silhouette de façon à te trouver dans son angle de vu. Soudain, tu laissa échapper un grand rire avant de reprendre.

"Rooh mais c'est bon, relax, vas-y je vais pas t'en coller une d'punition moi. Et puis, de toutes les façons je suis autant "hors la loi" que toi. Ah mais attend on se connaît non ?"


Je crois que malgré cette obscurité ténébreuse, tu étais parvenu à discerner mieux le visage de ton interlocuteur. Ah oui, c'était donc lui, le fameux bienfaiteur des livres. *Rooh non pas lui ce qu'il est pénible. Pfff... ça ne m'étonne pas qu'il soit aussi peureux.*

3ème année RP (2045-2046)
I'm waiting for a RPG with you Ly
Jules ma vie :)

5 févr. 2019, 22:51
 RPG+  Lumière de Nuit  PV : Galvane 
Une présence, ou peut-être pas, paranoïa habituelle. Isaac adorait vraiment cette situation de risque. Il se découvrait progressivement un goût pour ce-dernier. L'élément déclencheur ayant surement été cette étrange aventure1. Il s'était beaucoup amusé, le mystère allié à la probabilité plutôt élevée de se faire prendre lui avait fait comprendre que c'était génial.

Il continua de marcher, les couloirs défilants. Des bruits de pas aussi. Le couloir empli de statues, ces mêmes statues qu'Isaac pouvait presque voir bouger à la frontière entre son imagination et le réel. Un souffle. Les chevaliers noirs gardant un précieux trésor d'une puissante famille de magiciens. Des chevaliers corrompus par l'appât du gain, et forcés à jurer fidélité aux mages noirs. Puis une voix :

"Et, oh toi là ! Stop ! Tu devrais dormir non ? Et puis cette frousse que tu as là en enfreignant rien qu'une petite partie du règlement, ça m'fait peur je la ressens jusqu'ici"

Isaac ne fut pas surpris, une voix dans cet endroit n'était pas si dénuée de sens que ça. Avec l'imagination comme seule limite, rien n'était impossible. De la peur ? C'était ridicule, il venait là presque deux fois par mois depuis sa première année, ces couloirs était son monde personnel, son terrain de jeu pour l'imagination. Isaac avait l'impression qu'il ne pensait pas du tout pareil que d'habitude, il était empli de milliers d'aventures. Peut-être parce que cet endroit est le seul milieu où il était vraiment le maître, la nuit était son domaine, peut-être qu'alors, il se dévoilait.

"Rooh mais c'est bon, relax, vas-y je vais pas t'en coller une d'punition moi. Et puis, de toutes les façons je suis autant "hors la loi" que toi. Ah mais attend on se connaît non ?"

Isaac se retourna. Il avait en cet instant précis une envie de faire disparaître cette personne qui venait troubler son calme, le calme, et qui lui cassait son impression de maîtrise. Dès qu'il s'agissait de gens, il n'était plus qu'en bas de la hiérarchie, il ne savait plus quoi faire, les gens avaient l'air d'avoir reçu un manuel qu'il n'avait pas eu. Mais il n'allait pas se laisser faire, il garderait son monde pour lui, cette personne ne le lui prendra jamais. Et effectivement, ils se connaissaient, mais ça n'avait aucun intérêt. La nuit rendait tout différent, y compris les êtres vivants.

"Peur ? Moi ? Tu me fais rire. J'arpente cette endroit depuis plus longtemps que toi. Dis-moi ce que tu veux."

Isaac n'aurait jamais dit ça en plein jour, cette conversation n'aurait jamais pu exister en dehors de ce moment précis. Il se sentait bien mieux dans cet élément, il était tel le prince des nuées. Dans cette pénombre, éclairée par la seule lumière de la lune venue des escaliers au bout lointain du couloir, on ne pouvait que distinguer la silhouette des deux enfants. Les deux se tenant droits, se faisant face, jaugeant les contours de l'autre. Isaac avait un sourire sur le visage, un sourire de défi. Ce sourire de défi contre le monde, qui le prenait dans ses moments-là. Défi dont ce type était la première étape.

Dialogues : #113F49 | 6e année RP : Ma fiche - Filière Sciences inRP

3 avr. 2019, 19:34
 RPG+  Lumière de Nuit  PV : Galvane 
Ton rire arpente les murs de mille et une couleurs. Tu ris, tu nages, tu danses.

Ici, tout était partout pareil. Sur toutes les facettes et toutes les façons des gens étaient partout pareilles. La Prison, les cours, la maison et l'ennui tout était partout pareille.

Assez.
Stop.


Ils t'étouffaient tous les gens.
Tous.
Lui, toi.
Toi, lui.


Son visage mécontent. Ton masque de pauvre gamin orgueilleux semblait grandement l'ennuyer.
Toi, tu étais venu le voir dans le simple but de troubler son silence, de voler quelque part aussi une partie de son intimité, de troubler sa tranquillité. Il est vrai que l'autre il était resté sage et, il ne t'avait rien demandé !

Toi narquois, l'autre ne voulant plus te connaître. Voulant effacer ton visage de ses pensées à tous jamais. Pourquoi ? *Oui c'est vrai pourquoi, pourquoi p'tain ! *

Non vas-y Rytz ! Marche, cours, vole mais, fait lui bien comprendre qu'ici ce n'est pas qu'à lui. N'attends rien que de toi parce que tu es sacré.

*Non; Stop. Les choses elle ne tiennent pas qu'à toi. La Prison elle est autant à toi qu'à lui. Les couloirs c'est mon lieu. C'est mon endroit. Il n'était même pas là lui, quand j'ai eu cette discussion étrange avec la fille...* grondait ton esprit

Un pas. Tu t'arrêtes. Les yeux fixés dans les siens tu le répètes lâchement :
" Peur ? Moi ? Tu me fais rire. J'arpente cet endroit depuis plus longtemps que toi. Dis-moi ce que tu veux gniah gniah gniah gniah. Qu'est-ce que tu fais ? Tu te prends pour qui ? Pourquoi t'es désagréable avec moi comme ça ? Pourquoi tu veux plus le connaître d'abord ? Allez ! Dit ! Pourquoi ?"

L'enfant, l'air innocent s'énerve bêtement. Faisant paraître malencontreusement de vraies impressions. L'enfant, l'air agacé frappe du pied. Vient une nouvelle fois troubler le silence d'or.


C'est que… deux fois en si peu de temps, ça fait beaucoup Rytz non ? Venais-tu alors chercher secrètement un allié ?
*Oh non ! Mais stop. * Du certain à l'incertain, de la moquerie à l'agacement, tu avais bien vite changé ton comportement en si peu de temps. Ton sourire narquois lui, avait peu à peu disparu laissant place alors à l'autre masque : visage froid et glacial, celui que tu portais le plus souvent auparavant, celui qui s'était un peu fracassé ces dernières semaines mais celui qui semblait bien prêt à reprendre toute son ampleur.

Vous étiez là, face à face, l’air fâché certainement l’un se retenant de frapper l’autre et réciproquement.

Et oui hein ! Parce que toi t'es complétement débile et tu sers à rien. Tu sers à rien à part emmerder le monde Rytz.

Le Blizzard. L'anxiété.
Tu cours, tu voles et tu perds…


3ème année RP (2045-2046)
I'm waiting for a RPG with you Ly
Jules ma vie :)

28 oct. 2019, 22:59
 RPG+  Lumière de Nuit  PV : Galvane 
Pff, un gamin. Isaac ne savait pas ce que ce type voulait, mais il l'agaçait déjà, il l'ennuyait. Pourquoi il avait fallu qu'il vienne dans un des seuls moments qui l'amusait un peu dans cet endroit, et tout ça pour se la ramener. Il n'avait pas envie de perdre son temps avec un gamin pareil, avec un gamin qui avait pour seule répartie une répétition de ses propres mots. Il avait juste envie de passer son chemin et de continuer sa route. Alors pourquoi ne le faisait-il pas ? Il savait que s'il partait le garçon le laisserait, et tout serait fini, sans problèmes, rien.

Pourtant il restait simplement planté au même endroit, tout comme l'autre, cherchant une réponse. Les quelques centaines de millisecondes qui passèrent lui parurent bien plus longues, comme à chacun de ce genre de moments. Il n'irait pas jusqu'à dire un moment important, Isaac n'en savait rien, mais un moment peut-être décisif. Beaucoup de pensées traversaient son cerveau, peu restaient. Il avança d'un pas. Un petit pas, qui ne servait probablement à rien, un demi-pas, ce genre de pas où l'on ne sait pas vraiment à quoi il servait, pas assez prononcé pour être menaçant, trop pour être nonchalant : un pas timide.

"Et toi, qu'est-ce que tu veux ? Pourquoi tu viens m'importuner avec tes 'gnagnagna' puérils ? J't'ai rien fait et tu arrives comme une fleur seulement pour me dire ça. Va jouer ailleurs si ça te fait tant plaisir, ou va dormir tiens."

Et Isaac restait toujours au même endroit, dans un autre de ces moments, mais c'était à l'autre de répondre. Plein de questions lui passaient par la tête : "Que va-t-il répondre ?", "Pourquoi je suis si désagréable ?", "Pourquoi je reste ?"... Peu trouvaient réponse.

Un fracas lointain retentit, une armure peut-être, Peeves, cela pouvait être n'importe quoi. Cela donna surtout l'occasion à Isaac d'être distrait pendant le laps de temps nécessaire à l'attente de sa réponse, d'une réaction de la part du serpentard en face de lui. Il n'avait pas envie de penser aux contradictions entre ses pensées et ses actes. Le silence revint. On voyait la Lune derrière son interlocuteur, c'était beau, l'autre ne devait voir que l'ombre derrière lui.

Isaac ne pouvait pas partir, il avait compris pourquoi, il était dans son élément, il était chez lui, pourquoi aurait-il ignoré un tel affront ? L'ombre, il avait envie de se considérer comme un de ces magiciens sombres qu'il y avait dans le livre, il avait envie d'être au moins aussi puissant et il le pouvait, rien n'était impossible pour lui à ce moment précis. C'est pour cela qu'il sourit.

Dialogues : #113F49 | 6e année RP : Ma fiche - Filière Sciences inRP