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10 févr. 2019, 22:11
 RPG+  Des heures sombres pour l'innocence  PV 
Soirée - 20 Septembre 2042
Salle commune des Poufsouffles

Toutes les actions de Kiara et Eliott ont été validées par les joueurs


Rey avait passé la soirée à discuter avec ses camarades, jouer aux échecs version sorciers, et il avait même commencer à noter quelques idées pour un devoir de métamorphose. Il commençait déjà à être tard quand il se rendit compte qu'il n'avait pas encore vu son chaton. D'habitude, elle se manifestait bien avant ça, à coup de griffes plantés dans sa chaire. Le garçon décida d'aller voir dans les dortoirs, puis constatant qu'elle n'y était pas, fila en vitesse dans le hall pour voir si elle ne revenait pas du parc. Rien du tout. Juste une désagréable impression. Il rentra en salle commune un peu dépité et tendu.

- Tu n'aurais pas vu Athéna ? demanda Rey à Kiara qui avait choisi de passer sa soirée à travailler. Ça doit faire presque une heure que je la cherche partout. J'ai même vérifié dans le hall. Ça commence à m'inquiéter, elle ne fait jamais ça d'habitude.

Malheureusement, la fillette lui répondit par la négative. Mais où était donc passé le chaton ? A cette heure-ci, son passe-temps favoris était de tout détruire dans la salle commune mais aujourd'hui, elle était introuvable. Il était presque l'heure du couvre-feu,  il ne pouvait pas aller vérifier dans les étages, ça lui prendrait un temps fou. Il ne rentrerait pas à temps. Le garçon aurait pu se dire qu'elle n'était pas bien loin, qu'il la retrouverait demain matin dans une salle de cours, tout simplement. Pourtant, il sentait au fond de lui que quelque chose clochait. Une tension lui nouait le cou et ses poils étaient constamment dressés sur sa nuque comme si le danger rôdait. Or, la chaleur de la salle commune et les bavardages amicaux semblaient montrer tout le contraire. 

Il interrogea plusieurs autres élèves de poufsouffles, retourna une nouvelle fois dans les dortoirs pour énième vérification infructueuse avant de se laisser tomber à côté de la fillette, contrarié.

- J'le sens pas, y'a un truc bizarre...

Le rouquin espérait qu'Eliott la croiserait. Il les avait prévenu qu'il avait une réunion ce soir et les rejoindrait plus tard. Le plus tard ne devait plus tarder et il avait hâte de voir son ami pour savoir si la bête était avec lui. Dans le cas contraire, il se débrouillerait pour sortir malgré le couvre-feu. C'était qu'il s'y était attaché à cette petite teigne. Cinq minutes interminables passèrent avant que le garçon passe enfin l'entrée de la salle commune. Rey se précipita sur lui.

- T'aurai pas vu Athéna ?! Elle a dispar... Pourquoi tu fais cette tête ? s'exclama-t-il sans terminer sa première phrase, achevant de l'inquiéter totalement. Eliott était très pale, il avait sa tête des mauvais jours, celle qui lui valait le surnom auto-nommé de "famille adams".
Dernière modification par Rey Sifferlen le 12 juin 2020, 23:58, modifié 2 fois.

13 févr. 2019, 02:42
 RPG+  Des heures sombres pour l'innocence  PV 
Cette soirée, elle avait pourtant tout le potentiel pour bien commencer et bien finir. 
Certes, j'avais eu du boulot, mais... Tout aurait pu être normal. J'aurais pu retourner à ma salle commune comme si de rien n'était, savourer un chocolat chaud avec mes camarades, travailler sur mes devoirs tout en discutant et riant avec eux... J'aurais pu échanger avec mes amis et rire du turbulent chat de Rey. Tout se serait bien passé, dans le plus grand des calmes et dans la meilleure des situations... 
Mais non, il avait fallut que la soirée tourne au cauchemar. 

Tout avait commencé lorsqu'en début de soirée, j'avais dû me rendre à une quelconque réunion, qui n'a pas plus d'importance que ça, maintenant. Elle avait duré une vingtaine de minutes, peut-être trente - vraiment quelque chose de petit, à côté du reste de la soirée. Et du reste de l'année, aussi.

La réunion terminée, je m'étais donc empressé de retourner vers ma salle commune - heureux de pouvoir retourner auprès de mes amis et camarades. Cependant... Tout ne pouvait pas être si rose. Enfin, si jaune, si je peux me permettre. 
Je n'étais même pas à mi-chemin que j'avais entendu un terrible bruit, accompagné d'une lueur dans le ciel. Intrigué, je m'approche alors des fenêtres pour mieux observer les cieux.  Et là, mes yeux s'écarquillent sous le cauchemar qui commence. 
Dans les nuages se trouve une tête de mort tirant une langue en forme de serpent, illuminant l'atmosphère d'une couleur verte. Je frissonne de terreur face à cette vision - je crois que les Parks m'ont déjà parlé de cette marque, et ce n'est pas bon signe. Ce n'est vraiment pas bon signe. 
Tétanisé - et surtout inquiet - je me ruais jusqu'à ma salle commune, mon visage habituellement joyeux remplacé par une émotion d'horreur. Il fallait que je protège mes amis - il fallait que je les maintiennent à l'abri du danger. C'était mon devoir, j'étais l'aîné de mon petit groupe, le plus âgé - et donc, je me devais de les protéger... Mais j'avais peur pour tous mes autres camarades aussi. Étaient-ils hors de danger ? 

J'arrivais essoufflé à ma salle commune, jetant un rapide coup d’œil pour voir si tout le monde semblait là, mais je ne pouvais savoir si certains étaient dans leur dortoirs ou non. A peine fus-je arrivé, d'ailleurs, que Rey me sauta dessus - semblant préoccupé par la disparition de son chat. Néanmoins, me connaissant, mon ami su directement que quelque chose n'allait pas en me regardant - et me demanda pourquoi je faisais cette tête. Je regardais tout autour de moi, avant de le regarder à nouveau. Je n'avais pas envie de l'inquiéter, mais je n'avais pas envie de lui mentir non plus... Que faire ? 
Secouant la tête pour retrouver mes esprits, je pose mes mains sur les épaules de mon ami, lui chuchotant.

« Est-ce que tout le monde est là, dans la salle commune ? C'est très important...  Je crois qu'il faut... Qu'il  faut que personne ne sortes, d'accord ? »

Faisant une pause, je remarque que je n'ai pas répondu à sa question. Je mords mes lèvres, craignant de l'inquiéter.

« Je suis désolé, je n'ai pas vu Athéna... Elle est peut-être sortie, mais... Mais il ne faut absolument pas que tu sortes, d'accord ? Restes ici, tout va bien se passer, tu seras en sécurité... »

Je regardes autour de moi, j'aurais aimé pouvoir avertir tout le monde, mais je n'avais pas le temps - il fallait que je vérifie que mes camarades et amis soient là... Peut-être devrais-je aller à la recherche de notre directeur de maison ? Ah, que faire...

La situation était un peu stressante, et je m’apprêtais à ressortir lorsque je fus interpellé par Rey et Kiara, mes amis, qui semblaient inquiets. J'hésite un instant - pressé par mon devoir d'être sûr que tout le monde soit en sécurité. Je finis par soupirer, et leur chuchoter. 

« Il y a la marque des ténèbres, dehors... Je ne veux inquiéter personne, alors s'il vous plaît, restez ici en sécurité et faites en sortes que tout le monde va bien... »

Cependant, mes amis ne semblaient pas d'accord. Rey, en entendant mes propos, était maintenant prêt à tout pour retrouver son chat - tandis que Kiara voulait aider. Je ne pouvais que comprendre Rey, il tenait à son animal et Kiara était une digne Poufsouffle qui tenait à ses amis - je ne pouvais leur refuser de vouloir partir à leur recherche, mon âme de Poufsouffle ne voulait que les accepter dans cette mission, car l'union fait la force. Mais mon instinct de grand frère entrait en conflits avec ma nature - je devais protéger mes amis à tous prix... 
Pressé par le temps, je finis par soupirer.

« D'accord... Kiara, je te laisse prévenir les autres de la situation et Rey, tu viens avec moi... Mais tu me lâches pas, d'accord ? Je ne veux pas... Je ne veux pas risquer quoi que ce soit. Si ça devient trop dangereux, je te ramène illico et j'irais chercher les autres seuls, d'accord ? De toutes façons, il faut partir à la recherche de Mr. Heltowni...»

Je ne sais pas s'il reviendrait vraiment à la salle commune les mains vides - surtout  que Rey ne voudrait probablement pas regagner la salle des Poufsouffle sans son chat - mais je le forcerais s'il le fallait. Hors de question de le perdre... 

Sortant alors de la salle commune en leur compagnie, je sors ma baguette et la garde en main au cas où. 

« Reste près de moi, et gardezl’œil ouvert... »

La peur au ventre, je commençais alors à arpenter le château pour trouver mes camarades manquants, ainsi que de mettre la main sur le chat de Rey...
Reducio
J'ai eu l'accord des joueurs de Rey et Kiara pour les actions de leur personnage.
Dernière modification par Eliott A. Parks le 9 juin 2019, 06:43, modifié 1 fois.

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8 mai 2019, 00:23
 RPG+  Des heures sombres pour l'innocence  PV 
Rey commença sérieusement à s'inquiéter lorsqu'Eliott le saisit par les épaules pour lui demander en chuchotant et précipitamment si tout le monde était bien présent. Il semblait à peine avoir entendu sa question et jetait des regards anxieux dans toutes les directions. Qu'est-ce qui avait bien pu mettre son ami dans cet état ? Essayait-il de leur faire une blague ? Mais l'urgence de sa voix n'était pas feinte et s'ajoutait au mauvais pressentiment du garçon.  Ses paroles firent monter une vague d'angoisse et le rouquin dû respirer profondément pour ne pas paniquer à son tour.

« Je suis désolé, je n'ai pas vu Athéna... Elle est peut-être sortie, mais... Mais il ne faut absolument pas que tu sortes, d'accord ? Restes ici, tout va bien se passer, tu seras en sécurité... »

-Mais de quoi tu parles ? s'exclama-t-il d'une voix un peu trop aiguë où se mêlait peur et incompréhension.

Son ami parlait par énigme et il détestait ça. Non content de leur faire peur, il leur faisait des cachotteries. Qui plus est, Athéna était toujours porté disparu. Mais le deuxième resta sourd à sa question et finit même par faire demi-tour. Comment ça il ressortait sans aucun explication ?

- ELIOTT ! L'interpella Rey en lui jetant un regard noir. Tu vas nous dire ce qu'il se passe ou je vais chercher l'info' moi même !

Rey avait bien l'intention de mettre en application sa menace. De toute façon, il devait aller retrouver Athéna et le comportement du jeune garçon l'y incitait d'autant plus. 

« Il y a la marque des ténèbres, dehors... Je ne veux inquiéter personne, alors s'il vous plaît, restez ici en sécurité et faites en sortes que tout le monde va bien... » chuchota-t-il pour eux seuls.

Le rouquin faillit s'étouffer avec sa salive. La marque de quoi ? Des ténèbres ? Est-ce qu'il faisait réellement référence à la marque du terrifiant mage noir que l'on surnommait Voldemort ? Vu la tête qu'il tirait, il semblait bien que oui. Le visage de Rey vira au blanc, puis rapidement au gris. Il ne se sentait vraiment pas bien. Une force impérieuse lui répétait qu'Eliott avait raison, qu'il ferait mieux de rester en sécurité dans la salle commune. Elle s'écrasait de tout son poids sur ses épaules pour qu'il ne puisse plus faire le moindre pas. Cette force avait un nom : la peur tétanique. 

Cependant, elle ne dura qu'une fraction de seconde, l'instant d'après, il refusa catégoriquement de laisser partir Eliott seul. Il devait absolument retrouver sa chatte avant qu'il ne lui arrive un malheur. Elle représentait la confiance et l'affection de sa petite sœur, pour rien au monde il ne voulait la perdre, même si parfois, elle jouait les vrais teignes. Il était de sa responsabilité de s'assurer qu'elle aille bien. Tout comme il n'était pas question de laisser son ami se mettre en danger sans l'accompagner.

Le brun finit par accepter mais il chargea Kiara de prévenir les uns et les autres de la situation si personne ne venait les prévenir. Aucun professeur n'avait pour l'instant pointé le bout de son nez et il n'était pas impossible qu'ils loupent le professeur Heltowni.  Savoir la fillette à l'abri rassura Rey quelque peu. Mais si Poudlard était envahi, il y avait-il un endroit où ils seraient vraiment en sécurité ?

Tandis qu'ils quittaient la salle commune, Eliott sorti sa baguette en le mettant en garde. D'une main peu sûre, Rey en fit autant et jeta des regards en tout sens à chaque fois qu'ils faisaient un pas de plus. Le château était silencieux. Bien trop silencieux. Les pierres de la bâtisse semblaient elles-mêmes retenir leur souffle. Tandis qu'ils avançaient à pas de loup dans le couloir du 1er étage à l'opposé du parc, le rouquin se pencha à l'oreille de son ami.

- Pas question d'aller voir Heltowni tant qu'on n'a pas retrouvé Athéna, ils nous renverraient tout de suite en salle commune, dit Rey dans un chuchotement. Il se doutait que son alter-égo ne serait pas forcément d'accord aussi ajouta t-il : sinon je m'enfuis dans une autre direction.

Ça c'était fait. Le garçon n'en menait pas large et il n'avait franchement pas envie de mettre sa menace à exécution. Son malaise s'accentua lorsqu'il quittèrent la semi-obscurité pour se retrouver dans un nouveau couloir baigné dans un halo verdâtre. En s'approchant de la fenêtre, Rey vit pour la première fois la marque des ténèbres. Au dessus de la forêt, elle semblait engloutir la lune et jetait son ombre répugnante sur tout le château. Le garçon se mit à trembler en désignant les arbres d'un doigt.

- Regarde, dit-il dans un chuintement aiguë, on dirait qu'il y a du mouvement sous les arbres*

En effet, des formes indistinctes s'avançaient sous le couvert des arbres. Malheureusement, ils n'en virent pas plus avant qu'elles ne disparaissent. Rey jeta un regard interloqué à Eliott. Ennemis ou amis, ils n'avaient aucun moyen de le savoir et ce n'était pas eux qui allaient se renseigner. Rey déglutit difficilement. Tout son être ressentait la tension, le danger et la peur. Un peu plus et il ne tiendrait plus sur ses jambes, il en était persuadé.

- On devrait cont...commença-t-il avant de s'interrompre subitement. 

Le son de détonations, étouffées par les épaisses vitres, parvenaient jusqu'aux oreilles des deux enfants, et les flash de lumières traversant la forêt de part en part n'annonçaient rien de bon. Des combats faisaient rage dehors.**

___________
*La dernière volonté d'Arseni Stoyanov
**La volonté des astres

9 juin 2019, 06:39
 RPG+  Des heures sombres pour l'innocence  PV 
Pour être honnête, j'étais terrifié.
Terrifié de ce qui pourrait arriver - terrifié du danger qui rôdait, tout autour.
J'étais terrifié de perdre ceux qui m'étaient cher - de me retrouver seul et abandonné, une nouvelle fois. D'être face au creux béant qu'est la solitude - ce trou noir qui vous aspire et vous pousse au désespoir.
J'étais rassuré que Kiara reste à la salle commune, mais j'étais terrifié au sujet de Rey. Peut-etre devrais-je le pétrifier, peut-être devrais-je le garder à l'abri, lui aussi... C'était déjà bien trop irresponsable de ma part, de le laisser m'accompagner. Mais d'un côté, je savais à quel point son chat comptait pour lui, Athéna était un membre de sa famille - et je ne pouvais laisser un pauvre animal en liberté, en proie en danger. Et Rey m'en voudrait toute sa vie, si je l'empêchais de me suivre... Même si c'était pour son bien. Avais-je fait le bon choix ? Je ne sais pas. J'essaie de cacher le tremblement de mes mains. J'essaie de paraître fort, comme l’aîné que je suis.
Respire, Eliott. Peut-être n'était-ce pas une si mauvaise décision. Et puis, l'union fait la force - même si je mets la vie de Rey en danger, nous serons plus forts à deux que seuls.
Je n'aurais juste qu'à faire attention - et à le protéger au moindre problème.

J'avais senti que mon ami était terrifié, lui aussi - en même temps, c'était normal. La marque des ténèbres était une menace terrifiante, elle représentait un énorme danger pour des sorciers, surtout pour des élèves comme nous, qui n'avions pas encore toutes les connaissances requises pour se battre ou se protéger.

Nous avancions tous deux à pas de loup, la baguette à la main - prudents, et à l'écoute. Mes yeux ne cessaient de darder chaque recoin du couloir, à la recherche d'une potentielle menace, prêt à jeter un sort de protection - ou à me servir de mon corps comme bouclier humain. Mais tandis que nous marchions, Rey prit doucement la parole, et me prit de court - je faillis trébucher. Sa dernière phrase me fit me mordre les lèvres - je ne pouvais pas le laisser s'enfuir dans une autre direction. Il serait encore plus en danger qu'il ne l'était maintenant. Inconsciemment, j'attrapais son bras de ma main libre - chuchotant autant à lui qu'à moi-même.

« On va retrouver Athéna. Et ensuite on trouvera Mr. Heltowni. Et ensuite on rentrera et on sera tous sains et saufs. »

C'était plus de l'auto-persuasion qu'autre chose. C'était plus pour me rassurer - me dire que tout se passera bien. Si j'ai confiance, alors je serais en état de mettre Rey en confiance. Mais si je suis tétanisé, je ne sais pas si j'arriverais à faire quoi que ce soit.
Respirant profondément, j'essaie de garder mon calme. Et en même temps que de chercher une quelconque menace des yeux, je cherche si un chat un peu trop taquin ne se cacherait pas parmi les dalles.

Arrivant près des fenêtres - là où nous pouvions encore plus observer la marque maudite - Rey me montra du mouvement au niveau des arbres. Plissant les yeux, j'essayais de reconnaître une silhouette familière - mais ils étaient trop loin pour que je puisse discerner quoi que ce soit. Le cœur battant à tout rompre, je resserrais mon emprise sur ma baguette - comme pour me redonner courage.
Rey allait reprendre la parole, mais il fut interrompu par des détonations et des flashs au niveau de la forêt interdite. Je sursautais - manquant de lâcher ma baguette, et resserrant mon emprise sur le bras de Rey à la place. Tétanisé, je regardais dehors - me demandant ce qui allait se passer, et ce qui allait advenir de nous - pauvres élèves retrouvés au milieu d'une bataille. Allions-nous mourir ? Allions-nous être des esclaves d'une armée ennemie ?
Mes jambes flageolaient, alors que je tentais en vain de garder mon sang-froid.

Reprenant peu à peu mes esprits, je me rendis compte que je serrais potentiellement trop fort le bras de Rey - et le relâchait alors.

« Désolé... », soufflais-je. « Il faut qu'on reste groupés. Allons retrouver At- » 

Mais à peine avais-je prononcé mes mots que, les yeux rivés sur la fenêtre, je pris compte d'une chose.
Si nous pouvions plus ou moins discerner des silhouettes, d'ici - ces silhouettes, ennemies ou alliées, pouvaient probablement nous voir également. Ou pire - des présences que nous ne soupçonnions pas pourraient nous surveiller depuis dehors.
Réagissant alors au quart de tour, je tirais Rey avec moi pour nous plaquer au sol - hors du champ de vision de la fenêtre.

« Tout ce qui donne sur l'extérieur est dangereux. Il faut qu'on fasse attention, l'ennemi pourrait nous voir... Et on serait des cibles faciles. Facile pour mettre des bâtons dans les roues  si des Aurors ou des professeurs sont venus nous protéger... Il faut qu'on se fasse discret, pour les aider. Et qu'on aille rapidement se mettre à l'abri. »

Je regardais sérieusement mon ami dans les yeux, et me relevait lentement - me collant contre le mur de pierre pour ne pas être aperçu par la fenêtre. Puis, je tendais la main vers mon ami pour l'aider à se relever. 

« Remettons-nous en route », chuchotais-je. « Et faisons vite. »

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10 juin 2019, 18:42
 RPG+  Des heures sombres pour l'innocence  PV 
La pression qu'exerçait Eliott sur son bras le fit grimacer de douleur tout autant que la panique qui les paralysait tous les deux. Le ventre plus noué qu'un torchon que l'on essorait, il observait, sans pouvoir détacher son regard, les taches de lumières qui explosaient un peu partout dans la forêt. Il resta ainsi immobile, le souffle court, sans savoir réellement ce qu'il regardait. La pression sur son bras s'accentua encore et Rey réussit à se détacher de ce spectacle angoissant.

- Aie ! Tu me fais mal Eliott, lui souffla-t-il.

Son ami s'excusa et le libéra de son étau avant de le tirer, l'instant d'après, brusquement au sol. Le poufsouffle manqua de faire une crise cardiaque. Son cœur avait instantanément accéléré la cadence et il n'osait même plus respirer, croyant que son ami avait vu quelque chose dans le couloir. Mais Rey avait beau scruter le halos verdâtre, il ne distinguait pas plus qu'il n'entendait quoique ce soit. Qu'est ce qu'il lui avait pris ? Il lança un regard interrogatif à Eliott qui se justifia rapidement. Son air dubitatif ne laissait aucun doute : il ne croyait pas une seule seconde que qui que ce soit pourrait les voir de la fenêtre. Il se battait dans la forêt, avec des arbres ! Et puis qui lèverait la tête alors qu'il était attaqué ? Et qui se préoccuperait de deux gamins regardant par la fenêtre ? N'importe quoi. Rey était terrifié mais son ami avait complètement pété les plombs.

Rey ouvrit la bouche pour le lui signifier mais son regard l'en dissuada. Il était convaincu par ce qu'il disait, le garçon n'avait aucun mal à le lire dans ses yeux. Lui dire qu'il délirait n'était peut-être pas la meilleure chose à faire dans ses circonstances. Il se releva à son tour en imitant Eliott, plus pour lui faire plaisir que pour se protéger de leurs assaillants. Ils avancèrent ainsi sur quelques mètres, en évitant soigneusement les fenêtres. Dans le silence qu'imposait le couvre-feu, les détonations lui semblaient assourdissantes bien qu'elles n'étaient en réalité que de vague bruit étouffé. Mais lui n’entendait que ça et chacune d'entre elle s'accompagnait d'une montée d'angoisse. Ne pas voir ce qu'il se passait le torturait. Plus d'une fois, il voulu se rapprocher des fenêtres, plus d'une fois, Eliott le ramena vers l'arrière lui rappelant son objectif : trouver Athéna. 

Il ne croisèrent personne. Pas un professeur n'arpentait les couloirs alors qu'une bataille faisait rage au dehors. Peut-être était-il justement tous dehors ? Monsieur Heltowni inclus ? Cette idée ne rassura pas plus Rey que celle qui les exposait potentiellement à une sévère punition si il leur tombait dessus. Il ne sut combien de temps passa quand des éclairs au dehors éblouirent par à coup le château. Malgré son envie de retrouver son chat, Rey n'en pouvait plus. Il se rua sur la première fenêtre. Cette dernière ne lui permettait plus de voir correctement la parc mais il put largement distinguer la masse énorme qui s'éleva dans le ciel***. Un oiseau ?! Il était gigantesque et il n'y avait que chaos autour de lui. Était-ce un ennemis ou un allié ? Impossible à dire mais il était impressionnant et le rouquin en oublia sa peur pour être subjuguer par la créature.

- Eliott viens voir ! l'appela-t-il. Personne ne peut nous voir d'ici, viens ! répéta-t-il voyant que le garçon hésitait.

_________
***La créature d'un autre temps
Dernière modification par Rey Sifferlen le 12 juin 2020, 23:44, modifié 1 fois.

9 avr. 2020, 01:13
 RPG+  Des heures sombres pour l'innocence  PV 
La tension était palpable. L'angoisse me tiraillait toujours autant, et je me demandais ce que je faisais là. Pourquoi n'avais-je pas forcé Rey à retourné dans la salle commune ? L'idée de lui lancer un sort pour le ramener en sécurité m'effleura l'esprit une nouvelle fois - mais je ne savais que trop bien que je ne pouvais me le permettre. Rey était mon ami, et bien que je veuille sa sécurité avant tout, je ne pouvais risquer de le blesser, ou de l'empêcher de retrouver son chat. Il m'en voudrait beaucoup trop, et je lui avais déjà promis qu'on retrouverait l'animal.

Nous avancions alors silencieusement dans les couloirs, pas à pas. Le silence régnait, et le château semblait vide, désert. Comme si toute forme de vie n'existait plus.
Comme si toute forme de vie était là, dehors, à se battre. Et peut-être à s'éteindre à petit feu.
Je secoue la tête, et je respire. Je dois me calmer - éviter de penser à ces sombres scénarios.
Tout se passera bien. Tout se passera bien.

Je ne pouvais m'empêcher de tressaillir dès que Rey s'approchait trop près d'une fenêtre. L'image d'un sort arrivant de nulle part pour frapper mon ami tournait en boucle dans mon esprit, même si je tentais tant bien que mal de la chasser. Elle restait là, à trôner, à me narguer. À me susurrer que j'étais un mauvais ami, à me susurrer que j'allais causer la perte de Rey. Elle me murmurait que je finirais seul, encore. Que l'on m'enlèverait mes proches, encore.
Mais que ça serait ma faute.

La gorge nouée, je faillis m'étrangler lorsque je vis Rey se jeter sur une fenêtre. Mais il était devenu fou ? Ou s'était-il pris un Imperium sur la tête pendant que je ne regardais pas ?
Le souffle court, je restais collé contre le mur, tandis que mon ami s'écriait. Il m'appela à le rejoindre, et je le regardais, hésitant. Il précisa que personne ne nous verrait, et je pesais le pour et le contre. Mais au final, je ne pouvais laisser mon ami avancer seul - alors je le rejoignis à pas de loup, et me tournais pour regarder par la fenêtre.
Là, je ne savais pas si le spectacle qui s'offrait à moi était d'une impressionnante beauté, ou d'une terrifiante dangerosité.
Un oiseau gigantesque fend les cieux, semblant revêtir un manteau de pluie qu'il laisse traîner derrière lui. Je reste figé, immobile, la bouche grande ouverte. Devrais-je être terrifié ? Devrais-je être rassuré ? Que penser d'une telle bestiole, que penser d'une telle créature !?


« Qu'est-ce que... Qu'est-ce que c'est que ça...», je finis par marmonner.

J'observe la tempête qui semble provenir de l'oiseau en lui-même. Un frisson me parcourt l'échine. Cette créature, est-elle bien réelle ? On dirait un monstre, tiré d'un conte de fée. Et bien que j'étais tétanisé, j'avais l'impression de ne pas pouvoir détacher mon regard du volatile. Ce fut un énorme éclair qui me fit tressaillir. Je plissais les yeux.

« Attends... Quelqu'un se bat contre ce truc ? »

J'étais sans voix face à ce qu'il se passait. Tout avait l'air de se passer si vite - la bête était retournée dans les cieux, et j'aurais juré y voir une silhouette entre ses plumes. Mais encore une fois, j'étais bien trop loin de l'action pour savoir ce qui se passait vraiment. Je reste happé par la silhouette de la bête qui s'éloigne. C'est seulement quand je la vois s'effondrer au loin depuis les cieux que je reprends mes esprits, et que je réalise.

« Rey... Faut pas qu'on reste là. Viens, on continue. Plus vite on aura retrouvé Athéna, plus vite on sera tous en sécurités.»

Je me retourne vers mon ami. La panique ne m'a toujours pas quittée, pourtant, je me dois d'être là pour Rey. Toute mon énergie se rassemble alors pour tenter de calmer mes jambes flageolantes, et d'esquisser un sourire qui se veut rassurant.

« On va la retrouver, d'accord ? Elle ne doit pas être loin...»

Mon regard se pose une nouvelle fois sur l'extérieur, et mon sourire s'efface malgré moi. Si les élèves sont confinés dans leurs salles communes, mais qu'il n'y a aucun adulte dans les couloirs, serons-nous capables de trouver notre directeur de maison ?
Ou allions-nous le trouver... dans un autre état ?
Je secoue la tête. L'objectif principal étant le chat de Rey, on trouvera le temps de penser à ce genre de scénarios plus tard.

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14 juin 2020, 19:18
 RPG+  Des heures sombres pour l'innocence  PV 
Actions et paroles d'Eliott vu avec le joueur

Oubliée la peur pendant quelques secondes, juste le temps de coller son nez à la vitre pour tenter de mieux voir l'énorme oiseau, puisqu'il s'agissait finalement bien de ça. La question d'Eliott le fit regarder en contrebas. Le couvert des arbres ne permettait pas de distinguer quoique ce soit, mais un jet de lumière en sorti pour toucher la créature sans grand effet. Il avait raison, quelqu'un était en train de se battre contre cette énormité de la nature. Rey lui souhaitait bon courage.

Une fois que l'objet de leur fascination disparu, l'obscurité verdâtre revint et le silence totale les enveloppa. Rey déglutit et frissonna. L'atmosphère était de plus en plus glauque et rien de ce qu'ils arrivaient à distinguer de la forêt ne leur laissait présager du futur de Poudlard. Aucune idée de qui prenait le dessus. Heureusement qu'Eliott était là pour le sortir de sa torpeur et pour lui rappeler ce qu'ils faisaient dans les couloirs alors que des choses horribles étaient probablement en train de se dérouler près du château. Il se détacha de la fenêtre et acquiesça aux paroles de son ami. Il avait raison, ils seraient bien mieux dans leur salle commune. Le sourire faiblard du poufsouffle eut le mérite de lui confirmer qu'ils en étaient au même point. Ils avaient encore plus la trouille maintenant.

Les deux garçons reprirent leur chemin, se serrant l'un contre l'autre, se marchant presque dessus tant ils avaient la frousse. Ils étaient toujours au premier étage et Rey se voyait mal les entraîner vers les étages supérieurs. Quand ils eurent fini par en faire le tour, le garçon devait pourtant bien se rendre à l'évidence, Athéna n'était pas là et ils n'allaient pas pouvoir continuer comme ça bien longtemps, ils avaient largement dépassés le couvre-feu, ils s'exposaient à de sérieux ennui si on les trouvait là. Surtout dans le climat actuel. Ce fut à ce moment là qu'ils entendirent des pas précipités1. Le rouquin tira Eliott dans un coin sombre et ils s'accroupirent en essayant de se faire les plus petits possible, son cœur battant si fort qu'il avait l'impression qu'il allait bientôt sortir de sa poitrine. Ses mains et ses genoux tremblaient. Il enfouit la tête dans ses bras pour cacher ses larmes de peur. Et si c'était les envahisseurs, ceux qui avaient laissé cette marque dans le ciel ? Et si ils avaient réussi à pénétrer dans le château ?

Quoiqu'il en soit, les pas s'éloignèrent sans rencontrer leur route vers l'étage inférieur, de ce que l'ouïe de Rey parvenait à décrypter. Pour autant, l'enfant avait du mal à se calmer tant il avait eu la frousse et déplia ses jambes pour se relever semblait au-dessus de ses forces. Est-ce que Athéna était prostrée de peur dans un coin, comme lui ? Il sentit une main serrer son épaule d'une manière réconfortante. Eliott. Le rouquin, après quelques secondes de plus, leva la tête et tourna son regard larmoyant vers lui. Il n'avait pas besoin de le dire, son ami comprenait surement la peur qu'il avait eu. Ce n'était pas la première fois qu'il le voyait dans cet état. Décidément, Poudlard lui faisait vivre ses pires peurs et il y avait toujours le poufsouffle plus âgé pour le rassurer.

« Ça va aller, Rey. On va s'en sortir, d'accord ? » lui dit-il en esquissant un sourire comme il peut pour le rassurer. « On va retrouver Athéna, et se mettre en sécurité... Je suis sûr que les professeurs font leur maximum pour nous protéger ! »

Rey regarda son ami se relever, et lui tendre la main, prêt encore une fois à reprendre courageusement leur périple. Il l'impressionnait. Le rouquin sentait clairement qu'il avait très peur lui aussi, mais il faisait face. Il devait suivre son exemple. Le petit sorcier accepta l'aide d'Eliott et se redressa péniblement. Une fois que sa respiration fut à peu près normal, il s'autorisa à parler à voix basse.

- Athéna n'est pas là. Elle est peut-être restée dans le parc, si c'est le cas... chuchota-t-il sans finir sa phrase, se tordant les mains. On peut retourner au grand escalier, peut-être que quand je suis allé voir, elle avait trop peur pour sortir. Peut-être qu'elle sortira maintenant... Sinon, il vaut mieux qu'on rentre en salle commune sans elle... Le professeur Heltowni, y'a sur'ment un préfet qui est allé le chercher.

Ses dernières propres paroles le rendirent très tristes mais il demandait déjà beaucoup à Eliott, continuer à tourner en rond et à se faire peur ne servirait à rien. Si le chaton était bien caché quelque part, ils ne la retrouveraient surement pas ainsi.
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1La dernière garde

21 juin 2020, 02:05
 RPG+  Des heures sombres pour l'innocence  PV 
Fort heureusement, j'avais réussi à ramener Rey à la réalité - et à l'éloigner des fenêtres, au passage. C'était une minuscule victoire - un petit soulagement, qui allégeait à peine le poids sur mes épaules, et desserrait à peine les nœuds de mon estomac. Je ne pouvais m'empêcher d'imaginer ce qui pourrait nous arriver, si quelqu'un nous attaquait depuis dehors - ou pénétrait Poudlard, et tombait nez-à-nez avec nous...
Je secouais la tête - il fallait que je me sorte ces pensées de la tête... Le château devrait être bien protégé, non ? Mais tout de même, on ne savait pas réellement ce qui se passait à l'extérieur... On ne pouvait rien prévoir. Peut-être était-ce mieux d'être prêts à tout, d'être méfiant - mais cela ne me rendait que plus anxieux, et bientôt je ne pourrais plus cacher les tremblements de mes jambes... Pourtant, il fallait que je me montre fort - pour Rey. Même si j'avais peur, il fallait que je me montre courageux...
Et qu'en cas de problème, je sois prêt à le protéger.

Tentant de ne pas laisser mon esprit trop vagabonder dans la peur, j'avançais alors aux côtés de Rey dans les couloirs - presque collé à lui. Mais le tour des couloirs fut rapidement terminé - et il y avait encore tout le château à faire... Si c'était pour aider Rey, j'irais volontiers chercher dans les étages supérieurs - enfin, si mes jambes daignaient me porter jusque-là. Mais je savais à quel point retrouver son chat était important pour lui, alors j'étais prêt à le faire.
Je regardais alors Rey, comme pour lui demander ce qu'il voulait faire - mais je n'eus pas le temps d'obtenir une réponse que des pas retentirent au loin, et que Rey me tira dans un coin pour s'accroupir avant même que je ne puisse réagir. Encore heureux - j'étais tellement sonné et tétanisé que j'aurais très bien pu rester sur place.
La peur me figeait tellement que j'en tremblais, mes yeux fixant un point inexistant devant moi. Je sentais ma respiration haletante, mettant mes mains devant ma bouche pour tenter d'en couvrir le bruit. Je sentais mon cœur battre à tout rompre dans ma cage thoracique - j'avais presque peur qu'on puisse l'entendre, tant il tambourinait fort dans ma poitrine. Je n'osais même pas me retourner et regarder, de peur de voir l'inévitable.
Et puis, deux choses me frappèrent.

La première, ce fut les sanglots de Rey - qui était terrifié à mes côtés. Je me mordis mes lèvres - je ne pouvais pas le laisser comme ça... En un sens, c'était ma faute - je l'avais laissé sortir, je l'avais laissé voir tout ça, alors que j'aurais pu faire tout mon possible pour le garder en sécurité dans la salle commune. Et s'il lui arrivait quelque chose ? Je secouais la tête - ça n'allait pas arriver.
La deuxième, c'était le silence. Hormis les pleurs de Rey, qui était recroquevillé sur lui-même, le silence s'était de nouveau abattu sur le château. Les bruits de pas avaient disparus - envolés.
J'osais donc un regard en direction des couloirs, me penchant légèrement. Vides, déserts - c'est comme si personne n'avait jamais été là. Peu importe qui on avait entendu auparavant, ils devaient être loin maintenant.
Je pris alors une grande respiration, et me tournait lentement vers mon ami. C'était de mon devoir de le rassurer... Mon devoir de m'assurer qu'il aille bien. Je posais alors une main qui se voulait rassurante sur son épaule, et le regardais dans les yeux lorsqu'il releva la tête.


« Ça va aller, Rey. On va s'en sortir, d'accord ?»

J'esquissais maladroitement un sourire pour tenter de le rassurer - ce qui n'était pas chose facile, étant donné que mes pieds devaient toujours trembloter. Mais je prenais sur moi pour tenter de bouger le moins possible.

« On va retrouver Athéna, et se mettre en sécurité... Je suis sûr que les professeurs font leur maximum pour nous protéger ! »

Je me relevais alors, les jambes flageolantes, pour lui tendre la main. Je disais que j'étais sûr que les professeurs faisaient leur possible - mais en vérité, je l'espérais plus qu'autre chose. Mes mots servaient à rassurer Rey, mais également à me rassurer moi-même. J'essayais de m'auto-persuader que les choses allaient bien se passer... Il fallait que je sois là, pour Rey. Il fallait que je reste debout, que je lui apporte mon aide, mon réconfort - ou dans le cas contraire, nous ne pourrions pas nous relever.

Eliott se releva alors avec mon aide - et je fus soulagé de voir que j'avais réussi à l'aider, ne serait-ce qu'un petit peu. Enfin, ne crions pas victoire trop vite - il fallait encore trouver Athéna, et ne pas finir en miettes par les personnes qui semblaient attaquer l'école.
Rey prit alors la parole à voix basse - déclarant qu'Athéna n'était pas dans le coin. Il s'imagina qu'elle était restée dans le parc, et je pu déceler à quel point cette idée le terrifiait. J'essayais alors de le rassurer en posant à nouveau ma main sur son épaule - il ne fallait pas imaginer le pire, non... Peut-être que l'animal était juste parti dans un des coins de l'immense château.
Mon ami continua sa phrase, proposant qu'on retourne au grand escalier pour vérifier si elle n'était pas là, sortie de sa cachette - pour ensuite retourner en salle commune, avec ou sans elle. Que notre directeur de maison y serait probablement.
J'étais à la fois soulagé de voir que Rey voulait bien retourné en salle commune - et peiné de le voir ainsi. Peiné de le voir accepter qu'il ne retrouverait peut-être pas son chat ce soir, et qu'il devait se faire à l'idée de rentrer bredouille en salle commune. J'acquiesçais légèrement à ses paroles - on ne pouvait pas vraiment faire autrement.

Mon ami et moi nous étions donc dirigés vers les escaliers, toujours collés l'un à l'autre, comme pour se protéger mutuellement et avancer. Une fois arrivé, nous cherchions ensemble une trace d'Athéna, nous l'appelions... En vain. L'animal n'était pas là. Mordant les lèvres, je regardais Rey, pour tenter de le rassurer, de le réconforter... Mais il ne dit rien. Il ne pleura pas. Il serrait tout simplement les poings, résigné. J'avais envie de lui parler - de le rassurer, de lui dire que tout irait bien, qu'on retrouverait Athéna... Mais pouvais-je vraiment lui infliger cela ? Pouvais-je vraiment lui donner des espoirs dont moi-même je n'étais pas sûr ? Ne serait-ce pas plus cruel, au final ?
Je finis par déglutir, venant passer un bras autour des épaules de Rey - c'est tout ce que je peux faire, pour le soutenir.


« Viens... On ferait mieux de retourner en salle commune. »

Je voulais sourire, je voulais le rassurer - faire quelque chose pour qu'il n'ait plus à s'inquiéter. Mais je n'y arrivais plus - à quoi bon, de toute façon ? Rey en savait tout autant que moi - je ne pouvais donc pas lui faire croire que tout irait bien dans le meilleur des mondes, car je n'en avais tout simplement aucune idée. Et il le savait.

Nous sommes donc retournés en direction de notre salle commune, lentement et en silence. Sur le chemin, je crus entendre comme un grondement venant de l'extérieur. Interpellé, je me retournais un instant, à la recherche d'une fenêtre... Mais je finis par secouer la tête et me remettre en chemin avec mon ami. C'était sûrement mon imagination, et si ça ne l'était pas, je ne sais pas si je voulais savoir ce que c'était.

Lorsque nous arrivâmes en salle commune, il y avait encore du monde. Mais pas une seule trace de monsieur Heltowni - et encore moins d'Athéna. Ça m'inquiétait. Ça m'inquiétait beaucoup. Et le petit salon était encore bien trop bondé pour se poser et digérer tout ça...
Je m'étais donc dirigé vers les dortoirs, tirant mon ami avec moi. Puis, une fois arrivé, je m'étais laissé tomber contre mon lit, poussant un grand soupir. J'avais peur - et je n'étais pas le seul. Mais ce n'est pas comme si je pouvais faire grand chose, pas comme si je pouvais me battre dehors, pas comme si je pouvais retrouver nos professeurs d'un claquement de doigts - ou faire apparaître le chat de Rey en un coup de baguettes. Je ne pouvais rien faire.
Mon regard se posa alors sur mon ami. Je tentais un sourire - sourire sincère. Désolé. Incertain.


« Dure soirée, hein... »

Je soupirais, avant d'ajouter:

« On ferait peut-être mieux de dormir... On ne peut plus rien faire, de toute façon, et on aura probablement plus d'informations, demain matin. Alors... autant être en forme ? »

Je fis une pause, hésitant.

« Et puis... Peut-être qu'on pourra reprendre la recherche d'Athéna. Elle ne peut pas être loin. Ça sera probablement plus simple pour la retrouver quand il fera jour... », disais-je plus pour m'auto-persuader que tout serait si bien rentré dans l'ordre que retrouver un chat serait un jeu d'enfants.

Je m'allongeais alors, regardant Rey.


« Bonne nuit, Rey... À demain. »

Je clignais des yeux. Au départ, je voulais attendre d'être sûr que Rey se soit endormi avant de faire de même - et au final, je n'arrive plus à me souvenir quand le sommeil m'emporta.
Le lendemain, une angoisse subite m'avait réveillé en sursaut au petit matin. Terrifié, j'avais pu constater que j'étais toujours en vie... Et en tournant la tête vers Rey, je pu remarquer que son chat était blotti contre lui, endormi.
Pris d'un soulagement soudain, je poussais un soupir en souriant. Et, rassuré, je me recouchais.
La nuit avait été longue - et l'année ne faisait que commencer.


Reducio
RP Terminé

Maybe if I keep Believing my dreams will come to life
« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »#Pouffy family
5e Année RP - Fervent membre de l'A.C.D.C - Chocogrenouilles ♥