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8 sept. 2018, 21:21
Petit bateau de Papier.  PV 
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Orion et Sirius Kreyis.
11 ans.

Le soleil venait seulement de se lever sur un Londres déjà bien agité pour heure si matinale, surtout pour une période de vacances. Deux petites têtes s'étaient frayées un chemin dans le couloir et avaient quitté la maison à pas de loup. Ils comptaient bien profiter de la dernière semaine de liberté qu'ils avaient. La dernière en tant que simple Londonien. Après, ils iraient dans la même école que Maman et ils deviendraient officiellement des apprentis sorciers, à ce qu'ils avaient compris. Mais eux, ils ne voulaient pas de ça ! Ils voulaient devenir des pirates ou encore des astronautes, hurler des ordres sur un bateau en bois ou voir la terre en toute petite depuis une fusée partie pour Mars. Eux ce qu'ils voulaient, c'était de vivre des aventures géniales, découvrir le triangle des Bermudes avec un bandeau noir sur l’œil. Et à cause de Poudlard, ils seront obligés de revoir leurs exigences à la baisse, et ça ne leur plaisait pas du tout. A quoi ça servait l'école, d'abord ? Pas besoin de Maths ou de Français pour devenir les meilleurs pirates que la Terre n'ai jamais connu ! Ils aimaient vraiment jouer aux pirates, c'était marrant et le jardin faisait un terrain de jeu merveilleux. Quelques fois, de voitures passaient dans la rue et des discussions animées faisaient leur chemin jusque leur oreilles. Pour eux, ce n'étaient pas des Londonien qui faisaient ces bruits. Les voitures se transformaient en canons lançant des boulets par dizaines sur leur petit bateau en papier imperméable et les discussions devenaient des ordres criés à un équipage de gueules cassées. La petite rivière qui passait dans le fond du jardin devenait une mer déchaînée où le petit bateau peinait à avancer, poussé par les deux enfants souriant. Maman ne comprenait pas pourquoi ils aimaient tant jouer. Mais elle était une adulte, alors c'était normal ! Les adultes ne comprenaient rien, ils voyaient pas le monde comme eux. Ils sont trop sérieux pour imaginer comme les deux gosses le font, un univers génial. Un univers où la mort n’existe pas et où la pire chose qui puisse vous arriver c'est de trébucher sur un cailloux. Un monde où les rêves sont réalité. Il en avait des choses à dire le petit bateau de papier, si quelqu'un savait l'écouter, il entendrait encore et toujours la même mélodie des rires que poussent les deux garçons en le faisant naviguer sur la surface d'un étant boueux.

Les botes en caoutchouc passées à la va-vite s'enfonçaient dans la terre baignée par l'eau de la pluie qui était tombée durant la nuit et les éclaboussures de boue sur leur pantalon les faisaient partir dans un marécage remplis de requins affamés. Sous les promesses d'une vie à deux, où aucune séparations ne les déchireraient, deux gamins se courent après dans la chaleur matinale d'un été en déclin, un petit bateau de papier à la main et des botes rouges vives sur un pyjama bleu imprimé de petits chapeaux de pirates.

« -Sirius ! 'tend moi, Barbe-rousse ! Une voix fluette découpa l'air, fendant le silence de ses mots enfantins.

-J'peux pas, on s'fait suivre par un requin, on va s'faire manger ! Cours, Barbe-bleue ! Des paroles jetées en l'air, perdues dans une ville sombre, ou dans un marécage, au choix.

-J'arrive !

-Dépêches-toi, Orion, on est bientôt sortis !

Les poumons qui brûlent, les jambes qui tremblent, le plus lent -Orion- saute sur son frère et ils basculent tous les deux à Terre en riant très fort, tellement qu'ils en ont mal au ventre. Et puis, soudainement ils se calment et se regardent comme s'ils ne s'étaient jamais vu et des larmes remplissent leurs yeux. Le premier prend dans ses bras son jumeau et, enfonçant sa tête dans son cou, commence à pleurer, des sanglots déchirants tordant sa frêle silhouette. L'autre ne résiste pas très longtemps avant de se mettre à sangloter aussi.

-Et si on est pas ensemble, hein, hein ? Moi j'veux pas pas être avec toi. »

Une ombre sort de la maison en courant vers les deux enfants. Nathalie les porta jusqu'à l'intérieur de la maison, au chaud. Elle les observait jouer depuis la fenêtre de la cuisine et, même si elle ne l'avouerait pas, les voir si heureux faisait d'elle la mère la plus comblée qu'on puisse imaginer. Assise sur le canapés, deux enfants gémissants essuyant leur nez sur sa chemise de créateur, elle se demanda vaguement si elle n'aurait pas plutôt les empêcher de lire leur lettre. Pourtant, elle ne regrettait pas sa décision, Orion et Sirius étaient tous deux des enfants très intelligents pour leur âge et les envoyer là bas leur permettrait de le devenir plus encore et d'apprendre à vivre sans être collés H24. Ils dormaient même dans le même lit, et elle savait que cela leur porterait préjudice plus tard s'ils n'étaient pas capable de vitre au moins trois ou quatre heures par jours sans se voir ou se parler. Enfonçant son nez dans les cheveux de ses petits garçons, elle leur murmura une berceuse sur un ton cassé, brisé par les larmes qu'elle retenait. Une maman ne devait pas pleurer, parce qu'elle devait être forte pour ses enfants. Mais les imaginer loin d'elle lui crevait le cœur, même si elle savait qu'elle avait prit la bonne décision. Surtout parce qu'elle avait prit la bonne décision, en fait. Elle avait l'impression de se trahir elle-même en éloignant ses enfants d'elle.

« -Chut, ne pleurez plus, vous êtes de grands et forts petits hommes. Vous êtes très courageux.

-Oui m.. mais si j..je le vois plus ap..rès ?

L'autre jumeau acquiesce avec véhémence les paroles de son frère.

-Je vous jure, mes petits garçons, que je ne laisserais pas le méchant château vous séparer, d'accord ?

Les deux relèvent leur tête et se font un sourire, pas gênés pour un sous par les larmes désormais sèches sur leur joues.

-Ouais, et même que plus tard on s'mariera ensemble, hein ? Pas vrai 'Rion ! Un petit bisou sur la joue plus tard, les deux garçons montent dans leur chambre pour continuer l'histoire qu'ils jouaient dans le jardin, désormais inaccessible par la pluie torrentielle qui s'écrase par terre.

Dans le salon, Nathalie sourit tendrement devant une photos de ses petits. Et dans le jardin, le petit bateau de papier s'enfonce dans la terre, une mélodie de rires cristallins accompagnant sa chute. Souvenir indélébile de leur vie, le petit bateau sera, plus tard, retrouvé et quelqu'un écoutera les mélodies qu'il sait jouer.

~°~

Le train quitte la Gare et elle se surprend à avoir envie de pleurer. Parce qu'au fond, elle sait qu'arrivera l'époque où ses deux bébés seront trop occupés pour lui envoyer des lettres et où ils préféreront la compagnie de leurs amis plutôt que celle d'une femme rongée par son travail et la trahison de son ex-mari. Elle sait que ça va arriver, et malgré elle, elle a peur. Parce que ça fait beaucoup plus mal qu'elle ne le pensait, de voir le train rouge partir, emmenant avec lui les doux visages rougis d'avoir couru, d'avoir trop rêvé de ses charmants petits garçons. Ils vont grandir, et elle ne sera même pas là pour le voir. Dans un terrain à Londres, sous quelques gouttes de pluie, le petit bateau écoute les gémissement désespérés d'une mère cachée dans la cuisine de sa maison. Il écoute, et il enregistre. Pour rejouer cette mélodie à l'infinie. Le son se perd dans un silence bienfaiteur. Mais le bateau, lui, ne l'oubliera pas. Jamais.

Ignorant la situation de leur mère, les deux enfants étaient entrés dans un compartiment au hasard, forcément déjà habitué vu le nombre de premières années qui s'étaient battus pour entrer en premier dans le train. Pas un mot ne sortir de leur bouche, mais ils se comprirent parfaitement quand, dans leur deux esprits germa la pensée « Blond et Brun. Comme une glace vanille/chocolat » Les deux semblaient très proches, et ils étaient d'ailleurs assis sur la même banquette et semblaient en pleine conversation avant qu'ils n'entrent. Soudain presque timide en se disant que « Mon dieu, c'sont des grands » ils restèrent plantés là, le dernière dans le couloir et la tête passée dans l'espace laissé par la porte coulissante ouverte. Devant les deux inconnus, aller à Poudlard prenait tout son sens, et ils eurent soudainement plus peur que la fois où ils avaient pleuré, parce que là, ils ne pouvaient plus fuir. Ils étaient devenus des prisonnier, et leurs compagnons pirates ne viendraient pas les sauver.

Moi ? Je n'fume pas, je n'bois pas, mais je M.L. Chacun son truc.
Mascotte Officielle des Crochets d'Argents, laissez passer s'il vous plait.

7 oct. 2018, 17:00
Petit bateau de Papier.  PV 
Sur le quai des sorciers, Elian Kernac'h fut retenu en arrière par un bras passé autour de son cou, le figeant sur place alors qu'il s'apprêtait à s'éloigner un peu pour chercher des têtes familières dans la foule. Le petit sorcier resta ainsi bloqué pendant deux longues minutes pendant lesquelles son père s'afférait à finir rapidement une conversation polie avec un ancien collègue, croisé dès l'entrée principale de la gare. Après un échange de signes de têtes cordiaux, le grand sorcier barbu se tourna vers son fils, relâchant ainsi son étreinte. « Tu n'oublies pas de m'envoyer une lettre par hibou, dès que tu en auras l'occasion. » Elian acquiesça après avoir subi les habituelles dernières étreintes, devenues obligatoires avant chaque longues séparations. L'année précédente lui avait montré qu'il pouvait survivre malgré l'absence de son père, en s'appuyant sur ses quelques amis et le personnel de l'école - même si, aux yeux de son père, l'équipe était toujours trop laxiste pour tout ce qui concernait la sécurité des apprentis sorciers. Contrairement à la rentrée passée, le petit blondinet avait pour projet d'envoyer deux hiboux : l'un destiné à rassurer son père sur son arrivée au château, et l'autre à prévenir sa grande sœur - et par voie de conséquence sa mère - qu'il se trouvait bien à Poudlard et qu'il attendait des nouvelles d'elles en retour. C'était un grand changement, de pouvoir profiter du leste permis par son séjour à l'école de sorcellerie pour entretenir des correspondances interdites derrière le dos de son père...

Un autre changement, bien plus perceptible, était la présence d'une cage à ses côtés, posée sur sa petite malle. Solal le Crapaud ne l'avait plus quitté depuis son séjour chez son homonyme sorcier, un élève étudiant à Serdaigle avec qui il rêvait de passer tout le reste de sa scolarité. Malgré le dégoût que l'animal inspirait au grand sorcier barbu, Elian s'empara de la petite cage et traîna sa malle jusqu'à un agent de gare, lançant constamment un regard souriant à son père derrière lui, son sac de voyage rempli de provisions - et de potions médicomagiques - pendouillant jusqu'au niveau de ses genoux. Une fois cette tâche accomplie, il ne lui manquait plus qu'à trouver celui qu'il voulait voir un peu plus que les autres, la cage serrée contre lui. Comme la fin des vacances avait été longue, sans lui et ses frères pour lui tenir compagnie dans la maison de Chipping Campden ! Même si la compagnie de son parrain lui avait été très réconfortante, il ne pouvait plus nier que l'absence de Solal dans son entourage créait un vide immense en lui. Le Serdaigle et sa famille, qu'Elian appréciait tant, devaient se trouver à l'autre bout du quai ou bien avaient déjà fait leurs adieux, car il restait maintenant peu de temps pour embarquer.

Un dernier regard alentour pour s'assurer que son père était bien là, puis il s'engouffra dans un wagon en même temps que celui qu'il cherchait, comme si le destin avait choisi de les réunir pour ce nouveau voyage.
« OH ! » laissa-t-il échapper, pris d'un sursaut en même temps que son crapaud, à l'étroit dans sa cage. Il tint cette dernière d'une seule main afin d'enlacer son ami de l'autre, indifférent au fait qu'il bouchait l'entrée à d'autres étudiants. « Par Merlin je te cherchais partout sur le quai, j'aurais trop voulu revoir tes parents ! Comment ils vont, comment tu vas ? » prononça-t-il très rapidement comme si son flot de pensée allait bien trop vite pour être exprimé. « Eh les gnomes, vous pouvez bouger un peu ? On aimerait bien être en route pour Poudlard nous aussi. » Elian se décala un peu pour laisser la grande sorcière passer avec deux copines à sa suite, et tira finalement le bras de Solal pour le mener dans le couloir du wagon, cherchant du regard une cabine ayant au moins deux places libres, ne lui laissant pas le temps de refuser son invitation à rester avec lui pour une partie du trajet - et priant pour ne pas tomber sur des sorciers connaissant bien son ami, bien plus connu et populaire que lui. « Je suis tellement content de revenir ici, ça m'a manqué ! » Il s'empêcha d'ajouter "tu m'as manqué" ou encore "on pourra de nouveau passer librement du temps ensemble", pour une raison qu'il ignorait, et reporta son attention sur une cabine inoccupée. Elian laissa la place près de la fenêtre à son ami, ne voulant pas croiser le regard de son père avant de partir, et installa son crapaud sur ses genoux après l'avoir sorti de sa cage pour qu'il se dégourdisse les pattes - mais ce dernier ne bougea pas d'un pouce.

En plein milieu de leur conversation, le Poufsouffle sentit la présence d'autres enfants derrière son dos et s'interrompit pour les observer lui aussi avec des yeux ronds.
« Solal ça y est, je crois que je vois double. » Ce n'était pourtant pas les effets secondaires d'une potion médicomagique, mais bien deux jumeaux parfaitement identiques, au premier abord, qui se présentaient dans leur compartiment. Après avoir cligné plusieurs fois des yeux, Elian s'accorda à leur montrer les places devant eux en leur précisant : « Vous pouvez vous installer ici, on n'est pas des Choux mordeurs de Chine. » Visiblement, c'était leur première rentrée, ils arboraient cet air un peu perdu que le blondinet conservait toujours même s'il était censé s'habituer à ce genre de rituel. Dans tous les cas, il se sentait bien moins seul qu'à sa première venue à l'école de sorcellerie.

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
And your mind is moving low.
Go ask Alice, I think she'll know. »
look alive, sunshine
。 *
 ・*。・

20 oct. 2018, 14:40
Petit bateau de Papier.  PV 
La rentrée ; enfin. Solal adorait Chipping Campden, la tranquillité du coin, les oiseaux qui avaient chanté tout l'été, les fleurs et la verdure qui rayonnaient. Il avait passé de très bonnes vacances en compagnie de ses frères et de ses parents, si l'on mettait de côté le nuage sombre qui se profilait au dessus du couple de ses parents. Égoïstement, il était satisfait de savoir que ses parents avaient réussi à jouer au couple sans problème l'espace de deux mois, où il avait pu s'amuser sans se préoccuper des soucis familiaux. Le garçon n'avait pas l'âge, ni l'envie, de se mêler aux histoires d'amour trop compliquées pour lui d'adultes qui semblaient ne pas vouloir être heureux ensemble —naïve pensée.
Toujours est-il que le trajet jusqu'au Poudlard Express s'était fait dans le plus grand des chaos, totalement opposé à la tranquillité de leurs vacances. Amory avait oublié sa chouette, il fallait le faire, et Cosmo avait été terriblement malade dans la voiture moldue qu'ils avaient utilisé pour venir à la gare de Londres. C'était Amory qui la conduisait, récemment titulaire de son permis accompagné. Pire encore : il avait oublié de s'habiller —il était en pyjama—, et personne ne l'avait remarqué, les Rosenberg nageaient dans un océan de confusion. Pour la première fois de leur vie, ils avaient failli arriver en retard pour le départ du Poudlard Express. Un retard c'était déjà beaucoup ; le potentiel retard de quatre personnes était un bilan encore plus lourd pour la petite famille. C'était sans compter Blaze qui faisait sa première rentrée à Poudlard, qu'allait-il advenir s'il ratait sa cérémonie de répartition et qu'il finissait jeté dans le Lac ?

Heureusement pour Amory, Oskar, Solal et Blaze, la voiture fut garée à temps et c'est même avec un peu d'avance qu'ils saluèrent leurs parents et leur petit frère en pleurs : Cosmo allait devoir apprendre à vivre sans ses frères, quelque chose qu'aucun d'eux n'avait connu. Oskar avait eu du mal à lâché leur cadet, mais il avait fini par pousser son chariot dans le mur du quai 9 ¾, disparaissant. Le Serdaigle se fit la remarque qu'il était quand même étrange que les moldus ne voient rien, mais on parlait quand même de personnes qui n'étaient même pas capable de voir l'énorme château de Poudlard. Il s'engouffra à son tour, le sang pulsant dans ses oreilles alors que l'adrénaline de la rentrée commençait à se faire sentir. Il allait revoir ses amis, Elian, il allait pouvoir apprendre plein de nouvelles choses, Elian, et il allait pouvoir balader son crapaud sur les rives du Lac. Elian.
Il balaya ses pensées d'un geste agacé du bras et faillit, par la même occasion, frapper une touffe blonde alors qu'il entrait dans le Poudlard Express : quand on parlait du loup, on en voyait la crinière.

«
Elian ! T'es là ! Ils pouvaient pas trop rester parce que Cosmo faisait que chouiner. Ah, Blaze fait sa rentrée ! Dis coucou Blaze... Blaze ? » Un rapide coup d'oeil autour de lui l'informa que son petit frère s'était volatilisé : s'était-il perdu ? S'était-il fait des amis ? Il haussa les épaules avant de relever les yeux vers son meilleur ami; tant qu'il n'entendait personne crier c'est que Blaze n'avait pas fini sous les roues du Poudlard Express. Il s'était sûrement trouvé des amis, comme l'avait fait Solal l'an passé. Il ne pourrait de toute façon pas surveiller son cadet sans arrêt, dans le grand château qu'était Poudlard.

«
Bah il est parti. Et — » Il fut à nouveau coupé. Cette fois, pas par ses propres pensées, mais par les remarques d'asperges sur pattes qui semblaient ne pas connaître le respect. Il se contenta de les imiter d'un "Eh lEs GnOmEs" absolument puéril avant de suivre Elian, un léger sourire aux lèvres impossible à réprimer : il retrouvait enfin son Poufsouffle préféré, celui qui lui avait tant manqué lors de ses vacances. Bien entendu, il ne le dirait pas, il avait une fierté plus grosse encore que les pustules de son crapaud.
«
T'imagines, on est même plus les plus petits maintenant. » Annonça-t-il, en voyant deux garçons plus petits qu'eux passer dans le couloir alors qu'il fermait la porte du compartiment. Il était content de pouvoir passer son trajet avec son ami, bien qu'il était absolument certain d'entendre parler du père Kernac'h qui lui avait quand même fichu une sacré frousse, lorsqu'il était venu chez lui. Son sourire s'agrandit, bien trop grand, alors qu'il aperçut le crapaud Solal sur les genoux d'Elian. Il, le vrai Solal, s'assit à côté du vrai Elian pour poser le crapaud Elian sur ses propres genoux —ça commençait à devenir compliqué, avec tous ces homonymes.

«
Eh bah dis, c'est moi ou il a grossit Elian ? Pas toi, hein, lui. » Il posa un doigt sur le haut de la tête du crapaud Elian pour le caresser, quand son attention fut attiré par la porte du compartiment. Un duo plutôt particulier fit son entrée dans le compartiment, accompagnant leur entrée d'une remarque assez amusante.
«
On a un duo choco, ici. » Ajouta-t-il suite à leur remarque, faisant référence à leurs deux chevelures brunes. Suivant la lancée d'Elian, il indiqua d'un geste du bras la banquette en leur souriant chaleureusement, comme il en avait l'habitude. Ils étaient sans doute nouveau, à juger par leur petite taille et leur hésitation qui contrastait avec la remarque sans gêne qu'ils venaient de formuler.
«
Moi c'est Solal, lui c'est Elian. Vous êtes en première année ? »

Tapis en Chef, 2ème année RP.

17 nov. 2018, 20:47
Petit bateau de Papier.  PV 
Maman leur manquait déjà.
Les deux petits garçons s'échangèrent un regard troublé, qu'est-ce que des Choux Mordeurs de Chine ? Des petits choux qui te mangeaient les doigts quand on voulait les piquer avec notre fourchette dans notre assiette ? C'était pas très grave, ils n'aimaient pas du tout les choux, ils étaient beurk et pourtant maman leur en faisait tout le temps. Elle disait que c'était bien pour leur santé mais eux ils préféraient bien mieux manger du chocolat ou des tartines de confiture, encore plus si les choux pouvaient vous croquer les doigts. Ils lancèrent un joyeux remerciement quand ils s’installèrent en face des deux plus grands. La banquette faite pour deux personne semblait bien trop grande pour les deux qui, collés, n'en prenaient même pas la moitié. Ils enroulèrent leur pied ensemble, les faisant balancer dans un même mouvement, leur main venant chercher leur jumelle inconsciemment.En posant délicatement leur valise à leur pied, ne sachant pas quoi en faire, ils levèrent leurs yeux sur les deux autres qui attendaient leur réponse.

-Ho, moi j'm'appelle Sirius !
-Mais on le surnomme Siri'. le coupa son frère.
-Et lui, il pointa du doigt son jumeau, c'est Orion !
-Mais j'aime pas qu'on me surnomme Ori', même si lui il le fait. Il le coupa à nouveau, s'attirant un triage de langue de la part de son frère.

De la fenêtre, ils pouvaient voir maman qui les fixait, un drôle d'air sur le visage. Elle s'essuya rapidement les yeux, comme si elle allait pleurer et ils se retinrent de ne pas aller lui sauter dans les bras pour rester avec elle. Maman ne pleurait jamais. C'était un super héros qui se transformait quand elle sortait. A la maison, maman elle souriait presque et elle avait toujours cette haleur dans les yeux alors que, dehors, elle se fermait comme une huître et ne laissait plus rien passer. Maman elle disait qu'elle faisait ça pour se protéger des gens méchants mais que, eux, ne devaient jamais le faire parce que c'était pas bien pour notre petit cœur. Ils savaient que maman elle avait perdu une partie de son cœur à cause de papa parce qu'il avait été méchant et qu'il avait fait un bisou à sa secrétaire, c'est pour ça qu'ils ne faisaient des bisous qu'à maman et entre eux, pour pas qu'elle ne soit triste. Maman c'tait la meilleure parce qu'elle faisait vraiment tout pour eux et qu'elle se faisait passer toujours en deuxième. leur maman c'était pas juste une mère, c'était leur meilleure amie. Pas une simple maman, mais une Maman avec un grand M.  Une Maman comme il en existe peu.
Alors la voir presque pleurer les rendaient triste et les effrayaient. Parce que si maman pleurait leur départ, ça voulait forcément dire que quelque chose de mal allait arriver et ils ne voulaient pas.

Ils se demandaient si Cassiopée les trouverait dans le château si jamais ils se perdaient. Ils espéraient la revoir très vite, elle avait été très gentille durant les vacances même si elle ressemblait beaucoup à maman. Elle se cachait aussi quand elle sortait, c'était triste pare qu'elle était très jolie quand elle souriait et qu'elle jouait très bien de ses instruments même si elle semblait toujours très triste. On la croirait aussi capable de s'envoler à cause du vent, elle mangeait pas beaucoup mais leur donnait toujours une part de son désert pour pas gaspiller et pour leur faire plaisir. Cassiopée elle semblait pas gentille ni compréhensive mais il suffisait qu'on la regarde bien pour voir que c'était tout ce qu'elle était et bien plus encore. Est-ce que Cassiopée serait comme celle qu'ils avaient connus cet été ? Ils avaient hâte de le voir.

-Est-ce que Poudlard c'est bien ? 
-Ouais, parce que Cassy' elle avait pas l'air enchantée de revenir. 
-Elle aime pas sortir Cassiopée, c'est p't'être pour ça, nan ? 
-Vous la connaissez, vous ? 
-Elle est petite et elle a un uniforme vert !
-Et avec de jolis yeux tout verts et une peau comme un vampire !
-Et vous, vous êtes dans quelle Maison ?
-Dans la même ? 
-Qu'est-ce qui faut faire à Poudlard ?
-C'est grand ?

Moi ? Je n'fume pas, je n'bois pas, mais je M.L. Chacun son truc.
Mascotte Officielle des Crochets d'Argents, laissez passer s'il vous plait.

29 déc. 2018, 13:26
Petit bateau de Papier.  PV 
Les yeux du Poufsouffle naviguèrent entre chacun des deux jumeaux comme s'il essayait de compléter l'un de ses jeux des "sept erreurs". Il n'en avait encore jamais vu d'aussi près et, même s'ils n'étaient pas identiques, c'était très déroutant. Heureusement que Solal s'attelait à faire les présentations, car la curiosité silencieuse d'Elian aurait pu passer pour de la grossièreté. Les deux invités parlaient d'une façon assez amusante, comme s'ils formaient une seule et même personne. Avec Solal, il leur était arrivé de compléter certaines de leurs phrases sans s'en rendre compte, mais c'était ici d'un autre niveau de complicité. Le blaireautin jeta un coup d’œil à ce dernier d'un air amusé, tout en écoutant les prénoms des petits. « Donc... Sirius et Orion », répéta-t-il en les désignant du doigt l'un après l'autre pour être sûr de ne pas s'emmêler les pinceaux. C'était difficile de ne pas les assimiler à des frères siamois tant ils ne se séparaient pas l'un de l'autre, sur la banquette de la cabine.

Elian profita du flot de questions que les jumeaux leur posaient pour fouiller dans son sac, posé à ses pieds. Solal le crapaud, un peu secoué sur les genoux du sorcier, décida de rentrer dans sa cage d'un seul bond. Le Poufsouffle sortit le dernier exemplaire de son hebdomadaire auquel il était abonné, le P'tit Sorcier. Lors de son premier voyage à bord du train magique, il avait regretté de ne pas avoir apporté quelques distractions, car le trajet était plutôt long jusqu'au château de Poudlard, bien malgré le fait qu'il avait pu le partager avec deux fillettes très agréables. Le magazine ouvert dans ses deux mains, il s'adossa contre son siège molletonné et recentra son attention sur Sirius et Orion. On aurait pu croire qu'il ne les avait pas écouté, mais bien au contraire il répondit à chacune des questions dans l'ordre auxquelles elles avaient été posées, comme s'il se trouvait dans un jeu d'une émission de la radio des sorciers.
« Oui c'est vraiment une bonne école de magie je trouve ! Cassiopée Malory, à Serpentard ? Je vois qui c'est, c'est votre grande sœur ?! Il ne leur laissa pas le temps de répondre, enchaînant : « Solal est à Serdaigle et moi à Poufsouffle. A Poudlard il faut faire ses devoirs, manger, dormir, ne pas faire trop de bêtises pour ne pas faire perdre sa maison à la Coupe des Quatre Maisons et essayer de ne pas rester bloqué dans les escaliers ou bien de pas se perdre dans les couloirs. Et ça rejoint votre dernière question, le château est très grand, il faut toujours prévoir un temps suffisant pour se rendre en cours ou à un rendez-vous. Personnellement, je me fais toujours avoir. »

Haussant les épaules, Elian pencha ses yeux sur la page qu'il avait ouverte, contenant un long article sur les toutes nouvelles saveurs des dragées surprises de Bertie Crochue, soudainement bien silencieux. Il ignorait si les deux petits étaient bien les petits frères de l'une de leur camarade de promotion, mais si c'était le cas, il estimait que Solal et lui devaient redoubler de vigilance en leur compagnie pour ne pas être accusés de les avoir maltraités ou quelque chose de ce genre. Peut-être que le Serdaigle s'était fait la même réflexion en entendant cette information, il espérait qu'il saurait ne pas les effrayer par sa franchise naturelle, même si c'était un peu hypocrite de sa part puisque lui-même avait des problèmes pour retenir ses pensées. Il fallait dire que Cassiopée Malory était une petite sorcière assez intimidante.

La fumée que provoquait le départ du train s'aggloméra aux vitres, effaçant la vision des familles esseulées de leurs enfants. C'était une vision assez rassurante pour Elian, qui pouvait de nouveau se sentir libre d'être lui-même, en quelque sorte. Il avait moins d'occasion de décevoir son père s'il n'était pas derrière lui à contrôler le moindre de ses faits et gestes, pourtant même éloignés, il était toujours beaucoup trop présent. Elian avait le sentiment que même s'il partait en Transylvanie, son père occuperait toute la place. Cette nouvelle année apportait cependant une nouveauté très agréable, qui lui procurait beaucoup de bonheur : son parrain allait enseigner dans son école. Il avait hâte de le présenter à ses meilleurs amis, et surtout à Solal, même s'il craignait un peu qu'on l'accuse de se vanter. Déjà en primaire, on lui reprochait d'être le "chouchou" de la maîtresse, parce qu'elle le protégeait plus que les autres enfants. Dans tous les cas, cette pensée le rassura un peu : même si Solal et lui faisaient une gaffe avec ces enfants apparentés à Cassiopée Malory et qu'elle décidait de les venger, eux avaient de leur côté Sigmund Charleston pour les protéger.


Je m'excuse pour cette grande attente, le train n'est pas encore parti sans moi heureusement. <3

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
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29 déc. 2018, 15:00
Petit bateau de Papier.  PV 
La scène était assez cocasse. D'après ce qu'on lui avait raconté : le trajet dans le Poudlard Express pouvait parfois réserver quelques surprises. Un tel rassemblement concentré de sorciers ne pouvait que donner lieu à des situations étranges et amusantes. Monter dans le compartiment avait rappelé au Serdaigle le lancer de dragées surprises de Bertie Crochue qu'il avait effectué avec deux filles et deux autres garçons. Il les croisait parfois dans le couloir, mais il ne leur avait jamais vraiment reparlé. Il espérait que sa seconde année lui permettrait de venir aux nouvelles de ceux qui avaient été ses premiers camarades.
Cette année-là, il se retrouvait en compagnie de son meilleur ami, face au deux petits frères de Cassiopée Malory, une Serpentard qu'il ne connaissait que de nom et qu'il avait aperçu plusieurs fois sans jamais lui adresser la parole. Ils avaient de jolis prénoms, que Solal envia presque, les Malory aimaient visiblement les prénoms en lien avec les cieux. Le duo était assez comique, ils finissaient les phrases l'un de l'autre et Solal ne put s'empêcher de penser que c'était le parfait cliché des jumeaux fusionnels —lui n'aurait sûrement pas été comme ça, s'il avait un frère jumeau, il aurait refusé l'idée qu'on puisse les confondre.
Elian s'empressa de répondre aux questionnements des deux garçons. Le Serdaigle posa son regard sur ce dernier, l'observant parler calmement tout en caressant le dos de son crapaud. Le Poufsouffle, comme le suggérait sa maison, était quelqu'un d'incroyablement gentil et si ses explications manquaient légèrement de fond aux yeux de Solal, il hocha la tête vigoureusement au rythme des paroles de son ami pour confirmer ses dires, avant de rajouter presque en murmurant :
« Ça, c'est parce que t'es vraiment pas ponctuel. Escaliers capricieux ou non. » Il tourna à nouveau la tête vers le duo, plissant légèrement le nez d'un air confus, il faisait déjà des pronostics : qui irait dans quelle maison ? Ils finiraient sûrement dans la même maison, tous les deux, ce qui allait sûrement donner un bon mal de tête à leurs camarades et professeurs.

« Vos parents vous ont pas expliqué ? Ben, Poudlard c'est une école pour apprendre à être un sorcier, donc on apprend à faire de la magie en suivant des cours. Donc tant que vous suivez les cours et les règles, vous aurez pas trop de souci j'crois bien. » Le garçon porta sa main sur l'emblème de sa maison brodée sur sa poitrine —il avait déjà revêtu son uniforme. « Comme l'a dit Elian, moi j'suis à Serdaigle. Vous voulez aller dans quelle maison, vous ? J'trouve que Serdaigle c'est la meilleure, si vous aimez apprendre et que vous êtes curieux, vous pourrez peut-être y aller. Mais peut-être que vous voudrez aller avec votre soeur ? Moi aussi j'ai des grands frères à Poudlard, il y en a un qui est à Gryffondor et l'autre à Serpentard, mais ils sont bien plus grands que nous. » Dans les rangs de la maison des Aiglons, il y avait aussi beaucoup d'électrons libres, et il voyait parfaitement les garçons rejoindre la maison bleue. Il se redressa d'un coup avec un "oh !", pris d'une illumination, avant de fouiller dans un de ses sacs pour en sortir deux Patacitrouilles qu'il tendit au binôme.
« Cadeau ! C'est pour vous. » Les bonbons avaient toujours été le plan parfait pour dompter ses petits frères, il était certain que Orion et Sirius se jetteraient avec avidité sur les friandises. Il y avait une sorte de volonté de les apprivoiser, comme il apprivoisait les lapins sauvages qui osaient s'aventurer dans leur jardin l'été.

Tapis en Chef, 2ème année RP.

2 févr. 2019, 15:46
Petit bateau de Papier.  PV 
Cassiopée, leur sœur ? Ils gloussèrent avec joie. Comme ils l'auraient aimé ! Mais malheureusement, ce ne fut pas le cas, malgré qu'ils prirent bien de fois la Serpentard comme telle. Ils auraient adoré avoir une grande sœur, quelqu'un qui aurait pu les aider pour leur petits problèmes qu'un frère jumeau ne pouvait pas résoudre. Parce que oui, même si être la copie conforme de son frère était une expérience merveilleuse et qu'ils n'auraient jamais échangé ça, parfois, ils avaient tous les deux rêvé avoir une sœur ou un autre frère. C'était pour cela qu'ils avaient tellement envie d'aller à Poudlard ! Là bas, Cassiopée pourrait rester avec eux et même les protéger comme elle l'avait promit durant les vacances, ils savaient qu'elle ne les laisserait pas avoir mal et cela leur faisait chaud au cœur. Ça avait fait même chaud au cœur aux adultes qui leur avaient expliqué que Cassiopée n'allait pas bien. Ils l'avaient remarqué au premier coup d’œil mais n'avait pas su, avant qu'on ne leur explique dans les grandes lignes, pourquoi elle était pas heureuse et comment Loïk et Samuel l'avaient adopté. De ce qu'ils savaient maintenant, le papa et la maman de Cassiopée ne l'aimaient pas et cela les avait rendu tristes alors ils s'étaient promis de faire en sorte qu'elle reçoive beaucoup, beaucoup, beaucoup d'amour de leur part pour compenser le manque qu'elle avait eu jusque là.

-Oh non, on est pas ses frères.
-On est ses cousins !
-Mais on aimerait beaucoup
-Beaucoup, beaucoup êtres ses frères.

Ils prirent un bonbon chacun, remercièrent vivement l’autre et fourrèrent la sucrerie dans la bouche de l'autre, croisant leur bras dans un geste très maladroit. En entendant la façon dont les deux parlaient de Poudlard, cela les rendaient encore plus impatient que le chemin ne se finisse, même si la compagnie des deux autres garçons leur faisait beaucoup de bien. Ils étaient certains de les recroiser à Poudlard à un moment donné, l'école ne devait pas être si gigantesque, si ? Cassiopée y marchait souvent mais elle n'avait pas mal aux jambes, elle leur avait dit !

-Nope !
-Maman nous a pas dit, elle apprécie plus trop Poudlard.

Et cela était parfaitement compréhensible. Maman y avait rencontré leur père. Ils l'avaient connu mais sans plus, il n'avait pas vraiment été gentil et maman les avait emporté à Londres où ils avaient été encore plus joyeux ! Et ils s'étaient même fait des amis, pas beaucoup parce qu'ils n'en avaient pas besoin mais certaines personnes étaient gentilles. Ils savaient que maman et papa avaient été à Serdaigle, peut-être y seraient-ils ? Mais ils n'avaient aucune idée d'où ils atterriraient, cela ne leur faisait pas peur. La seule chose qui les dérangeait était le fait qu'ils pouvaient potentiellement ne pas finir dans la même Maison. Mais il n'y avait pas trop de risque, ils étaient jumeaux ! 

Moi ? Je n'fume pas, je n'bois pas, mais je M.L. Chacun son truc.
Mascotte Officielle des Crochets d'Argents, laissez passer s'il vous plait.

24 févr. 2019, 00:55
Petit bateau de Papier.  PV 
La réaction de leurs cadets pouvait déjà leur donner un indice sur la question de leur parenté avec Cassiopée Malory. Donc s'ils n'étaient pas les frères de cette dernière, que pouvaient-ils représenter pour elle ? Ils étaient peut-être... ses sœurs ? Les yeux relevés de son magazine, Elian observa les jumeaux, puis haussa les épaules. Ceux-là précisèrent ensuite qu'ils étaient en réalité ses cousins, confiant même qu'ils auraient préféré être ses frères. Elian ne savait pas que l'on pouvait se sentir aussi proche de ses cousins, il ne connaissait les siens que de noms - par ailleurs bien compliqués à prononcer en gaélique. Le fait qu'ils n'aient pas du tout le même âge devait jouer dans leur éloignement, surtout qu'il n'en avait que du côté de sa mère - de même que leur grade différence de caractère.

Solal leur avait expliqué les choses en détaillant davantage, faisant lever les yeux d'Elian au plafond lorsqu'il qualifia la maison Serdaigle comme étant la meilleure de l'école. Elian avait beau apprécié beaucoup d'élèves de cette maison, il était incapable de l'apprécier tout comme il ne pouvait pas apprécier pleinement la maison Poufsouffle : l'une tenait à l'écart la personne qu'il voulait le plus proche de lui, l'autre le tenait à l'écart de la personne dont il voulait être le plus proche. Une histoire compliquée, sa tête.
« C'est étrange ça, de ne plus apprécier quelque chose qu'on apprécie. » fit-il en rapport à la mère des jumeaux qui n'appréciait plus Poudlard. Elian fixa un point invisible à travers la fenêtre tandis qu'une dégustation de Patacitrouilles avait lieu dans le wagon, il se demanda combien de temps allait passer avant que Solal ne se rende compte qu'il ne lui en avait pas proposé mais décida ensuite de forcer un peu le destin. Son magazine s'abattit sans pitié sur Solal. « Et moi alors, tu me nourris pas ?! »

Il se pencha pour récupérer son numéro du P'tit Sorcier en empiétant sur l'espace vitale de son camarade. De retour à sa place, il récupéra la page où il s'était arrêté et regarda les deux garçonnets avec un sourire d'excuse. « Vous inquiétez pas, toutes les amitiés à Poudlard n'évoluent pas aussi mal que la nôtre... » Elian s'adossa à la fenêtre, les pieds sur la banquette, visiblement incapable de s'asseoir correctement. Seules les aventures en bandes-dessinées de son héro sorcier préféré, l'Inspecteur Ernest Jublitou, avaient la capacité de l'intéresser assez pour calmer un instant le trop plein d'idées qui tournoyaient dans sa tête. Après un instant à rester silencieux pour essayer de comprendre l'enquête qui se déroulait sur les pages animées du magazine, la voix d'Elian s'éleva de nouveau, remontant un sujet déjà bien passé. « C'est quand même étrange de ne pas apprécier Poudlard. Il n'y a que de bonnes choses qui me sont arrivées là-bas. » Ses yeux se baissèrent pour ne pas se faire surprendre par ceux de Solal.

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
And your mind is moving low.
Go ask Alice, I think she'll know. »
look alive, sunshine
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