A la recherche du Bonheur Perdu.
- Juin 2043,
Départ de Poudlard pour les Grandes Vacances.
Départ de Poudlard pour les Grandes Vacances.
Le soleil, tout là haut, brillait si fort qu'il en faisait mal aux yeux. Le ciel bleu sans aucuns nuages annonçaient une belle journée, ou du moins pour la météo. Il faisait bon, on n'étouffait ni de chaud ni de froid, même s'il y avait un écart de température entre l'ombre et le soleil. C'était ce temps radieux et la beauté du Parc de Poudlard qui retenait Kirsty. Elle se mordillait la lèvre en fixant une dernière fois les tours du château qui apparaissaient au dessus des toits des maisons de Pré-au-Lard. Ce spectacle magnifique qu'était l'école toute entière allait lui manqué énormément pendant deux mois. Poudlard était la chose la plus merveilleuse qui lui était arrivée, c'était en quelque sorte sa deuxième maison. Surtout que la petite fille n'avait aucune envie de retourner à sa première maison et de retrouver ses parents et son frère. Encore heureux que sa soeur habite en France à présent, elle n'aurait pas à la supporter un été de plus.
Le regard bleu de l'enfant se détourna et son esprit rejoignit la terre, ou plus précisément le quai, quand elle fut bousculée par un garçon d'au moins cinquième année. Elle grogna en s'écartant de la trajectoire d'un second garçon tout aussi grand, qui devait poursuivre le premier. Puis elle se replongea dans ses pensées et ses regrets. Le quai où elle se tenait était bondé d'élèves tous accompagnés d'une bande d'amis et d'une grosse valise, et parfois d'animaux de compagnie. Kirsty, elle, était accompagnée seulement par une grosse valise en cuir qui pesait aussi lourd que trois éléphants. En même temps, elle l'avait remplie de tous ses vêtements - aussi bien Moldus que Sorciers - qu'elle avait amenés à Poudlard, de ses affaires scolaires (dont son chaudron qui prenait énormément de place), et de tous ce qu'elle avait trouvé comme des plumes cassés, des morceaux de parchemin ainsi que des encriers vides qu'elle n'avait pas eu la force de jeter.
Quand le train arriva en gare, accompagné d'un grand jet de vapeur qui brouilla la vue de la fillette et d'un bruit assourdissement de rails, de roues et de cris, tout le monde se précipita pour rentrer. La blondinette les laissa partir devant, tous ces crétins si pressés de revoir leur "p'tits parents", et se tourna une dernière fois vers Poudlard. Ça faisait déjà un an qu'elle était arriver dans cette merveilleuse école, un an qu'elle stressait comme une malade à l'idée de passer sous le Choixpeau. Et à présent, elle finissait sa Première Année avec un kilo de mauvaises notes, un secret sur le dos et une valise trop lourde. La petite entortilla une mèche autour de son index, en signe de stress et d'énervement.
Second jet de vapeur suivi par un soupir de Kirsty. Cette dernière se rendit compte qu'il nous restait presque plus qu'elle sur le quai, elle se hâta donc de tirer sa valise et de rentrer dans le train avant de fermer la porte derrière elle. Et à présent, un nouveau soucis s'imposait à elle : où allait-elle, maintenant ? Elle ne trouvait ni Elisabeth ni Léo, et n'avait donc personne avec qui aller. La petite fille, trainant toujours son bagage ainsi qu'un sac posé dessus contenant les friandises que son père lui avait envoyées le matin, toqua à un compartiment choisi au hasard puis ouvrit la porte. A l'intérieur était assise une fille blonde que la fillette avait déjà croisée. Bonne pioche. La blondinette pénétra alors à l'intérieur et demanda :
- Salut. T'attends personne, j'peux m'installer ?
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
“Il est grand temps de rallumer les étoiles.”
A la recherche du Bonheur Perdu.
Amaryllis traversa le train déjà bondé en observant par les fenêtres des compartiments, espérant en trouver un de libre. Nombreux étaient ceux prit par des solitaires le regard perdu dans le vide, ou des groupes d’amis chahutant tous ensemble. Elle n’était ni prise de pitié, ni attendri par ces scènes. Elle était impassible, le visage fermé, le regard éteint, éclairé de rare fois à la pensée de sa sœur.
Après quelques minutes de recherches, Amaryllis trouva enfin son bonheur. Un compartiment vide de monde. Elle s’y installa rapidement tout en espérant qu’aucun groupe d’amis ne vienne l’encombrer et commença à observer par la fenêtre, pensive. Le soleil lui brulait légèrement la peau. Son corps, couvert de sa cape et de sa jupe noire, ressentait davantage cette désagréable sensation de chaleur. Non pas qu’elle n’aimait pas le chaud, loin de là. Cependant, celui-ci était désagréable. Elle avait l’impression de prendre feu. Amaryllis tenta de bouger quelque peu pour éviter les rayons du soleil, malheureusement le compartiment ne possédait pas de zones d’ombres. Même le soleil sous son apparence chaleureuse, pouvait être moins tentante que l’ombre, habitacle de tous les malheurs.
Abandonnant l’idée de se déplacer, Amaryllis prit l’initiative d’ôter sa cape, qu’elle prit soin d’allonger à ses côtés pour ne pas la froisser. Relevant la tête vers l’entrée de son compartiment, elle observa de nombreux élèves courir dans tous les sens à l’idée de rentrer chez eux, et d’autres, s’armant de patience, agacés par ce raffut. Cette fois-ci, la fillette ressentie un sentiment semblable à de l’exaspération. Si elle le pouvait, elle serait restée au château tout l’été. Etonnement, elle s’était attachée à sa nouvelle demeure. Celle-ci la protégeait des fourberies de ses grands-parents. Bien que les nombreuses beuglantes passaient outre cette barrière. Elle était, par ailleurs, certaine que nombre de ses camarades la connaissent de part les beuglantes qu’elle recevait ponctuellement. Certains devaient imaginer qu’elle était une piètre élève, et cela la vexait profondément. A cette pensée, Amaryllis se mordit la lèvre inférieure et fronça les sourcils, avant de détourner le regard vers la fenêtre à sa gauche, donnant sur l’extérieur du wagon. Elle ne pensait à rien et observait seulement cette vue qui la fascinait de plus en plus à chaque fois. Cependant, cette contemplation fut coupée court lorsqu’elle entendit la porte de son compartiment s’ouvrir et une voix s’adresser à elle.
« - Salut. T'attends personne, j'peux m'installer ? »
Amaryllis tourna la tête vers une fillette blonde. Elle l’avait déjà aperçu de nombreuses fois dans sa salle commune, ainsi qu’en cours. Cependant, elle serait incapable de se souvenir de son prénom. Celle-ci semblait seule, ce qui fit espérer Amaryllis. Elle ne souhaitait pas être dérangée durant le trajet, il s’agissait de son dernier instant de répit.
Elle observa la nouvelle venue de haut en bas avant de prendre la parole, la voix monocorde et la tête dressée fièrement. Cette image peu reluisante d'Amaryllis lui donnerait peut être l’envie de se terrer dans un coin du compartiment, sans lui adresser la parole. Mais elle savait que cette pensée était d’une grande naïveté.
« Hum... Bonjour. Non, il n’y a personne. »
Après quelques minutes de recherches, Amaryllis trouva enfin son bonheur. Un compartiment vide de monde. Elle s’y installa rapidement tout en espérant qu’aucun groupe d’amis ne vienne l’encombrer et commença à observer par la fenêtre, pensive. Le soleil lui brulait légèrement la peau. Son corps, couvert de sa cape et de sa jupe noire, ressentait davantage cette désagréable sensation de chaleur. Non pas qu’elle n’aimait pas le chaud, loin de là. Cependant, celui-ci était désagréable. Elle avait l’impression de prendre feu. Amaryllis tenta de bouger quelque peu pour éviter les rayons du soleil, malheureusement le compartiment ne possédait pas de zones d’ombres. Même le soleil sous son apparence chaleureuse, pouvait être moins tentante que l’ombre, habitacle de tous les malheurs.
Abandonnant l’idée de se déplacer, Amaryllis prit l’initiative d’ôter sa cape, qu’elle prit soin d’allonger à ses côtés pour ne pas la froisser. Relevant la tête vers l’entrée de son compartiment, elle observa de nombreux élèves courir dans tous les sens à l’idée de rentrer chez eux, et d’autres, s’armant de patience, agacés par ce raffut. Cette fois-ci, la fillette ressentie un sentiment semblable à de l’exaspération. Si elle le pouvait, elle serait restée au château tout l’été. Etonnement, elle s’était attachée à sa nouvelle demeure. Celle-ci la protégeait des fourberies de ses grands-parents. Bien que les nombreuses beuglantes passaient outre cette barrière. Elle était, par ailleurs, certaine que nombre de ses camarades la connaissent de part les beuglantes qu’elle recevait ponctuellement. Certains devaient imaginer qu’elle était une piètre élève, et cela la vexait profondément. A cette pensée, Amaryllis se mordit la lèvre inférieure et fronça les sourcils, avant de détourner le regard vers la fenêtre à sa gauche, donnant sur l’extérieur du wagon. Elle ne pensait à rien et observait seulement cette vue qui la fascinait de plus en plus à chaque fois. Cependant, cette contemplation fut coupée court lorsqu’elle entendit la porte de son compartiment s’ouvrir et une voix s’adresser à elle.
« - Salut. T'attends personne, j'peux m'installer ? »
Amaryllis tourna la tête vers une fillette blonde. Elle l’avait déjà aperçu de nombreuses fois dans sa salle commune, ainsi qu’en cours. Cependant, elle serait incapable de se souvenir de son prénom. Celle-ci semblait seule, ce qui fit espérer Amaryllis. Elle ne souhaitait pas être dérangée durant le trajet, il s’agissait de son dernier instant de répit.
Elle observa la nouvelle venue de haut en bas avant de prendre la parole, la voix monocorde et la tête dressée fièrement. Cette image peu reluisante d'Amaryllis lui donnerait peut être l’envie de se terrer dans un coin du compartiment, sans lui adresser la parole. Mais elle savait que cette pensée était d’une grande naïveté.
« Hum... Bonjour. Non, il n’y a personne. »
A la recherche du Bonheur Perdu.
La fille blonde dévisagea froidement Kirsty, de haut en bas, de droite à gauche. La jeune Panglewood ne put s'empêcher de la foudroyer du regard, elle qui détestait qu'on la regard comme un extraterrestre venu de l'espace. Pas qu'elle soit timide, loin de là, mais elle n'aimait qu'on la regarde de cette façon, comme si elle était étrange. Elle trouvait ça malpoli, même si elle le faisait aux autres. La fille alors une posture fière et isolante qui ne plaisait pas à la la petite blonde, et qu'elle trouvait digne d'une Serpentard. Puis l'inconnue déclara d'une voix neutre et monocorde qui fit penser à Kirsty qu'elle passerait un voyage ennuyant, rempli de batailles de regards et de dévisagements : « Hum... Bonjour. Non, il n'y a personne. » La jeune Panglewood hocha la tête dignement, avant de s'installer dans un coin du compartiment. Elle avait comprit le message : elle ne devait pas embêter cette fille.
Son esprit s'était séparé en deux parties : l'une, son côté Angelot, lui dictait de se tenir à carreaux et de se taire. L'autre, son côté Diablotin, voulait faire tout pour énerver la fille blonde en face pour voir quel était son véritable caractère. La blondinette savait qu'elle devrait mieux suivre son côté Angelot, ça lui apporterait beaucoup moins de soucis. Elle savait aussi, malgré son envie de ne pas se disputer une nouvelle fois avec une inconnue, elle n'y résisterait pas. Son caractère impulsif la menait toujours à des prises de becs. Pourtant, cette fois-ci, Kirsty ne voulait pas se disputer. Elle était bien trop triste et hésitante pour. La blondinette rangea avec quelques difficultés sa valise dans le filet à bagages au dessus d'elle, avant de remettre l'une de ses nombreuses mèches dorées lui cachant une partie de son visage. Elle se blottit contre la fenêtre, par laquelle elle voyait encore le quai de Pré-au-Lard. Le train avançait à la vitesse d'un escargot, mais dans quelques instants, il irait plus vite et quitterait définitivement Poudlard. Et à partir de cet instant-là, Kirsty devrait affronter deux mois de vacances en compagnie de son père qu'elle n'avait pas envie de revoir.
La petite blonde jeta alors un coup d'oeil à la fille en face. Physiquement, elle lui ressemblait beaucoup, ce qui agaça Kirsty : blonde, avec un oeil bleu. Heureusement que l'autre était vert, la jeune Panglewood n'aurait pas supporter de se retrouver devant son sosie. La petite fille, prise d'une soudaine envie de s'amuser, demanda : « Tu t'appelles comment ? »
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
Son esprit s'était séparé en deux parties : l'une, son côté Angelot, lui dictait de se tenir à carreaux et de se taire. L'autre, son côté Diablotin, voulait faire tout pour énerver la fille blonde en face pour voir quel était son véritable caractère. La blondinette savait qu'elle devrait mieux suivre son côté Angelot, ça lui apporterait beaucoup moins de soucis. Elle savait aussi, malgré son envie de ne pas se disputer une nouvelle fois avec une inconnue, elle n'y résisterait pas. Son caractère impulsif la menait toujours à des prises de becs. Pourtant, cette fois-ci, Kirsty ne voulait pas se disputer. Elle était bien trop triste et hésitante pour. La blondinette rangea avec quelques difficultés sa valise dans le filet à bagages au dessus d'elle, avant de remettre l'une de ses nombreuses mèches dorées lui cachant une partie de son visage. Elle se blottit contre la fenêtre, par laquelle elle voyait encore le quai de Pré-au-Lard. Le train avançait à la vitesse d'un escargot, mais dans quelques instants, il irait plus vite et quitterait définitivement Poudlard. Et à partir de cet instant-là, Kirsty devrait affronter deux mois de vacances en compagnie de son père qu'elle n'avait pas envie de revoir.
La petite blonde jeta alors un coup d'oeil à la fille en face. Physiquement, elle lui ressemblait beaucoup, ce qui agaça Kirsty : blonde, avec un oeil bleu. Heureusement que l'autre était vert, la jeune Panglewood n'aurait pas supporter de se retrouver devant son sosie. La petite fille, prise d'une soudaine envie de s'amuser, demanda : « Tu t'appelles comment ? »
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
“Il est grand temps de rallumer les étoiles.”
A la recherche du Bonheur Perdu.
Amaryllis se sentait observée, mais n’osait pas pour autant détourner son regard du paysage extérieur. Cette impression était des plus désagréables. Elle se sentait épiée, fouillée, mise à nue par un simple regard. Elle n’avait jamais apprécié l’indiscrétion et se mit à serrer les dents, fortement dérangée et mal à l’aise.
« Tu t'appelles comment ? »
Amaryllis sursauta légèrement et espérait que ce petit bond était passé inaperçu. Ses pensées furent coupées par l’intervention de sa camarade de compartiment. Elle qui espérait avoir un peu de répit durant son trajet se trouvait bien bête. Agacée, elle tourna la tête vers la petite blonde et la toisa du regard. Son joli visage était décoré d’un sourire hypocrite. Sourire qu’elle ne connaissait que trop. Elle s’était préparée à le retrouver, mais il était encore trop tôt. Elle n’avait pas encore rejoint son enfer sur Terre. Il était trop tôt. Oui. Trop tôt.
La tête haute et le regard méprisant, Amaryllis scotcha elle aussi ce sourire sur son visage. Il s’agissait de la première chose que lui avait appris sa grand-mère. Toujours sourire. Ne jamais montrer ses faiblesses. *Ce sourire sera ta plus grande arme.* Et, étonnement, Amaryllis s’y était habituée. Rares étaient les fois où elle se laissait submerger par ses émotions. Mais le regard ne trahissait jamais ses véritables intentions. Elle avait ce défaut. Celui d’avoir des yeux expressifs. Et actuellement, on pouvait y lire tout l’agacement du monde.
Amaryllis n’avait pas lâché des yeux, ne serait-ce qu’une seconde, ceux de la blondinette, la défiant ainsi du regard. Et c’est avec un calme olympique qu’elle répondit à sa question.
Celle-ci émit une courte pause. Elle se devait de lui retourner la question, mais le souhaitait-elle réellement ? Oui et non. Elle était curieuse de connaître le prénom de cette fillette provocatrice, pour ainsi, l’éviter durant ses 6 années restantes à Poudlard. Mais, elle ne prêtait aucun intérêt pour celle-ci et n’y voyait pas la nécessité de lui demander sa dénomination. Malheureusement, son éducation remonta vite à la surface et elle dut se résoudre à retourner la question, simplement par politesse.
Amaryllis espérait sincèrement que ces deux mots ne donneraient pas envie à la fillette de continue dans sa lancée. Elle avait tout sauf envie de parler. Et encore moins avec une petite blonde effrontée. La question paraissait pourtant si simple, si innocente. Mais elle n’était pas dupe. Ca puait la provocation à plein nez.
La tête toujours haute, le dos toujours droit, Amaryllis n’avait toujours pas détourné le regard. Elle avait l’habitude de regarder ses interlocuteurs dans les yeux. C’était, par ailleurs, un sacré défaut. Malheureusement, elle ne savait s’en défaire. Elle se devait de défier l’autre du regard, de montrer qu’elle était son égal, peu importe l’âge du second. La seule personne dont elle avait peur au point de baisser les yeux était sa grand-mère. Cette immonde créature qu'elle ne tarderait pas à retrouver.
« Tu t'appelles comment ? »
Amaryllis sursauta légèrement et espérait que ce petit bond était passé inaperçu. Ses pensées furent coupées par l’intervention de sa camarade de compartiment. Elle qui espérait avoir un peu de répit durant son trajet se trouvait bien bête. Agacée, elle tourna la tête vers la petite blonde et la toisa du regard. Son joli visage était décoré d’un sourire hypocrite. Sourire qu’elle ne connaissait que trop. Elle s’était préparée à le retrouver, mais il était encore trop tôt. Elle n’avait pas encore rejoint son enfer sur Terre. Il était trop tôt. Oui. Trop tôt.
La tête haute et le regard méprisant, Amaryllis scotcha elle aussi ce sourire sur son visage. Il s’agissait de la première chose que lui avait appris sa grand-mère. Toujours sourire. Ne jamais montrer ses faiblesses. *Ce sourire sera ta plus grande arme.* Et, étonnement, Amaryllis s’y était habituée. Rares étaient les fois où elle se laissait submerger par ses émotions. Mais le regard ne trahissait jamais ses véritables intentions. Elle avait ce défaut. Celui d’avoir des yeux expressifs. Et actuellement, on pouvait y lire tout l’agacement du monde.
Amaryllis n’avait pas lâché des yeux, ne serait-ce qu’une seconde, ceux de la blondinette, la défiant ainsi du regard. Et c’est avec un calme olympique qu’elle répondit à sa question.
« Amaryllis. »
Celle-ci émit une courte pause. Elle se devait de lui retourner la question, mais le souhaitait-elle réellement ? Oui et non. Elle était curieuse de connaître le prénom de cette fillette provocatrice, pour ainsi, l’éviter durant ses 6 années restantes à Poudlard. Mais, elle ne prêtait aucun intérêt pour celle-ci et n’y voyait pas la nécessité de lui demander sa dénomination. Malheureusement, son éducation remonta vite à la surface et elle dut se résoudre à retourner la question, simplement par politesse.
« Et toi ? »
Amaryllis espérait sincèrement que ces deux mots ne donneraient pas envie à la fillette de continue dans sa lancée. Elle avait tout sauf envie de parler. Et encore moins avec une petite blonde effrontée. La question paraissait pourtant si simple, si innocente. Mais elle n’était pas dupe. Ca puait la provocation à plein nez.
La tête toujours haute, le dos toujours droit, Amaryllis n’avait toujours pas détourné le regard. Elle avait l’habitude de regarder ses interlocuteurs dans les yeux. C’était, par ailleurs, un sacré défaut. Malheureusement, elle ne savait s’en défaire. Elle se devait de défier l’autre du regard, de montrer qu’elle était son égal, peu importe l’âge du second. La seule personne dont elle avait peur au point de baisser les yeux était sa grand-mère. Cette immonde créature qu'elle ne tarderait pas à retrouver.
A la recherche du Bonheur Perdu.
Le sourire hypocrite qu'elle affichait devant toutes ses "victimes de l'ennui" collé à ses jolies lèvres roses, Kirsty rejeta l'une de ses mèches derrière son épaule. Elle sentit la surprise et l'agacement ressenti par la fille en face, et en fut bien aise. Depuis quelques temps, elle se plaisait plus que d'habitude à embêter ses camarades ou encore se moquer d'eux. Ce passe-temps s'était développé depuis la mort de sa grand-mère, depuis ce fameux jour où sa vie avait basculée d'un coup alors qu'elle apprenait un secret triste et dur à porter. Depuis, elle aimait bien déverser sa colère sur les autres, ainsi que sa déception, sa tristesse, ses doutes. Voir d'autres personnes souffrir à cause d'elle la soulageait, comme si elle n'était pas la seule à subir de la douleur. C'était une drôle de façon de l'exprimer, mais Kirsty avait besoin d'amour et d'amitié. Elle n'avait presque pas d'amis - son mauvais caractère et sa méchanceté les faisant fuir - et cherchait à s'en faire, tout en les faisant souffrir.
L'enfant fixa l'autre dans l'attente d'une réponse, qui ne tarda pas. La tête haute et le regard méprisant, la semi-inconnu adressa le même sourire hypocrite à la petite blonde. Celle-ci ne laissa apparaitre aucunes émotions, bien entendu, mais était légèrement agacée par le comportement d l'autre. Cette dernière avait le même comportement qu'elle lors d'une intrusion, ce qui était regrettable et lui compliquait la tâche. Ne se décourageant pas pour autant, Kirsty écouta patiemment la brève présentation de l'autre : « Amaryllis. Et toi ? » La blondinette comprit que le temps qu'elle mit entre les deux phrases était dût à de l'hésitation. Le sourire de la jeune Panglewood s'en agrandit davantage et elle déclara d'une voix fière et quelque peu hautaine : « Moi c'est Kirsty, de Gryffondor. Il semblerait que nous nous soyons déjà croisées, n'est-ce pas ? »
En entendant ces mots dignes d'une princesse sortir de sa propre bouche, la blondinette rigola intérieurement. Parler comme ça ne lui ressemblait vraiment pas, et ça lui plaisait de faire sa petite fille modèle devant une vraie petite fille modèle. Embêter Amaryllis lui faisait oubliés tous ses propres soucis, à commencer par son père et ses mauvaises notes. La petite fille s'appuya avec douceur contre la vitre de la fenêtre, son regard ne quittant pas l'autre fille. Une chose de sûre, elle n'allait pas s'ennuyer pendant ce voyage.
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
L'enfant fixa l'autre dans l'attente d'une réponse, qui ne tarda pas. La tête haute et le regard méprisant, la semi-inconnu adressa le même sourire hypocrite à la petite blonde. Celle-ci ne laissa apparaitre aucunes émotions, bien entendu, mais était légèrement agacée par le comportement d l'autre. Cette dernière avait le même comportement qu'elle lors d'une intrusion, ce qui était regrettable et lui compliquait la tâche. Ne se décourageant pas pour autant, Kirsty écouta patiemment la brève présentation de l'autre : « Amaryllis. Et toi ? » La blondinette comprit que le temps qu'elle mit entre les deux phrases était dût à de l'hésitation. Le sourire de la jeune Panglewood s'en agrandit davantage et elle déclara d'une voix fière et quelque peu hautaine : « Moi c'est Kirsty, de Gryffondor. Il semblerait que nous nous soyons déjà croisées, n'est-ce pas ? »
En entendant ces mots dignes d'une princesse sortir de sa propre bouche, la blondinette rigola intérieurement. Parler comme ça ne lui ressemblait vraiment pas, et ça lui plaisait de faire sa petite fille modèle devant une vraie petite fille modèle. Embêter Amaryllis lui faisait oubliés tous ses propres soucis, à commencer par son père et ses mauvaises notes. La petite fille s'appuya avec douceur contre la vitre de la fenêtre, son regard ne quittant pas l'autre fille. Une chose de sûre, elle n'allait pas s'ennuyer pendant ce voyage.
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
“Il est grand temps de rallumer les étoiles.”
A la recherche du Bonheur Perdu.
Amaryllis remarqua le changement d’attitude de sa voisine. Celle-ci arborait désormais un sourire fier et elle lui répondit d’un ton provocateur.
« - Moi c'est Kirsty, de Gryffondor. Il semblerait que nous nous soyons déjà croisées, n'est-ce pas ? »
Cette prénommée Kirsty avait raison. Amaryllis connaissait ce prénom. Elle l’avait déjà entendu à plusieurs reprises lors de différentes leçons. Cependant, elle n’avait jamais prêté attention au visage qui le portait. Peut-être existait-il une seconde Kirsty à Poudlard. Ou peut-être était-ce la bonne. Amaryllis n’en savait rien et n’en avait que faire. Elle semblait aimer mettre le grabuge, mais Amaryllis n’était pas d’humeur. Pas aujourd’hui. Ainsi, elle se contenta de répondre par un bref haussement d’épaules, avant de retourner à son occupation. Fixer le paysage qui défilait.
La fillette aimait la nature. Ça la fascinait. Les arbres gigantesques, les fleurs majestueuses... Lorsqu’elle était petite et qu’il lui restait un brin d’innocence, Amaryllis avait l’habitude de faire de la balançoire dans son jardin. Son père la poussait, tandis qu’elle observait les différentes plantes qui se trouvaient à ses côtés. C’était un arc-en-ciel de couleur, flouté ses balancements. Le spectacle en était d’autant plus beau. Lorsque le soir arrivait et que les fleurs s’endormaient, Amaryllis avait l’habitude d’observer le soleil décliner. Le ciel était peint de couleurs flamboyantes, l’obligeant à plisser les yeux, tandis que les rayons du soleil teintés les murs blancs de sa maison où bougeaient les ombres des plantes environnantes. Loin de tous les galas, les opéras et autres mises en scène qu’elle allait observer bien plus tard, ce spectacle resterait le plus beau qu’elle n’ait jamais vu. Malheureusement, jugée trop enfantin par sa famille, sa balançoire fut retirée de son jardin, et avec elle, le peu d’innocence qu’il lui restait.
Amaryllis était lassée par ses pensées. Tout revenait sans cesse à sa famille, à sa grand-mère, à sa peur grandissante. La fillette souhaitait se changer les idées. Avoir un dernier moment de répit avant ses deux mois de vacances. Quelle logique. Rares sont ceux qui n’apprécient pas les vacances. Amaryllis était, décidément, des plus étranges. Et elle le savait, mais n’y prêtait guère d’attention. Ainsi, espérant pouvoir se sortir de ses tristes pensées, la fillette attrapa son sac dans lequel elle avait entreposé de nombreux livres. Elle les avait pris à la rentrée dernière, dans le but de s’occuper. Cependant, les ouvrages de la bibliothèque étaient davantage attrayants. Mais, n’ayant rien d’autres à faire, elle entreprit d'en saisir un et de le lire.
Après quelques minutes de lecture, Amaryllis souffla. Elle ferma son livre avant de le remettre avec difficultés dans son petit sac. Elle avait à peine lu une page. Elle ne cessait de lire et relire les mêmes lignes, trop peu concentrée pour se souvenir du contenu. Elle souffla à nouveau, plus bruyamment cette fois-ci et son regard fut une nouvelle fois attirée par sa camarade de cabine.
« - Moi c'est Kirsty, de Gryffondor. Il semblerait que nous nous soyons déjà croisées, n'est-ce pas ? »
Cette prénommée Kirsty avait raison. Amaryllis connaissait ce prénom. Elle l’avait déjà entendu à plusieurs reprises lors de différentes leçons. Cependant, elle n’avait jamais prêté attention au visage qui le portait. Peut-être existait-il une seconde Kirsty à Poudlard. Ou peut-être était-ce la bonne. Amaryllis n’en savait rien et n’en avait que faire. Elle semblait aimer mettre le grabuge, mais Amaryllis n’était pas d’humeur. Pas aujourd’hui. Ainsi, elle se contenta de répondre par un bref haussement d’épaules, avant de retourner à son occupation. Fixer le paysage qui défilait.
La fillette aimait la nature. Ça la fascinait. Les arbres gigantesques, les fleurs majestueuses... Lorsqu’elle était petite et qu’il lui restait un brin d’innocence, Amaryllis avait l’habitude de faire de la balançoire dans son jardin. Son père la poussait, tandis qu’elle observait les différentes plantes qui se trouvaient à ses côtés. C’était un arc-en-ciel de couleur, flouté ses balancements. Le spectacle en était d’autant plus beau. Lorsque le soir arrivait et que les fleurs s’endormaient, Amaryllis avait l’habitude d’observer le soleil décliner. Le ciel était peint de couleurs flamboyantes, l’obligeant à plisser les yeux, tandis que les rayons du soleil teintés les murs blancs de sa maison où bougeaient les ombres des plantes environnantes. Loin de tous les galas, les opéras et autres mises en scène qu’elle allait observer bien plus tard, ce spectacle resterait le plus beau qu’elle n’ait jamais vu. Malheureusement, jugée trop enfantin par sa famille, sa balançoire fut retirée de son jardin, et avec elle, le peu d’innocence qu’il lui restait.
Amaryllis était lassée par ses pensées. Tout revenait sans cesse à sa famille, à sa grand-mère, à sa peur grandissante. La fillette souhaitait se changer les idées. Avoir un dernier moment de répit avant ses deux mois de vacances. Quelle logique. Rares sont ceux qui n’apprécient pas les vacances. Amaryllis était, décidément, des plus étranges. Et elle le savait, mais n’y prêtait guère d’attention. Ainsi, espérant pouvoir se sortir de ses tristes pensées, la fillette attrapa son sac dans lequel elle avait entreposé de nombreux livres. Elle les avait pris à la rentrée dernière, dans le but de s’occuper. Cependant, les ouvrages de la bibliothèque étaient davantage attrayants. Mais, n’ayant rien d’autres à faire, elle entreprit d'en saisir un et de le lire.
Après quelques minutes de lecture, Amaryllis souffla. Elle ferma son livre avant de le remettre avec difficultés dans son petit sac. Elle avait à peine lu une page. Elle ne cessait de lire et relire les mêmes lignes, trop peu concentrée pour se souvenir du contenu. Elle souffla à nouveau, plus bruyamment cette fois-ci et son regard fut une nouvelle fois attirée par sa camarade de cabine.
A la recherche du Bonheur Perdu.
La prénommée Amaryllis n'était pas très causante, et ne prit même pas la peine de répondre à la petite blondinette. Cette dernière la fusilla du regard tandis que l'autre fixait la vitre, le regard vide. Elle n'était vraiment pas très intéressante, et la fillette déplora le fait qu'elle soit dans son compartiment. Elle ne pourrait ni parler, ni s'amuser. Elle qui voulait à tout prix se changer les idées, chasser ses pensées qui revenaient sans cesse vers son père et sa grand-mère, c'était raté. Elle allait s'ennuyer, et ruminer les mauvais souvenirs ne datant que des vacances de Pâques. Ce n'était pas le programme qui l'excitait le plus... Surtout qu'elle avait peur d'avouer le secret que lui avait confié sa grand-mère à son père, de peur de le blesser. Et en même temps, elle aurait voulu ne plus être la seule à le connaître, le hurler au monde entier pour ne pas l'avoir sur ses épaules. Mais ce serait trahir sa grand-mère ainsi que son père, et elle ne le voulait pas. Alors il fallait qu'elle le garde pour elle, jusqu'à ce que son père lui pose des questions.
Amaryllis commença à lire un livre, qu'elle rangea presque immédiatement, ce qui fit ricaner Kirsty. C'était ridicule, les vrais lecteurs ne lisant pas qu'une seule page avant de refermer leur ouvrage. Mais la blondinette ne le fit pas remarquer, préférant s'occuper de ses propres affaires plutôt que de celles de la blonde en face d'elle. La petite fille se leva et, se mettant sur la pointe des pieds, sortit sa valise du filet à bagages. Elle avait à la fois faim et peu envie de manger. Ce fut son ventre qui gargouillait qui gagna, et la blondinette farfouilla dans sa grosse valise à la recherche du sachet de sucreries envoyées par son père.
Mais Kirsty avait beau farfouiller partout, mettre sens dessus dessous ses vêtements et tous ses instruments de potion et de cours en général, il n'y avait aucune trace du sac plastique. La blondinette grogna, se tournant vers Amaryllis, perplexe : « J'avais un sac de friandises... j'l'ai plus ! » L'autre fille ne devait pas être très intéressée par Kirsty, mais celle-ci était paniquée. En plus de mentir à son père, elle avait perdu le seul cadeau qu'il lui avait fait dans l'année. Elle l'avait peut-être fait tomber dans le couloirs... Mais avec ses piètres talents d'enquêteuses, elle était mal partie pour le retrouver.
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
Amaryllis commença à lire un livre, qu'elle rangea presque immédiatement, ce qui fit ricaner Kirsty. C'était ridicule, les vrais lecteurs ne lisant pas qu'une seule page avant de refermer leur ouvrage. Mais la blondinette ne le fit pas remarquer, préférant s'occuper de ses propres affaires plutôt que de celles de la blonde en face d'elle. La petite fille se leva et, se mettant sur la pointe des pieds, sortit sa valise du filet à bagages. Elle avait à la fois faim et peu envie de manger. Ce fut son ventre qui gargouillait qui gagna, et la blondinette farfouilla dans sa grosse valise à la recherche du sachet de sucreries envoyées par son père.
Mais Kirsty avait beau farfouiller partout, mettre sens dessus dessous ses vêtements et tous ses instruments de potion et de cours en général, il n'y avait aucune trace du sac plastique. La blondinette grogna, se tournant vers Amaryllis, perplexe : « J'avais un sac de friandises... j'l'ai plus ! » L'autre fille ne devait pas être très intéressée par Kirsty, mais celle-ci était paniquée. En plus de mentir à son père, elle avait perdu le seul cadeau qu'il lui avait fait dans l'année. Elle l'avait peut-être fait tomber dans le couloirs... Mais avec ses piètres talents d'enquêteuses, elle était mal partie pour le retrouver.
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
“Il est grand temps de rallumer les étoiles.”
A la recherche du Bonheur Perdu.
Gênée par l’agitation de sa camarade de compartiment, Amaryllis tourna la tête vers elle, agacée. Elle fronça les sourcils en la voyant fouiller toutes ses affaires et en mettre partout. La blonde pensa qu’elle finirait par perdre quelque chose si cela continuait. Et bien à tomber, la fameuse Kirsty prit la parole pour lui faire savoir qu’elle avait perdu son sachet de friandises.
Amaryllis était étonnée de la voir si paniquée et attristée par cela. Ce n’était que des bonbons. Elle pourrait en acheter lors du trajet si elle en souhaitait tant. Eh puis, ce n’était pas plus mal qu’elle les ait perdu. Amaryllis ne supportait pas les bonbons. Elle préférait davantage le chocolat. De plus, entendre le bruit d’un sachet plastique se froisser durant tout le trajet l’aurait rapidement agacée. Un peu comme le pop-corn dans les cinémas moldus. C’était une des nombreuses raisons qui la poussaient à ne plus se rendre dans ce lieu, par ailleurs.
Sa grand-mère lui avait toujours interdit de manger des sucreries. Si elle osait, ne serait-ce que toucher une plume en sucre, elle se ferait rapidement taper sur les doigts par la vieille dame. La fillette avait interdiction de manger des bonbons. Cela ternirait son image. Elle ne serait plus considérée comme une fillette à l’alimentation saine. De plus, elle se devait de garder sa corpulence fine pour effectuer de la danse classique. Sa professeure était intransigeante à ce sujet. Aucun sucre n’était autorisé en cours. Cela paraissait bien sévère pour ses camarades de la danse, mais elle qui n’y avait jamais touché n’y prêtait aucune réelle importance.
Sa grand-mère n’était pas cette mamie gâteau que tous les enfants possédaient. Elle ne faisait pas à manger, et encore moins des biscuits ou autres sucreries. Parfois, la petite blonde se demandait si sa grand-mère maternelle était ainsi. Aussi superficielle et méchante. Elle ne l’avait jamais rencontré et elle savait que c’était un sujet tabou auprès de sa mère. Amaryllis ne savait même pas si elle était toujours en vie ou non. Elle trouvait cela triste de ne pas connaître cette partie de sa famille, mais si elle ne les côtoyait pas, peut-être était-ce parce qu’ils étaient pires que ses grands-parents paternels. Bien qu’elle ne savait pas si c’était possible, elle n’osait imaginer ce que cela donnerait. Peut-être qu’ils enfermaient les enfants dans leur cave, 3 jours durant, lorsqu’ils osaient faire un pas de travers. Ou peut-être qu’ils leur interdisaient le repas durant une semaine s'ils ramenaient une note sous Acceptable. La blondinette eut un frisson d’inquiétude à cette pensée. Elle imaginait probablement le pire, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Cette question la taraudait depuis quelques années.
Mais elle fut bien vite ramenée à la réalité par la blonde, face à elle, qui n’arrêtait pas de se remuer. Elle savait qu’elle n’allait pas tenir bien longtemps. Si Amaryllis manquait de quelque chose, c’était bien de patience. Ainsi, elle se décida à répondre à sa camarade. Le trajet serait long, et encore plus si elle n’arrivait pas à calmer tout ce raffut.
Il fallait bien commencer quelque part. D’autant plus qu’il était conseillé de faire un retour sur ses dernières activités et ses derniers déplacements pour se souvenir d’un événement ou retrouver un objet perdu. Elle avait vu ses parents faire ça de nombreuses fois quand ils cherchaient leurs clés.
Une fois, son père les avait oubliées dans le frigo. Amaryllis les avait retrouvées en prenant la bouteille de lait. Ils avaient tout deux beaucoup rit. Ces moments de complicités lui manquaient. Enfin, elle imaginait. Ils étaient si rares. Mais bien plus présent qu’avec sa mère. Son apparence comptait bien plus que sa propre fille. Elle n’aurait jamais pris le temps de rire avec cette dernière si elle avait retrouvé ses clefs dans le réfrigérateur. Elle les aurait prises en pestant due à son probable retard au travail. Elle était froide. Distante. Ainsi, Amaryllis se demandait bien comment était sa grand-mère maternelle. Et comment ses parents pouvaient s’aimer.
Amaryllis était étonnée de la voir si paniquée et attristée par cela. Ce n’était que des bonbons. Elle pourrait en acheter lors du trajet si elle en souhaitait tant. Eh puis, ce n’était pas plus mal qu’elle les ait perdu. Amaryllis ne supportait pas les bonbons. Elle préférait davantage le chocolat. De plus, entendre le bruit d’un sachet plastique se froisser durant tout le trajet l’aurait rapidement agacée. Un peu comme le pop-corn dans les cinémas moldus. C’était une des nombreuses raisons qui la poussaient à ne plus se rendre dans ce lieu, par ailleurs.
Sa grand-mère lui avait toujours interdit de manger des sucreries. Si elle osait, ne serait-ce que toucher une plume en sucre, elle se ferait rapidement taper sur les doigts par la vieille dame. La fillette avait interdiction de manger des bonbons. Cela ternirait son image. Elle ne serait plus considérée comme une fillette à l’alimentation saine. De plus, elle se devait de garder sa corpulence fine pour effectuer de la danse classique. Sa professeure était intransigeante à ce sujet. Aucun sucre n’était autorisé en cours. Cela paraissait bien sévère pour ses camarades de la danse, mais elle qui n’y avait jamais touché n’y prêtait aucune réelle importance.
Sa grand-mère n’était pas cette mamie gâteau que tous les enfants possédaient. Elle ne faisait pas à manger, et encore moins des biscuits ou autres sucreries. Parfois, la petite blonde se demandait si sa grand-mère maternelle était ainsi. Aussi superficielle et méchante. Elle ne l’avait jamais rencontré et elle savait que c’était un sujet tabou auprès de sa mère. Amaryllis ne savait même pas si elle était toujours en vie ou non. Elle trouvait cela triste de ne pas connaître cette partie de sa famille, mais si elle ne les côtoyait pas, peut-être était-ce parce qu’ils étaient pires que ses grands-parents paternels. Bien qu’elle ne savait pas si c’était possible, elle n’osait imaginer ce que cela donnerait. Peut-être qu’ils enfermaient les enfants dans leur cave, 3 jours durant, lorsqu’ils osaient faire un pas de travers. Ou peut-être qu’ils leur interdisaient le repas durant une semaine s'ils ramenaient une note sous Acceptable. La blondinette eut un frisson d’inquiétude à cette pensée. Elle imaginait probablement le pire, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Cette question la taraudait depuis quelques années.
Mais elle fut bien vite ramenée à la réalité par la blonde, face à elle, qui n’arrêtait pas de se remuer. Elle savait qu’elle n’allait pas tenir bien longtemps. Si Amaryllis manquait de quelque chose, c’était bien de patience. Ainsi, elle se décida à répondre à sa camarade. Le trajet serait long, et encore plus si elle n’arrivait pas à calmer tout ce raffut.
« Ma question est peut-être stupide, mais tu te souviens où tu l’as vu pour la dernière fois ? Genre, dans ta valise, dans le dortoir... ? »
Il fallait bien commencer quelque part. D’autant plus qu’il était conseillé de faire un retour sur ses dernières activités et ses derniers déplacements pour se souvenir d’un événement ou retrouver un objet perdu. Elle avait vu ses parents faire ça de nombreuses fois quand ils cherchaient leurs clés.
Une fois, son père les avait oubliées dans le frigo. Amaryllis les avait retrouvées en prenant la bouteille de lait. Ils avaient tout deux beaucoup rit. Ces moments de complicités lui manquaient. Enfin, elle imaginait. Ils étaient si rares. Mais bien plus présent qu’avec sa mère. Son apparence comptait bien plus que sa propre fille. Elle n’aurait jamais pris le temps de rire avec cette dernière si elle avait retrouvé ses clefs dans le réfrigérateur. Elle les aurait prises en pestant due à son probable retard au travail. Elle était froide. Distante. Ainsi, Amaryllis se demandait bien comment était sa grand-mère maternelle. Et comment ses parents pouvaient s’aimer.
Reducio
Je suis vraiment désolée pour cet impardonnable retard Kirsty !
A la recherche du Bonheur Perdu.
Kirsty souleva un exemplaire de la gazette du sorcier qui datait d'il y a quelque mois, et se remit à farfouiller dans ses affaires mal rangées. Elle savait que ce fichu sac plastique était sur sa valise lorsqu'elle l'avait traînée jusqu'en haut des marches pour pénétrer dans le train, mais préférait fouiller de fond en comble sa malle dans l'espoir d'entendre le crissement caractéristique du plastique lorsqu'on le bouge. La blondinette commençait à désespérer, pensant frénétiquement aux divers endroits où le sac aurait put se trouver. Sa valise était déjà à exclure car, même si elle était dans un bazar pas possible, on en faisait vite le tour. De plus, la petite fille aurait remarquer le sac s'il se trouvait parmi ses chaudrons et ses cahiers de cours aux bords abîmés.
Kirsty sauta avec aisance de la banquette sur laquelle elle était debout, et se tourna vers son sac de cours. A l'intérieur, il y avait tout ses objets personnels ou qui lui étaient utiles pendant les cours : sa baguette soigneusement rangée dans la poche de devant, accompagnée de son Rappeltout qui était d'un rouge vif (elle savait qu'elle avait oublier son sac quelque part, à présent), sa carte maraudesque, deux ou trois plumes ainsi que son album photo qui ne la quittait pas, et son emploi du temps. Emploi du temps qu'elle allait jeter en arrivant, car il ne lui servirait plus à rien pour les années à venir. Mais aucune trace d'un quelconque sac. La blondinette poussa un grognement où l'inquiétude se mêlait à l'agacement. Elle était une fille flemmarde, par conséquent, elle détestait chercher quelque chose plus de trois minutes.
« Ma question est peut-être stupide, mais tu te souviens où tu l’as vu pour la dernière fois ? Genre, dans ta valise, dans le dortoir... ? » Kirsty releva ses yeux bleus vers Amaryllis, qui venait tout juste de parler. L'enfant ne s'était pas attendu à ce que sa camarade, si peu bavarde et très renfermée, réponde à son alerte en l'aidant. Un peu interloquée, elle réfléchit quelque secondes à la question d'Amaryllis. Où avait-elle vu son sac pour la dernière fois ? Dans son dortoirs, elle était sûre de l'avoir. A la grande salle aussi. A la gare, de même. Alors où l'avait-elle égaré ? Sur le quai ? Dans le train ? La petite blonde répondit d'un ton hésitant : « J'crois que c'était en montant dans le train... Donc, logiquement, il devrait être par là... »
Dans les wagons, il y avait eu beaucoup de foule. On l'avait bousculée, poussée de toutes parts. Son sac accroché seulement par sa lanière, aurait put tomber n'importe où, n'importe quand. On aurait même put lui voler, elle ne l'aurait pas remarqué. Ce qui voulait dire que son sac devait probablement se trouve quelque part dans le train, peut-être seul dans le couloir, où en train d'être dévoré dans un compartiment. Le coeur de la petite se serra en songeant à son père. Il fallait qu'elle retrouve ce sac, et qu'elle mange ses bonbons.
Kirsty referma brutalement son sac à dos, et ouvrit la porte coulissante du compartiment. Elle annonça à Amaryllis, comme pour la prévenir : « Je vais chercher mes bonbons, ils doivent forcément se trouver ici. Tu peux garder mes affaires, s'te plait ? » Et, sans attendre, la réponse de sa camarade, la blondinette fila en refermant la porte derrière elle.
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
Kirsty sauta avec aisance de la banquette sur laquelle elle était debout, et se tourna vers son sac de cours. A l'intérieur, il y avait tout ses objets personnels ou qui lui étaient utiles pendant les cours : sa baguette soigneusement rangée dans la poche de devant, accompagnée de son Rappeltout qui était d'un rouge vif (elle savait qu'elle avait oublier son sac quelque part, à présent), sa carte maraudesque, deux ou trois plumes ainsi que son album photo qui ne la quittait pas, et son emploi du temps. Emploi du temps qu'elle allait jeter en arrivant, car il ne lui servirait plus à rien pour les années à venir. Mais aucune trace d'un quelconque sac. La blondinette poussa un grognement où l'inquiétude se mêlait à l'agacement. Elle était une fille flemmarde, par conséquent, elle détestait chercher quelque chose plus de trois minutes.
« Ma question est peut-être stupide, mais tu te souviens où tu l’as vu pour la dernière fois ? Genre, dans ta valise, dans le dortoir... ? » Kirsty releva ses yeux bleus vers Amaryllis, qui venait tout juste de parler. L'enfant ne s'était pas attendu à ce que sa camarade, si peu bavarde et très renfermée, réponde à son alerte en l'aidant. Un peu interloquée, elle réfléchit quelque secondes à la question d'Amaryllis. Où avait-elle vu son sac pour la dernière fois ? Dans son dortoirs, elle était sûre de l'avoir. A la grande salle aussi. A la gare, de même. Alors où l'avait-elle égaré ? Sur le quai ? Dans le train ? La petite blonde répondit d'un ton hésitant : « J'crois que c'était en montant dans le train... Donc, logiquement, il devrait être par là... »
Dans les wagons, il y avait eu beaucoup de foule. On l'avait bousculée, poussée de toutes parts. Son sac accroché seulement par sa lanière, aurait put tomber n'importe où, n'importe quand. On aurait même put lui voler, elle ne l'aurait pas remarqué. Ce qui voulait dire que son sac devait probablement se trouve quelque part dans le train, peut-être seul dans le couloir, où en train d'être dévoré dans un compartiment. Le coeur de la petite se serra en songeant à son père. Il fallait qu'elle retrouve ce sac, et qu'elle mange ses bonbons.
Kirsty referma brutalement son sac à dos, et ouvrit la porte coulissante du compartiment. Elle annonça à Amaryllis, comme pour la prévenir : « Je vais chercher mes bonbons, ils doivent forcément se trouver ici. Tu peux garder mes affaires, s'te plait ? » Et, sans attendre, la réponse de sa camarade, la blondinette fila en refermant la porte derrière elle.
Troisième année RP (2044-2045) | Remplaçante Attrapeuse/Poursuiveuse des Griffes Ardentes.
“Il est grand temps de rallumer les étoiles.”
A la recherche du Bonheur Perdu.
La jeune fille suivait les autres élèves. Elle était partagée. Bien sûr elle était heureuse de retrouver toute sa famille, elle allait pouvoir raconter tous ce qu'elle avait appris et montrer ses bonnes notes. Octavia était extremement fière de son année mais, en montant dans le Poudlard Express, elle avait tout de même un pincement au coeur. Elle quittait maintenant sa deuxième maison en quittant Poudlard. En un an, elle c'était faite des amis, des ennemies et elle avait vécu plein de moment inoubliable.
Elle chercha un compartiment et s'installa restant silencieuse. Autour d'elle, d'autre Griffon d'or c'étaient installés mais ils étaient bien plus vieux qu'elle. Elle se lança donc dans la lecture de son livre de métamorphose. Elle adorait cette matière par dessus toutes les autres.
Au bout d'un moment elle se décida à bouger. Octavia n'aimait pas trop rester assise à rien faire pendant trop longtemps. Elle avait envie de déambuler dans les couloirs. Soudain, son regard fut attiré par un petit sac.
"Oh, un sac de friandise."
Elle le ramassa et pu lire un nom sur l'étiquette 'Kirsty', c'était une fille en première année comme elle mais elle ne c'était pas lié d'amitié avec elle. Pour tout dire, elle ne lui avait jamais parlé. Néanmoins elle se décida quand même à la retrouver pour lui rendre son paquet.
Elle avança dans le couloir, jetant un coup d'oeil dans chaque compartiment. Soudain, elle vit la jeune fille au loin mais celle ci partit en courant. La jeune fille n'eu pas le temps de l'interpeller qu'elle avait déjà disparu.
"Bon, je vais mettre ça dans son compartiment."
Elle arriva de va, tout le compartiment que Kirsty venait de quitter. Il y avait une autre jeune fille à l'intérieure. Octavia l'avait croisé plus d'une fois. En même temps elles étaient dans la même maison et elles seraient toutes deux en deuxième année à la rentré.
"Salut. J'ai trouvé ce sac, il appartient à Kirsty, c'est ses affaires ça?"
Elle montra du doigt le sac fermé sur la banquette attendant une réponse de sa camarade.
Elle chercha un compartiment et s'installa restant silencieuse. Autour d'elle, d'autre Griffon d'or c'étaient installés mais ils étaient bien plus vieux qu'elle. Elle se lança donc dans la lecture de son livre de métamorphose. Elle adorait cette matière par dessus toutes les autres.
Au bout d'un moment elle se décida à bouger. Octavia n'aimait pas trop rester assise à rien faire pendant trop longtemps. Elle avait envie de déambuler dans les couloirs. Soudain, son regard fut attiré par un petit sac.
"Oh, un sac de friandise."
Elle le ramassa et pu lire un nom sur l'étiquette 'Kirsty', c'était une fille en première année comme elle mais elle ne c'était pas lié d'amitié avec elle. Pour tout dire, elle ne lui avait jamais parlé. Néanmoins elle se décida quand même à la retrouver pour lui rendre son paquet.
Elle avança dans le couloir, jetant un coup d'oeil dans chaque compartiment. Soudain, elle vit la jeune fille au loin mais celle ci partit en courant. La jeune fille n'eu pas le temps de l'interpeller qu'elle avait déjà disparu.
"Bon, je vais mettre ça dans son compartiment."
Elle arriva de va, tout le compartiment que Kirsty venait de quitter. Il y avait une autre jeune fille à l'intérieure. Octavia l'avait croisé plus d'une fois. En même temps elles étaient dans la même maison et elles seraient toutes deux en deuxième année à la rentré.
"Salut. J'ai trouvé ce sac, il appartient à Kirsty, c'est ses affaires ça?"
Elle montra du doigt le sac fermé sur la banquette attendant une réponse de sa camarade.
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4 ème année RP
Mr Briggs doit survivre à cette aventure.
4 ème année RP
Mr Briggs doit survivre à cette aventure.