Amuse-bouche
Vendredi 2 septembre 2050 — 11h37
@Églantine Pinehead
@Églantine Pinehead
Bien décidée à avoir l'air un minimum professionnel, ne serait-ce que les premiers jours, Rahima s'est retrouvée à la bibliothèque afin d'ouvrir pour la première fois de toute sa vie un livre sur l'arbitrage du Quidditch.
Evidemment, rien n'aurait jamais pu valoir la pratique directement sur le terrain. Mais si des livres existaient sur le sujet, ça devait bien être pour une raison, non ? Ne serait-ce que dans le but d'instruire des futurs littéraires qui seraient à jamais incapables de monter sur un balai par crainte de (oh là là, attention, Merlin !) tomber. Si seulement ils pouvaient se rendre compte que les premiers qui tombaient étaient les meilleurs joueurs de Quidditch... Simplement, ils étaient aussi les plus braves et les plus déterminés à se relever le plus vite possible. Sans tomber, on ne progresse pas. Et un bras, ça se répare. À quoi servirait l'infirmerie, sinon ? Ils devraient se mettre ça dans le crâne dès la première année, les élèves ici.
Enfin, elle était là en tant qu'arbitre, et non en tant que professeure de vol. Et elle se rendait d'ailleurs bien vite compte de l'inutilité des livres qu'elle était en train de parcourir. Des livres qui pensaient lui apprendre son métier alors qu'elle était déjà plus que qualifiée ! Des livres... Assez basiques. À la portée de n'importe quel minot, finalement.
Mais c'était ça ! Peut-être que des livres un peu plus avancés étaient susceptibles d'être présents dans la réserve ! Même si elle doutait sérieusement que quoi que ce soit puisse lui être d'une quelconque utilité dans cette bibliothèque. Ce ne serait donc rien que pour prouver à sa collègue qu'elle avait essayé, au moins.
Mais quelque chose de bien bien plus important que le besoin d'aller embêter la bibliothécaire dans l'espoir de pouvoir avoir accès à des livres de meilleures qualités se révéla bien assez vite à ses yeux : le chant de douleur de son estomac.
Il est vrai que l'heure du déjeuner n'était maintenant pas loin. Mais cela restait un gouffre immense à franchir pour une digne représentante d'Helga...
Et en bien digne représentante, il était évidemment hors de question de se balader où que ce soit sans un petit paquet de crackers dans son sac. Ou glissé dans une poche lorsque les sacs n'étaient plus permis à la bibliothèque. On ne sait jamais quand est-ce que l'on pourrait se voir souffrir d'un petit creux, comme en cet instant précis.
C'est pourquoi elle dégaina son paquet, peut-être un peu trop fière de pouvoir accéder à des privilèges qu'elle n'avait jusque-là jamais eus, et se hâta de croquer dans le premier biscuit. C'était soit le bruit des crackers, soit le bruit de son estomac gargouillant, après tout. Et quitte à choisir, elle préférait amplement la douce mélodie de la première option.
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Amuse-bouche
Enfin, les choses commençaient à se goupiller. Petit à petit, Églantine prenait l'ascendant sur cet endroit, et sur les défis personnelles que la bibliothèque lui imposait. Toute cette organisation à revoir, ces livres à classer, les étagères à nettoyer, déplacer, l'espace à optimiser, les pratiques laxistes et permissives intolérables à corriger... Rédiger le premier jet de son règlement n'était que le premier pas, et la dame en grise avait toujours énormément de pain sur la planche. Le travail ne lui avait jamais fait peur. Bien au contraire, non seulement elle se considérait comme douée, mais également une grande travailleuse, acharnée même. Plus que passionnée, elle se donnait comme défi personnel de ne jamais se contenter de la surface des choses.
Un bruit.
Prestement, la bibliothécaire brandit ses lorgnettes grises pour les déposer sur le bout de son nez. Guettant avec un regard d'aigle dans toutes les directions, raide comme le bois d'hiver, cherchant le malheureux qui osait perturber la première règle de son lieu.
Lorsqu'elle s'avança, digne et furieuse, elle ignora les quelques élèves innocents pouvant éventuellement se trouver sur son chemin. Une odeur atteignit ses narines, la faisant se figer net. Du sel, du gras ? Que voilà une infraction à l'article douze, si elle n'abusait pas. Voilà qu'un sourire naquit sur ses lèvres fines, soulignant les rides de son visage. Déjà, elle se voyait ôter cinq, non, dix points, à l'importun qui osait braver son règlement sacré. Et pourquoi pas quinze, tant qu'elle y était, avec deux heures de retenue, dont chacune serait consacrée au recopiage calligraphié du règlement ?
Cependant, quelle ne fut pas sa surprise, son atroce surprise, de découvrir le malandrin. Ou plus exactement, la malandrine. Ses lorgnettes se baissèrent en un éclair, sous la fureur noire sous-tendant ses traits froids. Elle aurait pu être assez jeune pour être sa propre fille, mais il s'agissait pourtant ni plus ni moins d'une adulte, qui est plus est, membre de l'équipe éducative, qui trônait là ses infects gâteaux !
Par Merlin.
Après une infime hésitation, Églantine finit par arriver au niveau de l'intruse. Merlin savait que si elle en avait la possibilité, elle l'aurait exclu de ce lieu, comme n'importe quel élève bavard et bruyant.
« Je vous prie de me pardonner. »
Immobile, droite, ses mains soigneusement posées sur le bas de son ventre, au niveau du départ de sa robe, la bibliothécaire fixait sans ciller l'arbitre. Un infime mouvement de tête accompagna ses mots dégoulinant d'ironie sarcastique.
« Visiblement, je dois vous déranger. Désirez-vous peut-être une tasse de thé avec ceci ? Ou bien même, peut-être souhaiteriez-vous un petit gâteau, pour accompagner tout cela ? Oh, mais où avais-je la tête, peut-être n'avez pas lu le grand panneau fixé à l'entrée ? »
Et elle en aurait rajouté, si son regard n'était pas tombé sur ce que l'arbitre lisait. S'agissait-il... du lire le plus basique sur les règles de Quidditch ? D'un niveau tel que même Églantine, la plus grande profane de ce sport, avait déjà lu et maîtrisé durant sa deuxième année ? Par Merlin, ce devait être une épouvantable blague, un élève qui avait pris une potion de vieillissement, et qui s'amusait déjà à moquer Églantine...
Un bruit.
Prestement, la bibliothécaire brandit ses lorgnettes grises pour les déposer sur le bout de son nez. Guettant avec un regard d'aigle dans toutes les directions, raide comme le bois d'hiver, cherchant le malheureux qui osait perturber la première règle de son lieu.
Lorsqu'elle s'avança, digne et furieuse, elle ignora les quelques élèves innocents pouvant éventuellement se trouver sur son chemin. Une odeur atteignit ses narines, la faisant se figer net. Du sel, du gras ? Que voilà une infraction à l'article douze, si elle n'abusait pas. Voilà qu'un sourire naquit sur ses lèvres fines, soulignant les rides de son visage. Déjà, elle se voyait ôter cinq, non, dix points, à l'importun qui osait braver son règlement sacré. Et pourquoi pas quinze, tant qu'elle y était, avec deux heures de retenue, dont chacune serait consacrée au recopiage calligraphié du règlement ?
Cependant, quelle ne fut pas sa surprise, son atroce surprise, de découvrir le malandrin. Ou plus exactement, la malandrine. Ses lorgnettes se baissèrent en un éclair, sous la fureur noire sous-tendant ses traits froids. Elle aurait pu être assez jeune pour être sa propre fille, mais il s'agissait pourtant ni plus ni moins d'une adulte, qui est plus est, membre de l'équipe éducative, qui trônait là ses infects gâteaux !
Par Merlin.
Après une infime hésitation, Églantine finit par arriver au niveau de l'intruse. Merlin savait que si elle en avait la possibilité, elle l'aurait exclu de ce lieu, comme n'importe quel élève bavard et bruyant.
« Je vous prie de me pardonner. »
Immobile, droite, ses mains soigneusement posées sur le bas de son ventre, au niveau du départ de sa robe, la bibliothécaire fixait sans ciller l'arbitre. Un infime mouvement de tête accompagna ses mots dégoulinant d'ironie sarcastique.
« Visiblement, je dois vous déranger. Désirez-vous peut-être une tasse de thé avec ceci ? Ou bien même, peut-être souhaiteriez-vous un petit gâteau, pour accompagner tout cela ? Oh, mais où avais-je la tête, peut-être n'avez pas lu le grand panneau fixé à l'entrée ? »
Et elle en aurait rajouté, si son regard n'était pas tombé sur ce que l'arbitre lisait. S'agissait-il... du lire le plus basique sur les règles de Quidditch ? D'un niveau tel que même Églantine, la plus grande profane de ce sport, avait déjà lu et maîtrisé durant sa deuxième année ? Par Merlin, ce devait être une épouvantable blague, un élève qui avait pris une potion de vieillissement, et qui s'amusait déjà à moquer Églantine...
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Amuse-bouche
Mais à peine eût-elle croqué dans son premier biscuit qu'une vieille harpie fonda sur elle, lui faisant une remarque visiblement teintée d'une ironie malsaine. Ayant eu le privilège d'être bien élevée, son premier réflexe fut d'exhiber son paquet de crackers à la bibliothécaire afin de formuler une proposition allant dans le sens des valeurs du partage qu'on lui avait inculquées depuis toute petite :
« — Gnou en goulez ? »
Miséricorde !
Elle posa précipitamment la main sur la bouche en se rendant compte qu'elle avait osé bafouer une règle ancestrale de politesse en parlant la bouche pleine. C'est pourquoi elle prit le temps de finir de mâcher sa première bouchée, d'avaler, puis répéta ce qu'elle essayait de dire quelques secondes plus tôt.
« — Vous en voulez ? »
La pauvre, elle devait avoir marché dans du crottin de licorne ce matin en se réveillant... De quoi passer une bien mauvaise journée pour la suite. Pas étonnant qu'elle semble d'aussi méchante humeur. Mais peut-être Rahima pouvait-elle essayer d'égayer un peu la journée de cette dernière ? Rien de tel qu'un bon petit-déjeuner pour ça, après tout. Et il n'est jamais trop tard pour manger, ça non.
C'est pourquoi elle embellit sa demande d'un chaleureux sourire, afin de prouver qu'ils n'étaient pas empoisonnés et qu'elle ne la dérangeait pas. Non, loin de là. Elle était prête à tout pour accueillir au mieux ses nouvelles collègues de travail. Ou du moins faire la meilleure impression possible.
Et elle sourit de plus bel lorsque la bibliothécaire enchaîna sur une proposition d'une petite tasse de thé.
« — Oh non, je ne pense pas qu'un gâteau serait nécessaire avec tout ça. En revanche, une tasse de th-... ! »
Elle s'interrompit d'elle-même lorsque son cerveau finit enfin d'assimiler la dernière phrase de son interlocutrice. Ce n'était en effet pas une invitation au thé mais bel et bien un reproche de manger des crackers ici que lui faisait la bibliothécaire. Ce qu'elle n'avait évidemment pas encore compris étant donné le fait qu'elle était trop occupée à répondre au début de sa déclaration.
« — Oh non, vous faites erreur. Je ne suis pas en septième année, répondit-elle finalement se dotant de nouveau de son sourire innocent. »
Cela ne devait pas déjà être assez visible au vu de son accoutrement. C'était après tout la rentrée et les élèves devaient encore se refaire au règlement de l'école donc peut-être que certains avaient pu rentrer dans la bibliothèque sans leurs blasons. Et la bibliothécaire ne devait pas avoir fait particulièrement attention à elle hier soir. Il y avait certes beaucoup moins d'adultes que d'élèves lors de cette rentrée mais cela restait un certain nombre, ça ne surprendrait finalement pas vraiment Rahima si elle ne se souvenait pas d'elle. Et elle ne lui en voudrait pas pour ça.
« — Gnou en goulez ? »
Miséricorde !
Elle posa précipitamment la main sur la bouche en se rendant compte qu'elle avait osé bafouer une règle ancestrale de politesse en parlant la bouche pleine. C'est pourquoi elle prit le temps de finir de mâcher sa première bouchée, d'avaler, puis répéta ce qu'elle essayait de dire quelques secondes plus tôt.
« — Vous en voulez ? »
La pauvre, elle devait avoir marché dans du crottin de licorne ce matin en se réveillant... De quoi passer une bien mauvaise journée pour la suite. Pas étonnant qu'elle semble d'aussi méchante humeur. Mais peut-être Rahima pouvait-elle essayer d'égayer un peu la journée de cette dernière ? Rien de tel qu'un bon petit-déjeuner pour ça, après tout. Et il n'est jamais trop tard pour manger, ça non.
C'est pourquoi elle embellit sa demande d'un chaleureux sourire, afin de prouver qu'ils n'étaient pas empoisonnés et qu'elle ne la dérangeait pas. Non, loin de là. Elle était prête à tout pour accueillir au mieux ses nouvelles collègues de travail. Ou du moins faire la meilleure impression possible.
Et elle sourit de plus bel lorsque la bibliothécaire enchaîna sur une proposition d'une petite tasse de thé.
« — Oh non, je ne pense pas qu'un gâteau serait nécessaire avec tout ça. En revanche, une tasse de th-... ! »
Elle s'interrompit d'elle-même lorsque son cerveau finit enfin d'assimiler la dernière phrase de son interlocutrice. Ce n'était en effet pas une invitation au thé mais bel et bien un reproche de manger des crackers ici que lui faisait la bibliothécaire. Ce qu'elle n'avait évidemment pas encore compris étant donné le fait qu'elle était trop occupée à répondre au début de sa déclaration.
« — Oh non, vous faites erreur. Je ne suis pas en septième année, répondit-elle finalement se dotant de nouveau de son sourire innocent. »
Cela ne devait pas déjà être assez visible au vu de son accoutrement. C'était après tout la rentrée et les élèves devaient encore se refaire au règlement de l'école donc peut-être que certains avaient pu rentrer dans la bibliothèque sans leurs blasons. Et la bibliothécaire ne devait pas avoir fait particulièrement attention à elle hier soir. Il y avait certes beaucoup moins d'adultes que d'élèves lors de cette rentrée mais cela restait un certain nombre, ça ne surprendrait finalement pas vraiment Rahima si elle ne se souvenait pas d'elle. Et elle ne lui en voudrait pas pour ça.
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Amuse-bouche
Les traits de la vieille bibliothécaire virèrent au rouge pivoine lorsque l'énergumène osa piaffer la bouche pleine, déformant ses mots et laissant apparaître l'infâme pâte, mélange de salive et de miettes, sur sa langue. Quelle ignominie, par Merlin ! Elle se serait empressée de la corriger savamment si l'arbitre ne s'était pas avisé de couvrir sa bouche, réalisant sa lourde erreur, et de terminer avant de reprendre. Bien que le fond de sa réplique semblait aussi dépourvue de réflexion et de bienséance que sa forme... Et voilà qu'elle... Par Morgane, était-il possible qu'elle se fiche de sa tronche ? Qu'elle se paye sa tête ? S'agissait-il véritablement d'une farce, d'un gag de mauvais goût, un pari perdu ? Qu'importe la raison, elle n'était pas là pour rire, les règles sont les règles morbleu !
Était-elle sotte, ou le faisait-elle exprès, lorsqu'elle répondit avec le plus grand sérieux à sa question sans saisir le sous-entendu, pourtant plus qu'évident ? Sa main veinée s'apposa sur le bas de son visage, le regard éberlué, en constatant qu'apparemment, la stupidité n'était pas propre aux élèves...
« Par Merlin, ôtez ça de ma vue ! Et me prenez-vous pour une imbécile ? Je sais parfaitement qui vous êtes, Madame Ahmadi, pensez-vous que votre statut d'arbitre vous dispense d'appliquer les règles de ma bibliothèque ? Article 12 : Il est interdit d'apporter de la nourriture ou des boissons. »
Satisfaite d'avoir pu dispenser sa croisade, Églantine se redressa en posant les paumes de ses mains sur le pommeau de sa canne. Désormais, tout ce qui lui restait à faire, était d'attendre que la trouble-fête prenne conscience de ses actes, et s'empresse de faire disparaître ces infects gâteaux. Une arbitre qui grignote... Combien de temps avant qu'elle ne finisse trop rondelette pour ne serait-ce que monter sur un balais ? Ce n'était pas sérieux, tout ça !
Était-elle sotte, ou le faisait-elle exprès, lorsqu'elle répondit avec le plus grand sérieux à sa question sans saisir le sous-entendu, pourtant plus qu'évident ? Sa main veinée s'apposa sur le bas de son visage, le regard éberlué, en constatant qu'apparemment, la stupidité n'était pas propre aux élèves...
« Par Merlin, ôtez ça de ma vue ! Et me prenez-vous pour une imbécile ? Je sais parfaitement qui vous êtes, Madame Ahmadi, pensez-vous que votre statut d'arbitre vous dispense d'appliquer les règles de ma bibliothèque ? Article 12 : Il est interdit d'apporter de la nourriture ou des boissons. »
Satisfaite d'avoir pu dispenser sa croisade, Églantine se redressa en posant les paumes de ses mains sur le pommeau de sa canne. Désormais, tout ce qui lui restait à faire, était d'attendre que la trouble-fête prenne conscience de ses actes, et s'empresse de faire disparaître ces infects gâteaux. Une arbitre qui grignote... Combien de temps avant qu'elle ne finisse trop rondelette pour ne serait-ce que monter sur un balais ? Ce n'était pas sérieux, tout ça !
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Amuse-bouche
« — Comment dire... »
Oui. Oui, Rahima pensait totalement que son statut d'arbitre lui dispensait d'appliquer les règles de la bibliothèque. Qu'elle n'avait d'ailleurs bien évidemment pas lues. A quoi bon, puisqu'elle n'était pas censée être concernée par ces règles ? Mais si, visiblement. Ce qui était d'ailleurs des plus absurdes à ses yeux.
« — Si vous voulez mon avis, cette règle ne devrait s'appliquer qu'aux élèves de premières années qui ne maîtrisent pas encore Récurvite, dit-elle en ayant au moins la décence de soulever le livre qui lui faisait face pour faire tomber les éventuelles miettes qui se seraient glissées entre les pages. »
Puisqu'évidemment, n'ayant pas lu les règles qui étaient juste devant la bibliothèque, elle n'avait également pas eu l'occasion de lire que les baguettes étaient interdites en ces lieux. Mais elle ne semblait pas s'en soucier pour autant, continuant de son air insouciant :
« — Et voilà, problème résolu ! Je ferai attention à ne plus croquer au-dessus du livre et à nettoyer la table derrière moi. Merci beaucoup pour votre rappel, finit-elle avec un sourire qu'elle espérait bienveillant envers la bibliothécaire. »
Elle espérait ainsi un peu contrebalancer avec la visible mauvaise humeur de la harpie qui lui faisait face. Avec un sourire et en la remerciant de son immense sagesse puisqu'elle avait eu raison sur ce point-là. Oui, Rahima savait ne pas rester campée sur ses positions et admettre que le parti adverse avait raison. Surtout lorsque cette vieille harpie coincée comme un balai (dont elle pouvait presque voir les oreilles fumer tant elle était furieuse) commençait doucement à lui taper sur les nerfs. Peut-être que lui donner raison sur un point lui permettrait de ne plus avoir affaire à elle pour une petite heure, au moins. Juste le temps de finir sa lecture actuelle.
La nouvelle arbitre se pencha donc de nouveau sur son livre, l'air de rien, puis croqua de nouveau dans le cracker qu'elle avait à peine entamé. En prenant soin, cette fois-ci, de ne pas croquer au-dessus du livre, laissant donc uniquement la table émiettée, et non le bouquin. Elle nettoierait lorsque le paquet sera vide. Cela n'avait après tout aucun sens de commencer à nettoyer avant.
Oui. Oui, Rahima pensait totalement que son statut d'arbitre lui dispensait d'appliquer les règles de la bibliothèque. Qu'elle n'avait d'ailleurs bien évidemment pas lues. A quoi bon, puisqu'elle n'était pas censée être concernée par ces règles ? Mais si, visiblement. Ce qui était d'ailleurs des plus absurdes à ses yeux.
« — Si vous voulez mon avis, cette règle ne devrait s'appliquer qu'aux élèves de premières années qui ne maîtrisent pas encore Récurvite, dit-elle en ayant au moins la décence de soulever le livre qui lui faisait face pour faire tomber les éventuelles miettes qui se seraient glissées entre les pages. »
Puisqu'évidemment, n'ayant pas lu les règles qui étaient juste devant la bibliothèque, elle n'avait également pas eu l'occasion de lire que les baguettes étaient interdites en ces lieux. Mais elle ne semblait pas s'en soucier pour autant, continuant de son air insouciant :
« — Et voilà, problème résolu ! Je ferai attention à ne plus croquer au-dessus du livre et à nettoyer la table derrière moi. Merci beaucoup pour votre rappel, finit-elle avec un sourire qu'elle espérait bienveillant envers la bibliothécaire. »
Elle espérait ainsi un peu contrebalancer avec la visible mauvaise humeur de la harpie qui lui faisait face. Avec un sourire et en la remerciant de son immense sagesse puisqu'elle avait eu raison sur ce point-là. Oui, Rahima savait ne pas rester campée sur ses positions et admettre que le parti adverse avait raison. Surtout lorsque cette vieille harpie coincée comme un balai (dont elle pouvait presque voir les oreilles fumer tant elle était furieuse) commençait doucement à lui taper sur les nerfs. Peut-être que lui donner raison sur un point lui permettrait de ne plus avoir affaire à elle pour une petite heure, au moins. Juste le temps de finir sa lecture actuelle.
La nouvelle arbitre se pencha donc de nouveau sur son livre, l'air de rien, puis croqua de nouveau dans le cracker qu'elle avait à peine entamé. En prenant soin, cette fois-ci, de ne pas croquer au-dessus du livre, laissant donc uniquement la table émiettée, et non le bouquin. Elle nettoierait lorsque le paquet sera vide. Cela n'avait après tout aucun sens de commencer à nettoyer avant.
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Amuse-bouche
Avait-elle mal entendu ? Devant-elle gâteuse et sourdingue, ses oreilles lui jouaient-elles des tours ? Ou venait-elle réellement d'entendre un membre de l'équipe suggérer au bélier que les règles mises en place ne devraient pas s'appliquer à sa sainte personne ? Autant dire que le regard dégoupillé que lança la bibliothécaire à l'arbitre aurait pu changer en pierre n'importe quel être humain un poil doté d'instinct de survie. S'il y avait bien une chose, parmi la longue, l'interminable liste, des choses qu'Églantine ne supportait pas, c'était bien l'irrespect des règlements. Sans compter que le sien, à elle, de règlement, était par définition supérieur aux autres, cela allait de soi.
Ses joues se creusèrent en rougissant de colère lorsqu'elle observa les miettes répugnantes se séparer des pages du livre que l'arbitre souleva. Médusée, la vieille bibliothécaire devait faire appel à toute sa tenue pour garder sa bienséance et ne pas chasser l'intruse à grands coups de balai au derrière. Ses règles avaient vocation universelle à s'appliquer à tout être doté de conscience dans ce château ! Et ceux ou celles qui refuseraient de s'y plier se verraient broyés, éliminés, ils seraient écrasés pour mieux rentrer dans le cadre qu'ils n'auraient jamais dû quitter. L'arbitre venait de démontrer qu'elle n'avait même pas daigné jeter un regard à l'affiche, pourtant bien mise en évidence, à l'entrée du lieu... Quelle désolation. Et elle avait le triple culot de lui sourire d'un air innocent ! On aurait pu croire qu'un enfant de dix ans s'était infiltré dans la peau d'une jeune adulte, c'était à pleurer. Et... et voilà qu'elle...
« Par Merlin et Morgane réunis, cessez donc ! »
D'un coup de Tergeo furieux et froid, elle déblaya les miettes qui avaient à peine eu le temps d'effleurer le bois tout fraîchement vernis de la table, mille fois plus précieuse à ses yeux que l'insolente arbitre. Ses pupilles lançant moult éclairs, elle déposa sa main sur sa robe, l'entourant de ses doigts crochues et veinés, avant de lancer de sa voix retenue mais grinçante.
« Maîtriser ou non Récurvite n'est point la question, madame. Les règles sont les règles, et je vous prierai de bien vouloir vous débarrasser séant de ces infâmes biscuits ! Cette bibliothèque est un lieu de savoir, où l'on nourrit son esprit, en aucun cas son corps. Imaginez un seul instant qu'une abominable miette vienne se loger entre deux pages pour l'entacher de son gras... Répugnant. »
N'avait-elle donc aucune tenue, aucune dignité ? Une telle provocation, sans vergogne, aurait amplement mérité une bonne punition si l'humain qu'elle avait eu face à elle était une élève. Une bonne dissertation, bien salée, portant sur l'importance de la propreté nécessaire à entretenir un esprit sain.
Ses joues se creusèrent en rougissant de colère lorsqu'elle observa les miettes répugnantes se séparer des pages du livre que l'arbitre souleva. Médusée, la vieille bibliothécaire devait faire appel à toute sa tenue pour garder sa bienséance et ne pas chasser l'intruse à grands coups de balai au derrière. Ses règles avaient vocation universelle à s'appliquer à tout être doté de conscience dans ce château ! Et ceux ou celles qui refuseraient de s'y plier se verraient broyés, éliminés, ils seraient écrasés pour mieux rentrer dans le cadre qu'ils n'auraient jamais dû quitter. L'arbitre venait de démontrer qu'elle n'avait même pas daigné jeter un regard à l'affiche, pourtant bien mise en évidence, à l'entrée du lieu... Quelle désolation. Et elle avait le triple culot de lui sourire d'un air innocent ! On aurait pu croire qu'un enfant de dix ans s'était infiltré dans la peau d'une jeune adulte, c'était à pleurer. Et... et voilà qu'elle...
« Par Merlin et Morgane réunis, cessez donc ! »
D'un coup de Tergeo furieux et froid, elle déblaya les miettes qui avaient à peine eu le temps d'effleurer le bois tout fraîchement vernis de la table, mille fois plus précieuse à ses yeux que l'insolente arbitre. Ses pupilles lançant moult éclairs, elle déposa sa main sur sa robe, l'entourant de ses doigts crochues et veinés, avant de lancer de sa voix retenue mais grinçante.
« Maîtriser ou non Récurvite n'est point la question, madame. Les règles sont les règles, et je vous prierai de bien vouloir vous débarrasser séant de ces infâmes biscuits ! Cette bibliothèque est un lieu de savoir, où l'on nourrit son esprit, en aucun cas son corps. Imaginez un seul instant qu'une abominable miette vienne se loger entre deux pages pour l'entacher de son gras... Répugnant. »
N'avait-elle donc aucune tenue, aucune dignité ? Une telle provocation, sans vergogne, aurait amplement mérité une bonne punition si l'humain qu'elle avait eu face à elle était une élève. Une bonne dissertation, bien salée, portant sur l'importance de la propreté nécessaire à entretenir un esprit sain.
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Amuse-bouche
Bon. Cette vieille harpie ne commençait pas à lui courir sur le haricot. Elle lui avait déjà fait un marathon sur son pauvre légume et la patience de Rahima commençait sérieusement à flancher.
Elle avait fait preuve de bonne foi en prenant conscience du problème qu'elle posait et en proposant une solution au conflit simple et pacifique, en tenant compte du problème sous-jacent à la mise en place des règles de la bibliothèque. Et qu'est-ce que Mrs (que dis-je, "Madame" !) Pinehead avait-elle fait ? La rabrouer comme si elle n'avait ni fait ni l'ombre d'un effort ni comme si son avis et ses propositions avaient une quelconque importance. Comme si les règles étaient les règles, qu'elles étaient immuables, et qu'il fallait les respecter sans prendre le temps de réfléchir par soi-même aux causes et aux conséquences de ces règles comme une machine sans âme. Ce qu'elle était peut-être, d'ailleurs.
Enfin... "Comme si" n'était peut-être pas la bonne formulation puisqu'elle avait en effet prononcé la phrase « les règles sont les règles », confirmant donc inévitablement l'étroitesse d'esprit et la stupidité de la catégorie de personne dans laquelle elle se situait. Elle lui faisait penser à...
Bref. Pas de bons souvenirs. Rien ne servait de les ressasser. Cela ne mènerait qu'à ce qu'elle ne se sente plus mal à l'aise encore que la situation ne l'exigeait. Ce dont elle avait finalement tout sauf besoin maintenant.
C'est pourquoi Rahima prit le temps de se redresser, le dos droit. Se tourner vers la harpie qui était visiblement déterminée à ruiner sa matinée. Et prendre une expression de visage plus ferme, plus sévère. Puisque c'était visiblement le seul moyen de communication que comprenait son interlocutrice.
« — Sauf erreur de ma part, les règles sont mises en place dans le but de pallier un problème sous-jacent. Mais un problème n'a pas qu'une seule et unique solution universelle. Le problème, là, est le gras. Les solutions : ne pas manger ou utiliser un Récurvite. Vous choisissez la solution de ne pas manger qui vous convient le mieux. Moi, ma solution est d'utiliser un sortilège de nettoyage. Un problème, deux solutions différentes qui conviennent à chacune de nos deux valeurs. Le problème est résolu de la même manière à la fin, les conséquences sont les mêmes. Donc je vous prierai, s'il vous plaît, de me laisser gérer la situation sans vous imposer votre vision des choses. Je suis majeure, je pense être en capacité de réfléchir par moi-même à la manière dont gérer mes problèmes. Merci. »
Elle se retint in extremis de pousser un long soupir à la fin de son discours avant de reporter son attention sur son livre. S'il y avait bien une chose qu'elle haïssait, c'était se retrouver contrainte d'utiliser un ton et des mots aussi sérieux et aussi fermes. Mais elle avait toujours espoir que son ton soit assez diplomate pour que la bibliothécaire comprenne d'elle-même qu'elle avait été un peu trop loin.
Elle avait fait preuve de bonne foi en prenant conscience du problème qu'elle posait et en proposant une solution au conflit simple et pacifique, en tenant compte du problème sous-jacent à la mise en place des règles de la bibliothèque. Et qu'est-ce que Mrs (que dis-je, "Madame" !) Pinehead avait-elle fait ? La rabrouer comme si elle n'avait ni fait ni l'ombre d'un effort ni comme si son avis et ses propositions avaient une quelconque importance. Comme si les règles étaient les règles, qu'elles étaient immuables, et qu'il fallait les respecter sans prendre le temps de réfléchir par soi-même aux causes et aux conséquences de ces règles comme une machine sans âme. Ce qu'elle était peut-être, d'ailleurs.
Enfin... "Comme si" n'était peut-être pas la bonne formulation puisqu'elle avait en effet prononcé la phrase « les règles sont les règles », confirmant donc inévitablement l'étroitesse d'esprit et la stupidité de la catégorie de personne dans laquelle elle se situait. Elle lui faisait penser à...
Bref. Pas de bons souvenirs. Rien ne servait de les ressasser. Cela ne mènerait qu'à ce qu'elle ne se sente plus mal à l'aise encore que la situation ne l'exigeait. Ce dont elle avait finalement tout sauf besoin maintenant.
C'est pourquoi Rahima prit le temps de se redresser, le dos droit. Se tourner vers la harpie qui était visiblement déterminée à ruiner sa matinée. Et prendre une expression de visage plus ferme, plus sévère. Puisque c'était visiblement le seul moyen de communication que comprenait son interlocutrice.
« — Sauf erreur de ma part, les règles sont mises en place dans le but de pallier un problème sous-jacent. Mais un problème n'a pas qu'une seule et unique solution universelle. Le problème, là, est le gras. Les solutions : ne pas manger ou utiliser un Récurvite. Vous choisissez la solution de ne pas manger qui vous convient le mieux. Moi, ma solution est d'utiliser un sortilège de nettoyage. Un problème, deux solutions différentes qui conviennent à chacune de nos deux valeurs. Le problème est résolu de la même manière à la fin, les conséquences sont les mêmes. Donc je vous prierai, s'il vous plaît, de me laisser gérer la situation sans vous imposer votre vision des choses. Je suis majeure, je pense être en capacité de réfléchir par moi-même à la manière dont gérer mes problèmes. Merci. »
Elle se retint in extremis de pousser un long soupir à la fin de son discours avant de reporter son attention sur son livre. S'il y avait bien une chose qu'elle haïssait, c'était se retrouver contrainte d'utiliser un ton et des mots aussi sérieux et aussi fermes. Mais elle avait toujours espoir que son ton soit assez diplomate pour que la bibliothécaire comprenne d'elle-même qu'elle avait été un peu trop loin.
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Amuse-bouche
Que voilà madame la vieille bibliothécaire bien désemparée. Elle avait l'impression de se trouver face à une gamine adolescente dotée de mots d'adultes. Mais tout dans son comportement indiquait l'immaturité et l'insolence ! Ne comprenait-elle pas que le gras et la saleté n'étaient que secondaires dans cette histoire ? Comment était-il possible que l'idée même de bien se tenir dans un tel endroit puisse lui échapper comme de la fumée entre ses doigts sales et plein de gras ?! Face à un élève, , la bibliothécaire n'aurait pas hésité un seul instant à l'expulser de ces lieux, doublé d'une méchante dissertation sur l'insolence, avec peut-être en bonus une belle lettre gratinée aux parents et à la directrice...
En l'occurrence, que faire face à une adulte aussi rapiat et ridicule que celle-là ? C'en était déstabilisant, et révoltant, ne réalisait-elle pas l'exemple qu'elle imposait aux élèves ? N'avait-elle aucun sens des responsabilités ? C'en était lamentable, pitoyable, la méprisable tête de linotte sur ces épaules devait avoir été un peu trop secouée par des cognards visiblement. Quelques neurones avaient dû y laisser leur peau...
« Ne réalisez-vous pas l'exemple indiciblement mauvais que vous donnez aux élèves par votre comportement ? Je ne devrais même pas avoir à vous le dire, mais que croyez-vous renvoyer comme image ? Madame l'arbitre est arbitre et adulte, par conséquent, les règles ne s'appliquent pas à sa personne, semblerait-il. Le problème n'est pas le gras, madame, c'est la tenue. Vos gestes et vos bruits de mastication, la nonchalance de votre lecture, l'indifférence du respect lié à cet endroit, à la pratique de la lecture, des révisions, du travail ! »
Elle retint son soupir en se redressant, sentant sa veine battre sur son front.
« Ayez au moins la dignité de manger en silence, et en discrétion. Et veillez à nettoyer chaque page de vos ouvrages d'un Tergeo, un Recurvite sera insuffisant. En vous remerciant, madame. »
Lâcha-t-elle, toujours aussi calme, avant de tourner les talons en silence. Tout ce qui lui importait, au final, c'était la quiétude de sa bibliothèque. Et elle ferait avec ses armes à disposition pour faire régner l'ordre. Je ferai régner l'ordre ! Aimait-elle scander à ses heures perdues. La légende voulait que Madame Pinehead descende de Madame Ombrage... Mais en même temps, quelle idée de manger dans un endroit pareil ! Et des crackers, par le chapeau pointu de Merlin l'enchanteur ! Ne fallait-il avoir aucune jugeote, aucune intelligence, aucun respect ni la moindre once de retenue, pour se livrer à des activités aussi pleines de débauche ? Eurg, elle aurait pu écrire un ouvrage sur ce genre de comportement, et il n'aurait pas été court, croyez-le bien.
Et ses menaces n'étaient pas vaines, elle comptait bien vérifier chaque page de ce livre une fois redéposé sur son étagère...
En l'occurrence, que faire face à une adulte aussi rapiat et ridicule que celle-là ? C'en était déstabilisant, et révoltant, ne réalisait-elle pas l'exemple qu'elle imposait aux élèves ? N'avait-elle aucun sens des responsabilités ? C'en était lamentable, pitoyable, la méprisable tête de linotte sur ces épaules devait avoir été un peu trop secouée par des cognards visiblement. Quelques neurones avaient dû y laisser leur peau...
« Ne réalisez-vous pas l'exemple indiciblement mauvais que vous donnez aux élèves par votre comportement ? Je ne devrais même pas avoir à vous le dire, mais que croyez-vous renvoyer comme image ? Madame l'arbitre est arbitre et adulte, par conséquent, les règles ne s'appliquent pas à sa personne, semblerait-il. Le problème n'est pas le gras, madame, c'est la tenue. Vos gestes et vos bruits de mastication, la nonchalance de votre lecture, l'indifférence du respect lié à cet endroit, à la pratique de la lecture, des révisions, du travail ! »
Elle retint son soupir en se redressant, sentant sa veine battre sur son front.
« Ayez au moins la dignité de manger en silence, et en discrétion. Et veillez à nettoyer chaque page de vos ouvrages d'un Tergeo, un Recurvite sera insuffisant. En vous remerciant, madame. »
Lâcha-t-elle, toujours aussi calme, avant de tourner les talons en silence. Tout ce qui lui importait, au final, c'était la quiétude de sa bibliothèque. Et elle ferait avec ses armes à disposition pour faire régner l'ordre. Je ferai régner l'ordre ! Aimait-elle scander à ses heures perdues. La légende voulait que Madame Pinehead descende de Madame Ombrage... Mais en même temps, quelle idée de manger dans un endroit pareil ! Et des crackers, par le chapeau pointu de Merlin l'enchanteur ! Ne fallait-il avoir aucune jugeote, aucune intelligence, aucun respect ni la moindre once de retenue, pour se livrer à des activités aussi pleines de débauche ? Eurg, elle aurait pu écrire un ouvrage sur ce genre de comportement, et il n'aurait pas été court, croyez-le bien.
Et ses menaces n'étaient pas vaines, elle comptait bien vérifier chaque page de ce livre une fois redéposé sur son étagère...
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Amuse-bouche
Rahima retint de nouveau in extremis de ponctuer les dires de la bibliothécaire d'un « Je ne vois pas le problème. ». Cela n'aurait fait que rajouter une pièce dans la machine, ce qui était la dernière chose qu'elle souhaitait en ce moment.
Tout ce qu'elle avait voulu originellement était, pour ainsi dire, rester dans la bibliothèque afin d'avoir un moment de calme et de paix. Et il était très comique de constater que la harpie qui avait troublé ce moment de calme et de paix était celle qui s'en prétendait la gardienne. Magnifique ironie.
Rahima aurait pu lui rétorquer qu'il n'y avait pas de problème dans sa tenue. Que, bien au contraire, cela poussait les élèves à la réflexion vis-à-vis des règles imposées au lieu de les suivre bêtement, sans penser au fondement derrière. Ce avec quoi elle pouvait d'ailleurs faire un très rapide parallèle aux deux Grandes Guerres des Sorciers et les conséquences de suivre les ordres bêtement.
Que cette image qu'elle renvoyait était très spécifiquement pensée pour que les élèves autour se sentent plus à l'aise et moins sur la défensive lorsqu'ils la côtoyaient. Qu'ils se sentent en sécurité et libres de leur faire part de leurs pensées afin de les guider et non les punir bêtement. Qu'ils n'aient pas ce sentiment constant d'interdiction, ce qui ne les pousseraient qu'à devenir de meilleurs menteurs et ainsi les pousser plus rapidement dans des situations dangereuses sans pouvoir les surveiller au lieu de les accompagner dans leurs nouvelles expériences.
Mais ça, Madame Pinehead était vraisemblablement incapable de le comprendre aussi bien de le percevoir. Le fait est qu'elle lui avait accordé un répit pour le moment. Donc autant en profiter, puisque cela serait peut-être le premier comme le dernier. Elle engrènerait de nouveau la machine une prochaine fois. A supposer qu'elle ait la force de revenir après cet événement...
Si Rahima était de retour à Poudlard, ce n'était définitivement pas pour se prendre le bec avec ses nouvelles collègues. Donc c'était probablement la première et la dernière fois qu'elle remettait les pieds dans la bibliothèque.
De toute façon, ces livres étaient bien trop basiques pour elle. Qu'avait-elle espéré, au juste, en y mettant les pieds ? Elle devrait se contraindre à remettre les pieds à la bibliothèque de l'ISMI, qui serait très probablement mille fois plus instructive. Enfin... y mettre les pieds pour la première fois. On ne peut pas vraiment dire que Rahima ait été la plus sérieuse au sein de ses études dans cette école supérieure.
Cela constitue d'ailleurs la raison pour laquelle l'arbitre resta tout au plus que trente petites minutes supplémentaires (cette fois-ci sans rien manger pour être la plus efficace possible et quitter ces lieux maudits au plus vite) afin de feuilleter brièvement les autres livres dont elle s'était saisie et constater, en effet, qu'elle n'en apprendrait rien. Pas de regret là-dessus.
Elle eut l'audace de lancer, attention, non pas un Tergeo mais un Récurvite (oh là là !) sur le premier livre sur lequel elle avait croqué (ce qui était amplement suffisant pour elle) avant d'aller redéposer tous ses emprunts à leurs emplacements d'origine et de quitter le nid de la harpie pour de bon sans un regard en arrière.
Elle ne reviendrait pas à la bibliothèque de ci-tôt.
... Mais la joueuse espérait tout de même qu'elle recroiserait bientôt Glagla dans les couloirs. J'ai beaucoup trop aimé cet RP, on en refait où elles se battent quand tu veux
(Même si tu sais que j'ai encore du stock dans les tiroirs, héhé...)
Tout ce qu'elle avait voulu originellement était, pour ainsi dire, rester dans la bibliothèque afin d'avoir un moment de calme et de paix. Et il était très comique de constater que la harpie qui avait troublé ce moment de calme et de paix était celle qui s'en prétendait la gardienne. Magnifique ironie.
Rahima aurait pu lui rétorquer qu'il n'y avait pas de problème dans sa tenue. Que, bien au contraire, cela poussait les élèves à la réflexion vis-à-vis des règles imposées au lieu de les suivre bêtement, sans penser au fondement derrière. Ce avec quoi elle pouvait d'ailleurs faire un très rapide parallèle aux deux Grandes Guerres des Sorciers et les conséquences de suivre les ordres bêtement.
Que cette image qu'elle renvoyait était très spécifiquement pensée pour que les élèves autour se sentent plus à l'aise et moins sur la défensive lorsqu'ils la côtoyaient. Qu'ils se sentent en sécurité et libres de leur faire part de leurs pensées afin de les guider et non les punir bêtement. Qu'ils n'aient pas ce sentiment constant d'interdiction, ce qui ne les pousseraient qu'à devenir de meilleurs menteurs et ainsi les pousser plus rapidement dans des situations dangereuses sans pouvoir les surveiller au lieu de les accompagner dans leurs nouvelles expériences.
Mais ça, Madame Pinehead était vraisemblablement incapable de le comprendre aussi bien de le percevoir. Le fait est qu'elle lui avait accordé un répit pour le moment. Donc autant en profiter, puisque cela serait peut-être le premier comme le dernier. Elle engrènerait de nouveau la machine une prochaine fois. A supposer qu'elle ait la force de revenir après cet événement...
Si Rahima était de retour à Poudlard, ce n'était définitivement pas pour se prendre le bec avec ses nouvelles collègues. Donc c'était probablement la première et la dernière fois qu'elle remettait les pieds dans la bibliothèque.
De toute façon, ces livres étaient bien trop basiques pour elle. Qu'avait-elle espéré, au juste, en y mettant les pieds ? Elle devrait se contraindre à remettre les pieds à la bibliothèque de l'ISMI, qui serait très probablement mille fois plus instructive. Enfin... y mettre les pieds pour la première fois. On ne peut pas vraiment dire que Rahima ait été la plus sérieuse au sein de ses études dans cette école supérieure.
Cela constitue d'ailleurs la raison pour laquelle l'arbitre resta tout au plus que trente petites minutes supplémentaires (cette fois-ci sans rien manger pour être la plus efficace possible et quitter ces lieux maudits au plus vite) afin de feuilleter brièvement les autres livres dont elle s'était saisie et constater, en effet, qu'elle n'en apprendrait rien. Pas de regret là-dessus.
Elle eut l'audace de lancer, attention, non pas un Tergeo mais un Récurvite (oh là là !) sur le premier livre sur lequel elle avait croqué (ce qui était amplement suffisant pour elle) avant d'aller redéposer tous ses emprunts à leurs emplacements d'origine et de quitter le nid de la harpie pour de bon sans un regard en arrière.
Elle ne reviendrait pas à la bibliothèque de ci-tôt.
... Mais la joueuse espérait tout de même qu'elle recroiserait bientôt Glagla dans les couloirs. J'ai beaucoup trop aimé cet RP, on en refait où elles se battent quand tu veux
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149