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29 mai 2018, 14:20
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
Vendredi : 19h30. J'avais mangé assez rapidement ce soir, ayant dans l'idée de me rendre ensuite pour deux bonnes heures à la bibliothèque. Parmi nos cours, il y avait "Etude des Moldus". Ayant toujours vécu avec eux et mon père travaillant pour leur prodiguer des soins, j'avais une vision assez...moldue...des moldus. Ce que je veux dire, c'est que j'avais l'habitude de les côtoyer, connaissais leurs habitudes, et leur manière de pensée, de façon assez globale. J'avais toujours été immergé dans leur monde et avais pris l'habitude de paraître aussi moldu que possible à leurs yeux pour qu'ils ne soupçonnent jamais rien d'étrange chez moi. Bon, de ce côté-là, ça n'avait pas toujours été une grande réussite. J'avais pour souvenir d'avoir enterré jusqu'au cou l'un des frères par adoption de mon meilleur ami dans un bac à sable alors que j'étais encore très petit.

Mais passons ! J'étais particulièrement intrigué de voir comment les sorciers voyaient les moldus pour leur part. A la maison, nous avions une énorme bibliothèque qui faisait toute la longueur du couloir de l'étage. Le palier de cet étage était si grand qu'on avait pu y disposer des sofas devant certaines fenêtres et une table de salon avec canapé pour profiter de nos livres à loisirs. Ces livres étaient de grands classiques pour la plupart. De simples livres de moldus que j'aimais beaucoup personnellement car j'adorais les histoires qu'ils pouvaient raconter. Mais nous avions aussi une très grosse collections de tous les livres pour enfants sorciers que l'on peut imaginer. Je les aimais aussi car cela faisait parti de nous, mais j'étais assez ouvert d'esprit pour avoir envie de découvrir les autres livres aussi. Enfin, nous avions des ouvrages pour sorciers plus mâtures devrais-je dire. Les livres de mes parents essentiellement, et d'ailleurs, certains étaient sagement enfermés dans le bureau de mon père, le plus loin possible de ma portée afin que je ne puisse les consulter.

Enfin à cette heure-ci, je venais donc d'entrer de la bibliothèque, observant la pièce avec intérêt. C'était énorme ! Des tables de travail se trouvaient au milieu de la pièce et tous les livres étaient exactement triés. Ainsi, je ne met pas longtemps à trouver le rayonnage que je souhaite : Etude des Moldus. Malheureusement, les livres qui s'y trouvent ne sont pas nombreux. C'est dommage, mais cela n'a que peu d'importance. Je m'arrangerais pas la suite avec la personne qui s'occupe de la bibliothèque pour savoir si elle ne peut pas obtenir de nouveaux ouvrages. Je saisis donc le seul ouvrage disponible : Manuel d'Etude des Moldus. Je trouve ensuite une place dans un coin tranquille et commence ma lecture, un léger sourire flottant sur mes lèvres. J'aimais découvrir de nouvelles choses et cette lecture était pour moi très distrayante.

J'avais déjà lu une bonne dizaine de pages du livre et m'étire doucement les bras devant moi. Je me plonge ensuite de nouveau instantanément dans la suite de ma lecture, toujours ce léger sourire sur les lèvres, un sourire qui s'élargissait parfois et... oui, parfois je gloussais faiblement. Il faut dire que la manière de voir les Moldus dans ce livre était parfois amusante. Les sorciers avaient visiblement bien du mal par moment à mettre un nom sur les objets habituels de cette population non magique. Les paroles de mon père me reviennent alors en mémoire. Il m'avait dit qu'il existait encore quelques sorciers qui n'aiment pas du tout les moldus et encore moins les sorciers qui les côtoient de manière trop familière. Pourtant, jusqu'à aujourd'hui, je n'avais jamais rencontré de tels sorciers dans Poudlard. Je me disais donc que les gens et leur esprit avaient changé. Aujourd'hui, cette conception du monde était révolue et tout les sorciers semblaient accepter la présence des moldus. C'était tant mieux. Après tout, mon meilleur ami n'était-il pas lui-même un moldu ?

Ayant senti mon égarement momentané, je me replace sur ma chaise pour me remettre à lire de nouveau avec plus d'attention l'ouvrage ouvert devant moi. Il y avait des images animées qui ornaient les pages et je les regardais longuement, appréciant toujours de voir ces images vivantes dans les ouvrages. Quel dommage que les images ne bougent pas de la même manière dans les livres moldus ! Cela rendrait leurs livres encore plus intéressant. Mais heureusement, j'avais l'imagination suffisamment débordante pour voir dans ma tête ce que leurs auteurs voulaient montrer dans leurs écrits.

"La patience donne le courage, le courage enfante l'espérance, et l'espérance ne laisse pas tomber dans la honte." (Proverbe Allemand)
30 mai 2018, 12:59
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
D’un grand battement de bras, Carry salua une dernière fois ses amies qui s’en allèrent rejoindre leur dortoir. C’était là, la fin de la première semaine de cours dans le nouvel institut que Carry avait rejoint. La jeune Serpentard, voulant déjà prendre de l’avance sur ses devoirs, se dirigea vers les escaliers du château pour rejoindre le quatrième étage de l’école, là où se trouvait la bibliothèque principale de Poudlard. La bibliothèque était un endroit paisible où les élèves pouvaient étudier calmement ou se distraire en lisant : l’endroit rêver pour se reposer. Carry entra et regarda autour d’elle. Il était encore tôt et pourtant la salle d’étude n’était pas remplie du tout, voir même quasiment vide. Mais qui se plaindra du silence dans une bibliothèque ? La première année s’avança doucement dans la pièce et regarda où il y’avait de la place disponible, bon il faut dire qu’elle avait bien l’embarras du choix. Au fur et à mesure qu’elle avançait, Carry remarqua qu’à cause de cette sensation de vide, certains élèves oubliaient qu’ils étaient dans une salle où le calme était censé être maitre et se permettaient d’élever la voix. Ne voulant pas être troubler dans sa concentration, Elle se dirigea d’un pas déterminer vers la table le moins peupler.

Finalement assise, Carry poussa un long soupire et tira une grimace de fatigue avant de poser tous ses livres sur la table. Elle avait rapporté seulement deux livres : ses deux matières préfèrent qui étaient les cours de sortilège et les cours de Défense contre les forces du mal. Alors que celle-ci se préparait à se plonger dans sa lecture, Elle remarqua son voisin d’en face rire doucement. Se décalant sur la droite, la Serpentard regarda d’un air désapprobateur le garçon qui avait rigolé mais celui-ci n’avait pas l’air de l’avoir vu. Rigolait-il à cause de son livre ou se moquait-il de la première année ? Prise de curiosité, Carry voulant vraiment savoir s’il se moquait d’elle ou non, se redressa légèrement pour regarder le titre du livre que son voisin de table lisait. Tout en se penchant, elle aperçut l’uniforme de celui-ci : il appartenait à la maison de Gryffondor. En plus de s’apercevoir que le garçon appartenait à une maison concurrente elle arriva aussi lire la couverture du livre : « Etude des Moldus ». Abasourdi par le livre qu’il lisait, l’élève de Serpentard leva son regard pour savoir qu’elle genre d’énergumène elle avait à faire.


A cet instant précis, elle se rappela des paroles de son père : * Les sorciers s’intéressant aux moldus sont des déviants de notre société et ne doivent être en aucun cas fréquenter. Leurs idéaux ne sont plus ce qu’ils étaient... Ils sont devenus impures et sont ce qu’on appelle maintenant des sous-sorciers. Plus le temps passe et plus notre race se raréfie. Mais nous avons un rôle... Notre famille a un rôle… qui est de préserver la pureté du sang des Sorciers… C’est notre mission Carry… Notre devoir est leur rappeler que nous sommes supérieurs aux Sang-Mêlé et encore plus à ceux qui sont Nées-Moldus…Ces Moldus…Je n’arrive toujours pas à comprendre comment ils arrivent à garder leur indépendance… *

L’éducation de Carry était basée sur la haine des moldus mais aussi la suprématie des Sang-Purs. Et à cause de l’éducation de son père, elle adopta peu à peu ses idéaux et avait commencé à vouer un profond mépris a la race des Moldus et aux Nées-Moldus. Carry regarda de nouveaux la couverture du livre et resta bloquée sur le mot « Moldus ». Elle n’arrivait pas à se détacher de ce mot, comme si c’était devenue sa nouvelle obsession… Mais de quel sang faisait partie ce Gryffondor mais aussi dans quel camp appartenait-il ? Oui il s’intéressait aux moldus mais la question principale était surtout pourquoi il s’y s’intéressait ? Les élèves commencent à étudier les moldus qu’à partir de leur troisième année et cet enfant n’était clairement pas une troisième année … Pourtant il prenait déjà de l’avance. Qu’est ce qu’il pouvait y avoir d’aussi intéressant sur les moldus pour vouloir prendre de l’avance sur le programme ? il faut soit être fou soit trop curieux soit avoir vécu parmi eux, en sachant que la dernière option était la pire.

« Hey, dit moi, l’étude des Moldus ce n’est pas en troisième année qu’on étudie ça ? Pourquoi tu perds ton temps là-dessus ?»

Pas de réponse de sa part, il avait l’air complètement absorbé par sa lecture. L’une des instructions de son père était de ne pas entrer en contact avec les élèves qui étaient affilés aux moldus, mais c’était plus fort qu’elle. Elle voulait savoir… Elle voulait se confronter à l’ennemie, au déviant comme le disait son père… Voir ce que ça faisait de leur parler. Carry, espérant une réponse du déviant, patienta sur sa chaise en le regardant, mais elle n’eut qu’un petit rire comme réponse. Irrité par l’ignorance du Gryffondor, Carry se leva de sa chaise et d’un mouvement rapide et précis, arracha le livre des mains du première année. Elle s’éloigna à reculons et fit mine feuilleter les pages sans vraiment montrer beaucoup d’intérêt à ce qu’elle avait sous les yeux.


« Donc si j’ai bien compris, tu t’intéresses à l’ouverture d’un zoo ? » dit-elle en montrant du doigt une image animée representant un groupe de moldus qui était dans le livre. « C’est drôle, j’aurai juré que c’était ce que tu pensais quand je te regardais rigoler. » lui lança-t-elle avec un sourire narquois.

Couleur de dialogue #38761D

Renvoyée de Poudlard
4ème Année RP (2046-2047)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve
30 mai 2018, 14:58
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
Plongé dans ma lecture, je n'entends pas la remarque de la jeune fille qui s'est installée face à moi. En fait, ne connaissant pas vraiment les autres élèves, je n'imaginais pas que sa réplique me concernait directement. Et puis, je lisais un paragraphe particulièrement intéressant qui expliquait les différents moyens de transports des moldus depuis l'antiquité. On y voyait donc leur déplacement à cheval, à vélo, les premières voitures, trains et avions, jusqu'à tout ce qu'on connaît maintenant. J'émis à nouveau un léger sourire en lisant l'auteur fabulé sur la manière dont fonctionnait ses machines. Pour ma part, j'avais déjà usé des moyens de transport des moldus et savait donc autant comment ils fonctionnaient que leur vitesse et leur utilité. Bien entendu, cela n'avait rien à voir avec le déplacement des sorciers. Le transplanage, les portoloins, ou la poudre de cheminette étaient diablement bien plus efficaces. Mais les pauvres faisaient avec ce qu'ils avaient et mon père appréciais énormément rouler sa belle voiture dernier cri par lui-même.

"Hé !"

Soudain, avant que je n'ai pu dire ou faire quoi que ce soit, mon livre m'est littéralement arraché des mains. Je me lève d'un coup, faisant face à une jeune fille portant l'uniforme de Serpentard. Je fronce légèrement les sourcils. Que me voulait-elle ? J'étais tranquillement assis à lire et ne dérangeait personne. Alors pourquoi venir m'importuner de cette manière ?
La jeune fille recule lentement, tournant les pages sans sembler s'arrêter sur aucune d'entres elles. Pourquoi m'avoir pris ce livre dont il restait encore de nombreux exemplaires dans le rayonnage où je l'avais débusqué ? De plus, cela aurait pu s'expliquer si cette jeune fille lisait vraiment une page avec curiosité, mais ce que je lisais dans son regard ressemblait bien plus à du dédain. Elle prend alors la parole. Je l'écoute, n'ayant pas bougé une fois m'être levé, et la regarde en silence, ne comprenant pas tout de suite l'étendu de ses propos.


« Donc si j’ai bien compris, tu t’intéresses à l’ouverture d’un zoo ? »

Tout en disant cela, elle me montre à présent une image de moldus dans le livre. Je fronce les sourcils alors que je regarde ladite image. Mais je relève les yeux sur la jeune fille. En effet, si je n'ai pas encore pu lui répondre, elle reprend déjà la parole et, cette fois, il est clair qu'elle dénigre complètement cet autre monde qui pourtant nous entoure.

« C’est drôle, j’aurai juré que c’était ce que tu pensais quand je te regardais rigoler. »

Là elle exagérait. Est-ce qu'elle cherchait juste à me provoquer ? En tout cas, pas de doute qu'à ce train là, elle allait y arriver et pourtant, j'étais d'un naturel plutôt calme et ne m'énervait pas pour rien. Mais ce que je ressentais dans les propos de cette fille, sans son regard et dans le ton de sa voix ne me plaisait pas du tout. Je prends donc la parole à mon tour, calme mais méfiant. Mon regard d'un bleu glacial ne quittait pas les yeux de la jeune fille. Je voulais savoir ce qu'elle cherchait vraiment à faire.

"Parce que pour toi, les Moldus sont des bêtes de foire ? Il semble que nous n'ayons pas du tout la même conception du monde à leur sujet."

Je ne quittais pas les yeux marrons de la jeune fille. A y regarder de plus près, tout semblait sombre chez elle, de ses yeux à la couleur de ses cheveux... mais surtout, c'était accentué par la mine sinistre qu'elle affichait. Je tend doucement ma main dans sa direction.

"Apparemment tu ne m'as pas pris mon livre parce que tu t'intéresses à tout ça. Alors pourrais-tu me le rendre s'il te plaît ?"

Est-ce que je devais m'arrêter là et ne rien dire de plus ? En réalité, j'hésitais. Ses paroles n'avaient été rien de plus que des insultes à un monde différent du nôtre. Tout ce qui était différent était-il détestable à ses yeux ? Pour la première fois depuis mon arrivée en tout cas, les paroles de mon père prennent tout leur sens. Je reprends la parole tout en conservant un air méfiant envers cette fille qui devait être comme moi, en première année. Plus grand que les enfants de mon âge en général, j'étais assez frêle pour ma part même si les arts martiaux sculptaient mon corps depuis longtemps. Mais je ne comptais pas en arriver à me battre contre qui que ce soit. J'étais plutôt diplomate et préférais essayer de comprendre et régler les choses par la parole si c'était possible.

"Je vis avec des Moldus depuis ma plus tendre enfance personnellement, même si mes parents sont sorciers. Que leur reproches-tu au juste ?"


Couleur de dialogue : #1155Cc

"La patience donne le courage, le courage enfante l'espérance, et l'espérance ne laisse pas tomber dans la honte." (Proverbe Allemand)
31 mai 2018, 04:16
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
Les moldus…sont des personnes dépourvues de pouvoir magiques. Et rien que ça c’était une raison suffisante pour les détester. Mais le plus haïssable chez eux c’est qu’ils sont tous libres de faire ce qu’ils veulent en ce monde tout en partageant gentiment leur terre avec celle des sorciers. Selon Carry, c’était aux Non-Maj’ de se cacher et de vivre en secret, pas eux, pas les sorciers au Sang Pur qui étaient censées être au sommet de cette pyramide hiérarchique. Mais elle ne comprenait pas vraiment le mécontentement du garçon qui avait l’air assez frustrer d’avoir été interrompu dans sa lecture. Mais étrangement elle trouvait cela satisfaisant de l’embêter et pour cause, il s’intéressait beaucoup trop à quelque chose qui ne mérite aucune attention.


"Parce que pour toi, les Moldus sont des bêtes de foire ? Il semble que nous n'ayons pas du tout la même conception du monde à leur sujet." Il fait une pause " Apparemment tu ne m'as pas pris mon livre parce que tu t'intéresses à tout ça. Alors pourrais-tu me le rendre s'il te plaît ?"


La Serpentard ne répondit pas mais continua de reculer doucement tout en lui souriant narquoisement. Elle refit mine de lire le livre et se mit à tenir le bouquin a une main. Juste par précaution, elle saisit sa baguette discrètement qu’elle plaça dans son dos. Elle attendait qu’il ait finit de perdre son calme pour pouvoir enfin passer à l’action. Après tout, un serpent aime jouer avec sa proie avant de la dévorer. Mais rien de tout cela n’arriva, il était étonnamment très calme pour quelqu’un de son âge, ce qui déçu Carry. Perdant patience, elle leva le nez en sa direction. Alors qu’elle s’apprêtait à lui répondre, il prit sans aucune gêne la parole.

"Je vis avec des Moldus depuis ma plus tendre enfance personnellement, même si mes parents sont sorciers. Que leur reproches-tu au juste ?"


C’était trop. Carry se retient d’exploser de rire. Un sorcier élevé par des moldus ? Mais qu’est ce qui ne fallait pas entendre ? depuis quand les sorciers étaient devenus des animaux de compagnies pour moldus ? Le pire dans cette histoire c’est depuis quand les sorciers vivaient en harmonie avec eux surtout ? La première année ne comprenait pas : Il faisait partie des Sang purs lui aussi mais fréquentait les moldus… Non il ne les fréquentait pas, il vivait avec eux ce qui était bien pire. N’en pouvant plus de rester au silence, Carry s’arrêta de reculer et se réavança en direction de la table ou elle était. Elle resta debout et fixa pour la première fois le regard du Gryffondor. Elle prit un air méprisant et une voix hautaine en s’adressant a celui-ci.

« Des bêtes de foire ?! » Dit-elle en riant amèrement « Même les bêtes de foire ne méritent pas d’être comparé aux moldus. Regarde, prenons par exemple l’animal de ta maison : le lion. Il est grand, fort et redouter, il a réussi à se faire une place dans ce monde et résultat ? Ça lui a valu le titre de ‘roi’. Tandis que les moldus… eux, Ils sont si…faibles…si fragiles… que je n’ai même pas envie d’en parler plus que ça » Elle marqua une pause dans son monologue. « Au début, je te prenais pour un sang-de-bourbe avec la façon dont tu parlais des moldus mais quand tu m’as dit que tes parents étaient des sorciers… J’ai tout de suite compris que tu es un traitre à ton sang… » Carry se mordilla la lèvre, mon dieu ce qu’elle aimait ces moments. Elle profitait de chaque instant qui se déroulait devant elle. « Donc si j’ai bien compris, tu dois avoir des amis moldus, non ? Enfin… pardonne moi, je voulais dire que tu dois avoir des maitres moldus, j’ai tendance à oublier que les gens de ton espèce vénèrent beaucoup cette race inferieure. » Elle lança le livre en direction du garçon avec désinvolture avant de continuer. « Je me demande c’est quoi le pire entre… être un traitre a son sang ou un sang-de-bourbe ? Par contre ce que je sais c’est que tu n’as rien à faire ici… ‘moldu’. »


Carry avait beaucoup appuyé sur son dernier mot ‘moldu’ par pur provocation. Ce premier contact était fascinant, jamais elle n’avait senti son sang bouillir de mépris comme cela auparavant. En vérité, c’était même la première fois qu’elle rencontrait quelqu’un d’avec ce statut social : un traitre a son sang. Des Sang-Pur ou des Sang-Mêlé qui ne considèrent pas les Moldus et les nés-Moldus qui ont une affection particulière pour eux. Est-ce que les sang-Pur était tombés aussi bas ? Au point de fréquenter la race la plus méprisable au monde ? Carry voulait terriblement savoir ce qu’allait répondre son interlocuteur Gryffondor.

Renvoyée de Poudlard
4ème Année RP (2046-2047)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve
1 juin 2018, 10:24
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
Pas de doute. Notre vision des choses était vraiment très différente. Il est vrai que les moldus n'ont pas de pouvoirs magiques, définition type d'un moldu par ailleurs, mais j'aimais voir comment ils arrivaient à faire telle ou telle chose sans aucune aide magique justement. Ils devaient développer des trésors d'ingéniosité pour pouvoir inventer des machines, trouver une solution, ...bref ! Pour moi, c'était extrêmement intriguant de les regarder faire, et lorsque je voyais mon père les soigner sans l'aide de la magie, je notais bien sa concentration dans certaines opérations délicates. Chez nous, tout était simplifié. Quant au fait que nous partagions les mêmes espaces de vie, cela ne me dérangeait pas non plus personnellement. Je m'amusais à apprendre d'eux et jouais du fait qu'ils ignoraient tout de ce que j'étais vraiment. Ça me rappelait cette série de moldu : Superman. Superman est en fait un extra-terrestre qui vit dans le monde des humains et les aide du mieux qu'il le peut. Il y avait une grande similitude entre lui et nous, les sorciers.

En attendant, la jeune fille possédait toujours mon livre et le tient à présent d'une main, faisant clairement semblant de prêter attention à ce qui s'y trouve. Je n'aimais pas particulièrement la tournure que prenaient les choses. En plus, cette fille ne s'était même pas présentée...euh, en fait moi non plus pour tout avouer. Mais je n'ai pas le temps de le faire. Déjà, elle reprend la parole, usant de termes toujours plus abjects. En effet, elle répond de manière assez crue à ma question. Je pouvais paraître naïf, mais c'était la première fois que je rencontrais une sorcière haïssant à ce point les moldus. A ce moment précis, je ne peux que remercier le choixpeau de ne pas m'avoir envoyé à Serpentard. Si j'avais eu à supporter sans cesse une fille comme elle, je n'aurais vraiment pas apprécié ma maison. Chez les Gryffondor, c'était différent...enfin il me semble, ou en tout cas, je l'espérais très fortement.

La jeune fille cesse soudain de reculer et s'avance au contraire à présent. Il y avait dans son expression un mélange de moquerie et de haine. Je n'aimais pas du tout ce que je voyais chez elle en tout cas. Pourquoi se montrait-elle si dure ? Qu'elle ne les aime pas, c'était son droit le plus strict et mon père m'avait prévenu qu'il existait des gens ainsi, mais les termes qu'elle utilisait étaient particulièrement durs et dénigrants envers cette classe de la population...et envers les miens aussi ! Pour l'heure, j'étais tellement choqué par ses propos que je ne parvenais même pas à y répondre. J'écoute donc tout ce qu'elle a à dire, les yeux ronds d'effroi, mais sentant aussi la colère monter en moi. Cette fille était dingue ma parole !


« Des bêtes de foire ?! »Elle émit un rire sinistre qui fit naître un frisson dans mon dos. « Même les bêtes de foire ne méritent pas d’être comparées aux moldus. Regarde, prenons par exemple l’animal de ta maison : le lion. Il est grand, fort et redouté, il a réussi à se faire une place dans ce monde et résultat ? Ça lui a valu le titre de ‘roi’. Tandis que les moldus… eux, ils sont si…faibles…si fragiles… que je n’ai même pas envie d’en parler plus que ça » J'allais lui demander pourquoi elle en parlait alors et pourquoi elle m'avait pris mon livre si c'était pour dire ça, mais elle ne m'en laisse pas le temps. « Au début, je te prenais pour un sang-de-bourbe avec la façon dont tu parlais des moldus mais quand tu m’as dit que tes parents étaient des sorciers… J’ai tout de suite compris que tu es un traître à ton sang… » Je sens mon coeur faire un bond dans ma poitrine à cette insulte. Comment osait-elle ? Se croyait-elle à ce point supérieure juste parce qu'elle était une sang-pur ? J'en étais un aussi, mais cela ne m'obligeait pas à avoir des oeillères et ne pas prendre en considération l'ensemble du monde dans lequel nous vivions. « Donc si j’ai bien compris, tu dois avoir des amis moldus, non ? Enfin… pardonne moi, je voulais dire que tu dois avoir des maîtres moldus, j’ai tendance à oublier que les gens de ton espèce vénèrent beaucoup cette race inférieure. » "Race inférieure" ? Je réceptionne le livre de justesse. Soigneux, je n'aurais pas aimé le voir tomber au sol et s’abîmer. Cela aurait été d'autant moins poli qu'il ne m'appartenait pas. « Je me demande c’est quoi le pire entre… être un traître à son sang ou un sang-de-bourbe ? Par contre ce que je sais c’est que tu n’as rien à faire ici… ‘moldu’. »

Elle semblait enfin en avoir terminé. Je la quitte des yeux un instant, prenant le temps de reposer doucement le livre sur la table, toujours dans un souci de respect pour les affaires d'autrui. Tout en faisant cela, je prends doucement la parole, profitant de ce bref laps de temps pour tenter de me calmer. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti autant de colère et il était nécessaire que je me ressaisisse. J'inspire profondément avant de commencer à parler :

"Je trouve que pour quelqu'un qui n'a pas envie d'en parler plus que ça, tu en parles beaucoup au contraire. Sans doute est-ce dans un simple soucis de provocation ?"

Je relève alors les yeux sur la jeune fille. Doucement, tout en essayant toujours de me contrôler comme on me l'a appris pendant ces années de Karaté. Je m'approche d'elle, m'arrêtant à à peine un petit mètre de distance. Je n'avais pas vu sa baguette cachée dans son dos et n'avais personnellement pas sorti la mienne. Pourquoi l'aurais-je fait ? Je n'avais pas l'intention de me battre contre cette fille. Nous n'étions pas d'accord, certes, mais ce n'était pas une raison pour utiliser la magie pour autant. Il y a d'autres moyens pour essayer de s'entendre, comme le dialogue par exemple. Mon regard rivé dans le sien, je reprends.

"Pour toi, je suis un traître à mon sang ? Et bien je préfère cela plutôt que d'être comme toi, dénoué de largeur d'esprit. Que cela te plaise ou non, nous partageons le même monde, et je trouve pour ma part très intéressant d'observer la manière dont ils vivent eux, sans pouvoir avoir recours à la magie. Nous avons tous à apprendre des uns des autres."

Je ne quittais pas la jeune fille des yeux, jusqu'à ce que je remarque (enfin !) qu'elle avait une main dans son dos. Pourquoi ? Cachait-elle quelque chose ? Pourtant, hors de question de reculer. Ce n'était sans doute qu'un piège destiné à me faire croire qu'elle dissimulait quelque chose, histoire de me faire peur, rien de plus.

"Tu es pathétique. A te croire supérieure juste parce que tu es une sang-pur, c'est parfaitement ridicule ! Je pensais que toutes ces histoires étaient terminées depuis la dernière guerre des sorciers, mais je vois qu'il existe malheureusement encore des gens comme toi, des gens qui font honte-à-leur-sang en méprisant tout ce qui ne leur ressemble pas. Alors déballes tout ce que tu veux à mon sujet car oui, mon meilleur ami est un moldu, la personne qui m'a élevé pendant que mes parents travaillaient et qui vit chez nous est une moldue, et pour te faire encore plus plaisir, mon père travail comme médecin pour les moldus...et tu sais quoi ? J'en suis très fier personnellement. Car nous on prouve qu'on peut parfaitement vivre en harmonie tous ensemble, qu'on a tous le même droit de partager la terre et qu'on est assez intelligents pour comprendre tout cela !"

Prenant davantage sur moi encore, j'adresse à la jeune fille un sourire satisfait. Je ne l'avais pas officiellement traitée d'idiote, mais en fait, c'était tout comme quand même. Il me restait cependant une chose à faire car j'aimais savoir à qui j'avais à faire.

"On se recroisera certainement souvent, alors autant que tu saches qui je suis. Je me nomme Thierry Marshall et saches-le, les gens comme toi ne m'inspirent que de la pitié. Vivre sans cesse dans la haine de tous ceux qui ne sont pas comme toi, ce doit être épuisant."
Je lui adresse un nouveau petit sourire suffisant, croisant les bras sur ma poitrine. Mais pas pour longtemps. Je me détourne pour saisir de nouveau mon livre sur la table, puis relève les yeux sur elle. "Je vais à présent continuer ma passionnante lecture, et si cela ne te plaît pas, tu sais où se trouve la sortie je présume ?"

Est-ce que les choses pouvaient s'en arrêter-là si simplement ? En fait, je ne le crois pas personnellement. Mais avec un livre dans les mains maintenant, il m'était bien impossible de récupérer ma baguette dans la poche de ma robe si elle venait à faire quoi que ce soit. Mais je ne songe même pas à cela. Cependant, j'interviens sur ce dernier point malgré tout.

"Et pas la peine de cacher ta main dans ton dos comme ça. Tu veux me faire croire que tu caches un truc ? Moi ça me fait juste penser que tu n'es pas franche et que tu as peur."

"La patience donne le courage, le courage enfante l'espérance, et l'espérance ne laisse pas tomber dans la honte." (Proverbe Allemand)
4 juin 2018, 11:09
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
C’était rare de voir Carry en colère ou du moins réellement. La petite venait d’entendre des paroles qui auraient pu gravement blesser sa fierté mais aussi sa raison d’être. Qui était-il pour oser parler de la sorte ? Rien n’y personne ne s’était adressée à elle de cette manière. C’était bien la première fois que quelqu’un résistait aussi bien à ses provocations. Même si celui-ci lui fit la remarque qu’elle parlait beaucoup, lui-même devenait dépendant à la parole une fois qu’il l’avait.

Comme cela été dit précédemment : habituellement il en fallait beaucoup pour mettre carry en colère. Mais lui, c’était un cas bien particulier. Si particulier qu’il eût réussi à presque faire trembler de rage Carry. La haine que ressentait la Serpentard envers l’étudiant devenait plus prononcer. Ses paroles ne l’avaient guère blessé, mais elles étaient pleine d’assurance mais aussi pleine d’arrogance. Voir même trop au gout de Carry. Oh que oui ils allaient se recroiser, elle se promit à elle-même qu’elle allait faire de sa scolarité un calvaire.

Harrison se rapprocha doucement de la table… Plus le temps passait et plus elle avait envie d’en découdre maintenant. Malgré le fait qu’en première année les étudiants n’apprennent pas de sort pouvant tuer, il y’avait toujours la possibilité de pouvoir blesser quelqu’un. Alors qu’elle commençait à vraiment être proche de sa cible, Carry se sentit observer. Elle hésita un moment et tourna la tête pour savoir qui lui donnait cette sensation d’être surveiller. Ses recherches ne furent pas vaines puisqu’elle croisa le regard d’une des bibliothécaires qui fronça les sourcilles en voyant la baguette de la jeune sorcière dans son dos.


"Et pas la peine de cacher ta main dans ton dos comme ça. Tu veux me faire croire que tu caches un truc ? Moi ça me fait juste penser que tu n'es pas franche et que tu as peur."


Le Gryffondor continuait, encore et encore. Il continuait de parler comme s’il savait tout. Ce que ça pouvait être insupportable d’entendre un monsieur je-sais-tout. Finalement, Carry pris place a la table tout en rangeant innocemment sa baguette dans la manche de sa robe. Petit a petit son sourire narquois disparaissait pour laisser place à un visage froid et inexpressif. Carry avait tant à dire, mais continuer la conversation avec ce Thierry ne ferait qu’aggraver la situation. Si lui avait un contrôle total de son comportement, ce n’était pas le cas de Carry qui pouvait exploser de rage à tout moment. Même si, mentalement, elle était devenue une bombe à retardement mentalement, elle trouva la force se comporter comme si de rien était. Le corps était maitrisé, l’esprit était toujours affecté.
Une fois assise, Carry tenta du coin de l’œil de voir si la bibliothécaire qui l’avait remarqué continuait de la regarder après avoir vu la baguette dans son dos… Mais elle ne put rien voir. Carry, préférant jouer la carte de la sécurité, se força de faire semblant d’étudier. Hors de questions que le Gryffondor s’en tire comme ça. Elle baissa la tête et fit semblant de se plonger dans ses bouquins. Sans quitter son regard du livre, Elle arbora un sourire en coin. Après quelques secondes de silence, elle reprit la conversation sans pour autant quitter ses airs et son ton.


« Carry Harrison est mon nom. Vu à quel point tu es connecté avec les moldus ça ne m’étonnerai pas que tu n’ais jamais entendu parler de ma famille, Marshall. En parlant de moi, tu dis que je ne suis pas franche ? Possible. Tu penses que je te crains que j’aie peur ? » Carry émit un petit rictus. « Tu aimerais bien hein ? Malheureusement c’est loin d’être le cas ? Tu penses que je me crois supérieure ? Non, tu as mal compris, je ne me crois pas supérieure, je le suis. Nuance. Par ailleurs, si tu pensais vraiment que toutes ces histoires avaient disparu après la dernière guerre, alors ça montre à quel point tu es naïf. Laisse-moi t’apprendre quelque chose. Beaucoup de sorciers et sorcières pensent la même chose que moi au sujet des moldus et même s’ils ne le disent pas ils n’en pensent pas moins. Juste que dans mon cas, je pense tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Le monde n’est pas rose Marshall. Cependant, je veux bien t’accorder le fait que cette guerre ait changé pas mal de chose comme donner naissance à des lâches incapables d’assumer complètement leur supériorité ou bien même de faire honneur à leur sang. Cependant, je dois admettre respecte ton père. J’avoue que ça doit être fatiguant de devoirs s’occuper tous les jours de tels animaux. » Carry fit mine de soupirer de fatigue. « Donc, d’après tout ce que tu me dis tu as toujours vécu avec des moldus alors je vais reposer ma question… Qu’est ce que tu fais ici ? Pourquoi avoir rejoint Poudlard alors tu aurais dû rejoindre une établ…Pardon je voulais dire une école moldue. C’est quoi le but d’être ici pour toi si tu adores tant les moldus ? Et crois moi que tu vas me le dire, parce que sinon je vais te faire detester chaque moments lorsque l'on se rencontrera. »

Renvoyée de Poudlard
4ème Année RP (2046-2047)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve
5 juin 2018, 10:33
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
En réalité, j'étais hors de moi. Je sentais le sang battre à ma tempe mais je ne voulais pas m'attirer d'ennuis. J'étais le genre d'élève super impliqué dans les cours et discret, celui qui était toujours le bouc-émissaire des autres élèves moldus et se faisait frapper ou racketter presque tous les jours. A présent dans cette école, j'avais envie de prendre un nouveau départ et ne plus revivre toutes ces heures de crainte et de rancune que j'avais pu vivre jusque-là. Les provocations ? Je luttais contre elles depuis quatre ans environ, âge où j'étais entré à l'école primaire... âge où les plus grands aiment s'en prendre aux plus petits.

En tout cas, moi qui comptais effectuer dans ce collège une scolarité sans heurts, cela semblait être fort mal engagé. Je voyais bien que la jeune fille bouillonnait de rage devant moi, mais cela ne faisait que me conforter. Pour une fois, je sentais que j'avais du poids... non ! Que mes paroles avaient du poids. Oui, on peut blesser en parlant, et j'étais bien placé pour le savoir. Cependant, jamais je n'avais moi-même réellement usé de cela pour attaquer quelqu'un de cette manière. Quelque part, je m'en voulais un peu, mais d'un autre côté, je me rassurais en me disant que je n'avais fait que me défendre des attaques de la jeune fille. C'était la réalité n'est-ce pas ? Je ne l'avais pas forcée à me prendre mon livre et à se moquer ainsi de moi et de mes idées après tout.

Je relève brièvement les yeux à mon tour en voyant Carry tourner la tête l'espace d'un instant. Une bibliothécaire nous fixait, les sourcils froncés. Nous devions avoir fait trop de bruits sans doute et je ne peux que adresser un petit signe d'excuse à la dame. Cependant, j'avais eu le temps de dire tout ce que j'avais à déclarer à la serpentard. J'ignorais ses pensées à cet instant, pourtant, il faut avouer qu'elle avait raison sur un point : J'étais un petit je-sais-tout. Tous les élèves s'en prenaient toujours à moi à cause de ça, parce que j'étais le premier de la classe et que je donnais toutes les réponses à toutes les questions. Lorsque j'ignorais quelque chose, je m'empressais de me renseigner dessus pour être incollable sur le sujet. C'est sans doute la raison pour laquelle le choixpeau avait hésité à m'envoyer à Serdaigle, comme ma mère. Mais il avait alors dit qu'il y avait autre chose en moi...et m'avait envoyé chez les rouge et or.

Avisant un nouveau regard de la bibliothécaire, je m'assois à la table, ayant enfin récupéré mon livre. La serpentard s'assoie elle aussi, silencieuse à présent. Cela me permet de replonger dans ma lecture, inquiet de ce que cette jeune fille pouvait faire malgré tout. Je ne voulais pas être de nouveau la cible de moqueries et de coups. Surtout qu'ici, nous en avions quand même pour sept longues années d'étude. Mais petit à petit, je parviens à me concentrer de nouveau assez sur ma lecture pour oublier la présence de la jeune fille...qui ne tarde pas à se rappeler à moi. Sa voix me parvient à nouveau et je relève les yeux sur elle, discrètement, l'observant tandis qu'elle se présente et continue sur sa lancée ensuite.

Elle avait raison, une fois de plus. J'ignorais tout de sa famille et s'il me semblait avoir un jour entendu son nom, je n'avais visiblement pas jugé utile de le retenir. Je hausse cependant un sourcil de perplexité. J'aimerais qu'elle ait peur ? Non. Je n'étais pas de ces garçons qui veulent avoir absolument le dessus sur leur vis-à-vis. J'étais plutôt pacifique et ne faisait que me défendre de manière générale. Si j'étais parfois impulsif, j'avais appris à me maîtriser avec les sports de combats. Un super truc de moldu que la jeune fille face à moi ne pourrait surement pas comprendre.
Je ne peux cependant pas réprimer un rictus de dégoût lorsqu'elle déclare purement et simplement qu'elle est supérieure. En effet, ça changeait tout. Cela la mettait au niveau mental des frères moldus de mon meilleur ami. L'énorme différence entre elle et eux tenait en un mot : Magie. Elle avait des pouvoirs qui pouvaient en plus la rendre dangereuse et je sentais une énorme ruse malsaine au fond d'elle. C'était vraiment étrange.

Mon attention est cependant davantage capté par son discours. La guerre n'avait rien changé selon elle ? Beaucoup de sorciers pensaient encore que les moldus et les sorciers qui en étaient issus étaient des êtres inférieurs ? Mon père me l'avait dit en effet, mais jamais de manière aussi crue et généralisante, ce qui aggravait l'effet de la chose. Je la regarde, sourcils froncés. Mais elle reprend déjà ses interrogations, alors que moi, je suis à peine en train d'essayer de digérer ses paroles. Mais sa question est... étrange. Sur le coup, je ne répond pas à sa question, mais finalement, me décide, même si j'ai conscience de signer moi-même la fin de la paix de mes études et de ne faire qu'ajouter du bois sur le feu.


"Je suis là parce que je suis un sorcier Harrison, tout simplement. Je n'ai pas à me justifier à toi. Je ne te dois rien après tout. Mais si tu insistes, je peux te retourner la question ? Que fais-tu dans cette école qui acceptes des sang-mêlés et des sang-de-Bourbe ? En plus il y en a plein dans la maison Serpentard des comme ça maintenant. Ca ne t'empêches pas de dormir ?"

Je relève un peu plus les yeux, mais la bibliothécaire a disparu et nous ne faisons que chuchoter nos paroles depuis que nous nous sommes assis. Il y avait une table bien plus loin avec trois autres élèves en train d'étudier et de rire un peu parfois. Je repose cependant mes yeux sur Carry avant de les ramener à mon livre.

"Si tu n'as que ça à faire, t'en prendre aux autres, alors je t'en prie." Puis j'ajoutais, marmonnant comme à moi-même. "J'ai l'habitude de toute façon..."

Je reprend mon paragraphe où j'en étais sans plus lever les yeux sur la jeune fille, pourtant, elle ne pouvait pas se douter à quel point le fait de savoir que j'avais une véritable ennemie dans cette école m'inquiétait. De nouveau, comme avec les moldus, j'étais une cible. Cette idée risquait bien de m'empoisonner longuement.

"La patience donne le courage, le courage enfante l'espérance, et l'espérance ne laisse pas tomber dans la honte." (Proverbe Allemand)
8 juin 2018, 03:28
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
"Je suis là parce que je suis un sorcier Harrison, tout simplement. Je n'ai pas à me justifier à toi. Je ne te dois rien après tout. Mais si tu insistes, je peux te retourner la question ? Que fais-tu dans cette école qui acceptes des sang-mêlé et des sang-de-Bourbe ? En plus il y en a plein dans la maison Serpentard des comme ça maintenant. Ça ne t’empêche pas de dormir ? Si tu n'as que ça à faire, t'en prendre aux autres, alors je t'en prie."

Carry grinça légèrement des dents quand Thierry émit la possibilité d’avoir des nées-moldus dans la noble maison de Serpentard. Il était fou de penser que le fondateur de cette maison, Salazar Serpentard, eut accepter de tel personne dans sa maison, le Choixpeau lui-même n’aurait jamais fait l’erreur d’envoyer ses hérésies dans une maison aussi noble, voir même il n’aurait jamais dû envoyer aucun de ces genres d’élèves dans une maison, ils n’avaient pas leur place dans l’établissement.

« C’est incroyable, tu as toujours la langue aussi bien pendue hein ? Tu dis que les Serpentard ont des sang-mêlé et des Sang-Bourbes maintenant ? Je veux bien l’admettre que nous avons des sang-mêlé et ils sont dans la limite de l’acceptable, même s’il reste en dessous de nous, les Sang-purs. Mais des Nées-Moldues a Serpentard ? C’est très peu probable sais-tu pourquoi ? » Carry ne lui laissa pas le temps de répondre « Parce que votre fondateur, Godric Gryffondor, voulait tellement que le choix des élèves se facent le plus justement possible qu'il ensorcela le chapeau magique. Chaque fondateur ont fait don d'une petite part de leur esprit pour aider le chapeau à répartir les différents élèves de Poudlard. Je te laisse deviner ce que pensait l’esprit de Salazar Serpentard au sujet des Sang-de-bourbe. » Dit-elle en narguant Thierry.

C’est qu’il avait le chic de trouver les bons mots pour mettre carry hors d’elle. A vrai dire elle ne savait pas vraiment quoi répondre à ce petit retournement de discussion. Il voulait savoir ce que Carry faisait ici à Poudlard. La raison de sa question ? la présence de sang-mêlé et des sang-de-Broube dans l’école. Carry sourit quand elle entendit l’appellation qu’il utilisait des sorciers nés de parents moldus. Peut-être qu’il ne savait pas ? Carry se demandait à quel point ce pauvre garçon a eu l’esprit empoisonner par ces moldus. Mais ça restait amusant à entendre mais aussi à voir. La jeune Serpentard se demandait si en l’observant durant leurs années scolaires, elle serait capable de déterminer quelles personnes viennent du monde moldu et quelles personnes viennent de son monde. Ça serait vraiment incroyablement utile de pouvoir savoir qui a vécu avec les moldus, ça serait une première étape a la purification des traitres. Carry, amusé par la situation, mit son coude sur la table et mis sa tête sur sa main tout en regardant Marshall en train de lire. De nouveaux, elle lâcha un petit rire ironique.

« Donc toi aussi tu appelles les sorciers nés de parents moldus des Sang-de-bourbe ? Comme c’est amusant. A moins que… » Carry leva les yeux au ciel et mis un doigt sur la bouche faisant de nouveau semblant de réfléchir. « Tu ne sais pas ce que Sang-de-bourbe veut dire » Dit-elle en laissant entendre un rire mauvais. « Dit moi Marshall…Sais-tu que Sang-de-Bourbe est une insulte adressée aux sorciers né-Moldus ? En les appelant comme ça tu affirmes une impureté de leur sang par rapport aux sorciers de Sang-Pur…Par rapport à nous... Peut-etre que tu le savais et que nous ne sommes pas aussi different que je ne le pensais ou alors...» Carry se mordilla la lèvre. « Tu l'ignorais ? » Dit-elle en le nargant de son ignorance. « On peut continuer longtemps comme ça Marshall, j’ai encore une bonne heure devant moi avant l’entrainement nocturne de Quidditch. »

Renvoyée de Poudlard
4ème Année RP (2046-2047)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve
11 juin 2018, 12:15
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
Je laissais la jeune fille ricaner. Je patientais sagement en attendant sa réponse à ma question. Puisque tout ce qui n'était pas purement sorcier la répugnait, que faisait-elle dans cette école de magie qui acceptait les sorciers issus de tous les horizons ? En même temps, je ne savais pas vraiment s'il existait une école n'acceptant pas ce genre de sorciers entre nous. Je ne crois pas, mais je pouvais me tromper.

Enfin pour l'heure, le rire ironique de Carry me fait relever la tête de mon livre. Qu'avait-elle à rire de cette façon ? Je la regarde étonné d'abord, mais d'un air suspicieux en même temps, me demandant ce qui lui passait par la tête à cet instant précis. Je ne tarde pas à le savoir. Alors qu'elle fait son petit speech sur la signification du terme "Sang-de-Bourbe", je lève les yeux au ciel, faisant de lents mouvements négatifs de la tête. Mais pour qui me prenait-elle celle-là ? Elle pensait vraiment que j'ignorais la signification de tout cela. N'avait-elle pas compris pourquoi j'usais de ce terme face à elle ? Apparemment non. J'allais donc devoir lui éclairer sa lanterne et je ne peux que finir par la regarder avec un léger sourire narquois lorsqu'enfin, elle achève son interminable tirade.


"Ca y est ? Tu as fini ?"

C'était apparemment le cas. Je croise doucement mes bras et prend appuis sur la table. Mon regard ne quitte pas celui de la jeune fille.

"Tu n'as donc pas remarqué la grimace que j'esquissais en usant de ce terme ? Je n'ai utilisé cette ignoble insulte que pour user du même langage que toi. Je craignais que tu ne me comprennes pas si j'usais de mots plus choisis. Les Serpentard sont réputés pour être malins, mais pas forcément intelligents."

J'affiche à nouveau un léger sourire amusé cette fois en la regardant, puis jette un bref coup d'oeil sur la montre de la bibliothèque. J'avais encore du temps moi aussi, mais malgré tout, j'aurais largement préféré pouvoir lire tranquillement mon livre.

"Soyons clairs. Je trouve ta façon de penser vraiment nulle et entre nous, les gens comme toi ont plutôt tendance à me dégoûter. Mais au fond, peut-être que ce n'est que de la peur ? Peut-être que tu as peur de voir des élèves issus de moldus obtenir de meilleurs résultats que toi et envoyer des meilleurs sortilèges que les tiens ? En tout cas, moi ça me fera très plaisir de voir ta tête à chaque fois qu'il y en a un qui sera meilleur que toi."

J'adresse un nouveau petit sourire entendu à la jeune fille alors que je retourne à mon livre. J'étais dans un chapitre qui traitait la manière dont avaient les moldus à faire du feu, depuis l'origine des temps jusqu'à aujourd'hui. Je souris en les imaginant frotter des cailloux entre eux pour produire une étincelle. Cela devait leur prendre des heures pour réussir à faire jaillir la moindre étincelle de cette manière, et encore plus pour créer un foyer digne de ce nom.
Cependant, je sens le regard de la Serpentard peser encore sur moi et relève les yeux sur elle. Sans doute n'avait-elle pas apprécié la manière dont je lui avais parlé. Quelque part, je me disais moi-même que je l'avais insultée et que ce n'était pas du tout correct. Pourtant, la manière dont elle avait traité les gens sans pouvoirs... non, j'avais beau tourner tout cela dans ma tête, je ne pouvais pas le lui pardonner non plus. Cependant, mes parents ne m'avaient pas éduqué comme ça non plus. Bon... que devais-je faire ?
Non, j'avais beau tourner et retourner les choses dans ma tête, je préférais attendre un peu et voir ce qu'elle allait pouvoir rétorquer avant de dire quoi que ce soit. Cependant, tout en réfléchissant, je ne l'avais pas quittée des yeux, sans m'en rendre compte toutefois.

"La patience donne le courage, le courage enfante l'espérance, et l'espérance ne laisse pas tomber dans la honte." (Proverbe Allemand)
15 juin 2018, 07:51
Lecture et fioriture [Carry Harrison] RPG+
"Soyons clairs. Je trouve ta façon de penser vraiment nulle et entre nous, les gens comme toi ont plutôt tendance à me dégoûter. Mais au fond, peut-être que ce n'est que de la peur ? Peut-être que tu as peur de voir des élèves issus de moldus obtenir de meilleurs résultats que toi et envoyer des meilleurs sortilèges que les tiens ? En tout cas, moi ça me fera très plaisir de voir ta tête à chaque fois qu'il y en a un qui sera meilleur que toi."

« On va voir ça toi et moi » lui dit-elle en grinçant des dents.

L’air de la pièce avait complètement changé, elle était passée de calme et reposée a tout simplement pesante. S’en était de trop pour la Serpentard. Le sang-froid était quelque chose qu’elle ne maitrisait clairement pas du tout et pourtant elle faisait de son mieux pour contenir la rage qui l’animait depuis le début. Carry se leva doucement de la table tout en continuant de regarder Marshall qui la regardait aussi. Des Demi-sang ? Capables d’être meilleur qu’elle ? Ça n’existait pas et ça n’existerait jamais. Et pour cause ? Le sang faisait et ferait toujours la différence. Carry avait assez attendu comme ça. Elle n’en pouvait plus, ses nerfs craquèrent. La petite Serpentard abandonna son visage impassible pour laisser paraitre la colère a travers son regard. D’un geste violent et plein de colère, elle tira sa baguette et s’apprêta à lancer un sort pour faire bruler le livre de Marshall. Alors que Carry était sur le point de prononcer sa formule, une autre voix venue de nulle part avait prononcé une autre formule magique :

« Accio baguette ! »

La baguette de cerisier s’envola des mains de Carry pour atterrir dans la main de la bibliothécaire qui les surveillait un peu plus tôt. Elle attrapa la baguette de la Serpentard et mis ses deux mains derrière son dos tout en regardant durement Carry le regard plein de colère. Mais cette colère s’éteignit aussitôt que la première année se tourna et croisa le regard de la responsable de la bibliothèque qui tenait sa baguette dans son dos. Abasourdi par la rapidité du geste et de la technique expliquée par celle-ci, Carry se tourna complétement vers elle baissa la tête et joignit ses mains ensemble comme une prisonnière attendant sa sentence.

« Mademoiselle Harrison, cela va faire à peine une semaine que les cours ont débuté et vous enfreignez déjà le règlement. J’ai cru pourtant vous avoir averti quand nos regards ce sont croises un peu plutôt non ? » La dame soupira. « L’usage de la magie est interdit dans la bibliothèque, c’est une bibliothèque et non une rampe de duel ici. »

Carry retint un hic de surprise quand elle prononça son nom. Comment le savait-elle ? Se connaissaient-elle ? Non impossible se dit-elle en secouant légèrement la tête, elle l’aurait reconnu autrement.

« Oui je connais votre nom, mademoiselle Harrison, je connais le nom de tous les élèves au moment même ou ils franchissent la porte de la bibliothèque et vous ne faites pas exception. Je vais vous demandez de prendre vos affaires et de venir avec moi au bureau de votre directrice. En plus d’avoir tenté d’utiliser la magie, vous avez aussi tenter d’agresser un élève devant plusieurs témoins… Vous irez expliquer à votre directrice ce qui s’est passée et c’est elle qui décidera de votre punition. »

Carry baissa de nouveau la tête, elle ne disait rien. Elle n’osait rien dire, elle avait honte d’avoir perdu son sang-froid juste parce qu’un imbécile de Gryffondor faisait le malin derrière son livre. Ce qui était d’ailleurs complètement injuste puisque celui-ci allait s’en tirer sans même un avertissement. Carry se retourna et ne leva même pas le regard pour regarder Marshall qui devait surement sourire de satisfaction derrière son bouquin. Mais elle n’arriva pas avoir confirmation de ce qu’elle avançait puisque son visage était caché par le livre. Qu’est-ce qu’il pouvait bien jouer la comédie se disait-elle. Une fois toute ses affaires rassemblé, Carry se releva et suivit la marche de la responsable. Jamais elle n’avait été autant humilier et jamais elle ne pardonnerait Marshall de l’avoir mise dans cette situation. La prochaine fois qu’ils se verraient il ne s’en sortira pas aussi bien.

Ton poste va surement marquer la fin de notre RP a moins que tu ais d'autre idees ! Sinon je te laisse le cloturer comme tu le souhaites !

Renvoyée de Poudlard
4ème Année RP (2046-2047)

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