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29 déc. 2018, 13:42
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 

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Les Chaussures Fugueuses


December 15h 2043,
QG des Détectives Kernac'h et Rosenberg,
10:29


La vision d'un certain Poufsouffle à la chevelure blonde et d'un Serdaigle aux cheveux corbeaux n'avait plus rien d'étrangère pour beaucoup d'élèves de Poudlard. On voyait les deux compères toujours fourrés ensemble, parfois dans un calme reposant, d'autres fois dans une sorte de synergie dynamisante : comme une locomotive et son wagon qui filait droit jusqu'à l'horizon. Personne ne savait vraiment jamais où ils allaient ni ce qu'ils faisaient, les deux garçons étaient enfermés dans leur bulle et ne semblaient avoir besoin de personne d'autre pour occuper leur temps. Ils avaient sus trouvés l'un dans l'autre une présence réconfortante qui leur permettait de développer leurs individualités sans frein —ou presque.

Après l'épisode dans la salle des trophées, l'amitié entre Solal et Elian n'avait pas beaucoup changé. Ils se comprenaient peut-être un peu mieux, et Solal jurait que certains de leurs regards échangés avaient quelque chose de nouveau : il ne parvenait pourtant pas à mettre le doigt dessus et il avait fini par abandonner l'idée de comprendre. Il ne lui importait plus qu'une chose, et c'était de passer du temps avec son meilleur ami. L'été, à Chipping Campden, ils avaient découverts l'amour des jeux de réflexion dans les magazines : les mots croisés, les Sudoku... Toute cette activité neuronale semblait les avoir stimulé pour de bon, ils se retrouvaient à se creuser la tête bien trop fort, pour pas grand chose.

Tout avait commencé lorsque le bandana de Noor Selwyn, qu'elle portait régulièrement depuis le concert des Serdaigle, disparaissait sans cesse avant de réapparaître dans un coin de la salle commune, comme par enchantement. Le détective Rosenberg s'était mis à la recherche de ce fameux bandana, à quatre pattes dans la salle commune avec une vieille loupe qu'un Moldu à Serdaigle avait ramené de chez lui —pourquoi ?
Il avait noté consciencieusement l'avancée de son enquête pour ensuite la partager à son meilleur ami de toujours. C'est grâce au détective Kernac'h, qui découvrit des poils de chat à côté du bandana un jour où il fut retrouvé dans le couloir adjacent, que les deux compères purent mettre au clair cette histoire bien mystérieuse : c'était le chat de Lyn Felix, l'ancienne capitaine de l'équipe de Quidditch de la maison des Aiglons, qui avait trouvé en la présence du bandana un ami avec qui il pouvait s'occuper.
L'expérience les avait galvanisé et les deux enfants avaient décidés de se lancer dans l'organisation d'un cabinet de détectives privés.

En ce samedi matin, ils s'étaient donnés rendez-vous dans la grande bibliothèque de l'école : il n'y avait pas meilleur cadre pour se concentrer. Le silence régnait, perturbé de temps en temps par quelques murmures et pages de livres qui tournent frénétiquement. Le Serdaigle avait posé devant lui un hibou qu'on leur avait envoyé, il venait d'une certaine Cassiopée Malory, une Serpentard que Solal ne connaissait que de vue puisqu'ils faisaient partie de la même promotion. Les bras et les jambes croisées, assis sur son siège en bois un peu trop dur, le détective Rosenberg fixait le hibou, les sourcils froncés, en mâchonnant une baguette magique à la réglisse. L'affaire avait été classée par le Département des Détectives Magiques de Poudlard depuis un long moment déjà : les chaussures de Cassiopée avaient disparu le soir du concert des Serdaigle, en juin, et personne ne les avait plus revu depuis.

Attrapant sa plume, Solal traça sur un parchemin une frise chronologique bien trop longue pour les maigres informations qu'il avait en sa possession : le soir du concert, le jour actuel. Entre ces deux dates, rien. Aucune information, personne n'avait aperçu ne serait-ce qu'un lacet. Avaient-elles au moins des lacets ? Le détective aux cheveux de corbeau posa ses doigts sur ses tempes en fermant les yeux : il manquait cruellement de renseignement.
Un bruit attira son attention et il ouvrit les yeux, l'air grave, pour poser son regard sur son collègue qui venait enfin de le rejoindre.


« Cher collègue, l'heure est grave. On n'a que ça. Est-ce que tu as pu obtenir des informations supplémentaires sur les chaussures ? Traces de boue ? Couleur ? Lacets ou pas ? » Il se leva, les deux mains posées sur la table. « Il faut les trouver. On doit les sauver, Kernac'h. Tout Poudlard compte sur nous. » Il passa une main dans ses cheveux ; il savait qu'il aurait du acheter ce béret aux airs britanniques la dernière fois qu'il avait été acheter des vêtements avec sa mère.
Dernière modification par Solal Rosenberg le 1 janv. 2019, 18:58, modifié 3 fois.

Tapis en Chef, 2ème année RP.

30 déc. 2018, 03:17
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
A défaut d'avoir pu obtenir l'autorisation d'ouvrir leur propre bureau dans l'un des placards à balais de l'école, qui étaient de toute façon si peu dignes de la grande réputation de leur cabinet, les petits détectives Rosenberg et Kernac'h avaient décidé de passer la matinée de leur samedi dans leur quartier général de fortune situé tout au fond de la rangée neuf de la bibliothèque et près d'une fenêtre donnant sur le parc. Si cette nouvelle lubie ressemblait fortement à un passe-temps enfantin aux yeux d'autrui, elle constituait en réalité pour les deux sorciers une véritable occasion de mettre à profit certaines de leur qualité : un esprit de déduction à toute épreuve pour le Serdaigle et une grande fantaisie qui ouvrait un champ des possibles infini pour le Poufsouffle.

Elian s'était installé à la fenêtre proche du bureau où se trouvait déjà son collègue, elle était juste assez large pour y loger un garçon de son âge. Les jambes dépliées sur la longueur du rebord, il était arrivé silencieusement, ne voulant probablement pas déranger la concentration de son ami dans la conception de ses tracés à la plume. Le blaireautin, qui n'avait pas compris qu'il dessinait une frise chronologique, songea qu'esquisser des traits ou de motifs était une activité que lui-même appréciait de faire pendant les cours sans être dérangé, pour sa tendance à permettre de garder un esprit focalisé sur quelque chose, même si elle pouvait paraître vaine à première vue. Il le laissa donc faire dans l'espoir que les idées du Serdaigle se mettent en ordre et qu'une piste lui vienne à l'esprit, car ils avaient des patacitrouilles sur la planche. L'affaire que leur camarade Cassiopée leur avait confié devait absolument trouver une finalité avec eux, car dans le fait de réussir à l'endroit où tout le monde avait échoué résidait la reconnaissance de leur talent d'enquêteur.

A présent, et depuis plusieurs minutes, Elian essayait de faire atterrir une dragée surprise dans sa gorge, se les lançant à chaque fois de travers. Lorsque le cinquième haricot coloré vint finir sa route sur le plancher de la bibliothèque, Solal releva enfin les yeux dans sa direction, le laissant figé dans l'attente. Le bruit de ses dragées roulant sur le sol avait peut-être fini par déranger la réflexion du grand détective Rosenberg. En réalité, l'attitude de ce dernier demeura concentrée en constatant sa présence. D'abord bousculé par les demandes de son ami et par la détermination que montrait celui-ci, - et n'étant pas encore tout à fait entré dans son rôle pour sa part - le petit sorcier se bouscula pour lâcher son paquet de dragées et travailler sérieusement, reprenant pied à terre comme un soldat prêt à en découdre.

Le détective Kernac'h sortit un petit calepin de sa poche arrière pour y extraire un deuxième message, écrit lui aussi de la main de Cassiopée. Avec un air désolé, il frappa son front avec la paume de sa main :
« J'ai complètement oublié de vous transmettre le signalement des victimes, Inspecteur. Notre cliente nous a transmis hier des détails sur leur profil : ce sont de jolies chaussures noires de type mocassins, elles présentent une petite rayure sur tout le long de leur coté droit, fait à la lame d'un couteau. Le prénom de Cassiopée est écrit à l'intérieur dans une belle calligraphie à l'encre, au niveau du talon. Elle nous indique également qu'elle les avait laissées près d'un arbre à côté de la scène du concert l'année dernière... »

Avec autant d'indices capitaux négligés, la voix d'Elian ne pouvait que se fondre progressivement au silence du lieu. Il fallait qu'il se rattrape d'une façon ou d'une autre, alors il rangea son calepin et attrapa son sac à dos pour l'enfiler une bretelle après l'autre. « Vous avez raison, cette affaire traîne depuis trop longtemps. Il jeta un regard entendu, même si un peu dérangé, à Solal. « Nous allons les retrouver, mortes ou vives ! Si ces chaussures étaient vraiment jolies, alors quelqu'un ou quelque chose aura pu les prendre en otage ! Et ce que le ravisseur ne sait probablement pas, c'est que nous étions tous les deux présents à ce concert ! » Puis, en passant devant le Serdaigle, soudain plus contrôlé : « Peut-être qu'on pourrait commencer par chercher du côté des objets trouvés, cela dit. Parce que moi quand je perds mon sac, ou ma robe de sorcier, ou ma baguette, ou mes ingrédients, ou mon crapaud... » Quelque chose dans l'expression qu'affichait Solal le poussa à abréger : « Ou mes affaires en général, je les retrouve souvent comme par magie là-bas, dans le bureau du concierge ! » Le Poufsouffle ignorait si c'était une bonne piste à suivre, mais quelque chose était sûr : il se sentait extrêmement privilégié d'enquêter avec Solal. Et même si Elian n'excellait en rien, mis à part dans le noble domaine des plantes à son niveau, il ferait de son mieux pour contribuer à éclaircir cette sombre affaire.

En RP : Quatrième année

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31 déc. 2018, 13:45
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
Solal se retint une fois de lever les yeux au ciel : Elian avait oublié de lui transmettre les informations nécessaires et il n'avait pas pu les inclure dans sa propre réflexion. Il ne put pas en vouloir au Poufsouffle bien longtemps, il avait l'air si enjoué et si investi dans cette enquête. Le Serdaigle sentit un petit quelque chose lui pincer le cœur et il replongea momentanément son nez dans ses propres notes, comme s'il ne les avait pas déjà lu plus d'une dizaine de fois déjà.
Il y avait quelque chose d'incroyablement confortable à l'idée de passer du temps avec Elian et de partager quelque chose avec lui, quelque chose qu'ils ne partageaient avec personne d'autre. Le Serdaigle aux cheveux de charbon du réprimer un sourire bien trop enthousiasme : il avait une image de détective tout droit sorti de la littérature noire à préserver.

Solal attrapa de nouveau sa plume pour dessiner sur son parchemin un schéma de ce qui devrait être les dîtes chaussures. Il n'oublia pas de représenter la rayure —pourquoi étaient-elles rayées ?— et la typographie sur le talon. Pendant ce temps, le Poufsouffle parlait un peu trop, mais si Solal avait compris quelque chose en parcourant les livres de sa mère, c'était ceci : un détective ne parlait jamais trop.
Cette fois-là, il ne parvint pas à se retenir et leva légèrement les yeux au ciel à l'entente de la liste des objets qu'Elian perdait : il y avait même son crapaud ! Solal n'était pas tout à fait surpris et il attrapa ses parchemins pour les rouler dans sa main, les yeux rivés vers son collègue.


« Moi j'te dis, cette histoire de rayure au couteau c'est pas clair. Faudra pas s'étonner si les chaussures ont fuguées pour cause de maltraitance. Mais bon, on verra leur motif plus tard, d'abord : il faut absolument les trouver. Elles ont pu faire du chemin en quelques mois, on n'est pas sûrs de les retrouver vivantes. » Il adressa un regard lourd de sens à son ami : il fallait qu'ils s'attendent au pire. Le Serdaigle entreprit de ranger les livres qu'il avait posé à la verticale sur la table pour former une protection —la bibliothèque était pourtant on ne peut plus vide, il était encore tôt— et il se tourna vers le blondinet avec un regard entendu. Le bureau du concierge serait leur prochain objectif.

***


Solal n'avait jamais eu besoin d'aller au bureau du concierge. Il n'était jamais entré dedans et ne savait pas tout à fait comment ça marchait, pouvait-on y entrer sans risque ? Fallait-il une certaine autorisation ? Ils n'avaient pourtant pas le temps pour ça, les aiguilles de l'horloge les pourchassait. Toujours une baguette à la réglisse entre les deux, le Serdaigle fit signe à Elian avec son bras de s'arrêter. Le bureau du concierge était au coin du couloir, il fallait simplement tourner encore. Cependant, il était crucial de s'assurer que personne ne les suivait et que personne n'entraverait leur enquête. Collé au mur, il adressa un regard derrière, avant de passer sa tête au coin du couloir. Il voyait la porte du bureau à quelques mètres, et elle semblait entrouverte. C'était peut-être leur chance de s'immiscer sans avoir à expliquer quoi que ce soit.
« Agent K, la porte est entrouverte. J'vois pas d'ombre dans l'entrebâillement. Vous croyez qu'on peut y entrer comme ça ? S'il n'y a personne, c'est le moment ou jamais de frapper et de vérifier que les chaussures ne sont pas retenues contre leur gré dans le bureau. C'est d'accord pour vous ? » Il avait murmuré ces mots en se penchant vers son meilleur ami, comme s'ils étaient les deux gardiens d'un énorme secret. Les sourcils froncés, il plongea son regard dans celui d'Elian pour être sûr qu'il pourrait compter sur lui dans cette mission de la plus haute importance.

Tapis en Chef, 2ème année RP.

31 déc. 2018, 15:52
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
Très empathique, Elian venait de ressentir un frisson parcourir son dos lorsque Solal évoqua la très convaincante possibilité que les chaussures aient fugué pour cause de maltraitance. Les mocassins n'étaient pas fait pour rester seuls très longtemps sans propriétaires, comment auraient-ils fait pour survivre ainsi dans la nature ? Il espérait réellement qu'ils auraient trouvé un refuge pour subsister en attendant les secours, c'est-à-dire eux, des sorciers en seconde année d'étude au palmarès douteux. Le Poufsouffle déglutit en croisant l'expression sérieuse de son ami : allaient-ils réellement être à la hauteur de cette affaire ?

Pour atteindre le bureau du concierge, il leur suffisait de monter deux étages. Elian Kernac'h était un habitué des lieux, réussissant toujours à perdre ses affaires aux vingt-huit mille coins du château et l'obligeant à s'adresser machinalement aux objets trouvés pour les récupérer. Il était temps de suivre leur première piste, et c'était probablement l'aspect du métier de détective qui était le plus exaltant. Son sac vissé sur son dos, ses deux mains agrippées aux bretelles par inquiétude, Elian suivait Solal de près en ayant l'air le moins coupable possible, ce qui était assez raté puisqu'il avait tendance à sursauter à l'apparition de la moindre armure ou torche fixée sur les parois des murs de pierre.

Il imita le Serdaigle lorsqu'il se retourna, sûrement pour vérifier s'ils étaient suivi, mais rien n'indiquait quelque chose de la sorte et il finit par se heurter au bras de Solal qui le retenait d'aller plus loin. Elian resta en retrait et laissa son ami faire le guet, afin qu'il puisse lui faire un compte-rendu de ce qu'il avait pu observer les yeux rivés sur leur objectif. Ce dernier lui indiqua que la porte était entrouverte, ce qui pouvait potentiellement leur faciliter la tâche. Le Poufsouffle avait des difficultés à rester focalisé sur le visage grave de Solal, il ne voulait pas montrer un signe de faiblesse, même s'il était intérieurement loin d'être prêt à affronter un ravisseur de jolies chaussures.
« Agent, R., je vous suivrais jusqu'aux enfers. » Il pouffa, une main sur la bouche pour ne pas se signaler bêtement, et sans savoir si c'était l'air sérieux de son ami ou bien son jeu de mots absolument regrettable. « Aux enf"R", Solal, tu l'as ? Comme la première lettre de ton- », il se coupa, le temps n'était pas à la rigolade, pourquoi son cerveau refusait de se concentrer ? C'était peut-être pour se défaire de son appréhension, ou de cette tension qu'il y avait dans l'air à chaque fois que l'un d'eux brisait l'espace vital de l'autre avec une proximité désarmante.

Pour lui montrer qu'il était tout à fait prêt à affronter le danger, il n'y avait rien de mieux que l'action. Alors Elian s'approcha lui aussi jusqu'au bord du pan de mur, puis décida de s'élancer jusqu'à la porte du bureau pour s'y insérer dans l’entrebâillement comme une feuille de parchemin. S'il y avait eu quelqu'un dans la petite pièce, il l'aurait sûrement prit pour l'imbécile qu'il était. Le Poufsouffle passa ta tête blonde à l'extérieur et indiqua à son collègue de le rejoindre d'un geste de la main. On pouvait trouver un compartiment en carton inséré dans une haute étagère. Elian savait que c'était ici que les objets trouvés se... trouvaient. Il déplaça la chaise du concierge juste devant le meuble, puis s'adressa à Solal, prit d'un doute soudain :
« La boite est protégée par un sort de protection, c'est ça ? » Son regard balaya très vite la table de bureau. « Avant qu'on vérifie et qu'on parte tout de suite en courant, tu penses qu'il y aurait peut-être un registre des affaires qui sont passées par ici, avec les noms des élèves qui les ont retirées ? » C'était comme si une autre personne avait parlé à sa place, il n'avait jamais était si prévenant qu'en présence de l'aiglon, c'était le genre d'effet qu'il avait sur lui. Les yeux d'Elian lorgnèrent une feuille de parchemin posée sur un dossier ouvert - elle présentait une sorte de liste -, puis remontèrent progressivement vers Solal. Le temps était compté, ils le savaient. « Si ça se trouve, les victimes sont passées par ici et quelqu'un les a prises à son nom. » dit-il en lisant très vite la liste datée. « Septembre... Il faudrait trouver celle de Mai dernier... » Penché sur le bureau, il commença à soulever les petits dossiers près de la liste, gêné par la mèche de cheveux qui tombait sur ses yeux. La pression de réussir leur mission commençait à le faire suer, il s'agissait de ne pas perdre les pédales.

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1 janv. 2019, 13:39
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
Il serait mentir que de dire que Solal ne prenait pas Elian pour un simple d'esprit, parfois. Il faut dire que le blondinet avait souvent la tête ailleurs, qu'il était tant dans son monde qu'il oubliait parfois toute forme de logique et de bon sens. Aussi, le Serdaigle ne s'attendait pas à grand chose de la part du Blaireautin, si ce n'est que quelques encouragements adorables —puisque, en plus de tête en l'air, adorable était un mot qui correspondait tout à fait au Poufsouffle. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il se força à rire à la blague —pouvait-on appeler ça une blague ?— du blond, avant de finalement le suivre de la façon la plus discrète qu'il soit. Il faillit, d'ailleurs, se prendre les pieds dans une écharpe qui avait été oubliée par terre et qu'il n'avait pas vu : était-ce là un piège du voleur de chaussures ?

C'était la première fois que le détective Rosenberg entrait dans le bureau du concierge. Il était bien content d'être aussi svelte, c'était embêtant pour les vêtements mais il avait pu jouer au parchemin qui passe dans l'entrebâillement de la porte lui aussi. Il scanna la pièce d'un regard concentré, le nez plissé. Il semblait y avoir beaucoup de trucs et de bidules entreposés sur le bureau et sur les étagères. Le Serdaigle s'apprêta à fouiller dans une des étagères avant d'être arrêté par la voix d'Elian : un sort de protection ? Il avait été assez naïf pour croire qu'aucun sort ne les empêcherait de toucher à quoi que ce soit, mais s'était visiblement fourvoyé. Intérieurement, il barra les mots "tête en l'air" dans le dossier Elian qui avait été stocké dans son cerveau et y écrivit les mots suivant : réfléchi. Le Poufsouffle réfléchissait efficacement et était, à cet instant précis, d'une aide incroyable puisque Solal ne s'était absolument pas préparé et avait simplement décidé de se lancer tête baissée dans ses recherches.


« C'était pas en juin, le concert..? » se contenta-t-il de répondre avant de se rapprocher de son ami pour se pencher lui aussi sur les dossiers —il ne résista pas à l'idée de poser son regard sur le visage d'Elian un instant, perturbé par la proximité, avant de se concentrer pour de bon sur la liste. Les sourcils froncés et les lèvres pincées, Solal sorti le parchemin du mois de mai pour le mettre bien en évidence devant eux. Le doigt posé sur le parchemin et suivant le rythme de sa lecture, il marmonna les noms avant de s'arrêter soudainement.
« LÀ ! Ils parlent de chaussures en fin mai mais... Rha, c'est pas possible ! Le nom est gribouillé ! Il a un coup d'avance sur nous, on est dans la bouse de dragon. Mais il y a quand même écrit que c'est un Serpentard en sixième année à l'époque, il reposa le dossier sur le bureau, plissant le nez avant de lever le doigt, pris d'une illumination, Mais c'est bien sûr ! Détective Kernac'h ! —il attrapa les épaules de son ami pour le secouer au rythme de ses paroles—, Le coupable a du entendre Cassiopée parler de la perte de ses chaussures dans leur salle commune ou à la table des Serpentard. Ca explique aussi qu'il est un coup d'avance sur nous : il ne doit pas être à son coup d'essai. Mais comment on va faire pour le retrouver, je n'ai jamais parlé à un sixième année de toute ma vie ! » Il lâcha son ami avant de se reculer d'un air tout à fait dramatique, massant ses tempes comme pour stimuler sa matière grise. Il leur fallait une idée, quelque chose. Comment faire pour trouver l'identité du coupable ? Au vu du gribouillis sur son nom, Solal ne pouvait imaginer qu'une seule chose : le nom du Serpentard était bien plus long que la moyenne. Mais comment attirer l'attention d'un voleur de chaussures ? Fallait-il l'appâter ? Les pensées du Serdaigle s'entraînaient les unes et les autres dans une tornade de solutions et d'hypothèses sans qu'il ne réussisse à les démêler pour obtenir une proposition satisfaisante.

Tapis en Chef, 2ème année RP.

3 janv. 2019, 18:57
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
Comme dépassé par les événements, Elian sentit le regard de Solal s'arrêter sur lui et, malgré le fait que cette proximité ne lui déplaisait pas du tout, il décida de jouer à l'aveugle, bien déterminé à ne pas se laisser distraire. Il lui mettait le doute sur la date du concert, alors le Poufsouffle compta quelque chose sur ses doigts en marmonnant. C'était assez long. « Décembre... Novembre... Octobre... Septembre... Août... Juillet... Juin... Mai. Le concert des Serdaigle s'est bien déroulé en mai, un moment qui avait pourtant dû être mémorable pour vous, cher collègue ! » Elian faisait référence au fait que Solal avait plus que participé à cet événement, ayant même interprété une chanson sur scène. C'était donc étrange que ce dernier ne se rappelle pas du mois exact durant lequel il avait eu lieu, et le Poufsouffle le regarda furtivement d'un air soupçonneux. Mais le doute s'évapora très vite quand le Serdaigle s'empara du parchemin à la date qu'ils cherchaient. Même s'ils étaient tous les deux des suspects dans cette affaire, au même titre que toutes les personnes et créatures peuplant le château, ils ne pouvaient de toute façon pas commencer à s'accuser entre eux, les deux seuls enquêteurs encore sur cette affaire.

Le cerveau de Solal allait bien trop vite pour lui, qui en était encore au stade de se réjouir d'avoir trouvé la bonne liste aussi facilement. Heureusement, son collègue lui fit un résumé de sa théorie, lui évitant ainsi de se faire du mal en essayant de connecter les indices entre eux. Les yeux écarquillés et figés comme ceux d'un jouet inanimé, son corps basculait d'avant en arrière sous les secousses et les explications très claires de Solal. Il était impossible de savoir ce qu'il se passait dans la tête du Poufsouffle, mais l'on pouvait émettre l'hypothèse qu'il ne pensait plus du tout à l'enquête en cet instant. Au bord du saignement de nez, Elian reprit conscience quand Solal brisa leur contact qui lui rappelait ce moment inoubliable dans la salle des trophées. Un voleur de chaussures à Serpentard... En sixième année... Les sourcils froncés, il regarda de plus près la liste du mois de Septembre, puis celle des mois suivants.
« Regarde, il y a eu un vol de chaussures par mois, et je suis sûr qu'on peut remonter encore très loin ! s'exclama-t-il en lui mettant le parchemin sous les yeux. « Et les chaussures ont toutes été récupérées ici par ce Serpentard... Il déglutit et échangea un regard inquiet avec Solal, avant de préciser de nouveau : « ...de sixième année. »

En voyant le Serdaigle réfléchir à une solution, Elian fit de son mieux pour faire avancer le problème. « Le bureau du concierge n'a pas vu passer de nouvelles paires de chaussures ce mois-ci, c'est peut-être parce que nous sommes en décembre, qu'il fait froid et que les sorciers du château abandonnent moins leurs chaussures. » Ses yeux s'écarquillèrent soudain : « Mais si notre voleur court toujours à Poudlard le vingt-cinq décembre, il va y avoir un pillage de grande ampleur des souliers, sous les sapins, et on sera même plus là pour le contrer ! » Ni une ni deux, tel un héro au bord du sacrifice, Elian Kernac'h se déchaussa et posa ses propres chaussures sur le bureau du concierge. « On écrit une petit-annonce et on colle le parchemin en évidence dans les cachots pour attirer l'attention des Serpentard, et on attend dans cette zone que le voleur morde à l'appât ! » Il ignorait si son plan tenait debout, mais c'était hors de question de laisser passer un génocide de chaussures au moment de Noël - et à tout autre moment de l'année d'ailleurs.

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5 janv. 2019, 00:56
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
Solal n'oublia pas d'adresser un regard perplexe au blondinet : est-ce qu'il essayait de l'accuser indirectement de voler des chaussures ? Il n'avait pas que ça à faire. Il est vrai qu'il avait déjà porté une robe dans la salle commune, pour rigoler, comme ça, mais il était certain qu'il n'avait aucun penchant de ce genre. De plus, s'il voulait des chaussures, il s'assurerait en tout cas de ne pas prendre des chaussures qui étaient abîmées —porter des chaussures avec écrit le prénom de Cassiopée lorsqu'on est un garçon, ça n'avait rien de bien discret.
Toujours est-il qu'il était certain que ni lui, ni son camarade, n'étaient les coupables. Cassiopée non plus. C'étaient trois innocents dans les quelques centaines d'élèves de Poudlard : ils avançaient.

Bien heureusement, les cerveaux d'Elian et de Solal combinés semblaient être plus performants qu'individuellement et les découvertes s'enchaînaient, tandis que les regards s'arrondissaient, les sourcils se fronçaient dans l'intensité de la réflexion. Solal se fit la remarque qu'il ne pouvait sans doute pas trouver meilleur partenaire et il dut résister à l'envie étrange de lancer des compliments à tout va à son ami. Les fêtes de fin d'année avaient tendance à lui donner envie de se rapprocher de sa famille, et Elian faisait en quelque sorte partie de sa famille. Il clôtura ses pensées de cette façon, tout en hochant la tête d'un air pensif pour montrer à son ami qu'il l'écoutait attentivement mais il lui fallut quelques instants pour se remettre sur les rails de leur enquête.


« Bien vu, Inspecteur Kernac'h ! J'aurais pas mieux dit. Mais t'es sûr, pour tes chaussures ? S'il les vole et qu'on le retrouve pas, j'espère que t'as de quoi les remplacer. » Ni une, ni deux, il attrapa un parchemin vierge sur le bureau. Il fronça les sourcils en se pinçant la langue entre les lèvres alors qu'il s'efforça d'attraper une plume tout en dissimulant sa main dans sa manche, « pour ne pas laisser d'empreintes digitales » justifia-t-il tout en commençant à écrire l'affiche sur laquelle ils parleraient des fameuses chaussures. Il écrivit, mal, quelques mots avant de dessiner, mal, ce qui paraissait être le portrait robot des chaussures. Satisfait —il était peut-être le seul à l'être— de son oeuvre, il rangea la plume et attrapa l'affiche en se tournant vers son meilleur ami.

« Là, il va forcément mordre à l'hameçon —c'est quoi, un hameçon, d'ailleurs ? » Se questionna-t-il tout en sortant du bureau du concierge en ouvrant grand la porte, comme s'il avait déjà oublié qu'il était l'acteur d'une histoire dans laquelle la discrétion était de mise. Il avait gagné un peu de confiance en eux, il était certain qu'ils pourraient finir à bien cette affaire : ils avaient toutes les cartes en main pour le faire, Elian était l'As.
« Direction le cachot, donc. Mais à ton avis, pourquoi il volerait des chaussure ? J'veux dire, c'est quand même étrange. Il y avait des chaussures de garçons et des chaussures de filles. Tu penses qu'il les revend ? » Il y avait quelque chose de galvanisant dans cette affaire : c'était bien plus sérieux qu'un chat voleur de bandanas. Il y avait visiblement plusieurs victimes, et la psychologie d'un humain était tout de même bien plus intéressante à questionner et à inspecter que la volonté d'un chat de jouer. L'inspecteur Rosenberg était certain que cette affaire était l'affaire de leur carrière : celle qui briserait leurs noms ou qui les élèveraient au sommet.

Tapis en Chef, 2ème année RP.

8 janv. 2019, 15:04
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
« Ne t'inquiète pas je nous fais confiance, mes chaussures n'iront pas loin ! » Elian avait beau essayer de se rassurer comme il le pouvait, il n'était plus certain de vouloir mettre en gage sa paire de chaussures et commençait déjà à regretter son "acte héroïque" lorsqu'il lui jeta un dernier coup d’œil derrière l'épaule. Ce n'était pas tant son éventuelle perte qui l'inquiétait, ce n'était que des chaussures d'écolier, mais plutôt le fait de devoir justifier leur disparition à son père afin qu'il lui en envoie d'autres, alors que ce dernier lui répétait sans arrêt de prendre soin de ses affaires pour qu'il n'ait pas à les payer de nouveau inutilement. Le jeune Poufsouffle se détestait, mais il y avait des choses plus importantes que les problèmes de gallions selon lui. Il fallait bien avouer que jouer aux détectives impliquait certains sacrifices qu'il n'avait pas prévus de réaliser car cette affaire était devenue d'un seul coup plus sérieuse : ils avaient affaire à un serial-voleur de chaussures. L'attitude normale à adopter était probablement de prévenir un adulte de leur petite découverte, mais les garçons avaient probablement décidé silencieusement qu'ils étaient à la hauteur pour régler le problème ensemble.

Levant un pouce face au portrait robot de sa paire de chaussures plus qu'approximatif, Elian se dit qu'il n'aurait, de toute façon, pas pu faire mieux que son collègue, d'autant plus qu'il prenait des précautions pour ne pas laisser d'empruntes derrière lui. Le blaireautin eut d'ailleurs la réflexion que si le Serdaigle avait été de l'autre côté de la barrière - un voleur au lieu d'un détective - il aurait sans doute été insaisissable. Il suivit son ami à l'extérieur du bureau, en chaussettes et empli d'une grande excitation : le plan était presque mis en place ! Surpris par la sensation froide du sol sous ses pieds, il ne se posa en revanche pas de question sur le regard des élèves qui les croiseraient, ils n'étaient plus à ça près dans le château et c'était tout à fait l'une des choses qui lui passait complètement au-dessus de la tête. Solal lui demandait la signification du mot "hameçon" tandis qu'ils progressaient dans le couloir qui menait aux escaliers mouvants et, comme il fallait s'y attendre, Elian avait sa petite idée.
« J'ai jamais vérifié, mais je crois bien qu'un hameçon c'est un type de fromage. Donc "mordre à l'hameçon" ça voudrait juste dire, "mordre dans le fromage" comme les souris dans les pièges à souris ! »

La matinée passait s'y rapidement en compagnie de son meilleur ami, et surtout dans ce château où ils trouvaient toujours quelque chose à faire. Leur imagination déjà débordante y était décuplée, comme si elle prenait le pas sur le peu de raison qu'ils possédaient. Ils préféraient d'ailleurs utiliser cette dernière pour réaliser des suppositions sur les motivations de leur voleur. Elian porta sa main à son menton et réfléchit un instant à la supposition de l'inspecteur Solal Rosenberg. « Je pense aussi qu'il les revend, mais pas à n'importe qui. On a affaire à un sadique, c'est sûr ! Il doit demander une rançon à leurs propriétaires en les intimidant pour ne pas qu'ils en parlent aux professeurs. Cassiopée aura préféré s'adresser à nous pour cette raison. Peut-être même qu'il lui a fait du chantage ? Elle est si mystérieuse qu'elle doit bien avoir des secrets à garder. » Leur cliente lui inspirait en effet une aura assez secrète, presque intimidante et il n'aurait pas été étonné de savoir qu'elle leur avait dissimulé certaines choses dans cette étonnante affaire.

Tout le château était à présent bien réveillé, il ne serait pas difficile d'attirer l'attention de leur Serpentard qui rentrerait de son petit-déjeuner dans la Grande Salle ou bien sortirait de sa salle commune pour le prendre en retard. Il observa Solal fixer l'avis de recherche bien en vue en face d'une porte qu'ils considéraient comme étant celle permettant l'accès au salon des serpents, une expression alerte sur le visage. Comment lui faire savoir que ce moment le ravissait ? Sans vraiment réfléchir, il entrelaça son bras autour de celui de son meilleur ami.
« Plus qu'à retourner camper devant le bureau du concierge, il faudra faire preuve de patience ! »

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
And your mind is moving low.
Go ask Alice, I think she'll know. »
look alive, sunshine
。 *
 ・*。・

10 janv. 2019, 15:06
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
Si l'acte était devenu routinier pour les deux camarades, il arrivait parfois au Serdaigle de ressentir une étrange sensation dans le creux du ventre en voyant avec quel naturel leurs épaules se frôlaient quand ils marchaient un peu trop près l'un de l'autre alors qu'ils parcouraient les couloirs du château magique. Il aimait cette sensation qui l'emplissait lorsqu'ils marchaient le long des couloirs déserts, rien que tous les deux, et qu'aucun éclat de voix ni autre obstacle ne venait déranger la quiétude et la sérénité de leurs échange.
Il ne répondit pas lorsque Elian expliqua l'expression, mais il lui adressa un sourire bien trop chaleureux. C'était tout à fait ça ! Il ne voyait pas d'autre explication ; l'hameçon, c'était le fromage dans lequel la souris qui volait les chaussures allait mordre. Le souvenir du statut de l'élève le fit déglutir. C'était un sixième année, plus un rat qu'une souris donc, il faisait sûrement bien deux têtes de plus qu'eux. Peut-être avait-il des cicatrices innombrables sur le visage en souvenir d'expériences ratées. Si Solal était rarement effrayé par d'autres personnes, il fallait avouer que l'idée d'affronter un
criminel qui connaissait bien plus de sortilèges que lui était quelque peu effrayante. Il se rappelait de cette fois, avec Alma Aeden, où ils avaient du courir poursuivis par des années supérieures un peu trop virulentes. Bien entendu, il avait grandi depuis et s'il fallait protéger son ami, il le ferait coûte que coûte. En attendant, il espérait bien éviter ce genre de mesures.

Aussi, quand il placarda l'affiche, il ne cessa de regarder à droite et à gauche pour s'assurer que personne ne les regardait. Leur réputation grandissante en tant que détectives pourrait mettre leur affaire en péril : il s'agissait là d'être plus discret que n'importe qui.
L'hypothèse du détective Kernac'h lui fit plisser le nez à nouveau. Il espérait que cette conclusion ne reste qu'à l'état d'hypothèse. Il était certain que même un Serpentard avait assez d'intégrité pour ne pas mener à la baguette les pauvres propriétaires des chaussures. Le fil de ses pensées fut interrompu par le bras d'Elian qui se noua au sien, il posa un regard sur son ami en tentant de paraître le plus nonchalant possible avant de l'attirer avec lui dans cette position sur le chemin retour. Il s'éclaircit la gorge.


« Tu penses que Cassiopée serait aussi faible ? J'veux dire, j'la connais pas tant que ça mais elle m'a l'air d'avoir de la ressource, quand même. Et puis s'il leur faisait du chantage, ça voudrait dire que son identité est connue, Cassiopée nous aurait sans doute donné un indice si c'était le cas, non ? Ou alors il leur a envoyé des hiboux, et on a aucun moyen de savoir qui a envoyé quoi avec quel hibou... » La durée du trajet ne fit dérangée que par des « hmm.. » alors que le Serdaigle cherchait, bruyamment, des idées supplémentaires. Mais rien ne lui venait : c'était une chose de poursuivre un cha(t)pardeur de bandanas, c'était tout autre chose de se frotter à un humain qui semblait tout aussi malin qu'eux.

Il leur fallait une cachette idéale, mais rien ne leur permettait de se cacher dans le bureau tout en observant les entrées dans le bureau. Il s'agissait de ne pas avoir à sortir de sa cachette pour tomber sur Rusard, ou pire. Le détective Rosenberg posa ses mains sur les épaules de son collègue, les sourcils froncés.

« Je vais vous demander quelque chose de sérieux, détective. Il va falloir que l'un de nous se cache dans le bureau, et l'autre à l'extérieur du bureau. Comme ça, si un Serpentard entre, celui à l'extérieur entre derrière lui et ferme la porte pour le piéger. L'autre lui saute dessus en le surprenant. C'est okay pour toi ? Tu surveilles dehors, toi ? » Même s'il était à présent un peu rouillé, Solal s'était déjà battu plusieurs fois et il lui semblait avoir un peu plus de force physique qu'Elian. Il était certain que ce choix serait le plus sûr pour mener à bien la capture du coupable.

Tapis en Chef, 2ème année RP.

12 janv. 2019, 19:47
Les Enquêtes Impossibles — Chapitre I  PV 
Progressant à la même allure pour remonter jusqu'au hall d'entrée du château, Solal et Elian avaient un peu de temps à consacrer à leurs dernières interrogations avant que le plan ne se mette en marche tout seul. Leurs esprits essayaient toujours de tirer au clair le mobile du crime, une pièce essentielle du puzzle et pourtant si compliquée à saisir. « Nom d'une savate, vous avez raison détective Rosenberg ! Il s'agit sûrement d'un corbeau, mais pas de la même espèce que vous affectionnez tant... » Elian prit un faux-air soupçonneux et prononça, plus pour lui-même. « Aura-t-il poussé le vice assez loin pour signer ses lettres d'un pseudonyme, ce malotru ? » Il était très facile pour lui d'utiliser le jargon des détectives d'un ancien temps, car la plupart des plus grands héros d'Elian se trouvaient être des enquêteurs dans des bandes-dessinées de magazines pour jeunes sorciers. Les affaires résolues du bandana disparu de Noor et, plus personnellement, de son courrier dans le bureau de son père, l'avaient quelque peu conforté dans l'idée qu'il était capable de faire quelque chose de cohérent si tant est qu'il était en compagnie d'un cerveau fonctionnel - et dans le cas présent, ce rôle était octroyé à Solal.

L'attitude de ce dernier se fit d'un seul coup bien plus sérieuse, alors qu'ils arrivaient à leur objectif, le bureau du concierge. Elian fit de son mieux pour garder la tête froide et un visage serein, alors qu'une voix criait dans sa tête que tout ceci était une très mauvaise idée. Ils devaient se serrer les coudes à présent, ils ne pouvaient pas reculer maintenant, après ce qu'ils avaient déjà réussi à résoudre dans cette affaire. Ils ne pouvaient pas
perdre pieds maintenant. L'énième contact qu'opérait le Serdaigle sur ses épaules l'aida à garder son sang-froid. Ils étaient deux brillants détectives contre un cambrioleur pris au dépourvu, c'était plus qu'il ne leur fallait pour l'arrêter ! Un huit-clos entre eux était très risqué, bien évidemment, mais ils n'avaient pas le choix pour le coincer dans les règles de l'art. « Je surveille dehors, et je ferme la porte derrière le Serpentard ! » répéta Elian, électrisé par cette dernière mission. Ils allaient tous les deux prendre leurs postes, Solal à l'intérieur du bureau, lorsqu'Elian le retint par le bras, peut-être avec un air paniqué qu'il n'arrivait plus à contrôler. « Reste sur tes gardes, d'accord ? » Peu importe ce qu'il se passerait dans ce petit bureau, Elian serait à ses côtés.

Une fois en place, l'attente fut atroce. Accroupi, déchaussé et appuyé sur le pan de mur, le Poufsouffle pouvait observer les deux seuls accès qui pouvaient mener jusqu'au bureau du concierge. Il sursauta à deux reprises lorsque des élèves traversèrent à la hâte les couloirs en le remarquant à peine, son cœur mettant plusieurs minutes pour s'en remettre à chaque fois. Alors qu'Elian commençait sérieusement à s'assoupir, se demandant si Solal n'avait pas abandonné de son côté pour prendre quelque chose à manger dans la Grande Salle, il se souvint que c'était lui le Poufsouffle censé se rassasier à la moindre occasion, et ouvrit grand les yeux lorsqu'un butor à la cravate verte et argent s'infiltra dans la pièce étroite. Ni une ni deux, Elian s'élança à sa suite, trébuchant au niveau de la porte qu'il referma d'un coup sec derrière lui. Le grand Serpentard - le gigantesque Serpentard - tenait sa paire de chaussures dans ses mains, il se retourna avec un air coupable, les lâchant dans la foulée. Le Poufsouffle fut incapable de mettre à exécution la suite du plan. Il resta droit comme un cornichon devant la porte fermée, espérant sûrement être subitement devenu transparent depuis le moment où il s'était faufilé dans le bureau. Plus il dévisageait le Serpentard qui lui faisait face, plus son courage partait en fumée. Elian s'étonnait de ne pas l'avoir vu dans l'équipe de Quidditch de la maison verte et argent, c'était une véritable armoire qu'aucun Cognard au monde pouvait égratigner. Son regard passa lentement de l’œil au beurre noir - était-ce une cicatrice sur sa joue ? - de son aîné pour se poser en direction du bureau derrière le dos de celui qui lui faisait face d'une expression interrogatrice (et particulièrement malfaisante), à la recherche d'un peu de secours.

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
And your mind is moving low.
Go ask Alice, I think she'll know. »
look alive, sunshine
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