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10 janv. 2020, 15:23
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
Théophile Aldermaston


Irene avait aperçu des verres pleins de jus de citrouille dans la salle commune. Assoiffée et ne voulant pas perdre de temps, la jeune fille avala d'un trait le premier qu'elle pu attraper et se dirigea en courant vers ses dortoirs. Son cours de Sortilège s'était terminé un peu plus tôt que d'habitude et Irene voulait en profiter pour voler un peu avant de dîner, sachant qu'elle n'aurait probablement pas le temps de le faire après, elle devait donc se dépêcher. 

Elle arriva dans les dortoirs au moment où elle se disait que le jus de citrouille avait eu un goût un peu étrange. Elle ne s'attarda pas sur la question, son regard étant tombé sur son balai et commença à s'habiller pour aller dehors. Bien qu'il fasse encore très froid, Irene ignora son tour de cou, peu pratique en vol. En revanche, elle pris garde de mettre ses gants et sa cape. Alors qu'elle allait récupérer son bonnet, un court vertige la prit. Sans doute dû à sa course pensait-elle. Quand la pièce ne tangua plus, Irene, ne se posa pas de question. Elle plongea dans sa valise pour récupérer son bonnet et l'installa sur sa tête. Elle attrapa ensuite son balai et couru jusqu'à la salle commune. 

Une fois sortie de l'antre des bleus sans entendre les rires qui la suivait, Irene couru vers les escaliers. Elle s'amusa à tous les descendre en glissant (mal) sur les rampes de pierre. Elle savait qu'elle ne tomberait pas et au pire, elle tenait fermement son balais dans les mains, ainsi, si elle finissait aspirée par le vide, elle pouvait toujours s'envoler dessus sans se faire mal. Son rire s'éleva à cette pensée et dura très longtemps. Elle fermait les yeux et sentait le vent glisser contre ses joues lui donnant presque l'impression d'être déjà en vol. 

Elle tomba une fois, arrivant au bout de l'escalier dans le hall. Frottant ses fesses endolories, Irene se releva hilare. C'était si drôle de se faire éjecter ainsi par la rampe, pour peu, elle recommencerait ! Mais là elle voulait aller voler. Alors, la jeune fille trottina vers les grandes portes menant au parc. Bizarre, elles étaient fermées... Irene ne se posa pas de questions et poussa sur un des deux lourds battants, après tout, il faisait froid en ce moment, ce n'était pas si étonnant qu'on ferme les porte menant vers l'extérieur. 

Pourtant, le battant résista à la jeune fille. Elle ne s'avoua pas vaincue et redoubla d'efforts, appuyant de tout son poids. Elle parvint à peine à faire vaciller le battant. Que c'était agaçant à la fin !  La jeune troisième année recula donc de quelques pas, pour prendre de l'élan, courut en direction de l'obstacle et se jeta de toutes ses forces dessus. Le choc se répandit au sein du corps d'Irene sous la forme d'une vague de douleur, alors que son petit corps était rejeté au sol.  
-Aïe Aïe, se contenta-t-elle de dire avant d'exploser de rire devant sa propre référence à son équipe de Quidditch.

Elle se redressa puis secoua mollement la porte qui ne bougea pas. Alors la jeune fille recula de nouveau, pris son élan, courant un peu moins vite que précédemment, la douleur se répercutant dans ses muscles à chaque pas. Et elle sauta de tout son poids, en avant. Le choc ne vint pas tout de suite, la porte venant de s'ouvrir en grand, comme par magie. Irene traversa donc l'embrasure et passa son balai entre ses jambes, tant bien que mal, pour essayer de s'envoler. Cependant, elle atterrit trop vite, terminant sa chute en glissant sur le ventre, le balai lâché en route. 

Un peu étourdie et morte de rire, elle eût du mal à reprendre ses esprits. Et quand elle se retourna, elle vit une silhouette vaguement floue la regarder.
-Pardon M'sieur Saunders, merci pour la porte, s'étrangla la jeune fille en renfonçant son bonnet sur sa tête. 

Il ne faisait pas si froid finalement remarqua Irene en essayant de se relever avec peine. 

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Irene s'écrit sans accent, merci ! ^^
4ème année RP - M.E.R.L.IN. : Mat / Spid'Irene, la Princesse des Mots-Croisés
10 janv. 2020, 22:06
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
Il y avait de ces journées qui commençaient totalement normalement et qui se terminaient de la même façon, et il y avait les autres. Comme celle-ci. Il était certain que, si on lui demandait après l'épisode, il aurait rangé celui-ci dans une des choses les plus étranges de sa vie, d'adulte et d'enfant confondues tellement l'acte en lui même n'avait aucun sens. 

Comme tous les soirs, il avait fermé la bibliothèque et s'était accordé une légère pause après avoir passé sa journée debout. Il le faisait de plus en plus pour s’habituer à nouveau à marcher de longues distances et à avoir des jambes assez fortes pour se tenir dessus assez longtemps au cas où une urgence ferait son apparition, mais il devait avouer que rester debout appuyé sur sa canne était plus douloureux et bouffeur d'énergie que de rester tranquillement assit derrière son comptoir. Pour se donner une raison de rester debout et la motivation pour le faire, il avait décidé de trier à nouveau certaines étagères de livres qui avaient bien besoin d'un nouveau coup. Certains livres étaient poussiéreux de ne pas avoir été empruntés depuis longtemps et certains autres étaient légèrement abîmés et il devait les retaper légèrement avec un sort quand ils n'étaient pas trop vieux pour. 

En conclusion, il était tranquillement assit sur sa chaise et tendait ses jambes vers l'avant en grimaçant de douleur quand il entendit un coup sec sur la porte de la bibliothèque fermée. Etant donné que les horaires étaient affichés sur la porte, il était courant que les élèves essaient d'ouvrir la porte avant de lire les horaires, juste au cas où pour ne pas perdre quelques secondes de leur précieux temps à lire quelques mots. Ce qui était moins courant, cependant, c'était que les élèves insistent sur la porte après avoir remarqué qu'elle était fermée. Et pourtant, il entendit encore quelques brusques coups -devinant qu'il s'agissait là d'un élève asseyant de forcer la porte- avait d'en avoir suffisamment assez pour faire l'effort de se lever pour ouvrir violemment la porte, espérant que cela suffirait à faire fuir les garnements derrière.

L'espace permit à une élève de passer. Une élève qu'il connaissait pour être sérieuse et attentive avec les livres et, de sur-crois très bonne lectrice. Elle empruntait souvent des livres et il l'observait souvent travailler dans le calme. En bref, habituellement, elle était le modèle que tous les élèves devraient suivre. Malgré tout cela, la fillette qu'il avait sous les yeux n'avait rien à voir avec celle qu'il côtoyait habituellement et il eut même du mal à la reconnaître avec sa batte de quidditch entre les jambes et le visage poussé vers le sol. 

Il fit de gros yeux en remarquant la culotte qu'elle portait fièrement sur le dessus du crane et se retrouva totalement perdu dès qu'elle ouvrit la bouche. 
-Patate pique Saunders ravioli et coquillages, dit-elle en enfonçant un peu plus le sous-vêtement sur sa tête. 

Mais quelle mouche avait bien pu la piquer ? Faisait-elle semblant pour une blague ou était-elle malade ou victime d'un sortilège ? En agitant  sa baguette autour d'elle, il comprit tout de suite que son mal ne venait pas d'un sortilège. Mais de quoi ? Il doutait sérieusement qu'elle était du genre à faire des blagues de si mauvais goût, après-tout elle semblait habituellement être une très bonne élève qui ne prenait pas plaisir à faire tourner en bourrique les bibliothécaires infirmes. Il claudiqua avec mal vers elle et, dès qu'il fut assez proche, posa sa main fraîche contre son front, fronçant des sourcils quand il remarqua qu'elle n'avait pas de fièvre. Il posa ensuite ses mains sur les épaules de la Serdaigle pour qu'elle le regarde et ne reparte pas dans un des fous-rire qu'elle avait déjà eu avant de commencer à parler. 

-Miss Gates, avez-vous bu ou mangé quelque chose d'étrange durant la dernière heure ? Savez-vous où vous-vous trouvez ?

Il avait beau chercher, il n'arrivait absolument par à trouver un sens à ses paroles qui en étaient sûrement dépourvues, de toute façon. Elle ne semblait pas avoir ingéré quelque chose d'illicite, en tout cas quelque chose de moldu. Il devait bien avouer n'avoir pas été le plus fort de sa promotion en potions et certains effets de potions lui échappaient donc totalement. 

-Est-ce que quelqu'un vous a touché avec un sort ou tout autre chose ?

Il était plus préoccupé par le pourquoi du comment elle se comportait comme ça que de la façon dont elle était habillée. En fait, il ne voulait pas vraiment y penser car si elle avait mit ses sous-vêtements à la place de son bonnet ou d'un quelconque chapeau, il ne voulait même pas essayer d'imaginer le reste de sa personne. 

On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
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But the very next day you gave it away
10 janv. 2020, 23:58
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
Irene ne parvenait pas à se remettre debout, riant à chaque tentative ratée. Quand enfin elle parvint à le faire, elle remarqua que la silhouette floue s'était approchée. Irene sentit un contact étrange sur son front, comme une sorte de slime froid. Par réflexe, elle grimaça et frotta sa peau au niveau du contact, comme si elle voulait l'enlever. Elle voulu s'avancer pour aller ramasser son balai sur le sol quand un obstacle l'arrêta au niveau de ses épaules. Elle remarqua assez rapidement la silhouette devant elle, ce n'était plus Mr Saunders qui la regardait avec son nez rouge mais bien mrs Loewy. Elle parla avec une voix étrange comme en écho : 
Lis ce skate, avoue boue maman teckel chaud démon Durant la lumière coeur ? Savonnez-vous ou joujou perdrez !
Irene marqua un instant d'arrêt, regardant le visage sévère de la directrice avec incompréhension. Puis, d'un coup, elle explosa de rire, pliée en deux. Les larmes perlaient à ses yeux et elle ne tenait debout plus que par la poigne qui la retenait avec peine. Irene essaya de parler plusieurs fois, mais son fou rire l'en empêchait. Quand enfin elle pu sortir quelques paroles, elle parvint à hoqueter difficilement :
- Vous dites n'importe quoi m'dame Loewy... 
Irene ria de plus belle avant de reprendre : 
- En plus vous ressemblez à un clown !
Irene était complètement hilare. Le loufoque de la situation ne l'atteignait pas, pour elle tout était normal et juste drôle. 

Elle tenta de se calmer un peu, ce qui n'était pas une mince affaire, l'envie de rire la reprenant dès qu'elle croisait le regard de l'adulte et qu'elle louchait sur son nez rouge. Elle eut même l'audace à un moment d'aller pincer ce fruit si mûr au milieu de la figure. Elle se plia en deux à nouveau, faisant vaciller son appui. Elle finit par s'essuyer les yeux et tentait de contourner l'obstacle de chair planté devant elle quand il reprit la parole, cette fois-ci sous les traits de Mrs Holloway, qui semblait avoir pris quelques sérieux centimètres. Sa Directrice de Maison pris alors la parole, toujours de cette même voix étrange : 
- Pastèque et Arlequin vous a douché avec un mérou tressautant tout chose ?
Irene eu un nouvel arrêt, dans son esprit une image d'elle se faisant arroser de poissons morts se frayait. Sa professeure était en train de lui dire qu'elle ne sentait pas bon et qu'elle devait aller se laver. Ce n'était pas très gentil et la jeune fille avait perdu tout sourire. Elle se sentait blessée même. Alors elle se laissa tomber sur les fesses et se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle savait que l'adolescence provoquait des changements, notamment sur les odeurs corporelles, mais Irene ne s'était encore jamais rendu compte qu'elle cocotait autant. La jeune fille continuait de pleurer, les deux jambes tendues devant elle, légèrement écartées. Ses bras étaient ballants et son visage relevé vers le ciel, tordu par la tristesse. Elle appela alors longuement : 
-Mamaaaaaaaaan...

Alors qu'elle se frottait finalement les yeux pour sécher ses larmes et regarder d'un air boudeur sa professeur, Irene ne vit qu'Elias Gates, son père. Elle cligna des yeux deux fois, s'essuya le nez dans sa manche et se releva d'un bond, un grand sourire se replantant sur ses lèvres, avant de foncer sur l'adulte pour lui faire un gros câlin. 
- Papa !
Irene serra la taille de son père, se réfugiant dans ses bras et essuyant son visage sur son haut. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas vu ! La jeune fille resserra un peu plus plus fort sa prise, comme si elle tenait un poisson glissant entre ses mains et qu'elle avait peur de voir s'échapper. Elle avait presque l'impression de se sentir en sécurité, il ne manquait que les deux bras chauds pour l'entourer. Alors elle leva la tête vers celle de son père et se décrocha en hurlant. Elle regardait un monstre dans les yeux ! Elle ne pouvait pas laisser les huit gros yeux continuer de la fixer ainsi. Alors Irene plongea vers son balai, se retourna et fonça, son balai levé au dessus de sa tête vers l'énorme monstre octopode.

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11 janv. 2020, 00:55
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
Quand il était plus jeune et qu'il passait son temps à s'entraîner, à se concentrer sur ses courbes, à toujours toujours toujours avoir le né collé à des propositions de démonstrations ou à des affiches de concours, on lui avait dit qu'à ce rythme son corps lâcherait et qu'il ferait un burn out. Il s'était toujours imaginé que s'il avait pu survivre à sa frénésie de jeune adulte sans en faire, il serait tranquille tout le reste de sa vie facilement. Pourtant il lui semblait bien que cette fois-ci son cerveau court-circuitait dangereusement. Il se posait un mélange de questions dont, le plus importante concernait sa santé mentale. Peut-être qu'il était devenu totalement fou, à force de garder toutes ses douleurs pour lui. Cela avait dû lui grignoter quelque chose dans la tête pour qu'il imagine la scène devant lui, parce que c'était improbable que l'anguille qui se tortillait sous ses mains en riant soit réelle. 

La fillette se calma quelques secondes et il espéra quelques secondes qu'elle arrêterait sa blague stupide. Mais elle n'en fit absolument rien et, même, ce fut encore pire. Il n'aurait pas pensé ça possible. Force était d'avouer qu'Irene Gates regorgeait de surprises pour le moins étonnantes dont il se serait bien passé. 

-Poux frites nain courtois larme Loewy... Lait et puces pétanque patin clown ! glissa-t-elle entre deux de ses paroles alors qu'elle se tortillait encore en riant. 

Il finit par la lâcher, vaincu et au bout de ses forces autant que de son mental. Quelques secondes après, elle lui pinçait le nez comme sa mère le faisait quand il faisait des bêtises étant très jeune, sauf que la situation actuelle cassait totalement ce souvenir. Il avait trente cinq ans, une douleur aux hanches et une furieuse envie de retrouver le calme qui lui était arraché et une éleve sortit de nulle part se jetait sur la porte de la bibliothèque pour l'ouvrir avant de lui pincer le nez comme s'il était un de ces vulgaires clowns au nez rouge couinant une fois que l'on posait sa main dessus. Ça n'avait tout simplement pas de sens, comment en était-il arrivé là ? Il avait fait des études, avaient travaillé par la suite, s'était battu contre ses démons et le faisait d'ailleurs toujours. Et tout ça pour quoi ? Se faire pincer le nez par une élève qui tanguait tellement elle riait ? Il devait avoir raté un épisode de sa vie, c'était certainement l'explication logique à tout cela. 

Son cerveau le lâcha totalement quand elle se mit à pleurer parce qu'il détestait les pleurnichards. C'était bruyant, pleins de germes et, par dessus tout, incroyablement difficile à stopper. Pourquoi était-elle passée du rire aux larmes ?

-Rantanplaaaaaan ! gémit-elle, apportant précisions et explications sur son état à l'adulte debout devant elle.

Ses neurones travaillaient, charbonnaient comme ils pouvaient pour comprendre la situation et l'expliquer. Trouver une raison au comportement de son élève, de ses réactions et pour trouver une traduction fidèle de ses paroles, mais rien. Après avoir séché ses larmes, elle le regarda mais elle n'était toujours pas revenue sur terre et elle se jeta bientôt sur lui. Elle finirait sûrement par faire quelque chose que même son accident de voiture n'avait pas réussi : le tuer. C'était d'ailleurs ce qu'elle avait l'intention de faire s'il en jugeait par la position qu'elle prit. Malheureusement, ses hanches lui rappelèrent désagréablement qu'il était incapable d'être aussi gracieux qu'avant et qu'il n'avait plus les mêmes réflexes qu'il y a dix ans. La fillette le manqua de peu avec sa batte mais cela ne l'empêcha pas de s'écraser sans grâce sur lui. Il laissa échapper un gémissement de douleur alors qu'il tâtonnait à la recherche de sa baguette. 

-Immobulus, lâcha-t-il après avoir réfléchit quelques secondes.

Il ne pouvait décemment pas envoyer une malédiction à un de ses élèves, alors il avait choisit un enchantement d'assez bas niveau pour ne pas que cela puisse nuire à la fillette. Il s'extirpa avec mal de l'endroit où il était prostré et, après avoir fait venir sa canne à lui d'un sort parfaitement maîtrisé, il se releva avec mal en grimaçant sans retenue. La Serdaigle ne pourrait plus bouger mais elle pourrait parfaitement l'entendre et l'écouter, même s'il n'était pas certain que cela serve à quelque chose de lui parler dans son état.

Il avait l'impression que tout son corps s'était cassé et il devait s'appuyer lourdement sur sa canne pour ne pas que ses jambes tremblotantes ne cèdent sous son poids. Il s’attarda quelques secondes sur sa respiration laborieuse avant de reposer son regard sur son élève, pétrifiée dans une position presque grotesque, la batte toujours à la main. Il s'agenouilla en gémissant d'inconfort à côté du corps gelé avant de tourner le visage vers lui pour observer les yeux. Les pupilles, plus exactement, mais elles étaient parfaitement normales.

-Mais quelle mouche a bien pu vous piquer ?

Il était atterrit dans un univers parallèle, ou était devenu totalement fou. Il n'y avait pas d'autres solutions à ce qu'il venait de vivre. Il renifla en pensant au fait qu'une de ses élèves aurait facilement pu le tuer ou lui donner une bonne commotion cérébrale. Il se ramollissait. 

S'asseyant sur la chaise la plus porche il se laissa quelques secondes pour réfléchir tout en ne quittant pas l'élève des yeux. Dans son état, elle était un danger pour elle autant que pour les autres et il devait sûrement avoir signé quelque part qu'il devait offrir son aide aux élèves dans ces moments là. 

-Je vais vous emmener à l'infirmerie, est-ce que vous me comprenez ? Même si elle n'était pas prête de lui répondre, il posa tout de même la question avant de passer une main lasse sur ses yeux. Mais dans quoi s'était-il embarqué, bon sang ?

En essayant de se relever, il comprit de suite qu'il ne pourrait pas la transporter jusqu'à l'infirmerie tant tout son corps hurlait au moindre de ses mouvements. S'emparant de sa baguette, il fit venir à lui un bout de parchemin et une plume pour écrire un message qu'il enverrait à l'infirmerie, parce qu'il ne pourrait de toute façon pas se relever. Il claqua sa langue contre son palais de colère, pas contre la fillette parce que ce qui lui arrivait n'était sûrement pas de sa faute, ou du moins, ce qui lui arrivait en ce moment ne l'était pas, bien qu'il n'ai aucune idée de la choses qui l'avait mit dans cet état, mais contre son corps de ne pas vouloir se montrer coopératif et de lui rappeler qu'il était infirme. 

On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
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But the very next day you gave it away
18 janv. 2020, 21:46
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
Ruby n'avait pas grand-chose à faire aujourd'hui, elle devait simplement s'occuper de quelques patients qu'elle avait décidé de garder en observation et de s'assurer que leur état n'empirerait pas. C'est pourquoi elle s'amusait à créer des nouveaux remèdes en mélangeant des ingrédients ou même des remèdes entre eux. Pas sûr que ce soit si concluant mais cela l'amusait et elle était certaine qu'elle arriverait à créer quelque chose de potable un jour.

Soudain, elle voit un petit oiseau en papier lui porter un message, qu'elle lit assez rapidement : Quand elle reçoit des missives de ce genre, Ruby sait qu'il s'agit d'une urgence. Ni une ni deux, elle se dirige vers la bibliothèque pour venir en aide au bibliothécaire, après avoir vérifié que ses patients étaient au calme.

Marchant très rapidement, Ruby descend assez vite les escaliers pour rejoindre le rez-de-chaussée, là où se trouve la bibliothèque. Elle y entre et elle ne met pas longtemps à voir son collègue au sol, à proximité d'une élève qui ne semble pas être dans son état normal. 

- Mais enfin, pouvez-vous m'expliquer ce qu'il s'est passé ici ? dit-elle inquiète et pleine de bienveillance.

Plusieurs hypothèses lui viennent en tête mais elle préfère avoir les précisions de son collègue avant de faire quoi que ce soit.
16 févr. 2020, 03:16
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
La jeune fille manqua pourtant son coup. Son balai semblait avoir un poids et une répartition du poid différente de d'habitude, la faisant basculer en avant. Irene roule boula, entrainant l'affreuse créature avec elle comme une boule de bowling balaye une quille. Avant qu'elle n'ai pu faire quoi que ce soit, toute étourdie par sa roulade, elle entendit une voix proche : 
- Un autobus 
La petite rousse allait pour tourner la tête, afin de chercher l'origine de ce nouveau danger quand elle sentit chaque muscle de son corps se rigidifier, l'immobilisant dans une position grotesque : les deux mains serrées sur le manche de son balais, le dos rond penché en avant, presque comme si elle voulait embrasser ses genoux. 

Etait-elle devenue une statue de glace ? Cette perspective amusait beaucoup la jeune Gates qui voulu rire, sans le pouvoir. Alors, comme par magie, son menton tourna, difficilement. Son champs de vision s'élargit ainsi, lui présentant une espèce d'homme avec un visage déformé, comme s'il se reflétait dans un miroir déformant. Un nouveau gloussement voulu sortir sans le pouvoir.

Alors Irene commença à se sentir prise au piège de son propre corps. C'était une bien étrange sensation qui ne lui convenait pas. Un serpent devait sans doutes la serrer entre ses anneaux, elle voyait sa tête à présent. Terrorisée, les pupilles de la troisième année s'ouvrirent largement, alors que le serpent ouvrait la gueule, sans doute pour la croquer. Si seulement elle avait pu fermer fort les yeux pour échapper à un tel spectacle ! 

Au lieu de ce à quoi elle s'attendait, le serpent lui adressa de nouveaux mots :
- Baies d'airelle douche vin pipou coeuille ?
Encore une histoire de douche ? Mais ils étaient vexants à la fin ! Irene voulu jeter un regard accusateur au serpent. Si elle l'avait pu, elle l'aurait même noué en une balle dont elle se serait servi pour s'entraîner à viser les anneaux de Quidditch. Il aurait fait un très beau souafle, multicolore qu'il était...

Le serpent reprit la parole :
 - Gervais clouer à nain pitrerie, pastèque rousse comprenez ?
Bien sûr qu'elle comprenait ! Il la prenait pour une idiote ? Ce serpent ne perdrait rien pour attendre ! Il commençait d'ailleurs à changer de tête, sous les yeux curieux d'Irene. Ce serpent était-il un animagus ? Comme pour lui répondre positivement, plantée sur un corps de serpent, une tête avec une longue chevelure blanche l'observait. Etait-ce l'imagination d'Irene ou bien Alice Sangblanc prenait un malin plaisir à l'observer ainsi, coincée entre ses griffes, ou plus exactement ses anneaux ?  Pourtant Irene ne ressemblait en rien à la balle écarlate... Elle était à présent dans un mélange de frustration et de colère. C'était bon maintenant Alice avait suffisamment joué, Irene pouvait repartir s'envoler sur son balai qu'elle sentait toujours entre ses mains. En tout cas, une chose était sûre, Irene parlerai au manque de Fair-play d'Alice à Christopher.

Une lumière vive et rassurante éblouit Irene avant de disparaître rapidement. Qu'est ce que ça avait bien pu être ? La jeune fille n'en avait aucune idée. En revanche, elle commençait à se concentrer pour essayer de se faire fondre elle même pour récupérer sa liberté de mouvement. Alors qu'elle s'acharnait sur cette pensée un immense homard arriva précipitamment en agitant ses pinces au bout desquelles des maracas s'agitaient. Irene resta interdite quelques micro-secondes avant d'exploser de rire intérieurement, des larmes s'échappant par ses yeux et coulant bizarrement sur son visage tourné. 

Le homard se mit à cliqueter des paroles incompréhensibles à l'ours assis non loin d'elle. Irene assistait à la scène en spectatrice, s'interrogeant sur ce que les deux animaux farfelus pouvaient bien se raconter... Peut-être que le homard voulait que l'ours partage l'énorme pot de miel qu'il tenait à la main ? Tout ce qui entourait Irene était plus ou moins flou, mais elle arrivait à interpréter chaque tâche de couleur et à comprendre ce qu'elle représentait, si bien qu'elle ne relevait pas les incohérences. Tout ce qu'elle voyait était réelle et normal. Cependant, elle devait bien avouer que son cou commençait à souffrir dans cette position peu naturelle. Il était temps qu'elle parvienne à se transformer en salamandre... ou mieux en Phénix ! 

Désolée pour le temps de réponse ^^ 

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21 févr. 2020, 13:37
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
L'infirmière n'avait pas la meilleure réputation et pourtant, sur ce coup là, il s'en fichait un peu. Habituellement si à cheval sur les façons de faire et le fait de ne confier sa santé qu'à quelqu'un en qui il aurait totalement confiance, c'était étrange pour quelqu'un qui le connaîtrait de voir qu'il était près à avaler toute potion que lui aurait donné cette femme, qu'elle ai pour réputation de tester d'insolites remèdes sur ses patients ou pas. Il avait trop mal et ne souhaitait qu'une seule chose : pouvoir se relever et s'éloigner de cette élève pour retourner dans ses quartiers où un bon lit l'attendait. D'ailleurs, l'élève ne semblait toujours pas avoir reprit ses esprits, c'est pourquoi il ne brisa pas le sort. Qui sait ce qu'elle aurait pu lui faire avec une batte dans les mains : elle était dangereuse et lui dans l'incapacité de se défendre de façon efficace. Il avait légèrement peur qu'en brisant le sort elle ne décide de se jeter à nouveau sur lui pour lui réduire le crâne en bouillie. Nul doute qu'elle aurait de grave ennuis si on la retrouvait en train d'achever le pauvre bibliothécaire infirme et déjà en fin de vie. Il n'était pas très vieux, mais se sentait déjà comme s'il avait vécu bon nombres d'années en trop sur cette terre. Il était fatigué comme le serait un vieux soldat de retour d'une guerre jamais vraiment terminée. 

Déjà que la vie n'avait plus beaucoup de saveurs pour lui mais si en plus il se faisait attaquer encore une fois alors qu'il retrouvait quelque chose de bien à faire, il allait finir par devenir totalement fou. Ce qu'il aimait était peut-être simplement maudit. La danse, en premier lieu, qui lui avait apporté des problèmes de hanches et maintenant l'amour des livres qui avaient faillit lui apporter une belle commotion cérébrale. Peut-être qu'il était finalement déjà fou et que tout cela n'était que l'oeuvre de son cerveau malade et de son imagination débordante et sans limites. Il était à deux doigts de se dire que tout cela serait préférable à cette réalité qui perdait totalement son sens et sa logique. Dieu seul savait à quel point cela pouvait l'angoisser d'ailleurs, de ne pas trouver de logique à quelque chose. Son cerveau travaillait beaucoup trop vite pour essayer de comprendre quelque chose qui ne l'était pas, probablement. Il s'en donnait mal au crâne. Nul doute que le lendemain serait difficile à gérer avec une migraine. Il reporta finalement son attention sur l'infirmière.

-Merci d'être arrivée si vite. Miss Gates semble avoir été empoisonnée, elle est totalement irrationnelle et ce n'est pas à cause d'un sort, pouvez-vous faire quelque chose pour ça ? Il grimaça en essayant de se relever avant de finalement se laisser retomber mollement par terre. Auriez-vous quelque chose contre la douleur également ? J'aimerais pouvoir me lever avant le levé du soleil, mais avec ces hanches je pense que ce ne sera pas possible. 

Son esprit lui dit que l'élève n'a sûrement pas choisit de se retrouver ici et qu'elle ne s'en souviendra sûrement pas au lendemain, mais son cœur lui dit que c'est une petite idiote qui est totalement folle. Heureusement, pour lui, l'esprit est plus fort que le petit truc qui bat dans sa poitrine alors il ne lui en veut pas tellement, après-tout, cela aurait pu arriver à tout le monde. Après, il n'est pas sûr d'apprécier la voir dans la bibliothèque pour les prochaines semaines à venir. Le souvenir va lui rester en tête, il n'oubliera pas facilement quelque chose comme ça. Après-tout, il s'est fait mettre à terre et à échappé de peu à un coup sûrement assez violent, et tout ça contre une petite élève dont il aurait normalement pu s'occuper tout seul. Son ego en a prit un sacré coup, et même s'il n'en avait pas beaucoup, son honneur a été touché aussi.

-Elle a peut-être avalé quelque chose de mauvais, je ne sais pas trop. Une potion de confusion peut-être ? Ou alors elle est malade ou en état de choc. 

On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
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22 févr. 2020, 00:50
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Ruby a donc plus ou moins saisi la chose : L'élève a avalé un philtre de confusion, sans aucun doute même, vu son assurance. Oui, il y a sans aucun doute de quoi stopper l'effet à l'infirmerie. Quant au bibliothécaire, Ruby devait un peu plus réfléchir pour trouver la meilleure solution, quand elle se souvient qu'il y a une potion bien pratique pour ce problème dans l'inventaire de l'infirmerie : Certes, l'effet ne sera pas aussi instantané que pour le philtre de confusion, mais ça ira.

L'écossaise allait se précipiter vers l'infirmerie à toute vitesse, quand elle s'est souvenue qu'elle n'avait pas besoin de le faire : Parfois, il suffit de ne pas utiliser sa baguette pendant un laps de temps pour en oublier son utilité...

- Accio Potions ! dit-elle simplement.

Elle se retrouve avec les deux potions dans les mains, l'une pour la jeune Serdaigle, l'autre pour le bibliothécaire. Sans réfléchir un peu plus, elle donne le dernier flacon à Théophile :

- Tenez, puis-je me permettre de vous demander de boire ceci ? Deux gorgées suffiront. Ce ne sera pas si efficace, il faut dire que votre état n'est pas des meilleurs mais au moins vous ne sentirez pas la douleur pour un petit moment.

Elle lui tend le flacon qu'elle venait d'ouvrir puis elle s'agenouille à côté de la jeune fille pour lui faire avaler la potion : Elle remarque que la jeune fille ne bougeait pas tant, c'est pourquoi elle interroge le bibliothécaire :

- L'avez-vous immobilisée ?

Question quelque peu rhétorique puisque Ruby se dit presque immédiatement qu'elle devait lancer l'antisort général, avant de se dire qu'elle ferait mieux d'être prudente. C'est pourquoi elle lance un "Incarcerem" avant de lancer son "Finite Incantatem".

A partir de là, la jeune fille devient beaucoup plus agitée mais est tout de même tenable. Cependant, ce n'était pas une tâche facile que de lui faire avaler l'antidote, tellement elle rigolait, mais cela s'est fait, même si quelques gouttes ont préféré atteindre le sol.

Le flacon était vide, Ruby se lève et s'écarte un peu de la jeune fille puis elle tend une main au bibliothécaire pour l'aider à se lever : Il n'y avait plus qu'à attendre que la potion fasse effet sur la Serdaigle.
22 févr. 2020, 06:25
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
L'ours grogna doucement vers le homard, peut-être voulait-il en faire son casse-croûte songea l'adolescente en observant la scène. Elle commença à saliver. Elle aussi elle avait faim et elle aussi elle voulait goûter du homard au miel ! Malheureusement elle se trouvait coincée. Alors elle se concentra très fort, pour se réchauffer, ne faisant plus attention aux deux animaux qu'elle voyait. 

Soudain, elle pu faire un mouvement. Elle essaya de se jeter sur le homard pour le mordre, mais elle n'y parvint pas. Son corps pouvait bouger mais elle avait la sensation de ne plus pouvoir séparer ses bras et ses jambes. Etait-elle devenue un serpent elle aussi ? L'idée la fit hurler de rire, elle avait hâte d'essayer de ramper sur le sol ! D'autant qu'elle devait avoir intégré son balai lors de sa transformation, elle saurait peut-être voler ?! 

Mais avant qu'elle ait pu faire un geste, la jeune fille sentit qu'on essayait de la retenir. Elle avait l'impression qu'on la chatouillait et au travers de ses larmes de rire elle cru voir le visage de Devon, très proche. Elle hoqueta, essayant de lui dire d'arrêter de la chatouiller, quand quelque chose de dur se posa contre ses lèvre et qu'un liquide à l'odeur de fraise et de champignon lui emplit la bouche. Elle voulu le cracher avec dégoût, faillit s'étouffer avec et fini par avaler plusieurs gorgées en retenant la vague de nausée qui la remplissait. 

Très vite, sa vision se précisa. Sa joie et son amusement fondirent comme du beurre en broche. Difficilement son cerveau raccrocha les wagons. Que faisait elle ligotée dans la bibliothèque ? Ses premières pensées allèrent sur son statut de sang, quelqu'un l'avait dénoncée ! Son premier réflexe fut de hurler et de se débattre paniquée. Elle cria en boucle : 
-Laissez-moi ! Suis pas Née-Moldue ! Suis pas Née-Moldue !  

Elle mit quelques secondes à analyser les visages qui l'entouraient. L'infirmière et le bibliothécaire. Elle se figea soudain, la raison lui revenant. Non, on ne l'avait pas capturée pour la torturer ni quoi que ce soit de ce genre. Mais pourquoi était-elle ainsi ligotée ? Pourquoi deux adultes l'avaient ils ligotée et le regardaient-ils ainsi ? 

La jeune Gates fouilla dans ses souvenirs, que faisait-elle avant de se "réveiller" ? Le goût de la potion lui revint en mémoire et Irene roula sur le ventre pour vomir, se rappelant du goût du champignon. Dieu qu'elle détestait ça. Une fois les convulsions de son estomac calmées, elle réfléchit. Elle ne comprenait pas. Du coton dans les oreilles, elle n'entendit pas si on lui parlait, elle occultait les stimulis extérieurs. Pourquoi avait-elle bu un truc au champignons, elle qui ne supportait pas le goût ? Mais ce n'était pas elle qui avait choisit de boire. Non... 

De manière brouillonne, les scènes qu'elle avait cru vivre depuis son départ de la salle commune lui revinrent en mémoire. Tout était confus. Elle ne comprenait pas. Les larmes de rages et de peurs commencèrent à couler. Etait-elle devenue folle ? La troisième année n'arrivait pas à saisir ce qu'il s'était passé, pourquoi elle s'était sentie aussi bizarre comment cela s'était fait qu'elle avait vécu des choses impossibles. Et surtout comment elle avait atterri dans la bibliothèque. Son esprit avait beaucoup de mal à présent à créer des liens entre tout ce qu'elle avait vécu et tout ce qui avait pu arriver réellement. 

Elle redressa son visage inondé de larmes d'incompréhension et plongea son regard dans les yeux de l'infirmière en demandant : 
- Qu'est ce qu'il m'arrive ?

Des tremblements l'agitaient de plus en plus alors qu'elle se tournait vers le deuxième adulte présent, qui avait l'air harrassé et elle l'implora du regard avant de gémir :
- Aidez-moi...

La jeune Gates se remit à sangloter, suppliant les deux adultes du regard, elle ne voulait pas qu'ils lui disent qu'elle était folle. Elle voulait être rassurée, qu'on la protège, mais surtout, plus que tout, qu'on lui explique ce qu'il lui était arrivé. Qu'on lui dise qu'elle allait bien, que ce n'était rien... Qu'on s'occupe d'elle. Elle murmura entre deux sanglots en baissant la tête, le nez coulant :
- Je veux pas être folle...

Elle se sentait comme une enfant, une gamine qu'on devait prendre par la main, qui avait besoin qu'on la rassure, qu'on la câline, qu'on efface ses peurs d'un revers de main. 

Tallyrenpher, à l'attaque !/ ⇈⇈ Ceci n'est pas un pavé... ⇈⇈ / Des Souris et des Dragons
Irene s'écrit sans accent, merci ! ^^
4ème année RP - M.E.R.L.IN. : Mat / Spid'Irene, la Princesse des Mots-Croisés
22 févr. 2020, 13:11
05/01/2045 Confusion culottée  PV   RP++ 
-Merci, souffla-t-il douloureusement.

Il prit la potion avec reconnaissance et avala les deux gorgées, grimaçant légèrement sous le goût. Ce n'était clairement pas les choses les plus goûteuses du monde sorcier, mais ça faisait le travail alors il ne s'en plaignait pas. Il savait, cependant, que cela n'améliorerait pas vraiment son état, mais peut-être la douleur qu'il lui provoquait. Il refusa la main qu'elle lui tendait en s'excusant. Il ne pourrait pas se lever maintenant, même s'il y mettait du sien : la potion n'avait pas encore fait effet et si elle le faisait, ce ne serait toujours pas assez pour lui permette de forcer autant. Il s'autorisa quelques secondes de répit alors que la fillette buvait enfin la potion, mais le répit ne dura pas plus longtemps. Elle se mit à hurler et à peine avait-elle commencé qu'il avait saisit sa baguette et avait défait les liens qui la maintenait attachée, comprenant de suite la source de sa terreur.

Elle avait peur d'être en danger à cause d'un possible statut de sang et les cordes n'avaient pas dû l'apaiser, bien au contraire. Ravalant son expression dégoûtée quand elle se mit à vomir, il nettoya tout le bazar d'un coup de baguette avant de poser sa main tremblante sur l'épaule de la petite Serdaigle. Même s'il n'aimait pas le contact, encore plus si c'était avec un enfant, il fit un effort parce que cela se voyait qu'elle en avait besoin. Il ne serait pas dans une école s'il n'avait pas le bonheur des élèves à cœur. C'était légèrement égoïste aussi, il ne voulait pas qu'elle panique parce que cela le dérangeait. C'était douloureux pour lui et angoissant, il n'aimait pas la peur et encore moins les larmes alors plus vite elle se sentirait mieux, plus vite le ferait-il aussi. Il oublia bien vite qu'elle avait essayé de lui exploser le crâne : ça n'importait pas pour le moment et il était de toute façon encore en vie. Malheureusement, disait son cœur, mais son esprit, lui, chérissait cette information. Il serra légèrement l'épaule de la petite fille de façon réconfortante avant de laisser sa main frotter l’omoplate. C'était ce que sa mère faisait quand il était jeune, ou même durant les années où il n'avait pas quitté son lit. Il n'aimait pas vraiment les contacts, même de sa famille alors elle ne lui faisait pas de câlin, se contentant de lui frotter le dos avec de petits cercles, lui montrant qu'elle était là et qu'il n'avait plus à avoir peur. Tout allait bien se passer. Il espérait que l'enfant ressentirait la même chose que lui à l'époque parce qu'il était hors de question qu'il fasse plus. Il n'en était tout bonnement pas capable, surtout maintenant. 

Il n'avait qu'une seule envie et c'était celle de se rouler dans son lit pour pleurer, même si ce n'était pas la réaction que l'on attendait d'un homme adulte. La situation avait encore prouvé qu'il n'était qu'un infirme incapable de s'en sortir tout seul. Encore une fois, on lui avait montré de façon nette et efficace qu'il ne serait plus jamais aussi fort qu'avant. Il s'était prit dans la tronche son accident et ses hanches explosées et il en avait tout bonnement assez. Ce n'était pas la vie qu'il avait voulu avoir, pas du tout même. Il eut une pensée pour l'autre homme, celui qui l'avait frappé et qui pouvait marcher normalement, lui. Courir, danser et vivre. Il prit une grande respiration.

-Calmez vous Miss, tout va bien. C'est fini, vous n'êtes pas folle. Il faut que vous vous calmiez, respirez. Vous êtes en sécurité. On vous a fait boire une potion, ce n'est pas de votre faute, rien ne va mal avec votre petite cervelle, vous êtes parfaitement saine d'esprit.

Sa main toujours placée dans son dos, il continua ses gestes qu'il espérait apaisants. Finalement, il savait pourquoi il n'avait jamais voulu travailler dans une école avant, c'était beaucoup trop à gérer pour un seul homme, surtout pour un homme comme lui. Il ne savait pas gérer les enfants. Preuve en était sa voix lointaine et son visage toujours neutre : ce n'était pas quelque chose de vraiment apaisant finalement. Il suffisait de ne pas le regarder.

On ne peut pas soigner ce qui est déjà mort.
Last Christmas, I gave you my heart
But the very next day you gave it away