Le Fleurage du Marteau
[ MI-NOVEMBRE 2045 ]
Entre les Rangées de Livres, Bibliothèque, Poudlard
Charlie, 16 ans.
4ème Année

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Entre les Rangées de Livres, Bibliothèque, Poudlard
Charlie, 16 ans.
4ème Année

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D’un mouvement rageur, je replante durement le livre dans sa rangée.
Sa tranche frappe contre le bois, faisant couiner le silence. « Ouais, c’est ça ouais ». Le devoir me fait tellement chier que je parlais à un bouquin. « Tss… ». La moralité des droits et devoirs des créatures magiques. *Qu’est-c’qu’j’en ai à foutre*.
Beaucoup trop de livres avec beaucoup trop de sujets qui ne servaient à rien s’étalaient devant mes yeux. Mais le pire, c’était de chercher partout ne serait-ce qu’un seul bouquin sur le droit des créatures magiques — un sujet complètement inutile — et de ne rien trouver. Ça, c’était vraiment rageant.
Mon cou se tord pendant que j’étire mes bras. Un bâillement m’écarte la bouche, si grand que je me demande si ma mâchoire ne va pas finir par se décoller. *Vraiment…*. Une bouffée de chaleur m’étouffe le corps ; mélangée à son sommeil, c’était tout aussi chiant.
Et toutes ces lignes interminables me faisaient mal au crâne.
— Bien.
Je fais volte-face.
M’éloigner de toutes ces étagères était la seule chose que je voulais en ce moment. *’vont finir par m’rendre tarée*. En quelques pas rapides, je me laisse tomber à ma place, sur un bureau où j’avais étalé des livres, des parchemins et ce foutu devoir.
Nejma n’était toujours pas arrivée non plus, elle m’aiderait à aller plus vite ; surtout pour ce sujet complètement débile. *Bizarre*. Ça ne lui ressemble pas d’être en retard. *Allez*. Haussant les épaules, je me reconcentre sur mon devoir.
*Question-cinq-en-reprenant-votre-analyse-sur-le-statut-accordé-aux-créatures-par-le-ministère-de-la-magie-argumentez-sur-la-nécessité-d’une-telle-décision-prise-pa*. « Rhaaa… », j’arrête de lire cette question, elle m’avait fatiguée avant même de commencer à y réfléchir. Je laisse aller mon dos contre le dossier, en étalant mes avant-bras sur le bureau.
Je n’arrivais pas à penser à autre chose que mon entrainement de ce soir. Ça, c’était vraiment utile. Alors que le droit des créatures magiques, c’était comme penser à la légitimité du piano romantique face au classique ; aussi ennuyeux qu’inutile. J’avais juste besoin de la théorie qui pouvait se pratiquer magiquement, comme je l’avais fait pour le piano.
Là — face à ce devoir qui me forçait à me mettre le crâne entre mes deux mains, mes coudes sur la table, et à plisser les yeux si fort que j’en avais mal aux joues — je ne pouvais rien appliquer. Que des mots et des centaines de lignes pour ne rien dire.
Les créatures magiques étaient bien plus vieilles que moi, elles avaient des règles aussi antiques que leur âge, le Ministère avait décidé depuis longtemps de ce qu’il devait appliquer. Point.
Fin.
Ce cours était une simple information, et je ne comprenais pas l’utilité d’en faire un débat. Je n’avais absolument rien à dire de plus que ce qui était déjà dit. *’p’t’être inventer*. Ou alors je devais faire semblant d’être impliquée dans le droit des créatures ? Faire semblant d’en avoir quelque-chose à foutre ?
Un profond soupir fit vibrer la surface de mon devoir.
Tout ça me fatiguait.
Et Nejma qui *’arrive pas !*.
Dernière modification par Charlie Rengan le 10 mars 2021, 01:55, modifié 1 fois.
« Bienvenue chez Toi »
Le Fleurage du Marteau
Eileen n'en pouvait déjà plus des cours, de l'école, de tout ce qu'il s'y passait. Elle en avait marre qu'il se passe des choses bizarre, autant à Poudlard que dans le monde des sorciers. Ne pouvaient-ils pas vivre simplement, en paix, comme beaucoup de monde ? Ne pouvaient-ils pas vivre sans se prendre la tête pour des choses inutiles, arrêter de se prendre la tête tout simplement ? Elle avait besoin de faire une pause, de s'éloigner des discussions houleuses de sa salle commune, de prendre un livre et de lire, parce qu'elle n'avait plus rien d'autre à faire, ayant terminé tous ses devoirs à temps pour une fois, et elle n'avait aucune envie de dessiner.
Elle soupira, là, seule dans le rayon des livres sur la Botanique. Ses doigts effleuraient les reliures des livres, sa tête était penchée sur le côté pour qu'elle puisse déchiffrer les titres qui défilaient sous ses yeux. Elle ne savait même pas quoi lire, et si elle en prenait un au hasard ? quitte à l'avoir déjà lu, au moins elle commencerait plus vite. *Bon.*
Elle sortit un livre de l'étagère, enleva la fine couche de poussière avec la paume de sa main, et s'arrêta sur le titre. *Plantes aquatiques magiques des lacs d'Écosse*. Elle sourit, elle ne l'avait jamais lu celui-là !
Eileen ouvrit l'ouvrage, commença à marcher lentement, prudemment, pour sortir du rayon. Mais elle avait beau marcher lentement, elle faillit tout de même bousculer une fille qui passa en trombe devant elle. La rouquine n'eut pas le temps de lever les yeux vers son visage qu'elle était déjà allée s'asseoir, mais elle l'avait vu marcher, vite, *très vite*, et elle avait aperçu qu'elle ne marchait pas comme elle. *Elle marche sur la pointe des pieds un peu*.
Elle ne comprenait pas pourquoi, à quoi cela lui servait-il ? Elle était grande pourtant, bien plus grande que la plupart des filles de l'école, alors pourquoi marchait-elle sur la pointe des pieds ?
Eileen vit une table de libre près de celle de la fille, se dirigea vers elle. Elle s'apprêtait à s'asseoir mais se tourna vers la grande. Elle semblait galérer avec ses devoirs... Les lèvres de la rouquine se pincèrent légèrement. Eileen se retourna d'un coup en entendant des bruits de pas à l'entrée de la bibliothèque, mais ce n'était qu'un élève bien plus âgé, sûrement un Septième Année. Elle soupira, regarda de nouveau la fille, les sourcils légèrement froncés.
- Pou... Pourquoi tu marches un peu sur la pointe des pieds ?
Elle n'avait pas parlé bien fort, juste un peu moins qu'à son habitude, mais elle était presque sûre que la fille l'avait entendu.
Elle soupira, là, seule dans le rayon des livres sur la Botanique. Ses doigts effleuraient les reliures des livres, sa tête était penchée sur le côté pour qu'elle puisse déchiffrer les titres qui défilaient sous ses yeux. Elle ne savait même pas quoi lire, et si elle en prenait un au hasard ? quitte à l'avoir déjà lu, au moins elle commencerait plus vite. *Bon.*
Elle sortit un livre de l'étagère, enleva la fine couche de poussière avec la paume de sa main, et s'arrêta sur le titre. *Plantes aquatiques magiques des lacs d'Écosse*. Elle sourit, elle ne l'avait jamais lu celui-là !
Eileen ouvrit l'ouvrage, commença à marcher lentement, prudemment, pour sortir du rayon. Mais elle avait beau marcher lentement, elle faillit tout de même bousculer une fille qui passa en trombe devant elle. La rouquine n'eut pas le temps de lever les yeux vers son visage qu'elle était déjà allée s'asseoir, mais elle l'avait vu marcher, vite, *très vite*, et elle avait aperçu qu'elle ne marchait pas comme elle. *Elle marche sur la pointe des pieds un peu*.
Elle ne comprenait pas pourquoi, à quoi cela lui servait-il ? Elle était grande pourtant, bien plus grande que la plupart des filles de l'école, alors pourquoi marchait-elle sur la pointe des pieds ?
Eileen vit une table de libre près de celle de la fille, se dirigea vers elle. Elle s'apprêtait à s'asseoir mais se tourna vers la grande. Elle semblait galérer avec ses devoirs... Les lèvres de la rouquine se pincèrent légèrement. Eileen se retourna d'un coup en entendant des bruits de pas à l'entrée de la bibliothèque, mais ce n'était qu'un élève bien plus âgé, sûrement un Septième Année. Elle soupira, regarda de nouveau la fille, les sourcils légèrement froncés.
- Pou... Pourquoi tu marches un peu sur la pointe des pieds ?
Elle n'avait pas parlé bien fort, juste un peu moins qu'à son habitude, mais elle était presque sûre que la fille l'avait entendu.
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
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Le Fleurage du Marteau
J’écrase mes joues encore plus au creux de mes paumes, jusqu’à ce qu’elles débordent dans mes yeux en déformant ma vision.
Des réfractions dans le regard, les lignes tordues de mon devoir, et ce temps, chiant ; qui tintait à mes oreilles comme l’aiguille d’une horloge pétée. *Grouille-toi…*. Je n’avais aucune envie de me concentrer sur un devoir que Nejma avait déjà dû faire depuis des heures.
Ce qui m’énervait vraiment, c’était de perdre mon temps à l’attendre, un temps durant lequel je pourrais m’avancer à faire ce foutu devoir, mais au cours duquel je n’arrivais pas à arrêter de penser au prochain temps de ce soir. *J’suis en avance ou s’passe quoi ?!*.
Je suis éraillée dans cette boucle monotone, à la structure aussi claire que chiante. Et j’attends le temps. *Bordel…*. Ça me rappelle Sainte-Mangouste.
Une chaleur se réveille dans mon corps, tout au fond. *Ta gueule toi*. Je ne dois… « Pou... ». *Que…*. Une voix. Haute. À droite.
Proche.
Par réflexe, mes mains se décollent de mon visage et je tourne les yeux vers cette voix-là : « Pourquoi tu marches un peu sur la pointe des pieds ? ».
Tout s’arrête.
Mes pensées ne font plus le moindre bruit. Ma bouche s’ouvre un peu, mais elle n’a rien à dire, alors elle se referme. Là, face à moi, des yeux ; verts ?!
Ils sont tellement verts. Enlacés de plein de petits points tâchés, jolis. Le vert me dérange, mais le reste est joli ; pas comme la pointe de mes pieds. Bordel.
Pourquoi ?
Pour beaucoup de raisons que je veux oublier. Tout est silencieux. Alors j’inspire longuement, sautant de point en point.
Des raisons que j’avais oublié ? *T’as…*.
C’est un mensonge, je n’avais jamais rien oublié.
— Hhhoo… expire ma conscience, mes lèvres en forme de « O » ; qui reprennent difficilement leur forme naturelle.
*T’as remarqué…*. Cette fille avait vu ce que je ne voyais plus depuis très *trop* longtemps. C’était bizarre ; je me sentais foutrement touchée, entre la surprise et la méfiance. Un mur restait debout dans mon crâne, il cachait beaucoup de souvenirs que je percevais déjà ; leurs petites tronches dentées brillaient entre les aspérités.
Je ne devais pas y faire attention, je réglerais leur cas plus tard. *’Dieu… faut pas rapp’ler ça*.
Vite, changer de sujet.
— C’est juste quand j’suis pressée ça, mon regard quitte les différentes constellations de son visage pour son vert, c’est rien.
J’essaye de sourire, mais je me rends compte que ma cuisse gauche est en train de faire de rapides sursauts, le talon en l’air. *Bordel !*.
Je fais tomber mon talon contre le sol, une douleur explose là-dessous comme si on m’enfonçait une énorme aiguille. Mes dents se serrent, pendant que j’arrête tout mouvement dans mes jambes. *Vite*. Il faut que je me débarrasse de cett
*Oh*.
Sa cravate est bleue-grise. C’est une Serdaigle.
Sans réfléchir plus longtemps, je sais déjà ce que je dois dire : « Y’a une question qui m’fait chier dans c’devoir ». Mon intonation est volontairement plus douce, pour ne pas lui montrer ma frustration et ce sentiment de…
Presque de secret pour ma démarche.
Des réfractions dans le regard, les lignes tordues de mon devoir, et ce temps, chiant ; qui tintait à mes oreilles comme l’aiguille d’une horloge pétée. *Grouille-toi…*. Je n’avais aucune envie de me concentrer sur un devoir que Nejma avait déjà dû faire depuis des heures.
Ce qui m’énervait vraiment, c’était de perdre mon temps à l’attendre, un temps durant lequel je pourrais m’avancer à faire ce foutu devoir, mais au cours duquel je n’arrivais pas à arrêter de penser au prochain temps de ce soir. *J’suis en avance ou s’passe quoi ?!*.
Je suis éraillée dans cette boucle monotone, à la structure aussi claire que chiante. Et j’attends le temps. *Bordel…*. Ça me rappelle Sainte-Mangouste.
Une chaleur se réveille dans mon corps, tout au fond. *Ta gueule toi*. Je ne dois… « Pou... ». *Que…*. Une voix. Haute. À droite.
Proche.
Par réflexe, mes mains se décollent de mon visage et je tourne les yeux vers cette voix-là : « Pourquoi tu marches un peu sur la pointe des pieds ? ».
Tout s’arrête.
Mes pensées ne font plus le moindre bruit. Ma bouche s’ouvre un peu, mais elle n’a rien à dire, alors elle se referme. Là, face à moi, des yeux ; verts ?!
Ils sont tellement verts. Enlacés de plein de petits points tâchés, jolis. Le vert me dérange, mais le reste est joli ; pas comme la pointe de mes pieds. Bordel.
Pourquoi ?
Pour beaucoup de raisons que je veux oublier. Tout est silencieux. Alors j’inspire longuement, sautant de point en point.
Des raisons que j’avais oublié ? *T’as…*.
C’est un mensonge, je n’avais jamais rien oublié.
— Hhhoo… expire ma conscience, mes lèvres en forme de « O » ; qui reprennent difficilement leur forme naturelle.
*T’as remarqué…*. Cette fille avait vu ce que je ne voyais plus depuis très *trop* longtemps. C’était bizarre ; je me sentais foutrement touchée, entre la surprise et la méfiance. Un mur restait debout dans mon crâne, il cachait beaucoup de souvenirs que je percevais déjà ; leurs petites tronches dentées brillaient entre les aspérités.
Je ne devais pas y faire attention, je réglerais leur cas plus tard. *’Dieu… faut pas rapp’ler ça*.
Vite, changer de sujet.
— C’est juste quand j’suis pressée ça, mon regard quitte les différentes constellations de son visage pour son vert, c’est rien.
J’essaye de sourire, mais je me rends compte que ma cuisse gauche est en train de faire de rapides sursauts, le talon en l’air. *Bordel !*.
Je fais tomber mon talon contre le sol, une douleur explose là-dessous comme si on m’enfonçait une énorme aiguille. Mes dents se serrent, pendant que j’arrête tout mouvement dans mes jambes. *Vite*. Il faut que je me débarrasse de cett
*Oh*.
Sa cravate est bleue-grise. C’est une Serdaigle.
Sans réfléchir plus longtemps, je sais déjà ce que je dois dire : « Y’a une question qui m’fait chier dans c’devoir ». Mon intonation est volontairement plus douce, pour ne pas lui montrer ma frustration et ce sentiment de…
Presque de secret pour ma démarche.
« Bienvenue chez Toi »
Le Fleurage du Marteau
Quelques fois on ne contrôle plus rien sur notre corps, souvent même. On aimerait dire, faire quelque chose mais à bien y réfléchir on se résigne à ne pas le faire, parce qu'on a trop peur des conséquences, de ce qu'il peut nous arriver ensuite, des réactions de la personne en face de nous. Donc on décide de ne rien faire, de ne rien dire, de passer son chemin comme si rien ne s'était passé dans notre tête, en oubliant tout ce que l'on souhaitait réaliser. Mais notre corps le fait à notre place. Il fait ce geste que l'on a pas voulu faire finalement, il prononce ces paroles qu'on aurait aimé ne jamais prononcer à force d'y penser. Il n'en fait qu'à sa tête, car on a décidé de quelque chose donc on doit le faire, peu importe si on y avait renoncé quelques instants auparavant.
Et c'était exactement ce qu'il venait de se passer pour Eileen.
Elle s'était retournée vers cette fille, pensant finalement qu'elle allait s'asseoir sur la chaise derrière elle sans broncher, sans repenser une seule seconde à la démarche particulière de la fille, malgré sa curiosité qui la poussait à lui demander. Puis au final elle l'avait fait, parce que son corps lui avait obligé. Et elle était à deux doigts de regretter en voyant la tête que faisait la fille en face d'elle.
*J'aurais pas dû demander*. Ses yeux étaient planté sur le visage fin de la Grande, qui la fixait aussi. Eileen commençait à être mal à l'aise mais ne bougea pas d'un cil. Elle aurait sérieusement dû s'asseoir sans rien dire, ça lui aurait évité de rougir autant.
- C'est juste quand je suis pressée
Elle baissa le regard, *c'est rien.*
Voilà, ce n'était rien. Elle aurait pût juste passer son chemin sans demander quoi que ce soit, d'autant plus que visiblement elle était pressée si elle avait marché comme ça *vu qu'elle vient de le dire* et qu'elle la dérangeait sûrement dans ses devoirs à rester plantée là devant elle alors qu'elle aussi devait bosser, enfin pas vraiment vu qu'elle avait fini tous ses devoirs mais elle avait l'intension de lire un peu pour connaître plus de choses et puis elle aimait beaucoup la Botanique donc c'était parfait et...
- Y’a une question qui m’fait chier dans c’devoir
Elle releva la tête d'un coup, la voix de la fille était nettement plus douce que tout à l'heure, vraiment nettement. Même si ses mots ne l'étaient pas, eux. Ça contrastait beaucoup, des mots secs sur une voix douce. *C'est bizarre*.
- C'est en quoi ?
Elle avait demandé cela... mais elle était quasiment sûre qu'elle ne pourrait pas l'aider. La fille semblait beaucoup plus grande qu'elle, elle ne pouvait pas être en Deuxième Année, d'ailleurs une fille aussi grande dans un cour de deuxième années se serait vite faite remarquée. Donc non, elle ne pourrait certainement pas l'aider, alors pourquoi avait-elle demandé cela ? Pour se rattraper sur sa question de tout à l'heure qui semblait avoir fait buguer la fille ?
Son regard se posa sur les livres et parchemins éparpillés sur la table. Elle n'arrivait pas à déchiffrer les lettres à l'envers, elle ne savait pas encore faire, mie à part quelques lettres qu'elle reconnaissait forcément, comme les f et les z, mais le reste c'était trop compliqué, et ça lui donnait mal à la tête d'essayer.
Et c'était exactement ce qu'il venait de se passer pour Eileen.
Elle s'était retournée vers cette fille, pensant finalement qu'elle allait s'asseoir sur la chaise derrière elle sans broncher, sans repenser une seule seconde à la démarche particulière de la fille, malgré sa curiosité qui la poussait à lui demander. Puis au final elle l'avait fait, parce que son corps lui avait obligé. Et elle était à deux doigts de regretter en voyant la tête que faisait la fille en face d'elle.
*J'aurais pas dû demander*. Ses yeux étaient planté sur le visage fin de la Grande, qui la fixait aussi. Eileen commençait à être mal à l'aise mais ne bougea pas d'un cil. Elle aurait sérieusement dû s'asseoir sans rien dire, ça lui aurait évité de rougir autant.
- C'est juste quand je suis pressée
Elle baissa le regard, *c'est rien.*
Voilà, ce n'était rien. Elle aurait pût juste passer son chemin sans demander quoi que ce soit, d'autant plus que visiblement elle était pressée si elle avait marché comme ça *vu qu'elle vient de le dire* et qu'elle la dérangeait sûrement dans ses devoirs à rester plantée là devant elle alors qu'elle aussi devait bosser, enfin pas vraiment vu qu'elle avait fini tous ses devoirs mais elle avait l'intension de lire un peu pour connaître plus de choses et puis elle aimait beaucoup la Botanique donc c'était parfait et...
- Y’a une question qui m’fait chier dans c’devoir
Elle releva la tête d'un coup, la voix de la fille était nettement plus douce que tout à l'heure, vraiment nettement. Même si ses mots ne l'étaient pas, eux. Ça contrastait beaucoup, des mots secs sur une voix douce. *C'est bizarre*.
- C'est en quoi ?
Elle avait demandé cela... mais elle était quasiment sûre qu'elle ne pourrait pas l'aider. La fille semblait beaucoup plus grande qu'elle, elle ne pouvait pas être en Deuxième Année, d'ailleurs une fille aussi grande dans un cour de deuxième années se serait vite faite remarquée. Donc non, elle ne pourrait certainement pas l'aider, alors pourquoi avait-elle demandé cela ? Pour se rattraper sur sa question de tout à l'heure qui semblait avoir fait buguer la fille ?
Son regard se posa sur les livres et parchemins éparpillés sur la table. Elle n'arrivait pas à déchiffrer les lettres à l'envers, elle ne savait pas encore faire, mie à part quelques lettres qu'elle reconnaissait forcément, comme les f et les z, mais le reste c'était trop compliqué, et ça lui donnait mal à la tête d'essayer.
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
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