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31 déc. 2019, 00:56
Quand tout brûle  PV Diane 
PV Diane Turner
Lundi 2 Mai 2044 - 11H05

Précédemment

La respiration haletante, le cœur tambourinant à un rythme effréné contre sa poitrine, Edward se précipitait de traverser le Chemin de Traverse qu'il avait rejoint quelques minutes plus tôt par le réseau de cheminées. 

Une demi-heure plus tôt, l'homme avait assisté impuissant à la chute du Ministère de la Magie. Dans l'Atrium, il avait observé sans rien pouvoir faire Ursula Beurk Parkinson et ses sbires destituer le ministre Dallan Blackwave, il avait vu de nombreux de ses collègues déposer leurs baguettes magiques au sol tandis que lui se terrait dans la foule des badauds et avait assisté à l'exécution froide de la femme et d'un des enfants du ministre. Comme tout le reste des spectateurs, le sorcier avait été contraint d'emprunter le réseau de cheminées pour sortir du Ministère, non pas sans jeter un dernier regard à l'endroit où il avait consacré plus de huit ans de sa vie et dont il savait qu'il ne le reverrait probablement plus jamais.

Chaudron Baveur, dit-il d'une voix peu enjouée mais ferme.

Il se devait d'aller retrouver Diane pour lui annoncer la chute du Ministère de la Magie avant qu'elle ne l'entende de la bouche de quelqu'un d'autre. Si il n'était pas le premier à lui dire, sa compagne s'imaginerait sans doute qu'il lui était arrivé quelque chose de grave et s'inquiéterait inutilement à son égard. Seulement rien ne se passa. Il restait sur place, dans les flammes vertes de la cheminée. Inquiet de ce que ça voulait dire, Edward se précipita de dire « Chemin de Traverse » en jetant une autre poignée de poudre de cheminette sur les flammes.

Cette fois-ci, il fut transporté dans un endroit complètement différent de celui qu'il avait initialement espéré. Il se trouvait dans l'un des nombreux couloirs d'accès par le réseau de cheminée du Chemin de Traverse. Le cœur battant la chamade à l'intérieur de sa poitrine, l'homme se précipita à l'extérieur à la recherche de Diane. Seulement, une fois sorti à l'extérieur, c'est un spectacle ahurissant qui se présente sous les yeux d'Edward. Des sorciers couraient dans tous les sens, des bruits d'explosions se faisaient entendre de tout part, que pouvait-il bien se passer ici ? Edward n'avait pas le temps de se soucier de ce qu'il se passait ici, il n'avait qu'un seul objectif en tête : la retrouver et être sûr que rien ne lui était arrivé.

Bousculant les sorciers qui allaient en contre-sens, le Gallois se frayait un chemin avec difficultés pour rejoindre le Chaudron Baveur. Sa course s'arrêta net lorsqu'il reconnut au loin le bâtiment qui était en flammes : des flammes étaient en train de ravager le deuxième étage du pub le plus célèbre des sorciers britanniques. Son sang ne faisant qu'un tour, Edward accéléra le rythme de ses déplacements. Il rêvait, ce n'était pas possible. La peur envahissait l'homme, il savait que la rouquine devait travailler aujourd'hui et craignait qu'elle soit restée à l'intérieur. 

Arrivé devant la façade en flammes du Chaudron Baveur, le sorcier ne put que regarder le spectacle, étant aussi impuissant que lors de la chute du ministère une demi-heure plus tôt. En une heure à peine, l'homme venait de tout perdre. Enfin presque. À quelques mètres de lui, une chevelure rousse attira son attention, une chevelure qu'il aurait pu reconnaître entre milles. Tout espoir n'était ainsi pas perdu. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Edward avait traversé la distance qui le séparait de la femme et l'étreignit sans ménagement dans ses bras.

Tu vas bien ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Passant ses deux mains sur le visage de Diane, il recula son visage pour qu'il ne soit qu'à quelques centimètres du sien et la regarda en silence, un air attristé sur le visage.

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6 janv. 2020, 22:25
Quand tout brûle  PV Diane 
Pourquoi n'était-elle pas parvenue à rejoindre le Chaudron ? Dans l'incompréhension la plus totale et encore sous le choc des événements, Diane sortit de la cheminée une fois les flammes vertes évaporées. Elle se trouvait à présent dans un couloir sombre et étroit. Les bruits qui provenaient de l'extérieur et résonnaient dans ses oreilles la tirèrent de son état d'absence pour la ramener à la réalité. Des cris, des détonations et des grondements. Le cauchemar ne faisait que continuer... La jeune femme avança lentement en direction de la sortie, les battements de son cœur s'accélérant à chacun de ses pas. Avant de passer l'ouverture, elle plongea la main dans sa poche et s'empara fermement de sa baguette. Rassurée par la sensation du bois entre ses doigts, Diane mit un pied dehors. La première chose qu'elle vit l'attrista au plus haut point. De l'autre côté de la ruelle, par-dessus le mur de briques, des flammes consumaient sans peine l'étage et la toiture du Chaudron Baveur.
Pendant plusieurs secondes, elle resta plantée là, les yeux rivés sur la fumée qui se dégageait de l'incendie. Ce n'était pas possible... Il fallait qu'elle se rende sur place le plus rapidement possible. Elle ne pouvait pas perdre la seule famille qui lui restait, pas maintenant. Diane remonta la ruelle en courant aussi vite qu'elle le pouvait. Elle n'avait fait que quelques mètres lorsqu'elle atteignit la Rue principale du Chemin de Traverse. Les passants criaient et fuyaient dans la même direction. La serveuse s'engouffra au milieu de l'agitation et avança à contre courant, jouant des coudes et des épaules pour se frayer un chemin et atteindre le pub.

Lorsqu'elle fut enfin sortie de cette marée humaine, Diane courut de plus belle jusqu'au bâtiment en flamme. Devant la chaleur qui en émanait, elle se stoppa et regarda avec effroi le spectacle désastreux qui s'offrait à elle. Le souffle court, la main crispée sur sa baguette sous l'émotion, elle était totalement impuissante. Ses yeux s'embuèrent, sa vision devint trouble et sa lèvre inférieure se mit à trembler. Ça montait. Une boule se forma peu à peu dans sa gorge et elle tenta de s'en défaire en avalant sa salive. En vain. La jeune femme renifla un bon coup et se frotta le nez avec le dos de sa main gauche. Il fallait qu'elle y aille. Elle ne pouvait pas le laisser à l'intérieur.

Sur le point de pénétrer dans le Chaudron, Diane fut coupée court dans son élan par des bras qui l'enlacèrent. Elle les reconnut sans difficulté : il était là. Elle lâcha sa baguette et se retourna vivement pour lui faire face et lui rendre son étreinte. Lorsqu'Edward posa ses mains sur son visage, la jeune femme les caressa délicatement avant de poser les siennes à son tour sur les joues et la mâchoire de son compagnon. Il fallait qu'elle s'assure qu'il était bien réel et qu'il ne lui était rien arrivé. Elle réduisit les quelques centimètres qui les séparaient et l'embrassa. C'était un baiser intense, empli de passion et de tristesse.
Diane se détacha de l'homme qu'elle aimait et posa son front contre le sien, la tête penchée vers le sol. Elle laissa glisser les mains jusqu'à son torse et agrippa doucement les vêtements. Soulagée et relâchant toute la pression et la peur qu'elle avait emmagasinées, Diane craqua pour de bon et se laissa aller. Les larmes dévalèrent ses joues pour enfin s'écraser par terre.

"Edward... j-j'ai eu si peur. Le Ministère... il s'est fait attaquer. P-Parkinson... elle a tué..." Après tous les événements, elle était incapable de formuler une phrase intelligible. Ses mots étaient interrompus ou happés par les sanglots et sa respiration saccadée.

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15 janv. 2020, 21:35
Quand tout brûle  PV Diane 
Les yeux de l'homme ne lâchèrent pas un seul instant ceux de sa compagne. D'un simple regard, il pouvait voir l'état de détresse émotionnelle dans lequel elle était plongée ; ses yeux brillaient non pas de fatigue, mais de tristesse. Comment pouvait-il en être autrement après avoir échappé des flammes qui dévoraient son lieu de travail, son foyer ? Ou du moins, c'est ce dont il était persuadé. Edward pensait que, comme à son accoutumée, Diane était en train de travailler au Chaudron Baveur lorsque l'incendie s'était déclaré.

Des mains froides, contrastant avec le feu qui s'agitait dans le dos de la femme aux cheveux flamboyants, se déposèrent sur son visage. Ce contact glacé lui donna des frissons dans le dos, mais il n'en montra aucune gêne. Au contraire, son cou se recourba légèrement car, après avoir assisté à une scène horrifiante, il venait de retrouver la douce étreinte de l'être aimé. Un sourire mielleux qu'il n'aurait jamais du avoir en une circonstance pareille s'afficha sur le coin de ses lèvres et s'intensifia lorsque les lèvres de Diane vinrent se déposer sur les siennes. Toute l'affreuseté de la scène à laquelle il venait d'assister disparut de ses pensées, il l'avait retrouvé et c'était tout ce qui importait pour l'instant.

Tandis que la femme avec qui il partageait sa vie depuis quelques mois rompait le baiser et plaquait ses mains contre son abdomen, Edward conservait ses mains sur son visage à elle, continuant de la fixer droit dans les yeux, comme si il avait peur qu'il ne s'agisse que d'un mirage et qu'elle ne disparaisse si jamais il osait regarder ailleurs. Il voulait lui dire ce qu'il s'était passé au Ministère, sa poitrine lui pressait de le dire, mais aucun son n'arrivait à sortir de sa bouche. Comment pouvait-il expliquer la scène affreuse qui s'était déroulé sous ses yeux dans le lieu le plus sûr d'Angleterre ? Et puis, les flammes qui dansaient derrière elles n'avaient pas l'air naturelles, peut-être avait-elle assisté à bien pire ?

Ce fut Diane qui prit la parole en premier, rompant le silence qui s'était installé entre eux. Des larmes coulèrent de ses joues tandis qu'elle lui expliquait que le Ministère venait d'être attaquée. C'est par un regard d'incrédulité que l'homme la regarda pendant plusieurs secondes, se demandant si l'état dans lequel la mort de la chute du Ministère l'avait plongé ne le faisait pas délirer. Non, elle venait bien de parler du Ministère de la Magie et non pas du Chaudron Baveur. Se ressaisissant, Edward essuya du mieux qu'il pouvait avec ses larges index les larmes qui ruisselaient le long des joues de sa compagne. La voir dans cet état lui crevait le cœur. Pour la réconforter du mieux qu'il pouvait, il passa ses bras sous ses épaules et la tira vers lui dans une étreinte serrée. Ne pouvant pas trouver les mots justes, il se contentait de la serrer contre lui, car il avait tout autant besoin qu'elle d'être rassuré. Sa tête par-dessus son épaule, Edward marmonna à son oreille :

Je sais, j'y étais... C'est affreux... Je ne sais pas ce qu'il va se passer pour nous, dit-il en jetant un regard en direction des flammes qui s'extrayaient du pub. Qu'est-il arrivé au Chaudron Baveur ?

Sa voix trahissait son inquiétude. Il était bien incapable d'avoir une intonation rassurante, lui-même étant effrayé par la situation qui était en train de se profiler pour la communauté magique britannique. Sa main droite passa dans les cheveux roux de Diane, pressant un peu plus sa tête contre son épaule à lui.

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8 févr. 2020, 23:57
Quand tout brûle  PV Diane 
En évoquant la scène du Ministère, les flammes du Chaudron disparurent de son esprit et les moindres détails de l'attaque lui revinrent en mémoire. Le meurtre des deux membres de la famille Blackwave et la peur d'avoir perdu Edward prirent le dessus sur tout le reste. Mais malgré tout, sentir la présence de son compagnon contre son corps lui était si agréable. Elle ne voulait pas s'en détacher et pleurait de plus belle en réalisant qu'il était sain et sauf et à ses côtés. Elle sentit finalement ses doigts glisser le long de ses joues pour y sécher les larmes qui coulaient. A ce contact sur sa peau, Diane prit une grande inspiration pour tenter de se calmer. La jeune femme expira par la bouche et se mordilla la lèvre inférieure pour se contrôler tout en accentuant davantage la prise qu'elle avait sur le vêtement de son homme.
Il l'attira ensuite un peu plus contre lui et telle une poupée de chiffon, elle se laissa aller à cette étreinte et posa sa tête sur son épaule. Son odeur emplit ses narines et enivra tous ses sens. Elle l'aimait réellement. Automatiquement, Diane desserra les poings et vint entourer ses bras autour d'Edward pour passer ses mains dans son dos. Tandis que sa main gauche le pressait un peu plus contre elle, la droite se plaça dans sa nuque pour caresser du bout des doigts la racine de ses cheveux.

Diane sentit un souffle chaud contre son oreille. Elle entendit les mots prononcés par Edward mais elle n'avait pas le courage de parler. Elle voulait profiter du moment en espérant que le temps s'arrête pour les laisser tous les deux dans cette position, loin des horreurs qui se déroulaient autour d'eux. Elle aurait aimé transplaner jusqu'à un endroit isolé de tous ces problèmes de sang, un endroit dans lequel ils seraient heureux et n'auraient pas peur de sortir. Parce qu'avec cette Parkinson, ils allaient devoir vivre dans la crainte quotidiennement.
Toutefois, Diane fut bien obligée de réagir lorsqu'elle entendit le nom du pub londonien. La jeune femme n'avait aucune envie de s'éloigner d'Edward alors elle tourna simplement la tête en direction du Chaudron Baveur. Et même si la sensation des doigts dans sa chevelure était apaisante, la vue des flammes la ramena à la cruelle réalité de la situation. Bien malgré elle, elle se détacha de son étreinte et entoura la taille du barbu avec son bras. L'inquiétude transparaissait sur les traits de son visage lorsqu'elle fit face une nouvelle fois au spectacle qui s'offrait à eux. Diane se baissa rapidement pour récupérer sa baguette qu'elle avait faite tomber un peu plus tôt et se tourna vers Edward complètement paniquée.

"Marlon est encore à l'intérieur ! Il m'avait envoyée au Ministère pour les problèmes de cheminée mais lui est resté dans le bar !" La jeune femme sentit les larmes affluer de nouveau. Non, non, non ! Elle ne pouvait pas se remettre à pleurer. Pas maintenant. Son oncle était encore vivant, ça ne pouvait pas être autrement ! "Edward, faut qu'on fasse un truc, on peut pas le laisser dedans !"

Les yeux de Diane effectuaient des allers-retours entre son compagnon qu'elle n'osait pas quitter et le bâtiment en flamme. Pénétrer à l'intérieur alors qu'il était dans un tel état était tout simplement suicidaire... La jeune femme pointa alors sa baguette devant elle et lança un sortilège d'extinction. Mais rien ne se produisit. Le feu continuait de se propager et de consumer tout ce qui se dressait sur son passage.

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10 févr. 2020, 18:36
Quand tout brûle  PV Diane 
Sa compagne relâcha doucement l'emprise qu'il avait sur elle pour se baisser et attraper sa baguette magique. L'inquiétude qu'il avait réussi à apaiser refaisait surface et elle paniquait à l'idée que son oncle se trouve encore à l'intérieur du Chaudron Baveur. Comment pouvait-il la rassurer alors que lui-même ignorait où Marlon se trouvait ? Ne voulant pas lui mentir, même pour la rassurer, Edward se contenta de rester muet. La seule chose qu'il pouvait faire pour l'instant était de l'aider du mieux qu'il pouvait à affronter cette situation. En sortant sa baguette magique de sa poche, il suivit l'exemple de Diane et prononça « Extinguere » sans que son sortilège ne réussisse à éteindre ne serait-ce qu'une portion des flammes. La situation devait être bien plus grave qu'il ne le pensait, seul un feu issu de magie noire pouvait être aussi résistant.

- Ça ne veut pas dire qu'il est encore à l'intérieur... Marlon est un homme débrouillard, il est sûrement sorti d'ici à temps.

Le Gallois essayait tant bien que mal de rassurer Diane, mais il n'était pas entièrement convaincu par ses propos. Ce serait un coup dur pour sa compagne de perdre le seul membre de sa famille avec qui elle était encore proche. Sans rien lui dire, il attrapa affectueusement son bras droit avec sa main gauche, car il avait peur qu'elle ne se précipite vers les flammes pour venir en aider à son oncle. Jamais elle n'arriverait à extraire qui que ce soit de l'incendie. Seulement, il savait qu'il n'arriverait pas à la retenir éternellement, alors il agita de nouveau sa baguette magique en direction du pub en flammes tout en prononçant les quelques mots suivants :

Hominum Revelio.

La sentence venait de tomber : si Marlon avait été piégé par les flammes, il ne s'en était pas réchappé. Aucun signe de vie n'était présent à l'intérieur du Chaudron Baveur.

- Il n'y a personne à l'intérieur, ça ne sert à rien de vouloir combattre les flammes.

Délicatement, il tira sur le bras de Diane qu'il tenait afin de la faire se tourner vers lui ; ainsi, elle ne verrait plus l'incendie. Il l'enserra entre ses bras, passant sa baguette magique dans son dos.

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26 mars 2020, 00:43
Quand tout brûle  PV Diane 
Il n'y avait qu'une seule raison pour que son sortilège d'extinction soit sans effet. Le feu qui leur faisait face n'était pas anodin mais très probablement issu de magie noire. Peu de personnes la pratiquaient et après ce dont elle avait été témoin au Ministère, Diane craignait qu'une attaque similaire ait eu lieu au Chaudron.
Inquiète devant l'inefficacité de leur deux sortilèges, la jeune femme regarda son compagnon pour espérer y puiser du réconfort. Malheureusement son visage n'était pas aussi serein qu'elle l'aurait souhaité. Elle observa une nouvelle fois les flammes qui profitaient des vitres brisées pour se frayer un chemin jusqu'à l'extérieur. Le brasier allait bien finir par mourir de lui-même faute de combustibles de toute façon. Mais pour combien de temps encore allait-il être actif ?
Diane sentit les doigts d'Edward se resserrer autour de son bras dénudé pour la retenir et elle fit quelques pas en arrière pour se retrouver à sa hauteur. Un deuxième mouvement de baguette de sa part suffit à lui faire éclater la dure vérité au visage : le bâtiment était vide. Pas de Marlon.

C'était terminé. Il ne lui restait plus qu'Edward et ce contact qu'elle avait le long de son bras. Sans prêter aucune résistance, elle suivit le mouvement et se retrouva une nouvelle fois collée contre le torse de son compagnon. C'était le vide complet dans son esprit et seuls les crépitements et la chaleur qui émanait dans son dos pouvaient lui rappeler la réalité environnante. A moins que ça ne soit les battements de son cœur et les bras autour de son corps qui en soient responsables. Pourtant il fallait qu'elle accepte l'évidence de la situation : elle ne pouvait rien faire sans se mettre en danger de façon irréfléchie. Elle était condamnée à attendre que l'incendie se calme pour agir et constater l'étendu des dégâts.

Épuisée, Diane s'abandonna complètement à l'étreinte d'Edward. A son tour, elle passa enfin ses bras dans son dos pour le serrer contre elle. Elle s'accrochait à lui comme une petite fille à son doudou, comme une enfant terrorisée à l'idée de perdre la seule personne qui lui était chère. Un point de repère qu'elle ne pouvait pas perdre. Pas maintenant.
La jeune femme enfouit sa tête dans la nuque de son amant et caressa le creux de ses reins.

"Je t'aime Edward." murmura-t-elle, le son de sa voix à moitié étouffé par les vêtements. Elle avait besoin de lui dire. Cet incendie et le meurtre des Blackwave étaient la preuve que rien n'était éternel ou acquis.

Diane garda le silence quelques minutes pour ne profiter que de leur proximité et de la tendresse qu'elle pouvait y mettre. Mais elle ne pouvait pas rester dans le déni indéfiniment.

"Une fois que le feu se sera éteint... tu veux bien qu'on aille voir les restes ?"

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4 avr. 2020, 17:43
Quand tout brûle  PV Diane 
L'état dans lequel se trouvait Edward en ce moment n'était rien comparé à ce que sa compagne devait être en train de vivre. Non seulement l'établissement où tant d'agréables souvenirs avaient été forgés étaient en train de brûler, mais aussi, il y avait de bonnes chances que son oncle n'ait pu s'échapper des flammes. Tout en enserrant fortement Diane avec ses bras, le sorcier jetait un regard triste et plein d'incompréhension vers le brasier ardent. Se pouvait-il que les auteurs de cet incendie soient de mèche avec ceux qui venaient de fomenter un coup d'état au Ministère de la Magie ? La coïncidence était bien trop flagrante pour que ça n'en fut pas le cas.

La tête de la sorcière nichée dans le creux de son cou, il en profitera pour humer son délicat parfum. À cet instant précis, être avec Diane était la chose la plus importante de sa vie. Tant qu'ils resteraient tous les deux ensemble, aucun malheur ne pourrait les atteindre et ils pourraient tout dépasser sans encombres.

- Je t'aime encore plus Diane Turner, lui répondit-il avec un sourire niais sur les lèvres, dénotant avec le côté tragique de la situation.

Il relâcha la pression qu'il exerçait autour de sa taille, recula de quelques centimètres et fit glisser ses doigts le long du bras de sa compagne jusqu'à ce qu'ils enserrent ses doigts à elle. La faisant tourner délicatement, Edward avança doucement en direction des flammes avec Diane. Rien de ce qu'il n'aurait pu dire l'aurait empêché de s'aventurer plus près pour être sûre que son oncle était encore en vie, alors, il avait décidé de l'accompagner, d'être avec elle jusqu'au bout.

Fin du RP pour moi, merci pour ce moment ! Je te laisse conclure !

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31 mai 2020, 12:43
Quand tout brûle  PV Diane 
Toutes ces attentions qu'ils avaient l'un envers l'autre, même les plus petites, l'apaisaient. Des secondes précieuses de tendresse dans un monde devenu chaotique.
Diane répondit au geste de son compagnon et entrelaça ses doigts avec les siens pour le suivre jusqu'à la bâtisse. La jeune femme traînait des pieds. Elle ne voulait pas avancer. Elle avait peur de faire face à la réalité de la situation. Même si tout se concordait à dire que Marlon était mort, une petite part de son esprit continuait d'espérer le contraire. Et elle avait peur qu'elle parte, elle aussi, en fumée.

Cela faisait déjà plusieurs minutes que l'incendie avait débuté et les deux sorciers attendirent simplement qu'il se soit éteint de lui-même pour poursuivre leur progression.
Serrant un petit peu plus les doigts d'Edward entre les siens, Diane le regarda et lui murmura : "Merci d'être là avec moi."

La voie était désormais libre et seule une épaisse fumée noire se dégageait des décombres du Chaudron. Elle mit une main devant son visage pour éviter de la respirer et s'avança.

Là, dans la cour arrière du bâtiment, un corps gisait au sol. Diane lâcha instantanément la main de son amant et courut vers la personne. La tristesse et la peur reprirent le dessus et la fumée environnante ne fit qu'accentuer le picotement de ses yeux.
Au fil des secondes, la silhouette se faisait de plus en plus distincte et dans le même temps, sa vison devenait floue. Elle ne pouvait plus retenir ses pleurs et lorsqu'elle se laissa tomber aux côtés de Marlon, la jeune femme éclata en sanglots. Ce visage qu'elle avait connu depuis sa plus tendre enfance était fermé, sali de suie et les larmes qui s'écrasaient dessus laissaient de longues traînées noires.

"Non... Marlon... S-s'il vous plaît !" Les traits de Diane étaient déformés par la tristesse et le désespoir qu'elle éprouvait. Elle posa fébrilement ses mains tremblantes sur le torse de son oncle et le secoua dans l'espoir de le voir revenir à lui.

"Marlon... Marlon ! Je vous en supplie, MARLON, REVEILLEZ-VOUS !" Il fallait qu'il se réveille. Il ne pouvait pas partir.
Tandis qu'elle reniflait bruyamment, la jeune femme sentit un mouvement sous sa main gauche. Elle ouvrit difficilement les yeux et se les frotta. Elle se remit à pleurer de plus belle lorsqu'elle entendit Marlon tousser. Toute la pression et la peur s'échappaient enfin.

Difficilement, son oncle tenta de bouger. il vit d'abord les morceaux de sa baguette brisée puis se tourna instinctivement vers le Chaudron détruit. Entre deux sanglots, Diane lui révéla :

"Le ministère est tombé… Qu’allons-nous devenir maintenant ?" Ils venaient de tout perdre en une fraction de secondes.

FIN

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