L'insouciance dans les livres
Réalisé avec @Riley Harrison

Les bras chargés d’ouvrages, je sortais de ma librairie favorite. J’avais enfin tout ce dont j’avais besoin pour subvenir à la folie de mon père pour les épopées arthuriennes. Et nos livres — à nous, sorciers — étaient bien plus complets que ceux que pouvaient posséder les Hommes dépourvus de magie ; et il le savait, il avait exigence de cela pour avoir une approche nouvelle de la légende, quand bien même il expérimentait la menace sur le secret magique. Alors, il gardait cela pour lui, même si je ne devais guère cesser de faire des allers et retours entre mes deux mondes, au risque et au péril de la société que j’eusse appris à connaître.
Le poids des livres sur mes bras me faisait perdre l’équilibre, tant bien même que j’essayasse de laisser mon regard à même le sol afin de ne pas me prendre les creux ouverts dans le sol ; histoire de ne pas tomber la tête et les livres en avant. Cela en était en outre bien trop compliqué. Je ne voyais rien de ce qu’il se passait devant moi. Je n’avais que cette impression d’être un idiot de service, un première année de Poudlard qui faisait ses courses pour la première comme un grand. Mais je pouvais bien continuer à pester, car c’était bel et bien moi-même qui avais oublié de revêtir une sacoche pour les y enfermer.
Alors que je persévérais ensuite à marcher, je me sentis freiné et bousculé vers l’arrière. Le dos émietté dans une compote d’os, je relevais la tête pour apercevoir l’ensemble des ouvrages sur le sol, légèrement abîmés — ce qui fit monter une rage en moi — et un poteau face à moi.
— Mais quel idiot suis-je ?!
Bibliothécaire : 01.09.45 - 28.10.46 |Professeur d'EdM : 29.10.46 - ...|DDM Serpentard : 15.11.49 - 27.08.50

Au cœur de l'an 2040.
Les bras chargés d’ouvrages, je sortais de ma librairie favorite. J’avais enfin tout ce dont j’avais besoin pour subvenir à la folie de mon père pour les épopées arthuriennes. Et nos livres — à nous, sorciers — étaient bien plus complets que ceux que pouvaient posséder les Hommes dépourvus de magie ; et il le savait, il avait exigence de cela pour avoir une approche nouvelle de la légende, quand bien même il expérimentait la menace sur le secret magique. Alors, il gardait cela pour lui, même si je ne devais guère cesser de faire des allers et retours entre mes deux mondes, au risque et au péril de la société que j’eusse appris à connaître.
Le poids des livres sur mes bras me faisait perdre l’équilibre, tant bien même que j’essayasse de laisser mon regard à même le sol afin de ne pas me prendre les creux ouverts dans le sol ; histoire de ne pas tomber la tête et les livres en avant. Cela en était en outre bien trop compliqué. Je ne voyais rien de ce qu’il se passait devant moi. Je n’avais que cette impression d’être un idiot de service, un première année de Poudlard qui faisait ses courses pour la première comme un grand. Mais je pouvais bien continuer à pester, car c’était bel et bien moi-même qui avais oublié de revêtir une sacoche pour les y enfermer.
Alors que je persévérais ensuite à marcher, je me sentis freiné et bousculé vers l’arrière. Le dos émietté dans une compote d’os, je relevais la tête pour apercevoir l’ensemble des ouvrages sur le sol, légèrement abîmés — ce qui fit monter une rage en moi — et un poteau face à moi.
— Mais quel idiot suis-je ?!

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L'insouciance dans les livres
Pardon pour le retard
Les vacances. Qu’ils faisaient bon de pouvoir se promener au chemin de traverse comme auparavant. Les personnes qui entouraient Riley s’exclamaient à voix haute ou parfois même riaient de bon cœur ou même interpellait une personne s’éloignant trop loin de son groupe. Ce genre de situation lui rappelait que trop bien ses années à Poudlard, du temps ou elle-même devait passer par cette merveilleuse allée pour entamer sa nouvelle année au château. Ah que cela la rendait nostalgique de voir ces jeunes gens se promener avec tous ces livres, et ces robes aux couleurs de leur maison voir parfois sans couleur montrant alors qu’ils venaient tout juste de rejoindre la grande école.
Une petite fille passa près de Riley qui la bouscula par mégarde. Elle s’excusa d’un sourire tandis que la jeune fille lui retourna ses excuses de façon poli avant de retrouver le groupe qui se situait certainement un peu plus loin. Les yeux de la jeune femme ne la quittèrent pas. Quelque part au fin fond elle-même, elle pouvait s’identifier en cette fillette… Une petite maladroite qui ne cessait de s’excuser et continuer de se perdre malgré toute les indications du monde. Riley ria de son idée ainsi que de sa comparaison et reprit finalement sa marche en essayant de faire beaucoup plus attention au monde qui l’entourait.
Mais cela ne suffisait pas. Dans les rues paves du Chemin de Traverse, tout le monde se marchait dessus. Riley se sentait transporter par cette vague humaine qui semblait l’emmener ou bon elle voulait. Alors qu’elle essayait de se débattre gentiment pour sortir de cette course folle, elle se sentit projeter vers l’arrière et poussa une personne qui se trouvait derrière elle. Un boucan pas possible s’en suivit, des exclamations de stupeurs ainsi qu’un juron se fit entendre dans son dos. Riley se retourna avec la peur au centre quand elle aperçue tous les ouvrages qu’elle venait de faire tomber indirectement.
-Oh… Je suis vraiment désolée ! S’empressa-t-elle de s’écrier avant de venir à la rencontre du jeune homme. Je ne vous avais pas vu et… Oh par Merlin, vos livres… L-Laissez-moi vous aidez, c’est le moins que je puisse faire…. Je suis terriblement confuse… Se dépêcha-t-elle d’ajouter.
Dans des gestes imprécis et précipites, Riley ramassa feuilles et livres qui trainaient par terre avant de faire une pile dans ses bras. En essayant d’attirer la sympathie de la victime de l’accident dans un sourire désolée.
Les vacances. Qu’ils faisaient bon de pouvoir se promener au chemin de traverse comme auparavant. Les personnes qui entouraient Riley s’exclamaient à voix haute ou parfois même riaient de bon cœur ou même interpellait une personne s’éloignant trop loin de son groupe. Ce genre de situation lui rappelait que trop bien ses années à Poudlard, du temps ou elle-même devait passer par cette merveilleuse allée pour entamer sa nouvelle année au château. Ah que cela la rendait nostalgique de voir ces jeunes gens se promener avec tous ces livres, et ces robes aux couleurs de leur maison voir parfois sans couleur montrant alors qu’ils venaient tout juste de rejoindre la grande école.
Une petite fille passa près de Riley qui la bouscula par mégarde. Elle s’excusa d’un sourire tandis que la jeune fille lui retourna ses excuses de façon poli avant de retrouver le groupe qui se situait certainement un peu plus loin. Les yeux de la jeune femme ne la quittèrent pas. Quelque part au fin fond elle-même, elle pouvait s’identifier en cette fillette… Une petite maladroite qui ne cessait de s’excuser et continuer de se perdre malgré toute les indications du monde. Riley ria de son idée ainsi que de sa comparaison et reprit finalement sa marche en essayant de faire beaucoup plus attention au monde qui l’entourait.
Mais cela ne suffisait pas. Dans les rues paves du Chemin de Traverse, tout le monde se marchait dessus. Riley se sentait transporter par cette vague humaine qui semblait l’emmener ou bon elle voulait. Alors qu’elle essayait de se débattre gentiment pour sortir de cette course folle, elle se sentit projeter vers l’arrière et poussa une personne qui se trouvait derrière elle. Un boucan pas possible s’en suivit, des exclamations de stupeurs ainsi qu’un juron se fit entendre dans son dos. Riley se retourna avec la peur au centre quand elle aperçue tous les ouvrages qu’elle venait de faire tomber indirectement.
-Oh… Je suis vraiment désolée ! S’empressa-t-elle de s’écrier avant de venir à la rencontre du jeune homme. Je ne vous avais pas vu et… Oh par Merlin, vos livres… L-Laissez-moi vous aidez, c’est le moins que je puisse faire…. Je suis terriblement confuse… Se dépêcha-t-elle d’ajouter.
Dans des gestes imprécis et précipites, Riley ramassa feuilles et livres qui trainaient par terre avant de faire une pile dans ses bras. En essayant d’attirer la sympathie de la victime de l’accident dans un sourire désolée.
L'insouciance dans les livres
Alors que j’essayasse de faire abstraction de la douleur — en fermant les yeux — afin de tenter une reprise en possession des livres récemment achetés ; j’entendis la voix d’une jeune femme, ce qui eut pour effet de me faire retrouver la réalité ; la bousculade, la chute, le juron, mais aussi des ouvrages dévastés ; la suite, je la connaissais : mes parents me tueraient pour avoir réalisé cet affront littéraire.
Je relevai donc le regard vers cette jeune fille et l’aidai à rassembler l’ensemble de mes livres, écoutai son discours d’hésitation ; c’en était même agréable. Je lui souris — finalement — dans une expression semi-compréhensive et semi-triste face à la situation. En vérité, je me doutais que l’effet de foule avait pu provoquer cette chaîne inévitable.
— Non, en aucune façon vous ne devez vous excuser. Si ces livres sont abîmés, c’est bien uniquement de ma faute, pas la vôtre, cela m’apprendra à aller à la librairie sans prendre de quoi les ranger… Notre bousculade, même sans ces livres, aurait été incontournable.
Je l’aidais à ramasser tous ces volumes, lâchant bien plus de jurons que d’ordinaire lorsque je vis certains individus ne pas faire vigilance à ce qu’il se passait autour d’eux ; laissaient ainsi des traces de pas sur des ouvrages de connaissance, ayant cette impression de marcher sur les pavés. Il fallait donc que je trouvasse le temps de réparer ces ouvrages avant de les donner à mes parents et oublier l’affront pensé ; moi qui m’étais promis de ne jamais leur mentir sur l’utilisation de ma magie.
— Faîtes attention, espèce d’inconscient ! … Vraiment, Mademoiselle, vous n’avez pas à vous en faire sur votre faute. Si le monde pouvait faire intérêt à autre chose qu’à leur propre personne, on aurait bien moins de soucis qu’en cet instant. En tout cas, j’aimerai vous remercier de votre aide, enfin non, vous remercier par un simple mot n’est pas assez pour moi. Que puis-je faire pour vous signifier ma gratitude plus dignement ?
Pas grave, ne t'en fais pas
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Je relevai donc le regard vers cette jeune fille et l’aidai à rassembler l’ensemble de mes livres, écoutai son discours d’hésitation ; c’en était même agréable. Je lui souris — finalement — dans une expression semi-compréhensive et semi-triste face à la situation. En vérité, je me doutais que l’effet de foule avait pu provoquer cette chaîne inévitable.
— Non, en aucune façon vous ne devez vous excuser. Si ces livres sont abîmés, c’est bien uniquement de ma faute, pas la vôtre, cela m’apprendra à aller à la librairie sans prendre de quoi les ranger… Notre bousculade, même sans ces livres, aurait été incontournable.
Je l’aidais à ramasser tous ces volumes, lâchant bien plus de jurons que d’ordinaire lorsque je vis certains individus ne pas faire vigilance à ce qu’il se passait autour d’eux ; laissaient ainsi des traces de pas sur des ouvrages de connaissance, ayant cette impression de marcher sur les pavés. Il fallait donc que je trouvasse le temps de réparer ces ouvrages avant de les donner à mes parents et oublier l’affront pensé ; moi qui m’étais promis de ne jamais leur mentir sur l’utilisation de ma magie.
— Faîtes attention, espèce d’inconscient ! … Vraiment, Mademoiselle, vous n’avez pas à vous en faire sur votre faute. Si le monde pouvait faire intérêt à autre chose qu’à leur propre personne, on aurait bien moins de soucis qu’en cet instant. En tout cas, j’aimerai vous remercier de votre aide, enfin non, vous remercier par un simple mot n’est pas assez pour moi. Que puis-je faire pour vous signifier ma gratitude plus dignement ?
Pas grave, ne t'en fais pas
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L'insouciance dans les livres
Sa façon de s’exprimer, de lui expliquer qu’elle n’avait rien à se reprocher, ses cheveux blonds revenants en arrière, ce qui se tenait devant-elle la faisait rire, sourire mais la gênait aussi. Malgré toute les explications du monde, Riley continuait de se sentir terriblement coupable. Si elle ne l’avait pas bousculé, les livres de ce jeune homme seraient surement toujours en bon état et ne seraient pas en train de se faire marcher dessus comme à l’heure actuel. Et voila maintenant qu’il souhaitait la remercier de son service ? il était beaucoup trop bon pour le laisser partir sans rien.
-Je…Eh bien… Si vous voulez signifier votre gratitude comme vous dites, que diriez-vous de me laissez-vous aider ? Demanda-t-elle se sentant rougir quelque peu. Je m’appelle Riley, Riley Harrison, heureuse de faire votre connaissance, vous tombez bien, aujourd’hui j’ai prévu d’aider les personnes victimes de ma maladresse, il semblerait que vous soyez le premier malheureux de la journée. Ria-t-elle discrètement de sa propre autodérision en baissant les yeux vers les livres.
Sans attendre l’accord du jeune homme, Riley s’accroupit sur la pointe des pieds et se pencha en avant pour rassembler feuilles et livres qui trainaient par-ci par-là. Parmi eux, un des livres se montrait imposant avec une couverture en cuire sombre avec des écriteaux en lettres d’or. ‘La légende du Roi Arthur’ avec écrit en patte de mouche en dessous « version sorcier ». Passant se livre sous son bras, la jeune femme se pencha de nouveau vers un autre livre qui continuait de trainait parterre et malheureusement pour lui, il s’agissait d’un des nombreux livres qui avaient subis la sentence des chaussures sales des passants. Poussant un soupire désinvolte quant a l’état du livre, Riley ramena celui-ci près d’elle et essaya d’essuyer la poussière de plusieurs coup de main.
-Les chevalier de la table ronde… Version sorcier. Murmura-t-elle avant de se redresser pour regarder le jeune homme d’un air amusé. Vous êtes un amateur des récits arthuriennes ? Ce sont des livres très intéressants, surtout que l’un des acteurs principaux de cette histoire est l’un des nôtres. Est-ce que vous essayez de réviser vos cours d’histoire de la magie ? Demanda-t-elle d’un ton taquin.
-Je…Eh bien… Si vous voulez signifier votre gratitude comme vous dites, que diriez-vous de me laissez-vous aider ? Demanda-t-elle se sentant rougir quelque peu. Je m’appelle Riley, Riley Harrison, heureuse de faire votre connaissance, vous tombez bien, aujourd’hui j’ai prévu d’aider les personnes victimes de ma maladresse, il semblerait que vous soyez le premier malheureux de la journée. Ria-t-elle discrètement de sa propre autodérision en baissant les yeux vers les livres.
Sans attendre l’accord du jeune homme, Riley s’accroupit sur la pointe des pieds et se pencha en avant pour rassembler feuilles et livres qui trainaient par-ci par-là. Parmi eux, un des livres se montrait imposant avec une couverture en cuire sombre avec des écriteaux en lettres d’or. ‘La légende du Roi Arthur’ avec écrit en patte de mouche en dessous « version sorcier ». Passant se livre sous son bras, la jeune femme se pencha de nouveau vers un autre livre qui continuait de trainait parterre et malheureusement pour lui, il s’agissait d’un des nombreux livres qui avaient subis la sentence des chaussures sales des passants. Poussant un soupire désinvolte quant a l’état du livre, Riley ramena celui-ci près d’elle et essaya d’essuyer la poussière de plusieurs coup de main.
-Les chevalier de la table ronde… Version sorcier. Murmura-t-elle avant de se redresser pour regarder le jeune homme d’un air amusé. Vous êtes un amateur des récits arthuriennes ? Ce sont des livres très intéressants, surtout que l’un des acteurs principaux de cette histoire est l’un des nôtres. Est-ce que vous essayez de réviser vos cours d’histoire de la magie ? Demanda-t-elle d’un ton taquin.
L'insouciance dans les livres
Alors que cette jeune femme — prénommée Riley — m’aidât à reprendre possession des ouvrages dispersés sur le sol écœurant de la rue ; je ne pouvais qu’accepter cette requête. Cependant, je ne pus m’empêcher de remarquer avec quelle délicatesse elle prit soin des livres qu’elle prenait sous son bras. Le dépoussiérage était fait avec une douceur et une certaine précision ; je ne pouvais pas retirer mon regard, elle m’hypnotisait d’une façon que je ne pouvais comprendre. J’étais un pantin enserré dans ses filets ; son appellation résonante comme une nouvelle litanie.
— Enchanté, Mademoiselle Harrison… Ravi de vous connaître, je réponds au nom de Lancelot. Lancelot O’Lake, mais vos actes d’aide ont bien plus d’intérêt que la valeur de mon nom.
Sans aucun mot supplémentaire — en l’instant — je préférai laisser ses gestes faire leurs preuves de soin envers une littérature que j’avais abîmé et dont la population avait délibérément ignorée comme si cette dernière était inexistante ; je dus, dès lors, faire attention à ce que je réalisais pour ne pas empirer ma condition d’assassin. Je pris donc ma cape de sorcier et l’étendis sur le sol pour faire d’elle un simple baluchon de voyage ; cela les protègerait quelque peu jusqu’à mon retour dans le Monde Moldu ; cela était une solution comme une autre… du moins, en apparence.
La question — soudaine et taquine — de Riley me fit m’arrêter quelques instants et je remarquai enfin ce qu’elle tenait entre ses mains (que je trouvais trop délicates pour être véritables) : mon exemplaire de l’histoire arthurienne.
— Contrairement à ce que mon nom peut faire croire, je ne suis pas réellement fan de l’utopie chevaleresque que ces livres racontent même s’ils sont bien intéressants. Je les ai acquis pour mon père et ma mère qui, eux, sont soumis à cette adoration, alors, je me permets de leur en acheter pour améliorer leur connaissance, surtout si cela peut les aider à me comprendre… Et pour ce qui est des révisions, je considère que c’est à moi de leur en faire cours, quand bien même si cela ne me dérange pas de parler avec eux d’historien à historien et libraire.
Le ton que j’eusse donné ne paraissait pas des plus convaincants ; cela pouvait être une lassitude pour moi de leur apprendre chaque jour les secrets d’Histoire que mon monde d’adoption possédait tout en gardant cette version moldue en tête pour ne pas les perdre ; mais il n’y avait guère accession à la facilité. Alors que pourrait-elle bien penser de cette révélation ?
Les yeux à nouveau baissés pour ne pas voir le jugement qu’elle portait à mon égard, je déposai avec précaution chaque œuvre sur ce qui m’eut servi de cape, tout en lui apposant une question :
— Et vous, Riley, que faisiez-vous de bonne heure avant que le destin de malchance ne vous frappe dans le dos ?
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— Enchanté, Mademoiselle Harrison… Ravi de vous connaître, je réponds au nom de Lancelot. Lancelot O’Lake, mais vos actes d’aide ont bien plus d’intérêt que la valeur de mon nom.
Sans aucun mot supplémentaire — en l’instant — je préférai laisser ses gestes faire leurs preuves de soin envers une littérature que j’avais abîmé et dont la population avait délibérément ignorée comme si cette dernière était inexistante ; je dus, dès lors, faire attention à ce que je réalisais pour ne pas empirer ma condition d’assassin. Je pris donc ma cape de sorcier et l’étendis sur le sol pour faire d’elle un simple baluchon de voyage ; cela les protègerait quelque peu jusqu’à mon retour dans le Monde Moldu ; cela était une solution comme une autre… du moins, en apparence.
La question — soudaine et taquine — de Riley me fit m’arrêter quelques instants et je remarquai enfin ce qu’elle tenait entre ses mains (que je trouvais trop délicates pour être véritables) : mon exemplaire de l’histoire arthurienne.
— Contrairement à ce que mon nom peut faire croire, je ne suis pas réellement fan de l’utopie chevaleresque que ces livres racontent même s’ils sont bien intéressants. Je les ai acquis pour mon père et ma mère qui, eux, sont soumis à cette adoration, alors, je me permets de leur en acheter pour améliorer leur connaissance, surtout si cela peut les aider à me comprendre… Et pour ce qui est des révisions, je considère que c’est à moi de leur en faire cours, quand bien même si cela ne me dérange pas de parler avec eux d’historien à historien et libraire.
Le ton que j’eusse donné ne paraissait pas des plus convaincants ; cela pouvait être une lassitude pour moi de leur apprendre chaque jour les secrets d’Histoire que mon monde d’adoption possédait tout en gardant cette version moldue en tête pour ne pas les perdre ; mais il n’y avait guère accession à la facilité. Alors que pourrait-elle bien penser de cette révélation ?
Les yeux à nouveau baissés pour ne pas voir le jugement qu’elle portait à mon égard, je déposai avec précaution chaque œuvre sur ce qui m’eut servi de cape, tout en lui apposant une question :
— Et vous, Riley, que faisiez-vous de bonne heure avant que le destin de malchance ne vous frappe dans le dos ?
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L'insouciance dans les livres
Lancelot O’lake. Un prénom très amusant quand elle savait que l’un des chevaliers de la table ronde portait justement ce même nom. Lancelot. Mais très vite, les espoirs de la jeune femme d’avoir rencontrée un fan des comptes arthurienne s’évanouir quand il se dépêcha d’expliquer qu’il n’en était pas un et qu’il le faisait uniquement pour ses parents dans l’espoir de les aider à le comprendre lui. Le comprendre ? Comment le livre pouvait aider ses parents à le comprendre ? Le Roi Arthur était très célèbre que ce soit chez les moldus ou les sorciers après, les héros étaient bien différents. Mais après quoi, même si la question de Lancelot était des plus banals, Riley se senti rougir à son tour et se redressa soudainement pour éviter de le regarder dans les yeux. Il était rare qu’on lui pose des questions sur ce qu’elle faisait et surtout elle ignorait si la question était posée de manière général ou bien pour ce moment bien précis.
-Eh bien je…Suis étudiante en faculté d’histoire de la magie. Répondit-elle en tenant bien fermement les livres sous son bras. C’est ma deuxième année d’étude dans cette école et c’est les vacance donc je me disais que… Je pourrai passer ici comme je sais que ce sera bientôt la rentrée des classes à Poudlard alors je me suis dit pourquoi ne pas passer par ici pour essayer de me remémorez quelque souvenir. Dit-elle finissant par se tourner vers Lancelot avec sourire aux lèvres. Au fait, tu peux me tutoyer, le vouvoiement c’est pour les vieilles personnes qui ne se connaissent pas et souhaitent… Garder une certaine distance sociale.
En parlant, la jeune étudiante d’histoire de la magie sentie son cœur faire un bond. Elle n’avait encore réalisée le poids de ses paroles. Il fallait changer de sujet et vite pour éviter de créer un malaise.
-Et toi sinon Lancelot, tu fais quoi dans la vie?
-Eh bien je…Suis étudiante en faculté d’histoire de la magie. Répondit-elle en tenant bien fermement les livres sous son bras. C’est ma deuxième année d’étude dans cette école et c’est les vacance donc je me disais que… Je pourrai passer ici comme je sais que ce sera bientôt la rentrée des classes à Poudlard alors je me suis dit pourquoi ne pas passer par ici pour essayer de me remémorez quelque souvenir. Dit-elle finissant par se tourner vers Lancelot avec sourire aux lèvres. Au fait, tu peux me tutoyer, le vouvoiement c’est pour les vieilles personnes qui ne se connaissent pas et souhaitent… Garder une certaine distance sociale.
En parlant, la jeune étudiante d’histoire de la magie sentie son cœur faire un bond. Elle n’avait encore réalisée le poids de ses paroles. Il fallait changer de sujet et vite pour éviter de créer un malaise.
-Et toi sinon Lancelot, tu fais quoi dans la vie?
L'insouciance dans les livres
Je m’arrêtais dans ma tâche pour la regarder lâcher ses mots. Je ne pouvais pas me détourner de ses yeux et de la douceur que laissait échapper sa voix ; elle me permettait de la découvrir plus en profondeur. Connaître sa passion de l’Histoire ; son envie de s’évader et de se souvenir ; mais aussi, son souhait que nous écoulions rapidement à un niveau de langage familier — passer au tutoiement — tout en faisant abstraction de la distanciation sociétaire. Elle sentait que je me trouvasse dans une situation de Né-Moldu.
Sur le moment, cela ne me séduisait pas, elle était si clémente et si demandeuse de paroles que je ne voulais pas l’empêcher d’obtenir ce qu’elle désirait. J’étais comme hypnotisé par une force dont je ne semblais pas être en mesure de toréer. Alors, j’écoutais, ne réagissais plus pour répondre ou ranger précieusement les livres en ma possession.
Pourtant, quand elle me quémanda à son tour ce que je faisais dans la vie, je fus statufié ; qu’allais-je pouvoir lui dire ? Comment le prendrait-elle ? Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’un sorcier irait vivre une double vie ; un double métier.
Je me pris tout de même en main avant de laisser mon regard s’encrer sur la couverture qu’elle tenait à présent dans ses mains.
— Cela va dépendre du monde qui va m’entourer. Pour le monde magique, je suis un historien ; pour le Monde Moldu, je ne suis qu’un libraire étalagiste pour le compte de ma famille maternelle. Donc, je serai plus à même de t’apprendre que je suis historien dans la vie ; mais c’est faux. Je passe bien trop de temps dans le monde de mes parents, conséquemment te dire que je suis libraire serait-il plus approprié ? Personnellement, je suis une cause perdue.
Un rire nerveux sorti de mes lèvres, même si au cœur de mon être, c’était plus un ressentiment de tristesse et de nostalgie. Parfois, je me demandais pourquoi je n’osais pas prendre mon indépendance, peut-être était-ce dû au fait qu’il me faudrait choisir un véritable monde entre les deux que je chérissais. Je ne le savais pas, mais un jour la vie m’apportera la réponse.
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Sur le moment, cela ne me séduisait pas, elle était si clémente et si demandeuse de paroles que je ne voulais pas l’empêcher d’obtenir ce qu’elle désirait. J’étais comme hypnotisé par une force dont je ne semblais pas être en mesure de toréer. Alors, j’écoutais, ne réagissais plus pour répondre ou ranger précieusement les livres en ma possession.
Pourtant, quand elle me quémanda à son tour ce que je faisais dans la vie, je fus statufié ; qu’allais-je pouvoir lui dire ? Comment le prendrait-elle ? Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’un sorcier irait vivre une double vie ; un double métier.
Je me pris tout de même en main avant de laisser mon regard s’encrer sur la couverture qu’elle tenait à présent dans ses mains.
— Cela va dépendre du monde qui va m’entourer. Pour le monde magique, je suis un historien ; pour le Monde Moldu, je ne suis qu’un libraire étalagiste pour le compte de ma famille maternelle. Donc, je serai plus à même de t’apprendre que je suis historien dans la vie ; mais c’est faux. Je passe bien trop de temps dans le monde de mes parents, conséquemment te dire que je suis libraire serait-il plus approprié ? Personnellement, je suis une cause perdue.
Un rire nerveux sorti de mes lèvres, même si au cœur de mon être, c’était plus un ressentiment de tristesse et de nostalgie. Parfois, je me demandais pourquoi je n’osais pas prendre mon indépendance, peut-être était-ce dû au fait qu’il me faudrait choisir un véritable monde entre les deux que je chérissais. Je ne le savais pas, mais un jour la vie m’apportera la réponse.
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L'insouciance dans les livres
Dans le monde moldu ? Riley ne savait pas trop comment appréhender cette information. Si ses parents avaient étaient-là, ils lui auraient dit de fuir et de ne plus jamais approcher ce jeune homme car il vivait avec ce qu’ils appelaient la pègre, les animaux. Mais contrairement a eu, Riley faisait preuve d’une ouverture qui était considérée comme anormale dans sa famille. Au lieu de s’éloigner, elle s’approcher et se montrait particulièrement curieuse quant a leur mode de vie. Certes c’était quelque chose d’habituel chez elle, mais en regardant Lancelot, Riley se sentait rougir de plus en plus. Un étrange sentiment de quiétude la dévorait de l’intérieur tandis que le sang commençait a lui monter dans la tête. Elle avait tant de question à lui poser sur lui, sur son travail sur sa famille mais aussi sur ses études.
Quand elle le regardait, il ne semblait pas si jeune et pourtant, elle aurait jurée avoir en face d’elle quelqu’un qu’elle aurait déjà rencontrer. La timidité la gagnait, et plus elle restait auprès de lui et plus elle se sentait en sécurité et non comme quand elle habitait chez ses parents, cette fois ce sentiment était réel et n’avait absolument rien de faux.
-Oh dans le monde moldu ? Est-ce que cela veut dire que tu travails dans le monde moldu aussi ? Car si c’est le cas, sache que je t’admire. J’aurai trop peur de travailler avec des moldus parce que bon comme tu as dû le remarquer, en discrétion je ne suis pas la meilleure, ria-t-elle en rougissant de plus belle. Mais ta famille est moldu justement ? Comment tu appréhendais le monde magique ?
Quand elle le regardait, il ne semblait pas si jeune et pourtant, elle aurait jurée avoir en face d’elle quelqu’un qu’elle aurait déjà rencontrer. La timidité la gagnait, et plus elle restait auprès de lui et plus elle se sentait en sécurité et non comme quand elle habitait chez ses parents, cette fois ce sentiment était réel et n’avait absolument rien de faux.
-Oh dans le monde moldu ? Est-ce que cela veut dire que tu travails dans le monde moldu aussi ? Car si c’est le cas, sache que je t’admire. J’aurai trop peur de travailler avec des moldus parce que bon comme tu as dû le remarquer, en discrétion je ne suis pas la meilleure, ria-t-elle en rougissant de plus belle. Mais ta famille est moldu justement ? Comment tu appréhendais le monde magique ?
L'insouciance dans les livres
Perdu au fond de moi-même, je n’étais plus à même de penser logiquement ; tout ce que je savais ma propre personne s’égarait chaque fois que je levais mon regard sur elle. Mes moyens s’évaporaient, faisaient en sorte que je ne pusse plus être en mesure de mettre d’autres impressions sur la situation ; de laisser mon libre arbitre s’exprimer. Tout ce que je souhaitais était — étrangement — celui de ne pas la blesser ni d’avoir d’amers propos quand elle me parlait de ma société de naissance. Je ne désirais pas la contempler prendre un regard différent sur mon monde comme l’eurent fait par le passé de nombreux sorciers.
Toutefois, malgré cette soif de ne pas l’offenser, je voulais, j’espérais lui faire part de la réalité ; lui discourir de tout cela sous un bon œil, une version lointaine de ce qu’on l’entendait par ceux qui n’escomptaient pas le voir sous sa véritable forme. Alors, oui, j’appréciais son intéressement, il me permettait d’accepter plus encore l’envie de lui parler de ce monde différent de celui ayant intégré la magie comme priorité de la vie.
— Effectivement, je travaille aussi — et principalement depuis quelque temps — dans le monde Moldu. C’est même assez ironique quand on découvrait que j’avais, sans cesse, souhaité vivre dans une société où ma « divergence » était plus simplement admise ; dans la mesure où la magie doit être cachée pour éviter tout mouvement identique à celui de l’Inquisition et de la chasse aux sorciers. Pourtant, j’ai appris à vivre avec afin de me fondre dans la masse, de paraître moldu comme le furent les membres de ma famille ; je t’assure, c’est facile puisqu’on peut toujours quitter nos habitudes vestimentaires pour adopter celles que les profanes à la magie utilisent chaque jour. De plus, il est aisé d’accéder à la littérature non magique, car elle demeure malgré tout très semblable à celle que l’on connaît chez nous… Il ne faut pas s’inquiéter, rester le plus naturel possible peut aider, même si faire abstraction de la magie subsiste en un exercice difficile, mais on s’y fait !
Bien installé dans mon dialogue, je ne pouvais que remarquer sa réaction par rapport à mon discours. Néanmoins, ma sincérité ne faisait pas défaut ; après tout, le vivre tous les jours pouvait expliquer ce raisonnement sur l’acte d’adaptation.
Toutefois, notre échange ne s’arrêta point en cet instant, nous avions pu en découvrir plus sur chacun d’entre nous, jusqu’à s’attacher l’un à l’autre. Je n’aurais pu croire un instant (non, je n’y avais même jamais cru) que j’allais rencontrer celle qui allait devenir mon épouse dans de telles circonstances.
Cette femme, Riley, même si elle ne le saura jamais, fut ce qu’il y eut de mieux dans ma vie. Je l’ai aimée, adorée de toute mon âme et la chérirai à jamais lorsque même si cela en était à présent impossible.
Me marier avec elle fut un moment heureux, passionné ; jamais je n’oublierai sa voix douce au moment où elle lisait, son regard tendre quand elle me toisait, mais le plus important, jamais je n’omettrai l’avoir aimée pour le meilleur et pour le pire…
Au fond, notre alliance fut — certes — brisée, mais pas les sentiments.
Suis-je peut-être aussi insouciant que les histoires que nous racontent les livres ?

Cela fut pour moi un plaisir de réaliser ce RP avec toi
Merci d'avoir accepter de réaliser cela à partir d'un simple délire, et j'ai apprécié le partager avec toi, merci d'avoir voulu faire partie de son passé
Bibliothécaire : 01.09.45 - 28.10.46 |Professeur d'EdM : 29.10.46 - ...|DDM Serpentard : 15.11.49 - 27.08.50
Toutefois, malgré cette soif de ne pas l’offenser, je voulais, j’espérais lui faire part de la réalité ; lui discourir de tout cela sous un bon œil, une version lointaine de ce qu’on l’entendait par ceux qui n’escomptaient pas le voir sous sa véritable forme. Alors, oui, j’appréciais son intéressement, il me permettait d’accepter plus encore l’envie de lui parler de ce monde différent de celui ayant intégré la magie comme priorité de la vie.
— Effectivement, je travaille aussi — et principalement depuis quelque temps — dans le monde Moldu. C’est même assez ironique quand on découvrait que j’avais, sans cesse, souhaité vivre dans une société où ma « divergence » était plus simplement admise ; dans la mesure où la magie doit être cachée pour éviter tout mouvement identique à celui de l’Inquisition et de la chasse aux sorciers. Pourtant, j’ai appris à vivre avec afin de me fondre dans la masse, de paraître moldu comme le furent les membres de ma famille ; je t’assure, c’est facile puisqu’on peut toujours quitter nos habitudes vestimentaires pour adopter celles que les profanes à la magie utilisent chaque jour. De plus, il est aisé d’accéder à la littérature non magique, car elle demeure malgré tout très semblable à celle que l’on connaît chez nous… Il ne faut pas s’inquiéter, rester le plus naturel possible peut aider, même si faire abstraction de la magie subsiste en un exercice difficile, mais on s’y fait !
Bien installé dans mon dialogue, je ne pouvais que remarquer sa réaction par rapport à mon discours. Néanmoins, ma sincérité ne faisait pas défaut ; après tout, le vivre tous les jours pouvait expliquer ce raisonnement sur l’acte d’adaptation.
Toutefois, notre échange ne s’arrêta point en cet instant, nous avions pu en découvrir plus sur chacun d’entre nous, jusqu’à s’attacher l’un à l’autre. Je n’aurais pu croire un instant (non, je n’y avais même jamais cru) que j’allais rencontrer celle qui allait devenir mon épouse dans de telles circonstances.
Cette femme, Riley, même si elle ne le saura jamais, fut ce qu’il y eut de mieux dans ma vie. Je l’ai aimée, adorée de toute mon âme et la chérirai à jamais lorsque même si cela en était à présent impossible.
Me marier avec elle fut un moment heureux, passionné ; jamais je n’oublierai sa voix douce au moment où elle lisait, son regard tendre quand elle me toisait, mais le plus important, jamais je n’omettrai l’avoir aimée pour le meilleur et pour le pire…
Au fond, notre alliance fut — certes — brisée, mais pas les sentiments.
Suis-je peut-être aussi insouciant que les histoires que nous racontent les livres ?

Cela fut pour moi un plaisir de réaliser ce RP avec toi
Merci d'avoir accepter de réaliser cela à partir d'un simple délire, et j'ai apprécié le partager avec toi, merci d'avoir voulu faire partie de son passé
Bibliothécaire : 01.09.45 - 28.10.46 |Professeur d'EdM : 29.10.46 - ...|DDM Serpentard : 15.11.49 - 27.08.50