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21 juin 2020, 12:30
Incandescence  PV A.S 
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Cette Danse fera référence à celle-ci et se passe quelques heures après cet OS
7 janvier 2045, 16h
Infirmerie



Elle s'est endormie quelques temps. Lydia s'est faite emporter par les Rêves dans le monde-du-sommeil. Tout paraissait plus beau là bas. Tout était traître n'est ce pas? Ce n'était qu'Illusion et mensonges ce repos. A présent la fillette se réveille et chute brutalement du nuage sur lequel elle était installée pour tomber dans un paysage de ténèbres.

Elle est de nouveau parmi les Autres, parmi ces lits aux couleurs d'un linceul.
Elle fait de nouveau partie du Château et des malades qui peuplent l'infirmerie.
Ses pensées reviennent de nouveau, bien décidées à semer la cacophonie dans une tête déjà bien fiévreuse.

"Elle ouvre les yeux, tousse"


*Saleté d'toux*

Sa peau est plus blanche que d'habitude. Des flocons pourraient s'y poser dessus qu'on ne remarquerait pas la différence de teinte.

Pourquoi est-elle ici déjà? Elle ne sait plus.
Pourquoi est-elle sortie hier déjà? Elle ne sait plus.

Lydia a l'impression de ne plus savoir quoi que ce soit. Il lui reste seulement une certitude, celle qu'aujourd'hui il y a une Ombre qui *pense à moi*.

Et cette conviction vaut tout; la beauté de la Nuit, la lumière des étoiles, l'or des gallion. Une forte fièvre n'est rien par rapport à la beauté de ce qu'il s'est passé pour l'enfant hier.

*C'était beau*

L'ombre d'une main sur le tronc d'un arbre, les paroles qui brisaient au départ mais qui finirent par réparer, le surnom de Petite Ombre.

*C'était beau*

Elle n'a jamais rien vécu d'aussi puissant.

Échouée dans cette infirmerie, la petite Holmes a les yeux ouverts mais qui ne regardent rien. Tout se passe dans sa tête et toutes les images de sa Grande Ombre défilent parmi ses Pensées. Elle respire déjà mieux depuis que cette Fille-aux-Larmes a envahi son esprit. Voilà elle revoit la scène, la descente lente dans les escaliers en chemise de nuit et pull. Orion qui la fixait et qui lui rappelait de douloureux souvenirs liés à une partie de son histoire. *Pourquoi j'pense toujours à lui?*
Celui-qui-a-failli-exister la tourmente sans cesse. Lydia ne peut regarder certaines constellations sans voir son Reflet se former dans les lignes des Étoiles.

Hier elle avait cru qu'elle allait réellement sombrer, se Briser pour l’Éternité.
Puis une Autre différente avait eu besoin de son soutien et en l'aidant, la fillette s'était aussi reconstruite.

Sans savoir pourquoi, sa main se pose sur l'endroit ou se trouve son cœur.
Un battements.
Deux battements.

-Petite Ombre... murmure-t-elle.

Les battements s'emballent.

Plume d'@Ashley Swan
Si tu le veux bien.

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Préfète inRP & Purée-en-chef HRP - Bad, on your left !
faire une perle d'une larme

22 juin 2020, 23:56
Incandescence  PV A.S 
7 JANVIER 2045
BLANC




Elle t’appelait. Tout de Blanc, elle t’enivrait. De son calme, elle t’étourdissait. Elle te manquait, si fort. Comme un trou qui te perçait de part en part, te rendait folle de cette absence. Ton cœur s’emballait, depuis ce jour où tu n’y avais plus mit les pieds. Entourée de tous ces Autres, à la merci de leurs cris de damné. Tu n’en pouvais plus de cette sombre liqueur à couleur âcre, qui sortait de leurs bouches en un flot ininterrompu. Une bouillie infâme de Mots, sans sens, ingrat. Comme si toute poésie avait fuit le Monde, perdu à jamais dans l’histoire tragique de l’Humanité. Ils étaient brusques tous ces Mots, complètement faux. Ils semblaient vouloir te détruire, t’étriper. Ils t’agrippaient de leurs lettres corrosives, te brûlaient la peau, la couvraient de cloques immondes alors que tu t’écroulais de douleur.
Tu voulais retourner dans la grande salle blanche, ne plus avoir à supporter le langage incompréhensif des Autres, bavant des idioties à longueur de journée. Retrouver enfin le calme, comme celui du soir. Avoir l’impression permanente que le monde dort en permanence, que le Temps semble s’être arrêté. Car dans cette pièce, chaque minute se ressemble, chaque heure sonne de la même intensité, chaque jour s’assemblent pour ne plus former qu’un cycle Lumière/Obscurité sans discontinuité. Et c’était si agréable, sans doute le seul remède contre ta maladie imaginaire. *Ouais, chuis malade.* Complètement malade. *Malade des Autres. Quand ils sont trop près, mes oreilles sifflent. Quand ils me frôlent mon corps s’effondre. Quand ils tentent de m’emmener, mon cœur s’effrite. Qu’à un fil. Et mes espoirs s’obscurcissent.*
Malade.


Tu y étais donc, dans la pièce blanche. Ou du moins à l’entrée. Même pas blessée, juste là pour échapper à la civilisation. Si on te demandait ce qu’une Gamine ni blessée ni en visite venait mettre les pieds ici, tu leur répondrais sans doute que c’était pour faire chier le monde. *Faire chier l’cosmos.* Que les Autres parlent trop, qu’ils savent pas encore comment la fermer. *Personne leur a dit.* Et que t’avais pas la force de leur apprendre, alors t’es venue ici. Reposer tes pensées rien qu’un instant, les laisser dans un coin pour un court laps de temps.
Tu franchis le pas de la porte, après avoir pris une grande inspiration. *P’t’être que j’devrais me casser quelque chose.* Faire genre, avoir une quelconque excuse. Pour pouvoir sans doute y passer des jours. Jours merveilleux tintés de blanc. Tu pourrais trébucher, te cogner la tête contre le battant du lit. Ou peut-être te fouler une cheville, te briser la nuque, t’écorcher le bras, t’arracher un membre, te retourner un doigt, t’ouvrir l’arcade. Tu pourrais simuler un malaise, commencer à pleurer, boiter violemment, te frapper le visage, mettre ton bras en écharpe. Tu pourrais te mettre à chanter, à hurler, à courir, à taper, à insulter. Qu’on ne puisse plus t’arrêter, qu’on essaye de t’enchaîner. Qu’on te déclare mentalement déranger, et enfermée à tout jamais dans la pièce blanche.


La pièce est aussi calme que le jour où tu l'as laissée. Comme si elle t’avait attendu depuis tout ce temps. Pas un bruit ne provient du couloir. Tout ce que laisse passer les fenêtres, ce sont les doux rayons d’un soleil jaloux. Même le chant des oiseaux et du vent n’ont pas la chance de se répercuter contre les murs blancs.
Tu regardes autour de toi, fais comme si tu cherchais une connaissance parmi les corps allongés. Trouver une raison de ne pas se faire dégager. Tu ne veux même pas lui parler, à cette raison, juste rester à côté d’elle, sans bouger. Même pas la regarder, juste entendre le silence. Silence si imposant d’ailleurs, qu’en te concentrant, tu pourrais presque entendre les malades penser. En voilà une qui vient de lâcher un soupir tout haut, alors que tu passais près de son lit. Tu t’arrêtes, tournes ton être vers une masse difforme. Elle semble là sans vraiment être présente. Sans doute épuisé par cette maladie qui la ronge. *La voilà donc ma Raison. Je n’aurais pas à lui parler bien longtemps.* Tu t’avances vers Elle, passe à sa droite et prend une chaise. Celle-ci ne grince pas quand tu t’assois, restant en symbiose avec le silence de la pièce.


Tu la regardes. Elle semble dans le vague, perdue sans doute dans toutes sortes de pensées. Peut-être que pour rendre cette Raison plus justifiée, il faudrait créer un petit lien verbal. De simples paroles, pas la peine de parler pendant des heures. Juste trois mots échangés, un regard implanté, et si elle le demande, rien que la vérité. *Peut-être revenir sur ses paroles chuchotées.* Celles que tu n’avais pas comprises, brouillonnes. Histoire qu’elle s’habitue à ta présence. *De toute façon, c’est qu’une Autre, je disparaîtrais vite pour elle.* Ou tu iras voir ailleurs.


- Qu’as-tu dit ?

Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.

2 juil. 2020, 14:37
Incandescence  PV A.S 
Sous ses paupières, la scène-de-cette-Nuit a arrêté de se projeter. Elle ne voit plus qu'un ballet de points multicolores, de formes qui tournent et de rêves étranges. Plus rien n'existe. Il reste seulement cette danse incessante d'Hallucinations. Lydia ne voit plus rien, n'entend plus rien, ne sent plus rien.

En train de délirer.
En train de se délivrer.


Car oui cette fièvre la délivre de toutes ses inquiétudes, des peurs que la fillette avait hier.
Elle ne pense plus qu'à Elle. Et Grande Ombre est déjà si présente dans son esprit que Lydia vient à se demander *si j'suis pas malade d'elle*. La fillette sent que leur histoire à toutes les deux n'est qu'un commencement, que le Début de ce qui sera ses années à Poudlard.

Une voix transperce soudain sa bulle. Une Autre.
Qui Brise.
Avec ses Mots.
*Qui c'est ?*
Que dit-elle ?
Que fout-elle ici ?

"Elle agrippe le drap, le serre entre ses doigts"


*Si c'était elle ?* Si c'était l'Ombre ?
Elle vient la chercher pour l'emmener loin, pour partir à la rencontre des étoiles. Pour partir caresser la surface de la lune du bout des doigts et se jeter ensuite dans l'océan afin de pouvoir parler aux dauphins. Beau voyage en perspective.

Mais... Si c'était son amie, elle ne lui demanderait pas la signification des paroles qui viennent de sortir de sa bouche. Lydia hésite; impossible de savoir si la Voix vient de la fille-aux-larmes ou d'une simple Autre.

Toujours allongée dans le lit, elle prend un mouchoir sur sa table de nuit et se mouche ensuite. Petit laps de temps lui permettant de formuler une réponse. Ou de réfléchir à une question.

- T'es qui toi?

Elle doit savoir l'identité derrière cette voix, si c'est une simple élève ou l'enfant rencontrée hier. La fillette se maudit de ne pas avoir mémorisé son grain de voix; la nuit précédente tout lui semblait sortir d'un rêve et contrairement aux images qui resteront gravées sur son coeur à jamais, elle ne se souvient plus des sons et des voix.

#5d9686
Préfète inRP & Purée-en-chef HRP - Bad, on your left !
faire une perle d'une larme

5 juil. 2020, 12:33
Incandescence  PV A.S 
*Elle doit rêver.* De quoi, tu n'en as aucune idée, mais tu aimes te l'imaginer. Si elle est encore Rêveuse, elle doit s'imaginer rire au éclat avec un dragon, dans l'une des 365 chambres de son palais. 365 chambres pour chaque jour d'une année, car elle trouve ça drôle, et puis ça lui donne un air excentrique. Une princesse excentrique, ce serait un joli rêve.
Si elle est Voyageuse, sans doute se trouve-t-elle à l'autre bout du monde, dans une jungle tropicale en reine des Amazones, ou bien au milieu de l'Antarctique, à dompter des orques et vivre de glace. Ou... Il y aurait tellement de choses que l'on souhaite s'imaginer. Rendre la nuit belle, le sommeil radieux en y rajoutant quelques touches en couleur. Mais la réalité nous rattrape, et il y a bien plus laid que les cauchemars. Il y a le Rien. Le Rien où rien ne se passe, à par le Temps qui n'en fait qu'à sa tête. Mais quand on dort, on a aucun repère, et quand il y a le Rien, on sombre avec mélancolie dans l'un des trous noirs du monde endormi. Rien. Atroce Rien.
Mais peut-être ne rêve-t-elle pas ? Peut-être qu'elle délire, tout simplement. Oui ça doit être ça. Regarde, regarde ses yeux. Ils sont grands ouverts, mais restent fixes oui, sans doute. Peut-on dormir les yeux ouvert ? *J'crois bien, ouais.* Tu te rappelles vaguement les fois, où tu marchais dans la rue. Tu étais là sans être là, perdu dans tes pensées. À cet instant, tu rêvais d'une autre vie, alors que tu marchais. *Ouais, j'rêvais.* Alors elle rêve.

Ta voix semble la réveiller, pour de bon sans doute. À moins qu'elle ne replonge, plus tard. Elle ne tourne pas les yeux vers toi, comme si tu n'existais pas. *Tant mieux. J'pourrais bientôt profiter du Silence.* Tes mots la fond tiquer, et tu es sûr et certaine qu'elle t'a entendu. Elle bouge légèrement, alors que le drap remue au rythme de ses mouvements. Il se plisse et ondule, ça en serrait presque envoûtant. Mais tu ne te laisses pas prendre par ce fourbe enchantement, et continues à la fixer. Elle bouge encore, laisse passer un temps. Avant de te répondre, enfin. Sa voix ne te revient pas méchante, elle parait fatiguée. Peut-être n'a-t-elle pas envie de parler. *Ce serait une aubaine.*


- On s'en fou, de qui je suis.


Tu n'avais pas vraiment envie de le lui dire. Une Autre n'avait pas besoin de connaître ton prénom. Tu avais déjà fait l'erreur une fois. Elle ne comptait pas vraiment, pourtant tu l'avais tellement regretté après coup. *C'était avec Ruby.* Mais à bien y réfléchir, et sans que tu ne saches pourquoi, tu te disais à présent que ça n'avait pas été une si mauvaise idée. Sans doute la seule.


- D'autres questions ?

Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.

16 juil. 2020, 19:31
Incandescence  PV A.S 
Mais non on ne s'en fout pas!

Hein Gamine, on ne s'en fout pas. Pourquoi veux-tu cacher ton identité à Lydia? Tu imagines si tu étais celle qui anime tous ses rêves? Et tu veux t'en foutre? Pour parler comme ça, tu ne peux être qu'une Autre c'est certain.

Hein Gamine, pourquoi lui infliges-tu ça? Tu ne vois donc pas que la petite Holmes est déjà suffisamment affaiblie? Et toi, égoïste, tu ne révèles pas ton vrai nom. Même pas un pseudonyme par lequel elle pourrait t'appeler.

Pathétique Gamine, veux-tu qu'elle s'énerve contre toi? Torture que tu lui infliges car elle ne pourra pas le faire: la fièvre brouille son esprit et annihile sa raison, impossible de sentir une quelconque colère monter.

Hein Gamine, elle est déjà faible et toi tu la pousses à rechuter.

*


La fillette n'a pas aimé cette réponse. *C'en était pas une.*

Elle n'aime pas quand les Autres font croire qu'ils ont des secrets. Peut-être que cette fille en a, mais pour l'instant, Lydia ne peut concevoir que cette Autre ait des traces de mystères dans sa vie. *Ils ont tous une vie parfaite*

Cette briseuse d'hallucinations demande si elle a une deuxième question. *J'veux pas parler avec elle, pourquoi elle se tait pas?*

"Elle se redresse, la regarde dans les yeux."


D'un air de défi, l'enfant plante son regard aux teintes de cyan, dans les yeux de la fille. Encore sous l'emprise de la maladie, Lydia voit assez flou. Elle ne parvient pas à deviner que cette élève ne lui est pas inconnue. Qu'elle s'appelle Ashley. Qu'elle est dans la maison des Rouges et Or, en première année aussi.

Elle est en tout cas convaincue que ce n'est pas Elle. Grande Ombre dégage quelque chose de beaucoup plus beau quand on la regarde. Cette Autre et bien, elle est juste plantée là, inutilement.

- J'ai dit Petite Ombre tout à l'heure.

*Mais... Je contrôle plus c'que j'dis!*

Elle se mord la lèvre, avec l'impression d'avoir dévoilé un secret. Espérons que cette Autre ne comprenne pas et s'en aille enfin.

#5d9686
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faire une perle d'une larme

22 août 2020, 12:04
Incandescence  PV A.S 
Elle trouve assez d'énergie pour tourner enfin la tête vers toi. Elle te regarde, droit dans les yeux. Ça te met légèrement mal à l'aise et l'espace d'un instant, tu te demandes ce que tu fabriques ici. Mais cette lueur de provocation que tu aperçois au fond de ses prunelles te fait plisser les yeux. Comme si elle te lançait un défi, cette inconnue. Et tu ne peux qu'accepter le challenge. Le silence se fait entre vous, qui à peine ne dure, car la voilà qui rétorque d'une voix de malade. Une voix anesthésiée par les médicaments et la fatigue, peut-être même enrouée ou pincée sous la contrainte d'un sombre rhume.


- Ah.


Rien de plus à rétorquer. Finalement ce n'était pas si intéressant que ça. *Petite Ombre.* Et qui appelait-elle de cette manière ? C'était vraiment ridicule, mais tu ne te moquais pas. Elle-même avait l'air honteuse de ce qu'elle venait de dire. Et puis quand tu l'avais entendu murmurer ces deux mots, elle était encore dans les vapes. En train de délirer dans son lit blanc.


- Je vais rester ici. Un peu. J'en ai besoin.


*J'en ai besoin.* Il n'y avait rien de plus vrai que ces trois mots et ta lèvre tressaillit légèrement. Allait-elle seulement te croire ? Au final, tu n'en avais pas grand chose à faire qu'elle prenne ton besoin au sérieux. Tu espérais juste qu'elle te laisserait rester sur cette chaise, à peine une heure. En quoi cela la dérangerait ? Tu ne lui parlerais pas, ne la regarderais pas. Tu te sentais tout de même fautive, comme si tu t'incrustais dans sa vie, que tu la forçais à te rencontrer. Tu baissas la tête, peu à peu envahi par la honte. Tu ne pus alors empêcher les mots de sortir de ta bouche, comme une excuse à ta présence.


- On peut faire un jeu, si tu veux. Après, je ne parlerais plus promis. Et après, je partirais. Je vais penser à une personne ou un personnage et tu dois le deviner en me posant des questions. Mais ce ne sont que des questions où je dois répondre par oui ou par non. Ç-Ça te va ?




Navrée pour le retard.

Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.

4 sept. 2020, 10:10
Incandescence  PV A.S 
Au moins l'Autre n'en a strictement rien à faire de sa réponse. C'est déjà ça de gagné et les épaules de Lydia se détendent progressivement. *« Ah. » C’est bête de dire ça.* Même avec une maladie planant au-dessus de ses épaules, l'enfant conserve son orgueil. C'est comme un besoin chez elle. Un besoin de se sentir supérieure. Aux Autres. Quand une lueur d'admiration se reflète dans ses yeux bleus, alors qu'elle écoute parler quelqu'un, c'est signe qu'elle retiendra cette personne et qu'elle l'aimera bien. Exactement ce qu'il s'est passé hier ; avec Elle.

En revanche pour l'instant, elle n'éprouve que du dégoût devant cette gamine, inutile et blasée. Pour Lydia, ce n'est qu'une forme floue et un peu sombre - elle ne voit pas bien - mais rien qu'au son de sa voix, elle sait que ce n'est qu'une Autre. Elle aimerait qu'elle s'en aille, même s'il faut reconnaître que cette Gamine lui offre une distraction pendant sa convalescence ennuyeuse. Toute droite sur son lit *pas très confortable d'ailleurs, on pourrait faire mieux*, elle croise les bras. Elle attend quelque chose, sans savoir vraiment quoi. Une parole peut-être ? Mais pourquoi ? Elle s'en fiche de cette Autre normalement. C'est sûrement l'ennui d'être enfermé dans cette pièce-blanche et son esprit embrouillé qui la pousse à attendre un geste, son geste.

Le geste en question arrive bel et bien. La petite Holmes n'aurait jamais imaginé ça. *Un jeu ?* Elle se dit d'abord qu'elle va refuser, que ça ne sert à rien et que c'est inutile.

Puis....

*Qu'est-c'que j'ai à perdre en même temps ?*

- D'accord pour ton jeu. Qui commence ?

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15 sept. 2020, 19:49
Incandescence  PV A.S 
Ta voix doucement s'éteint jusqu'à mourir au fond de ta gorge, à la fin de la phrase. *Un jeu, sérieusement ?* Même toi tu trouvais ça stupide à présent, mais ça t'avait échappé, comme d'habitude. Et l'Autre, avec son air qui se veut sévère et ses bras croisés semble tout aussi surprise par la chose que tu venais de débiter.
Elle te fixe, tu lui rends son regard, attendant la moindre réponse de sa part. Ça tarde à franchir ses lèvres, alors tu te surprends à la détailler. Elle n'est pas très belle, pourtant un certain charme se dégage d'elle. Son corps est comme un brouillon. C'est ce qu'on doit se dire en la voyant ; Tiens, elle n'est pas encore finie. Et on se surprend presque à penser que quand la vie l'aura enfin terminé, ce sera une véritable œuvre d'art. Son visage, lui, semble tel une galaxie duveteuse, parsemé d'étoiles rousses. Et au milieu, comme deux phares aux rayons azur, trône ses yeux.
Elle marmonne et surprise tes yeux quittent immédiatement les siens pour se réfugier sur tes mains.


- Bah, je commence.


Tu prends un instant, farfouilles au fond de ta mémoire des noms sorciers qui pourraient lui parler. Certaines personnes évoquées pendant les cours te reviennent et tu finis par te décider, avant de la regarder de nouveau.


- C'est bon. Alors, à qui je pense ?

Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.

27 sept. 2020, 00:49
Incandescence  PV A.S 
Elle prend soudain conscience de la saynette qu'elles sont en train de jouer. Les deux fillettes s'observent, prêtes à riposter si l'une d'elles a le malheur de faire un faux pas. Elles se jugent, la Rouge se disant que celle qui lui fait face est une malade aux songes embrumés de délire, la Bleue pensant qu'en face d'elle se trouve une Autre aux idées bizarres.

Lydia ne sait pas dans quel jeu elle s'est embarquée.
A-t-elle envie vraiment de continuer à discuter, d'une manière étrange ? *J'sais pas.*
Pourquoi l'Autre est venue là d'ailleurs ? *J'sais pas.*
Est-ce vraiment une Autre ? *J'sais pas.*
Sait-elle une seule chose au moins ? *Nan. J'sais plus rien.*

La petite Holmes reprend tout doucement conscience de ce qui l'entoure et d'elle même. Les souvenirs de l'arrivée de la fille sont flous, comme si son cerveau repassait une pellicule abîmée, dans l'espoir vain de constituer un film. Elle se souvient toujours parfaitement en revanche des deux mains sur l'arbre, de sa rencontre avec une Ombre, la Grande des Ombres. Lydia voit beaucoup plus clairement la fille-du-jeu et a maintenant la certitude que ce n'est pas Elle : ses yeux sont beaucoup moins lumineux et ses paroles n'ont pas la poésie de celles de Grande Ombre. *Ç'aurait pas pu être Elle. Elle apparaît que pendant la nuit Grande Ombre. C'est plus un rêve, un beau rêve, qu'une réalité.*

L'Autre a commencé son jeu. Elle a choisi de commencer et de faire deviner une personne. L'enfant a l'habitude de ces énigmes, elle aimait bien y jouer avec Marguerite. Généralement sa grand mère lui faisait deviner un ingrédient de potion, Asphodèle, Achilée, Mandragore... Ils y étaient tous passés !
Le parfum de la vieille dame lui revenant en tête, elle décida de poser sa première question.

- Est-ce que c'est quelqu'un de ta famille ?

Ils lui manquaient les Holmes. Là tout de suite elle aurait aimé se blottir dans les bras de son père pendant que Colombe lui raconterait une histoire. Une jolie histoire qui parlerait d'aurores boréales et d'ours polaires.

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1 oct. 2020, 15:20
Incandescence  PV A.S 
Elle a l'air dans sa bulle. Une bulle de malade. *Faudrait pas que ça soit contagieux. J'espère qu'elle va rien me refiler. Qu'elle m'a rien refilé.* D'ailleurs qu'avait-elle ? Pourquoi était-elle à l'infirmerie, dans ce lit blanc. Depuis combien de temps n'avait-elle pas décollé ses fesses du tissu neige ? Était-ce un simple rhume, une forte fière, des vertiges, quelque chose d'incurable ou bien s'était-elle cassée quelque chose ? Allait-elle bientôt mourir, pouvait-elle seulement se lever, marcher, respirer normalement, serait-ce un cancer ? Ou alors tu psychotes trop, sans doute, et tout cela n'est que le fruit d'une imagination trop débordante. Oui, demain, elle sera sûrement sur pied. *Faut que je pense à me laver les mains en sortant.*


- Non.


Comment pouvait-elle connaître des personnes de ta famille ? Toi-même, tu n'avais jamais rencontré tes grands-parents sorciers, et tu ne savais même pas s'ils étaient connus ou non... Quoique, ils avaient dû faire leur scolarité à Poudlard et avaient dû rencontrer des gens. Mais comment savoir tout cela ?
Et tu ne voulais pas penser à eux, surtout après la déclaration de ton frère, et tout ce qu'il s'était passé avant, les sept dernières années.


- C'est une personne sorcière. C'est facile à deviner.


Tu sentais que ça pouvait durer un très long moment alors tu décidais de l'aider, pour que l'instant soit plus agréable pour elle comme pour toi.

Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.