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15 août 2020, 00:46
Les questions nécessitent d'obtenir des réponses
19 Janvier 2045 - 21h16
@Aude Luneau @Ursula Parkinson


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Encore et toujours en train de réfléchir, pencher sur le microscope dans le laboratoire de l'hôpital de campagne, Peter Mcwood continuait inlassablement ses recherches. Inlassablement oui, mais avec une certaine lassitude malgré tout…

Voilà maintenant bientôt trois mois qu'il faisait des recherches sur ce poison dont-il ignorait pourtant tellement de chose encore. Cela le frustré et pire encore, le faisait douter de lui, chose qui n'était que rarement arrivé. Il avait pourtant consulté ses homologues de l'hôpital et cherché des solutions dans toutes les recherches qu'il avait pu faire jusqu'à présent, mais il devait bien se rendre à l'évidence. Il était face à un mur particulièrement infranchissable et pour la première fois depuis longtemps, il se retrouvait face à une dilemme assez cruel, mais néanmoins nécessaire.

C'est ainsi qu'il se présenta, une heure plus tard devant la tente du service des souffrances incurables ou Aude Luneau devait sans aucun doute en train d'œuvrer encore à l'heure actuelle. Il attendit donc patiemment qu'elle en eut fini avec son patient avant de lui faire un signe, la mine légèrement tracassée. Dès qu'il put avoir un moment discret avec elle, il lui demanda alors :

"Désolée de vous déranger, mais j'aurais besoin de vous parler Aude …"

Il soupira et baissa encore un peu la voix pour éviter d'être entendu par des oreilles indiscrètes avant de se gratter la tête d'un air gênée :

"Je bosse sur un poison depuis… Quelques jours avant les incidents de Sainte-Mangouste … Mais je n'avance pas …"

Il soupira une nouvelle fois avant de lever les yeux vers la directrice :

"Je ne voulais pas vous déranger avant, car je me doute qu'avec tous les événements, ce n'était pas la priorité, mais à présent … J'aimerais bien avoir votre expertise si vous le voulez bien …"

"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
5eme Année RP - 5ème Année Devoirs
5 sept. 2020, 10:03
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Elle était exténuée.

L’espace d’un instant, Aude n’entendit même plus le rapport de sa guérisseuse stagiaire, Blair Cooper. Tout devint flou. Les sons s’atténuèrent comme si quelqu’un avait soudain jeté une bâche sur sa collaboratrice. Par réflexe, Aude ferma les yeux en prenant une grande inspiration. La fatigue lui jouait du tour, elle en était parfaitement consciente. Ces picotements sur le front n’étaient rien d’autre que l’expression de cette fatigue.

« Madame Luneau… »

Aude rouvrit les yeux. Sous la tente du Service des souffrances incurables tout redevint parfaitement net malgré les lumières tamisées (un dispositif de faisceaux magiques s’assurait de diffuser cette lumière tamisée en permanence pour réduire le stress des patients admis sous cette tente).

« Madame Luneau, est-ce que tout va bien ? insista Cooper. »

« Combien de fois je vais devoir vous le répéter, Blair ? Appelez-moi Aude. Il n’y a pas besoin de cérémonie entre nous. »

« J’ai peur de ne jamais m’y faire madam… encore loupé… »

Aude souffla un rire par le nez en tapotant l’épaule de sa stagiaire.

« J’ai besoin d’air. Restez près de monsieur Balmoral et notez tout ce que vous entendrez durant son sommeil… Tout. »

« Bien ma… »

Aude rit de nouveau puis s’écarta de sa stagiaire. Elle faillit sursauter en découvrant la silhouette massive de Peter Mcwood derrière elle, son guérisseur-en-chef du Service des empoisonnements. Le colosse avait l’air embarrassé. Ce qui se traduisit assez rapidement en mots. Un léger pli contrarié apparut sur le front d’Aude lorsqu’elle enregistra l’objet de sa visite. Un poison sur lequel Peter buttait ? Voilà qui était curieux, pour ne pas dire insolite.

« Venez, sortons d’ici. J’ai besoin de prendre l’air un petit peu, dit Aude en passant près de Peter. »

Dehors, l’air vivifiant des montagnes verdoyantes chargé d’une bonne odeur de pin lui fit l’effet d’une douche froide. Aude en frissonna de plaisir avant de tourner son regard vers Peter. Elle croisa les bras dans le dos pour détendre ses épaules.

« Marchons si vous le voulez bien. A force de piétiner sur place, mes mollets semblent avoir triplé de volume. Dites-moi tout, où et comment avez-vous acquis ce poison qui semble vous causer autant de soucis, et qu’a-t-il de si particulier que votre brillant esprit ne sache surmonter ? »
7 sept. 2020, 00:07
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Le gêne se dessina immédiatement sur le visage de Peter Mcwood lorsque la directrice lui propose de marcher un peu en extérieur. Cependant, il peut également comprendre cette volonté de prendre l'air et s'éloigner de tout cela.

Un mince sourire se dessine sur le visage du chef de service lorsque Aude évoque ses mollets qui souffrent visiblement beaucoup. Un petit rire s'échappe d'ailleurs de sa gorge et il souffre discrètement d'un ton amusé :

"Je suis sûre que votre stagiaire sera enchantée de vous préparer une petite décoction pour vous soulager !"

Il continue de rire faiblement avant d'ajouter :

"Sinon, juste ou cas ou il me semble avoir vu que le stock de Simon comptait un nombre assez impressionnant d'onguents pour ce genre de petit désagrément ! Je suis sure que nous pourrions lui en subtiliser un pot sans qu'il ne s'en rende compte… Ou pas…"

Évoquer le guérisseur du service des accidents domestiques avait au moins le don de détendre un peu l'atmosphère. Cependant, vous n'étiez pas vraiment là pour cela et la raison pour laquelle Peter était finalement venue déranger sa directrice ne tarda pas à revenir sur le tapis. Il sortit la fiole, contenant ce qu'il restait du poison qu'il avait pu extraire et surtout, analyser au court des derniers mois :

"En tant normal… Je serais venue vous voir avant ! Malheureusement la patiente sur laquelle j'ai prélevé cet échantillon est morte… Durant l'attaque de l'hôpital."

Il jeta un regard discret dans sa direction :

"L'urgence vitale de cette dernière n'était donc plus de rigueur, j'ai d'abord continué mes recherches uniquement pour satisfaire mon orgueil… Vous savez que je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds par un poison… Sauf que j'ai rapidement buté face à ce dernier…"

Il s'arrêta et montra la fiole au clair de lune à la directrice pour qu'elle puisse percevoir la noirceur de ce dernier.

"Apprendre qui était la patience, m'a poussé à poursuivre mes recherches et surtout, à mettre de côté mon amour-propre … J'ai donc fait appel dans un premier temps à mes collègues… Puis à la plupart des spécialistes de mon domaine…"

La plupart des spécialistes dans son domaine … Cela voulait dire beaucoup. Il était l'un des spécialistes mondiaux en matière de poisons et faire appel à d'autres pointures en la matière pouvait révéler à Aude Luneau que la tâche était vraiment… Compliquée :

"Ils n'ont rien trouvé non plus… Cela ne peut donc vouloir dire qu'une chose pour moi…"

Il lui tendit cette dernière :

"Un poison noir…"

Puis hésitant un peu, il finit par lui avouer :

"Je n'ai découvert l'identité de ma patiente qu'après les événements qui sont survenus à l'hôpital… Une vieille femme complètement perdue, sans souvenir que nous avons trouvés déambulant dans la rue devant l'hôpital… La mère de Madame Parkinson…"
Dernière modification par Cassandre Mcwood le 25 sept. 2020, 12:25, modifié 1 fois.

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5eme Année RP - 5ème Année Devoirs
25 sept. 2020, 10:56
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Aude goûta avec un plaisir non-feint les plaisanteries de Peter. Ce qui, chez elle, se manifestait par un sourire lumineux et des yeux légèrement plissés. Une expression qui se volatilisa dès que Peter aborda le font du problème en lui présentant une fiole. Inutile d’être une spécialiste en potion — ce qu’elle n’était assurément pas — pour comprendre que le liquide noir prisonnier dans la fiole était un poison. Beauxbâtons était une école de magie blanche où on apprenait à ressentir toutes les formes de noirceurs, y compris liquide.

Immobile, elle acquiesça aux conclusions de Peter sans pour autant tendre une main vers la fiole qu’il lui tendait. Ce n’était pas la peur qui retenait sa main — Aude n’avait peur que d’une seule chose et aux dernières nouvelles ni Kristen ni Sybille n’étaient en danger de mort — mais un mauvais pressentiment qui s’abattit sur elle comme un couperet.

La mère de cette ignoble Ursula Parkinson ? Réellement ? Aude interrogea du regard le géant à côté d’elle avant de baisser les yeux, convaincue qu’il disait la vérité.

Une vieille femme complètement perdue, sans souvenir, empoisonnée par une substance que son spécialiste des empoisonnements ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam ? La mère de l’ennemie n°1 ? Aude n’en savait plus où donner de la tête ; mille et unes questions s’y bousculaient, parmi lesquelles celle de savoir si Ursula Parkinson avait eu la moindre connaissance de l’état de sa mère ?

Aude se remit en marche de façon instinctive, pour mieux réfléchir.

« Gardez-le s’il vous plaît, je n’ose le toucher. »

D’abord assurer ses arrières…

« Peter, êtes-vous le seul à connaître l’identité de cette patiente au sein de votre service ou vous êtes-vous ouvert à d’autres personnes ? si oui, à qui ? »

… puis mettre en branle son carnet d’adresses.

« Je connais peut-être quelqu’un qui pourrait vous aider. Mais il va nous falloir transplaner et je n’ai pas la force de le faire, je suis trop fatiguée. Vous sentez-vous capable d’emmener une vieille dame avec vous ? »

Aude posa cette question avec une pointe notable d’ironie dans le son de sa voix. Elle sortit un bloc-note et un crayon de son tablier, nota une adresse sur la première page qu’elle arracha ensuite pour la tendre à Peter.

« L’hôtel Thistle Holborn. Trente-six Bloomsbury Way, Holborn, à Londres. Si vous n’y êtes jamais allé, transplanez quelque part aux abords du British Museum — vous êtes déjà allé au British Museum, Peter ? Mais avant ça, un brin de toilettes s’impose ! »

D’un coup de baguette magique, Aude se vêtit d’une longue parka marron à laquelle elle associa un bonnet de la même couleur.
25 sept. 2020, 20:01
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Face à la réaction de sa supérieure, Peter se contenta d'acquiescer avant de remettre la fiole en lieu sûr, dans la poche de sa chemise. Puis, il redressa doucement le regard pour le porter une nouvelle fois sur la blonde, écoutant ses paroles avant de prendre un petit moment pour la répondre :

"Personne d'autre n'est au courant… J'ai gardé l'information pour moi-même afin de ne pas prendre le risque d'entraîner d'autres personnes dans cette histoire."

Il détourna le regard avant d'ajouter :

"Pas même Victoria …"

Trop dangereux pour son épouse et le reste de sa famille de les mettre dans la confidence. Le médicomage savait à quoi s'attendre en détenant une telle information. Les conséquences pouvaient être dramatiques et s'était la raison qui l'avait poussé à conserver l'information secrète aussi longtemps que possible.

L'avantage de cette discussion, c'est que même si l'ex directrice de l'hôpital Sainte Mangouste n'était pas en mesure de lui apporter des réponses, elle disposait, à coup sûr, d'un carnet d'adresse qui pourrait lui, l'avoir. Une chance pour le colosse qui finis par l'écouter attentivement alors qu'elle semblait visiblement prendre les choses en main et tricoter dans son esprit un plan. A sa petite blague, il répondit avec une pointe d'amusement :

"Vous savez très bien que m'occuper des vieilles dames est mon passe-temps favoris Aude !"

Il lui fit un clin d'œil alors qu'elle lui indiquait une adresse. Le British Museum, oui, il le connaissait bien pour l'avoir exploré à de nombreuses reprises au cours de sa jeunesse. Imitant alors sa supérieure, il pointa à son tour sa baguette en direction de sa tenue et se revêtit d'un pantalon en tweed, de brettelles et d'un long manteau du cocher de couleur foncé. Boutonnant l'un des derniers boutons de ce dernier, il dissimula sa baguette habillement dans sa manche avant de tendre son bras en direction de la belle blonde :

"Madame, si vous voulez bien ?"

Quelques secondes plus tard, ils avaient tous deux transplannés au cœur même du Londres Moldus. Dans un petit coin reculé juste à côté du Musée, l'écossais regarda immédiatement à droite, puis à gauche avant de faire un geste négatif de la tête tout en observant autour de lui :

"Cela fait … Longtemps …"

Oui, longtemps maintenant qu'il n'était pas revenu à Londres. Depuis la destruction de l'hôpital, il n'y avait pas remis les pieds… Beaucoup trop dangereux. Ils devaient rester sur leur garde s'il ne voulait pas éveiller les soupçons des moldus.

D'un coup de tête, Peter indiqua à Aude qu'il la suivait à présent pour rejoindre le lieu qu'elle avait indiqué. Il ne devait pas se trouver très loin …

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28 sept. 2020, 23:31
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En moins de temps qu’il m’en fallait pour cligner des yeux, nous avions troqué les forêts sauvages d’Ecosse pour les lumières nocturnes de la grande métropole londonienne. Je me sentais nauséeuse et fiévreuse, mais Peter avait eu la délicatesse de soigner notre atterrissage pour ne pas aggraver mon état. Je le remerciai d’une tape sur l’épaule et me félicitai d’avoir emporté un bonnet tant bien pour le froid tranchant qui sifflait dans Montague Street que pour les sueurs froides qui me glaçaient le front. Au moins, Peter ne les remarquerait pas.

Je pris une grande inspiration pour faire redescendre mon diaphragme et m’élançai sur les trottoirs mouillés, mes bottines claquant à chaque pas et les chaussures de Peter leur répondant dans une foulée plus courte — un de ses pas équivalait bien à deux des miens. Londres ne dormait jamais vraiment, tout comme Paris, même au plus profond de la nuit. Il y avait juste moins de trafic, aussi bien dans les rues que sur les trottoirs. Peter et moi tournâmes à droite au croisement de Montague Street et Great Russell Street avant de nous enfoncer dans Bury Place quelques mètres plus loin. Nous passâmes devant une librairie moldue — naturellement fermée à cette heure — et un cabinet dentaire, avant de nous engager sur Bloomsbury Way. La façade rouge et blanche de l’hôtel Thistle Holborn surgit sur notre droite. J’en montai les marches en adressant un sourire confiant à Peter par-dessus mon épaule. J’avais les choses bien en main ! L’adrénaline m’aidait à garder l’esprit clair. Je fouillai la poche de ma parka et y trouvai la petite carte de visite qui allait m’aider à franchir le rideau des sans-pouvoirs. Professeur Elwood Adhams, chambre 44.

Je souris. Ginger était toujours aussi déluré quand il était question de s'inventer une identité de sans-pouvoirs.

« Bonsoir madame. Pouvez-vous nous annoncer auprès du professeur Adhams, chambre quarante-quatre, s'il vous plaît ? »

La standardiste, une quadragénaire tirée à quatre épingles au regard de faucon, nous adressa un regard appuyé par-dessus ses lunettes.

« A quel nom madame ? 
— Constance Lunelle. 
— Très bien, madame. Un instant je vous prie. »

J’adressai un clin d’oeil complice à Peter, consciente qu’il tiquerait sur la fausse identité que je donnais. La standardiste passa un coup de téléphone de courte durée avant de revenir vers nous.

« Le professeur Adhams vous attend au quatrième étage. Vous trouverez un ascenseur au bout du hall, juste devant vous.
— Merci, bonne soirée.
— Bonne soirée madame. »

Profitant de la tranquillité de la cabine d’ascenseur, je m’ouvrai à Peter qui ne devait pas comprendre grand chose à ce qu’il se passait.

« L’homme que nous allons rencontrer est une vieille connaissance. Un ancien maître des potions de Beauxbâtons qui cultive un certain goût pour le luxe et l’excentricité. Il aime vivre au milieu des sans-pouvoirs… et… enfin vous comprendrez assez vite en le voyant. Louis Fontanelle, c’est son véritable nom, mais il a toujours souhaité qu’on l’appelle Ginger… ne cherchez pas à comprendre, ce serait trop long à expliquer. »

Je m’amusai par avance de ces retrouvailles et du regard que Peter porterait sur Ginger. Au sortir de la cabine, nous prîmes le corridor de droite pour trouver la chambre 44. Ginger ne nous laissa même pas l’opportunité de toquer à sa porte qu’il l’ouvrit en grand en s’appuyant de tout son poids sur elle. Louis Fontanelle, alias Ginger, était un grand maigrichon d’une cinquantaine d’années qui avait tout de la rockstar vieillissante : les cheveux poivre et sel mal coiffés, la frange tombante, la peau blanche recouverte de tatouages, la chemise de nuit tirée d’un conte des milles et une nuit ouverte sur son torse nu constellé de tatouages ésotériques et un jean troué ; pour compléter le tableau, Ginger n’avait rien trouvé de mieux que de maquiller ses lèvres de violet et de s’équiper de lunettes exagérément grosses aux verres tintés. Il tenait une bouteille de champagne à la main.

« Tu as bonne mine, dis-je en lui adressant un grand sourire.
— Tout le contraire de toi ma pauvre chérie, répondit-il d’une voix suraiguë. Et qui est ce beau mâle alpha ? Ton garde du corps ?
— Pas touche, c’est un ami marié.
— Quel dommage… venez, soyez les bienvenus dans mon antre. »

Je ris en croisant le regard de Peter et ouvris le chemin qui nous conduisit dans un salon surchargé de babioles achetées chez les meilleurs antiquaires du pays. Des parchemins s’entassaient un peu partout en pile plus ou moins équilibrée, jusque sur le tapis persan sur lequel Ginger évoluait pieds nus. Il nous désigna deux immenses pouf avant de s’affaler sur un grand canapé en cuir rouge disposé juste en face.

« Un peu de champagne ? nous proposa-t-il.
— Nous n’avons rien à fêter, dis-je en m’enfonçant dans le pouf.
— Et bien nous n’avons qu’à dire que nous célébrons la vie ce soir ! Même si ce n’est plus pour très longtemps à voir vos mines de déterrés. »

Je tournai mon attention vers Peter et l’invitai du regard à exposer son problème. La discussion entre ces deux-là s'annonçait passionnante !
30 sept. 2020, 00:16
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Le moins que l'on puisse dire c'est que la directrice de l'hôpital de campagne avait de la ressource ! Et qu'elle ressource ! Voilà qu'il se laissait à présent entraîné par l'ancienne directrice d'école à travers un dédale de rues et d'avenues moldues à la recherche d'un lieu dont elle seule semblait connaître l'emplacement exact. Bien qu'en bonne compagnie, le médicomage ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine tension à l'idée de se retrouver en territoire ennemi. Même s'il n'en montrait rien, il se tenait prêt à agir si la situation l'exigeait. Il resserra doucement son emprise sur le bras d'Aude tout en suivant le pas rapide de cette dernière d'une démarche se voulant plus tranquille. Cela le faisait sourire, car si son épouse s'était trouvé à la place de la blonde, la situation n'aurait pas été différente… Son pas tranquille à lui et le sien, plus énergique, plus bruyant aussi … Le claquement des talons avait toujours eu un son plaisant à son oreille… Il soupira finalement, avant de retrouver sa concentration.

"Et bien Aude … Je dois admettre que vous me faites découvrir de nouveaux endroits ! Vous êtes décidément, pleine de surprise ! "

Il rigola faiblement, jusqu'à ce que finalement, la destination qu'ils cherchaient se dresse devant-eux. Une très belle bâtisse en brique rouge, typique des maisons Londoniennes. Aude s'engouffra la première sous l'immense porche de forme circulaire et il la suivit naturellement jusqu'à finalement être embarqué dans un ascenseur moldu après que l'ex directrice de Beauxbâtons est décliné une fausse identité. Il profita de ses quelques explications pour lui sourire avant de demander avec un certain amusement :

"Dois-je me présenter sous mon vrai nom ou est ce que je dois me trouver un pseudonyme également ! Je dois vous avouer que j'ai toujours voulu porter le nom de Basile !"

Il fit un petit clin d'œil à sa supérieure avant de reprendre immédiatement son sérieux. Ginger donc. Le quarantenaire allait devoir retenir cela. Il était à présent curieux et impatient de connaître cet ancien maître des potions car si l'ex directrice de l'académie de beauxbatons l'avait conduit ici, c'est qu'elle avait toute confiance en lui et en ses capacités.

Peter observa donc la suite légèrement en retrait, bien qu'un sourire lui échappa devant la réplique amusante de l'excentrique professeur Fontanelle. Ahhh les Français ! On pouvait dire que le personnage en question était excentrique, mais Peter n'était pas du genre à se laisser impressionner par ce genre de personnalité. Il avait beaucoup voyagé et en conséquence, pu observer beaucoup de chose :

"Bonsoir monsieur !"

Dès lors, la situation se fit plus agréable et le médicomage proposa à sa directrice de la débarrasser de son manteau, faisant de même avec le sien, avant de rejoindre un salon plus cosy, bien que légèrement surchargé.

Posé sur l'un des poufs (ce qui en soit était passablement ridicule par rapport à sa taille), le chef de service fini par prendre la parole après avoir refusé un verre de champagne :

"Aude m'a emmené ici, car elle pense que vous pourrez m'aider à résoudre une énigme …"

Sans lui laisser plus de temps de réflexion, il sortit de sa poche le flacon contenant le poison qu'il avait extrait :

"Il commence à vieillir… Mais il n'en est pas moins puissant et … Mystérieux !"

Il laissa tomber la fiole dans la main de l'ancien maître des potions en attente de ses premières impressions :

"Voilà deux mois et demi que j'ai extrait ce poison et travaillé dessus sans relâche ! Mais impossible de trouver l'origine et surtout, l'antidote !"

Il soupira, se gratta la tête et regretta presque de ne pas avoir pris une petite coupe de champagne :

"C'est une magie différente de celles que j'ai connues et rencontrées toute ma vie … Une magie beaucoup plus sombre et profonde… Qu'en pensez vous ?"

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5eme Année RP - 5ème Année Devoirs
19 oct. 2020, 15:30
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Le regard de Ginger passa brièvement sur moi, ses sourcils dressés comme des points d’interrogation, avant de glisser sur la fiole qui contenait le poison. En deux temps trois mouvements, il envoya valdinguer la bouteille de champagne par-dessus son épaule — l’entendre se briser sur l’âtre de la cheminée ne sembla pas l’émouvoir — chipa la fiole et la déboucha après l’avoir vaguement agité devant ses yeux. Je le regardai humer le poison, les sourcils exagérément froncés. Il me sembla apercevoir comme un frémissement dans ses yeux. Il se leva en un éclair, contourna le canapé, et se pencha sur une table encombrée d’instruments en cuivre.

« Où est-ce que vous avez obtenu ça ? demanda-t-il en versant une quantité du poison dans une coupelle. »

J’invitai Peter à conduire la conversation d’un hochement de tête. Je n’étais qu’un intermédiaire entre deux potionnistes de talent. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’étais là pour tenir la chandelle entre ces deux-là — quoi qu’en ne tenant pas la bride de Ginger, il aurait sans doute tout tenter pour mettre Peter dans son lit... et je n’excluais pas l’usage de philtres dans cette équation — mais je n’étais qu’une simple observatrice.

« Les poisons noirs ne courent pas les rues... »

Il ajouta une étrange poudre grise — de la cendre peut-être ? — des feuilles séchées et quatre gouttes d’une substance visqueuse dans la coupelle.

« ... j’imagine que tu n’y as pas touché, beauté ? »

Cette question-là m’était destinée. Ginger connaissait ma répugnance pour cette forme de magie noire.

« Pour rien au monde, répondis-je. »

Ginger hocha la tête et poursuivit ses manigances : il touilla le contenu de la coupelle à l’aide d’une cuillère en cuivre puis il la porta à ses lèvres. Je guettai la réaction de Peter, prête à le retenir s’il empêchait Ginger de mener son examen jusqu’à son terme. Ses méthodes étaient ce qu’elles étaient : aussi excentriques et délurées que lui, mais d’une efficacité redoutable.

« Bigre ! Oeufs d’Acromentules... poudre d’ammonite noire... oeil de Cyclope... vous avez mis la main sur un cocktail particulièrement difficile à mettre au point. Quelque chose que je n’ai plus vu depuis des lustres... »

Il jeta négligemment la cuillère dans la coupelle et remis la fiole dans la main de Peter. L’examen était terminé d’après mes propres souvenirs de ses méthodes. Et effectivement, Ginger s’affala dans son canapé, les bras appuyés sur la tranche du dossier.

« Mes cocos, il va falloir m’en dire un peu plus. Il n’y pas grand monde sur cette terre qui soit en mesure de confectionner un authentique poison d’Aliénation. »
23 oct. 2020, 23:45
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Plus les minutes passaient, plus le médicomage allait de surprise en surprise. Ce Ginger était un sacré personnage et dès lors ou il avait sorti la fiole contenant le poison, il avait perçu dans le regard de son homologue une petite flamme qui lui était propre. La femme de ménage aurait du travail demain, car voilà que le potionniste venait d'envoyer valdinguer sa bouteille de champagne pour se saisir de la fiole avec une agilité insoupçonnée.

Pendant ce temps, Peter continuait de l'observer, sans rien dire pour le moment, car les premiers instants de cette découverte étaient cruciaux pour sa propre analyse.

Son cœur battait vite, mais il restait malgré tout très calme dans son apparence… Sa plus grande qualité.

L'ami d'Aude lui, était en pleine effervescence, il avait déjà commencé son analyse et le chef de service le suivait toujours du regard, avant de finalement se rapprocher lorsqu'il posa sa première question. Il s'installa sur le rebord du canapé qui jouxtait la table ou le maître faisait ses manœuvres et prononça la réponse :

"Une patiente que nous avons trouvée … Errante devant l'hôpital quelques jours avant sa destruction…"

Le regard du quarantenaire se faisait intriguer, mais il suivait avec une extrême agilité chacune des manœuvres de ce dernier. Lorsqu'il parla de poison noir, Peter regarda Aude et secoua la tête négativement à son intention avant de murmurer à cette dernière :

"Il est parfois handicapant de ne pas avoir été bercé dans la magie noire …" Un petit trait d'humour, pour tente de détendre l'atmosphère. Son regard se reporta cependant très vite sur les faits et geste du français qui s'adressait à présent à Aude en un demi-sourire passa sur les lèvres du père de famille alors qu'il lançait un regard bienveillant à l'intention de la directrice de l'hôpital de campagne. Aude était beaucoup trop lumineuse pour cela …

Les opérations se poursuivirent et lorsque l'ami d'Aude porta à ses lèvres la préparation, Peter arqua un sourcil, mais ne bougea pas d'un poil. Il attendit quelques secondes avant de murmurer :

"A ce que je vois … Vos amis aiment le danger Aude …"

Il n'eut pas à attendre longtemps avant que le français pousse une exclamation et ne récite la liste des ingrédients entrant dans la composition du mystérieux mélange. Chacun des ingrédients resta dans la mémoire du chef de service alors qu'il regardait une nouvelle fois la directrice de l'hôpital tout en réfléchissant.

Son cerveau tournait à plein régime dans son esprit, faisant des tours et des tours, comme une girouette, sur lui-même pour tenter de comprendre le pourquoi du comment… Mais rien à faire. Il regarda Aude, se prit les mains dans la tête et poussa un long et profond soupir alors que Ginger posait finalement LA question.

"Je ne comprends pas moi-même…"

S'adressant à Aude, il lui expliqua :

"Comme votre ami l'a dit … Ce n'est pas un poison qui soit à la porté de n'importe quel potionniste … Je n'en ai entendu parlé qu'une fois … Une évocation lointaine lors d'une conférence à laquelle j'ai assisté au début de ma carrière…"

Tournant son regard vers Ginger, il lui demanda alors :

"Quel intérêt verriez-vous à utiliser cette potion sur une personne ?"

Le médicomage n'avait pas l'esprit suffisamment tordu pour s'imaginer quoi que se soit qui permette l'utilisation d'une telle potion … Cependant, il connaissait l'identité de la personne infecté, même s'il ne souhaitait pas la révéler à l'ami d'Aude et cela présentait un tout autre avantage … Pourquoi donner une telle potion à une personne que l'on destinait à la mort ? Son esprit divaguait, mais il avait comme l'impression que ce n'était pas seulement à Ursula Parkinson que l'on souhaitait nuire … Son regard croisa celui de sa directrice… Il avait peut-être mis le doigt sur une information beaucoup plus précieuse que prévus …

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7 nov. 2020, 00:27
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Peter n’avait pas oublié la leçon sur la nécessité de garder l’identité de la victime secrète. Ginger avait beau être un ami fiable, ses excès d’alcool déliait parfois sa langue et je craignais qu’il n’en révèle trop. Je souris à Peter et acquiesçai à ses explications. Il n’entendait pas me laisser totalement ignorante face à cette discussion d’experts. Je lui en étais reconnaissante.

Les conclusions n’en étaient pas moins mauvaises, voir très préoccupantes d’un certain point de vue. Il n’y avait pas besoin d’être potionniste de métier pour imaginer ce dont un poison d’Aliénation était capable. Ce qui me préoccupait, c’était de connaître l’identité de son auteur. Du peu que j’en savais sur elle, Ursula Parkinson n’avait pas les capacités de concocter une telle préparation mais il en était peut-être un parmi ses généraux (tous dénichés dans les cachots d’Azkaban) pour palier à ce problème.

Mon instinct me murmurait toutefois que la réponse à l’énigme n’était pas là, d’autant plus qu’elle s’opposait totalement au comportement de la cheffe du Conseil des sorciers. Je me persuadais qu’elle avait échafaudé tout un plan pour que Ste Mangouste prenne en charge la pathologie de sa mère sans éveiller les soupçons sur elle, faute de pouvoir le faire elle-même.

« Quel intérêt ? s’amusa Ginger, penché en avant, les avant-bras sur les genoux. Mon beau, faut-il vraiment que je vous explique quel intérêt il y aurait à transformer quelqu’un en légume pour le reste de son existence ? »

Puis se tournant vers moi :

« Ça n’aurait jamais pu marcher entre nous, il est trop tendre pour moi. »

Je me mordis la lèvre en secouant la tête pour ne pas rire. Je retrouvais cependant mon sérieux, mon cerveau lancé sur la piste des hypothèses les plus folles. Qui pouvait bien avoir un intérêt à ce que la mère d’Ursula Parkinson finisse comme un légume ? La liste de ses ennemis était longue comme le bras mais j’étais pratiquement persuadée qu’aucun d’eux n’avait les moyens de mettre au point ce poison.

« Deux questions, dis-je. Existe-t-il un remède et serais-tu en mesure de savoir qui aurait pu dénicher tous ces ingrédients si tu as encore tes entrées où-tu-sais ? »

Ginger me sourit avant de rebasculer contre le dossier du canapé.

« Si remède il existe, je ne le connais pas ma chérie, répondit-il sans se départir de son expression amusée. Quant à l’œil de Cyclope, ce truc se négocie à un prix défiant toute logique au marché noir. Il faut dire que ça ne s’arrache pas tous les quatre mois. Je verrais ce que je peux obtenir pour vous, mes agneaux. »

Je décelai de la malice dans son sourire quand il nous assura :

« Votre patiente n’est pas n’importe qui et mon flaire me dit que vous ne devriez pas fourrer votre nez trop profond dans cette histoire… »