18 avr. 2020, 18:36
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
RP privé avec @Jacob Tramontane

17 décembre 2044


Dawn devait se rendre à la Volière. Elle devait envoyer un hibou de remerciement à Rose, l'elfe de maison de la famille Green. En effet, celle-ci lui avait envoyé une lettre pour lui dire qu'elle se souvenait de l'anniversaire de la mort du frère de Dawn et qu'elle avait été porter des fleurs et entretenir la tombe du défunt à la place de la jeune Serpentard qui ne pouvait manquer les cours.

Rose avait élevé Dawn. Les Green étaient débordés de travail et Dawn ne les voyait presque jamais.

En arrivant avec sa lettre, elle la relu. Elle pensa à ses parents. Ils n'avaient même pas pris la peine de lui envoyer une lettre pour son défunt frère. Hayden avait été plus qu'un simple frère. Un ami, un confident...Hayden avait été le soleil de la vie de Dawn.
Avant sa mort, la fillette était quelqu'un de souriant et adorable. Mais aujourd'hui, Dawn avait perdu son sourire. Beaucoup disaient que lorsqu'elle en faisait un, il n'était pas le même que celui qu'elle adressait à son frère. Dawn s'était renfermée et était devenue quelqu'un de distante. Jusqu'à ce qu'elle entre à Poudlard. Elle savait que son frère aurait voulu qu'elle se fasse plein d'amis. Il lui avait dit par hibou le lendemain de son arrivée à Poudlard.

Alors qu'elle allait donner la lettre, elle vit une jeune homme qu'elle n'avait pas remarqué tellement elle était absorbée dans ses pensées. Il semblait traumatisé.
Dawn se devait de l'aider, elle aimait le faire et semblait avoir un don pour ça.

-Hey, euh...Tu vas bien ?
Dernière modification par Dawn Green le 29 mai 2020, 10:56, modifié 3 fois.

18 avr. 2020, 22:55
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
[Contexte : https://www.poudlard.fr/viewtopic.php?f ... &start=120]

Alors que je traversais la volière comme un cyclone prêt à consumer tout ce qui serait placé sur mon passage, une fille assez grande traversa mon chemin et dit : « Hey, euh… Tu vas bien ? ». Je crus devoir la chambarder hors de mon chemin. Mes tempes bourdonnaient et ma vue se brouillait. J’allais tout faire exploser, faire éclater toute l’aigreur hargneuse que j’accumulais. Forcer le passage et reprendre ma course. Irascible, sans contrôle de moi-même, je ferais un malheur. Il y avait un professeur Rogue, eh bien moi je serai l’élève Fureur. Sans chaînes, sans bornes et sans mesure à son courroux. Tout mon corps tremblait de douleur et de rage, de grosses gouttes de sueur coulaient sur mon front et trempaient mon visage déjà rouge.

Et puis je me rendis compte que c’était une Serpentard. Elle avait tout pour elle dis-donc : se placer sur mon chemin et porter la couleur des… des… des… des… Je n’arrivais plus à trouver mes mots. Mes pensées défilaient, effrénées : Vert-Père ; Père-Vert ; Pervers. Je n’y tenais plus. Je hurlais : « VENGEANNNNNNNNNNNNNNNNNCE ! », mes poings serrés et le regard fixé sur le blason de l’élève, mon regard était si perçant que je pensais pouvoir le forer depuis ma place. J’ouvrais les mains devant moi, comme un savant fou, et tremblant hurlais : « CA NE SE PASSERA PAS COMME CA, SERPENTARDS DE MALHEUR !!! ». Je me mis à frapper contre la boîte aux lettres qui était à côté de moi, d’abord convulsivement, avec l’acharnement d’un lion sur sa proie, puis un peu moins rapidement à mesure que mes muscles, mobilisés par toute la tension en moi, diminuaient en force. Mon impuissance me rendait encore plus fou. J’étais prêt à employer mes pieds si mes poings ne suffisaient pas à démolir cette boîte de fer.

Et puis, le souvenir de ma promesse à la directrice de travailler assidument à Poudlard, formulé avec soin dans ma lettre d’admission, surgit. J’en fus effrayé. Un autre souvenir se télescopa au précédent : le défaut que j’avais écrit dans ma lettre : i-m-p-u-l-s-i-f. Qu’avais-je fait ? Oh non ! Qu’est-ce que j'avais-fait ? J’étais un déséquilibré, un dément, un détraqué, j’étais devenu un monstre, il fallait m’emprisonner, j’étais d-a-n-g-e-r-e-u-x. Un pervers. Bien pire que ces chiens pour lesquels un panneau « Attention d-a-n-g-e-r-e-u-x il mord » est nécessaire. Et devant une élève. Il fallait m’assurer qu’elle ne dirait rien de ce qu’elle avait vu à la directrice. Sinon vu les antécédents de ma famille, j’étais perdu. Perdu ! Perdu. Il ne me resterait que des endroits desquels partir. Aucun endroit où entrer.

Alors, malgré la honte qui pimentait de rouge mon visage tout autant que la colère, je lui répondis enfin : « Non je ne vais pas bien. Vraiment pas non. Du tout. Excuse-moi. Vraiment. Je ne suis pas quelqu’un de bien. Mais s’il te plaît, ne le dis à personne. ». Je mordis ma lèvre pour ne pas retirer mes excuses. Pour ne pas l’invectiver. Les mots s’accordaient si bien pourtant : sale serpentard sinistre et sanguinaire et… et… et… satanique ! sapide ! Je ne savais pas ce que voulait dire ce dernier mot mais il était tellement hideux qu’il devait bien être approprié. Et cela me faisait tellement de bien de me défendre. L'attitude du lion rugissant était mon refuge. Tout ce qu'il me restait dans ce monde de persiflages, de langues de vipère et de serpents sournois.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

19 avr. 2020, 15:27
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Le jeune Gryffondor était rouge de colère et plein de sueur. Il regarda la robe de Dawn et vit qu'elle était Serpentard. Il semblait la regarder avec de l'envie et du dégout. Dawn ne savait que faire et attendait qu'il prenne la parole.
D'un coup il hurla à faire trembler les murs :

-VENGEANNNNNNNNNNNNNNNNNCE !

Il gardait les poings serrés et le regard fixé sur le blason ornant la robe de Dawn. Il ouvrit ses mains devant lui et hurla tremblant de rage :

-CA NE SE PASSERA PAS COMME CA, SERPENTARDS DE MALHEUR !!!

Dawn détourna le regard une fraction de secondes. Elle vit la lettre que le jeune homme semblait avoir jeté de toutes ses forces et la lut. Le jeune Gryffondor ne semblait pas voir ce qu'elle faisait et continuait de regarder son blason vert avec une lueur démente dans les yeux.

Après avoir finit sa lecture, Dawn comprit la rage qui s'était emparé de -comme elle l'avait compris en lisant la lettre- Jacob. Elle le regardait sans savoir que faire exactement. Il reprit la parole essayant de canaliser sa colère et dit :

-Non je ne vais pas bien. Vraiment pas non. Du tout. Excuse-moi. Vraiment. Je ne suis pas quelqu’un de bien. Mais s’il te plaît, ne le dis à personne.

Dawn le regardait sans savoir quoi faire. Puis vint une idée.
Elle s'approcha de Jacob, le contourna, se posta derrière, lui prit les bras et les enlaça avec les siens autour de lui.
Hayden lui avait appris cela lorsqu'elle était en colère et cela marchait à tout les coups.
Elle posta alors ses lèvres tout près de l'oreille du jeune Gryfondor et lui dit en chuchotant :

-Tout va bien, je suis là, avec toi. Ferme les yeux et n'écoute plus que le son de ma voix.
Imagine toi sur une plage à l'aube assis dans le sable à regarder le soleil se lever doucement. Ecoute le son des vagues qui viennent mourir devant toi. Prend dans ta main un peu de sable à coté de toi et malaxe-le. Sent comme son contact est doux et agréable. Respire profondément...


Dès qu'elle vit que la respiration de Jacob redevenait normale, elle le relâcha doucement et se reposta devant lui.
Dernière modification par Dawn Green le 20 avr. 2020, 10:31, modifié 1 fois.

19 avr. 2020, 21:10
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Après m’avoir évité une fois des yeux, c’est de son corps qu’elle me contourna. Je me crispais, mais je ne pouvais que la comprendre. J’avais été si répugnant, que je pouvais m’imaginer qu’avec dégoût, je devais avoir l’air aussi difforme qu’un de ces crapauds grimaçants du cours de métamorphose. Il ne me restait qu’à serrer mes poings et mes lèvres : il était temps de m’en prendre à moi-même.

Alors que j’inspectai d’un regard errant la salle, je sentis un souffle derrière moi, et le frottement de ma robe noire et rouge contre une autre robe. Noire et verte. Tout à fait pris au dépourvu par la situation que je n’avais en rien prévu, j’entendis une voix venue de derrière mon dos : « Tout va bien, je suis là, avec toi. Ferme les yeux et n'écoute plus que le son de ma voix. » L’harmonie de la voix augmentait la culpabilité qui me rongeait : pourquoi avais-je été aussi rude envers une fille aussi douce ? « Imagine toi sur une plage à l'aube assis dans le sable à regarder le soleil se lever doucement. ». Je m’efforçai de répéter le dernier mot dans ma tête jusqu’à m’en imprégner : *doucement, doucement, doucement, doucement, dou…*. « Ecoute le son des vagues qui viennent mourir devant toi. Prend dans ta main un peu de sable à coté de toi et malaxe-le. ». Le mugissement des vagues contre les dunes. Comme dans la Somme avec ma classe. Mon premier voyage à l’étranger. La première fois que je regardais l’étendue bleue et brillante. « Sent comme son contact est doux et agréable. ». Les courses effrénées pour poursuivre les embruns avec le sable éblouissant essayant en vain de retenir mes pas. « Respire profondément… » : les quelques secondes pour reprendre mon souffle avant de repartir à l’attaque pour asperger mes compagnons à leur tour d’eau salée piquante comme les chardons bleus de la côte.

Je reprenais pied avec la réalité au rythme de la décélération de mon pouls. Quand j’ouvris les yeux, elle était à nouveau devant moi. Je ne connaissais même pas son nom. Tout ce que je savais, c’était qu’elle m’avait ouvert à nouveau l’horizon. Que son regard brun percevait les couleurs du bonheur. Dans une autre vie, je pense qu’elle aurait été peintre. Une peintre un peu particulière, qui aurait représenté autant des couleurs que des sons. Qui aurait tracé une ligne pour unir le bleu de la mer aux plages blondes. Le bleu au jaune. Il me fallut quelques instants pour réaliser où me conduisaient mes pensées. Mais dans mon trouble, elles défilaient toutes seules : le bleu et le jaune dans un vert. Je me reprenais : mais pas un vert père, pas un calvaire, le vert des molières dans la mer. Un vert doux, plutôt celui du Vert gallois qui s’aventurait sur une plage sur une de mes Chocogrenouilles que le vert d’un serpent. Un vert couleur d’espoir.

*doucement, doucement, doucement, doucement, doucement*. Je pris mon temps avant de prendre la parole. Je voulais lui montrer que je suivais ses conseils. Lui montrer par mes actes que je lui étais infiniment reconnaissant d’avoir été là, d’avoir peint ce paysage imaginaire pour moi. En regardant son visage débonnaire, empli de mansuétude, je pensais : et peut-être lier connaissance, si elle ne m’en voulait pas. « Merci énormément. Et encore une fois désolé. Je me suis très mal comporté. Je regrette d’autant plus après avoir constaté ton humanité. Sincèrement. Est-ce que tu accepterais de me dire ton nom ? Je m’appelle Jacob. ». J’ajoutais, me souvenant du lieu dans lequel nous nous trouvions : « Tu as reçu ici de bonnes nouvelles ? »

[désolé je n'arrive pas à trouver ton violet dans la palette de couleurs... :/ ]

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

20 avr. 2020, 17:23
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Jacob s'était calmé. Il semblait gêné. Peut-être qu'il avait trouvé étrange qu'une parfaite inconnue le prenne dans ses bras de cette manière.
Il dit :

-Merci énormément. Et encore une fois désolé. Je me suis très mal comporté. Je regrette d’autant plus après avoir constaté ton humanité. Sincèrement. Est-ce que tu accepterais de me dire ton nom ? Je m’appelle Jacob.

Dawn lui sourit. Après ce qui venait de se passer, elle n'aurait jamais cru que Jacob la remercierait ou chercherait à savoir son nom.

-Je m'appelle Dawn, enchantée.

Le jeune Gryffondor regarda autour de lui et son regard se reposa sur Dawn.

-Tu as reçu ici de bonnes nouvelles ?

Le sourire de la jeune Serpentard disparut. Pouvait-elle se permettre de lui révéler l'objet de sa présence dans la volière ? Après tout, ils ne se connaissaient même pas...

-Oui...Ma cousine m'a annoncé son mariage prochainement...

Elle lui avait menti. Si elle lui avait donné une vague explication, sa tristesse l'aurait submergée et elle n'aurait pu s'empêcher de tout lui raconter.

-Je...je suis désolée, pour...ta lettre. Si tu as besoin de parler...je suis là.

Comment se pouvait-il que sa famille le rejette parce qu'il n'a pas été répartit à Serpentard ? Quel était le problème de se retrouver à Gryffondor ? Dawn avait beau chercher, rien ne l'aidait à comprendre le choix des parents de Jacob.

21 avr. 2020, 15:28
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Son sourire communicatif illuminait l’atmosphère grise de la volière. Je ne pus m’empêcher d’esquisser un petit rictus. Elle entrait dans un écho harmonieux avec ce lieu perché et, d’une manière différente à celle de Lily en haut de la tour d’astronomie, elle m’avait fait prendre de la hauteur. Comme si sa peau claire et ses cheveux émaillés de reflets blonds m’avaient adoubé pour faire de moi à mon tour un petit soleil qui montait doucement dans le ciel du matin. Je clignais les yeux devant les quelques rayons qui pointaient à ce moment à travers les fines fenêtres du bout de la salle, dont la présence m’avait laissé jusque-là indifférent. Je sentis un peu de chaleur monter dans mon coeur endolori pendant que mon attention convergeait toute entière sur l’incroyable élève que je venais de rencontrer.

Et puis tout se brisa comme dans un éclat de rire. Je sentis sur ma tête le poids de mon chapeau et surtout du mensonge que Dawn m’avait adressé : « - Oui...Ma cousine m'a annoncé son mariage prochainement… », plus tranchant qu’une canine de basilic. J’étais indigne de recevoir sa confiance, certes, mais j’aurais préféré qu’elle m’ignore plutôt qu'elle ne mente de sa voix hésitante, avec ce petit mouvement au coin de ses lèvres qu’elle retenait tout autant qu’elle retenait la vérité. Au moins, mon frère, lui, avait craché le venin de la vérité sans ambages. Elle, elle savait peindre, mais ses peintures n’étaient que des nuages de points fallacieux, un vernis d’écailles vertes et jaunes qui couvrait la vérité. Qui n’atteindrait jamais les vrais paysages. Je me mordais les lèvres, sous l’effet triple de la déception, du dégoût et de l’irritation contre moi-même. Le remords de m’être si facilement laissé avoir me rongeait comme un ver entamerait une pomme rouge. *Verts égal vers* avais-je envie de noter dans mon carnet orange. Ils étaient d’une bassesse qui s’enfonçait dans les souterrains, aussi bas que la Chambre des Secrets. Je fixais froidement le secret indéchiffrable dissimulé dans les allées tortueuses de l’esprit de cette grande qui n’avaient de grande que l’apparence.

Elle continua : « -Je...je suis désolée, pour...ta lettre. Si tu as besoin de parler...je suis là. ». Elle avait lu ma lettre ?! Je me sentis humilié, trahi, abandonné. Elle avait lu mon coeur ! Elle SAVAIT… Elle connaissait ma lettre et elle me cachait la sienne en plus de me prendre pour le dernier des idiots ! J’étais i-m-p-u-l-s-i-f mais pas i-m-b-é-c-i-l-e. Je serrai les poings et les dents. Ce que je haïssais par dessus-tout, plus même que le gris infâme des lieux de Poudlard, c’était bien les affabulateurs. Je fus traversé par l’envie de la frapper. Mais c’aurait été lâche d’user mon poing contre une fille, qui, même grande, ne s’était sans doute jamais battu. Alors je pris mon élan et me précipitai sur la boîte aux lettres, à laquelle je donnai un coup retentissant qui la fit résonner pendant quelques instants dans le sillage du choc encaissé ; au moins la boîte, elle, restait dure comme le fer, fidèle à elle-même. Elle, au moins, ne muait pas comme ces infâmes reptiles. Je me remis à hurler : « TRAHISONNNNNNNNNNNN ! » en lui lançant un regard que j’aurais voulu foudroyant. J’articulai âprement : « Les Ssssserpentards sont tous des menteurs ! » défendant en un coup mon amour-propre et ma maison. Puis j’attendais quelques instants en comptant dans ma tête jusque 5. Voir si elle allait maintenir son mensonge jusqu’au bout, ou en prononcer un autre. Le moment était capital : le sibilement qui suivrait allait révéler au monde si les Serpentards étaient très ou extrêmement faisandés.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

21 avr. 2020, 18:53
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Elle avait menti. Elle aurait aimé lui dire la vérité, mais comment dire à quelqu'un qu'on venait de rencontrer qu'elle n'était pas ce qu'elle prétendait être ? Comment lui dire que la sage et gentille Dawn Green, fille unique et élève de première année n'existait pas ? Comment expliquer qu'elle avait un frère, Hayden Green, élève lui aussi à Poudlard mort par sa faute ? C'était impossible.

Jacob avait tout de suite compris que Dawn lui avait menti. Il semblait un peu déçu. Mais Dawn pensait qu'il ne pourrait pas comprendre. Si son frère était mort par sa faute, inutile qu'elle lui dise et qu'il soit capable de prendre peur et d'aller le raconter à toute l'école. Pourtant, elle savait qu'il ne ferait pas une chose pareille. Mais...

Lorsque la jeune Serpentard lui dit qu'elle avait lu sa lettre, Jacob, qui était redevenu calme, redevint rouge. Il serrait les poings avec une telle force que ces ongles devaient êtres profondément enfoncés dans sa chair. Dawn avait l'impression qu'il allait la frapper. Elle eu un mouvement de recul. La jeune fille savait se battre, mais il était hors de question qu'elle le frappe lui. Il savait ce que c'était d'avoir le sang chaud, il l'avait prouvé. Jamais elle ne frapperait quelqu'un qui savait ce qu'elle ressentait dans des moments tels que celui dans lequel le garçon se trouvait.

Le jeune Gryffonfor pris son élan et se jeta sur la boîte aux lettres à laquelle il donna un coup retentissant qui la fit résonner pendant quelques instants dans le sillage du choc encaissé. Dawn se recula prise de panique. Elle ne pouvait utiliser la technique utilisée quelques instant auparavants, c'était trop dangereux. Jacob se remit à hurler en la foudroyant du regard :

-TRAHISONNNNNNNNNNNN ! Les Ssssserpentards sont tous des menteurs !

Dawn ne put retenir ses larmes. Elle ne se cacha pas les mains, elle regardait Jacob et commença à hurler elle aussi :

-Je ne voulais pas ! Mais comment aurais-je fait pour t'aider si je ne m'étais pas permise...?!
Et JE NE VOULAIS PAS TE MENTIR, CROIS MOI !! MAIS C'EST MIEUX COMME CA, JE SUIS QUELQU'UN DE MAUVAIS !!!! TU AS RAISON, JE SUIS UNE MENTEUSE ET EN PLUS DE CA MON FRERE EST MORT PAR MA FAUTE !!!!!!


Elle décida donc de sortir.

26 avr. 2020, 19:21
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Elle commença à pleurer et se mit à son tour à hurler : « Je ne voulais pas ! Mais comment aurais-je fait pour t'aider si je ne m'étais pas permise...?! Et JE NE VOULAIS PAS TE MENTIR, CROIS MOI !! MAIS C'EST MIEUX COMME CA, JE SUIS QUELQU'UN DE MAUVAIS !!!! TU AS RAISON, JE SUIS UNE MENTEUSE ET EN PLUS DE CA MON FRERE EST MORT PAR MA FAUTE !!!!!! »
J’étais sous le choc. La carapace d’écailles que j’imaginais entourer les Serpentards s’était tout à coup fissurée. Comment avais-je pu être aveugle ? Etais-je finalement une de ces anguilles dont les yeux se tenaient dans les bocaux de la salle des potions du souterrain du château ? Aux colères de sang chaud comme les lions mais terriblement froid dans mon coeur reptile ? Ces paroles avaient résonné profondément en moi et coupé ma pensée en de multiples morceaux : *Mon père ne veut pas de moi.*, *Je suis affreux et j’ai fait pleurer quelqu’un.*, *J’ai fait du mal à celle qui m’a sauvé.*, *Le frère de Dawn est mort*. Mort, ce mot avait un écho terrible en moi comme une morsure à mes oreilles. J’étouffais : c’était comme si toutes ces pensées étaient les anneaux désarticulés de ce jeu d’enfant insouciant et coloré qui consistait à les superposer, mais qu'il m'était impossible de les assembler. Je me sentais étouffé par une multitude de colliers après avoir moi-même étouffé, tel un serpent constricteur, le calme de Dawn.

Je m’imaginais Dawn d’une pâleur fantomatique dans le rond soleil de l’aube puis enveloppée par les spirales d’un serpent géant mais le souvenir du destin de Mimie Geignarde étouffée par le basilic se télescopait avec celui de Dawn. Non, ce n’était pas Dawn qui avait été attaquée par un serpent. J’imaginais un garçon qui ressemblait à Dawn avec de longs cils noirs aussi, qui battaient, comme un coeur, palpitaient et… plus rien. Ils s’étaient fermés, d’un coup, comme Harry ferme en un claquement le livre de la Chambre des Secrets. La pensée me fit frissonner et replier tout mon corps. Mais le frère de Dawn n’avait sans doute pas succombé à un serpent. Je m’imaginais… J’étais sans caducée pour mettre fin à ce cauchemar, sans charmeur qui pourrait dévier de son pungi mon attention et me donner l’illusion d’un remède.

Il fallait enfin que j’aiguise mon regard, qu’une fossette sensorielle s’ouvre en moi pour m’apporter un peu de lumière dans le noir dans lequel rampaient mes pensées. Il fallait que je formule ce que j’avais fait, que je saisisse la portée de mes persiflages envenimés, de mes insinuations. Elle était une langue fourchue mais son frère était mort. Je me voyais comme dans un bris de glace : devenu une langue de vipère terrible et j’étais pétrifié par ce que je voyais.

Quelques instants après avoir atteint Dawn, je lui adressai la parole d’une voix que j’aurais voulu à peu près assurée mais qui en fait tremblait énormément sous les secousses de mes pensées : « Je… je… je suis ». Je… je… je… n’y arrivai pas, les mots semblaient plantés comme des crochets dans ma bouche sans pouvoir en sortir. « Je… je… je suis désolé. Mes excuses sont bêtes, idiotes, conformistes, niaises. Je ne savais pas pour toi, j’étais perdu dans ma… ma douleur. » Une image d’horreur me traversa, j’étais perdu dans le labyrinthe de mes pensées mais c’était moi le Minotaure. Le monstre de mon propre cauchemar. Les longs cheveux de Dawn et le fil d’Ariane s’emmêlaient dans mes pensées. Sonné, je ne savais pas que faire. Je me voyais face à un cadavre qui mêlait les traits du frère de Dawn et les miens.

Alors je décidai de m’approcher d’elle, doucement, de l’entourer doucement, tout doucement de mes bras et de lui dire posément, très posément la vérité. « Je… Enfin… Non… Mon père… lui il… enfin… n’est… pas mort… alors je ne peux pas… mesurer ta peine… je fais tout ce que je peux pour y… pour y… pour y penser, je suis avec toi. Je… j’aimerai que les mots soient faciles mais forcément, bah… forcément quand la réalité ne l’est pas, bah, euh… ils zigzaguent pour arriver jusqu’à moi. Si tu veux en parler… bah… je serai là ! » Je relâchai mon étreinte et m’assis face à elle en tailleur. J’avais tellement peur de l’étouffer, elle me paraissait si frêle maintenant qu’elle avait dit pour… pour la raison de sa venue. « Je n’ai jamais vécu cela… c’est comme… un vide immense pour moi, un trou noir, comme un plongeon dans le noir, mais avec un noir qui n'est pas celui du ciel vu par un astronome amoureux des étoiles, non, un noir… -je reprenais petit à petit un peu d’assurance- pareil au corps des corbeaux. Je suis désolé, tellement désolé de ne pas être à la hauteur, je m’effondre intérieurement en même temps que je te parle, je devrais être fort pour t’aider à émerger des idées noires mais je suis comme cette chauve-souris aveugle qui se cogne dans les souterrains et blesse les autres dans une maladresse infinie. ». Il y eut un court silence. J'aurais voulu lui crier de ne pas partir mais un fracassement se produisit dans ma tête. Boum ! pensai-je, et le cognement de la chauve-souris des souterrains à laquelle je m’identifiais battait en même temps que les pulsations irrégulières de mon coeur.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

26 avr. 2020, 20:19
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Le Gryffon avait rattrapé Dawn. Sa douleur aussi était compréhensible. Etre renié de cette manière par ses parents pour une histoire de... De Maisons !
La gorge et le ventre noué, Dawn ne prononçait pas un mot. Elle pleurait. Elle n'essayait pas de se cacher, Jacob la comprendrait.

Le jeune Gryffon la prit doucement dans ces bras. Comme si il allait lui faire du mal s'il la tenait plus fort.
Il lui dit posément :

-Je… Enfin… Non… Mon père… lui il… enfin… n’est… pas mort… alors je ne peux pas… mesurer ta peine… je fais tout ce que je peux pour y… pour y… pour y penser, je suis avec toi. Je… j’aimerai que les mots soient faciles mais forcément, bah… forcément quand la réalité ne l’est pas, bah, euh… ils zigzaguent pour arriver jusqu’à moi. Si tu veux en parler… bah… je serai là !

Il la relâcha et s'assit en tailleur devant elle. La jeune Serpentard fit alors quelque chose de fou. Une chose que dans un autre contexte, elle ne se serait jamais permise.
Elle s'assit à coté de lui et posa sa tête sur son épaule. Elle avait besoin d'amitié, d'affection, et Jacob semblait la personne idéale. Mais peut-être ne voulait-il pas de cette lourde tache que celle d'être l'ami d'une fille si étrange que Dawn ?

Le jeune Gryffon lui expliqua qu'il n'avait jamais vécu cela et donna des exemples. Dawn l'écoutait en se taisant. Ses larmes avaient cessées de couler.
Au bout d'un moment, elle décida de tout lui dire :

-Hier, c'était l'anniversaire de la mort de mon frère Hayden. Pour les vacances d'été, il avait fait le chemin de Londres à chez nous par ses propres moyens. Ayant guetté son arrivée, lorsque je vis Hayden, je m'étais élancée vers lui en hurlant son nom. Mon frère et toi étions attachés l'un à l'autre par un lien très fort. Mais la grille pour accéder au manoir était cassée et Rose, notre elfe de maison, n'avait pas eu le temps de la réparer. Hayden, ne pouvant attendre de m'embrasser et de me serrer contre lui, escalada la grille. Mais arrivé en haut, il perdit l'équilibre et... Rencontra les piques qui étaient au dessus.

26 avr. 2020, 21:42
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Des larmes perlaient sur le visage pâle de Dawn, silencieusement, comme la rosée à l’aube sur les fleurs pas encore écloses. Transparentes, elles ne parvenaient pas à colorer son visage blême, comme si même celui-là était destiné à exprimer le manque. Lorsqu'elle s’assit à côté de moi, je sentis sa tête sur mon épaule. Le contact de ses cheveux longs était doux, et j’essayais de m’attacher à cette sensation suave pour ne pas sombrer. Il y eut un petit moment de silence où j’essayai en vain d’accorder le flot impétueux des questions qui m’assaillaient devant toutes ces nouvelles situations inconnues qui se présentaient à moi. Mais peut-être que la rencontre avec Dawn, elle, ne faisait pas partie des fleurs du mal, de ces fléaux qui frappaient impitoyablement en ce moment tant le monde des sorciers que les individus, dont Dawn et moi. Son visage d'une blancheur d'albâtre donnait à Dawn l'air d'une fleur fragile teintée de blanc, couleur de la pureté et aussi du respect à l’égard des défunts. Je me demandais quelles fleurs ses parents avaient choisi pour honorer la mémoire de son frère en cet anniversaire.

Alors, comme une fleur qui éclôt au petit jour, Dawn me dévoila son secret, déployant beaucoup de phrases-pétales: « Hier, c'était l'anniversaire de la mort de mon frère Hayden. Pour les vacances d'été, il avait fait le chemin de Londres à chez nous par ses propres moyens. Ayant guetté son arrivée, lorsque je vis Hayden, je m'étais élancée vers lui en hurlant son nom. » *J’aurais fait pareil si ça avait été Tobias, pensai-je.* « Mon frère et moi étions attachés l'un à l'autre par un lien très fort. Mais la grille pour accéder au manoir était cassée et Rose, notre elfe de maison, n'avait pas eu le temps de la réparer. Hayden, ne pouvant attendre de m'embrasser et de me serrer contre lui, escalada la grille. Mais arrivé en haut, il perdit l'équilibre et... Rencontra les piques qui étaient au dessus. ». Je fus parcouru de frissons : elle avait vu son frère, l’être qui semblait lui être le plus cher au monde, mourir sous ses yeux. J’imaginais successivement sa stupéfaction ; son désespoir ; son envie de croire que cela n’avait pas pu se produire ; sa colère contre cette grille, l’elfe de maison et elle-même ; la résignation impossible à ce point de non-retour. Tout revêtait désormais une profondeur insoupçonnée : son invocation des couleurs pour échapper à celle de la grille sombre, sans doute noire, de la propriété et celle, exsangue, du corps étendu de son frère, dont peut-être on entrevoyait les ossements à travers la chair blafarde. Cela expliquait peut-être même sa répartition, malgré son grand courage, hors de Gryffondor et de la couleur rouge sang qui avait dû la traumatiser et son choix d’évoquer les plages, strictement jaunes et bleues.

Je décidai de lui faire don d’une part de mon âme en une longue confidence comme elle. Je voulais tenter de la distraire quelque peu de ses pensées affreuses et de m’en distraire également : « J’ai trois frères. Il y en a un, Tobias, que j’ai toujours admiré. On demande souvent aux enfants quel est leur super-héros préféré. Le mien, c’était Tobias. Il est grand, fort et il me faisait voler comme un oiseau en me portant sur ses bras tendus devant lui. Son costume était vert et noir, comme s’il avait appartenu à une équipe de super-héros. Il avait 12 ans de plus que moi, donc j’étais encore petit et je ne comprenais pas que c’était originellement la tenue de cours de la maison dans laquelle il était à Poudlard et dont il était tellement fier. ». « Il brillait dans tout ce qu’il faisait : ses récits de ses journées tellement exagérés qu’ils en étaient toujours à pleurer de rire, avec sa professeur aux doigts immenses et crochus, l’élève de sa classe qui poussait des hurlements de hibou quand il avait peur et celui qui citait tout le temps Harry Potter sans mentionner la source pour faire son intelligent. Il avait même l’autorisation de rentrer à Londres tous les week-ends grâce à sa moyenne exceptionnelle et ma famille avait loué un petit appartement pour passer ces deux jours spéciaux de la semaine avec lui. Mes deux autres frères sont nés à un an de différence l'un de l'autre, aussi ils ont très vite formé un duo et je me suis attaché beaucoup plus à Tobias, même si Poudlard l’a fait beaucoup évolué et l’a endurci.

Moi, malgré mes supplications répétées au Choixpeau le jour de la répartition, on m’a dirigé à Gryffondor comme Adam et Simon, qui y ont échoué. C’est Tobias qui m’a envoyé cette lettre, comme un poignard dans le dos, une pique de grille pas mortelle certes mais terriblement douloureuse. Je ne peux pas vraiment lui en vouloir, c’est le seul qui ait daigné m’informer de la situation et puis c’est mon grand frère qui m’a toujours protégé… mais, dans le même temps, le coup était tellement plus violent écrit de sa main… Mon frère, même s’il ne me protège plus, me manque terriblement. Le pire, ce sont ces petits instants où j’oublie bien involontairement son existence quand je suis plongé dans un jeu par exemple. Les remords qui me rongent pendant les heures qui suivent sont plus terribles encore que les tiraillements quand mes pensées sont occupées par son absence.
» Je posai mon regard avec douceur sur Dawn : « Et toi, ton frère était aussi ton super-héros ? Quels étaient ses super-actions qui le rendaient extraordinaire ? Qu’est-ce qui est le plus terrible avec son absence à lui ? Tu crois qu’une relation osmotique au sein d’une fratrie est un mythe, destiné à être fauché par quelque chose de sombre, que ce soit la mort ou le Choixpeau ? » Je me repris très rapidement : « Je ne mets pas les deux sur le même plan bien sûr, mon frère est bien vivant, j’essaie juste de formuler les questions qui me taraudent. J’ai l’impression que comme tu as un frère qui t’était proche et qui te manque, tu pourras comprendre. »

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)