21 déc. 2020, 11:22
Anémone
Janvier 2046
17h34


Les semaines qui venaient de se dérouler avaient été rudes. Elena l'est avait passé...seule comme souvent. Il ne lui était pas concevable de rentrer chez elle, il était même hors de question de subir les folies passagères de sa mère et de se faire réprimer parce qu'elle était différente. Elle n'osait imaginer ce qu'il devait se passer dans la résidence familiale à cette heure

La fillette n'était pas à la volière par hasard, personne n'allait à la volière par hasard. Elle devait s'y rendre parce qu'elle attendait avec impatience le hibou habituel de Clémence. Lorsqu'elle aperçut un hibou majestueux voler en sa direction, ses yeux pétillaient de bonheur. C'était comme lui apporter une once de gaité durant ses vacances isolés. Elle courut presque pour attraper la lettre bien emballée, elle tendit son bras vers l'avant, et une fois le prospectus en main elle le serra contre elle et souffla un bon coup.

Elle n'ouvrit pas la lettre, elle profita de cet instant rare qu'on lui offrait. Elle ne recevait jamais de lettre, à qui cela viendrait à l'esprit ? Elena et Clémence retrouvaient peu à peu leur complicité passée, au plus grand bonheur d'Elena qui s'en voulait encore de l'avoir abandonné sans dire un mot.

Lorsqu'elle se décida enfin à l'ouvrir, elle sentit que la lettre était d'avance, spéciale. Une sorte de pressentiment mais elle ignorait, pour le moment, s'il était bon ou mauvais. Les premiers mots furent assez inattendus, presque irréels. Elena s'installa un instant, espérant qu'elle rêvait ou que cela n'était qu'une blague de mauvais goût. Elle n'osait même plus regarder la lettre de peur qu'un autre mauvaise nouvelle surgisse.

« C'est donc c'que ça fait...» Chuchota-t-elle.

À cet instant, elle comprit enfin. On aurait pu appeler cela la vengeance ou le karma, n'importe lesquels de ces mots auraient pu faire l'affaire. Elle ne s'autorisa pas à verser une seule larme car elle n'en avait pas le droit. Elle-même, il y a des années de cela, n'avait même pas denier à envoyer une simple lettre d'adieu alors elle n'avait pas à se plaindre ni à dire quoi que ce soit.

Elena était sans doute trop dure envers elle-même car au fond, était-ce mal de pleurer pour une personne qu'elle aimait ? Ses yeux étaient envahis par les larmes qui ne voulaient pas couler, elle voyait flou, tout était flou et lorsque enfin elles coulèrent le long de ses joues rosées par le froid, elle prit la lettre avec rage et la déchira avant que cette dernière soit emportée par le vent.

La seule personne dans ce grand château auquel Elena pouvait s'adresser était Clémence, à présent, elle se retrouvait seule et infiniment peinée.

« Qu'est-ce que je vais faire maintenant...à qui vais-je parler si tu n'es plus là... » Murmura-t-elle tout bas.

Si c'est ce que Clémence avait dû ressentir le jour où Elena l'avait laissée, elle s'en voulait encore plus. Sa culpabilité était encore plus intense qu'avant. Elle détestait pleurer et de se plaindre de la sorte, c'était tellement immature et antipathique.

Tourner vers l'extérieur avec beaucoup de chagrin et de regrets, Elena attendait de se réveiller de ce cauchemar abject.


@Isla Craig
Dernière modification par Elena Corbeau le 4 janv. 2021, 06:42, modifié 1 fois.

Cinquième année | 16 ans

2 janv. 2021, 01:33
Anémone
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• Découverte •


En cette douce soirée, Isla montait quatre à quatre les marches de la volière. Elle tenait dans ses mains une enveloppe conteant le lettre destinée à ses parents. Depuis son arrivée à Poudlard, la jeune sorcière leur écrivait régulièrement, dans ces lettres, elle racontait sa vie à Poudlard dans les moindres détails, souvent elle les rédigées dans son lit ou à la bibliothèque, et en se relisant il n'était pas rare qu'elle soir prise de fous rires étant donné qu'elle notait toutes ses anectodes et ses maladresses dans ces lettres si précieuses à ses yeux.

Elle poussa enfin la porte de la volière et s'aperçut qu'elle n'abritait pas que des volatiles, dans un coin de la pièce se trouvait une tête rousse. Au débit, Isla ne remarqua pas le mal être de cette mersonne, alors elle appela un des hiboux et le charhea d'amener son courrier à ses parents, puis, alors qu'elle s'appretaot à faire demi tour afin de regagner son dortoir, elle vit que l'élève présente dans la volière pleurait.

La Poufsouffle détestait voir des personnes mal au point sans rien faire, alors elle s'avança vers la jeune fille et de sa voix douce elle demanda :

- Qu'est ce qui ne va pas ? Tu veux en parler ? Tu veux sue j'aille chercher quelqu'un ?

La fillette hesitait à faire quelques pas de plus en direction de la rouquine, elle ne savait pas comment elle reagirait face à son intervention, alors elle jugea plus sage d'attendre une réponse.

@Elena Corbeau
Dernière modification par Isla Craig le 3 mai 2021, 10:50, modifié 1 fois.

2 janv. 2021, 17:22
Anémone
Elle semblait avoir entendu une voix, peut-être était-ce que son imagination. Que ce soit le cas, ou non, elle se retourna. Cette — voix douce et enfantine — pendant l'espace d'un instant, lui rappelait celle de Clémence et peut-être qu'au fond d'elle, elle avait espéré se retourner et la voir apparaitre comme par magie, après tout...la magie, ça existe, non ?

Une jeune fille aux boucles brunes, aux yeux noisette, arborant l'uniforme des jaunes, lui avait bel et bien adressée la parole. Elena frotta frénétiquement ses joues pour effacer ses larmes qui, sous ses frottements, devenaient presque rouges. Elle se contenta de passer près d'elle d'un pas rapide et décidé, de lui frôler l'épaule, prête à partir de cet endroit tout en lui murmurant.

« Rien d'important, ça va... » Affirma-t-elle.

Toujours cette amertume au fond de sa bouche, Elena était en colère, une rage qui n'était pas décidée à s'en aller pour le moment. Juste avant de descendre les marches de la Volière, elle s'arrêta quelques instants, avec une sensation de culpabilité. Contre le mur dans la pénombre, elle posa une question à son interlocutrice, pensant surement se rattraper après son comportement impoli.

« C'quoi ton nom ? » Demanda t-elle tout en soupirant.

Pas qu'elle était exaspérée de la présence de cette inconnue aux taches de rousseurs, cependant, elle avait surement honte d'elle, honte de prendre la fuite face à une personne, qui semblait, vouloir lui apporter son aide.


@Isla Craig N'oublie pas te t'abonner au sujet 🐤

Cinquième année | 16 ans

5 janv. 2021, 22:19
Anémone
Visiblement, elle avait mieux fait de rester là où elle se trouvait car la rousse passa rapidement à côté d'elle, lui frôlant l'épaule.
Isla se sentit immédiatement mal d'avoir proposé de l'aide a la jeune fille, visiblement elle n'en voulait pas, et si sa présence la dérangeait plus qu'autre chose ? Ce qui n'était pas du tout l'effet voulu, en intervenant, Isla pensait pouvoir apporter du soutient à cette fille. Cette dernière se dirigeait vers la sortie de la volière, la Poufsouffle resta quelques secondes immobiles lorsqu'elle entendu la voix de la rouquine l'interpeller, elle constata alors qu'elle n'était pas partie.
Elle retenu un soupir de soulagement, visiblement son interlocutrice ne lui en voulait pas, puis elle lui répondit simplement :

- Moi c'est Isla Craig, et toi ?


Ensuite, elle reporta son attention sur la fille, et constata que ses joues etaient rouges, elle les avait sûrement essuyé pour chasser les larmes de son visage. Isla ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi cette fille s'était retrouvée dans cet état, et elle avait envie de l'aider, alors elle tenta une nouvelle approche :

- Tu sais, je vois bien que tu n'es pas pas au meilleur de ta forme, si tu m'expliques ce qu'il t'arrive, je peux peut être d'aider ? Bien sûr, c'est seulement si tu le souhaites.

La fillette espérait ne pas énerver ou blesser la Gryffondor en déclarant qu'elle voyait qu'elle n'était pas bien, alors elle se mit à tripoter nerveusement ses doigts.


@Elena Corbeau c'est déjà fait ;)
Dernière modification par Isla Craig le 8 janv. 2021, 20:55, modifié 1 fois.

8 janv. 2021, 20:11
Anémone
S'avançant hésitant vers Isla, car tel était son nom, Elena fut prise d'une nostalgie foudroyante. Elle avait ce sentiment de déjà-vu, cette sensation désagréable ne voulait pas la quitter. Bien qu'elle tentait tant bien que mal de le cacher, elle se sentait si peinée du départ de Clémence.
Elle répondit à la question qui lui était posée, toujours un peu honteuse de son comportement.

« Elena Corbeau, je suis en deuxième année à Gryffondor...» Dit-elle tout bas. La rouge avait essayé de donner quelques détails à sa camarade, espérant se rattraper après ces incivilités.

Les moqueries sur son nom de famille se faisaient de plus en plus rares, à son grand bonheur. L'explication de son nom original était beaucoup trop complexe pour être expliquée et Elena n'avait pas la tête à rigoler de cette histoire pour le moment. Elle s'avança un peu plus vers sa camarade, qui devait sans nul doute mieux apercevoir les traits de son visage, car elle se tenait face à une lumière légère qui éclairait une partie de son visage enfantin.


« C'est gentil..., elle soupira, tout ce que je veux c'est, elle marqua une pause un suspense intense régnait,....un câlin » Dit-elle tout en la regardant de ses yeux apeurés.

Ce mot était sorti de sa bouche avec beaucoup de spontanéité. Elle-même ignorait la raison de cette étrange demande. Enlacer une parfaite inconnue était une drôle de requête mais Elena avait besoin d'un soutien émotionnel et étant donné son incapacité de parler, tant l'émotion la prenait, elle préférait utiliser de simples gestes comme celui-ci.
Dernière modification par Elena Corbeau le 11 janv. 2021, 13:56, modifié 1 fois.

Cinquième année | 16 ans

9 janv. 2021, 14:20
Anémone
Finalement, l'inconnue s'avança et se présenta, avant de s'approcher encore un peu, cela permis à Isla de mieux distinguer le visage de la dénommée Elena. Elle avait un visage qui traduisait la bienveillance, mais la Poufsouffle y décelait également une sorte de mystère, d'incompréhension, en plus de ça, elle lisait de la peur dans le regard de la deuxième année. La Poufsouffle restait immobile, scrutant la rousse qui se tenait en face d'elle, elle en ressentait presque sa peine.

Elena prit à nouveau la parole quelques secondes plus tard, demandant alors un câlin. Aussi tôt dit, aussitôt fait, Isla s'avança et prit Elena dans ses bras, ou plutôt au vu de son petit gabarit, Isla se retrouva dans les bras d'Elena. Elle trouvait cela tout a fait normal d'offrir un câlin à une de ses camarades qui en avait visiblement besoin. La premiere année espérait que l'odeur de noix de coco qui se dégageait de ses cheveux ne dérangerait pas la rouquine. Au bout de quelques minutes, elle de détacha de la Gryffondor, avant de déclarer :

- Tu savais que les câlins permettent au corps de sécréter et de libérer de l'ocytocine ? C'es l'hormone du bien être, y'en a d'autres aussi, mais je connais pas leurs noms.

Isla avait lu cela dans un livre, ou alors c'était sa mère qui lui avait expliqué, elle ne s'en souvenait plus, peut être bien qu'il s'agissait des deux. La fillette espérait que ce moment aurait réconforté Elena, elle demanda alors :

- Tu te sens un peu mieux ? Tu as besoin d'autre chose ? Tu veux parler ?

11 janv. 2021, 13:55
Anémone
Isla s'approcha d'elle et malgré sa petite taille elle n'hésita pas à enlacer Elena qui par reflexe s'accroupit légèrement pour être à la même hauteur que sa camarade. Cet acte bienveillant n'était rien et aurait pu sembler incompréhensible voir gênant cependant, la Pouffsoufle n'avait pas hésité une seule seconde. Durant un instant, elle eut la vague impression que Clémence l'enlaçait, c'est peut-être ce qu'elle cherchait, retrouver la chaleur de l'amitié mais à la place, il y avait cette drôle d'odeur apaisante de noix de coco.

Se sentant de nouveau rassurée, Elena lui fit la remarque.

« De la noix de coco ? Ca sent vraiment bon » Dit-elle en lui tendant un sourire. Une petite larme s'était échappée de son œil et d'un simple coup de doigt, elle l'effaça.

Isla s'écarta par la suite, pour laisser planer une nouvelle question, la question à laquelle Elena hésitait tant à répondre or cela ne lui coutait rien. Elle repensa à ce qu'on lui avait dit "qu'elle manquait de courage", elle avait sans nul doute finit par y croire.

Elle se contenta de s'assoir contre le mur, prête à lui raconter brièvement la raison de son malheur.

« Je ne veux pas que tu te sentes obligé de porter mon chagrin, elle soupira, une amie avec qui je pensais reconstruire quelque chose de solide, a été contrainte de partir, elle se leva d'un bond et commença à marcher, c'est bête je sais. C'est juste que...elle me manque tellement... Elle m'a fait exactement ce que je lui ai fait alors j'imagine que c'est juste me rendre la pareille... j'suis totalement paumé... » Dit-elle en expirant un second soupir.

Cinquième année | 16 ans

11 janv. 2021, 21:54
Anémone
Après s'être détaché de la deuxième année, l'Écossaise remarqua une larme s'échapper de l'oeil d'Elena, mais celle ci s'empressa de la chasser. Juste avant, elle lui avait fait une remarque sur l'odeur de noix de coco qu'elle dégageait, Isla répondit simplement :

- Oui, c'est mon shampooing !

Après quelques secondes de silence, Elena s'asseya contre un mur, Isla hésita à la rejoindre, mais elle préféra rester debout. Ensuite, la Gryffondor prit la parole, et lui expliqua le pourquoi du comment. Au milieu de son explication, la Gryffondor se leva brusquement et marcha en large, en long et en travers dans la volière. Tandis qu'Isla ne bougeait que pour suivre Elena des yeux.
A la fin de son récit, la fillette resta silencieuse un instant. Elle tentait de s'imaginer la douleur que cela pouvait créer, être séparée si brusquement d'une amie, mais elle ne pouvait pas y arriver, heureusement pour elle, elle n'avait jamais vécu quelque chose de similaire. Finalement, elle se racla légèrement sa gorge avant de dire :

- Je suis désolée pour toi, ça doit être horrible. C'est loin d'être bête, c'est même tout a fait normal. Elle t'as fait exactement ce que tu lui as fait ? C'est a dire ? A ce moment là, Isla était confuse, elle venait de lui expliquer que son amie était dans l'obligation de partir, et après elle lui avait dit qu'elle ne faisait que lui rendre la pareille, du moins c'était ce qu'elle supposait, son départ était donc intentionnel ? Elle avait rejoint une autre école de magie ? C'était possible ça ? Enfin bref, tu peux toujours lui écrire ? Je suis désolée, je ne sais pas quoi dire de plus, mais si jamais tu veux encore parler, ou me demander autre chose, tu peux le faire, ici il y'a que tout et moi, et je ne pense pas que ce sont les hiboux qui te jugeront.

Isla avait tenté d'ajouter une touche d'humour afin de faire sourire Elena, mais elle finit par sourire à sa propre remarque.

23 janv. 2021, 16:27
Anémone
À ces questions, Elena avait les réponses mais elle ne souhaitait pas y répondre, non qu'elle n'avait aucune confiance en sa camarde mais elle préférait ne plus en parler. Elle voulait se ressaisir car c'était peut-être impoli d'être aussi attristé alors que d'autres vivaient bien pire. Elena fit un signe de tête en guise de "non".

« Cela n'a plus aucune importance maintenant, il faut que j'avance, ce sont des choses qui arrivent. Je tenais beaucoup à elle et tout ça me rend triste mais ça devait arrivé, j'imagine. » Dit-elle d'un ton exaspérée.

Les lettres restaient une solution envisageable mais connaissant le tempérament de ses parents, spécialement la mère Lowen, était-ce réellement une bonne idée ? Elena ne voulait pas attirer d'ennui à son amie, elle ignorait comment pourrait réagir sa mère voire les deux mères des deux familles. En effet, la mère d'Elena n'était pas une personne des plus ouvertes d'esprit en ce qui concernait les sorciers. Elle préférait attendre que Clémence fasse le premier pas vers elle avant d'envoyer quoi que ce soit.

Elena rigola à la remarque d'Isla également.

« De toute façon les hiboux n'ont pas d'oreilles, fit-elle en rigolant de nouveau, ne t'en fait pas, je t'en demande peut-être beaucoup. T'es gentille tu sais mais, peut-être es--ce une occasion de passer à autre chose, elle regarda sa camarde un sourire aux lèvres, Clémence me manquera toujours et je vais surement galérer à lui envoyer des lettres mais peu importe, elle marqua une pause et soupira avant de reprendre, et sinon, toi, tu as une histoire à me raconter ? » Lui demanda-t-elle.

Elle était prête à écouter attentivement sa camarde, était-ce une manière de lui rendre la pareille ? Certainement, alors quoi qu'elle aurait à raconter, Elena l'écouterait.

Cinquième année | 16 ans

23 janv. 2021, 21:58
Anémone
Lorsqu'Elena lui indiqua d'un signe de tête qu'elle n'avait rien de plus à dire, ou du moins elle n'avait pas envie d'en parler, Isla n'insista pas. Elle continuait d'écouter sa camarade et souria face à son compliment.
Quand Elena lui demanda si elle avait une histoire à lui raconter, elle hésita un instant avant de se lancer :

- C'est pas vraiment une histoire, mais j'ai envie de t'en parler, elle planta son regard dans celui de la Gryffondor avant de continuer, j'ai la chance de pas avoir de problème particulier dans ma vie, mais des fois, ça va pas vraiment bien, sans que je sache réellement pourquoi. Ces jours-ci, je me réfugie dans mon Monde imaginaire. C'est un monde dans lequel tout est possible, tant que c'est positif. Dans ce Monde, il n'y a que moi, mon doudou, et des créatures imaginaires.


Isla souria doucement face à l'évoquattion de son Monde imaginaire. Seul son doudou, un chien jaune avec des bois de rennes et elle était tirés du vertibale Monde. Étonnement, elle qui ne se posait jamais de question, vint à se demander pourquoi avait elle imaginait ce Monde si elle était toujours entourée, si elle n'avait jamais vécu de moment particulièrement bouleversant. Il y avait, comme toute personne, des jours où elle avait le moral dans les chaussettes, mais il y avait toujours eut quelqu'un pour la réconforter, et ses parents étaient les premiers à lui redonner le sourire.
C'est alors que la jeune fille s'aperçut que ses parents lui manquaient énormément. Elle se rendit compte qu'elle ne les reverrait pas avant la fin de l'année, qu'elle ne pourrait pas sentir la parfum familier de sa mère, la chaleur reconfortante des bras de son père. A cet instant, elle se sentie infiniment petite et faible, elle ne remarqua même pas qu'elle s'était adossée au mur de la volière en s'asseyant doucement, en revanche elle remarqua les larmes qui coulaient le long de ses joues.