La Rage de l'Être
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Un dimanche de la fin d'avril à midi
Tout est Noir. Il n'y a plus que le silence. Mes épaules se relâchent, la tension quitte mon corps. J'aime ce silence. Il m'apaise. Je n'aime pas les gens, je n'aime pas ce château, je n'aime pas cette salle. Alors le Noir me détend encore un peu. Mes yeux sont fermés. J'ai plaqué mes mains contre mes oreilles. Ma capuche glisse de ma tête. Je n’ai pas attaché mes cheveux ce matin. Libérés, ils passent de l’autre côté de mes épaules. Je les sent me frôler le bout du nez.
Je dois avoir l'air étrange dans cette position, je m'en fiche. Je n'en ai plus rien à faire. Je décale un peu une de mes mains, les Échos m'envahissent. Ils tapent contre mes tympans comme la mer contre des rochers pendant une tempête. J'enlève ma deuxième main. Ils me percutent, ils s'infiltrent dans tout mon être. Ils viennent couler dans mes veines, ils remplacent chacune de mes terminaisons nerveuses. Ce sont des rires, ce sont des cris. De la colère ou de l'amusement. Des conversations banales ou des débats passionnés. Qu'importe. J'ai l'impression qu'ils parlent tous directement à l'intérieur de mon crâne. Si je hurle, est-ce que je couvrirais les Échos ? Si je hurle, mon corps se brisera-t'il en quelques milliers de poussières qui iront rejoindre les étoiles ?
Le Noir est toujours là, mais chaque Écho dans ma tête m'empêche de me concentrer sur lui. Pourtant j'aime cette couleur. C'est la couleur du plein et c'est la couleur du vide. C'est la couleur de la nuit. La couleur du silence. Certains disent que ce n’est pas une couleur. Parce que le Noir c’est l’absence de lumière, et que les couleurs connotent la lumière. Je n’aime pas la lumière. Mais ce Noir là n'est pas total. La lumière filtre à travers mes paupières. Pourquoi sont-elles si fines ? Les Échos percent des trous dans le Noir. Derrière le Noir il y a le blanc. Je n'aime pas le blanc. Mais le Noir se déchire et laisse place à l'autre couleur qui vient percer mes paupières.
J'ouvre les yeux. Il n'y a plus de noir, plus que des éclats de couleurs. Je vois des feux d'artifices d'Échos et de couleurs. Un bonnet rouge. Sang. Une écharpe bleue. Océan. Un manteau vert. Lac.
Et puis sur les tables. De la nourriture. Une abondance de nourriture. Chaque aliment à une couleur différente. Violet. Orange. Tout cette nourriture me dégoute. Les odeurs me donnent la nausée. Elles s’infiltrent dans mon corps, j’ai l’impression que c’est comme si on me forçait à manger. Je ne suis pas bien. Je n’ai pas de raisons d’être là. Je ne mangerais pas de toute façon.
Pourquoi suis-je ici ? Ici dans cette salle. Ici dans ce château. Ici dans ce pays. Pourquoi j’existe ? Ce ne serait pas plus simple pour tout le monde si je n'existais pas ? Si je n’avais tout simplement jamais existé ?
J’ai trop mal à la tête. Les Échos me harcèlent de coups pour rentrer dans mon corps ou pour en sortir. Les couleurs m’agressent les yeux. Je rabats mes cheveux en arrière, ils me gênent. Je ne suis plus qu’une chose informe Noire et eux sont blonds comme les blés. Et puis il y a mes yeux aussi. On m’a souvent répétés qu’ils étaient beaux. Mais eux aussi forment cette tâche beaucoup trop vive sur le Noir.
Je n’aime pas les couleurs.
Je ne veux plus voir de couleurs.
Je n'aime pas les bruits.
Je ne veux plus entendre d'Échos.
Je veux un monde en nuances de Noir et Gris. Je veux un monde de silence.
J'écris exceptionnellement à la première personne du singulier et au présent. La mise en page seras également différente.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Un dimanche de la fin d'avril à midi
Tout est Noir. Il n'y a plus que le silence. Mes épaules se relâchent, la tension quitte mon corps. J'aime ce silence. Il m'apaise. Je n'aime pas les gens, je n'aime pas ce château, je n'aime pas cette salle. Alors le Noir me détend encore un peu. Mes yeux sont fermés. J'ai plaqué mes mains contre mes oreilles. Ma capuche glisse de ma tête. Je n’ai pas attaché mes cheveux ce matin. Libérés, ils passent de l’autre côté de mes épaules. Je les sent me frôler le bout du nez.
Je dois avoir l'air étrange dans cette position, je m'en fiche. Je n'en ai plus rien à faire. Je décale un peu une de mes mains, les Échos m'envahissent. Ils tapent contre mes tympans comme la mer contre des rochers pendant une tempête. J'enlève ma deuxième main. Ils me percutent, ils s'infiltrent dans tout mon être. Ils viennent couler dans mes veines, ils remplacent chacune de mes terminaisons nerveuses. Ce sont des rires, ce sont des cris. De la colère ou de l'amusement. Des conversations banales ou des débats passionnés. Qu'importe. J'ai l'impression qu'ils parlent tous directement à l'intérieur de mon crâne. Si je hurle, est-ce que je couvrirais les Échos ? Si je hurle, mon corps se brisera-t'il en quelques milliers de poussières qui iront rejoindre les étoiles ?
Le Noir est toujours là, mais chaque Écho dans ma tête m'empêche de me concentrer sur lui. Pourtant j'aime cette couleur. C'est la couleur du plein et c'est la couleur du vide. C'est la couleur de la nuit. La couleur du silence. Certains disent que ce n’est pas une couleur. Parce que le Noir c’est l’absence de lumière, et que les couleurs connotent la lumière. Je n’aime pas la lumière. Mais ce Noir là n'est pas total. La lumière filtre à travers mes paupières. Pourquoi sont-elles si fines ? Les Échos percent des trous dans le Noir. Derrière le Noir il y a le blanc. Je n'aime pas le blanc. Mais le Noir se déchire et laisse place à l'autre couleur qui vient percer mes paupières.
J'ouvre les yeux. Il n'y a plus de noir, plus que des éclats de couleurs. Je vois des feux d'artifices d'Échos et de couleurs. Un bonnet rouge. Sang. Une écharpe bleue. Océan. Un manteau vert. Lac.
Et puis sur les tables. De la nourriture. Une abondance de nourriture. Chaque aliment à une couleur différente. Violet. Orange. Tout cette nourriture me dégoute. Les odeurs me donnent la nausée. Elles s’infiltrent dans mon corps, j’ai l’impression que c’est comme si on me forçait à manger. Je ne suis pas bien. Je n’ai pas de raisons d’être là. Je ne mangerais pas de toute façon.
Pourquoi suis-je ici ? Ici dans cette salle. Ici dans ce château. Ici dans ce pays. Pourquoi j’existe ? Ce ne serait pas plus simple pour tout le monde si je n'existais pas ? Si je n’avais tout simplement jamais existé ?
J’ai trop mal à la tête. Les Échos me harcèlent de coups pour rentrer dans mon corps ou pour en sortir. Les couleurs m’agressent les yeux. Je rabats mes cheveux en arrière, ils me gênent. Je ne suis plus qu’une chose informe Noire et eux sont blonds comme les blés. Et puis il y a mes yeux aussi. On m’a souvent répétés qu’ils étaient beaux. Mais eux aussi forment cette tâche beaucoup trop vive sur le Noir.
Je n’aime pas les couleurs.
Je ne veux plus voir de couleurs.
Je n'aime pas les bruits.
Je ne veux plus entendre d'Échos.
Je veux un monde en nuances de Noir et Gris. Je veux un monde de silence.
Reducio
Ordre de post :
-Siam
-@Lexa Queen
-Siam
-( @Eldan Travis )
Plus tard : @Alaska Hooks
-Siam
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J'écris exceptionnellement à la première personne du singulier et au présent. La mise en page seras également différente.
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« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
La Rage de l'Être
Tout les jours le même reflet. Toujours cette même rage, cette même tristesse dans le miroir. Toujours ces même cheveux, vulgairement coupés aux ciseaux. Toi, cher reflet, tu es si laid. Et malgré les heures passées devant toi, tu es toujours aussi laid. Pourquoi ne veux-tu pas dormir ? Pourquoi veux-tu tant gâcher ma vie, en me montrant l'horreur que je suis devenue ? Et pourquoi m'empêchais-je de dormir ? Et ce matin, comme tout les autres, je me réveille, et te vois. Comme tu es laide, Reflet. Et toi et moi on est si différentes.
Mon uniforme est trop grand, et cache le poids que j'ai perdue depuis quelques mois. Mes doigts sont mincis, et ma petite bague en argent ne tiens presque plus à mon doigt. Je fixe la petite croix, pendant au bout de mon cou. C'est si beau. Ces deux bijoux sont les seuls choses qui puissent me définir en ce moment. Ça me rappelle tant de souvenirs. Je pense à tout. À moi. Aux autres. À eux, et à nous. Je pense à ce que serait ce monde sans eux. Sans eux, Père serait-il encore à la maison ? Et moi, où serais-je ? Serais-je en train de marcher jusque'à cette table, regorgeant de mets en tout genre ? Je ne le sais pas. Mais ce que je sais, c'est que je ne vais pas manger, ce midi. De même que les derniers repas. Je lève la tête. Tellement de personnes sont là, peut-être même trop. Ou n'y a-t-il personne ? Est-ce seulement mon cerveau, délirant ?
La folie, c'est si beau. Le gout de l'interdit, braver les clichés, et être fou. Délirer au possible, rire au possible, sans contraventions, sans limite. J'ai déjà été folle. Je ne m'étais pas posée de limite, ce jour-là. Et j'ai promis que je la tuerais. J'aurais pu le faire. Parce que cette autre moi, celle qui prends le contrôle de mon corps dans les pires des situations, cette fille dont je ne suis plus qu'une vulgaire ombre, elle lui avait promis de la tuer. Et je lui en veux, tellement. Parce qu'elle aurait pu m'accuser d'un crime que je n'ai pas commis. Et je sais à quelle point la Gryffondor à été traumatisée. Elle m'en veut, autant que j'en veux à cette autre moi. Elle m'en veut, et je la comprends. Mais cette facette destructrice de ma personnalité, je ne peux m'en détacher. Elle est comme attachée à moi, par le plus puissant des sortilèges. Et m'en décoller serait m'envoyer à la mort.
Et je lève la tête. Je vois des cheveux. Blonds et longs. Comme les miens, avant ce cauchemar. Comme j'ai envie de les retrouver. D'un geste lent, dirigée par l'autre moi, par Reflet, je me dirige vers ces cheveux. Vers mes cheveux. Droite et digne, toujours. En ce point, Reflet et moi somme pareilles. Délicatement, je me saisis d'une mèche de cheveux. Et je coupe, et je coupe. Et la mèche tombe.
Couleur RP : #274e13
5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis
Mon uniforme est trop grand, et cache le poids que j'ai perdue depuis quelques mois. Mes doigts sont mincis, et ma petite bague en argent ne tiens presque plus à mon doigt. Je fixe la petite croix, pendant au bout de mon cou. C'est si beau. Ces deux bijoux sont les seuls choses qui puissent me définir en ce moment. Ça me rappelle tant de souvenirs. Je pense à tout. À moi. Aux autres. À eux, et à nous. Je pense à ce que serait ce monde sans eux. Sans eux, Père serait-il encore à la maison ? Et moi, où serais-je ? Serais-je en train de marcher jusque'à cette table, regorgeant de mets en tout genre ? Je ne le sais pas. Mais ce que je sais, c'est que je ne vais pas manger, ce midi. De même que les derniers repas. Je lève la tête. Tellement de personnes sont là, peut-être même trop. Ou n'y a-t-il personne ? Est-ce seulement mon cerveau, délirant ?
La folie, c'est si beau. Le gout de l'interdit, braver les clichés, et être fou. Délirer au possible, rire au possible, sans contraventions, sans limite. J'ai déjà été folle. Je ne m'étais pas posée de limite, ce jour-là. Et j'ai promis que je la tuerais. J'aurais pu le faire. Parce que cette autre moi, celle qui prends le contrôle de mon corps dans les pires des situations, cette fille dont je ne suis plus qu'une vulgaire ombre, elle lui avait promis de la tuer. Et je lui en veux, tellement. Parce qu'elle aurait pu m'accuser d'un crime que je n'ai pas commis. Et je sais à quelle point la Gryffondor à été traumatisée. Elle m'en veut, autant que j'en veux à cette autre moi. Elle m'en veut, et je la comprends. Mais cette facette destructrice de ma personnalité, je ne peux m'en détacher. Elle est comme attachée à moi, par le plus puissant des sortilèges. Et m'en décoller serait m'envoyer à la mort.
Et je lève la tête. Je vois des cheveux. Blonds et longs. Comme les miens, avant ce cauchemar. Comme j'ai envie de les retrouver. D'un geste lent, dirigée par l'autre moi, par Reflet, je me dirige vers ces cheveux. Vers mes cheveux. Droite et digne, toujours. En ce point, Reflet et moi somme pareilles. Délicatement, je me saisis d'une mèche de cheveux. Et je coupe, et je coupe. Et la mèche tombe.
Couleur RP : #274e13
5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis
La Rage de l'Être
Peut-être que si je ferme les yeux assez longtemps, je ne verrais jamais plus que du noir même en les rouvrant... Peut-être que si je n'entend plus rien pendant un long moment, mes oreilles n'entendront plus jamais...
Peut être que si je hurle assez fort, tout les Échos se tairont à jamais. Qu'ils laisseront place à un grand vide dans ma tête et dans mon corps. J'ai presque envie d'essayer. Je suis sure que plus personne ne parlerait dans la salle. Un silence se ferait. Ils regarderaient tous choqués la folle qui hurle. La folle. Est-ce que c'est ce que je suis ? Sans doute, une personne censée ne pourrais pas souhaiter ne plus jamais rien entendre et ne plus jamais voir que du noir.
Pourtant, un son en particulier me revient dans la tête, il est différent, il est beau. C'est le son de mon violoncelle. Celui là je l'aime bien, il est agréable à entendre.
Je sent une personne derrière moi, à cette présence vient s'ajouter un Écho, mais cet écho est différent des autres. Il n'est pas brutal comme le son de la voix de quelqu'un, pas agressif comme les bruits de couverts qui s'entrechoquent. Il est doux, presque agréable. Musical. Je le reconnut sans peine, le cliquètement de ciseaux qui coupent du papier ou plutôt de la paille.
Je réalise. Non pas de la paille, mes cheveux. Mes cheveux.
Je me retourne vers la présence derrière moi. Ce n'est plus une simple présence, c'est une fille et je crois qu'elle est bien réelle. Elle n'est pas bien grande, blonde, mais ce sont ses yeux gris qui me frappent. Ils sont froids, mais alors que les miens sont froids comme l'eau, j'ai presque l'impression que ceux de la fille sont faits de glace.
Mes yeux sont attirés par ce qu’elle tient à la main. Une paire de ciseaux. Je baisse le regard vers le sol. Une mèche de cheveux blonds éparpillés. Mes cheveux. Ce sont mes cheveux.
Mon regard plonge à nouveau dans celui de la fille aux yeux de glace. Elle a coupé mes cheveux. Pourquoi est-ce que cela ne me dérange pas ? Pourquoi est-ce que je ne suis pas en colère. je devrais être en colère. Mais non. Rien. C'est étrange.
Je monte lentement ma main vers l’arrière de ma tête, je trouve sans mal la mèche plus courte. Orpheline. Je me lève. Je ne sais pas bien ce que je fais, mon cerveau n’est plus dirigé par moi-même. Plus vraiment. Pourtant, j’ai l’impression de faire ce qu’il faut.
Je suis de l’autre côté du banc. En face de la fille. Je suis beaucoup plus grande qu’elle et même si je n’ai plus beaucoup de force, je pourrais l’assommer sans mal. Je n’en fait rien. Je tend ma main, la paume ouverte. Elle ne comprendra pas ce que je veux, alors je lui prend les ciseaux des mains.
Je ferme les yeux. Le Noir est de nouveau là, dans ma tête, une mélodie au violoncelle vient remplacer les Échos. Je lève mes mains au dessus de ma tête. Je crois que je fonctionne au ralenti. Je coupe une deuxième mèche. Les ciseaux se referment à quelques centimètres de mon oreille gauche. Et je continue. Encore et encore. Comme une cassette que l’on rembobinerait pour la réécouter en boucle.
Je rouvre les yeux, sans m’arrêter de couper, autour de moi, au sol, des morceaux de fils blonds. Un champ de blé, je suis dans un champ de blé…
Dernière modification par Siam Vostra le 26 avr. 2020, 15:54, modifié 1 fois.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
La Rage de l'Être
Que fais-tu, Reflet ? Pourquoi coupes-tu ces cheveux ? Ne comptes-tu tout de même pas les recoller sur ma tête ? Pourquoi es tu si stupide, Reflet ? N'aurais tu pas pus arrêter de faire autant de conneries ? Reflet, tu ne me cause que du tord. Je te hais, tu sais ? Mais malgré tout je ne peux me séparer de toi, et tu le sais. Et je sais que tu aime ce fait. Vivre, manger, et dormir en moi. Et me détruire. Ne vis-tu que pour cela, Reflet ? Ton unique but dans ta vie est de me détruire, encore plus que je ne le suis déjà ? Pourquoi, Reflet, Pourquoi ?
Et avant que je ne puisse de nouveau couper ces cheveux, ils disparaissent, remplacés par un visage. Rapidement, j'essaye d'analyser son expression. Ces yeux gris, ils ressemblent à ceux de Louis. Ils ont l'air si... calme. Paisible. Mais je ne saurais dire si elle est énervée. Ou heureuse. Son expression me parait neutre, mais Merlin sait que j'ai du mal en ce moment avec les suppositions.
Une main se monte, derrière sa tête. Puis, la fille se lève. Et la peur me prends. Que vas-t-elle me faire ? Rien. Elle se lève juste, face à moi. Elle sent finalement la main vers moi. Elle va me gifler, par Merlin. Me gifler comme j'ai giflée quelques jours plus tôt. En espérant qu'elle ne me promettra pas la mort, elle. Non, elle récupère mes ciseaux. Attendez, quoi ? Pourquoi ? Elle va se venger, je le sens. Oui, elle va me couper les cheveux à son tour.
Pourtant non. Elle porte l'objet en métal vers ces cheveux. Et elle coupe à son tour. Ces cheveux tombe. Je regarde au sol. C'est si... beau. Je revois alors le sol des toilettes abandonnées, quelques mois plus tôt, ces reflets blancs, sur certains cheveux, de part la clarté des nôtres. Et pourtant elle continue de couper. Encore et encore. Jusqu'à quel point ? Quand s'arrêtera-t-elle ? Bien que moi même je l'ai fais, et je ne le regrette pas, ce n'est pas une décision... comme ça ? Ces longs cheveux blonds vont prendre tant de temps à repousser...
Malgré tout, ça me réjouis. Couper les miens à té signe de changement, dans ma vie. Je veux faire vivre le même enfer que j'ai vécue aux autres. Et bien que de simples cheveux au sol ne soit pas une torture, ce qu'ils représentent en est une. Je veux que tout le monde souffre comme j'ai souffert.
Ce que je vois, c'est juste inimaginable. Je ne sais que penser. Je ne veux pas parler. Pas m'excuser. Parce que moi je n'ai rien fais. Reflet, c'est ça faute, pas la mienne.
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5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis
Et avant que je ne puisse de nouveau couper ces cheveux, ils disparaissent, remplacés par un visage. Rapidement, j'essaye d'analyser son expression. Ces yeux gris, ils ressemblent à ceux de Louis. Ils ont l'air si... calme. Paisible. Mais je ne saurais dire si elle est énervée. Ou heureuse. Son expression me parait neutre, mais Merlin sait que j'ai du mal en ce moment avec les suppositions.
Une main se monte, derrière sa tête. Puis, la fille se lève. Et la peur me prends. Que vas-t-elle me faire ? Rien. Elle se lève juste, face à moi. Elle sent finalement la main vers moi. Elle va me gifler, par Merlin. Me gifler comme j'ai giflée quelques jours plus tôt. En espérant qu'elle ne me promettra pas la mort, elle. Non, elle récupère mes ciseaux. Attendez, quoi ? Pourquoi ? Elle va se venger, je le sens. Oui, elle va me couper les cheveux à son tour.
Pourtant non. Elle porte l'objet en métal vers ces cheveux. Et elle coupe à son tour. Ces cheveux tombe. Je regarde au sol. C'est si... beau. Je revois alors le sol des toilettes abandonnées, quelques mois plus tôt, ces reflets blancs, sur certains cheveux, de part la clarté des nôtres. Et pourtant elle continue de couper. Encore et encore. Jusqu'à quel point ? Quand s'arrêtera-t-elle ? Bien que moi même je l'ai fais, et je ne le regrette pas, ce n'est pas une décision... comme ça ? Ces longs cheveux blonds vont prendre tant de temps à repousser...
Malgré tout, ça me réjouis. Couper les miens à té signe de changement, dans ma vie. Je veux faire vivre le même enfer que j'ai vécue aux autres. Et bien que de simples cheveux au sol ne soit pas une torture, ce qu'ils représentent en est une. Je veux que tout le monde souffre comme j'ai souffert.
Ce que je vois, c'est juste inimaginable. Je ne sais que penser. Je ne veux pas parler. Pas m'excuser. Parce que moi je n'ai rien fais. Reflet, c'est ça faute, pas la mienne.
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La Rage de l'Être
FIN AVRIL 2045. HEURE DU DÉJEUNER. 12H00.
GRANDE SALLE, POUDLARD.
GRANDE SALLE, POUDLARD.
Depuis quelques semaines déjà, Eldan était de moins en moins à l'aise à Poudlard. Les tensions, les non-dits et les incompréhensions qui y régnait commençaient à lui peser, lui qui, d'ordinaire, se sentait toujours léger et loin de toutes préoccupations. Il recevait parfois des hiboux de ses parents, en général une fois par semaine, lui indiquant quelques nouvelles informations au sujet des évènements du monde extérieur, à défaut de lire La Gazette du Sorcier, mais rien n'était jamais précisément dit ou expliqué. La seule chose que le petit garçon parvenait vraiment à comprendre dans ces lettres était qu'il devait faire attention à lui, et que ses parents lui recommandaient de rester le plus souvent possible avec des gens en qui il avait toute confiance. Du haut de ses onze ans, il ne se réalisait pas véritablement ce que "toute confiance" pouvait impliquer, mais ses amis lui convenaient tout à fait.
De son côté, il continuait donc à les côtoyer le plus naturellement du monde, tout en voyant d'autres relations exploser, sans qu'il en saisisse trop la teneur. Il fallait dire que depuis quelques mois, d'étranges comportements faisaient parfois irruption dans le quotidien des élèves, que cela soit par le biais de propos ou d'actes. Cela étonnait de moins en moins certains enfants, mais d'autres, comme le blondinet, restaient perturbés par ce genre de surprises.
Ce jour-là, Eldan s'était levé très tardivement et était donc encore dans les vapes en arrivant devant la table des Serdaigle. A vrai dire, sa semaine avait été relativement rude, à jouer sur tous les tableaux -sans mauvais jeux de mots-, et il considérait ainsi son repos comme amplement mérité. Il parvint donc au déjeuner comme premier repas de la journée, s'assit entre deux personnes qu'il ignora quelque peu, et commença à se servir des plats qui se dressaient sous ses yeux encore embrumés de fatigue. Il releva ensuite la tête, essayant de reprendre peu à peu ses esprits, lorsqu'il vit soudain une fille, tenant une paire de ciseaux, se ruer sur une autre. Il n'en revint pas, et eut un petit moment de choc. *Une fille vient de sauter sur une autre avec des ciseaux. Une fille vient de sauter sur une autre avec des ciseaux.* Il se répéta quelques temps cette phrase, tentant de la réaliser. *Une fille vient de sauter sur une autre avec des ciseaux.* La sensibilité du petit garçon en était effleurée : il ne comprenait plus rien autour de lui, il fallait qu'on lui explique. Cependant, ce n'était pas cet acte qui le choqua le plus, mais plutôt le manque de réaction de l'autre fille. La victime. Son immobilité était flagrante. Comme un caillou. Dur, immobile. Le dédain, l'indifférence ; il ne saurait même pas déterminer.
Lorsqu'il vit la mèche blonde s'écraser au sol, suivie de centaines d'autres, il ne comprit pas. L'incrédulité prenait place en lui. Assis, il n'en voyait tout de même pas -pas encore- toute la conséquence au sol. Pourtant, à voir tous les épis s'éparpiller dans l'air et retomber un à un, il saisissait déjà toute la situation qui l'environnait. La fille en face d'elle était en train de se découper. Le bruit du métal crissant, des ciseaux glissant, la vision de ces deux blondes, l'une face à l'autre, presque dans un duel, et elle, Elle là, qui se coupait, et coupait, et coupait ; tout cela devenait insupportable ; le monde tournait. *MAIS TU T’ARRÊTES QUAND ?* Il voulait juste que cet Enfer cesse. Arrêter de voir l'Autre s'abîmer, encore, et encore, et encore. Et encore, et encore, et encore. Cela continuait, tournait, continuait, tournait, et recommençait toujours plus. A chaque tour, le tout devenait d'autant plus difficile à supporter, à endurer. Voir cet Autre se cisailler était tout simplement insoutenable. *Qu'est ce qu'il lui prend, qu'est ce qu'il lui prend ?* Le petit garçon se prit la tête entre les mains, il voulait que tout cela arrête de s'opérer dans cette Ronde macabre. Il sentait son Corps envahi s'en aller.
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Merci de ne pas me mentionner sur les RPs (hors premiers posts) : ils sont déjà tous en favoris !
La Rage de l'Être
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Les Échos se sont tus. En tout cas je ne les entends plus. Le silence a repris sa place. Mes mains continuent d’effectuer ce geste comme une mécanique que l’on ne peut pas arrêter. Autour de moi les cheveux sont le champ de blé. Je pourrais presque sentir le vent sur mon visage. Je suis folle. C’est une évidence maintenant, je suis cassée et je suis folle. Est-ce vraiment un problème d’être fou ? Sans doute pas vraiment, mais si je n’étais que cela... Si la folie n’avait pas été causée par cette Déchirure dans mon cœur. Cela aurait sans doute été différent.
Je suis triste pour mes cheveux. C’est étrange, c’est moi qui me les coupe et pourtant je suis triste. Mais je me sens également plus légère. Plus libre. Pourtant je ne le suis pas, cela fait bien longtemps que je suis prisonnière. Enchaînée dans des cachots. Et j’ai beau hurler à l’aide, personne ne m’entend. Je suis ma propre geôlière. Je suis à la fois celle qui souffre dans sa prison et celle qui rigole en regardant son double souffrir et appeler une aide qu’il n’obtiendras jamais.
Prisonnière de moi même, quelle ironie. Il y a ce moi qui souffre, ce Moi qui fait souffrir et ce moi qui tombe. Ce Moi là est dans mon cœur directement, et il est tombé dans la Déchirure. Qui suis-je vraiment parmi toutes ses personnes ? Est-ce que je suis toujours en vie ? Ou est-ce que tout ces Moi m’ont tué. Tout est possible.
J’étais heureuse du champ de blé et du silence. Maintenant je suis déçue, c’est à cause de la fille. C’est elle qui est responsable. Pourtant je ne parviens pas à être en colère contre elle. J’ai presque l’impression de la remercier intérieurement. Je suis perdue en réalité. Je ne sais plus si je suis triste ou heureuse. J’ai finis de couper, je ne peux pas voir le résultat mais cela ne m’effraie pas, qu’importe si je suis moche. Alaska seras déçue. Cette pensée me traverse l’esprit mais je n’en tiens pas compte.
Tout est flou. Le Noir apparaît devant ma vision. D’habitude il ne vient que quand je le demande. Je ne sais pas ce qu’il fait là. J’ai très chaud. J’ai peur. Je ne veux pas perdre connaissance ici. Je suis forte. Je ne dois pas montrer que je suis perdue. Je ne dois pas montrer que j’ai mal à l’intérieur. Je ne dois pas faire tomber le masque. Les couleurs reviennent à ma vision. Pour une fois je ne suis pas mécontente de les voir. J’ai peur de me mettre à pleurer. Il ne faut pas, il ne faut surtout pas. Je suis forte. C’est faux, je suis faible. Je suis misérable. Je suis un monstre. Je me déteste. J’aimerais le dire à voix haute. Je me déteste. Voir quel effet cela fait. Cela rend sans doute la chose plus réelle.
Je me baisse accroupie, les ciseaux à la main. Je ramasse une poignée de mes cheveux blonds, puis je me relève.
J’ai un petit peu la nausée mais je n’en tiens pas compte. Ma main se tend vers la fille. Les cheveux sont posés dans ma paume. Les Mots sortent de ma bouche avant que j’aie le temps de les penser. “Tiens. T’en fais c’que tu veux maintenant.” Je ne sais pas pourquoi elle a fait ça. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Je ne suis même pas sûre de vouloir le savoir.
Je ne sais plus rien. J’ai l’impression que tout est faux. La seule chose réelle c’est la douleur. Je ne sais plus rien. Je ne veux plus être là. Je veux être partout. Je veux être nulle part. Je veux être le plein et je veux être le vide. Je veux être le jour et je veux être la nuit. La seule chose dont je suis sûre c’est que je ne veux plus être moi.
Toutes mes excuses pour ce retard...
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Les Échos se sont tus. En tout cas je ne les entends plus. Le silence a repris sa place. Mes mains continuent d’effectuer ce geste comme une mécanique que l’on ne peut pas arrêter. Autour de moi les cheveux sont le champ de blé. Je pourrais presque sentir le vent sur mon visage. Je suis folle. C’est une évidence maintenant, je suis cassée et je suis folle. Est-ce vraiment un problème d’être fou ? Sans doute pas vraiment, mais si je n’étais que cela... Si la folie n’avait pas été causée par cette Déchirure dans mon cœur. Cela aurait sans doute été différent.
Je suis triste pour mes cheveux. C’est étrange, c’est moi qui me les coupe et pourtant je suis triste. Mais je me sens également plus légère. Plus libre. Pourtant je ne le suis pas, cela fait bien longtemps que je suis prisonnière. Enchaînée dans des cachots. Et j’ai beau hurler à l’aide, personne ne m’entend. Je suis ma propre geôlière. Je suis à la fois celle qui souffre dans sa prison et celle qui rigole en regardant son double souffrir et appeler une aide qu’il n’obtiendras jamais.
Prisonnière de moi même, quelle ironie. Il y a ce moi qui souffre, ce Moi qui fait souffrir et ce moi qui tombe. Ce Moi là est dans mon cœur directement, et il est tombé dans la Déchirure. Qui suis-je vraiment parmi toutes ses personnes ? Est-ce que je suis toujours en vie ? Ou est-ce que tout ces Moi m’ont tué. Tout est possible.
J’étais heureuse du champ de blé et du silence. Maintenant je suis déçue, c’est à cause de la fille. C’est elle qui est responsable. Pourtant je ne parviens pas à être en colère contre elle. J’ai presque l’impression de la remercier intérieurement. Je suis perdue en réalité. Je ne sais plus si je suis triste ou heureuse. J’ai finis de couper, je ne peux pas voir le résultat mais cela ne m’effraie pas, qu’importe si je suis moche. Alaska seras déçue. Cette pensée me traverse l’esprit mais je n’en tiens pas compte.
Tout est flou. Le Noir apparaît devant ma vision. D’habitude il ne vient que quand je le demande. Je ne sais pas ce qu’il fait là. J’ai très chaud. J’ai peur. Je ne veux pas perdre connaissance ici. Je suis forte. Je ne dois pas montrer que je suis perdue. Je ne dois pas montrer que j’ai mal à l’intérieur. Je ne dois pas faire tomber le masque. Les couleurs reviennent à ma vision. Pour une fois je ne suis pas mécontente de les voir. J’ai peur de me mettre à pleurer. Il ne faut pas, il ne faut surtout pas. Je suis forte. C’est faux, je suis faible. Je suis misérable. Je suis un monstre. Je me déteste. J’aimerais le dire à voix haute. Je me déteste. Voir quel effet cela fait. Cela rend sans doute la chose plus réelle.
Je me baisse accroupie, les ciseaux à la main. Je ramasse une poignée de mes cheveux blonds, puis je me relève.
J’ai un petit peu la nausée mais je n’en tiens pas compte. Ma main se tend vers la fille. Les cheveux sont posés dans ma paume. Les Mots sortent de ma bouche avant que j’aie le temps de les penser. “Tiens. T’en fais c’que tu veux maintenant.” Je ne sais pas pourquoi elle a fait ça. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Je ne suis même pas sûre de vouloir le savoir.
Je ne sais plus rien. J’ai l’impression que tout est faux. La seule chose réelle c’est la douleur. Je ne sais plus rien. Je ne veux plus être là. Je veux être partout. Je veux être nulle part. Je veux être le plein et je veux être le vide. Je veux être le jour et je veux être la nuit. La seule chose dont je suis sûre c’est que je ne veux plus être moi.
Toutes mes excuses pour ce retard...
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
La Rage de l'Être
Pourtant elle est pas en colère. Elle n'en a pas l'air, en tout cas. Alors quoi ? Maintenant je coupe les cheveux de quelqu'un, et rien ? Même pas une gifle ? Moi, ça aurait même pas été de la colère. J'aurais commis un meurtre, je crois. Mais non, rien. Ce même rien que j'entendais. Si souvent. Pas un silence, non. Seulement des mots, vide de sens. Je n'arrive à comprendre ce qu'il se passe.
Parle. Dit quelque chose. Haït-moi, aime-moi. Ne reste pas de marbre. Reflet t'en fera payer le prix. Comme si j'étais son pantin. Et si elle se venge, tu finira comme moi. Le Vide. Et enfin, je ne serais plus seule. Je partagerait ma souffrance avec quelqu'un d'autre que cette peste de Reflet. Mon crâne sera enfin soulagé, vide de tout ces démons. Et elle, elle les aura. Ce pantin. Mon pantin. Que vas-tu dire, Reflet ? Je l'ai méritée ? Tout ce que tu m'as fait endurée, je mérite d'avoir moi aussi une âme à torturer. Et cette fois-ci, pas la mienne. Celle d'une Autre. Celle de ma Victime. Que c'est jouissif. Une nouvelle âme torturée par mes soins.
Mais elle reste stoïque. Tout ce que j'entends, c'est le bourdonnement des mouches, dans mes oreilles. Pourtant, je vois ces lèvres bouger. Elle parle. Mais je ne l'entends pas. Tu l'entends, toi, Reflet ? Que dit-elle ? Elle nous déteste ? Oui. Ou peut-être que non.
Le délire. Elle nous déteste, Reflet. Comme des ennemies. Des ennemies dans un seul et même corps. Ces ennemies dans une âmes peinée. Qu'à t'on fait, Reflet ? Sommes-nous si horrible que ça ? On est gentilles, pourtant. On ne fait de mal.
C'est faux. Elle fait du mal. Elle me tue, petit a petit. D'abord avec mes amis, et même mes ennemis. Bientôt, ça sera ma famille ? Tu ne t'en prendra pas à Louis, Reflet ? Ni à Mère ? Elle attend un troisième enfant, elle ne pourra pas se défendre !
Ne fais pas ça.
Ne la torture pas.
Pas comme avec moi.
Continue de me manipuler, et continue de couper les cheveux de n'importe qui, fais-toi plaisir, mais pas Elle. Tues-moi, si tu veux. mais ne touche pas à Eux. Fais moi faire du mal aux Autres, fait les me haïr, c'est déjà trop tard.
Mais Eux, ne les approche pas.
Stop. A quoi je pense ? Jamais Reflet ne fera ça. C'est trop grave. Promettre la Mort à quelqu'un, c'est pas grave. Couper les cheveux de quelqu'un d'autre, c'est rien. Et surtout que ce quelqu'un n'a pas l'air dérangé. Que penses-tu, Quelqu'un ? Tu me hais ? Je me hais aussi, sache le.
Les passages en italiques signifient que Lexa parle à son Âme.
Couleur RP : #274e13
5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis
Parle. Dit quelque chose. Haït-moi, aime-moi. Ne reste pas de marbre. Reflet t'en fera payer le prix. Comme si j'étais son pantin. Et si elle se venge, tu finira comme moi. Le Vide. Et enfin, je ne serais plus seule. Je partagerait ma souffrance avec quelqu'un d'autre que cette peste de Reflet. Mon crâne sera enfin soulagé, vide de tout ces démons. Et elle, elle les aura. Ce pantin. Mon pantin. Que vas-tu dire, Reflet ? Je l'ai méritée ? Tout ce que tu m'as fait endurée, je mérite d'avoir moi aussi une âme à torturer. Et cette fois-ci, pas la mienne. Celle d'une Autre. Celle de ma Victime. Que c'est jouissif. Une nouvelle âme torturée par mes soins.
Mais elle reste stoïque. Tout ce que j'entends, c'est le bourdonnement des mouches, dans mes oreilles. Pourtant, je vois ces lèvres bouger. Elle parle. Mais je ne l'entends pas. Tu l'entends, toi, Reflet ? Que dit-elle ? Elle nous déteste ? Oui. Ou peut-être que non.
Le délire. Elle nous déteste, Reflet. Comme des ennemies. Des ennemies dans un seul et même corps. Ces ennemies dans une âmes peinée. Qu'à t'on fait, Reflet ? Sommes-nous si horrible que ça ? On est gentilles, pourtant. On ne fait de mal.
C'est faux. Elle fait du mal. Elle me tue, petit a petit. D'abord avec mes amis, et même mes ennemis. Bientôt, ça sera ma famille ? Tu ne t'en prendra pas à Louis, Reflet ? Ni à Mère ? Elle attend un troisième enfant, elle ne pourra pas se défendre !
Ne fais pas ça.
Ne la torture pas.
Pas comme avec moi.
Continue de me manipuler, et continue de couper les cheveux de n'importe qui, fais-toi plaisir, mais pas Elle. Tues-moi, si tu veux. mais ne touche pas à Eux. Fais moi faire du mal aux Autres, fait les me haïr, c'est déjà trop tard.
Mais Eux, ne les approche pas.
Stop. A quoi je pense ? Jamais Reflet ne fera ça. C'est trop grave. Promettre la Mort à quelqu'un, c'est pas grave. Couper les cheveux de quelqu'un d'autre, c'est rien. Et surtout que ce quelqu'un n'a pas l'air dérangé. Que penses-tu, Quelqu'un ? Tu me hais ? Je me hais aussi, sache le.
Les passages en italiques signifient que Lexa parle à son Âme.
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La Rage de l'Être
Cette fille est étrange, elle à l’air aussi fêlée que moi. Ses yeux reflètent un quelque chose que je n’arrive pas à cerner. Je me demande ce qui cloche chez elle. En passant je me demande aussi ce qui ne vas pas chez moi. Les cheveux que je lui ai tendus, elle ne les prends pas, je ne pense pas qu’elle ait même entendu. Je m’en fous, les cheveux glissent entre mes doigts et retournent s’écraser sur le sol. Je ferme les yeux, le Noir revient, il me berce. Il arrive, il est plus agréable que les couleurs, il est neutre. Le Noir et le Silence ne mentent pas. Jamais. Nous dansons. Puis, sans prévenir il se déchire et une lumière aveuglante me brûle l’intérieur des paupières.
Je rouvre les yeux, comme piquée au vif. Je regarde la fille plongeant mes yeux dans les siens, un sentiment monte en moi. C’est de la haine. Pure. Comme une flamme si brûlante et si intense qu’elle pourrait brûler quiconque ne ferait que la regarder. Mais ce qui est étrange c’est qu’elle n’est pas dirigée contre la fille que je regarde, elle est dirigée contre moi. Je serre les ciseaux dans ma main si fort que mes jointures blanchissent. Je me hais.
Pourquoi est-ce que c’est si compliqué de s’accepter ? Pourquoi est ce que je me déteste ? Parce que je suis un monstre. Partout ou je vais je fais le mal. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, ou plutôt si, parce que je ne peux pas blesser les autres, alors je m’arrange autrement. Les larmes ne sont pas taries elles ne le seront sans doute pas avant plusieurs minutes. Encore une fois j’entends mes mots sans comprendre que c’est moi qui les aie prononcés. “Ne t’en veux pas”.
Je m’adresse à la fille, je ne veux pas qu’elle pense que c’est sa faute, elle a beau me paraître un peu folle, je suis pire qu’elle et je m’en veux d’avoir fait ça devant elle.
Je me rends compte que je ne peux pas rester comme ça. Il faut que je bouge, il faut que je parte. Je vais m’enfuir une fois encore, ou la honte me submergera. Comme une vague m’emportant et m’écrasant sur les rochers encore et encore. Alors mes jambes se mettent en mouvement, mes mains serrent les ciseaux dans ma main plus fort encore. Chaque pas me coûte j’ai le sentiment que je suis engourdie toute entière. Les douleurs se sont mises en veilleuses. Je ne veux plus rien. Je dois juste sortir de cette salle. Sortir sans trop qu’Ils me regardent. Mes yeux fixent le sol...
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Je rouvre les yeux, comme piquée au vif. Je regarde la fille plongeant mes yeux dans les siens, un sentiment monte en moi. C’est de la haine. Pure. Comme une flamme si brûlante et si intense qu’elle pourrait brûler quiconque ne ferait que la regarder. Mais ce qui est étrange c’est qu’elle n’est pas dirigée contre la fille que je regarde, elle est dirigée contre moi. Je serre les ciseaux dans ma main si fort que mes jointures blanchissent. Je me hais.
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Voir fin du Pas
Voir fin du Pas
Pourquoi est-ce que c’est si compliqué de s’accepter ? Pourquoi est ce que je me déteste ? Parce que je suis un monstre. Partout ou je vais je fais le mal. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, ou plutôt si, parce que je ne peux pas blesser les autres, alors je m’arrange autrement. Les larmes ne sont pas taries elles ne le seront sans doute pas avant plusieurs minutes. Encore une fois j’entends mes mots sans comprendre que c’est moi qui les aie prononcés. “Ne t’en veux pas”.
Je m’adresse à la fille, je ne veux pas qu’elle pense que c’est sa faute, elle a beau me paraître un peu folle, je suis pire qu’elle et je m’en veux d’avoir fait ça devant elle.
Je me rends compte que je ne peux pas rester comme ça. Il faut que je bouge, il faut que je parte. Je vais m’enfuir une fois encore, ou la honte me submergera. Comme une vague m’emportant et m’écrasant sur les rochers encore et encore. Alors mes jambes se mettent en mouvement, mes mains serrent les ciseaux dans ma main plus fort encore. Chaque pas me coûte j’ai le sentiment que je suis engourdie toute entière. Les douleurs se sont mises en veilleuses. Je ne veux plus rien. Je dois juste sortir de cette salle. Sortir sans trop qu’Ils me regardent. Mes yeux fixent le sol...
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Les petites étoiles indiquent que la partie du texte qui devrait se trouver là à été enlevée de manière à ne pas contrevenir aux règles du site car elle pouvait choquer les lecteurs les plus jeunes ou sensibles. Les personnes désirant lire cette partie pourront m'envoyer un hibou ou me contacter sur Discord en me certifiant qu'ils sont responsable de ce qu'ils liront et je leur renverrais la partie manquante sans soucis. Merci de votre compréhension.
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Dernière modification par Siam Vostra le 28 août 2020, 13:46, modifié 3 fois.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
La Rage de l'Être
Eldan regarde l'Autre là, devant lui, juste devant lui, toute proche. Et elle, elle ne regarde rien. Elle fixe le vide qui l'environne et qui s'est coloré de blond. Les mèches qui l'entourent et qui se répandent sur le sol de Poudlard, sous les yeux de tous qui se sont tus. Peut-être observe-t-elle l'étendue de ses dégâts ? Le petit garçon n'en sait rien, il ne comprend rien. Ni ce qu'elle regarde, ni ce qui se trame. Ni rien. *Il se passe quoi ?* La fille continue son geste, encore et encore ; le métal crisse, coupe, ses doigts jouent. Tout s'organise dans un roulement apeurant qui tourne, et tourne. Cette Danse macabre ne s'arrêtera donc jamais, et pourtant. Elle se joue devant, et même dans les iris du Première Année, terrifié, accablé.
Et puis, soudain, le son de la cisaille cesse, le silence prend alors place dans toute l'immensité de la Grande Salle. Avec cela, la ronde se stoppe dans la tête d'Eldan, qui faillit y succomber. Il serait presque reconnaissant, si l'évènement s'arrêtait là. Mais malgré le cercle qui s'arrête, l'évènement n'en finit pas. La blonde se baisse, difficilement, lentement, et tout le monde la regarde. Le Serdaigle a peur : de ce qu'elle peut faire, de ce qu'elle pense faire, de ce qu'elle va faire. Il est crispé, il s'immobilise, pour observer son bourreau qui semble ralentir ses gestes un peu plus à chaque seconde. D'habitude, ça arrive toujours aux autres. Pourtant, là, c'est lui qui la voit saisir ses cheveux déchirés et les tendre à l'Observatrice, sans savoir ni comprendre pourquoi. C'est lui qui sent tout tourner, qui ne comprend rien, qui fixe. Qui est si proche, c'est lui.
La blonde crache quelque chose, mais il n'est pas en capacité de comprendre un traître mot de ce qu'elle peut raconter. *Parce qu'en plus, elle se permet de l'ouvrir.* Eldan n'avait pas pour habitude d'être méchant, ou vulgaire ; ou les deux. Mais là, Là, c'était trop : la coupe était pleine. En plus, les cheveux glissent, et retombent. Comme s'il s'agissait de leur destinée, de leur dernier souffle. Ils se tordent jusqu'au sol. Cependant, le garçon réalise aussi qu'autre chose coule. Il n'y a pas que les cheveux blonds, les épis, qui dégoulinent. Pas uniquement les brins d'or. Non, il y a les gouttes. Les gouttes, le long de son bras. Et tout est en train de s'écraser sur le sol. Cheveu par cheveu, goutte par goutte. Les cheveux et les gouttes, Tout. Même les paroles commencent à baver, lorsque la fille ouvre sa gueule.
Alors, les jambes de la fille s'activent. Eldan sort de sa torpeur, il n'en revient pas : il ne s'était même pas rendue compte qu'elles pouvaient l'être, actives, à vrai dire. Toujours est-il qu'à ce moment, il la voit, elle, courir pour fuir, s'échapper. Elle veut être aspirée dans une autre réalité, surement. Peut-être. Mais Eldan ne veut pas qu'elle s'en aille, mais c'est trop tard. Alors il va tout faire payer à l'autre fille. Tout ce qu'il aurait voulu faire à la Coupeuse, il va le faire à l'Observatrice. Parce qu'après tout, qui a commencé ? Qui a causé tout ça ? Elle. Personne d'autre qu'Elle. Qui a provoqué cette rage, cette colère dans les veines du petit garçon ? Toujours Elle. Et à cause de qui tout est coupé ? La réponse est encore Elle. Tout revient à Elle. *C'est d'sa faute.* Alors, le petit garçon se lève, devant tout le monde. Au vu de sa petite taille, personne n'a du le remarquer : il ne dépasse personne. Mais ça ne l'empêche pas de se lever, de prendre son verre de jus de citrouille devant lui, et de le lancer. Droit devant lui, sur celle qui ne bouge pas. En plein sur sa face. Sur celle du bourreau du bourreau. De l'élément déclencheur.
Ca aussi, ça dégouline maintenant.
Couleur : #7F6000
Merci de ne pas me mentionner sur les RPs (hors premiers posts) : ils sont déjà tous en favoris !
Et puis, soudain, le son de la cisaille cesse, le silence prend alors place dans toute l'immensité de la Grande Salle. Avec cela, la ronde se stoppe dans la tête d'Eldan, qui faillit y succomber. Il serait presque reconnaissant, si l'évènement s'arrêtait là. Mais malgré le cercle qui s'arrête, l'évènement n'en finit pas. La blonde se baisse, difficilement, lentement, et tout le monde la regarde. Le Serdaigle a peur : de ce qu'elle peut faire, de ce qu'elle pense faire, de ce qu'elle va faire. Il est crispé, il s'immobilise, pour observer son bourreau qui semble ralentir ses gestes un peu plus à chaque seconde. D'habitude, ça arrive toujours aux autres. Pourtant, là, c'est lui qui la voit saisir ses cheveux déchirés et les tendre à l'Observatrice, sans savoir ni comprendre pourquoi. C'est lui qui sent tout tourner, qui ne comprend rien, qui fixe. Qui est si proche, c'est lui.
La blonde crache quelque chose, mais il n'est pas en capacité de comprendre un traître mot de ce qu'elle peut raconter. *Parce qu'en plus, elle se permet de l'ouvrir.* Eldan n'avait pas pour habitude d'être méchant, ou vulgaire ; ou les deux. Mais là, Là, c'était trop : la coupe était pleine. En plus, les cheveux glissent, et retombent. Comme s'il s'agissait de leur destinée, de leur dernier souffle. Ils se tordent jusqu'au sol. Cependant, le garçon réalise aussi qu'autre chose coule. Il n'y a pas que les cheveux blonds, les épis, qui dégoulinent. Pas uniquement les brins d'or. Non, il y a les gouttes. Les gouttes, le long de son bras. Et tout est en train de s'écraser sur le sol. Cheveu par cheveu, goutte par goutte. Les cheveux et les gouttes, Tout. Même les paroles commencent à baver, lorsque la fille ouvre sa gueule.
Alors, les jambes de la fille s'activent. Eldan sort de sa torpeur, il n'en revient pas : il ne s'était même pas rendue compte qu'elles pouvaient l'être, actives, à vrai dire. Toujours est-il qu'à ce moment, il la voit, elle, courir pour fuir, s'échapper. Elle veut être aspirée dans une autre réalité, surement. Peut-être. Mais Eldan ne veut pas qu'elle s'en aille, mais c'est trop tard. Alors il va tout faire payer à l'autre fille. Tout ce qu'il aurait voulu faire à la Coupeuse, il va le faire à l'Observatrice. Parce qu'après tout, qui a commencé ? Qui a causé tout ça ? Elle. Personne d'autre qu'Elle. Qui a provoqué cette rage, cette colère dans les veines du petit garçon ? Toujours Elle. Et à cause de qui tout est coupé ? La réponse est encore Elle. Tout revient à Elle. *C'est d'sa faute.* Alors, le petit garçon se lève, devant tout le monde. Au vu de sa petite taille, personne n'a du le remarquer : il ne dépasse personne. Mais ça ne l'empêche pas de se lever, de prendre son verre de jus de citrouille devant lui, et de le lancer. Droit devant lui, sur celle qui ne bouge pas. En plein sur sa face. Sur celle du bourreau du bourreau. De l'élément déclencheur.
Ca aussi, ça dégouline maintenant.
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La Rage de l'Être
Ne t'en veux pas. Elle veut vraiment que je ne m'en veuille pas ? Bordel, non ! C'est ma faute. Tout... tout ça. C'est ma faute si le sol se colore. Des points rouges. Des points au feutres. Non. Pas au feutre. On dirait des taches. Des taches rougeâtres.
Je peux pas avoir fait ça. Pas moi. Non, je suis pas comme ça. Je suis pas un monstre. Ou peut-être que si ? J'veux que personne ne l'apprenne. Si Eux l'apprenne, j'me fais virer de l'équipe. Et être virée alors que j'ai toujours pas disputée un match, c'est pas mon rêve absolu. Puis passer pour la folle de Poudlard c'est pas vraiment le projet dont je rêvais quand j'étais petite. Déjà Maxine qui me traite de folle de partout, puis ces imbéciles qui me prennent déjà tous pour une cinglée.
C'est ça que je suis ?
Je suis réduite à être la folle ?
Non.
J'suis pas folle. Je suis forte. Et je peux me faire forte. Ou bien suis-je vraiment une raté à ce point ? Suis-je finalement aussi horrible qu'Eux ? Suis-je un monstre ?
Oui.
Elle avait dit qu'on étaient des monstres.
À vouloir tuer les Moldus.
Ce mardi-là avait été un désastre. Interdits de se regrouper. Pourtant ça allait être difficile. La plupart d'entre nous étaient de la même maison. Malya et moi, on partageaient la même chambre. Et l'autre, là. le Traître. Celui qui n'avait pas hésité à s'incruster dans nos rangs, alors qu'il tait de la pire des espèces au monde. Mais lui aussi, j'étais obligée de le voir. Serpentard, et "collègue", si on peut appeler ça comme ça. Quelle poisse, sérieux. Et voilà que je leur donnaient raison. J'avais poussée une pauvre fille à faire ce que j'ai voulue faire à d'autres.
Mais le plus désastreux c'est qu'elle m'en veut pas. J'ai envie de lui hurler dessus, lui dire de me détester, de me tuer si elle le veut. J'le mérite.
Mais avant que ma bouche décide enfin de se mettre à parler, elle part. J'ai l'impression qu'un mur se dresse dans mon cœur. l'un me dictant absolument quoi faire. Mon mauvais coté. L'autre sensible, jeune. Enfantin. il me dit de me laisser tomber. De me mélanger à la rougeur du sol si il le faut. Juste de tout oublier. Mais j'ose pas. Je sais plus quoi faire. Je me relève. Et récupère les ciseaux. Puis je les reposes sur la table. Et je reste plantée là.
C'est de ta faute, encore.
Toi.
Pas moi.
Reflet. Je t'en supplie. Lâche moi. Tu joues avec la vie. Avec ma vie. Tu veux ma mort ? À ce point ? Qu'ai-je fais, Reflet ?
J'entends rien. Je ne vois rien. je ne sens rien. Pas même le liquide dégoulinant sur mon visage. Et celui qui m'a fait ça, il va me le payer.
Je ne sens plus mon cœur se briser, morceau par morceau, alors que quelques secondes plus tôt, un mur me le déchirait en deux.
Je suis tellement désolée pour ce retard
Couleur RP : #274e13
5ème année [48-49] - filière sciences
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Je peux pas avoir fait ça. Pas moi. Non, je suis pas comme ça. Je suis pas un monstre. Ou peut-être que si ? J'veux que personne ne l'apprenne. Si Eux l'apprenne, j'me fais virer de l'équipe. Et être virée alors que j'ai toujours pas disputée un match, c'est pas mon rêve absolu. Puis passer pour la folle de Poudlard c'est pas vraiment le projet dont je rêvais quand j'étais petite. Déjà Maxine qui me traite de folle de partout, puis ces imbéciles qui me prennent déjà tous pour une cinglée.
C'est ça que je suis ?
Je suis réduite à être la folle ?
Non.
J'suis pas folle. Je suis forte. Et je peux me faire forte. Ou bien suis-je vraiment une raté à ce point ? Suis-je finalement aussi horrible qu'Eux ? Suis-je un monstre ?
Oui.
Elle avait dit qu'on étaient des monstres.
À vouloir tuer les Moldus.
Ce mardi-là avait été un désastre. Interdits de se regrouper. Pourtant ça allait être difficile. La plupart d'entre nous étaient de la même maison. Malya et moi, on partageaient la même chambre. Et l'autre, là. le Traître. Celui qui n'avait pas hésité à s'incruster dans nos rangs, alors qu'il tait de la pire des espèces au monde. Mais lui aussi, j'étais obligée de le voir. Serpentard, et "collègue", si on peut appeler ça comme ça. Quelle poisse, sérieux. Et voilà que je leur donnaient raison. J'avais poussée une pauvre fille à faire ce que j'ai voulue faire à d'autres.
Mais le plus désastreux c'est qu'elle m'en veut pas. J'ai envie de lui hurler dessus, lui dire de me détester, de me tuer si elle le veut. J'le mérite.
Mais avant que ma bouche décide enfin de se mettre à parler, elle part. J'ai l'impression qu'un mur se dresse dans mon cœur. l'un me dictant absolument quoi faire. Mon mauvais coté. L'autre sensible, jeune. Enfantin. il me dit de me laisser tomber. De me mélanger à la rougeur du sol si il le faut. Juste de tout oublier. Mais j'ose pas. Je sais plus quoi faire. Je me relève. Et récupère les ciseaux. Puis je les reposes sur la table. Et je reste plantée là.
C'est de ta faute, encore.
Toi.
Pas moi.
Reflet. Je t'en supplie. Lâche moi. Tu joues avec la vie. Avec ma vie. Tu veux ma mort ? À ce point ? Qu'ai-je fais, Reflet ?
J'entends rien. Je ne vois rien. je ne sens rien. Pas même le liquide dégoulinant sur mon visage. Et celui qui m'a fait ça, il va me le payer.
Je ne sens plus mon cœur se briser, morceau par morceau, alors que quelques secondes plus tôt, un mur me le déchirait en deux.
Je suis tellement désolée pour ce retard
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