21 juin 2020, 17:23
 libre  L'arrivée de l'oiseau exotique
Toute personne souhaitant participer à ce RP est la bienvenue, Serpentard comme Gryffondor, élèves comme adultes, fantômes comme poissons rouges. ^^
La seule chose que je vous demanderai est de ne pas faire interagir l'oiseau de manière incohérente: ne le faites pas quitter Sophie pour venir s'installer auprès de vous, ne le faites pas subitement rentrer à la volière ou se mettre à danser la macarena sur la table...
De plus, Sophie après avoir été insultée à cause de ses origines cache le fait qu'elle est né-moldue, peu de personnes sont donc au courant! Merci de le prendre en compte également :wink3:
Au plaisir de RP avec vous :grin:

Dimanche 16 Octobre 2044
9h30 - Table de Serpentard


La jeune fille faisait des ronds dans son bol de muesli avec sa cuillère en poussant de petits soupirs tristes. Ce weekend plus que tout, elle aurait souhaité leur présence, leur réconfort. Ses parents lui manquaient tant. Cela faisait plus d'un mois qu'ils étaient séparés. La douleur de l'absence était encore vive. Fille unique, elle était habituée aux attentions quotidiennes de ses deux parents. Se retrouver ainsi arrachée à son nid familial représentait pour la jeune fille une épreuve à laquelle rien n'aurait pu la préparer. Elle aurait voulu, en ce dimanche matin, aller les réveiller dans leur lit avec une tasse de café et finir sa nuit, lovée au creux de leurs bras aimants. Au lieu de cela, elle avait eu droit au réveil d'un crapaud poursuivi par un chat!

La cuillère toujours tournant dans son bol de muesli, elle se remémorait, nostalgique, des souvenirs de dimanches matins de son enfance pas si lointaine. Le rire de sa maman, les odeurs de petit-déjeuners préparé dans la joie et servi sur la table du salon, son père qui prenait un peu de temps pour lui présenter ses nouvelles découvertes insolites, les courses poursuites dans le jardin l'été, le jeux de société au coin du feu l'hiver. Et toujours, l'amour, omniprésent, protecteur. Ce jour-là, finis les sourires insouciants, les bisous volés, les crises de colères vite oubliées. Il ne restait que ce château, si grand, si nouveau, si loin de tout ce qu'elle avait connu jusqu'à présent. Ce monde, dont elle n'avait pas encore tout à fait l'impression d'appartenir. Ces gens, hostiles comme amis, qui ne pouvaient remplacer ceux qui avaient toujours été là dès le premier souffle qui s'était échappé de sa poitrine.

Soudain, une légère animation la fit lever la tête de son bol et de ses souvenirs. Plusieurs doigts s'étaient levés et désignaient une tâche de couleur dans le ciel. Au milieu des ternes hiboux, se tenait un magnifique oiseau comme elle n'en avait jamais vu de ce côté de l'Atlantique. Une palette de couleur exceptionnelle, du rouge flamboyant, du vert émeraude, du jaune éclatant, du bleu électrique. Des plumes luisantes. Une longue queue qui faisait comme une traîne derrière lui. Un bec orange vif, long, recourbé sur la fin. Ses yeux admiratifs suivait le vol gracile de l'animal qui se rapprochait des tables de petit-déjeuner. Les hiboux et chouettes ne semblaient pas apprécier la venue de cet intrus, qu'ils regardaient d'un œil hostile en le contournant pour aller déposer leur courrier à leurs propriétaires.

Tout d'abord, elle crut qu'il était destiné à un des professeurs assis à la grande table. Sûrement des nouvelles importantes venues d'écoles de pays lointains. Mais elle se rendit vite compte que cela ne semblait pas être le cas, la trajectoire de l'oiseau se rapprochait petit à petit de là où elle était assise. Elle tourna la tête à droite et à gauche pour observer qui se tenait à ses côtés, sentant une pointe de jalousie monter en elle à l'idée qu'un de ses camarades puisse posséder un si bel animal. Quelle ne fut donc pas sa surprise de voir l'oiseau se poser juste devant elle et la regarder de ses magnifiques yeux d'un noir si profond. Non, cela ne pouvait pas être possible. Elle ne connaissait aucun sorcier hormis ceux présents à Poudlard! Qui aurait bien pu lui envoyer cet oiseau chatoyant?

Enfant du démon et mangeuse d'âmes!
Fuseau horaire: ECT-6
color = #63914D

26 juin 2020, 15:02
 libre  L'arrivée de l'oiseau exotique
Ce matin-là, j’arrivai comme à mon habitude tôt au petit-déjeuner, les cheveux encore en bataille après la douche, aussi ordonnés en somme que la crinière du lion de ma maison… La devise chantante *Hakuna Matata* (il n’y a pas de problème) entendue ce matin dans la salle commune résonnait encore en moi et striait mon visage d’un large sourire.

J'entamai donc avec résolution l’habituel passage dans le tourbillon coloré d’élèves affamés de la Grande Salle… et eus toutes les difficultés du monde à me faufiler à travers cette foule en mouvement qui s’activait pour prendre place et profiter des plats qui peuplaient les tables.

M’asseoir à la place la plus proche, saluer d'un regard, adresser un sourire et prononcer un « Bonjour » discret me fit ressentir le soulagement du confort retrouvé. Tendant ma main vers un petit pain et le regard vers ce qui m'entourait, je me demandais, plein d'espoir, si Tobias s'était assis aussi à cet endroit de la table verte.

Quelques instants après que cette pensée ait fini de papillonner dans mon esprit, une petite chouette blanche voleta vers moi, avec une lettre toute aussi petite, contenant elle-même une cocotte à déplier. Chaque point de couleur correspondait à une petite attention d’Arthur. Une à une, elles parvinrent à illuminer davantage mon visage.

Mon voisin d’en face ne semblait pas avoir eu la même chance, il ne quittait pas son croissant des yeux comme si ce dernier lui avait volé son sourire... Aussi entrepris-je de plier seul, silencieusement, ma serviette pour en faire un bel oiseau dans le coeur doux duquel j’écrirais, à mon tour, en retour quelques notes d'amitié et d'humour. Après tout, peut-être que mon estomac un peu secoué par cette descente en trombe du cinquième étage retrouverait ensuite un peu de son appétit habituel.
Reducio
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Mais l’oiseau une fois achevé m’arracha une grimace qui me fit le raplatir aussitôt, plus vite encore que ne l'aurait fait un Transfero oiseau-serviette. Par la barbe de Dumbledore, du gris, du gris et toujours du gris, de la dureté des pierres de l'école à la douceur des serviettes, pas besoin de façonner un oiseau pour exprimer la monotonie du gris.

Peut-être ces serviettes imitaient-elles l’« argenté » des Serpentard, après tout. Mais pourtant, elles ne brillaient pas. Elles étaient de la couleur moldue du gaz d’échappement qui entachait l'air et salissait les bâtiments clairs de Cambridge. Mon oiseau de malheur n'avait fait que me rappeler ces maudits pigeons qui envahissaient peu à peu les rues de la ville.

Pour me détacher bon an mal an de ces souvenirs croassants, j'entamai finalement mon bout de pain. Mais mon oreille fut attirée par un bruit. Une drôle de sensation de mystère connu. Un battement d’ailes familier et énigmatique à la fois qui transperçait le silence qui avait pris place à côté de moi.

Un oiseau aux couleurs des quatre maisons de Poudlard dont le plumage capturait immédiatement le regard était apparu, à une longueur d'aile de moi. Un oiseau comme je n’en avais vu que dans une histoire extraordinaire de mon enfance.
Reducio
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Je croquai un peu plus fort dans mon petit pain pour m’en assurer : est-ce que le fait de ne pas avoir encore mangé et le vertige de ces uniformes colorés qui se levaient et s’asseyaient tout autour me donnaient la berlue ? ... comme l’oiseau ne semblait pas se dissiper et même s’était installé sur la table, je jetai un coup d’oeil à la jeune fille assise en diagonale par rapport à moi à qui il avait remis son chargement.

Je dérivai mes yeux pétillants de curiosité et d'émerveillement en direction des siens et après un petit temps m’adressai à elle, alors que l’oiseau semblait prendre ses aises sur la table : « Waouh... Quel drôle d’oiseau… juste les couleurs des quatre maisons ! J’aurais cru qu’il allait être adressé à la directrice… C’est la toute première fois que je le vois ! Tu reçois des nouvelles de loin ? »

J’étais plus qu’intrigué par l’oiseau, d'autant plus avec le souvenir du duo de l'oiseau qui lui ressemblait et du lion rouge, symbole de ma maison qui émergeait avec de plus en plus de netteté dans ma tête [image ci-dessus :)]. Par tous les phénix, que pouvait-il bien être ?


@Sophie Gallagher, si ça te convient ^^

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

28 juin 2020, 00:18
 libre  L'arrivée de l'oiseau exotique
Code couleur du Baron Sanglant : #004000

Comme à son habitude à l’heure des repas, le Baron Sanglant flânait dans la Grande salle. Il s’attardait près de certains élèves faisant exagérément cliqueter ses chaînes pour capter leur attention. Voir le dégoût des élèves face à sa tunique maculée de sang ou la peur lorsqu’il plongeait ses yeux vides dans les leurs était l’un des seuls plaisirs qu’il éprouvait encore.

Mais sa routine matinale fut interrompue lorsque de nombreux visages surpris se tournèrent vers un étrange animal. Un oiseau aux couleurs chatoyantes avait pénétré la salle jusqu’à se poser près d’une jeune élève de Serpentard. Celle-ci semblait aussi étonnée que les autres de la présence de l’animal à ses côtés.

Ce n’était pas la première fois que le Baron Sanglant rencontrait ce type d’oiseau mais en apercevoir à Poudlard était d'une extrême rareté. Il survola à ras les élèves - à leur grand regret - pour s’approcher de la table aux couleurs de Serpentard. Ignorant complètement les propos du Gryffondor, il s’adressa à la fille. La voix du fantôme habituellement lugubre était empreinte, en cet instant, d’une pointe de curiosité :

« Qui donc vous écrit, jeune fille ? »

29 juin 2020, 22:22
 libre  L'arrivée de l'oiseau exotique
En ce dimanche matin, Rhys, remonté comme un coucou, était attablé pour prendre son petit-déjeuner. Quinze jours auparavant, il avait pour la première fois, arbitré un match de Quidditch, officiellement à Poudlard. Il essaya de chasser ses pensées pour se concentrer sur le moment présent.

Après son repas, il souhaitait aller se dégourdir un peu les jambes mais surtout son balai. Il n'avait osé en parler à personne mais le prototype du Typhon 5, offert par l'émissaire japonais, quelques mois plus tôt, était bien caché. Aux yeux de l'ancien sportif, il représentait tout ce qu'il idolâtrait mais surtout, tout ce qu'il n'avait jamais pu s'offrir même dans ses rêves les plus fous. C'est pourquoi il ne pouvait pas se permettre que cet objet tant estimé, se retrouve aux mains de n'importe qui, au vu et au su de tout le monde. Avant, il aurait quitté Poudlard pour voler pendant des heures durant, mais ce n'était plus possible. Alors Rhys se contentait de sessions cachées qui n'exploitaient que très peu les performances du balai prodige. Lorsque l'envie lui prenait comme aujourd’hui de voler pendant plusieurs heures, il se "contentait" de son Varàpidos. Il n'avait, bien sûr, pas à rougir. C'était un excellent balai.

Le professeur de Vol avait le regard vide, perdu dans ses réflexions, il but machinalement son café et porta à sa bouche un petit pain confituré. Il ne sortit de sa torpeur que lorsqu'il ressentit une effervescence dans les rangs des élèves présents cette matinée. Il suivit du regard le sujet du trouble.

Un immense et magnifique oiseau, venait d'entrer dans la Grande Salle au milieu des hiboux qui paraissaient si ordinaires à ses cotés. Les couleurs chatoyantes du majestueux volatile ensorcelait les regards de toutes les personnes présentes, dont Rhys.
Il en avait déjà vu, bien entendu mais jamais à Poudlard! L'oiseau vint se poser vers une jeune Serpentard. Rhys ne la connaissait que peu encore. Elle avait la peau ébène comme lui mais c'était à peu près tout ce qu'il pouvait dire d'elle. De là, où il était, il ne pouvait pas dire si la Vert et Argent paraissait surprise ou au contraire habituée à recevoir du courrier de telle sorte.

En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.

"Si le mal brille dans toute sa splendeur, c'est devant le pire que le bien prend toute sa valeur." Oxmo Puccino

5 juil. 2020, 10:22
 libre  L'arrivée de l'oiseau exotique
Installée à la table de Serpentard, Hannah grignotait ses toasts grillés du bout des lèvres. De même, elle n’avait pas encore touché au bacon et aux œufs brouillés qu’elle s’était servie, et qui refroidissaient dans son assiette. La fillette, pour qui le petit-déjeuner était habituellement l’un des meilleurs moments de la journée, avait l’estomac noué et ne pouvait rien avaler. La veille, elle avait passé les sélections pour intégrer l’équipe de Quidditch de sa maison. Depuis qu’elle avait quitté le terrain d’entraînement en fin d’après-midi, la jeune Sparks était préoccupée par les Crochets d’Argent.

Est-ce que j’ai le niveau ? Est-ce que j’aurai aussi dû m’essayer au poste d’attrapeur ? Est-ce qu’ils prennent les premières années ? C’est pénalisant de ne pas avoir mon propre balai ?

Même la lecture de son magazine, Attrapeur-Hebdo, n’arrivait pas à lui changer les idées. L’irlandaise avait beau s’y reprendre à plusieurs fois pour lire chaque phrase, les mots ne faisaient pas sens dans son esprit trop distrait. Bien qu’étant sur cet article depuis un bon quart d’heure, elle n’avait rien retenu sur les particularités du dernier modèle de balai Comète. Le plus stressant pour la jeune Serpentard était sans doute de ne pas savoir quand les résultats du recrutement seraient annoncés.

Ca ne peut quand même pas prendre des semaines !

Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas l’agitation toute particulière que provoquait l’arrivée du courrier. Hannah, qui avait les yeux rivés dans son assiette, s’essayait à une méthode de divination aussi farfelue qu’inédite : elle essayait de trouver des signes, quant à sa possible sélection pour l’équipe de Quidditch, dans ses œufs brouillés. Ce ne fut qu’au moment où le Baron Sanglant la frôla dans son dos, la faisant frissonner au passage, que la blondinette aperçut l’oiseau exotique qui s’était posé à quelques mètres d’elle, auprès de l’une de ses camarades de première année.

Waouh... Par Merlin...

La jeune Sparks n’avait jamais vu un plumage aux couleurs si flamboyantes. Un sourire léger sur les lèvres, elle détaillait l’animal de son regard émerveillé. En quelques instants, le majestueux volatile lui avait fait oublier les sélections de Quidditch. La fillette en profita pour se lever et s’approcher de Sophie, délaissant son magazine et son assiette pleine. En désignant la place libre à côté de sa camarade, elle demanda :

« Je peux ? »

"I‘d rather fall asleep than fall in love"
6ème année RP (2049-2050) - #245b3b
Fantôme des cachots