14 févr. 2021, 18:29
 OS  Sweven


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— nightmare —

Jusqu'où peut-on aller trop loin ?




28 MAI 2045, SOIR
TABLE DES SERDAIGLE, GRANDE SALLE

Alyona, 15 ans
Anaë, 16 ans


REACTION A L'AVENTURE PAR TROIS FOIS, TU MOURRAS



« Je reviens dans deux minutes, j'dois parler à quelqu'un.
- Ok. »

Je hausse les épaules avant d'avaler une nouvelle cuillère de soupe — le repas est étrangement bon ce soir. J'aurais pu tenter de retenir Anaë, mais cela aurait été vain. Quand elle a une idée derrière la tête, rien ne l'arrête. De toute manière, si elle a besoin de voir quelqu'un, qu'elle y aille ; ce sont ses affaires et Anaë ne veut surtout pas que je me mêle de ses affaires. Cependant, ce n'est pas la première fois qu'elle me laisse au beau milieu d'un repas. La première fois, j'ai essayé de la suivre des yeux pour découvrir qui était ce quelqu'un à qui elle souhaitait parler. Peut-être est-ce la même personne qui l'a emmenée au *terrible* Bal d'Halloween ? Ou alors est-ce simplement une connaissance ? un ami ? Mais Anaë ne veut jamais me répondre et je n'aime pas ces secrets qu'elle garde pour elle. Parfois, je me demande sincèrement si je la connais vraiment mieux que quiconque, comme je l'ai toujours pensé. Enfin, avec le temps, j'ai appris à la laisser partir quand elle avait besoin de voir ce quelqu'un inconnu — je suis certaine que c'est la même personne avec qui elle est allée au bal. Préférant ne plus m'attarder sur ces questions, je me reconcentre sur le repas de ce soir. La soupe est vraiment délicieuse, pour une fois que les elfes de maison ont bien travaillé. Cela me rappelle un peu les bonnes soupes de grand-mère qui m'aidaient à dormir paisiblement. Autour de moi, les Autres et leur Bruit agressant qui vient frapper contre la barrière de mes pensées. Rien ne peut m'atteindre ce soir et je me sens bien.

Je grimace un peu en recevant le papier distribué par Miss Holloway. Merlin sait que les épreuves de fin d'année m'angoissent légèrement. Et si je me loupai ? Si je me retrouvai perdue face aux différentes épreuves et copies ? Cela ne m'est pour l'instant jamais arrivé, mais y aura-t-il une première fois à cela ? Que dirait Maman ? Serait-elle furieuse ? Et Papa ? Si je me mettais à douter sur mes Savoirs, trop angoissée devant une feuille blanche ? Heureusement qu'Anaë est là pour me soutenir. Tout me semble plus simple avec elle. Dire que l'année prochaine, ce seront mes BUSEs, le temps est décidément bien trop rapide. Je me souviens encore de ma répartition et de ma première nuit dans les dortoirs. Oh, et de la rencontre avec Ecco ! D'ailleurs, il n'est pas venu ce soir. Peut-être est-il trop...

Un hurlement est poussé à la table des Serpentard ; je tressaille.




point de vue d'Anaë Brown



*Aly'*. Je me retourne, cherchant du regard l'endroit où elle était assise à mes côtés avant de me mettre à courir. Autour de moi, le Chaos. Des cris par centaine, des mouvements incontrôlés, des élèves qui se lèvent soudainement, des regards qui ne quittent pas cette entrée que tout le monde semble fixer. Pourtant, mes pensées sont comme rivées sur Elle. Durant un bref instant, je me demande ce qu'il se passe. Mais la pensée n'est qu'un éclair, elle passe avant de s'envoler loin de moi, si loin que je l'oublie déjà, trop préoccupée. *Où est-elle par Merlin ?* Je suis terrifiée. Où est-elle ? Non, je suis complétement morte de trouille. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas connu cette peur — à vrai dire, pas depuis cette après-midi de janvier deux-mille-quarante-deux. Le Bal d'Halloween lui-même ne me semblait pas aussi terrifiant. Ce soir, je suis incapable de réfléchir correctement, tout a commencé bien trop rapidement. Je suis prise au piège au milieu de cet ouragan *comme pendant le Bal — sauf que cette fois-ci, Elle est là —* et mon sang-froid semble avoir quitté mon corps. Ce soir, je suis terrorisée ; terrorisée pour Elle.

Dans ma course vers la table des Serdaigle, je bouscule des corps pétrifiés. Tous ont le regard perdu vers cette entrée. Oh Merlin, faites que ce ne soit pas grave. J'avance, cours entre les rangées. Une boule de terreur s'est formée au creux de mon ventre — à moins qu'elle soit dans ma poitrine ? Tout me semble flou. J'ai peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. J'ai peur qu'elle soit submergée par ses émotions et ses ressentis. J'ai peur qu'elle reste terrorisée, incapable de bouger ou au contraire, qu'elle se fasse emporter, disparaisse au milieu de la foule, soit perdue parmi toute cette pagaille. J'ai peur qu'elle me cherche sans me voir. J'ai peur de ne jamais l'atteindre, de ne jamais pouvoir la réconforter, l'aider, la serrer contre moi. J'ai peur de ses reproches ; je suis partie, je l'ai laissée seule. J'aurais dû rester avec elle ! J'aurais dû prévoir que... mais je ne pouvais rien prévoir. Personne ne pouvait prévoir ceci. Personne ne pouvait l'empêcher.

Et je suis stoppée net par une élève au milieu de mon chemin. Une élève qui regarde l'entrée, comme tous les autres. Cette fois-ci, je ne peux me retenir. Mon regard suit le sien, et je la vois ; pas Alyona, la Mort. La Mort penchée près du corps de Dai Hong Dao.





Et ce hurlement se transforme en mille hurlements. Mille hurlements qui brisent ma concentration et mon bonheur, font éclater la Douleur dans mon crâne, me transpercent tous en même temps, me perforent de part en part, poignardent mon corps et mon esprit et viennent exploser dans mon âme. Terrible douleur qui hurle dans mon corps. Ma tête est sur le point d'exploser. Ils m'agressent si brutalement, ces cris. Je me noie en moi-même, entourée par mes pensées éparpillées au bord de mon être, débris d'un verre qui a explosé. Je déborde. Trop de cris, trop de bruit, trop d'horreur, trop d'évènements simultanés. Où est passée l'armure qui me protégeait de tout cela quelques instants auparavant ? Où sont passées ma bonne humeur et mon plaisir à dîner en compagnie d'Anaë ? Où est passé l'instant, celui tant désiré, où tout était beau ? Ils ont explosé en éclats minuscules, verre iridescent bien trop fragile maintenant répandu sur le sol de la Grande Salle. Je suis si confuse. Tout a été bouleversé en quelques secondes autour de moi. Les Autres se sont mis à crier, les Professeurs à s'en aller, la Peur à s'installer et Anaë à disparaître. Et moi, en quelques secondes, j'ai explosé en mille éclats de verre sur le sol froid de la Grande Salle. Terreur, tu m'inondes par ta présence.

Je fais quelques pas. En avant, en arrière, parfois je me demande quel est la différence. Mon corps butte sur une table — à moins que ce soit un banc ? Jamais je n'avais subi toute cette douleur dans mon crâne. Jamais le bruit n'avait été si présent et si absent. Si présent car il est partout : les regards autour de moi hurlent de peur, les bouches déforment les sons en cris, les pas et les mouvements produisent une infinité de bruits très légers qui viennent s'accumuler dans mon crâne et enfin, les paroles se font de plus en plus nombreuses autour de moi, si bien que je n'arrive à en comprendre aucune. Et pourtant, le bruit est absent car il résonne en moi comme un écho et moi je suis très loin de tout cela, un peu dans un Ailleurs étrange. Je suis là sans l'être. Et mes pensées ? Peut-être qu'elles sont restées avec mes éclats, piétinées par les bruits, piétinées par les gens, piétinées par l'horreur de la situation. Peut-être que mon moi s'est dissout dans l'espace. Peut-être que cette pensée aussi se dissoudra dans l'air. Alors j'espère qu'elle ira s'envoler dans le ciel avec les oiseaux.

Soudain, une main s'accroche à mon épaule. Un instant, j'essaye de la repousser avec le peu de force rassemblé avant de m'arrêter net. Le sourire est la première chose que j'aperçois sur ce visage qui me fait face. Parmi l'horreur autour de moi et en moi, voir ce sourire, c'est tellement... agréable. Ce sourire a fait partir mes douleurs un bref instant. Ce sourire est comme le soleil au milieu d'un orage, une éclaircie dans le noir ; il m'aide à me raccrocher au Moment, celui qui est éphémère et qui glisse entre mes doigts. Ensuite, mon regard croise le sien. Deux yeux gris sereins pleins de force. Comment peut-on trouver de la force au milieu de ce bruit ? Comment peut-on être serein quand les Autres à côté hurlent, agissent sans réfléchir et que les adultes sont partis ? Comment peut-on paraître si sûre de soi et bien quand la pagaille et l'inharmonie règnent ? Je me raccroche à ce regard plus qu'à ce sourire. Ce regard si doux et confiant m'est connu. Ce regard a plongé dans le mien tant de fois. Tant de fois ces pupilles m'ont fixé avec amitié et force. Tant de fois j'ai plongé mon âme dans ces yeux pour reprendre mon souffle et me relever. Et aujourd'hui, le voilà face à moi ce regard chaleureux. Il est là comme il l'a toujours été. Et si sera toujours là quand j'aurais besoin de lui, ce doux regard ; j'en suis certaine.

« Aly' ... »

Anaë me sourit avant de prendre ma main et de la serrer très fort. Je m'y accroche comme un enfant s'accroche à la planche de bois qui dérive dans la rivière en colère. Je m'y accroche éperdument, il ne me reste que cette main à cet instant pour ne pas me noyer dans ma propre tête. Il ne me reste qu'Anaë si je veux garder la tête hors de l'eau ; elle seule peut me soutenir dans une situation pareille. Elle a ramené mes petits éclats pour reconstituer mon moi, je le sens quand son sourire atteint mon cœur. Elle est revenue pour moi, c'est certain. Je lui souris très fort mais les Bruits reviennent à la charge ; et alors, je me rends compte que mon armure crée dans ma tête contre ces Bruits n'est toujours pas revenue. Le sourire disparait pour se tordre en grimace pleine de souffrance. Durant cet instant, le sourire d'Anaë disparaît lui aussi mais il revient juste après, *heureusement*. Je dois rester forte, comme Anaë. Je dois résister aux Bruits autour de moi comme Anaë le fait si bien, même si j'ai affreusement mal. Je dois montrer l'exemple aux Autres autour de moi et me tenir droite, face à mes sensations qui me chargent à pleine vitesse. Pourtant, Merlin sait que je suis incapable de faire tout cela ; seul l'espoir m'est possible.

« Viens. On s'en va. 'Faut qu'on s'éloigne de tout ce chaos. »

Anaë détourne le regard pour observer les Autres autour de nous. Ensuite, elle m'aide à me relever et commence à m'emmener plus loin. Je ne pose pas de question, de toute manière seul le fait qu'elle soit à mes côtés à cet instant compte. Elle m'a tiré de mon choc. Elle est venue m'aider *encore une fois*. Elle est là et rien d'autre n'est important. Peu importe où elle m'emmène ; elle me le dira de toute façon. C'est si simple de la suivre, je n'ai pas besoin de réfléchir, de me demander où est-ce que je me dirige, ce qu'il va se passer : Anaë s'occupe de tout. Je peux donc me remettre tranquillement de mes émotions, je n'ai que cela à penser. Je prends plusieurs longues inspirations pour me reconcentrer. Très bien alors je mangeais seule ma soupe, Anaë s'en était allée, quand des cris ont fusé de partout dans la Grande Salle. De partout ? Est-ce que je suis sûre qu'ils venaient de partout autour de moi ? Non, ils ne venaient que de derrière moi *la Table des Verts*. C'est d'ailleurs dans le sens opposé qu'Anaë m'emmène, loin des cris. Loin de la sortie, aussi. Mais pourquoi Anaë m'emmènerait-elle loin de la sortie ? Elle m'a pourtant dit qu'on s'en allait ! Pourquoi va-t-elle à l'opposé de la sortie ? Est-ce pour m'éloigner des cris ? Mais alors, où allons-nous ? Et d'ailleurs, pourquoi les Autres criaient-ils ? Les Autres criaient, c'est un fait que je ne peux nier, je les ai entendus. La question reste là, ils criaient et je n'ai même pas cherché à savoir pourquoi. Ils criaient et je n'ai pensé qu'à mon propre malaise. Mais, par Merlin *qu'est-ce qu'il se passe* ? Anaë le sait-elle ?

Je m'arrête et fronce les sourcils. Pourquoi l'inquiétude grandit-elle au fond de moi ? Pourquoi la peur me saisit maintenant ? Pourquoi Anaë ne semble pas vouloir regarder — ou même m'expliquer — la situation autour de nous ? Pourquoi vouloir m'emmener loin de la sortie ? Pourquoi cette force dans ses yeux semble être en contraste avec ce qui se déroule autour de nous ? Pourquoi cette vivacité à vouloir me tirer loin de là ? Pourquoi ?

« Anaë. Par Merlin, qu'est-ce qu'il se passe... ? Pour... Pourquoi les gens criaient-ils ?»

Anaë me regarde enfin. Un instant, son regard tremble et laisse s'écouler un peu de terreur. Mais pourquoi Anaë aurait-elle peur... ? Cependant, elle se reprend si vite que je crois m'être trompée. Non, Anaë n'a pas peur. Anaë n'a jamais peur. Je suis stupide d'avoir pu imaginer que c'était le cas. Ce n'était qu'une erreur, une illusion, une invention de mon esprit ; ce ne peut être que cela de toute manière. Je ne cesse de la fixer du regard, inquisitrice. Pourquoi ne me répond-elle pas ? Peut-être ne le sait-elle tout simplement pas. C'est une possibilité que je n'avais pas envisagée. Anaë qui ne sait pas quelque chose, cela me semble tellement étrange. Pourtant, elle ne peut pas tout savoir. Mais alors, pourquoi m'emmener loin du lieu où tant de choses semblent se passer ? Non, je suis idiote à penser qu'elle ne sait rien, pour m'emmener loin de cet endroit, elle sait forcément quelque chose, même si elle essaye de me le cacher. *Mais pourquoi ? *

« Rien de particulier. 'Sont tous devenus fous. »

Là, elle exagère. Elle ne peut pas être sérieuse. Croit-elle vraiment que je vais me satisfaire de cette réponse pleine de mensonges ? Pourquoi me mentir d'ailleurs ? Que peut-il bien se passer à l'entrée de la salle ? Merlin, j'ai beau chercher, rien ne me vient à l'esprit. J'ai envie de croire que ce n'est pas grand-chose, que cela ne va pas perturber ma tranquillité — même si cela l'a déjà fait — et que c'est juste un évènement pas très grave. Pourtant, les professeurs sont partis ; ils sont presque tous partis par là. Et par la barbe de Dumbledore, pourquoi Anaë ne dit rien ! Je jette un regard courroucé dans sa direction, *l'a bien mérité*, lâche sa main et me retourne vers la Table des Verts. Les personnes face à moi m'empêchent de voir clairement ; je m'avance donc un peu plus. Pourtant, je sens que je ne veux pas voir ce que je cherche à discerner. Tout le monde semble avoir le regard posé sur cette entrée tandis que les cris résonnent encore autour de moi, perturbant mes sens. Je jette un autre regard à Anaë mais la Serpentard a détourné les yeux et croisé les bras. Elle sait ce qu'il se passe ; par Merlin, j'en suis certaine. Pourquoi donc ne pas me le dire au lieu de m'obliger à m'approcher des cris pour savoir ? Je n'ai pas la réponse à cette question et ne pas savoir me paraît terrible. Elle n'a aucune bonne raison pour me cacher ainsi la vérité. Est-ce de l'égoïsme de sa part ? Anaë serait-elle devenue égoïste au point de ne plus vouloir répondre à mes questions et de me mentir ? Veut-elle à ce point garder son savoir pour elle-même ? Non, c'est stupide. Mais pourquoi me cacher ce qu'il se passe ?

Je passe devant un élève qui, les bras ballants, fixe la scène devant l'entrée. Je m'inquiète. Pourquoi semblent-ils tous sous le choc ? Pourquoi ces mensonges ? Pourquoi cette peur qui pullule dans l'air ? Pourquoi ma propre gorge commence-t-elle à se nouer ? Pourquoi cette odeur étrange ? Je tourne enfin la tête pour poser mon regard sur le corps de Dai Hong Dao.

Elle est criblée de flèches noires ; il y en a tant que je n'ose pas les compter. Elle baigne dans une mare de sang, entourée par ses deux tigres blancs et quelques élèves. Le sang est partout autour d'elle, si présent, si visible, si rouge et terrifiant. Jamais je n'avais vu d'aussi près une personne sur le point de mourir. Dai est sur le point de mourir, c'est évident. Dai qui était si impressionnante, si belle, si forte, si effrayante. Que s'est-il donc bien passé pour que la Mort soit si proche d'elle ? Et tout ce sang auquel mon regard ne peut se détacher. Et le silence dans mes pensées. Et la peur, si présente à cet instant. Je me retourne brusquement et cours vers Anaë, le corps de Dai comme tatoué sur mes paupières. Je ne veux pas penser à cela. Je ne veux pas revoir ce sang. Je ne veux pas savoir ce qu'il s'est passé. Je ne veux pas voir la Mort dans sa grande cape noire embrasser Dai. Je ne veux pas voir ce qu'il va arriver dans l'entrée. Oh non, je ne veux rien voir de tout cela.

Anaë attrape ma main et me jette un regard inquiet. Je ne dis rien. Que dire de toute manière ? Désolée Anaë ? Je me suis trompée, pardon ? Non, il n'y a rien à dire. Anaë m'emmène vers la Table des Gryffondor tout au fond de la salle, le plus loin possible de Dai. L'image est toujours en suspension dans mon esprit. Pourquoi ? Comment ? Qui ? Quoi ? Quand ? Merlin, je suis terrorisée. Anaë se glisse soudainement sous la Table des Rouges où presque personne n'est encore assis. Elle s'assied en tailleur, entourée par les deux bancs et protégée par la table. Je la rejoins et attrape sa deuxième main dans la mienne avant de poser ma tête contre la sienne. Aucun mot n'a lieu d'être. Aucun son ne peut combler le vide dans mes pensées. Rien ne pourra me faire oublier ce corps baigné de sang.

Mes yeux plongés dans ceux d'Anaë, je laisse couler les larmes contre mes joues, laissant toute la terreur immobilisée dans mon ventre exploser en silence.




Merci à vous qui avez tout lu (vous êtes bien courageux.se).

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet