17 avr. 2020, 10:57
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
@Lily Dempsey
Je m’étais familiarisé peu à peu avec ma chambre chez les Gryffons, au 5ème étage. Les blagues d’InfiniParker et GabryelFleurdeLys, l’astuce de Maximilianvolts à toujours trouver les bons mots et les bonnes phrases, tout cela avait transformé le 5ème étage en un lieu connu.
La tour d’astronomie, en revanche, dépassait non seulement les salles de Gryffondor et mon mur d’escalade de Cambridge de très loin par sa hauteur mais elle représentait aussi les attraits du risque, de l’inconnu. En avançant de son pas décidé vers la tour, mon esprit était tout occupé par Star Wars dont la bande-originale résonnait dans sa tête, fracassante : -https://www.dailymotion.com/video/xe6530- Je m’imaginais en Jedi, montant les escaliers comme je serais monté dans le X-Wing, un sabre laser en lieu et place de ma baguette.
Pendant le cours d’astronomie, je ne pouvais tenir en place, mon attention tour à tour rivée sur les immenses globes qui me conduisaient toujours à repenser à Star Wars, dont je ne pouvais plus détacher le thème principal de ma tête, puis sur les visages ronds eux-aussi de ses camarades, qui se distinguaient de leurs costumes et de la salle, plongés dans une pénombre commune. De temps en temps, mon regard s’arrêtait sur Mister Briggs, le professeur d’astronomie, quelle matière intéressante, décidément ! Si un jour, un devoir avait un sujet libre dans cette matière, c’est sûr, mon thème serait la cartographie du ciel dans les dessins animés moldus ! Albator et Captain Flam ! Ou alors en étude des moldus, j’espère vraiment que le professeur y propose des cours sur l’espace moldu ! ou des cours sur les guerres moldues ! Ou mieux, des cours sur les guerres de l’espace moldues !
Aussi, c’est avec plaisir que je tardais un peu à ranger ses affaires pour observer avec attention la salle tout autour. Après avoir glissé ma plume dans son étui émeraude, il me restait mon carnet orange chargé de croquis et de notes. J’avais écrit verticalement dans les marges, pour compléter le cours avec une pléiade de références et d'anecdotes qui me rappelaient Cambridge. L’espace de la page était saturé par une myriade d'astérisques. Je fermai le livre, le plaçai dans mon sac, me levai quand je vis avec étonnement que je n’étais pas le seul à rester encore dans la salle.
Une Serdaigle était présente aussi. Peut-être qu’elle appréciait ce cours et ce lieu aussi, après tout sa maison avait la couleur du ciel nocturne et un aigle amateur de hauteurs pour symbole. « Hey ! » l’interpellai-je avec entrain « Je m’appelle Jacob, et toi ? Tu aimes aussi ce lieu ? Moi, il m’évoque plein de souvenirs du monde moldu, tu sais, toutes ces histoires de conquête de l’espace de la télévision moldue… ». Je me lançai dans une imitation du générique de Valérian et Laureline, en espérant qu’elle s’y reconnaîtrait. Elle était déjà rousse. Il lui suffisait d’être courageuse et elle serait une parfaite héroïne, comme Laureline.
Je m’étais familiarisé peu à peu avec ma chambre chez les Gryffons, au 5ème étage. Les blagues d’InfiniParker et GabryelFleurdeLys, l’astuce de Maximilianvolts à toujours trouver les bons mots et les bonnes phrases, tout cela avait transformé le 5ème étage en un lieu connu.
La tour d’astronomie, en revanche, dépassait non seulement les salles de Gryffondor et mon mur d’escalade de Cambridge de très loin par sa hauteur mais elle représentait aussi les attraits du risque, de l’inconnu. En avançant de son pas décidé vers la tour, mon esprit était tout occupé par Star Wars dont la bande-originale résonnait dans sa tête, fracassante : -https://www.dailymotion.com/video/xe6530- Je m’imaginais en Jedi, montant les escaliers comme je serais monté dans le X-Wing, un sabre laser en lieu et place de ma baguette.
Pendant le cours d’astronomie, je ne pouvais tenir en place, mon attention tour à tour rivée sur les immenses globes qui me conduisaient toujours à repenser à Star Wars, dont je ne pouvais plus détacher le thème principal de ma tête, puis sur les visages ronds eux-aussi de ses camarades, qui se distinguaient de leurs costumes et de la salle, plongés dans une pénombre commune. De temps en temps, mon regard s’arrêtait sur Mister Briggs, le professeur d’astronomie, quelle matière intéressante, décidément ! Si un jour, un devoir avait un sujet libre dans cette matière, c’est sûr, mon thème serait la cartographie du ciel dans les dessins animés moldus ! Albator et Captain Flam ! Ou alors en étude des moldus, j’espère vraiment que le professeur y propose des cours sur l’espace moldu ! ou des cours sur les guerres moldues ! Ou mieux, des cours sur les guerres de l’espace moldues !
Aussi, c’est avec plaisir que je tardais un peu à ranger ses affaires pour observer avec attention la salle tout autour. Après avoir glissé ma plume dans son étui émeraude, il me restait mon carnet orange chargé de croquis et de notes. J’avais écrit verticalement dans les marges, pour compléter le cours avec une pléiade de références et d'anecdotes qui me rappelaient Cambridge. L’espace de la page était saturé par une myriade d'astérisques. Je fermai le livre, le plaçai dans mon sac, me levai quand je vis avec étonnement que je n’étais pas le seul à rester encore dans la salle.
Une Serdaigle était présente aussi. Peut-être qu’elle appréciait ce cours et ce lieu aussi, après tout sa maison avait la couleur du ciel nocturne et un aigle amateur de hauteurs pour symbole. « Hey ! » l’interpellai-je avec entrain « Je m’appelle Jacob, et toi ? Tu aimes aussi ce lieu ? Moi, il m’évoque plein de souvenirs du monde moldu, tu sais, toutes ces histoires de conquête de l’espace de la télévision moldue… ». Je me lançai dans une imitation du générique de Valérian et Laureline, en espérant qu’elle s’y reconnaîtrait. Elle était déjà rousse. Il lui suffisait d’être courageuse et elle serait une parfaite héroïne, comme Laureline.
Dernière modification par Jacob Tramontane le 17 avr. 2020, 22:01, modifié 1 fois.
17 avr. 2020, 12:31
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Lily était à Poudlard depuis plusieurs semaines déjà et elle s'était bien intégrée dans l'ensemble. Elle s'était faite des amis, Alison, Samuel et Anya. Elle commençait également à se familiariser avec les filles de son dortoir...
Pourtant, ce soir, Lily n'avait pas envie de regagner le dortoir. La nuit était magnifique. Et le cours d'astronomie qui venait de se terminer, l'avait laissée mélancolique. Elle ne savait pas bien pourquoi, mais ce soir, le ciel lui avait semblé différent. Comme si, quelque chose d'irrésistible l'appelait. Elle décida donc de ne pas suivre les autres premières années qui redescendaient de la tour en baillant au corneilles, pour la plupart, fatigués de leur journée.
Lily ne prit même pas la peine de ranger ses affaires dans son sac. Elle se dirigea vers le balustrade et s'y appuya. La tour d'astronomie était la plus haute du château. Mais plutôt que de craindre cette hauteur, un sentiment de liberté la submergea lorsqu'elle posa son regard au loin. D'ici, elle pouvait voir le fond de la vallée, derrière le lac qui bordait le château. Cette vision était sublime. La lune presque pleine, faisait scintillait l'eau du lac comme des milliers de diamants.
Il y avait un vent frais qui faisait virevolter ses longs cheveux devant ses yeux. Lily les attrapa d'une main et les fit passer d'un côté de son cou. Elle leva les yeux aux ciel et sentit une boule monter dans sa gorge. Les étoiles semblaient se moquer d'elle ce soir. La-haut collées sur ce grand fond bleu sombre. Lily repensait à tous ces soirs où elle et son père avaient observé les étoiles depuis la fenêtre de sa chambre. Peut-être que ce soir, il était aussi à la fenêtre, le regard tourné vers ce même fond bleu sombre. Lily avait l'impression d'être à des années lumière de cette vie qu'elle avait eu avant. Avant Poudlard. Avant d'avoir ce sentiment, quasi perpétuel d'être seule alors que le château était toujours en ébullition...
Puis, alors que tout le monde était partis, a priori, une voix enjouée s'adressa à elle :
" Je m’appelle Jacob, et toi ? Tu aimes aussi ce lieu ? Moi, il m’évoque plein de souvenirs du monde moldu, tu sais, toutes ces histoires de conquête de l’espace de la télévision moldue… "
Elle sursauta, et se retourna. Son coeur loupa un battement lorsqu'elle découvrit que cette voix appartenait à un garçon. Un garçon ? Non. "Le" garçon. Ce garçon qui avait de grands yeux dans lesquels Lily avait envie de se perdre, et cette fossette qui lui donnait cet air malicieux qui faisait pétiller ses yeux... Bien-sûr, Lily savait qui était ce garçon mais elle eut un pincement au coeur en pensant que lui, ne savait pas qui elle était...
Il se lança dans une sorte d'imitation de chanson que Lily ne connaissait pas mais qui la fit rire.
Son rire était léger alors que son coeur était lourd, et ça lui faisait du bien.
Quand Jacob eu terminait son "chant", Lily se présenta à son tour :
" Salut, je m'appelle Lily et ... oui, j'adore cet endroit ! " Puis en riant de plus belle, elle ajouta :
"J'aime beaucoup ton imitation, même si je sais pas du tout ce que tu imitait !!"
Préfète des Ventoulpes
Pourtant, ce soir, Lily n'avait pas envie de regagner le dortoir. La nuit était magnifique. Et le cours d'astronomie qui venait de se terminer, l'avait laissée mélancolique. Elle ne savait pas bien pourquoi, mais ce soir, le ciel lui avait semblé différent. Comme si, quelque chose d'irrésistible l'appelait. Elle décida donc de ne pas suivre les autres premières années qui redescendaient de la tour en baillant au corneilles, pour la plupart, fatigués de leur journée.
Lily ne prit même pas la peine de ranger ses affaires dans son sac. Elle se dirigea vers le balustrade et s'y appuya. La tour d'astronomie était la plus haute du château. Mais plutôt que de craindre cette hauteur, un sentiment de liberté la submergea lorsqu'elle posa son regard au loin. D'ici, elle pouvait voir le fond de la vallée, derrière le lac qui bordait le château. Cette vision était sublime. La lune presque pleine, faisait scintillait l'eau du lac comme des milliers de diamants.
Il y avait un vent frais qui faisait virevolter ses longs cheveux devant ses yeux. Lily les attrapa d'une main et les fit passer d'un côté de son cou. Elle leva les yeux aux ciel et sentit une boule monter dans sa gorge. Les étoiles semblaient se moquer d'elle ce soir. La-haut collées sur ce grand fond bleu sombre. Lily repensait à tous ces soirs où elle et son père avaient observé les étoiles depuis la fenêtre de sa chambre. Peut-être que ce soir, il était aussi à la fenêtre, le regard tourné vers ce même fond bleu sombre. Lily avait l'impression d'être à des années lumière de cette vie qu'elle avait eu avant. Avant Poudlard. Avant d'avoir ce sentiment, quasi perpétuel d'être seule alors que le château était toujours en ébullition...
Puis, alors que tout le monde était partis, a priori, une voix enjouée s'adressa à elle :
" Je m’appelle Jacob, et toi ? Tu aimes aussi ce lieu ? Moi, il m’évoque plein de souvenirs du monde moldu, tu sais, toutes ces histoires de conquête de l’espace de la télévision moldue… "
Elle sursauta, et se retourna. Son coeur loupa un battement lorsqu'elle découvrit que cette voix appartenait à un garçon. Un garçon ? Non. "Le" garçon. Ce garçon qui avait de grands yeux dans lesquels Lily avait envie de se perdre, et cette fossette qui lui donnait cet air malicieux qui faisait pétiller ses yeux... Bien-sûr, Lily savait qui était ce garçon mais elle eut un pincement au coeur en pensant que lui, ne savait pas qui elle était...
Il se lança dans une sorte d'imitation de chanson que Lily ne connaissait pas mais qui la fit rire.
Son rire était léger alors que son coeur était lourd, et ça lui faisait du bien.
Quand Jacob eu terminait son "chant", Lily se présenta à son tour :
" Salut, je m'appelle Lily et ... oui, j'adore cet endroit ! " Puis en riant de plus belle, elle ajouta :
"J'aime beaucoup ton imitation, même si je sais pas du tout ce que tu imitait !!"
Préfète des Ventoulpes
17 avr. 2020, 15:33
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
@Lily Dempsey
Elle partit en un éclat de rire cristallin, qui me fit remarquer son sourire. Un sourire mystérieux, plein de légèreté, mais qui semblait révéler en filigrane un air plus grave. L’association en palimpseste des deux donnait l’image d’une fille sensible et sincère, ce n’était pas pour me déplaire. Ses paroles -" Salut, je m'appelle Lily et ... oui, j'adore cet endroit ! J'aime beaucoup ton imitation, même si je sais pas du tout ce que tu imitait !!"- étaient mêlées à son rire. Elle avait en tout cas attisé mon intérêt.
Si Lily semblait curieuse de connaître Star Wars, ma curiosité avait été attisée par l’idée de la comprendre. Pourquoi cette impression d’une sensibilité à fleur de peau et en même temps une affiliation à Serdaigle, la maison des sérieux assidus, que je tenais pour les plus rationnels de tous ?
Lily, peut-être à cause de son prénom, me semblait comme une fleur, pas un lys, non, plutôt une rose. C’était cela. Une rose mystérieuse, aux nombreux pétales à découvrir, une énigme. Comme la fleur extraordinaire que le Petit Prince soigne, à l'apparence parfaite, striée d'aucune ride, mais riche d’aspirations multiples à l’intérieur, qui lui donnent une profondeur psychologique et émotionnelle captivante.
Cette tour, c’était un peu l’astéroïde B 612, le lieu de rencontre d’un garçon, prêt à explorer hardiment l’univers et d’une rose qui apportait une pointe de délicatesse à la scène. Une rose tellement riche qu’elle se révélait en fait plus difficile à connaître que tout l’univers.
D’habitude plein de vivacité quand il s’agissait de converser, j'oscillais entre deux penchants : ou la questionner pour lever le voile sur l'énigme qu'elle représente, ou conserver cette aura de mystère qui la nimbe. Entre ma curiosité et mon penchant certain pour l’inconnu encore à découvrir, contre mon habitude, j'eus un moment d'indécision.
Je pris ainsi quelques instants avant de lui répondre, comme si lui adresser la parole revenait à s’abaisser à des sujets transparents, chargés de certitude, dont l’intérêt était tout à coup fade comparativement à l’énigme qu’elle constituait : « J’imitais le générique d’un dessin animé, Valerian et Laureline, deux héros qui voyagent dans le temps et l’univers ! Tu étais tournée vers la fenêtre, alors en voyant de beaux cheveux roux dans la salle d’astronomie, j’ai pensé à Laureline, l’héroïne du dessin animé ! Mais, maintenant que je vois ton visage, en fait tu es bien plus jolie que Laureline ! »
[Voilà Laureline : https://www.zupimages.net/up/20/16/hngt.tiff]
Je pris finalement le parti de l’audace et me décidai à l’interroger : « Tu m’as l’air d’avoir une sensibilité d’écorchée vive… Je me trompe ? Dans ce cas, pourquoi Serdaigle ? Les Serdaigles m’ont toujours paru très rationnels, portés sur l’ordre. Est-ce que c’est à l’ordre que tu penses maintenant ? Je suis bien curieux de connaître les pensées d’une Serdaigle si intrigante ! ». Je lui adressai un grand sourire.
En quelques instants, je mettai deux chaises au bord de la tour, face au ciel étoilé, comme pour lui signifier que, si elle en avait envie, je serais prêt et heureux de discuter avec elle.
Elle partit en un éclat de rire cristallin, qui me fit remarquer son sourire. Un sourire mystérieux, plein de légèreté, mais qui semblait révéler en filigrane un air plus grave. L’association en palimpseste des deux donnait l’image d’une fille sensible et sincère, ce n’était pas pour me déplaire. Ses paroles -" Salut, je m'appelle Lily et ... oui, j'adore cet endroit ! J'aime beaucoup ton imitation, même si je sais pas du tout ce que tu imitait !!"- étaient mêlées à son rire. Elle avait en tout cas attisé mon intérêt.
Si Lily semblait curieuse de connaître Star Wars, ma curiosité avait été attisée par l’idée de la comprendre. Pourquoi cette impression d’une sensibilité à fleur de peau et en même temps une affiliation à Serdaigle, la maison des sérieux assidus, que je tenais pour les plus rationnels de tous ?
Lily, peut-être à cause de son prénom, me semblait comme une fleur, pas un lys, non, plutôt une rose. C’était cela. Une rose mystérieuse, aux nombreux pétales à découvrir, une énigme. Comme la fleur extraordinaire que le Petit Prince soigne, à l'apparence parfaite, striée d'aucune ride, mais riche d’aspirations multiples à l’intérieur, qui lui donnent une profondeur psychologique et émotionnelle captivante.
Cette tour, c’était un peu l’astéroïde B 612, le lieu de rencontre d’un garçon, prêt à explorer hardiment l’univers et d’une rose qui apportait une pointe de délicatesse à la scène. Une rose tellement riche qu’elle se révélait en fait plus difficile à connaître que tout l’univers.
D’habitude plein de vivacité quand il s’agissait de converser, j'oscillais entre deux penchants : ou la questionner pour lever le voile sur l'énigme qu'elle représente, ou conserver cette aura de mystère qui la nimbe. Entre ma curiosité et mon penchant certain pour l’inconnu encore à découvrir, contre mon habitude, j'eus un moment d'indécision.
Je pris ainsi quelques instants avant de lui répondre, comme si lui adresser la parole revenait à s’abaisser à des sujets transparents, chargés de certitude, dont l’intérêt était tout à coup fade comparativement à l’énigme qu’elle constituait : « J’imitais le générique d’un dessin animé, Valerian et Laureline, deux héros qui voyagent dans le temps et l’univers ! Tu étais tournée vers la fenêtre, alors en voyant de beaux cheveux roux dans la salle d’astronomie, j’ai pensé à Laureline, l’héroïne du dessin animé ! Mais, maintenant que je vois ton visage, en fait tu es bien plus jolie que Laureline ! »
[Voilà Laureline : https://www.zupimages.net/up/20/16/hngt.tiff]
Je pris finalement le parti de l’audace et me décidai à l’interroger : « Tu m’as l’air d’avoir une sensibilité d’écorchée vive… Je me trompe ? Dans ce cas, pourquoi Serdaigle ? Les Serdaigles m’ont toujours paru très rationnels, portés sur l’ordre. Est-ce que c’est à l’ordre que tu penses maintenant ? Je suis bien curieux de connaître les pensées d’une Serdaigle si intrigante ! ». Je lui adressai un grand sourire.
En quelques instants, je mettai deux chaises au bord de la tour, face au ciel étoilé, comme pour lui signifier que, si elle en avait envie, je serais prêt et heureux de discuter avec elle.
17 avr. 2020, 17:45
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Les mots sortaient de sa bouche mais Lily n'était pas sûre qu'il s'adressaient à elle. Une héroïne ? Elle n'avait rien d'une héroïne pourtant. Puis, il avait dit qu'elle était jolie. Jolie. Est-ce que Lily était en train de rêver ? "Le" garçon avec ce sourire à couper le souffle et ce regard à faire fondre la Banquise la trouvait jolie. Inconsciemment, elle se pinça le bras pour être sûre que tout cela était bien réel. D'un coup, Lily avait chaud. Alors même que le vent froid de cette nuit de novembre faisait voler ses boucles rousses devant ses yeux et qu'elle avait des frissons, elle avait chaud. Et les joues rouges. Et certainement un large sourire fiché sur son visage. * Arrête de sourire comme ça, il va te prendre pour une idiote! *
Jacob la regardait comme s'il essayait de sonder son âme. Comme si elle était une énigme qu'il devait résoudre. Elle se sentit alors vulnérable, comme une plume prête à s'envoler, portée par une brise soudaine. Puis il la questionna :
" Tu m’as l’air d’avoir une sensibilité d’écorchée vive… Je me trompe ? Dans ce cas, pourquoi Serdaigle ? Les Serdaigles m’ont toujours paru très rationnels, portés sur l’ordre. Est-ce que c’est à l’ordre que tu penses maintenant ? Je suis bien curieux de connaître les pensées d’une Serdaigle si intrigante ! "
En quelques seconde, il avait installé deux chaises face aux astres, puis d'un regard, l'avait invitée à la conversation. Il n'y avait qu'eux. Elle, lui et le ciel étoilé pour horizon. Lily n'était pas certaine que ses jambes tremblantes la porteraient encore longtemps. Elle alla donc s'installer sur une chaise. Puis, les yeux levés vers les étoiles, elle sourit à l'idée de leur tirer la langue. Elles, ces hautaines et puissantes tâches brillantes dans le ciel qui semblaient la narguer, elle et sa mélancolie, il y avait encore quelques minutes. Puis elle prit une profonde inspiration et tenta de stabiliser sa voix. Elle ajouta calmement, toujours en continuant de fixer les étoiles :
" Honnêtement, je me pose encore la question sur la décision du Choixpeau... Oui je pense que l'ordre a un sens. Que chaque chose arrive pour une bonne raison, même si l'on n'en comprend pas toujours le dessein. Je pense que la curiosité et la créativité poussent chacun à se dépasser et que la loyauté nous aide à surmonter les épreuves. Je pense aussi, que le courage ce n'est pas de ne pas avoir de peurs mais d'apprendre à vivre avec elles et que finalement, elles nous rendent plus fort...
Et quand je regarde l'immensité du ciel et que je me rend compte que nous ne sommes que des poussières, ça m'aide de penser à l'ordre des choses... "
Lily se retourna vers Jacob en lui souriant, avec ce sourire mutin et ce regard brun foncé si particulier qu'elle avait lorsqu'elle se concentrait. Puis, elle ramena ses pieds sur sa chaise, de façon à poser son menton sur ses genoux et encercla ses jambes avec ses bras. Elle ajouta ensuite, sur un ton plus léger :
" Alors, peut-être que je suis un mélange de tout ça... et que le Choixpeau ne savait pas quoi faire de moi !
Et toi alors ? Pourquoi Gryffondor ? Es-tu un lion brave et féroce ? "
Préfète des Ventoulpes
Jacob la regardait comme s'il essayait de sonder son âme. Comme si elle était une énigme qu'il devait résoudre. Elle se sentit alors vulnérable, comme une plume prête à s'envoler, portée par une brise soudaine. Puis il la questionna :
" Tu m’as l’air d’avoir une sensibilité d’écorchée vive… Je me trompe ? Dans ce cas, pourquoi Serdaigle ? Les Serdaigles m’ont toujours paru très rationnels, portés sur l’ordre. Est-ce que c’est à l’ordre que tu penses maintenant ? Je suis bien curieux de connaître les pensées d’une Serdaigle si intrigante ! "
En quelques seconde, il avait installé deux chaises face aux astres, puis d'un regard, l'avait invitée à la conversation. Il n'y avait qu'eux. Elle, lui et le ciel étoilé pour horizon. Lily n'était pas certaine que ses jambes tremblantes la porteraient encore longtemps. Elle alla donc s'installer sur une chaise. Puis, les yeux levés vers les étoiles, elle sourit à l'idée de leur tirer la langue. Elles, ces hautaines et puissantes tâches brillantes dans le ciel qui semblaient la narguer, elle et sa mélancolie, il y avait encore quelques minutes. Puis elle prit une profonde inspiration et tenta de stabiliser sa voix. Elle ajouta calmement, toujours en continuant de fixer les étoiles :
" Honnêtement, je me pose encore la question sur la décision du Choixpeau... Oui je pense que l'ordre a un sens. Que chaque chose arrive pour une bonne raison, même si l'on n'en comprend pas toujours le dessein. Je pense que la curiosité et la créativité poussent chacun à se dépasser et que la loyauté nous aide à surmonter les épreuves. Je pense aussi, que le courage ce n'est pas de ne pas avoir de peurs mais d'apprendre à vivre avec elles et que finalement, elles nous rendent plus fort...
Et quand je regarde l'immensité du ciel et que je me rend compte que nous ne sommes que des poussières, ça m'aide de penser à l'ordre des choses... "
Lily se retourna vers Jacob en lui souriant, avec ce sourire mutin et ce regard brun foncé si particulier qu'elle avait lorsqu'elle se concentrait. Puis, elle ramena ses pieds sur sa chaise, de façon à poser son menton sur ses genoux et encercla ses jambes avec ses bras. Elle ajouta ensuite, sur un ton plus léger :
" Alors, peut-être que je suis un mélange de tout ça... et que le Choixpeau ne savait pas quoi faire de moi !
Et toi alors ? Pourquoi Gryffondor ? Es-tu un lion brave et féroce ? "
Préfète des Ventoulpes
17 avr. 2020, 23:08
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Après avoir pris place sur une des chaises face aux étoiles, elle dit : « Honnêtement, je me pose encore la question sur la décision du Choixpeau... Oui je pense que l'ordre a un sens. Que chaque chose arrive pour une bonne raison, même si l'on n'en comprend pas toujours le dessein. Je pense que la curiosité et la créativité poussent chacun à se dépasser et que la loyauté nous aide à surmonter les épreuves. Je pense aussi, que le courage ce n'est pas de ne pas avoir de peurs mais d'apprendre à vivre avec elles et que finalement, elles nous rendent plus fort...
Et quand je regarde l'immensité du ciel et que je me rend compte que nous ne sommes que des poussières, ça m'aide de penser à l'ordre des choses… »
Elle s’arrêta, juste le temps de me laisser la compléter en pensée, en la regardant malicieusement : *Tu serais une poussière d’étoile alors, mais pas n’importe laquelle, une poussière d’étoile qui sait rire, comme celle du Petit Prince.*
Je lui trouvai un air rêveur, était-ce cela être membre de Serdaigle, être un aiglon plus proche des étoiles ? Moi qui voyais dans les Serdaigles des acharnés de travail occupés par leurs seuls bureaux, j’étais bien détrompé. Par des mouvements légers, elle se pencha, se reecroquevilla et entoura son corps de ses bras.
« Alors, peut-être que je suis un mélange de tout ça... et que le Choixpeau ne savait pas quoi faire de moi ! » avança-t-elle. Puis elle me demanda : « Et toi alors ? Pourquoi Gryffondor ? Es-tu un lion brave et féroce ? ».
« Grouaaaaaaaaaar ! » proférai-je en élançant mes bras vers le ciel comme un lion projetant ses pattes devant lui. Et je me mis à tracer de grandes lettres avec mes mains devant moi dans la nuit : « Lion en quête d’étoiles »
Je pris la parole, en regardant son visage avec l'expression de regard espiègle que j’imaginais être celle des lions : « Je suis avide d’expériences comme le lion insatiable qui n’abandonnerait pour rien au monde du terrain sans avoir déployé tous ses efforts. »
Je lui glissai cependant, sur un ton enjoué : « Tu n’as pas de souci à te faire, je ne m’apprête pas à te manger, je suis un Lion de Poudlard, une espèce spéciale qui préfère les chocogrenouilles aux antilopes, les défis à la chasse sanglante. » « Le rouge de ma maison, ce n’est pas le rouge du sang, c’est un rouge un peu différent, un peu dégradé, un peu comme celui du Rapeltout. Le rouge d’un coeur de lion. » ajoutai-je en appuyant sur les mots de la dernière phrase, comme si je testais une formule magique sur Lily.
« A coeur vaillant, rien d’impossible » : ce fut les prochains mots que je lui écrivais cette fois sur une nouvelle page de mon carnet orange, celui avec la liste des astres que le professeur nous avait dictée aujourd’hui. Je marquai une petite pause, le temps de m’asseoir à côté de Lily et d’inspirer un peu du courant d’air frais de la nuit qui enveloppait silencieusement notre dialogue.
Je repris : « Tu te demandes toujours pourquoi j’ai rugi après que tu ais parlé ? » lui demandai-je. « C’est précisément une question de courage et de droiture. » Comme si c’était maintenant à elle de deviner quelque chose, je lui livrai un deuxième indice : « il existe à Poudlard un jeu où tu peux rougir ou miauler. Son nom est en somme assez évident quand on en connaît la règle : « Tu rugis ou tu miaules ? ». Je précisais encore un peu, avançant petit à petit adoptant le pas feutré du félin : « Il se joue à deux, le premier dit quelque chose, le deuxième rugit de plaisir ou miaule de tristesse. »
La suite, je la dis rapidement, en croisant furtivement son regard : « Alors comme tu parlais de toi, en bon Gryffondor, courageux de tout dire, direct dans ses propos, osant s’exprimer sans ambages ni détours, en homme d’action toujours fidèle à la droiture qui est son idéal, sans plus de circonvolutions et en filant droit au but comme l’étoile filante dans le ciel,… j’ai rugi de toute ma puissance en te voyant. »
J’aurais eu envie d’ajouter quelque chose, mais j’étais arrivé au bout de ma confession. Le caractère exceptionnel de cette confession, j’en étais tout à fait conscient. Je supposais que le cadre intimiste de la salle vide ouverte sur la nuit y avait participé. La vérité, c’était sans doute que pour une fois, j’avais du mal à être honnête avec moi-même et je me cherchais des excuses. Pour une fois, j’aurais bien aimé que l’action n’ait pas été la mienne mais celle de la nuit. Mais ce n’était pas la nuit qui avait rugi en voyant Lily et si elle ne répondait pas et partait, elle porterait un coup à mon courage et la nuit demeurerait indifférente.
Et quand je regarde l'immensité du ciel et que je me rend compte que nous ne sommes que des poussières, ça m'aide de penser à l'ordre des choses… »
Elle s’arrêta, juste le temps de me laisser la compléter en pensée, en la regardant malicieusement : *Tu serais une poussière d’étoile alors, mais pas n’importe laquelle, une poussière d’étoile qui sait rire, comme celle du Petit Prince.*
Je lui trouvai un air rêveur, était-ce cela être membre de Serdaigle, être un aiglon plus proche des étoiles ? Moi qui voyais dans les Serdaigles des acharnés de travail occupés par leurs seuls bureaux, j’étais bien détrompé. Par des mouvements légers, elle se pencha, se reecroquevilla et entoura son corps de ses bras.
« Alors, peut-être que je suis un mélange de tout ça... et que le Choixpeau ne savait pas quoi faire de moi ! » avança-t-elle. Puis elle me demanda : « Et toi alors ? Pourquoi Gryffondor ? Es-tu un lion brave et féroce ? ».
« Grouaaaaaaaaaar ! » proférai-je en élançant mes bras vers le ciel comme un lion projetant ses pattes devant lui. Et je me mis à tracer de grandes lettres avec mes mains devant moi dans la nuit : « Lion en quête d’étoiles »
Je pris la parole, en regardant son visage avec l'expression de regard espiègle que j’imaginais être celle des lions : « Je suis avide d’expériences comme le lion insatiable qui n’abandonnerait pour rien au monde du terrain sans avoir déployé tous ses efforts. »
Je lui glissai cependant, sur un ton enjoué : « Tu n’as pas de souci à te faire, je ne m’apprête pas à te manger, je suis un Lion de Poudlard, une espèce spéciale qui préfère les chocogrenouilles aux antilopes, les défis à la chasse sanglante. » « Le rouge de ma maison, ce n’est pas le rouge du sang, c’est un rouge un peu différent, un peu dégradé, un peu comme celui du Rapeltout. Le rouge d’un coeur de lion. » ajoutai-je en appuyant sur les mots de la dernière phrase, comme si je testais une formule magique sur Lily.
« A coeur vaillant, rien d’impossible » : ce fut les prochains mots que je lui écrivais cette fois sur une nouvelle page de mon carnet orange, celui avec la liste des astres que le professeur nous avait dictée aujourd’hui. Je marquai une petite pause, le temps de m’asseoir à côté de Lily et d’inspirer un peu du courant d’air frais de la nuit qui enveloppait silencieusement notre dialogue.
Je repris : « Tu te demandes toujours pourquoi j’ai rugi après que tu ais parlé ? » lui demandai-je. « C’est précisément une question de courage et de droiture. » Comme si c’était maintenant à elle de deviner quelque chose, je lui livrai un deuxième indice : « il existe à Poudlard un jeu où tu peux rougir ou miauler. Son nom est en somme assez évident quand on en connaît la règle : « Tu rugis ou tu miaules ? ». Je précisais encore un peu, avançant petit à petit adoptant le pas feutré du félin : « Il se joue à deux, le premier dit quelque chose, le deuxième rugit de plaisir ou miaule de tristesse. »
La suite, je la dis rapidement, en croisant furtivement son regard : « Alors comme tu parlais de toi, en bon Gryffondor, courageux de tout dire, direct dans ses propos, osant s’exprimer sans ambages ni détours, en homme d’action toujours fidèle à la droiture qui est son idéal, sans plus de circonvolutions et en filant droit au but comme l’étoile filante dans le ciel,… j’ai rugi de toute ma puissance en te voyant. »
J’aurais eu envie d’ajouter quelque chose, mais j’étais arrivé au bout de ma confession. Le caractère exceptionnel de cette confession, j’en étais tout à fait conscient. Je supposais que le cadre intimiste de la salle vide ouverte sur la nuit y avait participé. La vérité, c’était sans doute que pour une fois, j’avais du mal à être honnête avec moi-même et je me cherchais des excuses. Pour une fois, j’aurais bien aimé que l’action n’ait pas été la mienne mais celle de la nuit. Mais ce n’était pas la nuit qui avait rugi en voyant Lily et si elle ne répondait pas et partait, elle porterait un coup à mon courage et la nuit demeurerait indifférente.
18 avr. 2020, 00:22
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Jacob se mit à rugir en projetant ses bras dans les airs comme l'aurait fait un lion au combat.
Son rugissement, qui avait fendu l'air calme du soir, avait quelque chose de bestial de fragile en même temps.
A ce son, Lily s'était redressée sur sa chaise. Il ne lui avait pas fait peur, mais plutôt surpris en fait. Il faisait nuit, la seule lumière qui perçait était celle des étoiles et de la lune arborant un ventre bien arrondi. Il faisait nuit et elle était au sommet d'une tour haute de plusieurs dizaines de mètres et pourtant elle n'avait pas peur. Lily ressentait même une grande confiance en cet instant.
Jacob, lui, avait du voir son changement de posture, car il la rassura en lui disant qu'il ne comptait pas la manger. Lily ne put retenir son rire.
Elle le regardait avec de grands yeux émerveillés, comme les enfants regardent les premières décorations de Noël... remplie de fascination et d'impatience.
Lily avait toujours eu l'impression d'être à part, différente, que quelque chose à l'intérieur d'elle tournait à l'envers. Emma lui disait souvent d'ailleurs, qu'elle était bizarre.
Pourtant ce soir, Lily n'avait pas honte d'être bizarre, elle avait même la sensation que Jacob, pouvait la comprendre.
Le rouge dégradé. C'est exactement ce que Lily ressentait. Un camaïeu de couleur et de nuances qui reflétait à la perfection ses sentiments et ses pensées.
Était-ce possible que lui aussi ait un mécanisme qui tourne à l'envers ?
Lily était fascinée par son aisance à s'ouvrir, il arrivait à mettre des mots sur des choses qu'elle même avait du mal à comprendre. Comme si elle avait été un livre et qu'il y avait mit des annotations dans marge. Comme dans son carnet orange.
Il avait une maturité stupéfiante pour son âge.
Puis, il lui expliqua le but de son rugissement. Le but de ce jeu qu'elle ne connaissait pas. Le rugissement pour le plaisir et le miaulement pour tristesse.
Lily avait un peu la tête perdue dans les étoiles et elle n'était pas certaine d'avoir bien compris ce que ça signifiait... Est-ce que Jacob l'associait, elle, au plaisir ? Elle, la fille renfermée, ordinaire et bizarre ?
Son coeur battait vite. Non, il ne battait plus. Du tout. Son sang ne circulait plus dans ses veines.
Lily ne savait pas quoi répondre, elle aurait voulu rugir de plaisir à son tour, mais elle n'était pas un lion, seulement un aigle. Elle aurait voulu s'approcher et passer ses doigts dans ses boucles brunes indiciplinées qui mangeaient son front.
Au lieu de ça, elle le regarda dans les yeux et lui fit un sourire. Pas un sourire espiègle ou rieur mais un sourire intense, profond et honnête pour lui signifier qu'elle comprenait son rugissement.
Puis, comme ça, sans même y réfléchir, elle lança :
"Je ne sais pas rugir.
Mais si tu me racontes qui sont Valerian et Laureline, alors je te dirais un secret... "
Préfète des Ventoulpes
Son rugissement, qui avait fendu l'air calme du soir, avait quelque chose de bestial de fragile en même temps.
A ce son, Lily s'était redressée sur sa chaise. Il ne lui avait pas fait peur, mais plutôt surpris en fait. Il faisait nuit, la seule lumière qui perçait était celle des étoiles et de la lune arborant un ventre bien arrondi. Il faisait nuit et elle était au sommet d'une tour haute de plusieurs dizaines de mètres et pourtant elle n'avait pas peur. Lily ressentait même une grande confiance en cet instant.
Jacob, lui, avait du voir son changement de posture, car il la rassura en lui disant qu'il ne comptait pas la manger. Lily ne put retenir son rire.
Elle le regardait avec de grands yeux émerveillés, comme les enfants regardent les premières décorations de Noël... remplie de fascination et d'impatience.
Lily avait toujours eu l'impression d'être à part, différente, que quelque chose à l'intérieur d'elle tournait à l'envers. Emma lui disait souvent d'ailleurs, qu'elle était bizarre.
Pourtant ce soir, Lily n'avait pas honte d'être bizarre, elle avait même la sensation que Jacob, pouvait la comprendre.
Le rouge dégradé. C'est exactement ce que Lily ressentait. Un camaïeu de couleur et de nuances qui reflétait à la perfection ses sentiments et ses pensées.
Était-ce possible que lui aussi ait un mécanisme qui tourne à l'envers ?
Lily était fascinée par son aisance à s'ouvrir, il arrivait à mettre des mots sur des choses qu'elle même avait du mal à comprendre. Comme si elle avait été un livre et qu'il y avait mit des annotations dans marge. Comme dans son carnet orange.
Il avait une maturité stupéfiante pour son âge.
Puis, il lui expliqua le but de son rugissement. Le but de ce jeu qu'elle ne connaissait pas. Le rugissement pour le plaisir et le miaulement pour tristesse.
Lily avait un peu la tête perdue dans les étoiles et elle n'était pas certaine d'avoir bien compris ce que ça signifiait... Est-ce que Jacob l'associait, elle, au plaisir ? Elle, la fille renfermée, ordinaire et bizarre ?
Son coeur battait vite. Non, il ne battait plus. Du tout. Son sang ne circulait plus dans ses veines.
Lily ne savait pas quoi répondre, elle aurait voulu rugir de plaisir à son tour, mais elle n'était pas un lion, seulement un aigle. Elle aurait voulu s'approcher et passer ses doigts dans ses boucles brunes indiciplinées qui mangeaient son front.
Au lieu de ça, elle le regarda dans les yeux et lui fit un sourire. Pas un sourire espiègle ou rieur mais un sourire intense, profond et honnête pour lui signifier qu'elle comprenait son rugissement.
Puis, comme ça, sans même y réfléchir, elle lança :
"Je ne sais pas rugir.
Mais si tu me racontes qui sont Valerian et Laureline, alors je te dirais un secret... "
Préfète des Ventoulpes
18 avr. 2020, 14:09
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Elle esquissa un grand sourire, qui fit apparaître de petites pattes d’oie autour de ses yeux. Elle poursuivit : « Je ne sais pas rugir. Mais si tu me racontes qui sont Valerian et Laureline, alors je te dirais un secret… ». Mon intérêt était avivé encore par ce sourire entendu et la perspective de ce secret, même si la peine de voir que mon plaisir à être avec elle n’était pas partagé était vive.
Je lui dis alors, en m’essayant à emprunter la voix douce, quasi-incantatoire d’un conteur: « Ferme tes yeux. Tu es dans un lieu hors du temps, loin, loin, très loin des moldus, dans un lieu clos et sombre éclairé par les seules étoiles. Rendre visite au monde moldu, tu ne peux le faire que ponctuellement, sans jamais modifier le cours de la vie là-bas. Tu es dépossédé du droit de fixer le moment où tu veux partir et du droit d’agir comme tu le ressens. »
Après une petite pause, je repris : « Tu as maintenant deux options. La première : ton seul espace de jeu, ce lieu forclos où la lumière entre peu, c’est Poudlard. La deuxième : cet endroit spécial, c’est ton vaisseau spatial. Dans la première option, tu as éprouvé ma vie. Dans la deuxième, tu t’es glissée dans la peau de Valérian. Dans les deux cas, aventureux, tu cherches des étoiles, comme dans un jeu où le renforcement de ton personnage est gratifié par une meilleure note : 1 étoile, 2 étoiles, 3 étoiles… Seulement, si tu es Valérian, ces étoiles sont de vrais astres. Si tu t’appelles Jacob, ces étoiles sont des étoiles imaginaires. A chaque épreuve que tu te fixes, à chaque défi que tu relèves, tu choisis une route qui doit te faire monter vers les étoiles. Il n’y en a pas qu’une. Mais tu veux choisir la plus courageuse, celle qui te permettra d’atteindre ton but avec honneur et honnêteté, qui te fera grandir de petit Prince à Roi Lion. »
Je lui soufflai qu’elle pouvait ouvrir les yeux et l’observai attentivement :
[regard] Son regard avait une intensité qui m’intriguait. Ses yeux bruns et brillants fixés dans ma direction semblaient d’une grande franchise. Et pourtant, leur couleur sombre semblait résister à l’idée de trahir un peu des pensées de Lily. Et c’est en vain que j’essayais d’y déceler des pétillements ou des indices même infimes. Je restais bredouille à leur seuil: j’aurais tellement aimé savoir ce qui s’y cachait. Mais ils n’étaient pas aussi faciles à analyser que ceux d’un personnage de dessin animé. L’opacité du mystère égalait l’obscurité de la robe de Lily aux couleurs de la nuit. Un mystère paradoxal. Qui pique la curiosité et qui a un effet lénifiant. Une drôle de combinaison entre l’imperméable cuir de dragon et le liquide brun du Philtre de la Paix.
[paroles simultanées au regard] « Tu vois, Laureline, c’est la partenaire de jeu de Valérian. Son caractère et ses choix diffèrent beaucoup de ceux de Valérian. Mais ils se rejoignent toujours. Tu connais Paris ? C’est une ville d’un pays moldu voisin de la Grande-Bretagne. Il y a une place qui s’appelle la place de l’Etoile. Eh bien, Laureline et Valérian, ce sont comme deux voyageurs dont les trajectoires convergent toujours vers cette même place à la fin d’un épisode de leur vie, même si souvent, ils n’y arrivent pas par la même avenue. »
[La place de l’étoile de Paris : https://zupimages.net/up/20/16/cn46.png]
Parvenant à l’orée de mes pensées et de mon récit, je fredonnai très doucement le générique du dessin animé : « Perdu quelque part dans le temps, il y aura toujours une étoile… » [https://www.dailymotion.com/video/xagzei] et tournai une nouvelle fois mes yeux vers ceux de Lily en lui adressant un clin d’oeil complice. Peut-être que si elle y répondait, un battement de paupières me laisserait enfin pénétrer plus avant l’aventure de son regard. L’attente de sa confidence me faisait nourrir de grands espoirs : je rêvais déjà qu’elle ne réponde cette fois pas par une question et m’apprêtais déjà, si elle ne répondait pas, à prospecter obstinément le ciel étoilé la nuit durant jusqu’à trouver une étoile filante à qui confier mon voeu.
Je lui dis alors, en m’essayant à emprunter la voix douce, quasi-incantatoire d’un conteur: « Ferme tes yeux. Tu es dans un lieu hors du temps, loin, loin, très loin des moldus, dans un lieu clos et sombre éclairé par les seules étoiles. Rendre visite au monde moldu, tu ne peux le faire que ponctuellement, sans jamais modifier le cours de la vie là-bas. Tu es dépossédé du droit de fixer le moment où tu veux partir et du droit d’agir comme tu le ressens. »
Après une petite pause, je repris : « Tu as maintenant deux options. La première : ton seul espace de jeu, ce lieu forclos où la lumière entre peu, c’est Poudlard. La deuxième : cet endroit spécial, c’est ton vaisseau spatial. Dans la première option, tu as éprouvé ma vie. Dans la deuxième, tu t’es glissée dans la peau de Valérian. Dans les deux cas, aventureux, tu cherches des étoiles, comme dans un jeu où le renforcement de ton personnage est gratifié par une meilleure note : 1 étoile, 2 étoiles, 3 étoiles… Seulement, si tu es Valérian, ces étoiles sont de vrais astres. Si tu t’appelles Jacob, ces étoiles sont des étoiles imaginaires. A chaque épreuve que tu te fixes, à chaque défi que tu relèves, tu choisis une route qui doit te faire monter vers les étoiles. Il n’y en a pas qu’une. Mais tu veux choisir la plus courageuse, celle qui te permettra d’atteindre ton but avec honneur et honnêteté, qui te fera grandir de petit Prince à Roi Lion. »
Je lui soufflai qu’elle pouvait ouvrir les yeux et l’observai attentivement :
[regard] Son regard avait une intensité qui m’intriguait. Ses yeux bruns et brillants fixés dans ma direction semblaient d’une grande franchise. Et pourtant, leur couleur sombre semblait résister à l’idée de trahir un peu des pensées de Lily. Et c’est en vain que j’essayais d’y déceler des pétillements ou des indices même infimes. Je restais bredouille à leur seuil: j’aurais tellement aimé savoir ce qui s’y cachait. Mais ils n’étaient pas aussi faciles à analyser que ceux d’un personnage de dessin animé. L’opacité du mystère égalait l’obscurité de la robe de Lily aux couleurs de la nuit. Un mystère paradoxal. Qui pique la curiosité et qui a un effet lénifiant. Une drôle de combinaison entre l’imperméable cuir de dragon et le liquide brun du Philtre de la Paix.
[paroles simultanées au regard] « Tu vois, Laureline, c’est la partenaire de jeu de Valérian. Son caractère et ses choix diffèrent beaucoup de ceux de Valérian. Mais ils se rejoignent toujours. Tu connais Paris ? C’est une ville d’un pays moldu voisin de la Grande-Bretagne. Il y a une place qui s’appelle la place de l’Etoile. Eh bien, Laureline et Valérian, ce sont comme deux voyageurs dont les trajectoires convergent toujours vers cette même place à la fin d’un épisode de leur vie, même si souvent, ils n’y arrivent pas par la même avenue. »
[La place de l’étoile de Paris : https://zupimages.net/up/20/16/cn46.png]
Parvenant à l’orée de mes pensées et de mon récit, je fredonnai très doucement le générique du dessin animé : « Perdu quelque part dans le temps, il y aura toujours une étoile… » [https://www.dailymotion.com/video/xagzei] et tournai une nouvelle fois mes yeux vers ceux de Lily en lui adressant un clin d’oeil complice. Peut-être que si elle y répondait, un battement de paupières me laisserait enfin pénétrer plus avant l’aventure de son regard. L’attente de sa confidence me faisait nourrir de grands espoirs : je rêvais déjà qu’elle ne réponde cette fois pas par une question et m’apprêtais déjà, si elle ne répondait pas, à prospecter obstinément le ciel étoilé la nuit durant jusqu’à trouver une étoile filante à qui confier mon voeu.
18 avr. 2020, 15:27
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Jacob prit une voix douce comme une caresse, et enveloppante. Lily aurait voulu que le temps s'arrête. Là. Maintenant, qu'il se fige et lui laisse l'éternité avec Jacob et les étoiles pour seules complices.
Lily ferma donc les yeux et se laissa bercer par les mots de Jacob. Il ne lui était pas difficile de s'imaginer loin de ce monde et prisonnière de sentiments et d'actes qui n'étaient pas les siens. Elle se sentait en permanence dans cet état.
Puis lorsqu'il compara leur vie à un enfermement dans l'obscurité ou à la possibilité de partir loin et de chercher autre chose, quelque chose de plus grand. Lily avait l'impression qu'il avait littéralement décrypté son âme. Personne n'avait jamais réussi à lui donner cette sensation qu'elle n'était pas seule et qu'elle aussi pouvait avoir le choix. Le choix d'être qui elle voulait être.
Puis elle rouvrit les yeux et plongea son regard dans celui de Jacob. Il était beau et profond et Lily aurait pu s'y noyer. Jacob posait sur elle des yeux remplis de questions.
Puis, s'en même s'en rendre compte, une larme avait coulé. Seule et froide sur sa joue. Lily ne savait pas bien pourquoi. Peut-être à cause de l'idée que Valérian et Laureline, même s'ils se retrouvaient à chaque fois, finalement ne faisait que se retrouver. Comme si une partie de leur vie, séparés l'un de l'autre, n'avait pas de valeur. Les choses importantes étaient faites pour être partagées.
Lily ne prit pas la peine d'essuyer sa larme, et d'une voix tremblante, elle annonça :
" Alors, si tu es Valerian et moi Laureline, peut-on chercher les étoiles ensembles ? Au lieu de suivre nos aventures séparément et nous retrouver inlassablement seuls... "
Puis, soudainement Lily prit conscience de son aveu. Elle baissa les yeux et se mordit la lèvre inférieur, comme à chaque fois qu'elle se sentait honteuse. Et si Jacob ne partageait pas du tout ses sentiments ? Et si, c'était les étoiles, ces traîtresses qui lui avait fait imaginer les yeux pétillants de Jacob ? Lily releva les yeux mais n'avait pas le courage de les porter jusqu'à ceux de Jacob, elle s'attarda sur son menton et sa fossette. Puis sur sa bouche. Une bouche pleine. Qui semblait douce. Elle essayait d'imaginer à quoi cela pouvait ressembler d'être embrassée. Embrassée par Jacob.
Elle ne savait pas comment lui expliquer qui elle était et ce qu'elle ressentait. Puis, se souvenant de son secret, elle pensa lui raconter. Non, il fallait qu'il voit. Mais en était-elle capable, personne, à part sa mère ne l'avait jamais observé pendant qu'elle jouait. Elle se leva puis passant à côté de Jacob, elle lui fit un sourire puis, elle posa une main sur son épaule pour lui signifier qu'elle revenait. Elle n'allait pas loin, juste près de l'entrée où elle avait posé son étui. Elle avait peur et ses mains tremblantes ne l'aidaient pas mais, si elle voulait s'ouvrir entièrement à Jacob, elle devait surmonter sa peur. Comme un lion courageux. Elle ouvrit l'étui puis en sorti son instrument. Elle alla se poster près de la balustrade, face aux étoiles. Puis, après un grande respiration, elle posa le violon sur son épaule et commença à pincer les cordes. le morceau que Lily joue
Ses mains ne tremblaient plus. Elle n'était plus cette petite fille fragile et repliée sur elle même. Elle avait confiance. Elle était courageuse. Tout son corps vibrait au son du violon. Le vent froid cachait son visage derrière ses cheveux mais ça ne comptait pas. Plus rien n'avait d'importance à part son archet et ses cordes qu'elle pinçait frénétiquement. Elle vivait sa musique.
Puis, lorsqu'elle eut terminé, son visage était inondé de larmes. Elle n'osait pas se retourner vers Jacob et découvrir l'expression sur son beau visage...
Préfète des Ventoulpes
Lily ferma donc les yeux et se laissa bercer par les mots de Jacob. Il ne lui était pas difficile de s'imaginer loin de ce monde et prisonnière de sentiments et d'actes qui n'étaient pas les siens. Elle se sentait en permanence dans cet état.
Puis lorsqu'il compara leur vie à un enfermement dans l'obscurité ou à la possibilité de partir loin et de chercher autre chose, quelque chose de plus grand. Lily avait l'impression qu'il avait littéralement décrypté son âme. Personne n'avait jamais réussi à lui donner cette sensation qu'elle n'était pas seule et qu'elle aussi pouvait avoir le choix. Le choix d'être qui elle voulait être.
Puis elle rouvrit les yeux et plongea son regard dans celui de Jacob. Il était beau et profond et Lily aurait pu s'y noyer. Jacob posait sur elle des yeux remplis de questions.
Puis, s'en même s'en rendre compte, une larme avait coulé. Seule et froide sur sa joue. Lily ne savait pas bien pourquoi. Peut-être à cause de l'idée que Valérian et Laureline, même s'ils se retrouvaient à chaque fois, finalement ne faisait que se retrouver. Comme si une partie de leur vie, séparés l'un de l'autre, n'avait pas de valeur. Les choses importantes étaient faites pour être partagées.
Lily ne prit pas la peine d'essuyer sa larme, et d'une voix tremblante, elle annonça :
" Alors, si tu es Valerian et moi Laureline, peut-on chercher les étoiles ensembles ? Au lieu de suivre nos aventures séparément et nous retrouver inlassablement seuls... "
Puis, soudainement Lily prit conscience de son aveu. Elle baissa les yeux et se mordit la lèvre inférieur, comme à chaque fois qu'elle se sentait honteuse. Et si Jacob ne partageait pas du tout ses sentiments ? Et si, c'était les étoiles, ces traîtresses qui lui avait fait imaginer les yeux pétillants de Jacob ? Lily releva les yeux mais n'avait pas le courage de les porter jusqu'à ceux de Jacob, elle s'attarda sur son menton et sa fossette. Puis sur sa bouche. Une bouche pleine. Qui semblait douce. Elle essayait d'imaginer à quoi cela pouvait ressembler d'être embrassée. Embrassée par Jacob.
Elle ne savait pas comment lui expliquer qui elle était et ce qu'elle ressentait. Puis, se souvenant de son secret, elle pensa lui raconter. Non, il fallait qu'il voit. Mais en était-elle capable, personne, à part sa mère ne l'avait jamais observé pendant qu'elle jouait. Elle se leva puis passant à côté de Jacob, elle lui fit un sourire puis, elle posa une main sur son épaule pour lui signifier qu'elle revenait. Elle n'allait pas loin, juste près de l'entrée où elle avait posé son étui. Elle avait peur et ses mains tremblantes ne l'aidaient pas mais, si elle voulait s'ouvrir entièrement à Jacob, elle devait surmonter sa peur. Comme un lion courageux. Elle ouvrit l'étui puis en sorti son instrument. Elle alla se poster près de la balustrade, face aux étoiles. Puis, après un grande respiration, elle posa le violon sur son épaule et commença à pincer les cordes. le morceau que Lily joue
Ses mains ne tremblaient plus. Elle n'était plus cette petite fille fragile et repliée sur elle même. Elle avait confiance. Elle était courageuse. Tout son corps vibrait au son du violon. Le vent froid cachait son visage derrière ses cheveux mais ça ne comptait pas. Plus rien n'avait d'importance à part son archet et ses cordes qu'elle pinçait frénétiquement. Elle vivait sa musique.
Puis, lorsqu'elle eut terminé, son visage était inondé de larmes. Elle n'osait pas se retourner vers Jacob et découvrir l'expression sur son beau visage...
Préfète des Ventoulpes
18 avr. 2020, 20:38
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Une larme roula doucement sur sa joue. Ses yeux étaient encore plus brillants qu’auparavant lorsqu’elle glissa du bout des lèvres : « Alors, si tu es Valerian et moi Laureline, peut-on chercher les étoiles ensembles ? Au lieu de suivre nos aventures séparément et nous retrouver inlassablement seuls… » avant de les pincer dans une petite moue que j’avais bien des difficultés à interpréter. Ses yeux, comme éveillés par cette larme qui lui avait échappé, parcouraient mon visage. Je fronçai légèrement les sourcils, oscillant entre surprise et trouble, juste le temps pour elle de partir. Pour un moment, semblait-il, je croyais l’avoir compris au contact très furtif de sa main sur mon épaule puis de revenir, chargée d’un étui. Avant même que je n’ais le temps de me demander ou de lui demander ce que c’était, elle en sortit l’intrument et se lança sans tarder dans un long morceau de violon. Je n’avais rien eu le temps de réaliser. De « Valerian et Laureline », je n’avais retenu que le début et la fin : « Valentine ». Tout était arrivé si vite. Ses mots, ses regards, ses gestes, son départ, son retour, et maintenant ce son qui traversait la nuit.
Déchirements d’une étreinte vacillante entre un violon et une enchanteresse. Succession de reflets roux et de flamboiements bruns d’un regard et d’un instrument, à coups d’archets, de cordes et de corps vibrants, où tour à tour tout luisait, se taisait, resplendissait, bruissait.
Je découvris que l’archet était comme une baguette magique pleine de surprises, qui tour à tour caressait et cognait, mais toujours charmait la nuit et celui qui le regardait. La robe bleu outremer de Lily, plutôt que d’envelopper maternellement son corps tout à l’heure en position foetale, me semblait valser autour d’elle comme pour enlacer tout l’espace de la salle. C’était désormais elle qui enfantait des impressions visuelles et sonores, dans une harmonie miroitante. Voilà pourquoi je l’admirais tant : elle était l’aigle papillotant dont les ailes sombres déployées parmi les ombres entouraient le glatissement retentissant dans le silence du soir dans une danse impénétrable. S’envolant, au rythme des notes voltigeantes, vers l’insoupçonné. Elle était le courage du mouvement et le courage du son dans le lieu figé et muet. Moi, je n’étais capable de rien dire, de rien penser, de rien faire, comme hypnotisé par ce morceau inconnu qui semblait tenir tant d’elle tout en la parant d’un plus épais mystère.
Lorsque les derniers accords résonnèrent, Jacob contemplait toujours la féérie à laquelle il venait d’assister. Le courage de faire, le courage de dire, le courage de sentir : Lily venait de révéler toutes ses qualités. Mais surtout, elle avait ce je-ne-sais-quoi inexplicable, cette auréole de mystère que Jacob poursuivait depuis tout petit. Alors, il lui dit : « Oui ». Puis il avança doucement vers elle, et effleura précautionneusement ses doigts sur son visage pour découvrir petit à petit celui-ci à mesure qu’il glissait ses cheveux sur le côté pour pouvoir la regarder, les yeux dans les yeux. Il lui chuchota à l’oreille : « Je connais, moi, une fleur unique au monde. »
Déchirements d’une étreinte vacillante entre un violon et une enchanteresse. Succession de reflets roux et de flamboiements bruns d’un regard et d’un instrument, à coups d’archets, de cordes et de corps vibrants, où tour à tour tout luisait, se taisait, resplendissait, bruissait.
Je découvris que l’archet était comme une baguette magique pleine de surprises, qui tour à tour caressait et cognait, mais toujours charmait la nuit et celui qui le regardait. La robe bleu outremer de Lily, plutôt que d’envelopper maternellement son corps tout à l’heure en position foetale, me semblait valser autour d’elle comme pour enlacer tout l’espace de la salle. C’était désormais elle qui enfantait des impressions visuelles et sonores, dans une harmonie miroitante. Voilà pourquoi je l’admirais tant : elle était l’aigle papillotant dont les ailes sombres déployées parmi les ombres entouraient le glatissement retentissant dans le silence du soir dans une danse impénétrable. S’envolant, au rythme des notes voltigeantes, vers l’insoupçonné. Elle était le courage du mouvement et le courage du son dans le lieu figé et muet. Moi, je n’étais capable de rien dire, de rien penser, de rien faire, comme hypnotisé par ce morceau inconnu qui semblait tenir tant d’elle tout en la parant d’un plus épais mystère.
Lorsque les derniers accords résonnèrent, Jacob contemplait toujours la féérie à laquelle il venait d’assister. Le courage de faire, le courage de dire, le courage de sentir : Lily venait de révéler toutes ses qualités. Mais surtout, elle avait ce je-ne-sais-quoi inexplicable, cette auréole de mystère que Jacob poursuivait depuis tout petit. Alors, il lui dit : « Oui ». Puis il avança doucement vers elle, et effleura précautionneusement ses doigts sur son visage pour découvrir petit à petit celui-ci à mesure qu’il glissait ses cheveux sur le côté pour pouvoir la regarder, les yeux dans les yeux. Il lui chuchota à l’oreille : « Je connais, moi, une fleur unique au monde. »
18 avr. 2020, 21:50
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Lily n'était pas prête. Pas prête à chuter de plus haut encore que cette tour. Et si Jacob n'avait pas compris ? S'il ne comprenait pas cette part d'elle qui ne vivait pas là, mais loin dans l'espace, là-haut dans l'Infini, avec les étoiles. Elle n'était pas sûre de réussir à trouver sa place dans ce monde, ni dans celui de ses parents. Peut-être qu'elle n'avait sa place nul part. Ou peut-être bien qu'elle avait une place dans le vaisseau spatiale de Jacob. Elle l'espérait sincèrement.
Puis un "Oui", sourd, dans cet espace baigné d'immensité, vint se poser sur elle. Doucement, comme une étreinte chaude et douce. Lily leva les yeux vers Jacob qui s'approchait d'elle. Son coeur manqua un battement, puis deux. Puis finalement, c'est tout son corps qui se mit sur pause. A l'exception de son ventre dans lequel une multitude de papillons bataillaient ardemment.
Jacob était proche. Tellement proche qu'ils auraient respiré le même air si Lily n'avait pas oublié comment respirer.
Les doigts de Jacob vinrent effleurer son visage tout en repoussant ses boucles rousses. Il posa une main froide sur sa joue. Lily s'appuya contre cette main. Comme un besoin vital. Leurs regard s'accrochaient l'un à l'autre. Puis dans un souffle chaud, il murmura au creux de son oreille :
" Je connais, moi, une fleur unique au monde."
Lily posa sa main tremblante sur celle de Jacob, puis sans même réfléchir, avança son visage. Leur bouches se rencontrèrent. Ce n'était pas fougueux. C'était doux. Comme un songe.
Et comme pour souligner ce moment, le vent souffla brusquement et fit voler les cheveux de Lily autour d'eux comme pour leur faire un cocon.
Lily se recula doucement, puis plaqua une main sur sa bouche pour cacher son sourire. Mais ses yeux ne mentaient pas. Ils rugissaient. Comme des lions au combat. Ils questionnaient. Ils espéraient.
Pourtant Lily ne savait pas si son geste avait été partagé. Elle laissa retomber sa main. Et l'atmosphère perdit toute sa chaleur. Son coeur s'était remit à battre, mais trop vite, maintenant. Elle se recula encore d'un pas mais se retrouva dos contre la balustrade. Elle ne pouvait plus fuir.
Elle baissa les yeux, qu'elle concentra sur le sol de pierres.
Dans un souffle, elle ajouta, confuse:
"Tu connais mon secret maintenant..."
Puis dans un murmure à peine audible : " Je suis désolée "
Préfète des Ventoulpes
Puis un "Oui", sourd, dans cet espace baigné d'immensité, vint se poser sur elle. Doucement, comme une étreinte chaude et douce. Lily leva les yeux vers Jacob qui s'approchait d'elle. Son coeur manqua un battement, puis deux. Puis finalement, c'est tout son corps qui se mit sur pause. A l'exception de son ventre dans lequel une multitude de papillons bataillaient ardemment.
Jacob était proche. Tellement proche qu'ils auraient respiré le même air si Lily n'avait pas oublié comment respirer.
Les doigts de Jacob vinrent effleurer son visage tout en repoussant ses boucles rousses. Il posa une main froide sur sa joue. Lily s'appuya contre cette main. Comme un besoin vital. Leurs regard s'accrochaient l'un à l'autre. Puis dans un souffle chaud, il murmura au creux de son oreille :
" Je connais, moi, une fleur unique au monde."
Lily posa sa main tremblante sur celle de Jacob, puis sans même réfléchir, avança son visage. Leur bouches se rencontrèrent. Ce n'était pas fougueux. C'était doux. Comme un songe.
Et comme pour souligner ce moment, le vent souffla brusquement et fit voler les cheveux de Lily autour d'eux comme pour leur faire un cocon.
Lily se recula doucement, puis plaqua une main sur sa bouche pour cacher son sourire. Mais ses yeux ne mentaient pas. Ils rugissaient. Comme des lions au combat. Ils questionnaient. Ils espéraient.
Pourtant Lily ne savait pas si son geste avait été partagé. Elle laissa retomber sa main. Et l'atmosphère perdit toute sa chaleur. Son coeur s'était remit à battre, mais trop vite, maintenant. Elle se recula encore d'un pas mais se retrouva dos contre la balustrade. Elle ne pouvait plus fuir.
Elle baissa les yeux, qu'elle concentra sur le sol de pierres.
Dans un souffle, elle ajouta, confuse:
"Tu connais mon secret maintenant..."
Puis dans un murmure à peine audible : " Je suis désolée "
Préfète des Ventoulpes