3 juin 2025, 01:50
Rompre le lien   R.O 
‼️ ‼️TW: Violences physiques, psychologiques, Relation toxique, pensées suicidaires, mort.
Message de prévention :
Reducio
Violence psychologique : La violence psychologique est une forme de violence ou d'abus qui agit sur l'esprit d'une personne. Bien qu'elle ne concerne pas directement la violence physique, la violence physique peut être à l'origine d'une violence psychologique, ou encore l'accompagnée.

La manipulation, l'humiliation, la discrimination ou encore l'intimidation sont des formes de violence psychologique. Les violences psychologiques peuvent entraîner une dégradation de la santé mentale d'une personne, ainsi que des difficultés psychologiques ou sociales, voire dans certains cas des difficultés physiques.

Dans ce rp, Élisabeth et Redose entretiennent une relation toxique qui les épuisent mentalement. Ce sont majoritairement des violences et des abus verbaux. On peut donc lire des formes d'abus, d'isolement, des violences verbales, voire du narcissisme.

Violence physique : La violence physique est une forme de violence ou d'abus impliquant un contact physique. Des émotions telles que l'intimidation, l'anxiété ou la tristesse peuvent en découlés.

Les coups, les attaques portées avec une arme, ou toute atteinte à l'intégrité physique d'autrui entrent dans cette catégorie.

Dans ce rp, Redose porte atteinte à l'intégrité physique d'Élisabeth, ainsi qu'à la sienne.

Relation toxique : Une relation toxique est une relation dans laquelle une, ou plusieurs personnes impliquées, ressent un mal-être, un malaise, ou d'autres sentiments négatifs d'une part issus de cette relation ou d'au moins une personne impliquée dans la relation, et d'autre part devenus habituels.

Les relations toxiques se manifestent donc par des sentiments négatifs banalisés, provoqués par au moins une personne impliquée dans la relation ou la relation en elle-même.
La personne à l'origine de cette dynamique dysfonctionnelle peut ne pas en avoir conscience et peut ne pas le vouloir, il n'empêche qu'il s'agit malgré tout d'une relation toxique.

Un comportement manipulateur, dégradant ou humiliant, qui cherche à vous isoler est toxique. Si vous pensez être dans une relation toxique, le mieux est d'abord de s'en rendre compte dans un premier temps, et de s'entourer dans un second temps.

Bien que certains auteurs aiment à romantiser ce genre de relation, elles n'ont absolument rien de romantique, et n'ont absolument rien de saint, elles sont à condamner fermement.

Dans ce rp, Redose et Élisabeth entretiennent une relation toxique. Chacun subit des violences psychologiques de la part de l'autre. Ils ont chacun un comportement destructeur, qui abuse et atteint l'intégrité d'autrui et d'eux-mêmes. À aucun moment il n'est prévu que Redose et Élisabeth ne surpassent cette dynamique toxique cela grâce à l'amour. Ils doivent chacun travailler sur eux-mêmes, se soigner et communiquer pour espérer sortir de cette dynamique malsaine.

Une relation toxique n'a rien de beau, et n'a rien de saint.

Les personnes sensibles doivent éviter de lire ce rp, et d'autres de notre conception, au risque d'éprouver un malaise ou un choc. Dans l'éventualité ou malgré tout un malaise est provoqué par la lecture d'un, ou de plusieurs de nos rps, vous devriez nous contacter Redose et/ou Élisabeth, ou la modération. Ne vous isolez pas avec un malaise provoqué par la lecture, le mieux reste de communiquer. Des changements peuvent être effectués, vous n'êtes pas seul.e.


Le samedi 21 mai 2050, dans la matinée


Elle s'approcha jusqu'au lac sans vraiment regarder le griffon qui s'y trouvait déjà. Elle le savait à côté d'elle, mais son regard restait encré dans l'étendue calme, et rassurante qui lui faisait du bien. Épuisée était un faible mot pour la décrire à cet instant, et si son corps, trop jeune pour le travail qu'il était en train de réaliser depuis trois mois, la vidait de son énergie, c'est son esprit qui la fatiguée bien plus que tout le reste.
- Il faudrait qu'on parle non ?

Éli avait repoussé au maximum la conversation qu'elle voulait avoir avec Redose. Comme l'huile au contact de l'eau, ils n'avaient fait pendant ces dernières années, que se fuir en alternance, sans pour autant arrêter de provoquer leur contact. Mais cette étrange dualité, ce lien qui les rendait miscible quelques brèves moments l'un avec l'autre, avait eut des conséquences irréversibles cette fois, et elle ne pouvait plus faire semblant que tout redeviendrait comme avant.

Cette dernière semaine, inconsciemment ou non, leur chemin n'avait jamais culminé au même endroit, et la jeune fille n'avait rien fait pour aller contre ce jeu du destin. Mais à quelques heures de son départ, il fallait qu'elle affronte la réalité en face.

Elle allait bientôt abandonner ici une partie de son avenir, sa deuxième maison, ses amis... Et même si elle n'en voulait pas vraiment à Redose, elle l'enviait un peu de pouvoir rester dans le déni, dans l'enfance, dans un monde auquel elle n'avait plus accès, ou tout ça ne serait qu'un vague souvenir désagréable qu'il pouvait laisser dans son dortoir quelques heures s'il voulait. Personne ne lui rappellerait son erreur à lui. Elle par contre, ne pourrait plus faire semblant longtemps, plus les jours passeraient, plus elle devrait assumer pour deux, et plus leur inconséquence se lirait sur son corps.

Elle savait ce qui attendait le garçon cet été, l'enfant qu'elle portait n'avait pas ralenti le sablier au-dessus de sa tête, mais son départ précoce n'avait fait que raccourcir leurs moments volés au temps, et rendre tout encore plus douloureux. C'était peut-être la dernière fois qu'elle le verrait, et même si ce fameux jour dans la salle sur demande, elle avait promis au griffon qu'ils ne passeraient que des bons moments ensemble, elle se donnait le droit aujourd'hui de se parjurer pour rompre leur lien proprement, ou au moins pour essayer de partir sans non dits. Elle avait besoin de ce moment, même s'il ne rentrait pas dans la case "agréable".

@Redose Omniak
Dernière modification par Élisabeth Willis le 23 juil. 2025, 17:46, modifié 13 fois.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

3 juin 2025, 02:30
Rompre le lien   R.O 
- Pas de bonjour, pas de "comment tu vas ?", pas même une tape dans le dos. Dis-je.

Je ne me sens jamais plus moi-même que quand je vais mal, c'est sans doute pour ça que je vais aussi mal. Élisabeth n'a vraiment pas de toupet de se pointer ici après ce qu'elle m'a fait.
Malgré toutes les confidences que je lui ai faite, malgré tout ce que je lui ai dis, tout ce que j'ai fais, elle me trahit de la pire des manières. En me laissant seul, en m'abandonnant.
Elle m'a abandonné le 3 mai, et m'a trahit tout du long jusqu'au 15, jusqu'à me trahir encore jusqu'au 21. Son silence est tellement lourd à supporter.

- Ais-je fait quelque chose d'à ce point cruel et médiocre pour que tu agisses de la sorte ? Dis-je avec sarcasme.

- Peut-être m'as-tu vu faire des claquettes sur la tombe de tes ancêtres. Ou peut-être m'as-tu entendu cracher sur tout ce à quoi tu tiens. Continuais-je, l'intonation tout autant sarcastique.

- Je n'ai pourtant rien fait de tout ça, tu sais, c'est même tout le contraire.
Je t'ai laissé le choix de venir ou de partir sans me dire quoique ce soit. Même si je savais qu'au final, on finirait par avoir cette discussion. Tu veux savoir tout ce que je sais ?


Me voilà plus sérieux.
J'espérais qu'elle vienne, chaque jour je l'ai attendu, chaque jour j'ai espéré un peu plus jusqu'à lui trouvé des excuses.

Mais elle n'en a aucune, rien ne peut justifier ce qu'elle me fait. Peu importe que je ne comprennes pas, j'ai le droit d'être en colère. J'ai le droit d'être triste...
Elle a beau toujours venir, même quand ça va pas, l'espace de quelques heures j'ai douté, et là encore je doute. Est-ce vraiment elle ?
Sans doute oui, pour venir comme une pétale sur une eau calme, comme si elle ne m'avait pas ignoré pendant autant de temps. Alors que je n'avais besoin que de sa présence. Et que je lui ai dit que je n'avais besoin que de sa présence.

Mon cœur se serre, encore et encore. Je suis déçu à chaque épreuve que je surmonte, je suis beaucoup trop fort et ça me fait beaucoup trop mal, j'ai mal, constamment. J'ai l'impression d'être un cheval immortel et invincible, condamné à galoper contre vents et marées, incapable de retirer les flèches qui s'enfoncent dans ma chaire, concentré comme un stratège de guerre pour ne pas glisser sur mon propre sang.

- Je sais que t'es incapable de partir sans rien dire. Je sais que t'allais venir. Je sais que tu te sens tellement navrée que t'arrives même pas à être polie. Énonçais-je lentement, à mesure que mes doigts se levaient.

- Et je sais par dessus tout que tu te méprends, et que tu aimes que je parle, car tu ne veux pas parler toi-même. Tu as trop... Peur. Finis-je.

Il était enfin temps de le dire, Éli, tu te montres lâche.
Tu me tues et tu l'assumes, mais rester à mon chevet ne serait-ce qu'un peu c'est trop demander ?

- Je me sens tellement trahi, tellement seul... Toute ma vie on me craint ou on me déteste, dans tout les cas je suis seul. Je finis seul. Je suis l'unique responsable... Je suis une mauvaise personne, j'ai trahi Gideon, je t'ai trahi, et je suis même trop lâche pour continuer à vivre. Dis-je.

Je suis bien pire que toi, c'est vrai. Mais je me suis un peu améliorer ces derniers mois, non ?
J'ai aidé des gens, j'ai étudié, j'ai fais de mon mieux, mais je suis à bout, et j'abandonne.

- Ce n'est pas un combat, mais tu as quand même gagné. Bravo.

Le temps est venu de l'avouer.

- Éli, je ne t'en veux pas. Je me sens mal c'est vrai, je me sens à nouveau trahi, abandonné, manipulé et... Tellement frustré. Mais je ne t'en veux pas. Tu es mon amie, et je t'aime. Sans doute aurais-je eu le luxe de t'en vouloir si mon échéance n'était pas si proche. Mais elle l'est, et je ne te maudirais pas avec mes derniers mots.

Je sais autre chose, tu as besoin d'être rassurée parfois. Tu n'es pas si forte, même si tu essayes. Perdre cette faiblesse c'est triste, car alors je ne serais plus là pour te rassurer, pour te réconforter, quelle raison aurais-je d'être là ?
Je ne serais plus là du tout de toute façon, mais tu peux encore penser à moi, ne serait-ce qu'un peu, ne serait-ce que pour aller un petit peu mieux.

- Certains se couchent tard la nuit, d'autres, comme moi et mon frère, nous couchons tôt, avant même de voire l'aube, avant de voir le soleil se lever sous nos yeux.Dis-je.

J'aurais aimé pouvoir faire plusieurs nuits blanches, vivre plusieurs vies. Il y'a tant à apprendre dans ce monde, tant de cultures et de langages, tant de formes de magie, il y'a tant d'ennemis et d'amis à rencontrer, tant de bon comme de mauvais, je pleure le jour de ma mort, car alors ma vie s'arrêtera, et je ne pourrais plus apprendre.

- Je crois que, ce qui me frustre le plus, c'est que l'horizon ne cesse de se dérober à mes doigts. Finissais-je alors mon monologue, la main tendue vers l'horizon, un léger rire s'échappant de ma bouche. Quand je pense à l'horizon, j'en oublierais presque ma solitude. Je me demande combien de gens ont tendus la main vers l'horizon comme je le fais. Des milliers ? Des millions ? Des milliards ? Et pourtant l'horizon demeure vierge, de tout vice et de tout défaut.

Je ne t'en veux pas, Éli, mais je ne pense pas qu'un jour je pourrais accepter cette situation. Je ne pense pas qu'un jour j'irais mieux.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

3 juin 2025, 03:44
Rompre le lien   R.O 
Est ce que des détails comme un "bonjour" sont vraiment nécessaire là sérieusement ? C'est ça qui t'embête Omniak, que je ne t'ai pas dit "bonjour" pendant une semaine ?

Est-ce que tu as fait quelque chose ? Oui, tu as fait quelque chose. Bien sur que tu as fait quelque chose ! Si je t'ai ignoré pendant une semaine, c'est parce que j'avais mal, j'étais triste, j'étais en colère, et tu l'as fait aussi il me semble ! Tu m'a ignoré toi aussi ! Tu as beau avoir toutes les excuses que tu veux, tu n'as pas le monopole de la souffrance !

Tu m'as laissé le choix de venir ou de partir ?! Tu m'as laissé le choix ? En-tout-cas, tu as fait le tiens en restant à l'écart du problème. En ne te souciant même pas de savoir comment j'allais, en me laissant presque partir pour toujours d'ici, de ta vie, sans même un mot. Tu te rends compte de ce qui nous arrive ou pas ? Ce n'est pas un jeu ! C'est réel. Cet enfant est réel et tu as l'air de faire comme si rien n'exister.
Si je n'étais pas venu, est ce que tu serais venu toi ? Bien sûr que non.


Tu savais que je serais incapable de partir sans venir te voir... tu vois bravo, tu as raison. Oui, tu as encore raison sur moi. Tu as raison de penser que je tiens assez à toi pour ça, pour passer par dessus ma souffrance et venir entourer la tienne, que je tiens assez à toi pour ne pas...arrêter tout : de respirer, d'espérer, juste parce qu'un jour tu m'as dit que tu voulais laisser une trace, la voila ta trace !!! Tu penses que c'est simple ? Tu penses vraiment que je t'abandonnes là ? Je fais tout le contraire. Oui je suis navrée, je suis navrée de voir qu'il n'y a que toi qui comptes. Je suis navrée de voir que j'étais là pour toi, je voulais l'être jusqu'au bout, et que ça n'a aucune importance, aucune valeur, que je n'ai aucune valeur. Quoique je fasse, je te déçois.
C'est TON enfant Redose, TON enfant. Et tu n'as même pas le courage de me regarder en face depuis que tu sais. Alors non...non MOI j'ai pas peur de parler !!! C'est exactement pour ça que je suis venu aujourd'hui ! Mais tu prends tout l'espace, et j'ai même plus la force de résister à ça.


Tu te sens trahi...moi aussi.

Tu te sens seul, mais tu n'as fait que me rejeter, et je n'ai fait qu'être une idiote de rester. Tu me le reproches maintenant ? ! Aimer quelqu'un c'est pas ça. Tu ne m'en veux pas. Tu ne m'en veux pas mais moi je m'en veux ! Je n'ai rien gagné si tu penses encore que tu es abandonné.

La jeune fille n'avait pas détourné le regard du lac pendant toute la durée du monologue Gryffondor. Révoltée, frustrée, en colère, mais surtout très triste, elle n'avait rien dit, elle avait fermé la bouche sur ses pensées trop nombreuses, trop confuses, trop.... Il pouvait bien croire ce qu'il voulait d'elle, il pouvait même dire ce qu'il voulait d'elle, à cet instant elle n'avait plus la force ni l'envie de le contredire. Elle était venue chercher la paix, et un ultime moment avec lui, elle n'avait trouvé que des reproches dissimulés, et deux inconnus se tenant à côté l'un de l'autre, observant un paysage complètement différent.

Les doigts du garçon passèrent sur le côté de son champ de vision, et elle finit par se retourner pour ne plus les voir du tout. Le lac dos à elle, la jeune fille se rendait compte douloureusement à quel point il avait déjà réussi à mettre de la distance entre eux sans problème. Et elle savait aussi que le geste qu'elle allait faire juste après serait sûrement mal interprété, jugé, et critiqué intérieurement par le garçon, mais elle s'écouta une fois de plus, comme l'égoïste qu'elle semblait être pour lui, et entoura ses bras autour de Redose en silence.

Elle savait qu'au moment où elle le lâcherait, tout serait finit. Il ne la retiendrait pas, il ne l'avait jamais fait, et pour une fois, elle était contente de savoir qu'il ne le ferait pas, ça lui éviterais de souffrir plus encore.

Il avait tort, elle était capable de partir sans rien dire.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

3 juin 2025, 07:35
Rompre le lien   R.O 
- Le traitement du silence, naturellement, pourquoi changer une tactique qui fait ses preuves depuis le 3 mai. Évidemment que je mérite ce traitement.

C'est vrai, c'est tellement difficile de venir me parler à moi. Pourtant tout se passait bien, relativement bien. Il y'a eu des hauts et il y'a eu des bas, et naturellement une personne qui est tout le temps en bas, qui vient d'en bas, qui vit en bas, qui ne connait rien d'autre que des bas mérite à peine qu'on lui parle.

Et au fond, les bas qu'a connu Élisabeth, c'est de ma faute. J'ai volé son sac, j'ai accepté d'être son maître, je me suis battu avec elle et j'ai osé gagner. Si Gideon et moi on s'est battu c'est de ma faute. Si la Triade est morte c'est également de ma faute. Si elle et son copain ont rompu c'est de ma faute également. Et ce gosse, c'est de ma faute.

Je sais même pas comment moi, j'ai pu être aussi stupide. Comme d'habitude je suis responsable de tout les maux sur Terre, car je suis faible. Malgré tout ce que j'ai pu faire, je demeure faible pour toujours et à jamais. Manipulé par tant de gens, je ne suis qu'un jouet dont on peut se servir, qu'on finit par jeter, et à qui on réserve le traitement du silence.

J'en ai franchement marre. Moi qui avait un peu d'espoir, quelques doutes, je sais maintenant que le meilleur moyen d'arrêter tout ça c'est de tout arrêter. Je ne sais pas comment il pourrait en être autrement ? Il n'y a qu'ainsi que toute cette honte, toute cette faiblesse, ne soit qu'un vague souvenir traînant derrière moi.

- Ce n'est pas comme si j'allais me rebeller ou quoi après tout, ce n'est pas comme si j'allais pouvoir "assumer la responsabilité qui m'incombe" non plus. Alors où pourrait bien être le problème ? Demandais-je.

Sachant pertinemment que le problème est juste là, près d'elle, moi. Je suis franchement épuisé, de tourner en rond. Mais peu importe quel raisonnement, peu importe quel angle de vue ou quelle position j'adopte, j'ai tort. Je pense même pas avoir tort et pourtant, pourtant je sais que j'ai tort. Car le monde entier me hait, même moi je me hais, et je me hais plus que quiconque ne me hait, plus que je ne hait quiconque. Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.
Lorsque l'on est en guerre continue avec le monde entier, alors il y'a très peu de chance que le monde ait tort.

Quelle arrogance j'ai eu de penser le contraire, de penser que moi je pourrais avoir raison, de penser que tout les autres se méprennent sur moi et mes intentions. Ils ne se méprennent pas, tout simplement.

Quant à Élisabeth, aucun mot ne saurait décrire ce que je ressens.

- Si tu veux partir tu n'as qu'à partir, au moins tu n'auras pas à supporter mon ignoble présence. Je t'ai déjà pardonné après tout. Vaut mieux ça que rester silencieuse. Dis-je, enfin.

Je ne veux pas qu'elle parte en pensant que je la déteste, ou que je lui en veux. Et pourtant là, à cet instant, malgré tout l'amour que je lui porte, je la déteste tellement. Je la déteste de m'abandonner, de porter en elle un sang maudit qu'elle sait maudit. Et de ne rien m'avoir dit.
D'avoir attendu que je sois convoqué pour me l'annoncer devant des inconnus, devant mon frère, devant des adultes de l'école.
Je la déteste de me faire paraître aussi détestable, je la déteste d'être le dernier à l'apprendre, comment pourrais-je être heureux ? C'est littéralement LA chose que je ne voulais pas même si j'avais vécu ma vie jusqu'au bout.

Père, c'est le rôle le plus horrible que je connaisse, c'est le rôle de mon père, de son père avant lui, et de son père avant lui. Que l'enfant grandisse avec ou sans, il grandira de travers et deviendra la plus grande des enflures.

Et pourtant je l'aime tant, ma Élisabeth.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

3 juin 2025, 10:33
Rompre le lien   R.O 
Elle allait partir, elle voulait vraiment le faire, mais c'était leur dernière chance d'apaiser les choses et de tout se dire, alors lorsque le garçon commença à parler, elle ne put s'empêcher de l'écouter. La jeune fille avait déjà avancé d'un pas ou deux, son dos faisait face au Griffon, et elle dut tendre l'oreille pour ne manquer aucun de ses mots. Elle n'était pas sur de bien saisir l'intention qu'il avait voulu y mettre, mais toutes ses phrases atteignait la jeune fille comme de nouvelles attaques. Elle avait voulu cette discussion, c'est elle qui avait provoqué cette rencontre, se confronter à son mur c'etait aussi le risque à prendre en parlant avec lui elle le savait.

Si d'habitude elle aimer presque ce petit jeu, aujourd'hui résister à ses mots lui grignoter toute son énergie. Fuir, et ne pas répondre à ses provocations, c'était le meilleur plan en théorie, mais il y avait beaucoup trop d'hormones et de fatigue en elle pour qu'elle ne réagisse pas. Sans avancer, elle fit un demi-tour sur elle-même pour l'observer enfin. Elle respira profondément une ou deux fois, et s'obligea à garder son calme pour poser sa question.
- Donc c'est ça le problème ? Tu m'en veux parce que je ne t'ai rien dit.

Depuis son rendez-vous chez Mister O'Belt, Éli ne comprenait plus rien à ce qu'il lui arrivait, tout semblait lui échapper. Tout aller trop vite autour d'elle, tout changé sans qu'elle ne puisse ralentir le rythme, sans qu'elle ne soit maître du mouvement. Alors le laisser l'accuser à tort, c'etait trop pour elle.

- J'ai pas choisi ça moi non plus j'te signal... Pointant son ventre d'un doigt, tout en durcissant son regard vers les iris du garçon. Et je n'ai pas choisit de partir non plus ok. Juste je gère comme je peux. Tout le monde me tombe dessus, et j'en ai marre, j'suis fatiguée t'as même pas idée. Alors non, il n'y a pas de tactique du silence. Tu penses vraiment que j't'ai évité parce que je te supportes pas ? Est-ce que tu sais pourquoi j'ai mis autant de temps à t'le dire au moins ?

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

11 juin 2025, 23:17
Rompre le lien   R.O 
- C'est plus que ça, c'est beaucoup plus que ça... Et je t'en veux pas je t'ai dit C'est... C'est tout, c'est tout et c'est faux, je t'en veux tellement.

Oser dire que tout le monde lui tombe dessus après tout ça, après que tout le monde ait bien montré sa position. Peut-être bien, qu'elle a quelques personnes sur son dos, ses parents entre autres. Mais moi j'ai bien senti que tout le monde avait une dent contre moi, Montmort, Priddy, les Willis et... Mon frère... Lui-même aura préféré une fille enceinte qu'il connaît pas à moi...
J'ai tout Poudlard sur le dos, le monde entier contre moi, et j'arrive même plus à pleurer... Car je sais que personne en aura jamais rien à faire. Personne ne me regardera jamais avec des yeux doux et compatissants, personne ne restera plus avec moi près du lac... Personne ne voudra plus faire de duel clandestin dans la salle sur demande... Personne ne posera plus sa tête sur mon épaule, ou sur mon ventre, personne...

- Je sais pas pourquoi tu m'as évité, et honnêtement j'en ai plus rien à faire maintenant. Si tu as quelque chose à dire, et bien dis-le. Dis-je, en essayant de contenir ma colère et ma peine.

C'est pourtant tellement dur, je sens que ces flammes si répugnantes ont finies de me consumer, et pourtant c'est trop tôt, il me reste des choses à accomplir avant d'exploser. Il me reste à tout ravager avant de m'éteindre... Mais tout ça.

Tout ça me fait tellement mal, toute cette hypocrisie, tout ces mensonges. Tu m'as abandonné Éli, venant de n'importe qui j'aurais pu le supporter. Mais toi plus que quiconque tu aurais dû être là, car tu m'en as fait la promesse. Tu m'as promis que tu resterais avec moi. Tu me l'as juré et tu as rompu ton serment. Alors comment ? Comment suis-je censé rester calme ?
Comment suis-je censé t'écouter. T'as peut-être pas choisit d'être enceinte, et je suis aussi responsable, mais tu choisis de partir. Tu choisis de m'abandonner et de m'éviter depuis le 3 mai. Fatiguée ?

Fatiguée ? Vraiment ? Ça fait à peine deux semaines.

- Ou vas-t-en. Tu t'attendais à quoi sérieux ? Que je t'accueille à bras ouverts comme le fait mon frère ? Je suis pas lui. Lui dis-je plus fort, avant de me lever, prêt à partir.

Je le regretterais sans doute, mais je ne le regretterais pas plus d'un mois, jour pour jour.
Tant pis je me dis, la lâcheté et la fuite d'Éli ne feront que me conforter dans mes résolutions.
Ma propre lâcheté et mes fuites, me conforte dans mes résolutions.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

12 juin 2025, 22:59
Rompre le lien   R.O 
La jeune fille n'avait aucune envie de s'énerver aujourd'hui. Elle était venue dans un seul but, dire au revoir et mettre un point final sur ce qui avait été, et sur ce qui, malgré cet obstacle dans leur parcours, était une histoire qu'elle aimée dans toute sa complexité. La Poufsouffle ne se voyait pas du tout loin de Poudlard, de ses amies, ni même loin de ce monde qui était le sien maintenant. Elle avait encore du mal à réaliser qu'elle allait devoir tout quitter le lendemain, sans savoir vraiment ce qu'elle allait devenir, ni même si elle allait réussir à composer avec la nouvelle carte de vie qu'elle avait pioché. Mais Éli devait assumer, et faire au mieux pour eux.

La jeune fille écouta avec attention les paroles de Redose, mais tout dans son attitude montrer le recul qu'elle prenait sur ses mots, elle voulait analyser avant de crier cette fois, elle avait besoin de comprendre pour partir un peu moins douloureusement. Et puis, sur un ton très calme, Éli finit par lui répondre.
- J'm'attendait à rien, et ça n'a rien à voir avec ton frère. C'est toi que j'voulais voir. J'avais besoin qu'on s'parle, juste toi et moi. Tu dis que tu m'en veux pas, mais moi j'm'en veux. Si t'en as plus rien à faire ok... mais pour moi c'est important. Je fais comme si c'était rien depuis qu'tu m'l'as dit, mais c'est dur de savoir, et de te laisser faire ce que tu vas faire cet été. Alors non, j'avais pas envie que tu passes ton temps à me détester sous prétexte qu'une fois, une seule putain de fois on a merdé. Même si je ne regrette rien de ce soir-là, pendant ces trois mois, on était censé faire des trucs cools, des trucs agréables, pas devenir... je sais meme pas ce qu'on est. Ok tu m'en veux pas, mais t'avais l'droit d'savoir, et j'ai eu peur....j'ai eu peur de te perdre encore plus vite que prévus si tu savais tout. 31 jours... il reste 31 jours, et pourtant je pars demain. Peu importe ce que tu penses de moi là tout de suite, j'aimerais que tu saches que tu n'es pas le seul à compter, et à quel point chaque jour qui s'enfuit est plus dur encore pour moi, mais ça serait pire de te le dire, alors je vais me taire parce que je t'aime, et que c'est ton choix.

Il s'était levé, et la jeune fille sentait que déjà le garçon voulait couper court à leur échange. Est-ce qu'il voulait s'enfuir avant qu'elle ne le fasse ? De toute façon, elle n'y pourrait rien. Alors dans un dernier effort pour apaiser les choses entre eux, elle s'approcha de lui jusqu'à coller leurs bras. Ils étaient debout l'un à côté de l'autre, regardant tous les deux dans la même direction, et Éli d'un ton plus léger qu'il ne l'avait été de toute la conversation, osa une référence qui lui serra bien plus le cœur qu'elle ne l'aurait cru.
-On m'vole mes derniers jours avec toi, mais c'est moi qui pars avec l'objet du délit cette fois. Un vol, et une fugue, finalement ça nous ressemble un peu comme fin non ?! Un léger sourire étira les lèvres d'Éli, mais dans ses yeux, on ne pouvait lire que de la tristesse.
-Tu dis que c'est beaucoup plus que ça... c'est quoi alors ?

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

13 juin 2025, 01:42
Rompre le lien   R.O 
- Ce que c'est... C'est pas notre fin, loin de là, c'est uniquement la mienne. Lui dis-je.

Pourquoi devrait-elle agir ainsi, comme si sa vie s'arrêtait. Mais non, c'est ma vie qui s'arrête.
Ma vie, uniquement ma vie, pas la sienne. Elle continuera à vivre, avec ou sans le parasite qui lui sert de prétexte pour me lâcher. Car la seule qui vole ses derniers jours avec moi, c'est elle.
Elle fait sciemment le choix de le garder, de le laisser pousser. Elle pourrait, elle aurait pu éviter tout ça. Elle n'aurait eu qu'à s'en débarrasser, elle le peut toujours, et même lorsqu'elle l'aura recraché si tant est qu'elle le recrache, elle pourra toujours le donner.

Menteuse.

Est-on même toujours ami ? L'a t-on même déjà été. Comment puis-je en douter à cette heure... Avec tout ce qui s'est passé... Je ne peux pas en douter. Nous ne sommes pas amis. Je n'aurais pas dû la choisir quand j'avais Gideon. Elle m'abandonne, lui ne m'aurait pas abandonné ainsi, il ne m'aurait pas trahi ainsi, et aujourd'hui encore il ne me trahirait pas de cette manière alors même que l'on est plus amis... Quelles erreurs ais-je faîte...

Traîtresse.

Quelle injustice... Me faire goûter à la joie pour me l'arracher. D'abord m'arracher Gideon, puis Élisabeth, me l'arracher de mes mains et de ma gorge, les voler à mon cœur. Mais le voleur, c'est moi. C'est moi seul. Je suis le seul responsable de mon malheur et jamais je ne pourrais m'en défaire... J'ai toujours été le seul responsable, j'ai toujours été le seul, j'ai toujours été seul. Mais lorsqu'enfin je pensais avoir trouvé une place, on me retire la chaise sur laquelle j'étais assit. Et une fois tombé, je me mets un coup dans le ventre, un coup dont je ne me relèverais pas.

Lâche.

- C'est le silence, c'est l'abandon, c'est la solitude, c'est l'absence de choix...
C'est tout ce que j'ai connu, et tout tes moyens pour me trahir.
Je veux partir, quite à perdre mon calme je préfère en pâtir, que de frapper une femme enceinte. Mais la gifle part, sans même que je le veuille le dos de ma main vient percuter la joue d'Éli.

Plus fort.

Mais ce n'est pas ce que je voulais, ce n'est pas ce que je veux. Je ne peux pas me défouler sur elle, je dois me défouler sur moi comme j'ai l'habitude de faire. Je me mets une gifle, amplement plus puissante, elle ne le mérite pas. Je suis l'organisateur de cette situation, je suis celui que l'on doit punir. Celui qui n'a pas le choix, certes, mais tout est de ma faute. C'est de ma faute tout ce que j'ai subit. Je n'aurais pas dû... Je ne dois pas, être. Je suis désolé.

Plus fort.

Ma main vient agripper le col d'Élisabeth, c'est plus doux, moins violent. Ce n'est pas un coup, ce n'est... Ce n'est qu'un moyen de m'empêcher de partir.

- Tu... J'en ai marre d'accord. Tu fuis, mais contrairement à moi tu reviendras pas. C'est la dernière fois qu'on se voit, tu te rends pas compte ? Lui dis-je.

Moi que l'on connaît pour fuir, je reviens toujours. Parfois pour me venger, parfois pour m'excuser, parfois pour rien et parfois pour tout. Mais Élisabeth, elle, elle ne reviendra plus.
Demain, elle ne sera plus là, et dès lors un décompte se jouera dans sa tête. À l'issu de celui-ci, je ne serais plus là. Et elle le sait. Elle le sait parfaitement qu'elle me laisse seul, elle le sait parfaitement bien que j'ai toujours été seul, que j'ai goûté au jardin d'Eden avant d'en être expulsé cruellement. Elle sait pertinemment quelles conséquences ont eu ses actions, quelles conséquences ont ses actes.

- Oh bien sûr que tu t'en rends compte... Tu me verras plus tu comprends ça ? Tu m'entendras plus. Tu ne sentiras plus ni mon odeur, ni le contact de ma peau. Et t'abrèges mon répit, pourquoi ? Pour que je laisse une trace, je paris que c'est ainsi qu'elle voit les choses.

Je suis persuadé qu'elle croit que ce qu'elle a en elle est la dernière chose que je peux laisser sur Terre. Je n'aurais jamais pu être une bonne personne, alors peut-être que mon héritage pourra me racheter ? Mais elle ne sait pas. Elle ne sait pas qu'elle abrite le démon. Mon héritage ce n'est que de la violence, que de la colère, qui voudrait de cet héritage... Si ce n'est quelqu'un qui ne le comprend pas. Qui n'y croit pas.

- Pour un embryon que tu connais même pas, un début de parasite Omniak, pas encore né qu'il te ferme les portes de Poudlard et nous sépare, tu portes la pire espèce de monstre en toi. Lui expliquais-je, plus calmement, alors que je lâchais son col, le regard baissé. Peu importe où va mon regard après tout, elle ne voulait pas me fixer il y'a quelques jours, alors pourquoi le voudrait-elle maintenant ?

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

13 juin 2025, 12:19
Rompre le lien   R.O 
TA fin ?! Il me semble que tu oublies un détail espèce de troll... TA fin, comme tu dis, va aussi complètement détruire une partie de MA vie. Est-ce que tu te crois à ce point insignifiant pour moi, pour croire encore qu'une telle perte ne me causera aucun tort ? Pour croire que je vais continuer sans problème mon chemin comme si rien ne s'était passer ? Que mes larmes ne resterons que quelques heures sur mes joues, me laissant à peine plus mouillée qu'après une courte pluie ? Tu as toujours sous-estimé la place que tu avais pour moi, pourtant je n'ai fait que te prouver que tu en avais une de choix. Tu ne comprends même pas que si tu pars, égoïstement, tu fais le choix d'emporter une partie de moi aussi !

Même si extérieurement, aucune réaction ne pouvait mettre en évidence le ressentit tumultueux d'Éli, intérieurement, elle n'était que violence. Violence envers elle-même de devoir se contenir autant pour ne pas exploser. Violence de toutes ces injustices avec lesquelles ils devaient composer....Violence envers Redose, qui entre ses mots venait d'écraser aussi facilement qu'un insecte, la présence et le ressentit de la jeune fille.

Le silence, l'abandon, la solitude, les moyens pour te trahir ?! Sérieusement, c'est ce que tu penses de moi ? Que depuis tout ce temps je ne fais que te trahir ? Mes moyens pour te trahir....mes moyens pour te protéger surtout, pour t'aimer comme je peux en respectant TES choix, et en taisant MES angoisses. Tu as pris une décision, c'est toi qui m'a abandonné avant même que je ne le fasse ! Tu nous as abandonné depuis le jour où tu as décidé de mener ton combat seul, et d'en finir après. Moi aussi, je vais subir l'abandon, le silence, la solitude et l'absence de choix, et tu t'en fou de ça. Je n'ai rien choisi moi, ni tes cibles, ni des batailles, ni la finalité de tes quêtes, et pourtant, je suis resté jusqu'à ce qu'on me pousse dehors de force. J'ai tenu bon pour toi ! Tu as fait quoi pour nous, à part me donner un délai ? Un sursis à peine légal ?

....une gifle.

La jeune fille ne s'attendait tellement pas à ce geste de violence, que sa tête, malgré le peu de force déployée, tourna sans qu'elle n'ait le temps d'y mette aucune résistance. Spontanément, la paume de sa main vint calmer sa joue, échaudée bien plus par la surprise que par la douleur, et elle ferma les yeux d'un même mouvement. Éli n'avait même pas envie de réagir à ça, elle savait ce qui se cachait derrière. C'était malheureusement tellement eux. La scène était très loin de cette conversation apaisée qu'elle avait espéré avoir avec lui avant son départ, mais au moins les choses sortaient. Elle ne pouvait pas vraiment reprocher à Redose d'agir avec impulsivité, elle aussi aurait très bien pu faire ce genre de chose si elle ne se contenait pas autant à cet instant, par le passé elle l'avait déjà fait si souvent avec lui qu'elle était très mal placé pour le blâmer.

Toujours figée dans cette improbable finalité, la jeune fille entendit bien plus qu'elle ne vit, la gifle que le griffon se donna à son tour. Ouvrant à nouveau les yeux pour chercher son regard, elle ne laissa rien d'autre transparaître d'elle. Concentrée sur sa respiration pour ne pas déborder, la Poufsouffle déçue, n'était pas vraiment étonnée de la tournure que prenaient leurs adieux. La violence avait toujours fait partie de leur histoire, et de celle du garçon bien plus encore, alors dans l'entrecroisement des moments quasi-insurmontables qu'ils traversaient, tout était propice au retour de leurs vieux démons.

Mais alors qu'elle se remettait encore de l'élan de brutalité du griffon, en quelques secondes, c'est son col qu'il attrapa. Cette fois, en réduisant sensiblement la distance entre eux, Redose venait de détruire le recul nécessaire dans lequel Éli se barricadait depuis le début. Mise à nu, et bien trop proche, elle venait de replonger sans ménagement dans cette faille qu'il était pour elle, et bien plus impactant que tous ses actes, les mots de Redose, vinrent la frapper de plein fouet.

Je fuis...?! Moi ?! Moi je fuis ?!
Si tu savais à quel point c'est tout l'inverse. Tu es tellement injuste ! Qui est-ce qui fuit le plus la situation dans cette histoire ? J'ai toujours été celle qui reste malgré ce qu'on lui balance dessus, celle qui reste même contre tous, au cœur de ta tempête depuis le début. Comment tu peux dire que je fuis ?! Celui qui fuit ses sentiments, ses responsabilités, ses engagements... C'est toi là, pas moi ! Et oui, je me rends très bien compte que c'est notre dernière fois, et au lieu de profiter et de poser calmement nos émotions pour les garder intactes, tu en profites pour me blâmer et me frapper. Tu cherches à ce que je te déteste pour m'aider à t'oublier pas vrai ? Mais ça ne marche pas Red... Ça n'a jamais marché avec moi. Ni tes menaces, ni tes insultes, et encore moins tes coups... Il y rien qui pourra changer la douleur que je ressentirais, ni celle que tu auras de me savoir comme ça, alors arrêtes maintenant ! Je t'en supplie, arrête de nous faire du mal encore plus. Moi aussi j'en ai marre !!!

Les larmes d'Éli ne couleraient pas aujourd'hui, elle se l'était promis, mais la lutte contre elle-même était difficile. La dureté des paroles qu'il continuait de poser sur leur histoire, venait brûler chaque centimètre de son âme. Comment pouvait-il être si loin de leur vérité ? Non, elle ne le verrait plus, elle ne l'entendrait plus, mais cette enfant ni était pour rien dans cette séparation. La distance s'était déjà insinuée entre eux avant même que les premières cellules de ce futur ne se soient logées dans sa chair.

Alors c'est comme ça que tu vois les choses ? Vraiment ?

Toujours accroché à lui par le col, Éli le laissa terminer, accueillant sans ciller son discours. Même si elle n'avait pas encore accepté tout à fait l'existence de cette grossesse, et qu'elle n'y voyait pour le moment qu'un énorme problème, les mots qu'il employa lui firent extrême mal. Elle avait beau vouloir rester dans le contrôle, cette fois, elle n'arriva pas à se retenir de parler. Sur un ton très calme, elle posa à son tour quelques vérités alors qu'il l'a lâchait enfin.
- JE me suis fermé toute seule les portes avec MES conneries, et si tu veux mon avis, c'est sûrement pas ce " parasite " comme tu dis, qui nous sépare. T'as l'droit de le penser si ça t'aide, mais tu sais bien au fond que c'est pas ça le vrai problème.

Il baissait le regard ? Où ne cherchait-il juste plus à trouver le sien ? Pourtant, elle avait cruellement besoin de garder le lien encore un peu, alors sans réfléchir au fait qu'il pourrait contrer ses gestes avec brutalité, Éli avec douceur, entoura de ses mains le visage fuyant du garçon pour l'obliger à soutenir son regard.
- J'ai peur du changement, de me retrouver seule loin d'ici, de te perdre et de me perdre aussi dans tout ce bordel...J'ai peur de pas réussir, et de décevoir les autres, de me décevoir moi...encore, mais j'ai jamais eu peur des monstres, j'te l'ai déjà dit. J'aurais jamais peur. Aussi spontanément qu'il l'avait giflé, elle posa ses lèvres sur les siennes avec la légèreté des ailes d'un papillon. Comme au ralenti, elle respira son odeur, sentie la chaleur de sa peau, profita une toute dernière fois de leur lien.

Si dans la tête d'Éli, ce moment s'était étiré sur plusieurs minutes, la réalité, elle n'avait bougé que de quelques secondes avant que la jeune fille ne se recule de lui. Les yeux toujours fermés sur ce mirage, comme pour prolonger l'effet qu'il avait toujours sur elle, elle fixa à jamais son empreinte dans sa mémoire.
-Je t'aime, mais parfois t'es vraiment qu'un sale con Omniak.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

23 juil. 2025, 16:21
Rompre le lien   R.O 
- Parfois seulement ? T'es généreuse. Lui dit-il, avec ironie.

Une minute de silence plana.
- T'as raison, c'est pas ça le fond du problème. Et je comprends tes peurs... Je peux pas les renier comme ça. Au fond de moi je continue à penser que c'est lui le problème, j'en ai marre de tout faire tourner autour de ma vision des choses, franchement. Le baiser l'avait mit mal à l'aise, c'était abrupte et imprévu.
Le choc lui a quand même permit de mettre son égo de côté, pour se mettre un minimum à la place d'Élisabeth. Chose dont il est incapable habituellement. Durant cette minute de silence il prit en compte ses paroles, et arrêta de penser à lui lorsqu'enfin il lui répond.

Cet empathie dura un court instant, le temps qu'il pense à elle et à la réponse qu'il lui ferait. L'empathie ne saurait suffire à faire oublier à Redose tout son égo, et il en est conscient.

Sa sœur l'avait prévenu, qu'il s'aimait beaucoup trop. Qu'il n'était ni aimable, ni une bonne personne pour cette raison. Qu'il soit le problème, la victime ou la solution, son égo demeure son plus grand défaut. Et sans doute aussi est-ce la raison pour laquelle les deux enfants en sont arrivés là. Car l'égo de Redose ne pouvait supporter d'avoir tort, d'être faible, d'être seul.
C'est ce même égo qui aurait préféré mentir à son propre meilleur ami, ce même égo qui parle toujours.

- Mon égoïsme aura eu raison de moi, je me sens tellement impuissant... Je... Je je. Encore plus. Je suis à bout, j'en peux tellement plus.

Le garçon prit la fille dans ses bras et la serra. Il avait été mit mal à l'aise par le baiser d'Élisabeth, celle-ci l'avait prit au dépourvu. Cela faisait longtemps déjà qu'il était amoureux d'Éli, s'il avait été plus fort, jamais il n'aurait cédé à cet amour. Aussi problématique, aussi violent et dévastateur.

Le garçon avait été responsable de cette situation, du début à la fin. Lorsqu'il a volé Élisabeth, lorsqu'il a accepté de créer des liens. Lorsqu'il est devenu l'ami de Gideon. L'amenant à commettre plus et plus d'erreur, sans pour autant jamais qu'il n'arrête. Les remises en question constante n'ont pas été suffisantes, rien ne l'a été. Et aujourd'hui, les enfants doivent se dire au revoir, définitivement.

- Je t'aime aussi, mais ce n'est pas ce que je veux.

Le garçon la lâche, s'éloigne un peu mais tiens les poignées de la fille dans ses mains. La regardant droit dans les yeux. Elle ne pourrait comprendre, et elle ne le devait pas. C'était à lui de comprendre.

Le garçon, mit face à son reflet une énième fois dans les yeux d'Élisabeth, ressent une profonde solitude, et une détresse intense. Alors même que le garçon avait prévu que son plan se déroule mal, et que sa vie se termine mal. Il n'avait en aucun cas conçu que ça puisse à ce point mal tourner. Au point d'embarquer Élisabeth dans ses projets, et de la faire être retirée de Poudlard. Perdre Gideon, alors qu'ils auraient pu tout les trois être ensemble. Avoir un enfant, une de ses plus grandes phobies qui ne s'est déclaré que très récemment.

Le garçon a une conception tellement horrible de la paternité, que la simple idée savoir qu'il a propagé un peu plus le sang des Omniak le dégoûte, et le déçoit au plus au point. Car ce sang le répugne, et que désormais il ne peut plus rien y faire.

- Je suis désolé de t'avoir imposé tout ça. Prends soin de toi... Et de ceux qui t'importes. Bon courage, Éli. Lui dit-il enfin, avant de lâcher ses mains.

Ses larmes coulaient, dans le plus grand des calmes à nouveau.
Il hésita à partir, mais le devait bien. Il se retourna la boule au ventre, et commença à marcher vers le château. Il se retourna vers Élisabeth pour la contempler de loin une dernière fois. Là, il lève la main et lui sourit en guise d'adieu, avant de continuer sa route.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha