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09 déc. 2019, 20:42
 RPG+  Effluves d'être
avec @Alienor Delphillia
Le 5 septembre 2044
En fin d'après-midi
Au bord des eaux qui entourent Poudlard

2ème année


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Mon Être tremble, je le sens trembler. Mais il ne tremble pas de froid comme il le fait en hiver, je le sais parce que mes doigts et mon visage ne sont pas endoloris, je le sais parce que je ne porte pas de cape d'hiver et parce qu'il ne fait même pas froid. Il ne tremble pas non plus de faiblesse, et cette fois si je le sais c'est parce que je n'ai pas peur de m'envoler comme une feuille. Je n'ai pas peur que le vent m'emporte. Je ne me sens pas fébrile, du tout. Et je ne souffre pas non plus du froid. Alors qu'est-ce qui me fait trembler ? *Bordel !*
Je sais très bien ce qui me fait trembler.
La rage.

Je viens de quitter le terrain d'entraînement de Quiddich. Je viens de quitter ce stupide cours de Vol. Ma robe de sorcier aux doublures affreusement rouges est tâchée, tâchée de terre sur tout un pan. de mon genou à mon épaule gauche. Je viens de quitter le cours trop débile auquel je viens d'assister. Je n'arrête pas de penser que ce cours était débile ; mais sous un autre Jour, j'aurais probablement dit que c'est moi qui ai été débile. Mais, il y a quelques jours, je suis arrivée si fière de moi et des progrès que j'ai accompli avec ma baguette que je ne peux me résoudre à avoir tord. Alors... *CE COURS ÉTAIT DÉBILE !* je hurle à l'intérieur. Tellement fort que mes genoux flanchent, avant de s'écraser contre le sol. Dans la terre humide. Il n'a pas plu aujourd'hui, pourtant, la terre au bord de ces eaux est humide. Elle tâchera ma robe, mais ça fait rien, *J'suis déjà tâchée !* je me lamente encore. Et mes mains, qui forment très vite ensuite des poings, tremblent encore. Je ne peux pas me résigner. Pas me résigner à *l'incompétence*. Une foutue incompétence à monter sur un balai. Un simple balai, tout juste plus grand que moi - et c'est dire. Un balai dont je ne comprend rien, auquel je ne m'intéresse pas.
Les genoux à terre.

Le cours de vol

J'étais là, droite comme un balai - pourtant, au milieu de mes camarades. Ce n'est pas la première fois que je me retrouve là, à un cours de vol. Ce n'est pas la première fois que Saunders me tend un balai sans jeter un œil à ma détresse. Pas la première fois que je soupire en l'empoignant. Pourtant, cette fois, ce cours était encore plus Nul. *Qu'est-c'que j'fou la* j'ai pensé en jetant un œil autour de moi. Les autres avaient l'air excités par le bout de bois qu'on leur a assigné. Moi, je ne l'ai pas été du tout. Mais je n'ai pas rechigné à la tâche, au début. Je suis tout juste revenue à Poudlard. J'assistais alors à mon premier cours de vol. Le premier en deuxième année. Je ne pouvais pas rechigner.
Alors je suis montée, lorsque ce fut le moment, sur le balai. Je l'ai enfourché. J'ai décollé, même. Avec un sourire en coin, probablement. Pas que voler me fasse ressentir quoi que ce soit. Je n'aime pas ça, pas dans un cours de vol. Quel paradoxe.
L'exercice ? Un saute-buisson. Ce n'est pas le premier que j'ai l'occasion - la fâcheuse occasion - de pratiquer. Mais j'étais là, et je dois avoir des bonnes notes ; même en vol. J'ai joué. J'ai pas vraiment joué le jeu, mais j'ai joué quand même. Et puis, un autre élève que je ne connais pas vraiment, je crois que c'était un Serpentard - de ceux que je croise jamais, et avec qui je fais pourtant équipe pour cette partie m'a jeté la balle un peu trop fort. Je la capte, difficilement. Puis la lui renvoyais. Je ne sais pas si ma passe a reflété la force que j'ai voulu y mettre, mais le cri que je pousse et l'air hargneux que j'affichais a donné un indice à mon adversaire. *BORDEL !* « Tu t'énerves, Macbeth ? » me toisait-il. Je me suis figée, et lui aussi. Comment connaît-il mon prénom ?
Un seul instant de ma réflexion lui a suffit pour me renvoyer le ballon encore plus fort. Cette fois... je n'ai pas capté le ballon ; c'est lui qui m'a capté. Il a heurté mon visage et m'a fait tomber de mon balai. Je grognais, et l'autre garçon aigre ricanait. Il ricanait carrément, ses piaillements résonnent encore dans ma tête. « Alors ? Tu sais plus attraper un ballon ? » a-t-il ajouté. « Tu veux que j'te montre ? »

Les genoux à terre

Mes genoux sont dans la terre. Je suis si basse que je peux sentir la brise qui s'émane depuis le Lac. Si j'ose l'appeler ainsi. Il n'a plus un seul visage. Il n'a plus du tout de visage. Ce n'est plus qu'une fichue étendue d'eau. Alors je crie. Des ARGH qui ne finissent pas, les genoux dans la terre.
Dernière modification par Adaline Macbeth le 14 déc. 2019, 18:21, modifié 2 fois.

Animagus renard polaire
6ème année

10 déc. 2019, 11:19
 RPG+  Effluves d'être
Le carnet se ferma brusquement et quelques pages se froissèrent alors que les doigts rageurs de la fillette appuyaient avec force sur la couverture de cuir patinée. Elle ne voulait pas de nouveau se laisser gagner par la colère. Elle se redressa, cela faisait quelques minutes qu’elle était là, dans le parc, le crayon en suspend au-dessus d’une des dernières pages vierges de son carnet. Mais rien. Elle avait décidé durant les vacances de reprendre le dessin, parce qu’elle en avait besoin et que même si sa mère était liée à cette passion, elle ne voulait pas qu’elle lui enlève aussi ça. Mais visiblement son inspiration était partie avec elle. Debout, elle avait une vue imprenable sur le parc et le lac qui entourait le château. Une légère brise vint soulever ses cheveux et faire onduler sa robe de sorcier derrière elle. Elle respira un grand coup et expira profondément. L’air frais s’immisçant en elle calma cette colère qui avait dicté ses gestes durant trop de temps maintenant. Elle apprenait doucement à maitriser son impulsivité, la patience dont elle faisait preuve en première année revenait peu à peu l’aidant à canaliser tout ça. Mais ce n’était pas gagné.

Elle plaça son carnet sous son bras et se décida à s’avancer vers le lac. Ce lac qu’elle avait vaincu l’année dernière et qui contenait encore tant de souvenirs, bons comme mauvais. Peut-être que là-bas elle retrouvera son inspiration. Mais alors qu’elle s’avançais vers les rives, elle vit une silhouette se dessiner devant les reflets d’or qu’envoyaient par moments le lac. Aliénor fronça les sourcils en s’avançant. Elle s’arrêta à quelques mètres de cette fille, au sol, genoux à terre. *Mais qu’est-ce qu’elle fou là ?* La petite Delphillia analysa la scène pour essayer de découvrir pourquoi elle se retrouvait là à genoux. Soudain une remarque de sa mère lui revint en esprit. Peut-être qu’elle faisait sa prière ? Mais il y a des gens croyants à Poudlard ? Etrange.

Aliénor s’attacha la moitié des cheveux en un chignon avec son crayon avant de s’avancer vers elle. Si elle la dérangeait elle lui dirait dans tous les cas, donc la troisième année ne risquait rien. Sauf si cette fille était déjà en colère, mouais, tout le monde ne passe pas sa vie en colère dans cette école non ?

Elle s’arrêta aux côtés de la fille, son regard posé sur le lac. C’était beau et apaisant. Puis, comme sorti de nulle part, la voix de la fillette rompit le silence.

-Tu fais ta prière ? C’est pas l’endroit le plus confortable non ?

Elle avait baissé ses yeux vers la fille qu’elle ne connaissait pas et son visage ne lui revenait pas. En même temps Aliénor ne faisait pas toujours très attention à ceux qui l’entouraient quotidiennement dans les couloirs en dehors des cours avec les gens de sa filière et les Poufsouffles en salle commune. L’uniforme de la fillette lui rappelait celui de Zoé avec qui elle avait passé tout ce temps à luter ici. Gryffondor, elle avait plutôt de bonnes relations avec les Gryffondor en général, sauf sur un terrain de Quidditch, mais c’était pas pareil.

Perséphone: Batteuse des Hel's, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia 7ème année RP, Poufsouffle

12 déc. 2019, 18:11
 RPG+  Effluves d'être
Les genoux dans la terre, toujours cette même terre que je vois partout, j'ai crié. Ça n'a pas duré longtemps, quelques secondes à peine. Quelques secondes durant lesquelles j'ai ouvert la bouche - c'était bizarre - et crié ; pas aussi fort que je peux le faire cependant, juste assez pour me contenter, juste assez pour avoir l'impression de crier. Pourtant, j'ai eu l'impression que tout Poudlard m'avait entendue. Alors, lorsque je me suis tut, ma bouche était étrangement sèche, et mon visage était devenu brûlant, brusquement, affichant ma honte. *C'est ça, j'ai honte !* je pense, les poings toujours serrés et tremblants, dans le silence qui trône maintenant autour de moi. Mais j'évite de planter mes ongles dans mes paumes ; je connais mes paumes, elles sont tailladées de quatre marques chacune, brunies. Le soir, parfois, je les regarde. Je ne voudrais pas en avoir d'autres ; je ne les aime pas. Autant que je n'aime pas les cours de vol. Parce que... Parce que je suis tombée en cours de vol, et *j'me sens humiliée*. Tellement humiliée que je suis là, sur mes genoux, devant les eaux de Poudlard - qui m'a entendu - comme une débile. En revenant au château, il y a quelques jours, je croyais que j'avais grandi, je croyais que je comprenais. Mais, finalement, *j'suis là* et je n'arrive pas à faire quoi que ce soit d'autre que penser ; *C'est leur faute !* Je me perd dans ma tête.

Si bien qu'il me faut entendre les pas de quelqu'un pour me sortir d'une léthargie dans laquelle j'ai plongé comme volontairement - dans laquelle j'ai tenté d'oublié que tout n'est pas la faute des Autres. Mes poils se dressent, sous ma robe. Je me fige quand je sens une présence à mes côtés. *C'est qui ?* Je me demande. Et puis... Je me tourne vers elle, vers la présence. C'est une fille. une Autre élève. *J'la connais pas* je pense d'abord, mais je regarde encore, son visage qui n'est pas tourner vers moi. Ce visage que j'analyse sans rien y trouver de familier. « Tu fais ta prière ? C’est pas l’endroit le plus confortable non ? » dit-elle, toujours sans me regarder. Ces mots me bousculent. *Ma prière ?* C'est étrange de me demander ça. Trop étrange pour que ce soit une coïncidence. Et je suis toujours là, sur les genoux, comme une débile. Ces mots planent. *Une prière ?* Je me demande *Est-c'qu'elle était dans mon cours ?* Je la regarde, elle m'a l'air grande. Elle est grande, elle me surplombe largement. Je suis sûre qu'elle n'est pas dans ma classe de vol, mais je m'en persuade ; bête et entêtée. *Elle vient s'moquer* sinon pourquoi me parlerait-elle de prière ? Comme l'a fait le garçon de Serpentard, tout à l'heure. « Fais tes prières, Macbeth ! » m'avait-il craché, moqueur. Son ton n'est pas du tout le même que celui de cette fille. Mais j'essaie d'y trouver une correspondance. *Elle s'moque de moi, c'est sûr* Je m'en persuade encore. J'ai tord.

« Tu viens t'moquer de moi, c'est ça ? » je crache d'abord, tant les paroles du garçon ont marqué mes pensées de leur affreux son. Mes yeux se plissent sur elle. Qui ne me regarde toujours pas. Tant mieux, je ne veux pas qu'elle sache à quel point j'ai tord, à quel point mes joues sont rouges. *Elle vient s'moquer* Je sais que c'est faux. Mince, pourquoi suis-je si bête. Et si... Incapable. « De mon INCAPACITÉ ? » Je lance, un peu tranchante. Persuadée d'avoir tord. Mais bouffée par l'Incapacité. *C'est ça ?* Mon visage chauffe encore, ma gorge est encore sèche, parce que j'ai crié tout à l'heure. Et que tout Poudlard m'a entendu. Peut-être m'a-t-elle entendue ? Et mes poings tremblent encore, et mes genoux sont toujours dans la terre.

Animagus renard polaire
6ème année

13 déc. 2019, 08:48
 RPG+  Effluves d'être
C’était fou comme un paysage pouvait évoquer tellement et pourtant que l’esprit reste en recherche d’autre chose. Elle c’était rapprochée du lac pour trouver de l’inspiration mais elle n’y voyait rien, que des morceaux du passé, de sa première année près du sycomore ou sur le lac gelé, mais rien du présent ou peut-être Zikomo… Mais leur rencontre était tâche d’Aelle et de cette colère qui se dégageait de chacune des jeunes filles.

Aliénor fut tirée de sa rétrospective par la voix de la fille. Elle fronça les sourcils, les yeux toujours sur l’horizon. *Hein ?* Pourquoi diable disait-elle ça ? Son regard pivota enfin vers la fille au sol. Aliénor arqua un sourcil avant de secouer la tête de droite à gauche.

-Euh, non.

La fillette ne s’imaginait pas aller vers quelqu’un juste pour le rabaisser. Certes elle avait eu de périodes de colères où elle s’énervait un peu pour rien, mais de là à aller voir quelqu’un qu’elle ne connaissait pas pour se moquer uniquement ? Non… Son regard continuant d’étudier la fillette à genoux dans la terre vaseuse, elle remarqua que ses vêtements étaient étrangement sales, du moins plus que ce que pouvait provoquer une chute sur les genoux ou quoi que ce soit permettant de se retrouver dans cette position.

-Pourquoi, je devrais me moquer d’après toi ?

Après tout elle était à genoux dans la boue et visiblement sans aucune raison. Mais il y avait un agacement qui ne semblait pas vraiment dirigé vers la petite Delphillia dans sa voix. La curiosité prit la place de tout le reste, elle voulait savoir ce qui était arrivé à la robe de cette fille et pourquoi elle s’était retrouvée ici. Mais elle ne connaissait pas cette Gryffondor, peut-être qu’elle voulait simplement être seule, ou qu’elle étrange au quotidien… Mais bon ne partons pas avec des préjugés. Aliénor se tourna entièrement vers elle.

-Tu compte rester par terre ? Parce que si tu fais pas ta prière je vois pas ce que tu fais là…

Elle lui tendit une main pour l’aider à se relever, elle n’avait aucune raison de laisser cette fille là toute seule, et puis elle risquait quoi ? Qu’elle lui dise de dégager et qu’elle la dérangeait ? Ben elle partirait, ce n’est pas grave, Aliénor en avait vu d’autres. Elle ne voulait pas mal se comporter avec elle, la petite Delphillia pouvait comprendre mieux que personne le besoin d’être seule mais aussi celui de juste pas être seule et jugée. C’est pas mal aussi. Dans tous les cas elle n’avait rien d’autre de mieux à faire vu que son inspiration pour le dessin semblait être partout sauf en elle autant se vider la tête autrement.

Perséphone: Batteuse des Hel's, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia 7ème année RP, Poufsouffle

14 déc. 2019, 18:04
 RPG+  Effluves d'être
« Euh, non. » Elle me lance, tranchante. Ses mots écorchent mes joues. Ou peut-être que ce sont ses yeux qui l'écorchent. J'ai l'impression de recevoir une claque. Et puis, je me sens infiniment intimidée par son Regard, qu'elle plante sur moi un seul instant. Un seul instant, pourtant j'ai eu l'impression de me faire transpercer par sa Maturité, je peux la lire sur son visage. *Elle peut pas êt' dans ma classe* J'en étais déjà sûre, mais quelque chose comme ma Rage me laissait entendre qu'elle pouvait l'être. Il est certain qu'elle ne l'est pas. Je crois que je me serais souvenue de ce Regard. Et puis, elle secoue la tête, décidée ; comment fait-elle pour avoir l'air si décidée ? Ce n'est jamais à ça que je ressemble, moi - je le sais parce que, quelque fois, je me regarde dans un Miroir et je parle. Et à chaque fois que je me plantais devant l'une de ces Surfaces Réfléchissantes, Lune pointait le bout de son nez et mon expérience prenait fin.

« Pourquoi, je devrais me moquer d’après toi ? » ajoute-t-elle. *Pourquoi ?* Mes sourcils se froncent. *PARCE QUE !* Mon cerveau se met en branle. *Elle me d'mande POURQUOI !* J'ai envie de lui crier tout ce qui passe par ma cervelle, toutes les vagues de mon Incompétence, tout ce que j'ai envie d'Être, tout ce je ne suis Fatalement pas.

Jusque là, tout le temps durant lequel mes yeux sont restés poser sur Elle, son buste était entièrement tourné vers les eaux. Mais, brusquement, elle se tourne vers moi. Ce n'est probablement pas si brusque, mais ça suffit à couper mon Flot. Le flot de pensées qui s'écoule à un débit plus important qu'à l'accoutumée - un Torrent. « Tu compte rester par terre ? Parce que si tu fais pas ta prière je vois pas ce que tu fais là… » Elle ajoute *encore* avant que je n'eu fais quoi que ce soit.
Qu'est-ce que je ferais ? *Qu'est-ce qu'...* Elle me tend la Main. Sur sa main passe un Rayon de Lumière, et il me semble que la lumière se reflète sur sa toute la surface de sa main, j'aimerais y voir tout le Ciel. Peut-être que... *Si j'me concentre...* Un seul instant. Je pourrais voir tout le Ciel qui trône au dessus du château si je me concentrais un seul instant. Mais sa main est tendue, *et j'veux pas qu'elle disparaisse !* Je ne veux pas me rendre compte que cette main tendue peut être aussi Éphémère que tout ce qui m'entoure et qui passe par moi - sauf Lune.

Alors je saisi sa main. A ce moment là, je me rend compte qu'elle est moite. Pas elle, pas sa main, *ma main est trop moite* Ma propre main dégouline de mon Incompétence - même si ce n'est que de la sueur. Et donc, un court moment, j'attrape sa main et je me relève. Mes genoux sont endoloris, ils sont écorchés alors que la terre était molle. Mais j'ai l'impression qu'ils dégueulent et qu'ils sont griffés ; absolument pas, pourtant.
« Je-merci » s'échappe de ma bouche quand je me remet sur mes pieds. D'ailleurs, je me suis redressé si nonchalamment que j'ai eu l'air débile. L'air pataude. L'air de patauger dans la boue ; c'est à peu près ce qui se passe. Le vent caresse mon visage, Doux. *Qu'es-c'que j'vais dire ?* la Panique me submerge, j'en ai oublié sa question. Je ne sais plus ce que je peux répondre. Je ne sais même plus répondre. La bouche entrouverte, je lâche finalement sa main. Je n’époussette même pas ma robe de sorcier ; elle est trop boueuse pour essayer. Mes mains ne le sont pas encore, alors je profite de leur Immaculée propreté pour les replier sur elles-mêmes dans mes manches.

*Bordel !* « J'suis- » *Je bégayes !* « -tombée- » *Plus vite !* « en cours de vol ! » je crache finalement. J'ai craché ses mots sur la Fille, mais je m'en veux. Alors j'affiche immédiatement une mine désolée. Je ne veux pas l'agresser, je ne veux pas agresser Celle-qui-m'a-tendu-la-main. Je peux pas lui faire ça.

« J'suis désolée. » Je l'ai annoncé solennellement, comme on annonce une bêtise à un parent. Mes yeux la supplient de ne pas m'en vouloir. *J'l'ai pas fait exprès !* lui disent mes yeux. Il la supplie toujours de bien vouloir entendre. Tout le reste de mon corps ne bouge pas, seuls mes doigts s'agitent et attrapent le tissu des manches dans lesquelles elles sont cachées.

« J'ai honte. » Cet Aveu se dégage de mes lèvres ; elles ont pourtant essayés de le combattre. Rien à y faire, cet Aveu est sorti.

Animagus renard polaire
6ème année

15 déc. 2019, 14:08
 RPG+  Effluves d'être
Après quelques instants, la fille attrapa la main tendue d’Aliénor pour se relever sous le regard bicolore de celle-ci. La curiosité d’Aliénor augmente en constatant que sa main est moite et si elle est comme cela c’est qu’il y a quelque chose derrière. On ne se met pas dans cet état quand on est calme et détendu. Et ce sentiment se confirme quand elle commence à balbutier des mots dans un sens étrange.

La troisième année hausse les épaules aux remerciements de la fille. Elle n’a rien fait de spécial après tout, elle a juste tendu une main et pas vraiment par altruisme mais plus par curiosité. Son regard descend sur sa camarade, observant l’étendue des dégâts, elle était vraiment crade la pauvre… Mais l’explication ne tarda pas vraiment à arriver même si celle-ci était fragmentée en morceaux ce qui fit froncer les sourcils à Aliénor. Elle n’avait pas vraiment l’air ravie de parler avec elle, son ton était étrangement sec et elle avait l’impression qu’elle aurait voulu avoir n’importe qui d’autre qu’Aliénor en face d’elle. Pourtant, c’était certain, elle ne la connaissait pas.

Pourtant tomber en cours de vol, ça arrive à tout le monde, Aliénor s’en était prit des belles de gamelles surtout au début avec son balai dont elle avait du mal à maitriser les piques d’accélérations. Ne jamais tomber de son balai, c’était qu’on y allait pas à fond et qu’on ne se poussait pas dans ses retranchements, attitude que la petite Delphillia ne pouvait concevoir elle qui repoussait toujours ses limites.

-Ben c’est pas grand-chose non ? Enfin ça arrive à tout le monde t’as pas a avoir honte.

Elle haussa les sourcils, elle ne comprenait pas vraiment d’où pouvait venir cette honte. Mais c’était assez simple pour la fillette, elle n’avait jamais pris en compte l’avis des autres et ce qu’ils pouvaient penser d’elle. Depuis qu’elle jouait au Quidditch sa confiance en elle remontait même si elle restait toujours un peu nulle en sortilèges. Enfin ça aussi ça allait mieux depuis son entrainement cet été. Elle regarda de nouveau de la tête aux pieds la brune puis elle pointa du doigt sa robe.

-Tu sais, si tu veux je peux nettoyer ça, normalement avec un sort comme ça tu risques pas que je te fasse du mal.

Tergeo, le sortilège de nettoyage, apprit l’année dernière, rien de très complexe. Au combien elle avait progressé, elle n’en restait pas moins un danger et ce tant qu’elle n’arrivera pas à accepter et maitriser ses sentiments. Chose qu’elle était loin d’arriver à faire, mais qui sait un jour peut-être elle y arrivera. Même si pour le moment, son seul objectif était de devenir plus forte, c’était presque un besoin. Mais ce sortilège ne pouvait pas faire de mal, d’autant plus qu’elle n’était pas spécialement énervée ou en proie à des sentiments trop forts qui lui faisait perdre le contrôle.

Perséphone: Batteuse des Hel's, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia 7ème année RP, Poufsouffle

18 déc. 2019, 17:25
 RPG+  Effluves d'être
Je me sens bizarre. Mes doigts s'agrippent désespérément au tissu de mes manches. Ils frottent ce tissu entre eux, le meurtrisse, l'abîme. J'espère voir le tissu usé quand je serais libre de regarder ; mais je suis sous le regard de cette Fille. Et je me sens bizarre. *Pourquoi ?* Je ne me promène plus sur son visage depuis qu'elle a haussé les épaules. Depuis, j'attend qu'elle parle, les yeux baissés sur ces dernières ; ses épaules. Et j'ai cet Aveu qui dégouline sur moi. C'est probablement à causse de lui qu'elle ne me lâche plus des yeux. Je ne sais pas ce qu'elle va penser de ce que j'ai dit ; j'espère qu'elle ne me trouvera pas débile. En un sens, elle m'impressionne ; probablement parce que, même debout, elle me surplombe. Mais, je suis petite. *C'est pour ça* je m'en convins.

« Ben c’est pas grand-chose non ? Enfin ça arrive à tout le monde t’as pas a avoir honte. » Elle me lâche ses mots. Comme si elle les avait tenus dans ses mains avant de les laisser tomber sur mes pieds. *Elle comprend pas* je pense d'abord. Non. Elle ne comprend pas. Autrement, elle ne dirait pas ça. Si elle avait été là, quand je suis tombée lors d'un jeu aussi facile ; elle comprendrait. *J'me suis ridiculisée !* j'insiste. C'est le cas, j'en suis certaine ; j'étais si pitoyable, dans la terre, mon balais toujours suspendu au dessus de ma tête, et les rires que cette saleté de garçon dégueulait sur moi. Si elle m'avait vue... *Elle m'parlerait même pas* Je me demande même pourquoi elle s'est intéressée à moi, sans le voir. Je n'ai rien, et aujourd'hui j'ai moins que ça encore. j'ai l'air d'une cinglée. *Bordel* en mordant ma lèvre inférieure. Mais j'envoie tout ça se faire voir, parce qu'elle ne comprend pas la Détresse qui me tient le bras. Elle ne comprend pas que la terre sur ma robe me souille. Elle ne comprend pas que, plus que la terre ; c'est la Honte qui me souille. *J'ai pas à avoir honte ?* Ses mots résonnent.

Et si... *Non !* Elle n'a pas raison. Je me suis couverte de honte. *Toute la classe m'a vue !* Ce ne peut pas être pas grand chose, comme la Grande-Fille dit si bien. Mon regard est toujours sur ses épaules, il y est légèrement posé. Il ne bouge pas, ne s'affole pas. C'est parce qu'il attend, comme moi, qu'elle dise autre chose. Je n'ai pas envie de lui jeter à la figure qu'elle a tord. *Parc'qu'elle a tord !*

« Tu sais, si tu veux je peux nettoyer ça, normalement avec un sort comme ça tu risques pas que je te fasse du mal. » Mes sourcils se froncent, bientôt, comme les siens, mes yeux glissent jusque sur ma robe. Elle est crade, couverte de la Boue de la Honte. Un nettoyage ne lui ferait pas de mal. Mais ai-je vraiment envie de voir disparaître les raisons à ma gêne ; je me sens étrange. J'ai envie qu'il ai encore les traces de mon échec, pour être sûre qu'il soit réel.
Pour pouvoir montrer ses preuves à la Grande-Fille.
Pour lui montrer à quel point elle a tord.
Pour lui montrer que la Honte est belle et bien sur moi.
Pour qu'elle me regarde comme je le mérite : avec mépris.

Cela arrive-t-il vraiment à tout le monde ?

Machinalement, je hoche la tête. *Fais le !* « Si c'est ce que tu veux, fais le, » je lui dis. *Fais le !* Mes yeux sont toujours bas, encore et toujours, inlassablement, infatigables. Ils crient à la Grande-Fille de le faire, sans jamais la regarder. Va-t-elle entendre le message qu'ils veulent lui faire passer sans que je ne la regarde ? *J'pense pas* Il faut que je le lui dise. « Fais le. » Voix basse. Je n'ai toujours pas envie de voir les preuves de mon échec disparaître. Mais il faut qu'elle le fasse. Cette fois, ça me démange. *Fais le !*

« Ça effacera pas ma honte... » je lui murmure. J'aurais pu aussi bien m'approcher de son oreille, pour le lui glisser. J'ai peur de le dire plus fort ; va-t-elle m'en vouloir pour avoir ignoré ses mots ?

Animagus renard polaire
6ème année

19 déc. 2019, 11:51
 RPG+  Effluves d'être
Aliénor arqua un sourcil face au comportement de sa vis-à-vis. Elle semblait en plain conflit interner et pousser une réflexion bien plus loin que ce qu’Aliénor pouvait le faire. Elle qui était une fille simple qui disait presque tout ce qui lui passait par la tête, elle se retrouvait là face à un spécimen visiblement de se torturer l’esprit. Ça avait quelque chose d’impressionnant mais aussi de très étrange pour le petite Delphillia. Mais finalement elle lui envoya un « Fait-le » qui était bien plus explicite que son comportement et son regard suspendu dans le vide.

-Ok…

Aliénor attrapa sa baguette de sa main droite en respirant profondément. Elle la pointa vers la fille avant de se racler la gorge.

-Tergeo.

La boue et la terre s’évapora des vêtements de la Gryffondor sous les yeux ravis de la troisième année. Un sourire illumina le visage d’Aliénor même si les paroles qu’avait prononcé la fillette ne lui plaisait pas vraiment. Mais Aliénor y pouvait-elle quelque chose ? La honte était un sentiment bien complexe que l’on pouvait ressentir pour des choses stupides, ou du moins qui paraissent stupides pour les autres. Aliénor n’avait jamais vécu de véritable honte préférant rire d’elle-même et de se ficher des réactions des autres. Mais ce n’était pas le cas pour tout le monde.

-Après la honte ça se nettoie pas, ça s’efface pas, c’est à toi de voir si tu veux te morfondre dans cette honte ou passer à autre chose.

Aliénor se retourna vers le lac et ferma les yeux quelques instants. Elle était bien là et même si la fille à ses côtés n’était pas de plus apaisées, la petite Delphillia l’était. Et c’était bien la première fois depuis longtemps qu’elle était si apaisée en présence d’une inconnue. Elle pensa au vol, vol qu’elle aimait tant, cette liberté qu’elle ressentait sur un balai, se sentiment enivrant de tout contrôler sans rien contrôler. C’était inexplicable pour elle, mais elle avait l’impression de lier une relation avec le vent, avec l’air qui l’entourait et les gens qui volaient avec elle. C’est pour ça qu’elle aimait jouer au Quidditch, déplacer ses limites, aller plus loin, plus vite, tester de nouvelles choses et ce à 10 m du sol. Incroyable mais vrai. Flirter avec le danger, comme un funambule.

-Tu peux tomber des milliers de fois de ton balai, ça n’a aucune importance si tu remonte dessus. T’es partie et t’es pas remontée dessus. C’est con.

Et voilà, le tact était encore une fois parti à la poubelle avec notre chère amie. Mais c’était ce qu’elle pensait donc elle le disait, il n’y avait pas plus simple que le fonctionnement d’Aliénor. Alors qu’elle pouvait presque voir les rouages du cerveau de son interlocutrice fumer, elle, elle était étrangement calme et posée. Enfin ce genre de comportement ne durait pas chez la fillette, elle allait rapidement s’ennuyer.

Perséphone: Batteuse des Hel's, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia 7ème année RP, Poufsouffle

04 mars 2020, 20:25
 RPG+  Effluves d'être
Alors, la magie opère. Sous mes yeux, et sur mes vêtements, la magie de la Grande-Fille opère. D'un sort que j'entend distinctement – je suis même en train de l'étudier en cours de Sortilèges, avec d'autres sorts que j'aime à appeler ménagers ; même si ils ont déjà un nom – elle nettoie tout le pan de ma robe. Celui que j'ai sali en tombant, il y a de ça une heure à peine ? Quelque chose comme ça. Mes billes brunes s'ouvrent et se dilatent en observant les poussières de terre s'envoler de sur mes vêtements. *Targeo* pensé-je, m'imaginant un instant rêveur que ma seule pensée nettoie mes saletés.

Je ne regarde même pas sa baguette, tout ce temps, mais quelque en moi me somme d'y jeter un œil ; le genre de baguette qu'elle a s'avérera-t-il révélateur de ce qu'elle est ? Alors mon regard glisse sur sa main. Sa baguette, prolongation de sa main, est à peine plus grande que la mienne. *Plus belle* aussi.

Cette fois, plus de raison de regarder ma robe. Elle est nettoyée et parfaitement propre. Elle n'est plus qu'un tissu insignifiant. Le même tissu que j'enfile tout les jours. Le même ennuyeux noir. La même stupide sensation sous mes doigts. Je frotte entre mon index et mon pouce le tissu de ma manche. La doublure rouge à l'intérieure est aussi ennuyeuse que le noir à l'extérieur.

« Après la honte ça se nettoie pas, ça s’efface pas, c’est à toi de voir si tu veux te morfondre dans cette honte ou passer à autre chose. »

Je lève la tête. J'aurais aimé croiser son regard, en relevant la tête – et si vite – j'imaginais mes yeux fondre dans les siens. *Mince* maugrée-je dans ma tête. La Grande-Fille a tourné la tête, à mon plus grand dam. Ou peut-être est-ce une aubaine ? Ainsi, je crois que c'est préférable. Rien de me m'oppresse ; ne pas la voir me regarder me fait oublier la pression que je ressens sous les regards – sauf peut-être ceux de Lune et Chems.

Et cette fois, apaisée, je suis frappée par ma stupidité. Mince, pourquoi suis-je si bizarre ? Les souvenirs de mes mots étranges crachés sur la Grande-Fille me brusquent et me secouent. *Bordel* j'ai envie de me secouer. De me crier d'arrêter d'être bizarre.

Parce qu'elle a raison.
La honte c'est débile.

« Tu peux tomber des milliers de fois de ton balai, ça n’a aucune importance si tu remonte dessus. T’es partie et t’es pas remontée dessus. C’est con. »

*Elle a encore raison, p'tain* grogné-je, en une moue discrète, toujours dans son dos. Je me tourne vers le lac, à mon tour. Décale mes pieds d'un quart et me plante là. A des mètres devant nous – nous sommes devenu un nous, dans ma tête – l'eau est troublée. Peut-être pas autant que moi, mes vagues intérieures sont plus rapides que celles qui se propagent à la surface du lac. Cette eau que j'apprend à regarder, que j'apprend à déculpabiliser, que ne tiendrais bientôt plus autant pour responsable. Et peut-être que – mon esprit allégé semble le penser – je me promènerais bientôt autour des eaux de Poudlard en les regardant avec une attention particulière et un intérêt certain.

Et mon esprit qui se fait frivole a envie de manifester son en train.

« Tu m'apprendrais ? » déclaré-je, interdite – il me serait difficile de me l'en empêcher.

*A r'monter sur mon balais* ajoute mon esprit gai. *Tu m'apprendrais à r'monter ?* ajoute-t-il, sûrement pour me pousser à ajouter cette précision à mon dernier aveu trop vague. Il l'est sûrement. Mais j'ai le sentiment que la Grande-Fille ne le trouvera pas vague. Quelque chose me le chuchote ; un truc qu'on appelle l'instinct ?

« Tu m'apprendrais à r'monter sur mon balai ? »

*Dis oui*

Animagus renard polaire
6ème année

05 mars 2020, 12:05
 RPG+  Effluves d'être
Calme. Mais ça n’allait pas durer. En effet la réaction de la Gryffondor n’allait pas se faire attendre et c’était quitte ou double, elle pouvait très mal le prendre ou alors retrouver une détermination bien émoussée quand la Poufsouffle était arrivée. Elle espérait vraiment que la seconde solution serait celle choisie par sa cadette. Elle n’avait pas envie de se battre avec elle et de briser ce moment de calme avec des joutes verbales et des cris. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas profité d’un moment juste calme et pur.

- Tu m'apprendrais ?

Aliénor sursauta intérieurement avant d’arquer un sourcil puis de tourner la tête vers sa camarade. Lui apprendre ? Lui apprendre quoi ? Aliénor n’avait pas grand-chose à donner aux autres, pas grand-chose à apprendre. C’était souvent elle qui apprenait des autres, pas l’inverse. Il y avait certains domaines où elle se débrouillait bien certes et elle avait pu aider Cassandre par exemple en vol, mais rien de plus.

Quand la fillette compléta ses pensées, le visage d’Aliénor se détendit. Il y avait quelque chose dans cette fille qui attendrissait Aliénor, comme ça avait pu l’âtre avec Harriet. Mais c’était encore autre chose, comme si Aliénor se retrouvait un peu en elle. Elle voulait remonter sur son balai et elle avait besoin d’aide. Juste lui montrer, lui transmettre un peu de force. C’était ce que cherchait la Poufsouffle, à être plus forte alors si quelqu’un lui demandait comment faire, elle pourrait certainement l’aider, du moins elle pouvait faire ce qu’elle pouvait. Un léger sourire étira les lèvres de la fillette.

-C’est pas compliqué.

C’était pas compliqué pour Aliénor. Mais quand elle se trouva face a ses mots elle ne trouva pas ce qu’elle pouvait dire. L’expliquer avec des mots c’était impossible, du moins Aliénor ne voyait pas comment faire. Se relever, avancer, toujours se relever peu importe si on est ridicule, peu importe si on a peur, peu importe de tout. Mais ce détachement Aliénor le vivait depuis toujours, c’était naturel pour elle, alors pour quelqu’un d’autre ? Ce n’était certainement pas si évident.

-Mais il faut que ça vienne de toi, je ne peux rien faire si tu ne fais rien.


C’était assez confus comme explication, mais Aliénor avait une petite idée derrière la tête, elle voulait voir ce qu’avait cette fille dans le ventre. Peut-être que ça n’allait pas lui plaire, mais ça serait bénéfique. Ce n’était pas la première fois qu’Aliénor voulait tenter des choses étranges et peu orthodoxes, mais si on venait vers elle pour recevoir de l’aide, il fallait s’attendre à ça. Certains qualifieraient les méthodes d’Aliénor de violentes et dangereuses, mais jusque-là, ça fonctionnait.

Perséphone: Batteuse des Hel's, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia 7ème année RP, Poufsouffle