Chapitre 7 : Nager aux côtés des démons
Deux semaines s'étaient passées depuis la répartition des premières années. Alors que Lucy avait pris ses marques chez l'aigle de bleu et de bronze, elle s'acclimata plutôt bien à son nouvel environnement. C'était la première fois qu'elle découvrait le système d'internat et bien que le château fût immense, elle s'était vite faite au rythme que prenait ses journées. Elle alternait plutôt efficacement ses cours, la rédaction de ses devoirs, mais aussi l'occupation de son temps libre. En cours, l'irlandaise était discrète, mais très concentrée, sa plume dansait sur le parchemin laissant sans nul doute une douce mélodie se balader dans la salle, pourvu que le silence soit présent. Elle ne participait que rarement, laissant les autres briller davantage aux yeux de ses différents professeurs. Bien plus appliquée sur ce qu'il fallait rendre plutôt que se faire remarquer devant sa classe. Elle avait déjà eu cette gloire chez les moldus et Lucy était bien déterminée à ne pas l'avoir chez les sorciers, ce qui lui permettait de laisser ses sens bien plus à l'affut, afin de ne manquer aucune miette de connaissance. Il lui arrivait parfois de tricher en sortant un stylo à plume moldu, lui permettant de gagner du temps à l'écrit, dans le but bien évidemment d'être la plus exhaustive possible dans ses prises de notes. Sans vraiment en connaitre la raison, la jeune fille de onze ans n'avait aucun mal à enregistrer l'ensemble des informations qui lui étaient transmises par ses professeurs. Pour cela, une fois ses devoirs rédigés, en faisant attention que ceux-ci soient d'une grande qualité afin d'obtenir les notes maximales, elle se permettait de prendre de l'avance sur le programme. Si, il fallait bien se l'avouer, elle passait la majeure partie de son temps dans la magnifique bibliothèque tenu par M. O'Lake, qui n'avait rien à envier à sa bibliothèque, elle occupait surtout son temps à lire et emprunter des ouvrages.
Un soir alors que le château s'était éteint et que la majeure partie des élèves étaient soit dans leur salle commune soit dans leurs dortoir, Lucy devant la cheminée lisait un de ses manuels scolaires écrit par un certain Norbert Dragonneau. Parcourant les pages traitant des animaux fantastiques, elle se laissait prendre à imaginer ces fabuleuses bêtes dans leur habitat. La petite irlandaise était bien étonnée du nombre d'animaux très intéressant qu'elle ne pourrait probablement jamais croiser ou approcher à cause de leur classification. C'était notamment le cas pour le Qintaped, du Nundu, la Manticore, le Lethifold, mais aussi d'autre animaux dont entre autres le légendaire Basilic. Lorsque fillette eu atteindre la page cent dix-huit de son manuel elle tomba sur la description d'une petite créature aquatique que l'on nommait le Strangulot. Il y avait peu de description, on y apprenait que c'était un démon des eaux, de couleur vert pale, doté de corne que l'on trouvait principalement dans les lacs de grande-bretagne et d'Irlande. Une information attira l'attention de la petite sorcière, il semblait possible de les domestiquer vue ce que la classification laissait penser, mais surtout les êtres de l'eau y arrivaient. Une pensée simpliste traversa l'esprit de Lucy « Et pourquoi pas moi ? » Elle referma son livre, puis monta dans sa chambré. Ses camarades de chambré semblaient toutes déjà dormir ou du moins essayer. Sans un bruit elle se glissa dans les draps de son lit puis ferma les yeux.
Le lendemain matin Lucy s'était levée de très bonne heure. Rejoignant le lac, elle s'était mis en tête suite à ses rêves de réussir à devenir l'amie d'un de ces petits démons des eaux. Elle commença à trouver un coin tranquille plutôt à l'abri des regards, afin de construire un petit parc aquatique pour son futur sujet d'étude. Elle empilait les pierres qu'elle trouvait afin de faire des murs pouvant retenir le petit animal le temps de ses recherches. Il lui fallut bien une semaine pour venir à bout du parc, mais elle avait fait les choses bien, le mur était suffisamment solide pour ne pas être poussé ou détruit si facilement, suffisamment haut pour qu'il ne puisse pas sauter par-dessus, il y avait des algues qu'elle était partie chercher dans le but de lui faire des cachettes et de surcroit, il aurait même une petite grotte pour s'abriter. Elle avait passé la majeure partie de son temps libre, sans pour autant négliger le reste.
Maintenant que le petit parc était fait, il fallait en attraper un. Elle avait au préalable demandé à sa sœur de lui envoyer une épuisette. Visiblement elle avait plutôt bien réussi son coup et ses calculs puisque celle-ci fut amené seulement quelques jours après la construction du parc.
- Merci Bruce. Fit la fillette à l’attention du hibou familiale, tout en récupérant l’épuisette.
Après avoir caressé son petit hibou, elle le laissa s'envoler vers la volière, pour qu'il puisse se reposer un peu avant de faire le trajet inverse. Toujours sur son temps libre elle attrapait des petits poissons avec l'épuisette avant de les placer dans le parc de son futur camarade. Une fois, un bon nombre de poisson pêché, Lucy attendit le week-end et se posta au-dessus d'un petit banc de poisson. Seulement même après de longues heures d'attente, aucun Strangulots ne daignaient pointer le bout de son nez. Ce n'est donc que le lendemain, en un dimanche ensoleillé que l'irlandaise enfila un maillot de bain et immergea son corps épuisette en main, plongeant de temps en temps dans l'eau fraîche. Le repas du midi devait être servi en ce moment même, mais Lucy préféra sans nul doute ne pas y prendre part, concentrée sur sa tâche qu'elle s'était fixée. En début d'après-midi elle réussit enfin à tomber sur les petites créatures qui se mit à l'attaquer farouchement. D'abord, prise de panique, la fillette se débattait pour s'en défaire, mais finalement après quelques instants, elle se déplaça vers la rive et utilisa son épuisette sur une des créatures qui voulait s'enfuir. Toujours sous l'étreinte d'autre Strangulot, l'irlandaise fit basculer son épuisette dans le parc, avant de se défaire difficilement des autres petites créatures. Enfin sur la terre ferme, Lucy prit le temps de rester allonger un petit moment pour récupérer. Des marques rouges sur ses jambes et ses bras étaient fort douloureuses, mais la satisfaction d'y être enfin arrivé prenait le pas sur le reste. Finalement, elle sortit l'épuisette désormais vide du parc, observant la petite créature nager. Elle s'empressa de sortir un parchemin et nota ses observations sur celui-ci. Une fois fait, elle entra dans le parc et s'asseyait sur le sol, laissant l'eau lui arriver sous le menton. Le petit strangulot ne mit pas longtemps à attaquer la fillette, mais même si l'étreinte était puissante, le fait de devoir en gérer une seule était pour le moins facile. Lorsque la créature serrait trop fort, Lucy lui faisait lâcher légèrement prise délicatement. Fermement attaché à son avant-bras, il arrivait parfois qu'elle le caresse avec sa main libre pour voir ses réactions. Sortant régulièrement de l'eau pour prendre des notes sur le comportement de la créature, ses cycles d'attaques, sa façon de nager, de s'exprimer. Lucy passa le reste de l'après-midi à observer la petite créature vert pale, puis lorsque ce fut l'heure du repas du soir, elle donna une épuisette de petit poisson au strangulot avant de rejoindre la grande salle.
Le lendemain matin, elle sauta de son lit avant tout le monde afin de rejoindre la petite créature qu'elle trouvait attachante. Elle lui attrapa des petits poissons, puis lui donna pour le nourrir. Lucy passa un petit moment avec lui avant de rejoindre la salle de cours. Toujours très assidu en cours elle comptait beaucoup sur ses facilités afin de ne pas passer trop de temps à réviser ses notes. Quand l'heure du déjeuner arriva, elle se rua dans la grande salle, s'installa dans un coin de la table des serdaigles et prit quelques secondes pour remplir une assiette qu'elle dévora en un rien de temps. Elle piqua un peu de nourriture qu'elle mit dans un bocal, principalement du poisson, voir du poulet et d'autre viande si tentée qu'elle soit disponible. Elle remplissait le bocal, toujours quand l'ensemble des professeurs avait le regard ailleurs que dans sa direction et une fois plein, elle s'échappait de la grande salle d'un pas rapide pour rejoindre la petite créature. Une fois sur place elle mit la main dans l'eau et ça ne manqua pas, le strangulot plaça son étreinte sur l'avant-bras de la fillette. Elle sortit le bocal de son sac, puis fit lâcher la créature. L'observant nager dans le parc. Elle attrapa un bout de poulet et le laissa dans l'eau. Le strangulot, plutôt curieux croqua dans celui-ci. Elle nota que le strangulot avait mangé le poulet, mais avec bien moins d'entrain que les poissons. Elle ne savait pas si c'était parce qu'il n'était pas vivant ou si le goût lui déplaisait. Il était vrai qu'il n'avait probablement jamais mangé de poulet de sa vie, pour cette raison Lucy ne lui avait donné qu'un petit morceau au cas où il y avait des effets secondaires pour lui de manger ce type de nourriture. Elle essaya avec un petit bout de saumon, elle fit le même constat qu'avec le poulet. Elle nota sur son parchemin que cette petite créature avait vraisemblablement une attirance pour les proies vivantes ou cru. Elle attrapa des petits poissons, en prit un et lui planta une petite aiguille au niveau de son cerveau pour le tuer sans le faire souffrir. Elle découpa un petit morceau de chair pour le donner au strangulot. Il le mangea avec le même entrain que les poissons vivants. Il semblait alors, qu'il préférait la chair crue et fraiche. Elle lui donna d'autre poisson avant de retourner en cours.
Alors que les jours passaient Lucy continuait de noter ses observations sur le comportement de la petite créature. Elle tentait parfois des approches, mais il semblait que celui-ci se montrait toujours plus ou moins agressif envers elle. Une idée lui parcourra l'esprit, il fallait essayer de communiquer. Pour ça il y avait bien sûr la langue aquatique, mais par Merlin, l'irlandaise ne la connaissait pas, même un petit mot de cette langue. Puis ce n'était pas comme apprendre le français ou l'irlandais, c'était d'un tout autre niveau. Enchaînant les cours et des moments libres qu'elle passait en compagnie du strangulot ou à la bibliothèque, elle se souvenait alors que sa cousine Evie avait une fois parlé de sa mère qui parlait cette langue. C'était l'occasion en or, il fallait que Lucy envoie une lettre à sa tante, pour qu'elle lui apprenne quelques mots. Même si elle en avait trois ou quatre s'était suffisant. Elle s'empressa alors de rédiger une lettre à l'attention de sa tante.
Alors que novembre pointait le bout de son nez, Lucy continuait sa petite routine, elle s'occupait du strangulot tout en suivant les cours et rendant des devoirs toujours précis et travaillé. Le strangulot s'était bien acclimaté à Lucy et il était même arrivé une fois durant le mois d'octobre que celui-ci ne passe pas à l'attaque. Alors qu'elle avait bien écouté la petite boîte de sa tante elle essaya à nouveau de communiquer avec la petite créature. Lors d'un week-end Lucy se mit en maillot de bain et entra dans l'eau glacée. Il était sûr que malgré sa résistance au froid elle ne pourrait pas y rester longtemps. Le froid lui rongeait les os et brulait sa peau, le tout en faisant tourner les lèvres de l'irlandaise au bleu. Mais il était nécessaire de rentrer dans l'eau pour essayer de communiquer avec cette magnifique créature. Elle attendit que le strangulot la regarde puis elle plaça sa main sur sa poitrine avant de réussir tant bien que mal à prononcer.
- Lucy…Amie. Le strangulot semblait intrigué.
Lucy n'avait aucun moyen de savoir si les deux pauvres petits mots appris depuis un mois était prononcé de la bonne façon, mais il était sûr, c'est qu'elle avait capté l'attention de la petite créature qui pour la première fois avait réagi avec un soupçon de curiosité. Elle répéta les deux mots plusieurs fois avant d'en ajouter un troisième en pointant le strangulot du doigt.
- Nom ? Fit-elle à la créature, pensant qu’il allait se présenter.
Finalement, la petite créature l'attaqua à nouveau. Elle le laissa faire en répétant le mot ami à celui-ci. Elle tenta de lui donner un petit poisson des mains, il attrapa le poisson avant de le manger à bonne distance. Le froid força la bleue et bronze à sortir de l'eau pour se sécher avant de se blottir dans une couverture pour écrire des notes sur un parchemin. Les jours de novembres continuaient de défiler, il y avait beaucoup moins de monde à l'extérieur en cette période de l'année. Ce qui, il fallait le dire, arrangeait bien Lucy qui n'avait plus forcément à rester discrète pour aller voir le strangulot. Petit à petit, elle notait des changements dans l'attitude de la petite créature. Elle était bien moins virulente et le fait d'être nourri régulièrement, elle attendait Lucy qui lui pêchait des poissons. La petite irlandaise essayait tous les jours de communiquer avec le strangulot et alors qu'elle prononça tant bien que mal le mot « Nom » le strangulot se mit à pousser un petit cri. Elle répéta lors le mot et le même crie fut entendu par la fillette. Elle imita le cri de celui-ci qui la regardait intriguer. Elle décida d'enchainer alors le cri suivi d'autre signifiant : gentil, ami et Lucy. Elle scrutait toujours le strangulot. Tous les jours, de novembre Lucy continua d'étudier la petite créature. Alors que décembre arrivait, Lucy eut la surprise de ne pas se faire attaquer une seule fois par le strangulot. Elle continua alors son approche, tout en notant les évolutions.
Le dernier week-end de novembre, elle entra à nouveau dans l'eau après avoir pêché des poissons pour le faire chasser. Elle déposa ceux-ci et après une petite course poursuite il finit par attraper les poissons. Il s'approcha de Lucy qui grelottait un peu et se posa sur sa jambe, regardant la fillette qui ne savait plus du tout comment réagir. Il n'y avait aucune étreinte, il était juste là, posé sur sa jambe sans aucune hostilité. Si la scène était touchante pour la petite O'Reilly, il fallait être bien sûr rester réaliste, ça ne voulait pas non plus dire qu'il était domestiqué. Néanmoins, il semblait s'être habitué à la présence pacifique et délicate de la petite serdaigle. Elle le regarda perplexe avant de lui demander ce qu'il voulait.
- SchaaaaSweeeeeb, tu reveux du poisson ? Demanda-elle sachant très bien qu’il ne comprendrait pas l’anglais.
Elle mima alors un poisson et il commença à s’exciter. Se relevant pour répondre à sa demande, les parties mouillées du corps de Lucy ressentaient le froid décuplé. La petite O’Reilly tremblait avec beaucoup d’amplitude, mais elle continua de pécher des poissons à l’aide de son épuisette. Elle déposa les poissons dans le petit jardin aquatique de SchaaaaSweeeeeb et s’enroula dans une couverture avant de s’asseoir dans la neige. Fatiguée et frigorifiée, elle finit par s’endormir enveloppée dans sa couverture. Par chance le soleil était de la partie en ce dernier week-end.
Elle continua de passer les jours suivants en compagnie de SchaaaaSweeeeeb, nageant parfois avec lui, le laissant agripper son doigt ou encore Jouer avec en le chatouillant avec des algues. Elle passait beaucoup de temps avec la petite créature qui s'était bien habitué à sa présence. Néanmoins, elle n'était pas stupide, une fois relâché il nagerait probablement vers les tréfonds du lac et elle ne le verrait peut-être jamais à nouveau. Cette pensée l'attristait un peu, déjà parce que ça voulait dire qu'elle aurait plus ou moins échoué et parce qu'elle s'était attachée à la petite créature. Evidement sa place était auprès des autres, dans un environnement plus grand, elle ne pouvait le garder indéfiniment dans le parc qu'elle avait construit pour l'étudier et essayer d'avoir un petit lien avec lui. De plus, les vacances scolaires arrivaient et elle ne pouvait le laisser seul aussi longtemps durant son absence. L'irlandaise avait bien entendu pensé à demander à quelqu'un de s'en occuper, cependant elle estimait qu'il serait préférable de lui rendre sa liberté. Il était encore vif et arriverait sans mal à chasser et retrouver une bande.
Il restait dix jours avant le début des vacances et Lucy continuait de passer du temps avec le petit strangulot. Elle continuait de prendre des notes et de nager rapidement avec lui le temps que son corps lui permettait de résister au gel de l’eau bien trop violente. Elle aimait beaucoup s’allonger la tête vers la rive du parc et lui parler. Parfois il était intrigué et parfois il se contentait de faire sa vie, se cachant dans sa petite grotte ou simplement en slalomant entre les algues. Il serait grandement présomptueux de se dire que la petite O’Reilly avait réussi en si peu de temps à domestiquer la créature, il était donc plus raisonnable de dire que le strangulot avait fini par s’acclimater à sa présence. Bien entendu c’était déjà une grande victoire pour la serdaigle qui avait réussi à faire en sorte que la petite bête, ne l’attaque pas, nage à ses côtés par moment et surtout qu’il s’agrippe à elle sans que l’étreinte soit exagérément forte.
Lorsque la veille des vacances de Noël arriva, elle se dit que c'était le moment de relâcher celui qu'elle avait étudié durant plusieurs mois. L'irlandaise enfila son maillot de bain, puis une fois devant le parc ou était le strangulot elle entra dans celui-ci. Comme à son habitude depuis de nombreux jours pour ne pas dire semaine, l'eau était d'un froid glacial. À peine entrée dans l'eau, le strangulot vint s'agripper à l'avant-bras de Lucy. Celle-ci marcha jusqu'au rivage puis contourna le mur de pierre. Elle fit bien attention que la petite créature reste dans l'eau le plus longtemps possible. Chose réussit, il était à présent au-delà du mur et s'il le voulait il pouvait nager comme il l'entendait libre de ses choix. Néanmoins, le strangulot restait accroché à l'avant-bras de la jeune O'Reilly. Elle continua de nager vers le large, ayant toujours la petite créature agrippée sur l'avant-bras.
- Va, tu es libre. Dit-elle calmement avant de reprendre. Libre de chasser, rejoindre les tiens, libre d’un tas de choses.
Lucy continuait de nager, elle s’était aventurée suffisamment loin pour ne plus avoir pied. Le petit strangulot lâcha Lucy et l’accompagna sur quelques mètres. Il tournait autour de la petite serdaigle, puis sans crier garde, il disparut dans les profondeurs du lac noir.
- Merci Fit Lucy à l’attention de la petite créature en murmurant.
Le lendemain elle se leva tôt, si elle espérait revoir la petite créature en longeant le rivage, elle savait qu’elle n’avait que très peu de chance de le revoir. Pourtant, elle était persuadée au fond d’elle-même qu’elle pourrait le recroiser un jour ou l’autre. Elle resta longtemps sur le rivage, mais aucune trace du strangulot, celui-ci avait sans doute repris sa petite vie auprès des siens. Enfin, à la fois triste et contente, la petite O’Reilly se rendit au point de rendez-vous afin d’emprunter l’une des barques pour rejoindre la gare de pré au lard, dans le but de passer les vacances de Noël en famille.
Un soir alors que le château s'était éteint et que la majeure partie des élèves étaient soit dans leur salle commune soit dans leurs dortoir, Lucy devant la cheminée lisait un de ses manuels scolaires écrit par un certain Norbert Dragonneau. Parcourant les pages traitant des animaux fantastiques, elle se laissait prendre à imaginer ces fabuleuses bêtes dans leur habitat. La petite irlandaise était bien étonnée du nombre d'animaux très intéressant qu'elle ne pourrait probablement jamais croiser ou approcher à cause de leur classification. C'était notamment le cas pour le Qintaped, du Nundu, la Manticore, le Lethifold, mais aussi d'autre animaux dont entre autres le légendaire Basilic. Lorsque fillette eu atteindre la page cent dix-huit de son manuel elle tomba sur la description d'une petite créature aquatique que l'on nommait le Strangulot. Il y avait peu de description, on y apprenait que c'était un démon des eaux, de couleur vert pale, doté de corne que l'on trouvait principalement dans les lacs de grande-bretagne et d'Irlande. Une information attira l'attention de la petite sorcière, il semblait possible de les domestiquer vue ce que la classification laissait penser, mais surtout les êtres de l'eau y arrivaient. Une pensée simpliste traversa l'esprit de Lucy « Et pourquoi pas moi ? » Elle referma son livre, puis monta dans sa chambré. Ses camarades de chambré semblaient toutes déjà dormir ou du moins essayer. Sans un bruit elle se glissa dans les draps de son lit puis ferma les yeux.
Le lendemain matin Lucy s'était levée de très bonne heure. Rejoignant le lac, elle s'était mis en tête suite à ses rêves de réussir à devenir l'amie d'un de ces petits démons des eaux. Elle commença à trouver un coin tranquille plutôt à l'abri des regards, afin de construire un petit parc aquatique pour son futur sujet d'étude. Elle empilait les pierres qu'elle trouvait afin de faire des murs pouvant retenir le petit animal le temps de ses recherches. Il lui fallut bien une semaine pour venir à bout du parc, mais elle avait fait les choses bien, le mur était suffisamment solide pour ne pas être poussé ou détruit si facilement, suffisamment haut pour qu'il ne puisse pas sauter par-dessus, il y avait des algues qu'elle était partie chercher dans le but de lui faire des cachettes et de surcroit, il aurait même une petite grotte pour s'abriter. Elle avait passé la majeure partie de son temps libre, sans pour autant négliger le reste.
Maintenant que le petit parc était fait, il fallait en attraper un. Elle avait au préalable demandé à sa sœur de lui envoyer une épuisette. Visiblement elle avait plutôt bien réussi son coup et ses calculs puisque celle-ci fut amené seulement quelques jours après la construction du parc.
- Merci Bruce. Fit la fillette à l’attention du hibou familiale, tout en récupérant l’épuisette.
Après avoir caressé son petit hibou, elle le laissa s'envoler vers la volière, pour qu'il puisse se reposer un peu avant de faire le trajet inverse. Toujours sur son temps libre elle attrapait des petits poissons avec l'épuisette avant de les placer dans le parc de son futur camarade. Une fois, un bon nombre de poisson pêché, Lucy attendit le week-end et se posta au-dessus d'un petit banc de poisson. Seulement même après de longues heures d'attente, aucun Strangulots ne daignaient pointer le bout de son nez. Ce n'est donc que le lendemain, en un dimanche ensoleillé que l'irlandaise enfila un maillot de bain et immergea son corps épuisette en main, plongeant de temps en temps dans l'eau fraîche. Le repas du midi devait être servi en ce moment même, mais Lucy préféra sans nul doute ne pas y prendre part, concentrée sur sa tâche qu'elle s'était fixée. En début d'après-midi elle réussit enfin à tomber sur les petites créatures qui se mit à l'attaquer farouchement. D'abord, prise de panique, la fillette se débattait pour s'en défaire, mais finalement après quelques instants, elle se déplaça vers la rive et utilisa son épuisette sur une des créatures qui voulait s'enfuir. Toujours sous l'étreinte d'autre Strangulot, l'irlandaise fit basculer son épuisette dans le parc, avant de se défaire difficilement des autres petites créatures. Enfin sur la terre ferme, Lucy prit le temps de rester allonger un petit moment pour récupérer. Des marques rouges sur ses jambes et ses bras étaient fort douloureuses, mais la satisfaction d'y être enfin arrivé prenait le pas sur le reste. Finalement, elle sortit l'épuisette désormais vide du parc, observant la petite créature nager. Elle s'empressa de sortir un parchemin et nota ses observations sur celui-ci. Une fois fait, elle entra dans le parc et s'asseyait sur le sol, laissant l'eau lui arriver sous le menton. Le petit strangulot ne mit pas longtemps à attaquer la fillette, mais même si l'étreinte était puissante, le fait de devoir en gérer une seule était pour le moins facile. Lorsque la créature serrait trop fort, Lucy lui faisait lâcher légèrement prise délicatement. Fermement attaché à son avant-bras, il arrivait parfois qu'elle le caresse avec sa main libre pour voir ses réactions. Sortant régulièrement de l'eau pour prendre des notes sur le comportement de la créature, ses cycles d'attaques, sa façon de nager, de s'exprimer. Lucy passa le reste de l'après-midi à observer la petite créature vert pale, puis lorsque ce fut l'heure du repas du soir, elle donna une épuisette de petit poisson au strangulot avant de rejoindre la grande salle.
Le lendemain matin, elle sauta de son lit avant tout le monde afin de rejoindre la petite créature qu'elle trouvait attachante. Elle lui attrapa des petits poissons, puis lui donna pour le nourrir. Lucy passa un petit moment avec lui avant de rejoindre la salle de cours. Toujours très assidu en cours elle comptait beaucoup sur ses facilités afin de ne pas passer trop de temps à réviser ses notes. Quand l'heure du déjeuner arriva, elle se rua dans la grande salle, s'installa dans un coin de la table des serdaigles et prit quelques secondes pour remplir une assiette qu'elle dévora en un rien de temps. Elle piqua un peu de nourriture qu'elle mit dans un bocal, principalement du poisson, voir du poulet et d'autre viande si tentée qu'elle soit disponible. Elle remplissait le bocal, toujours quand l'ensemble des professeurs avait le regard ailleurs que dans sa direction et une fois plein, elle s'échappait de la grande salle d'un pas rapide pour rejoindre la petite créature. Une fois sur place elle mit la main dans l'eau et ça ne manqua pas, le strangulot plaça son étreinte sur l'avant-bras de la fillette. Elle sortit le bocal de son sac, puis fit lâcher la créature. L'observant nager dans le parc. Elle attrapa un bout de poulet et le laissa dans l'eau. Le strangulot, plutôt curieux croqua dans celui-ci. Elle nota que le strangulot avait mangé le poulet, mais avec bien moins d'entrain que les poissons. Elle ne savait pas si c'était parce qu'il n'était pas vivant ou si le goût lui déplaisait. Il était vrai qu'il n'avait probablement jamais mangé de poulet de sa vie, pour cette raison Lucy ne lui avait donné qu'un petit morceau au cas où il y avait des effets secondaires pour lui de manger ce type de nourriture. Elle essaya avec un petit bout de saumon, elle fit le même constat qu'avec le poulet. Elle nota sur son parchemin que cette petite créature avait vraisemblablement une attirance pour les proies vivantes ou cru. Elle attrapa des petits poissons, en prit un et lui planta une petite aiguille au niveau de son cerveau pour le tuer sans le faire souffrir. Elle découpa un petit morceau de chair pour le donner au strangulot. Il le mangea avec le même entrain que les poissons vivants. Il semblait alors, qu'il préférait la chair crue et fraiche. Elle lui donna d'autre poisson avant de retourner en cours.
Alors que les jours passaient Lucy continuait de noter ses observations sur le comportement de la petite créature. Elle tentait parfois des approches, mais il semblait que celui-ci se montrait toujours plus ou moins agressif envers elle. Une idée lui parcourra l'esprit, il fallait essayer de communiquer. Pour ça il y avait bien sûr la langue aquatique, mais par Merlin, l'irlandaise ne la connaissait pas, même un petit mot de cette langue. Puis ce n'était pas comme apprendre le français ou l'irlandais, c'était d'un tout autre niveau. Enchaînant les cours et des moments libres qu'elle passait en compagnie du strangulot ou à la bibliothèque, elle se souvenait alors que sa cousine Evie avait une fois parlé de sa mère qui parlait cette langue. C'était l'occasion en or, il fallait que Lucy envoie une lettre à sa tante, pour qu'elle lui apprenne quelques mots. Même si elle en avait trois ou quatre s'était suffisant. Elle s'empressa alors de rédiger une lettre à l'attention de sa tante.
Il fallut quelques jours de plus pour avoir une réponse de sa tante. Il y avait une lettre et un petit colis, la lettre avait un sceau argenté. Lucy ouvrit la lettre dont le sceau argenté retenait le contenu. Et se mit à la lire.Chère, Tata
Je t'envoie cette lettre pour te dire que tout se passe bien à Poudlard. Les cours sont géniaux et les professeurs aussi. Je suis actuellement en train d'étudier un strangulot et je me suis dit que tu pourrais m'aider vu que tu parles la langue des êtres de l'eau. J'aimerais beaucoup savoir dire : Amis, gentils, Lucy, nom et d'autres mots qui pourraient te sembler utile pour établir un contact. J'espère que tout le monde va bien, qu'Evie et Victor s'amusent bien dans leurs nouvelles écoles.
Respectueusement,
Lucy
Lorsque Lucy ouvrit la petite boite une sorte de cris retentit dans la grande salle. Certains regards c'était tourné vers la petite irlandaise qui avait simplement refermée la boite en affichant un sourire gêné aux regards la scrutant. Peu d'élèves devaient aimer entendre un « Scweeeeesh » retentir de bon matin. Une fois les cours de la matinée terminée, elle se trouva une petite salle vide, loin de tout point d'intérêt. Elle ouvrit la boite à nouveau et tenta de reproduire les cris qui en sortaient avec la traduction qui suivait. Elle s'empressa ensuite de suivre ses prochains cours pour que une fois le soir arrivé elle puisse essayer de parler avec le strangulot. Elle s'approcha alors de l'eau du parc et salua le strangulot avant de lui pêcher de petits poissons. Une fois nourrit elle approcha la main de l'eau et la réaction du strangulot ne se fit pas attendre, il attaqua Lucy. Toutefois, elle pouvait aisément sentir qu'il n'y avait plus la même conviction et qu'il lâchait l'avant-bras de Lucy bien plus rapidement. Elle essaya de lui parler, mais il ne semblait pas vraiment réceptif. Les jours passaient et la jeune serdaigle observait toujours le strangulot en notant ses réactions, son comportement, sa façon de nager, tout ce qui pouvait lui communiquer. Petit à petit, la petite créature vert pale, attaquait Lucy à des fréquences plus basses.Lucy,
C'est pour le moins surprenant de recevoir du courrier de ta part. Je suis ravie que ta vie à Poudlard se passe bien. Pour ce qui est de ta question je t'ai envoyé une petite boite magique avec les mots que tu m'as demandé, plus quelques autres, en anglais puis en langage aquatique. C'est compliqué, mais peut-être avec un peu d'entrainement tu arriveras à dire un ou deux mots. Je ne sais pas pourquoi tu en as besoin, mais ne t'aventure pas dans le lac ou bien demande à un professeur de t'accompagner. J'espère que ça te sera utile et on verra ensemble à Noël pour voir si tu prononces de la bonne façon. Sache que ce n'est pas de l'anglais et si tu veux parler cette langue parfaitement ça va te prendre bien plus de temps que ce que tu as mis pour toutes les langues apprises jusqu'à maintenant. On en reparlera en temps voulu.
Pense à écrire à ton père et à ta sœur, je les ai vues récemment et ils se plaignent de ne pas recevoir de tes nouvelles régulièrement.
A bientôt,
Camilla.
Alors que novembre pointait le bout de son nez, Lucy continuait sa petite routine, elle s'occupait du strangulot tout en suivant les cours et rendant des devoirs toujours précis et travaillé. Le strangulot s'était bien acclimaté à Lucy et il était même arrivé une fois durant le mois d'octobre que celui-ci ne passe pas à l'attaque. Alors qu'elle avait bien écouté la petite boîte de sa tante elle essaya à nouveau de communiquer avec la petite créature. Lors d'un week-end Lucy se mit en maillot de bain et entra dans l'eau glacée. Il était sûr que malgré sa résistance au froid elle ne pourrait pas y rester longtemps. Le froid lui rongeait les os et brulait sa peau, le tout en faisant tourner les lèvres de l'irlandaise au bleu. Mais il était nécessaire de rentrer dans l'eau pour essayer de communiquer avec cette magnifique créature. Elle attendit que le strangulot la regarde puis elle plaça sa main sur sa poitrine avant de réussir tant bien que mal à prononcer.
- Lucy…Amie. Le strangulot semblait intrigué.
Lucy n'avait aucun moyen de savoir si les deux pauvres petits mots appris depuis un mois était prononcé de la bonne façon, mais il était sûr, c'est qu'elle avait capté l'attention de la petite créature qui pour la première fois avait réagi avec un soupçon de curiosité. Elle répéta les deux mots plusieurs fois avant d'en ajouter un troisième en pointant le strangulot du doigt.
- Nom ? Fit-elle à la créature, pensant qu’il allait se présenter.
Finalement, la petite créature l'attaqua à nouveau. Elle le laissa faire en répétant le mot ami à celui-ci. Elle tenta de lui donner un petit poisson des mains, il attrapa le poisson avant de le manger à bonne distance. Le froid força la bleue et bronze à sortir de l'eau pour se sécher avant de se blottir dans une couverture pour écrire des notes sur un parchemin. Les jours de novembres continuaient de défiler, il y avait beaucoup moins de monde à l'extérieur en cette période de l'année. Ce qui, il fallait le dire, arrangeait bien Lucy qui n'avait plus forcément à rester discrète pour aller voir le strangulot. Petit à petit, elle notait des changements dans l'attitude de la petite créature. Elle était bien moins virulente et le fait d'être nourri régulièrement, elle attendait Lucy qui lui pêchait des poissons. La petite irlandaise essayait tous les jours de communiquer avec le strangulot et alors qu'elle prononça tant bien que mal le mot « Nom » le strangulot se mit à pousser un petit cri. Elle répéta lors le mot et le même crie fut entendu par la fillette. Elle imita le cri de celui-ci qui la regardait intriguer. Elle décida d'enchainer alors le cri suivi d'autre signifiant : gentil, ami et Lucy. Elle scrutait toujours le strangulot. Tous les jours, de novembre Lucy continua d'étudier la petite créature. Alors que décembre arrivait, Lucy eut la surprise de ne pas se faire attaquer une seule fois par le strangulot. Elle continua alors son approche, tout en notant les évolutions.
Le dernier week-end de novembre, elle entra à nouveau dans l'eau après avoir pêché des poissons pour le faire chasser. Elle déposa ceux-ci et après une petite course poursuite il finit par attraper les poissons. Il s'approcha de Lucy qui grelottait un peu et se posa sur sa jambe, regardant la fillette qui ne savait plus du tout comment réagir. Il n'y avait aucune étreinte, il était juste là, posé sur sa jambe sans aucune hostilité. Si la scène était touchante pour la petite O'Reilly, il fallait être bien sûr rester réaliste, ça ne voulait pas non plus dire qu'il était domestiqué. Néanmoins, il semblait s'être habitué à la présence pacifique et délicate de la petite serdaigle. Elle le regarda perplexe avant de lui demander ce qu'il voulait.
- SchaaaaSweeeeeb, tu reveux du poisson ? Demanda-elle sachant très bien qu’il ne comprendrait pas l’anglais.
Elle mima alors un poisson et il commença à s’exciter. Se relevant pour répondre à sa demande, les parties mouillées du corps de Lucy ressentaient le froid décuplé. La petite O’Reilly tremblait avec beaucoup d’amplitude, mais elle continua de pécher des poissons à l’aide de son épuisette. Elle déposa les poissons dans le petit jardin aquatique de SchaaaaSweeeeeb et s’enroula dans une couverture avant de s’asseoir dans la neige. Fatiguée et frigorifiée, elle finit par s’endormir enveloppée dans sa couverture. Par chance le soleil était de la partie en ce dernier week-end.
Elle continua de passer les jours suivants en compagnie de SchaaaaSweeeeeb, nageant parfois avec lui, le laissant agripper son doigt ou encore Jouer avec en le chatouillant avec des algues. Elle passait beaucoup de temps avec la petite créature qui s'était bien habitué à sa présence. Néanmoins, elle n'était pas stupide, une fois relâché il nagerait probablement vers les tréfonds du lac et elle ne le verrait peut-être jamais à nouveau. Cette pensée l'attristait un peu, déjà parce que ça voulait dire qu'elle aurait plus ou moins échoué et parce qu'elle s'était attachée à la petite créature. Evidement sa place était auprès des autres, dans un environnement plus grand, elle ne pouvait le garder indéfiniment dans le parc qu'elle avait construit pour l'étudier et essayer d'avoir un petit lien avec lui. De plus, les vacances scolaires arrivaient et elle ne pouvait le laisser seul aussi longtemps durant son absence. L'irlandaise avait bien entendu pensé à demander à quelqu'un de s'en occuper, cependant elle estimait qu'il serait préférable de lui rendre sa liberté. Il était encore vif et arriverait sans mal à chasser et retrouver une bande.
Il restait dix jours avant le début des vacances et Lucy continuait de passer du temps avec le petit strangulot. Elle continuait de prendre des notes et de nager rapidement avec lui le temps que son corps lui permettait de résister au gel de l’eau bien trop violente. Elle aimait beaucoup s’allonger la tête vers la rive du parc et lui parler. Parfois il était intrigué et parfois il se contentait de faire sa vie, se cachant dans sa petite grotte ou simplement en slalomant entre les algues. Il serait grandement présomptueux de se dire que la petite O’Reilly avait réussi en si peu de temps à domestiquer la créature, il était donc plus raisonnable de dire que le strangulot avait fini par s’acclimater à sa présence. Bien entendu c’était déjà une grande victoire pour la serdaigle qui avait réussi à faire en sorte que la petite bête, ne l’attaque pas, nage à ses côtés par moment et surtout qu’il s’agrippe à elle sans que l’étreinte soit exagérément forte.
Lorsque la veille des vacances de Noël arriva, elle se dit que c'était le moment de relâcher celui qu'elle avait étudié durant plusieurs mois. L'irlandaise enfila son maillot de bain, puis une fois devant le parc ou était le strangulot elle entra dans celui-ci. Comme à son habitude depuis de nombreux jours pour ne pas dire semaine, l'eau était d'un froid glacial. À peine entrée dans l'eau, le strangulot vint s'agripper à l'avant-bras de Lucy. Celle-ci marcha jusqu'au rivage puis contourna le mur de pierre. Elle fit bien attention que la petite créature reste dans l'eau le plus longtemps possible. Chose réussit, il était à présent au-delà du mur et s'il le voulait il pouvait nager comme il l'entendait libre de ses choix. Néanmoins, le strangulot restait accroché à l'avant-bras de la jeune O'Reilly. Elle continua de nager vers le large, ayant toujours la petite créature agrippée sur l'avant-bras.
- Va, tu es libre. Dit-elle calmement avant de reprendre. Libre de chasser, rejoindre les tiens, libre d’un tas de choses.
Lucy continuait de nager, elle s’était aventurée suffisamment loin pour ne plus avoir pied. Le petit strangulot lâcha Lucy et l’accompagna sur quelques mètres. Il tournait autour de la petite serdaigle, puis sans crier garde, il disparut dans les profondeurs du lac noir.
- Merci Fit Lucy à l’attention de la petite créature en murmurant.
Le lendemain elle se leva tôt, si elle espérait revoir la petite créature en longeant le rivage, elle savait qu’elle n’avait que très peu de chance de le revoir. Pourtant, elle était persuadée au fond d’elle-même qu’elle pourrait le recroiser un jour ou l’autre. Elle resta longtemps sur le rivage, mais aucune trace du strangulot, celui-ci avait sans doute repris sa petite vie auprès des siens. Enfin, à la fois triste et contente, la petite O’Reilly se rendit au point de rendez-vous afin d’emprunter l’une des barques pour rejoindre la gare de pré au lard, dans le but de passer les vacances de Noël en famille.
Chapitre 8 : ???
(Prochainement...)
(Prochainement...)
Couleur des dialogues : #004080