Excusez-moi, le livre là...
Mercredi 13 juillet 2050
Fleury et Bott
Dans l'après-midi
PV : @Églantine Pinehead
Fleury et Bott
Dans l'après-midi
PV : @Églantine Pinehead
C'était bien sa veine. N'importe quel enfant ou adolescent aurait été ravi d'entendre "Entre dans ce magasin et achète ce que tu veux". Mais surement pas Alyssa devant Fleury et Bott. Combien encore faudrait-il d'années à ses parents pour comprendre qu'elle détestait lire et qu'un livre, à l'exception de ceux bourrés d'images ou de Quidditch, ne l'intéressait pas ? La jeune fille soupira, sachant très bien qu'en prime, elle devait aussi s'acheter des manuels scolaires, pour contrebalancer son bulletin désastreux. Le livre en cadeau visait simplement à mieux faire passer la pilule.
Le seul avantage : sa mère l'avait laissée à l'entrée pour s'intéresser à d'autres rayons de son propre intérêt, du style... Non Alyssa ne le savait même pas. L'air complètement démotivé, l'archétype de l'enfant en vacances avec son t-shirt et son short, elle arpentait les rayons au hasard, ouvrant des livres sans forcément penser à les refermer, en prenant un pour oublier sa place d'origine ensuite, et surtout elle ne trouvait rien qui lui convenait. Sans grande surprise. Pour Alyssa, tous ces ouvrages aux reliures colorées ou ouvragées représentaient un ennui profond auquel elle risquait de ne pas survivre l'été. Malheureusement, ne pas jouer le jeu n'était point une option, car elle préférait encore choisir à la place de sa mère qui prendrait des grimoires avec une écriture bien trop petite et surtout sans aération.
Ainsi, la mort dans l'âme, la jeune fille prit un manuel de potion soit disant accessible aux quatrièmes années ainsi qu'un d'astronomie avec (bienheureusement) plus d'illustrations que de texte -elle ne pourrait couper à ces deux matières. Puis, les gardant sous le bras sans y prêter garde davantage, elle s'avança dans un autre rayon dans l'espoir de trouver un livre pouvant l'intéresser. Autant les manuels scolaires, en s'aidant des panneaux, Alyssa pouvait s'en sortir. Mais devant ces étagères de livres hétéroclites s'élevant jusqu'au haut plafond, elle ne savait plus ou en donner de la tête.
Un livre à la couverture animée attira soudainement son regard. Deux dragons tournoyant s'illustraient dessus. Alyssa l'ouvrit et comprit qu'il s'agissait d'un bestiaire sur ces créatures. Avec énormémeeeent de détails. Alyssa aimait bien les dragons, en plus cela ravirait sa mère qu'elle choisisse un livre sur les créatures magiques ; mais la vue de ce pavé la décourageait totalement. Peut-être qu'un autre plus léger traînait dans le coin ? Difficile à dire, avec ces étagères ne présentant aucun sens logique à ses yeux. Autant demander à un vendeur dans ce cas, après tout ils étaient là pour ça, n'est-ce pas ?
Alyssa avisa les alentours, avant de repérer une adulte au visage sévère, se tenant parfaitement droite dans l'allée. Merveilleux, elle semblait parfaitement rasoir comme tout grand professionnel de la lecture -du point de vue d'Alyssa. Alors la Gryffondor s'approcha de cette femme et lui tapota le bras pour attirer son attention, avant de dire :
- Heu... Excusez moi. Vous avez le même genre de livre en version moins épais ? Alyssa, retenant maladroitement par son autre coude les deux autres grimoires, présenta la couverture du livre en question. Puis, est-ce que vous vendez des BD ? J'en ai pas vu...
Et voila ! Hésite pas si quelque chose ne te convient pas !
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
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Be a writer, 장르로는 fantasy
Excusez-moi, le livre là...
Églantine ne put s'empêcher d'arquer un sourcil méprisant.
Ranger cet auteur à côté de ce thème... Quel vulgaire manque de culture, et quelle cruel décadence. Dire que le message et la dichotomie de cette œuvre entre en contradiction avec tout ce que l'auteur tente de véhiculer dans ses lignes... Et cette poussière, juste ici, un véritable repère, un nid, même, pour les moisissures futures, n'attendant que de ternir ces précieuses pages. Rajustant un pli de sa robe avec négligence, la future bibliothécaire cherche à peine à contenir son air suffisant.
Du regard, elle cherchait le ou la gérante des lieux, qui semblait être tombé en disgrâce depuis son dernier passage. Comment pouvait-on, en toute intelligence, laisser ainsi un endroit aussi renommé que Fleury et Bott, sombrer dans une telle décadence. Elle avait déjà repéré deux défauts. Combien de temps avant le troisième ? Insupportable, si elle n'était pas pressée et avide de s'évader de cet endroit, qui recélait malgré tout quelques ouvrages dignes de son intérêt, elle aurait déjà franchi le pas de la porte, sans retour.
Mais il lui fallait, avant de s'éclipser, les dernières éditions des manuels de l'école. Elle se devait de les parcourir attentivement avant de prendre son poste, pour être certaine de ne rien louper, et de se maintenir à niveau. Il pouvait exister d'infimes différences entre éditions, le passé l'a déjà démontré, aussi se devait-elle d'être attentive, et assidue. Maîtriser les cours de ces enfants n'avait rien de difficile, mais être précautionneuse ne...
"Je vous prie de m'excuser."
Ses mots jaillissent de ses lèvres avant même qu'elle ne pivote pour baisser son regard sur l'importune qui vient perturber son silencieux jugement. Elle se radoucit, un très court instant, lorsqu'elle voit l'enfant tendre un livre, espérant croiser une érudite curieuse et avide de savoir. Puis ses traits s'effacent et retombent. L'ombre noire d'une colère lancinante s'attarde au fond de sa gorge, qu'elle ne se gêne pas pour diluer à petit feu dans ses paroles.
"Bonjour. On ne dit pas excusez-moi, voyez-vous. Cela impliquerait que vous vous excusez vous-même, ou pire, que vous m'exigez de vous excuser. Mes excuses, ou encore pardonnez-moi, ma préférence allant à je vous prie de bien vouloir m'excuser, sont des formules acceptables."
Une fois totalement retournée vers son interlocutrice, elle accepte à contrecœur de saisir le livre qu'elle lui tendait, pour l'observer. Son inquisiteur sourcil se dresse une nouvelle fois, tandis qu'elle s'efforçait de comprendre la demande absurde de la plus jeune.
"En moins épaisse, pour commencer. Il s'agit de la version, qui est moins épaisse, et non du livre... Pour continuer..."
Elle laisse ses narines se dilater lors de son inspiration, avant de restituer dans un sourire contenu l'ouvrage.
"Si ce livre a été écrit ainsi, c'est pour être lu ainsi. Il serait inconvenant de chercher la solution de facilité, en se rabattant sur des ouvrages moins... épais. Et pour finir... des... BD ? Qu'entendez-vous ?"
Droite, intransigeante, les mains croisées sur le bas de son ventre, l'interrogation d'Églantine n'en demeure pas moins réelle. Le langage des jeunes... Il allait falloir qu'elle et Thérèsa aient une petite conversation, voire plusieurs, avant que la femme ne puisse prendre son poste. Hors de question de se retrouver dans l'embarras si les petites têtes blondes étaient incapables d'exprimer correctement leurs demandes.
Désolé... je jure je suis plus sympa qu'elle
Ranger cet auteur à côté de ce thème... Quel vulgaire manque de culture, et quelle cruel décadence. Dire que le message et la dichotomie de cette œuvre entre en contradiction avec tout ce que l'auteur tente de véhiculer dans ses lignes... Et cette poussière, juste ici, un véritable repère, un nid, même, pour les moisissures futures, n'attendant que de ternir ces précieuses pages. Rajustant un pli de sa robe avec négligence, la future bibliothécaire cherche à peine à contenir son air suffisant.
Du regard, elle cherchait le ou la gérante des lieux, qui semblait être tombé en disgrâce depuis son dernier passage. Comment pouvait-on, en toute intelligence, laisser ainsi un endroit aussi renommé que Fleury et Bott, sombrer dans une telle décadence. Elle avait déjà repéré deux défauts. Combien de temps avant le troisième ? Insupportable, si elle n'était pas pressée et avide de s'évader de cet endroit, qui recélait malgré tout quelques ouvrages dignes de son intérêt, elle aurait déjà franchi le pas de la porte, sans retour.
Mais il lui fallait, avant de s'éclipser, les dernières éditions des manuels de l'école. Elle se devait de les parcourir attentivement avant de prendre son poste, pour être certaine de ne rien louper, et de se maintenir à niveau. Il pouvait exister d'infimes différences entre éditions, le passé l'a déjà démontré, aussi se devait-elle d'être attentive, et assidue. Maîtriser les cours de ces enfants n'avait rien de difficile, mais être précautionneuse ne...
"Je vous prie de m'excuser."
Ses mots jaillissent de ses lèvres avant même qu'elle ne pivote pour baisser son regard sur l'importune qui vient perturber son silencieux jugement. Elle se radoucit, un très court instant, lorsqu'elle voit l'enfant tendre un livre, espérant croiser une érudite curieuse et avide de savoir. Puis ses traits s'effacent et retombent. L'ombre noire d'une colère lancinante s'attarde au fond de sa gorge, qu'elle ne se gêne pas pour diluer à petit feu dans ses paroles.
"Bonjour. On ne dit pas excusez-moi, voyez-vous. Cela impliquerait que vous vous excusez vous-même, ou pire, que vous m'exigez de vous excuser. Mes excuses, ou encore pardonnez-moi, ma préférence allant à je vous prie de bien vouloir m'excuser, sont des formules acceptables."
Une fois totalement retournée vers son interlocutrice, elle accepte à contrecœur de saisir le livre qu'elle lui tendait, pour l'observer. Son inquisiteur sourcil se dresse une nouvelle fois, tandis qu'elle s'efforçait de comprendre la demande absurde de la plus jeune.
"En moins épaisse, pour commencer. Il s'agit de la version, qui est moins épaisse, et non du livre... Pour continuer..."
Elle laisse ses narines se dilater lors de son inspiration, avant de restituer dans un sourire contenu l'ouvrage.
"Si ce livre a été écrit ainsi, c'est pour être lu ainsi. Il serait inconvenant de chercher la solution de facilité, en se rabattant sur des ouvrages moins... épais. Et pour finir... des... BD ? Qu'entendez-vous ?"
Droite, intransigeante, les mains croisées sur le bas de son ventre, l'interrogation d'Églantine n'en demeure pas moins réelle. Le langage des jeunes... Il allait falloir qu'elle et Thérèsa aient une petite conversation, voire plusieurs, avant que la femme ne puisse prendre son poste. Hors de question de se retrouver dans l'embarras si les petites têtes blondes étaient incapables d'exprimer correctement leurs demandes.
Désolé... je jure je suis plus sympa qu'elle
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Excusez-moi, le livre là...
Cette femme semblait bigrement sévère. Une pensée qui traversa l'esprit d'Alyssa un instant avant qu'elle ne l'oublie instantanément ; après tout l'adulte était là pour la renseigner, et toute question sur un livre se valait, n'est-ce pas ? En plus, pour une fois que la Gryffondor faisait un effort !
Attends... Quoi ? Pourquoi elle veut s'excuser, l'autre ? Le visage d'Alyssa se fit perplexe, avant qu'une profonde stupéfaction ne s'en mêle. Elle cligna des yeux, prenant quelques instants supplémentaires à comprendre que l'inconnue lui faisait une leçon de politesse. Sérieux ? Si Alyssa ne se sentait pas autant en terrain ennemi, entourée de tous ces vieux livres, elle aurait immédiatement tourné les talons. Avec un malencontreux coup de reliure contre le menton de cette vendeuse. Mais bon, sa mère voulait la voir ressortir de la boutique avec des livres et, à défaut de rapporter un bon bulletin, la jeune fille pouvait au moins faire cet effort.
- Heu... Je vous prie de m'excu-... vouloir m'excuser, répéta Alyssa en se mélangeant complètement entre ces termes lui semblant en tout point identiques. Mine de rien, son interlocutrice avait ce petit quelque chose lui effaçant momentanément toute envie de faire la maligne.
Heureusement, son espoir de trouver quelque chose dans cette vieille librairie se renfloua bien vite lorsque l'adulte accepta de prendre le livre. Alyssa, pleine d'attente, patienta avec autant de patience que son caractère le lui permettait, avant que ses traits ne s'affaissent à l'entente de la remarque.
- Ben c'est pareil..., marmonna-t-elle, commençant à ressentir une pointe d'agacement percer. Les leçons de grammaire ne lui rappelaient que de très mauvais souvenirs à l'école moldue, heureusement vite effacés par tous les moyens plus ou moins ingénieux qu'elle avait inventé pour se distraire en cours.
Et voila, en l'espace de trois, aller quatre répliques de cette vendeuse, Alyssa ne savait déjà plus où se mettre. Elle réceptionna avec maladresse l'ouvrage, gênée par les deux autres coincés contre son bras, et fronça les sourcils. Franchement, elle m'aide pas du tout là. En fait, cela ne lui donnait même plus aucune envie de faire des efforts. Alors le visage neutre, Alyssa se tourna vers une étagère au hasard et, sans un mot de plus, reposa cet ouvrage qui lui avait pourtant fait de l'œil.
De haut en bas, la jeune fille examina ensuite son interlocutrice, son air soigné et ses rides à peine visible. Par Merlin, qui pouvait donc ignorer ce qu'était une BD ? Courageusement, à défaut d'avoir conservé l'autre grimoire, Alyssa se décida à défendre le seul genre littéraire qu'elle affectionnait.
- Les bandes dessinées. Avec des dessins dans des cadres, et des bulles pour mettre les paroles. C'est vraiment bien à lire. Alyssa prit soudainement conscience de la cocasserie de cette scène et elle reprit, les sourcils froncés : Mais comment vous pouvez ignorer ça ? Vous... vendez des livres...
Attends... Quoi ? Pourquoi elle veut s'excuser, l'autre ? Le visage d'Alyssa se fit perplexe, avant qu'une profonde stupéfaction ne s'en mêle. Elle cligna des yeux, prenant quelques instants supplémentaires à comprendre que l'inconnue lui faisait une leçon de politesse. Sérieux ? Si Alyssa ne se sentait pas autant en terrain ennemi, entourée de tous ces vieux livres, elle aurait immédiatement tourné les talons. Avec un malencontreux coup de reliure contre le menton de cette vendeuse. Mais bon, sa mère voulait la voir ressortir de la boutique avec des livres et, à défaut de rapporter un bon bulletin, la jeune fille pouvait au moins faire cet effort.
- Heu... Je vous prie de m'excu-... vouloir m'excuser, répéta Alyssa en se mélangeant complètement entre ces termes lui semblant en tout point identiques. Mine de rien, son interlocutrice avait ce petit quelque chose lui effaçant momentanément toute envie de faire la maligne.
Heureusement, son espoir de trouver quelque chose dans cette vieille librairie se renfloua bien vite lorsque l'adulte accepta de prendre le livre. Alyssa, pleine d'attente, patienta avec autant de patience que son caractère le lui permettait, avant que ses traits ne s'affaissent à l'entente de la remarque.
- Ben c'est pareil..., marmonna-t-elle, commençant à ressentir une pointe d'agacement percer. Les leçons de grammaire ne lui rappelaient que de très mauvais souvenirs à l'école moldue, heureusement vite effacés par tous les moyens plus ou moins ingénieux qu'elle avait inventé pour se distraire en cours.
Et voila, en l'espace de trois, aller quatre répliques de cette vendeuse, Alyssa ne savait déjà plus où se mettre. Elle réceptionna avec maladresse l'ouvrage, gênée par les deux autres coincés contre son bras, et fronça les sourcils. Franchement, elle m'aide pas du tout là. En fait, cela ne lui donnait même plus aucune envie de faire des efforts. Alors le visage neutre, Alyssa se tourna vers une étagère au hasard et, sans un mot de plus, reposa cet ouvrage qui lui avait pourtant fait de l'œil.
De haut en bas, la jeune fille examina ensuite son interlocutrice, son air soigné et ses rides à peine visible. Par Merlin, qui pouvait donc ignorer ce qu'était une BD ? Courageusement, à défaut d'avoir conservé l'autre grimoire, Alyssa se décida à défendre le seul genre littéraire qu'elle affectionnait.
- Les bandes dessinées. Avec des dessins dans des cadres, et des bulles pour mettre les paroles. C'est vraiment bien à lire. Alyssa prit soudainement conscience de la cocasserie de cette scène et elle reprit, les sourcils froncés : Mais comment vous pouvez ignorer ça ? Vous... vendez des livres...
J'espère bien 
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
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Be a writer, 장르로는 fantasy
Excusez-moi, le livre là...
Ben c'est pareil ?
Cette jeune écervelée pensait-elle donc que je suis sourde ? Peut-être qu'elle estime même que je ne suis pas digne d'entendre pleinement ses complaintes après tout, que je ne suis qu'une vieille folle inconnue, et qu'elle n'a pas à se fatiguer ? Ne lui a-t-on jamais appris qu'il est fort impoli de murmurer dans sa barbe, et plus particulièrement lorsque nous en sommes dépourvus ? La tentation de la reprendre est grande, je pourrais noter son nom, je pourrais d'ores et déjà la marquer sur ma liste rouge de perturbateurs et de petits délinquants.
Mais après y avoir réfléchi, et en avoir débattu avec moi-même, je prends la décision de la seconde chance. Retenir son visage sera grandement suffisant, et peut-être même qu'elle se comporte différemment une fois dans l'enceinte de l'école, qui sait ? J'ai promis à Thérèsa que je ferai des efforts, et que je me montrerai moins sévère, ce sera plus facile si je m'y exerce dès à présent. Mon buste efface les plis de ma robe, lorsque je me redresse, m'efforçant de relâcher les muscles de mon visage.
Avec résignation, elle se déleste de son livre, comme abandonnant sans même essayer de lutter son projet premier de vouloir le lire. Une tension anime de nouveau mes sourcils, qui ne fait que se renforcer lorsqu'elle rouvre la bouche pour parler. Des... BD ? Des livres... en moins épais ? Par Merlin, je regrette déjà d'avoir accepté ce poste. Les élèves d'aujourd'hui n'ont-ils plus la moindre appétence pour la lecture ? Des dessins dans des cadres et des bulles en guise de mot... je crois que je vais défaillir, tant mon ébahissement transparait sur mes traits froncés.
J'inspire un grand coup, avant de faire un mort, et récupère le livre sur l'étagère pour le lui tendre.
« N'abandonnez pas si vite ce livre Miss, s'il vous intéresse, mettez-y du vôtre, comme vous l'aviez prévu dans un premier temps. Je vous déconseille fortement de perdre votre énergie avec ces... bandes dessinées. Dis-je avec un mépris à peine contenu. Et je crains qu'il n'y ait confusion. Je ne travaille pas ici. »
Je conclus sur un mesquin et satisfait sourire.
« Vous aurez, en revanche, l'occasion de prochainement me croiser dans les rayons de la bibliothèque de Poudlard. Je m'incline légèrement dans sa direction, sans la perdre des yeux, pour guetter sa réaction. Églantine Pinehead, tout le plaisir est pour moi. »
Je m'attendais certes à croiser des élèves en revenant dans cet endroit, mais j'osais espérer, en franchissant les portes de cet boutique, ne pas avoir le malheur de rencontrer les moins éduqués... Une bande dessinée... Des livres moins épais, miséricorde. La discipline de cet établissement s'était-elle à ce point mollifiée ?
Cette jeune écervelée pensait-elle donc que je suis sourde ? Peut-être qu'elle estime même que je ne suis pas digne d'entendre pleinement ses complaintes après tout, que je ne suis qu'une vieille folle inconnue, et qu'elle n'a pas à se fatiguer ? Ne lui a-t-on jamais appris qu'il est fort impoli de murmurer dans sa barbe, et plus particulièrement lorsque nous en sommes dépourvus ? La tentation de la reprendre est grande, je pourrais noter son nom, je pourrais d'ores et déjà la marquer sur ma liste rouge de perturbateurs et de petits délinquants.
Mais après y avoir réfléchi, et en avoir débattu avec moi-même, je prends la décision de la seconde chance. Retenir son visage sera grandement suffisant, et peut-être même qu'elle se comporte différemment une fois dans l'enceinte de l'école, qui sait ? J'ai promis à Thérèsa que je ferai des efforts, et que je me montrerai moins sévère, ce sera plus facile si je m'y exerce dès à présent. Mon buste efface les plis de ma robe, lorsque je me redresse, m'efforçant de relâcher les muscles de mon visage.
Avec résignation, elle se déleste de son livre, comme abandonnant sans même essayer de lutter son projet premier de vouloir le lire. Une tension anime de nouveau mes sourcils, qui ne fait que se renforcer lorsqu'elle rouvre la bouche pour parler. Des... BD ? Des livres... en moins épais ? Par Merlin, je regrette déjà d'avoir accepté ce poste. Les élèves d'aujourd'hui n'ont-ils plus la moindre appétence pour la lecture ? Des dessins dans des cadres et des bulles en guise de mot... je crois que je vais défaillir, tant mon ébahissement transparait sur mes traits froncés.
J'inspire un grand coup, avant de faire un mort, et récupère le livre sur l'étagère pour le lui tendre.
« N'abandonnez pas si vite ce livre Miss, s'il vous intéresse, mettez-y du vôtre, comme vous l'aviez prévu dans un premier temps. Je vous déconseille fortement de perdre votre énergie avec ces... bandes dessinées. Dis-je avec un mépris à peine contenu. Et je crains qu'il n'y ait confusion. Je ne travaille pas ici. »
Je conclus sur un mesquin et satisfait sourire.
« Vous aurez, en revanche, l'occasion de prochainement me croiser dans les rayons de la bibliothèque de Poudlard. Je m'incline légèrement dans sa direction, sans la perdre des yeux, pour guetter sa réaction. Églantine Pinehead, tout le plaisir est pour moi. »
Je m'attendais certes à croiser des élèves en revenant dans cet endroit, mais j'osais espérer, en franchissant les portes de cet boutique, ne pas avoir le malheur de rencontrer les moins éduqués... Une bande dessinée... Des livres moins épais, miséricorde. La discipline de cet établissement s'était-elle à ce point mollifiée ?
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Excusez-moi, le livre là...
Alyssa ne comprenait pas : les BD étaient loin d'être méconnues dans le monde sorcier, la preuve elle en disposait de nombreux numéros, en plus de celles moldues. Pourtant, cette femme ayant tout l'air de vendre des livres chez Fleury et Bott depuis 20, 30 ans, ou même pire encore, d'être née directement dans un vieux grimoire rasoir, semblait ne rien y connaître.
Elle fronça les sourcils lorsque la vendeuse se saisit à nouveau du livre pour le lui tendre. Le froncement s'accentua aux paroles suivant, alors que son esprit s'interrogeait sur cette étrange technique de vente. Depuis quand ils sont aussi forceurs chez Fleury et Bott... Sans un mot, ayant la ferme intention de reposer le grimoire sur l'étagère si tôt l'adulte aux talons tournés, Alyssa le reprit à regret dans ses bras. Malgré ses efforts pour cacher son manque de motivation, son visage ne tarda pas à prendre une expression complètement déconfite alors que l'adulte poursuivait.
- Mais les BD, c'est ce que je préf-..., marmonna-t-elle, perturbée par la pointe de mépris perceptible dans le ton de son interlocutrice, avant de s'interrompre, ses yeux s'ouvrant en grand. Comment ça... Elle ne travaillait pas ici ?
Aux mots se succédant, comme paralysés par le choc, les doigts d'Alyssa relâchèrent leur étreinte et le livre aux dragons animés chuta au sol, la reliure heurtant le carrelage de pierres dans un son se répercutant entre les hautes étagères de livres. Sans même esquisser un geste pour le ramasser, la petite blonde fixait l'adulte avec de grands yeux dans lesquels se lisaient un mélange de surprise, de confusion... et d'horreur.
Par Merlin, la honte de l'avoir prise pour une vendeuse. De prime, Alyssa n'avait nulle envie de recroiser cette Eglantine Pinetruc dans les couloirs de Poudlard. Sa première pensée fut de prétexter avoir déjà terminé son cursus scolaire, en dépit de son allure juvénile. Sa deuxième ? Donner un faux nom, un faux prénom, et une fausse maison. Mais, au grand désarroi de la Gryffondor, cette adulte détenait cet étrange pouvoir de lui retirer toute envie de jouer à la plus maligne.
- Alyssa Wright... Je rentre en quat- heu cinquième année, fit-elle sur un ton résigné en rentrant le menton. Elle s'éclaircit la gorge pour se redonner un semblant de contenance avant de poursuivre avec sincérité : Mais on ne se croisera sans doute jamais, je ne vais pas à la bibliothèque.
Elle fronça les sourcils lorsque la vendeuse se saisit à nouveau du livre pour le lui tendre. Le froncement s'accentua aux paroles suivant, alors que son esprit s'interrogeait sur cette étrange technique de vente. Depuis quand ils sont aussi forceurs chez Fleury et Bott... Sans un mot, ayant la ferme intention de reposer le grimoire sur l'étagère si tôt l'adulte aux talons tournés, Alyssa le reprit à regret dans ses bras. Malgré ses efforts pour cacher son manque de motivation, son visage ne tarda pas à prendre une expression complètement déconfite alors que l'adulte poursuivait.
- Mais les BD, c'est ce que je préf-..., marmonna-t-elle, perturbée par la pointe de mépris perceptible dans le ton de son interlocutrice, avant de s'interrompre, ses yeux s'ouvrant en grand. Comment ça... Elle ne travaillait pas ici ?
Aux mots se succédant, comme paralysés par le choc, les doigts d'Alyssa relâchèrent leur étreinte et le livre aux dragons animés chuta au sol, la reliure heurtant le carrelage de pierres dans un son se répercutant entre les hautes étagères de livres. Sans même esquisser un geste pour le ramasser, la petite blonde fixait l'adulte avec de grands yeux dans lesquels se lisaient un mélange de surprise, de confusion... et d'horreur.
Par Merlin, la honte de l'avoir prise pour une vendeuse. De prime, Alyssa n'avait nulle envie de recroiser cette Eglantine Pinetruc dans les couloirs de Poudlard. Sa première pensée fut de prétexter avoir déjà terminé son cursus scolaire, en dépit de son allure juvénile. Sa deuxième ? Donner un faux nom, un faux prénom, et une fausse maison. Mais, au grand désarroi de la Gryffondor, cette adulte détenait cet étrange pouvoir de lui retirer toute envie de jouer à la plus maligne.
- Alyssa Wright... Je rentre en quat- heu cinquième année, fit-elle sur un ton résigné en rentrant le menton. Elle s'éclaircit la gorge pour se redonner un semblant de contenance avant de poursuivre avec sincérité : Mais on ne se croisera sans doute jamais, je ne vais pas à la bibliothèque.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
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Be a writer, 장르로는 fantasy
Excusez-moi, le livre là...
Silencieuse, Églantine observa la déchéance de l'une de ses futures élèves, dégringolant d'ores et déjà dans son classement mental. Oser agir en pensant savoir quel était le métier de la bibliothécaire, l'associer à cet endroit des plus primitifs (après tout, une librairie fournissant des enfants de premières années ne pouvait que se targuer de n'être rien de mieux qu'une amatrice) quel mauvais départ. Rejeter un livre car on le considérait comme trop complexe, chercher une alternative de facilité, peu de choses écœuraient davantage la dame grisâtre et fine.
Mais le laisser tomber, laisser choir un ouvrage, qu'importe sa qualité, c'en était trop. Sa baguette, rarement utilisée, jaillit de sa manche pour récupérer le livre jusqu'à le faire parvenir entre ses doigts veinés et secs. D'une main, elle le maintenant, tandis qu'elle rengaina son catalyseur calmement. Peu importe les explications et réponses hésitantes, bafouillant avec peine des mots misérables, il fallait d'abord vérifier l'intégrité du livre. Aussi n'eut-elle pas la moindre réaction avant d'avoir terminé son minutieux examen, pour finalement déposer un regard transperçant sur la petite blonde.
« Mademoiselle Wright. »
Que dire, par où commencer ? Entre cet affront méprisable, et cette affirmation déplorable, presque comme une revendication fière et puérile.
« Vous êtes la pause entre deux pensées. L'écart du vide entre deux réflexions. Comment avez-vous pu atteindre la cinquième année sans jamais fouler du pied votre bibliothèque ? N'avez-vous donc aucun standard, aucune ambition ? Comment espérez-vous perfectionner vos connaissances sans vous plonger dans les précieux ouvrages de votre école ? Vous avez une mine d'or à disposition, dans cet établissement, mademoiselle, et vous devriez mieux la considérer. »
Mais le laisser tomber, laisser choir un ouvrage, qu'importe sa qualité, c'en était trop. Sa baguette, rarement utilisée, jaillit de sa manche pour récupérer le livre jusqu'à le faire parvenir entre ses doigts veinés et secs. D'une main, elle le maintenant, tandis qu'elle rengaina son catalyseur calmement. Peu importe les explications et réponses hésitantes, bafouillant avec peine des mots misérables, il fallait d'abord vérifier l'intégrité du livre. Aussi n'eut-elle pas la moindre réaction avant d'avoir terminé son minutieux examen, pour finalement déposer un regard transperçant sur la petite blonde.
« Mademoiselle Wright. »
Que dire, par où commencer ? Entre cet affront méprisable, et cette affirmation déplorable, presque comme une revendication fière et puérile.
« Vous êtes la pause entre deux pensées. L'écart du vide entre deux réflexions. Comment avez-vous pu atteindre la cinquième année sans jamais fouler du pied votre bibliothèque ? N'avez-vous donc aucun standard, aucune ambition ? Comment espérez-vous perfectionner vos connaissances sans vous plonger dans les précieux ouvrages de votre école ? Vous avez une mine d'or à disposition, dans cet établissement, mademoiselle, et vous devriez mieux la considérer. »
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Excusez-moi, le livre là...
A l'extérieur de Poudlard, Alyssa enviait toujours les adultes pouvant utiliser librement leur catalyseur. Tout comme cette Eglantine Pinemachin qui avait récupéré sans mal, d'un simple coup de baguette, le pauvre livre atterri dans un nuage de poussières. D'ailleurs, la sorcière semblait si concentrée sur l'ouvrage qu'Alyssa eut la sensation de parler dans le vide, en se présentant dans une mauvaise foi évidente. Le regard de la blonde se posa furtivement sur les doigts de la vend-... pardon, bibliothécaire, qui parcouraient les pages. On dirait des serres... C'était décidé, Alyssa allait rapidement tourner les talons, maintenant que l'adulte semblait s'être désintéressée de sa personne.
Oh... Crotte d'éruptif. La petite blonde releva ses yeux clairs en direction de l'adulte. Son ton doublé d'un regard perçant ne lui disait rien qui vaille. Heureusement, ou non, suspense ne dura guère de temps. A mesure que la bibliothécaire l'enchaînait, l'expression d'Alyssa traversa différentes émotions : l'incompréhension, l'incrédulité, puis un profond sentiment d'humiliation. Comment ça je suis du... Vide ? La Gryffondor resta muette de longs instants, à court de mots, complètement sonnée par cette tirade qui frappait pile où il ne fallait pas, dans ses difficultés académiques, dans ses notes qui baissaient drastiquement.
- Je... Je...
Alyssa allait-elle vraiment perdre la face devant cette vieille chouette ? Son champ de vision se rétrécit sur le regard transperçant de l'adulte alors que ses poings se serrèrent, ses épaules tremblants sous l'émotion. Pas d'ambition ?! Sa fierté blessée se réveilla d'un coup et la jeune fille se redressa. Se mettre en colère n'était jamais la solution. Alyssa savait parfaitement que sa capacité à agir stupidement était décuplé par la colère, et qu'elle devait apprendre à se contrôler. Elle y travaillait, du moins essayait.
Mais là, elle se laissa volontiers envahir par ce sentiment occultant ses chimères. Le regard d'Alyssa flamboya, alors qu'elle s'exclama, pointant du doigt Miss Pinebidule :
- J'ai pas envie de devenir comme vous, une vieille chouette qui passe son temps le bec fourré dans des vieux livres ! Mes ambitions, elles sont pas dans les bouquins, j'ai pas besoin de ça pour devenir joueuse de Quidditch pro !
Oh... Crotte d'éruptif. La petite blonde releva ses yeux clairs en direction de l'adulte. Son ton doublé d'un regard perçant ne lui disait rien qui vaille. Heureusement, ou non, suspense ne dura guère de temps. A mesure que la bibliothécaire l'enchaînait, l'expression d'Alyssa traversa différentes émotions : l'incompréhension, l'incrédulité, puis un profond sentiment d'humiliation. Comment ça je suis du... Vide ? La Gryffondor resta muette de longs instants, à court de mots, complètement sonnée par cette tirade qui frappait pile où il ne fallait pas, dans ses difficultés académiques, dans ses notes qui baissaient drastiquement.
- Je... Je...
Alyssa allait-elle vraiment perdre la face devant cette vieille chouette ? Son champ de vision se rétrécit sur le regard transperçant de l'adulte alors que ses poings se serrèrent, ses épaules tremblants sous l'émotion. Pas d'ambition ?! Sa fierté blessée se réveilla d'un coup et la jeune fille se redressa. Se mettre en colère n'était jamais la solution. Alyssa savait parfaitement que sa capacité à agir stupidement était décuplé par la colère, et qu'elle devait apprendre à se contrôler. Elle y travaillait, du moins essayait.
Mais là, elle se laissa volontiers envahir par ce sentiment occultant ses chimères. Le regard d'Alyssa flamboya, alors qu'elle s'exclama, pointant du doigt Miss Pinebidule :
- J'ai pas envie de devenir comme vous, une vieille chouette qui passe son temps le bec fourré dans des vieux livres ! Mes ambitions, elles sont pas dans les bouquins, j'ai pas besoin de ça pour devenir joueuse de Quidditch pro !
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
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Be a writer, 장르로는 fantasy
Excusez-moi, le livre là...
Premièrement, il est d'une impolitesse rare de pointer du doigt une personne, encore moins une que l'on ne connait pas, ou que l'on vient de rencontrer. Il semblerait que les parents de cette petite furie aient manqué ce coche durant son éducation... Quoi d'étonnant après tout, lorsque l'on observe son comportement avec le premier livre venu ? C'est à se demander comment une énergumène pareille a pu survivre toutes ces années à Poudlard sans redoubler ni se faire renvoyer pour incompétence crasse. Et Églantine osait espérer qu'en aucune façon elle ne s'exprimait de cette manière avec les adultes de son école. Une enfant, incapable de gérer ses émotions sans réagir de la façon la plus crue et la plus ridicule qui quoi.
Raide comme la justice, Églantine laissa sa future élève s'enfoncer pathétiquement dans les marécages de son incompétence. Un grain d'étonnement naissait dans son esprit, mais elle espéra que jamais cette petite ne réagisse ainsi une fois qu'elles seraient toutes deux à Poudlard. Passe encore qu'elle le fasse ici, et encore, elle n'avait après tout aucune autorité sur elle. Mais une fois dans l'établissement, ce serait une autre histoire. Une vieille chouette... Ce genre d'insulte méprisable n'avait aucune emprise sur Églantine, et ce fut bien pour cela qu'elle carra les épaules.
« Si vous ne vous êtes jamais rendu à la bibliothèque, comment pouvez-vous affirmer avec autant de certitude que les livres ne vous seront d'aucune utilité ? Pensez-vous réellement qu'un joueur professionnel n'a pour talent unique que de savoir voler ? Jongler avec des balles n'est pas le tout, mademoiselle. Qu'en est-il de l'étude des règlements ? Ceux passés, et ceux actuels, ainsi que les projets en cours des fédérations sportives ? Ou bien encore, l'étude des grands matchs de l'histoire, avec leurs stratégies, leurs rebondissements, et leur comptes-rendus ? Les interviews et biographies des grands joueurs, vous ne les trouverez pas sur le terrain, que je sache. Toute cette théorie, c'est dans ma bibliothèque que vous les trouverez, mademoiselle. »
L'irrespect de cette enfant lui aurait valu une amère punition dans l'enceinte de l'école. Probablement sous la forme d'une dissertation quant à l'importance de ne pas négliger l'étude théorique, et une sur l'importance du respect de ses aînés. Mais ici, la seule satisfaction que pouvait trouver Églantine, était de mettre sous le nez de cette braillarde à quel point elle se trompait lourdement. Et qu'importe que son ambition soit des plus ridicules, jouer au Quidditch, quel passe-temps minable...
« Et au passage, ce n'est pas en réagissant de la sorte que vous pourrez vous hisser. Songez aux conséquences si vous veniez à vous emporter de cette manière face à un arbitre injuste, ou à un adversaire déloyal. C'est avec votre tête, mademoiselle, que vous réussirez là, alors ne négligez pas l'étude. »
Raide comme la justice, Églantine laissa sa future élève s'enfoncer pathétiquement dans les marécages de son incompétence. Un grain d'étonnement naissait dans son esprit, mais elle espéra que jamais cette petite ne réagisse ainsi une fois qu'elles seraient toutes deux à Poudlard. Passe encore qu'elle le fasse ici, et encore, elle n'avait après tout aucune autorité sur elle. Mais une fois dans l'établissement, ce serait une autre histoire. Une vieille chouette... Ce genre d'insulte méprisable n'avait aucune emprise sur Églantine, et ce fut bien pour cela qu'elle carra les épaules.
« Si vous ne vous êtes jamais rendu à la bibliothèque, comment pouvez-vous affirmer avec autant de certitude que les livres ne vous seront d'aucune utilité ? Pensez-vous réellement qu'un joueur professionnel n'a pour talent unique que de savoir voler ? Jongler avec des balles n'est pas le tout, mademoiselle. Qu'en est-il de l'étude des règlements ? Ceux passés, et ceux actuels, ainsi que les projets en cours des fédérations sportives ? Ou bien encore, l'étude des grands matchs de l'histoire, avec leurs stratégies, leurs rebondissements, et leur comptes-rendus ? Les interviews et biographies des grands joueurs, vous ne les trouverez pas sur le terrain, que je sache. Toute cette théorie, c'est dans ma bibliothèque que vous les trouverez, mademoiselle. »
L'irrespect de cette enfant lui aurait valu une amère punition dans l'enceinte de l'école. Probablement sous la forme d'une dissertation quant à l'importance de ne pas négliger l'étude théorique, et une sur l'importance du respect de ses aînés. Mais ici, la seule satisfaction que pouvait trouver Églantine, était de mettre sous le nez de cette braillarde à quel point elle se trompait lourdement. Et qu'importe que son ambition soit des plus ridicules, jouer au Quidditch, quel passe-temps minable...
« Et au passage, ce n'est pas en réagissant de la sorte que vous pourrez vous hisser. Songez aux conséquences si vous veniez à vous emporter de cette manière face à un arbitre injuste, ou à un adversaire déloyal. C'est avec votre tête, mademoiselle, que vous réussirez là, alors ne négligez pas l'étude. »
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Excusez-moi, le livre là...
Par Merlin, ça lui faisait du bien. Alyssa détestait se faire prendre de haut, et bien plus encore par une bonne femme lui étant parfaitement inconnue. Dire que la blonde s'était adressée à elle en s'imaginant recevoir de l'aide. Quelle leçon en tirer ? Certainement de ne plus demander des conseils en librairie ! Les épaules d'Alyssa se détendaient, soulagées de s'être libérées de cette soudaine colère, mais la jeune fille n'était pas prête pour la réponse de la future bibliothécaire.
Quoi ? Les sourcils de la blonde se froncèrent. J'vais en faire quoi des biographies des grands joueurs ? Autant Alyssa comprenait l'importance de se tenir au courant de l'évolution du règlement en Quidditch -la preuve, rien qu'à Poudlard il y en avait eu des changements l'année passé. Autant le reste... En fait Miss Pinemachin citait tant d'éléments qu'Alyssa en perdait déjà le fil, comme cela pouvait éventuellement se lire dans son regard devenu vitreux. Peut-être aussi que la Gryffondor ne voulait pas reconnaître que certaines -et uniquement certaines- parties du discours lui semblaient guère dénuées de sens.
La jeune fille eut comme un sursaut lorsque l'adulte repassa sur une bonne leçon de morale comme elle pouvait détester. Son regard clair se durcit à nouveau alors qu'elle se renfrogna, son visage se refermant encore une fois. De dépit, à court de paroles après avoir libéré d'un coup sa colère, Alyssa enfouit les mains dans ses poches et, sans vraiment regarder la bibliothécaire, marmonna :
- Vous me dîtes d'étudier les livres, de pas m'emporter, mais en attendant, en même pas cinq minutes vous vous permettez de me faire la morale sans même me connaître... C'est vraiment pas cool non plus.
Quoi ? Les sourcils de la blonde se froncèrent. J'vais en faire quoi des biographies des grands joueurs ? Autant Alyssa comprenait l'importance de se tenir au courant de l'évolution du règlement en Quidditch -la preuve, rien qu'à Poudlard il y en avait eu des changements l'année passé. Autant le reste... En fait Miss Pinemachin citait tant d'éléments qu'Alyssa en perdait déjà le fil, comme cela pouvait éventuellement se lire dans son regard devenu vitreux. Peut-être aussi que la Gryffondor ne voulait pas reconnaître que certaines -et uniquement certaines- parties du discours lui semblaient guère dénuées de sens.
La jeune fille eut comme un sursaut lorsque l'adulte repassa sur une bonne leçon de morale comme elle pouvait détester. Son regard clair se durcit à nouveau alors qu'elle se renfrogna, son visage se refermant encore une fois. De dépit, à court de paroles après avoir libéré d'un coup sa colère, Alyssa enfouit les mains dans ses poches et, sans vraiment regarder la bibliothécaire, marmonna :
- Vous me dîtes d'étudier les livres, de pas m'emporter, mais en attendant, en même pas cinq minutes vous vous permettez de me faire la morale sans même me connaître... C'est vraiment pas cool non plus.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
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Excusez-moi, le livre là...
Oh, et voilà que la petite se met à faire la tête, et à bouder qui plus est. Par Merlin et Morgane réunis, d'ores et déjà les choses partent particulièrement mal avec cette élève. Églantine est d'ailleurs persuadée, au fond d'elle, que cette mademoiselle Wright ne pouvait appartenir à une autre maison que la maison Gryffondor. Cette arrogance, cette stupidité aveugle, propre à leur stupide maison. Stupide. La bibliothécaire nota avec attention la façon avec laquelle la gamine mit de côté absolument tous les arguments de fond qu'elle lui avait distribué, pour balayer le tout d'un revers de forme. Juger sans connaître, que voilà un reproche particulièrement ridicule.
Redressant son menton d'un geste droit, Églantine répondit sans la moindre trace d'émotion.
« Nul ne connaît jamais réellement autrui, mademoiselle. C'est pour cette raison que nous sommes jugés sur nos actions et ce que nous montrons aux autres. »
Il n'y a que les faibles d'esprit, les idéalistes, les naïfs et les aveugles pour oser penser que quiconque puisse se fatiguer à voir au-delà des apparences. C'est pour cette raisons que nous nous devons d'être droit et dignes, impeccables à l'extérieur. Car nul n'a le temps ni même l'envie de s'épuiser à chercher des éléments de réponse que nous ne sommes pas disposés à fournir aux autres. Ses doigts reprenant le pommeau de sa canne, Églantine s'apprête à se détourner, imperceptiblement.
« Vous ne pouvez vous permettre de laisser vos ambitions occulter le reste de votre apprentissage. Négligez tout ce que vous ne considérez pas comme important, et vous terminerez incapable de vous réorienter en cas de prise de conscience tardive. »
Un peu culotté, non ? Négligez tout ce que vous ne considérez pas comme important... Le culot, oh le culot. Sachant que madame est la spécialiste dans l'art de ne pas considérer les cultures qu'elle estime vulgaires et populaires. Hélas... le culot de l'adulte, indiscernable de l'extérieur.
Redressant son menton d'un geste droit, Églantine répondit sans la moindre trace d'émotion.
« Nul ne connaît jamais réellement autrui, mademoiselle. C'est pour cette raison que nous sommes jugés sur nos actions et ce que nous montrons aux autres. »
Il n'y a que les faibles d'esprit, les idéalistes, les naïfs et les aveugles pour oser penser que quiconque puisse se fatiguer à voir au-delà des apparences. C'est pour cette raisons que nous nous devons d'être droit et dignes, impeccables à l'extérieur. Car nul n'a le temps ni même l'envie de s'épuiser à chercher des éléments de réponse que nous ne sommes pas disposés à fournir aux autres. Ses doigts reprenant le pommeau de sa canne, Églantine s'apprête à se détourner, imperceptiblement.
« Vous ne pouvez vous permettre de laisser vos ambitions occulter le reste de votre apprentissage. Négligez tout ce que vous ne considérez pas comme important, et vous terminerez incapable de vous réorienter en cas de prise de conscience tardive. »
Un peu culotté, non ? Négligez tout ce que vous ne considérez pas comme important... Le culot, oh le culot. Sachant que madame est la spécialiste dans l'art de ne pas considérer les cultures qu'elle estime vulgaires et populaires. Hélas... le culot de l'adulte, indiscernable de l'extérieur.
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »