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11 mai 2018, 17:28
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
La séance de dédicaces de Niamh Lostwood

RPG ouvert à :

John Peers (Herminie Peers)
Caleb Silverstein (Abby Silverstein)
Zile Bristyle (Aelle Bristyle)
S. Allister (Hakô Ashagen)
Cassiopée Malory


Les joueurs peuvent poster et faire intervenir le personnage ayant écrit la critique ainsi que sa famille si elle est présente.


La librairie magique vous semble bien différente, aujourd’hui. Dès l’entrée, une statue à taille réelle de loup-garou vous salue. Loin de faire peur, le visage de pierre du loup-garou a des yeux brillants et noirs qui vous semblent presque tristes. Ce n’est peut-être pas un sourire sur sa gueule, mais la bête de pierre ne vous montre pas non plus des crocs terrifiants. Vous entrez dans la librairie et voyez le personnel s’agiter en tous sens, tandis qu’une table fait directement face à l’entrée. Assise de l’autre côté, Niamh Lostwood salue ses fans avec un sourire chaleureux. De sa bouche à son menton, un peu vers la droite, vous voyez une fente blanchâtre, visiblement une cicatrice. Niamh Lostwood est une belle femme, malgré son visage un peu marqué et ses cheveux si désordonnés qu’ils semblent à moitié brûlés. Elle est seule, mais vous remarquez une autre chaise à sa droite, pour l’instant vide. La librairie est pauvre en clients, seuls les invités sont autorisés à rentrer pour le temps de la séance de dédicaces. Vous bénéficiez d'une rencontre privilégiée avec l'auteur de William est un joli nom pour un loup.

Vous pouvez d’ores et déjà faire dédicacer vos livres et poser à Niamh toutes les questions que vous souhaitez.



Nombre mini de mots : 220 pour le 1er post ; 110 par la suite.

12 mai 2018, 19:28
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
La bibliothèque est bruyante. Tout le contraire de ce qu'elle devrait être. Elle est seule à passer la porte alors qu'elle remarque ses parents s'éloigner à grand pas de l'endroit. La statue à l'entrée les a rendu mal à l'aise, ils ne semblent pas aimer les loups-garou, cependant, celui à l'entrée ne semble pas dangereux, juste empli d'une grande mélancolie. Elle ne remarque toujours pas la chance qu'elle a eu d'être autorisée à rentrer dans ce bâtiment aujourd'hui, tout ce qu'elle comprend en ce moment, c'est qu'elle va pouvoir échanger avec quelqu'un qui a vraiment rencontré un loup-garou et pas seulement avec quelqu'un qui a lu un manuel de défense contre les forces du mal. C'est royalement différent, cette personne sait de quoi elle parle. Elle a vu les choses de ses yeux et c'est toute la beauté du livre. Il n'est pas rempli de clichés trouvés dans les manuels, il a été écrit avec le cœur. 

Le roman est étroitement serré contre sa poitrine tandis qu'elle s'avance vers la table où l'auteur se trouve. Ses jambes tremblent comme des feuilles sous le vent. Ce n'est pas tout les jours que l'on rencontre quelqu'un avec qui on a espéré -de tout son cœur- de discuter. Même dans ses rêves les plus fous, elle n'aurait jamais pensé être là un jour. Tellement de questions se bousculent dans sa tête alors qu'elle s'arrête à quelques pas de la jolie femme qui salue les invités, un grand sourire s'étalant sur ses lèvres doucement rosées.

-Est-ce que votre rencontre avec William a bouleversé l'idée que vous vous faisiez des loups-garous ? Sa voix tremble un peu mais elle espère de tout cœur avoir parlé assez fort pour que l'autre l'entende. 

Moi ? Je n'fume pas, je n'bois pas, mais je M.L. Chacun son truc.
Mascotte Officielle des Crochets d'Argents, laissez passer s'il vous plait.

14 mai 2018, 13:12
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
Pdv Zile Bristyle


Avril 2043
Fleury et Bott - Chemin de Traverse
2ème année d'Aelle


« Je t'avais dis d'être à l'heure. »

La voix de Zile Bristyle tremble d'un agacement contenu. Il marche à grands pas sur les pavés du Chemin de Traverse, un sac de toile dans une main et les doigts de sa fille dans l'autre. Il les sent moites sur sa peau. Chauds et moites ; il sait qu'elle rechigne à voir du monde.

Au dessus de la tête de l'homme, le ciel est gris. Dans le nord de l'Angleterre, au Domaine, une pluie torrentielle s'est abattue sur eux et ils en portent encore les traces : Aelle sur ses cheveux dégoulinants et lui-même sur ses épaules humides. Il lui faudra penser à sécher cela avant de rencontrer Lostwood.

« Lâche-moi ! »

L'éternelle voix agacée de son unique fille lui fait lever les yeux au ciel. Il serre ses doigts qui veulent s'échapper, culpabilisant légèrement d'être agacé : il aurait pu la laisser à la maison, mais il trouvait important qu'elle sorte et qu'elle voit du monde. Plusieurs devantures de magasin défilent devant eux avant que Zile ne prenne la peine de se tourner vers Aelle ; il lui sourit alors qu'elle court de ses toutes petites jambes au bout de son bras. Elle est bien trop grande pour qu'il la traîne ainsi, mais il estime qu'il peut se permettre cette attitude pour la punir de son comportement puéril.

« Quand on sera arrivé, ma chérie, » lui lance-t-il. Sa voix se fait guillerette ; aujourd'hui, il oubliera les affres d'Aelle pour se concentrer sur sa passion.

« J'voulais même pas venir ! Je peux... J'vais aller me promener dans la rue en attendant, » lâche l'enfant de sa voix grave.

Zile prend un virage serré pour tourner sur la gauche, ramenant sa fille contre lui pour lui éviter une bousculade douloureuse avec un gros monsieur.

« Quelle brute, marmonne-t-il avant de se tourner vers Aelle : tu viens. Je veux que tu viennes, je te l'ai déjà dis. On faisait souvent ça, avant, tous les deux ! »

Aelle ralenti brutalement, tirant sur le bras de son père qui ne peut s'empêcher de laisser échapper un cri de douleur. Zile lance un regard d'avertissement à l'enfant dont le visage est tout crispé avant de la tirer vers la boutique qui resplendit de livres. Il s'arrête devant l'entrée, son visage s'étirant de joie en apercevant la grande statue de loup-garou qui trône près de la porte. Il courbe la nuque et plonge ses yeux dans son regard de pierre, tremblant légèrement au souvenir de sa lecture.

Zile jette un regard à Aelle qui regarde, ébahie, la statue. Il est content de la voir ainsi, le visage exprimant une autre émotion que celle de la colère ou de la tristesse. C'est le sourire aux lèvres qu'il pénètre dans la boutique. Ce lieu est le bassin de sa passion et il sait que sa fille adore cet endroit également. Il aimerait la regarder, vérifier que ses yeux brillent du même éclat que le sien, mais il ne le fait pas. Il a peur qu'elle se soit refermée, encore.

Apres avoir fait un pas dans la boutique, l'homme s'arrête et lâche la main molle de l'enfant. Il retire son manteau et indique à Aelle de faire de même puis il agite sa baguette pour sécher leurs vêtements et leurs cheveux. Il ne souhaite pas être irrespectueux envers Niamh Lostwood. Il jette un regard aux sorciers qui courent en tous sens puis aux murs qui grouillent de livres. Son regard est naturellement attiré vers l'unique table de la pièce derrière laquelle est assise une femme dont il ne peut douter de l'identité. Il frémit en avisant la cicatrice qui barre son visage. Niamh Lostwod est aussi imposante que l'est son écriture.

« C'est qui, elle ? »

Aelle le ramène brutalement à la réalité, sa voix bougonne punissant son inattention. Il fronce les sourcils :

« L'écrivain qui a écrit William est un joli nom pour un loup, dit-il sur un ton hésitant entre la remontrance et l'évidence. Je t'ai passé un exemplaire du livre, Aelle. »

« Ah, » répond l'enfant.

Zile a vu ses yeux. Ils sont noirs comme du charbon.

« Je l'ai pas lu. ».

« Ce n'est rien Aelle, sourit Zile en se penchant près d'elle. Profite seulement de cette rencontre, d' accord ? »

Il se redresse et pose une main sur son épaule. Il aimerait courir vers la femme pour lui décrire avec quelle passion il avait découvert ses mots, mais une enfant lui fait face et il ne veut pas paraître insistant.

« Approchons-nous, dit-il en entraînant sa fille. Nous allons attendre notre tour. »
Dernière modification par Aelle Bristyle le 3 mars 2020, 14:35, modifié 1 fois.

*S'abîme l'âme contre des barreaux increvables*
Je tangue sur mon échelle ; accompagne-moi vers le Sommet.

16 mai 2018, 09:46
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
Hakô était entrée quelques fois dans la librairie: une fois pour acheter ses tout premiers manuels, et d'autres fois pour parcourir les rayons et s'imaginer acheter une multitudes de livres qui l'intéressait. La jeune fille n'avait cependant pas été attirée par le livre du jour, parce que le nom ne lui avait pas parlé. Cependant, elle avait profité de la venue de sa grand-mère, et d'une occasion d'être avec elle, pour revenir ici lors de cet événement. La statue de loup-garou ne manqua pas de la fasciner durant de nombreuses minutes, si bien que sa grand-mère dû la ramener dans le monde réel.

"-Hakô, tu viens ? Je ne peux pas rester très longtemps.

Susan Allister était vieille et fatiguée. Ce n'était plus de son âge de jouer les groupies, aussi rester longtemps à attendre son tour pendant que d'autres invités posaient des questions à Miss Lostwood n'était pas une perspective alléchante. Elle emmena doucement sa petite-fille jusqu'à l'auteure du livre, et une fois son tour de pouvoir profiter de cette charmante femme, Susan fut ravie de la rencontrer enfin. Ce n'était pas le premier livre qu'elle lisait venant de Niamh Lostwood. La vieille dame, mais aussi Hakô, détaillèrent rapidement le visage de la femme: belle, mais marquée, notamment par une vilaine cicatrice. Cependant, malgré tout, elle n'était pas défigurée, et conservait sa beauté. En voyant son accueil souriant, la jeune fille ne pu s'empêcher de lui rendre son sourire. Susan, de son côté, n'avait pas de membres tremblants par le stress ou l'excitation de voir une auteure adoré. Son âge lui causait quelques tremblements, mais la vieille dame semblait totalement maître d'elle-même.

-Bonjour Miss Lostwood. C'est un honneur de pouvoir vous rencontrer. Voici Hakô, ma petite fille, dit-elle en désignant la jeune fille.
-Bonjour Miss Lostwood !

Hakô avait reçu pour ordre formel de ne pas commencer à poser trop de questions, à trop parler: et elle le faisait bien, en restant aussi muette. Elle se contenta de sourire, tandis que Susan, après avoir engagé la conversation par des politesses basiques, continua:

-J'ai été agréablement surprise par votre roman. C'est si rare d'avoir un tel point de vue, et si vrai ! Comme je vous le disais dans ma critique, j'espère de tout coeur que la mentalité changera, et que les loup-garous ne seront plus vus comme des monstres sanguinaires.

Son regard dévia sur la cicatrice, mais avant de pouvoir poser une ou deux questions, sa petite fille leva la main, parce que finalement ça la démangeait de parler, et que ce n'était pas si simple de rester silencieuse, quand on avait envie de demander:

-J'ai lu la critique de ma grand-mère, du coup j'ai vu que vous avez rencontré le loup-garou, du coup c'était comment ? Je veux dire, heu... Bah en fait, ça fait quoi de rester enfermé avec lui ? Et la cicatrice, c'est lui qui vous l'a faite ? Mais du coup vous êtes loup-garou aussi ? J'ai pas tout compris quand grand-mère m'a parlé des loup-garous, mais c'est pas des loups comme dans le livre moldu Twilight en tout cas.

Susan parut plus amusée qu'autre chose face à sa petite-fille désobéissante. Mais elle avait visé juste avec ses questions, enfin plus ou moins. En effet, la vieille dame souhaitait en savoir plus sur cette expérience incroyable et sur la cicatrice, mais peut-être était-ce trop indiscret. Sauf que Hakô n'avait pas encore bien compris le concept des questions indiscrètes. Alors Susan se contenta d'attendre des réponses, une réaction de Miss Lostwood, et de répondre en conséquence.

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20 mai 2018, 20:24
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
Pardon pour le retard.

PDV de Caleb Silverstein (frère d'Abby Silverstein, âgé de 15 ans)


Caleb se planta devant la statue. Il posa sa main sur le museau et détailla du regard les traits du loup-garou gravés dans la pierre.
- Tu entres, mon moineau en sucre ?
L'adolescent s'arracha à la contemplation du lycanthrope.
- Maman, j'ai seize ans !
En réalité, il n'était pas mécontent que sa mère l'ait appelé ainsi. Elle avait été si sévère, ces derniers mois ! Heureusement, pour l'instant, la journée était parfaite.

Un peu plus loin dans l'allée arrivaient M. Silverstein, Jude, Ethan et Abby. Ces deux derniers, un peu en retrait, traînaient des pieds. Il faut dire que Prudence Silverstein avait insisté pour qu'ils aillent tous ensemble à la séance de dédicaces. Caleb n'avait rien contre cette joyeuse sortie en famille, il espérait simplement que sa fratrie ne gâcherait pas ce moment.
*Enfin, pas ma fratrie. Juste Abby et Ethan, Jude n'est pas du genre à se donner en spectacle.*
Ledit garçon était lui aussi calme qu'à son habitude. Il faisait des réglages sur son appareil photo tout en marchant. C'était sa nouvelle lubie, la photographie moldue.

Caleb entra dans la boutique. Il ne venait pas souvent à Fleury et Bott, uniquement l'été pour acheter ses manuels. Le garçon remarqua tout de suite Niamh Lostwood, l'auteure de William est un joli nom pour un loup, qu'il tenait à la main
*Elle a l'air gentille.* songea-t-il.
Il avait tant de choses à lui demander ! Mais d'autres invités lui posaient déjà des questions. En attendant son tour, l'adolescent observa les personnes présentes. Aucun client ne paraissait avoir son âge. En revanche, il y avait trois fillettes qui ne devaient  pas avoir plus de onze ou douze ans, peut-être treize pour la moins jeune. L'une semblait seule mais les deux autres étaient accompagnées respectivement par une vieille femme et par un homme de la génération de ses parents.

M. et Mme Silverstein le rejoignirent dans la boutique, ainsi que Jude. Abby et Ethan avaient eux réussi tant bien que mal à échapper à l'hégémonie maternelle et étaient allés se balader sur le Chemin de Traverse. Caleb les salua d'un sourire et reporta son attention sur Niamh Lostwood. L'écrivaine était très jolie. Elle était même belle.
*Niamh. Niahm.*
L'adolescent répétait ce prénom dans sa tête. Il était fasciné par l'autrice. Il voulait connaître son histoire. L'histoire de cette blessure sur son visage. L'histoire de ces cheveux pas coiffés.

Dumb et Dumber, les aventuriers de la boîte à flemme perdue

20 mai 2018, 23:37
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
De même, veuillez m'excuser

PDV de John Peers (père d'Herminie, moldu, 38 ans)

John entre dans la librairie sur les pas de sa fille. Sa main droite est posée sur son épaule dans un geste protecteur, et la gauche soutient discrètement la lourde porte de la boutique pour aider l'enfant. Une fois tout deux entrés, il apparaît à tous à quel point les deux se ressemblent : père comme filles arborent tous deux la même expression de curiosité polie, et observent dans un premier temps leur environnement en silence. 
Le libraire repère d'un œil exercé l'agencement des rayonnages de la librairie, notant à quel point les sorciers semblent préférer les lieux encombrés.
Les yeux ambrés de John Peers passent sur les quelques invités. La grande variété d'âge présents est intéressante. L'auteur quand à elle, est fascinante. Un air avenant quand elle aurait tous les droits d'être plus grave et triste, et une tenue tout droit sortie de plusieurs mois avec les loups plutôt que celle qu'attendrait probablement les propriétaires affairés de la librairie et peut-être, s'il y en aurait, les journalistes ?

John baisse la tête vers sa fille, qui fixe de ses grands yeux une grande statue de loup, à l'entrée. C'est un bel objet. En observant des invités l'éviter, et d'autres s'en approcher, John repense à ce petit livre qu'est William est un joli nom pour un loup, à ce qu'il en a écrit : *Un livre  qui explore la fascination-répulsion qu'on éprouve envers ce qui est autre*. Il sourit, et d'un regard de connivence avec sa fille, s'avance pour se place dans la file en dernière position. Ils ne sont pas pressé, sa femme est occupée à trouver des nouvelles pierres, ce qui lui prend toujours beaucoup de temps. 

"Est-ce que tu as une question, ma puce ?" demande t-il d'une voix très basse.
"Hmmm peut-être, ça dépend de ce qu'elle va répondre aux autres" répond Herminie qui cesse un instant de triturer son écharpe pour lever ses grands yeux vers son père. Elle reprend ensuite sa contemplation du public et de l'auteur qui doit lui paraître si étrange. 

Herminie Peers, Quatrième année RP Médiatrice, ma volière est ouverte à tous
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000

16 juin 2018, 16:54
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
Les fans de Niamh affluèrent vers sa table. L'autrice avait beau avoir déjà rencontré quelques-uns de ses lecteurs, elle était toujours si étonnée dans ce genre de situations. Niamh était d'autant plus surprise de voir des jeunes enfants venir à sa rencontre.

À Cassiopée Malory, elle répondit :

« Je savais que les personnes atteintes de cette maladie ne sont pas si différentes de nous qu'il n'y paraît. Mais on a beau penser tout le bien du monde de loin, ce n'est jamais pareil quand on est confronté de près à une personne qui souffre. On se rend compte que la bienpensance est inutile si l'on ne prend pas véritablement le temps de connaître les autres et de vivre avec eux. »

Puis, une vieille dame et une petite fille virent à sa rencontre. Niamh fut amusée par le débit de paroles de la fillette et lui répondit :

« J'imagine que ce Twilight est trop vite tombé dans l'oubli pour que j'assimile tout à fait la chose, mais il est vrai que les Moldus ont une bien étrange façon de se représenter le "fantastique". Je crois qu'ils ont surtout envie de rêver, un peu comme nous, alors ils subliment tout ce qui touche à la magie. C'est pour cela que depuis des dizaines d'années, les vampires, les loups-garous et les magiciens de leurs fictions ne sont plus que de jeunes adolescents au regard de braise. La réalité est bien moins sexy, même si William est loin d'être un laideron. »

Elle sourit et reprend :

« Le côtoyer m'a semblé assez dangereux au début. Mais je crois qu'il aurait été plus dangereux encore de le laisser seul et livré à lui-même. Ce n'est pas parce que j'ai quelques cicatrices que William m'a fait du mal. Ce genre de bobos, ce n'est rien, comparé à ses blessures. Et il n'est jamais allé assez loin pour me faire autre chose que des blessures physiques. S'il m'avait embarquée dans cette... drôle d'aventure, comme il me l'a dit un jour, je crois qu'il s'en serait trop voulu pour continuer. »

21 juin 2018, 14:26
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
Toutes les personnes pouvant assister à la séance de dédicace étaient là désormais. C'était peu de monde, mais vu la place qu'il y avait, c'était mieux comme ça. Susan acquiesçait dans son coin, à la réponse de Niamh pour Cassiopée. Hakô, de son côté, essayait de bien comprendre tout ce qui se disait. Parce que "bien-pensance" c'était pas un mot fréquent chez elle. Du coup, le temps qu'elle fasse les liens et traduise dans son cerveau, on était passé à d'autres questions. Surtout que c'était les siennes, et Hakô se fit plus attentive, pendant que sa grand-mère, affichant un sourire, posait ses mains sur les épaules de sa petite-fille, comme pour la mettre à l'aise. Mais Hakô l'était déjà.

La Serdaigle eu un sourire pour l'écrivain, qui avait totalement raison - pour changer - au sujet des moldus, et de leur image toute lisse et toute belle des créatures magiques. Même si pour le coup, ce qui lui venait en tête, c'était les vampires. Elle ignorait qu'ils existent, eux aussi.

"-Vous avez eu bien du courage, avoua Susan. Il faudrait plus de gens comme vous.

La vieille dame prit le temps de réfléchir à ce qu'elle aimerait dire, ou demander. Après tout, elle n'était pas toute seule à vouloir lui parler. Un article lui revenait en tête, et c'est avec quelques pincettes qu'elle demanda:

-Avez-vous entendu parler des personnes qui pensent que vous avez tout inventé ? Que William n'existe pas, mais que vous avez écrit cette histoire et prétendu l'avoir vécu pour de vrai uniquement pour avoir plus de ventes ? J'imagine que vous le savez... Mais c'est affligeant tout de même, de savoir que des gens puissent penser une telle chose. J'espère que vous n'y prêtez pas trop attention, même si vous devez avoir l'habitude."

Susan était sûre de l'honnêteté de Niamh, néanmoins, ces rumeurs la chagrinait. Ce n'est jamais agréable d'être traité ainsi, et de voir son travail remit en question. Surtout que les cicatrices étaient à elles seules des preuves irréfutables. Il fallait être malade pour se les infliger exprès pour rendre le mensonge encore plus vrai.

Taekwondo Réel VS Kung-fu Online ! Qui sera le vainqueur ?

2 août 2018, 12:43
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
Le dos droit et la main reposant sur l’épaule de sa fille, Zile regarde avec un intérêt certain les personnes défiler devant la jeune Lostwood. L’enfant qui les avait devancé attire l’attention de l’homme et ce dernier consent à lâcher l’écrivaine du regard pour le poser sur cette petite fille au long cheveux noirs. Ce petit morceau d’être laisse deviner sur son visage des traits qui lui font penser à ceux de sa fille ; il se penche sur cette dernière qui a posé ses yeux sombres sur Lostwood et qui ne semble pas vouloir s’en détourner.
Il lançe un dernier regard à la petite fille avant d’offrir son attention à l’écrivaine ; il aurait aimé qu’Aelle montre sa curiosité comme cette enfant l’a fait.

La réponse de la femme lui fait instantanément oublier cette pensée et c’est le coeur battant qu’il en oublie sa propre présence.
Les mots des uns et les paroles des autres le ramènent à sa lecture qui l’a bouleversé ce dernier mois. Il a lu des passages, il en a épuisé d’autres ; il s’est imprégné des mots et de leur signification, des émotions et des sentiments qui transpirent du livre.

Une vieille femme, qui déjà a trouvé sa place près du bureau de l’écrivaine, soulève l’existence d’articles critiques et Zile fronce les sourcils. Il en a entendu parler, cela est évident. Il en a lu certains. La plupart, en fait. Il a rit devant chacun d’eux.

Il ôte sa main de l’épaule de sa fille après l’avoir soumise à une brève pression. Il lui sourit doucement quand elle lève son regard sur lui.

« Si tu ne veux pas écouter, tu peux aller faire un tour dans la librairie, Ely. Mais je pense que ça peut t’intéresser, » lui murmure-t-il avant de la contourner pour s’approcher de l’écrivaine.

Il se retourne une dernière fois pour apercevoir l’enfant s’éloigner légèrement. Il grimaçe puis décide de se concentrer sur sa passion plus que sur sa fille, pour une fois.
Il salue d’un hochement de tête la vieille femme et l’enfant près d’elle puis, quand la discussion le permet, il se lance :

« Je crois que ces personnes ne savent tout simplement pas lire avec autre chose que leurs yeux. Lorsque l’on lit vos mots, Miss… Excusez-moi, Zile Bristyle et voici ma fille Aelle, dit-il en se penchant légèrement et en désignant la jeune fille qui s’était éloignée. Derrière vos mots transparaissent votre sincérité ; je crois que vous écrivez avec votre coeur, de la même façon que vous avez vécu ce que vous avez vécu avec William. Etait-ce douloureux de se confronter à sa souffrance ? Vous disiez qu’elle était palpable mais que cela n’affectait en rien le bonheur que William avait réussi à trouver. C’est une belle définition de la vie, si vous me permettez, » conclut Zile en penchant sa tête sur le côté, son attention entièrement focalisée sur la femme qui se trouve face à lui.


Ce retard est inexcusable, mais je me permets tout de même de vous présenter mes excuses.

*S'abîme l'âme contre des barreaux increvables*
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2 août 2018, 23:48
Séance de dédicaces de Niamh Lostwood
John offre un de ses sourire secret à sa fille, et reporte ses yeux ambrés vers l'auteure qui répond calmement aux questions.

A lui, le concept d'un loup garou est si éloigné de ses réalités, qu'il ne sait qu'en penser... Mais il lui semble que si on pouvait rapporter cela à un cas non magique, ça serait une lourde maladie, la peur, les soins, l'éloignement et l'incompréhension. La pitié de ceux qui ne comprennent pas ? Est-ce que les loups rencontrent un jour une personne assez forte pour avoir une famille de sang avec eux ? William a trouvé une famille de cœur, mais aura t-il des enfants ? John ne pourrait concevoir l'absence de ses deux petits monstres, et la pensée de ce futur loup adulte lui serre la gorge un instant, et le rend incapable de poser sa question. Il fixe un instant les longs cheveux épais de sa fille, pour se redonner une contenance, puis relève les yeux.

Oh, un livre de son monde ! Twilight a été beaucoup moqué pendant ces dernières 50 années, mais il fallait reconnaître qu'il était encore une référence... En bien ou en mal, ça se discutait. Mais cette question naïve lui rappelle pourquoi il a souhaité venir. Poser une question, trouver une validation... Pas une permission, mais recevoir un peu du regard envoûtant de l'auteur et savoir que son entreprise sera connue. 

La réponse suivante, elle aussi, met John mal à l'aise, et il en sourit : apprendre qu'on est pas la personne la plus tolérante qui soit, ça fait quelque chose, n'est-ce pas ? Mais cette sensation de perdre pied, John ne serait pas devenu libraire sans elle : aimer les livres, c'est aimer le risque, vivre sur le fil, mettre son esprit à la merci d'une idée, qui germerait dans le cerveau un petit peu, juste avec des mots. Son frère avait beau le traiter de plan-plan depuis qu'il avait laissé son travail à la coopérative de pêche, John ne le voyait pas comme cela : il s'était lancé dans une aventure grande comme l'imagination humaine. 

La vieille dame mentionne ensuite des rumeurs. John ne se rappelle pas en avoir entendu parler, mais il n'a aucun moyen d'accéder aux ragots sorciers en dehors de ce qui est imprimé, après tout. En tout cas, cette question fait fortement réagir un homme du public. Un homme qu'il a vu être accompagné d'une jeune fille, peut-être du même âge que la sienne, et qui avait adopté la même pose que lui tantôt : une main protectrice sur une épaule. Ce geste l'avait marqué. 

John laisse l'auteure répondre, puis s'avance quelque peu pour faire savoir qu'il souhaitait s'exprimer. Ses vêtements, un pull en laine et un manteau de la même matière, un jeans, des lunettes - qui sont rares chez les Sorciers - crie son appartenance à un autre monde. Moldu, comme ils disent. Sa voix est profonde, mais douce, concentrée et mesurée, mais avec une pointe de la malice qu'on retrouve souvent chez sa fille : 
"Je compte présenter et vendre votre livre dans ma boutique, à un public... moldu, se force t-il à dire. Il va sans dire que vos écrits seront automatiquement catégorisés comme "fiction". Ce sera donc une foule  des individus de la même espèce que vous décrivez, madame, monsieur, mais ceux-là seront tout excusé... Dit-il avec un sourire en coin. Il ne dénigre pas les propos des deux autres visiteurs, mais John Peers aime à "retourner la pensée", donner un autre point de vue. Je doute même qu'il y ait des réactions, pour la raison que vous avez exposé plus tôt. De quel œil voyez-vous ma démarche ? Demande t-il, la tête penché sur le côté. Je pense que le message de tolérance est pour tous les peuples, pour ma part." Termine t-il.

De même, je m'excuse, et vous assure que votre réponse à tout mon intérêt. 

Herminie Peers, Quatrième année RP Médiatrice, ma volière est ouverte à tous
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