Une digne partenaire
La file d'attente n'en finissait plus, Nefarius regardait toutes les personnes qui allaient et venaient de la légendaire boutique alors que sa mère forçait presque les pauvres propriétaires de la boutique de Madame Guipure à préparer la tenue de son fils. Ses exigences étaient aussi démesurées que les moyens qu'elle songeait à mettre dedans. Nefarius, de son côté, toujours suspendu à son tabouret, debout et droit comme un I depuis presque une heure maintenant, n'avait d'yeux que pour la boutique d'Ollivander dont il voyait la devanture et la concentration de clients qui formaient une longue queue qui semblait s'étendre sur tout le long du Chemin de Traverse. Il rêvait de la possibilité pour lui de prendre enfin possession de sa baguette magique, c'était un moment qu'il attendait avec une impatience non dissimulée. Il avait lui-même insisté pour que cela soit la dernière chose qu'il obtienne afin de conclure ses achats par cet instant de triomphe. Mais maintenant, entre l'impatience et la file d'attente qui n'avait de cesse de grandir...Il craignait presque que la boutique ne ferme lorsqu'il s'y présentera.
- Et retravaillez les ourlets, je ne veux pas que son pantalon ait un aspect "patte d'éléphant" Fit Calyptia, la mère de Nefarius, sur un ton impératif.
Nefarius tourna la tête vers sa mère, détournant son regard d'émeraude de la boutique.
- Maman, j'ai vraiment besoin de tout ça ? Je veux dire, je vais surtout porter un uniforme qui sera fourni par l'école, pas besoin de tout ça.
- Tu vas quitter la maison pour toute cette année, je veux au moins que tu sois sous ton meilleur jour à Poudlard. Et je ne vois pas en quoi des gants, une cape d'hiver grand luxe, quelques pantalons et chemises sur mesure, le tout avec tes initiales personnalisées et brodées d'argent, seraient un problème.
Nefarius regarda sa mère d'un air presque accusateur, comme si elle ne se rendait pas compte du SEUL problème important que cela risquait d'engendrer.
- ...Parce que je vais littéralement me promener avec une pancarte sur laquelle il est écrit " Dévalisez-moi " ?
La réaction du garçon fît grimacer sa mère et sourire la couturière, très affairée à prendre les dernières mesures de son jeune client.
- Et d'ailleurs...Je ne rentre pas à la maison pour les vacances de Noël ?
Calyptia observait une splendide robe de soirée et était en train de visualiser son fils avec avant d'être ramenée à la question de Nefarius.
- Pas cette année non, désolée Nefarius. Alessander avait prévu d'aller en Italie pour voir sa famille pour les fêtes de fin d'année et j'ai dît que j'irai avec lui donc il n'y aurait personne pour s'occuper de toi.
- Pourquoi ne pas me permettre de venir ? J'aurai pu apprécier un petit séjour en Italie, loin de toute la haine actuelle qui brûle en Grande-Bretagne et de la situation absolument catastrophique qui en résulte. Dit-il sur un ton à la fois résolu et chagriné, conscient que la décision était déjà prise et que rien de ce qu'il pourrait dire ne changera cela.
- Poudlard est probablement l'endroit le plus sûr pour toi en ce moment et j'ai...toute confiance en leurs méthodes pour protéger l'école de toutes les menaces extérieures, ce n'est pas simplement un lieu d'érudition, c'est une forteresse très bien défendue. Dit-elle d'un ton sec mais empreint d'amour maternel. C'était un des grands trucs de sa mère, ça : Paraître sèche mais avoir les mots justes et l'affection d'une maman.
Nefarius regarda à nouveau la boutique Ollivander, la file d'attente avait beaucoup diminuée. Depuis combien de temps ? Il n'y avait peut-être plus de clients ? C'était l'occasion ! Mais pour cela...
- Est-ce qu'on a fini ? Demanda Nefarius à la coutière qui se chargeait d'enrouler son mètre magique d'un coup de baguette. Cette dernière lui sourit et hocha la tête. Il se tourna alors vers sa mère et avant même qu'il ne prononce le moindre mot...
- Oui, vas-y, je t'y retrouve dés que j'ai terminée. lui dit Calyptia dans un sourire tendre avant de se tourner à nouveau vers Madame Guipure.
Nefarius descendit du tabouret, savourant la possibilité de pouvoir se mouvoir à nouveau. Il remercia les deux femmes pour cet accueil et leur expertise avant de sortir de la boutique pour se ruer dans la boutique d'Ollivander. Lorsqu'il entra, une jeune fille venait de recevoir sa baguette et de quitter les lieux accompagnée de ses deux parents. Cette vision interloqua Nefarius quelques instants, prenant conscience qu'il n'y avait que peu de chance qu'il puisse connaître cela : La possibilité d'avoir une véritable vie de famille. Une fois seul dans la boutique, Declan Ollivander, le propriétaire et fabricant de baguettes, le regarda depuis son comptoir. Son regard était à la fois curieux et interrogatif, il fixait Nefarius, ce qui mettait ce dernier un peu mal à l'aise. On aurait dit ce genre de regard qu'on lance à quelqu'un après qu'on l'ait surpris en train de chaparder un morceau de gâteau ou de casser un vase et bien que ce regard n'était pas inconnu pour Nefarius, il ne comprenait pas exactement pourquoi il devait le subir de la part d'un homme qu'il ne connaissait pas et auquel il n'avait encore rien fait, pas même échangé un seul mot.
- Euh...Bonjour ?
Monsieur Ollivander se redressa derrière son comptoir et un grand sourire apparût sur son visage.
- Bonjour Monsieur Goldwin. Et bienvenue à vous chez Ollivander. Dit-il d'un ton enjoué et bienveillant.
- Vous me connaissez ?
- Voyons, Monsieur Goldwin, je connais tous les jeunes sorciers et toutes les jeunes sorcières qui aspirent à commencer leur scolarité à Poudlard. Vous ne faites pas exception. Comment se porte votre chère mère ? Une femme épatante, 28,4 cm, bois de châtaignier, ventricule de cœur de dragon, très peu souple, c'est toujours cela ? Une des dernières baguettes vendues par mon père, un peu avant son départ à la retraite.
Ollivander tapa dans ses mains et des mètres rubans magiques quittèrent l'arrière-boutique pour prendre les mesures de Nefarius...lui qui pensait qu'il en avait fini....
- Alors, c'est bien vrai, vous vous souvenez vraiment de chaque baguette qui sort de votre boutique et de la personne qui vous l'a achetée.
- C'est le devoir de la Maison Ollivander que de créer des baguettes uniques à des sorciers uniques, nous ne serions pas les plus renommés fabricants de baguettes du monde si nous nous contentions de vendre nos baguettes sans nous soucier de qui les brandit. Il en sera de même pour vous, Monsieur Goldwin. Dit-il en notant les résultats des mètres rubans avant de commencer à balader ses mains sur les étalages sans fins de baguettes.
Les doigts fins du fabricant saisirent une première boite longiforme et l'ouvrit avec soin pour en sortir une première baguette.
- Essayons avec une combinaison familière ; 27,2 cm. Bois de châtaigner. Ventricule de cœur de dragon, relativement souple. Dit-il en tendant la baguette à Nefarius.
Celle-ci cracha une sorte de gerbe d'étincelles bleues, ce qui surprit Nefarius qui lâcha la baguette. Ollivander récupéra la baguette et la rangea dans sa boite.
- Pas de ce genre là donc. Par contre, si vous pouviez éviter de les lâcher, elles n'aiment pas cela.
- Pardon.
Ollivander alla chercher une autre baguette dans un rayonnage plus élevé, se mettant sur la pointe des pieds pour pouvoir l'attraper. Il parvint enfin à saisir une des boîtes, il l'observa et l'ouvrit pour tendre la baguette qu'elle contenait à Nefarius.
- Bois d'Orme, 26,1 cm, Crin de licorne. Très souple. Dit-il.
Nefarius l'observa pendant quelques secondes mais rien ne semblait se produire, Ollivander tendit la main pour la reprendre et la remit dans sa boite.
- Je dois dire que cela m'impressionne, normalement la deuxième, c'est la bonne quand je ne trouve pas du premier coup. Voyons voir ce que j'ai d'autre... Dit-il en montant sur une échelle et se baladant dans des rayonnages plus hauts encore.
Plusieurs minutes s'écoulèrent, une autre baguette, puis une autre et encore une autre, aucune ne semblait convenir. Ollivander regarda Nefarius alors que sa dernière trouvaille, elle aussi, restait silencieuse à l'appel du jeune garçon.
- Un client difficile...Un véritable défi pour moi...Je le relève avec joie ! Dit-il en se dirigeant vers l'étage de la boutique, examinant des boites qui semblent être là depuis des décennies.
- Un jeune homme intelligent, à l'esprit fort, déterminé, qui n'a pas peur des limites ! Un jeune homme qui a les pieds sur terre et un cœur d'acier ! Dit-il comme pour se donner du courage, tirant ses conclusions des échecs précédents.
Ollivander attrapa alors une boite poussiéreuse couverte par une fine toile d'araignée, il examina son étiquette, regarda Nefarius et ne cessa pas de le fixer en redescendant vers lui. Une fois face à son client, il ouvrit la boite et tendit la baguette qu'elle contenait.
- Bois de Cèdre. 23,6 cm. Plume de Phénix. Rigide. Cette baguette fait partie de celles faites par Garrick Ollivander, feu mon père, et qui n'ont pas encore trouvées leurs partenaires. Peut-être que vous ferez le bonheur de celle-ci, Monsieur Goldwin.
Nefarius, presque timidement, prit la baguette entre ses doigts et immédiatement une puissante déferlante d'émotions traversa sa tête tandis que la baguette laissait apparaître une douce lueur tamisée et délicate de son extrémité. Ollivander en eût le souffle coupé, les yeux bercés de larmes.
- Félicitations, Monsieur Goldwin. Vous venez d'être choisi par une baguette magique, votre baguette magique. Elle recherchait une personnalité sensée et perspicace, une de celles qu'on ne peut ni tromper, ni déraisonner. Cette baguette sera une très puissante alliée entre vos mains et vous seul serez capable d'en tirer le meilleur potentiel. Bravo à vous. Je m'attends à entendre les exploits que vous accomplirez, bons comme mauvais, par ailleurs. Cette baguette, comme toutes celles qui sortent d'ici, vous a choisi autant pour vos qualités que pour vos défauts. C'est, je pense, la plus grande force de notre savoir-faire. Cela fera 2 Gallions, je vous prie.
Nefarius eût un violent pincement au cœur de devoir se séparer de sa nouvelle amie et de la remettre dans sa boite. Sa mère entra alors dans la boutique.
- Maman ?!
- Je te regardais depuis la vitrine. Je suis très fière de toi. Dit-elle en caressant la joue de son fils avant de se tourner vers Ollivander et de le payer.
Elle le remercia et le fabricant donna la boite à Nefarius qui la rangea dans sa poche intérieure. Sa baguette était là.
Posée contre son cœur.
Elève de Troisième Année de la Maison Serpentard. [RP]
- Et retravaillez les ourlets, je ne veux pas que son pantalon ait un aspect "patte d'éléphant" Fit Calyptia, la mère de Nefarius, sur un ton impératif.
Nefarius tourna la tête vers sa mère, détournant son regard d'émeraude de la boutique.
- Maman, j'ai vraiment besoin de tout ça ? Je veux dire, je vais surtout porter un uniforme qui sera fourni par l'école, pas besoin de tout ça.
- Tu vas quitter la maison pour toute cette année, je veux au moins que tu sois sous ton meilleur jour à Poudlard. Et je ne vois pas en quoi des gants, une cape d'hiver grand luxe, quelques pantalons et chemises sur mesure, le tout avec tes initiales personnalisées et brodées d'argent, seraient un problème.
Nefarius regarda sa mère d'un air presque accusateur, comme si elle ne se rendait pas compte du SEUL problème important que cela risquait d'engendrer.
- ...Parce que je vais littéralement me promener avec une pancarte sur laquelle il est écrit " Dévalisez-moi " ?
La réaction du garçon fît grimacer sa mère et sourire la couturière, très affairée à prendre les dernières mesures de son jeune client.
- Et d'ailleurs...Je ne rentre pas à la maison pour les vacances de Noël ?
Calyptia observait une splendide robe de soirée et était en train de visualiser son fils avec avant d'être ramenée à la question de Nefarius.
- Pas cette année non, désolée Nefarius. Alessander avait prévu d'aller en Italie pour voir sa famille pour les fêtes de fin d'année et j'ai dît que j'irai avec lui donc il n'y aurait personne pour s'occuper de toi.
- Pourquoi ne pas me permettre de venir ? J'aurai pu apprécier un petit séjour en Italie, loin de toute la haine actuelle qui brûle en Grande-Bretagne et de la situation absolument catastrophique qui en résulte. Dit-il sur un ton à la fois résolu et chagriné, conscient que la décision était déjà prise et que rien de ce qu'il pourrait dire ne changera cela.
- Poudlard est probablement l'endroit le plus sûr pour toi en ce moment et j'ai...toute confiance en leurs méthodes pour protéger l'école de toutes les menaces extérieures, ce n'est pas simplement un lieu d'érudition, c'est une forteresse très bien défendue. Dit-elle d'un ton sec mais empreint d'amour maternel. C'était un des grands trucs de sa mère, ça : Paraître sèche mais avoir les mots justes et l'affection d'une maman.
Nefarius regarda à nouveau la boutique Ollivander, la file d'attente avait beaucoup diminuée. Depuis combien de temps ? Il n'y avait peut-être plus de clients ? C'était l'occasion ! Mais pour cela...
- Est-ce qu'on a fini ? Demanda Nefarius à la coutière qui se chargeait d'enrouler son mètre magique d'un coup de baguette. Cette dernière lui sourit et hocha la tête. Il se tourna alors vers sa mère et avant même qu'il ne prononce le moindre mot...
- Oui, vas-y, je t'y retrouve dés que j'ai terminée. lui dit Calyptia dans un sourire tendre avant de se tourner à nouveau vers Madame Guipure.
Nefarius descendit du tabouret, savourant la possibilité de pouvoir se mouvoir à nouveau. Il remercia les deux femmes pour cet accueil et leur expertise avant de sortir de la boutique pour se ruer dans la boutique d'Ollivander. Lorsqu'il entra, une jeune fille venait de recevoir sa baguette et de quitter les lieux accompagnée de ses deux parents. Cette vision interloqua Nefarius quelques instants, prenant conscience qu'il n'y avait que peu de chance qu'il puisse connaître cela : La possibilité d'avoir une véritable vie de famille. Une fois seul dans la boutique, Declan Ollivander, le propriétaire et fabricant de baguettes, le regarda depuis son comptoir. Son regard était à la fois curieux et interrogatif, il fixait Nefarius, ce qui mettait ce dernier un peu mal à l'aise. On aurait dit ce genre de regard qu'on lance à quelqu'un après qu'on l'ait surpris en train de chaparder un morceau de gâteau ou de casser un vase et bien que ce regard n'était pas inconnu pour Nefarius, il ne comprenait pas exactement pourquoi il devait le subir de la part d'un homme qu'il ne connaissait pas et auquel il n'avait encore rien fait, pas même échangé un seul mot.
- Euh...Bonjour ?
Monsieur Ollivander se redressa derrière son comptoir et un grand sourire apparût sur son visage.
- Bonjour Monsieur Goldwin. Et bienvenue à vous chez Ollivander. Dit-il d'un ton enjoué et bienveillant.
- Vous me connaissez ?
- Voyons, Monsieur Goldwin, je connais tous les jeunes sorciers et toutes les jeunes sorcières qui aspirent à commencer leur scolarité à Poudlard. Vous ne faites pas exception. Comment se porte votre chère mère ? Une femme épatante, 28,4 cm, bois de châtaignier, ventricule de cœur de dragon, très peu souple, c'est toujours cela ? Une des dernières baguettes vendues par mon père, un peu avant son départ à la retraite.
Ollivander tapa dans ses mains et des mètres rubans magiques quittèrent l'arrière-boutique pour prendre les mesures de Nefarius...lui qui pensait qu'il en avait fini....
- Alors, c'est bien vrai, vous vous souvenez vraiment de chaque baguette qui sort de votre boutique et de la personne qui vous l'a achetée.
- C'est le devoir de la Maison Ollivander que de créer des baguettes uniques à des sorciers uniques, nous ne serions pas les plus renommés fabricants de baguettes du monde si nous nous contentions de vendre nos baguettes sans nous soucier de qui les brandit. Il en sera de même pour vous, Monsieur Goldwin. Dit-il en notant les résultats des mètres rubans avant de commencer à balader ses mains sur les étalages sans fins de baguettes.
Les doigts fins du fabricant saisirent une première boite longiforme et l'ouvrit avec soin pour en sortir une première baguette.
- Essayons avec une combinaison familière ; 27,2 cm. Bois de châtaigner. Ventricule de cœur de dragon, relativement souple. Dit-il en tendant la baguette à Nefarius.
Celle-ci cracha une sorte de gerbe d'étincelles bleues, ce qui surprit Nefarius qui lâcha la baguette. Ollivander récupéra la baguette et la rangea dans sa boite.
- Pas de ce genre là donc. Par contre, si vous pouviez éviter de les lâcher, elles n'aiment pas cela.
- Pardon.
Ollivander alla chercher une autre baguette dans un rayonnage plus élevé, se mettant sur la pointe des pieds pour pouvoir l'attraper. Il parvint enfin à saisir une des boîtes, il l'observa et l'ouvrit pour tendre la baguette qu'elle contenait à Nefarius.
- Bois d'Orme, 26,1 cm, Crin de licorne. Très souple. Dit-il.
Nefarius l'observa pendant quelques secondes mais rien ne semblait se produire, Ollivander tendit la main pour la reprendre et la remit dans sa boite.
- Je dois dire que cela m'impressionne, normalement la deuxième, c'est la bonne quand je ne trouve pas du premier coup. Voyons voir ce que j'ai d'autre... Dit-il en montant sur une échelle et se baladant dans des rayonnages plus hauts encore.
Plusieurs minutes s'écoulèrent, une autre baguette, puis une autre et encore une autre, aucune ne semblait convenir. Ollivander regarda Nefarius alors que sa dernière trouvaille, elle aussi, restait silencieuse à l'appel du jeune garçon.
- Un client difficile...Un véritable défi pour moi...Je le relève avec joie ! Dit-il en se dirigeant vers l'étage de la boutique, examinant des boites qui semblent être là depuis des décennies.
- Un jeune homme intelligent, à l'esprit fort, déterminé, qui n'a pas peur des limites ! Un jeune homme qui a les pieds sur terre et un cœur d'acier ! Dit-il comme pour se donner du courage, tirant ses conclusions des échecs précédents.
Ollivander attrapa alors une boite poussiéreuse couverte par une fine toile d'araignée, il examina son étiquette, regarda Nefarius et ne cessa pas de le fixer en redescendant vers lui. Une fois face à son client, il ouvrit la boite et tendit la baguette qu'elle contenait.
- Bois de Cèdre. 23,6 cm. Plume de Phénix. Rigide. Cette baguette fait partie de celles faites par Garrick Ollivander, feu mon père, et qui n'ont pas encore trouvées leurs partenaires. Peut-être que vous ferez le bonheur de celle-ci, Monsieur Goldwin.
Nefarius, presque timidement, prit la baguette entre ses doigts et immédiatement une puissante déferlante d'émotions traversa sa tête tandis que la baguette laissait apparaître une douce lueur tamisée et délicate de son extrémité. Ollivander en eût le souffle coupé, les yeux bercés de larmes.
- Félicitations, Monsieur Goldwin. Vous venez d'être choisi par une baguette magique, votre baguette magique. Elle recherchait une personnalité sensée et perspicace, une de celles qu'on ne peut ni tromper, ni déraisonner. Cette baguette sera une très puissante alliée entre vos mains et vous seul serez capable d'en tirer le meilleur potentiel. Bravo à vous. Je m'attends à entendre les exploits que vous accomplirez, bons comme mauvais, par ailleurs. Cette baguette, comme toutes celles qui sortent d'ici, vous a choisi autant pour vos qualités que pour vos défauts. C'est, je pense, la plus grande force de notre savoir-faire. Cela fera 2 Gallions, je vous prie.
Nefarius eût un violent pincement au cœur de devoir se séparer de sa nouvelle amie et de la remettre dans sa boite. Sa mère entra alors dans la boutique.
- Maman ?!
- Je te regardais depuis la vitrine. Je suis très fière de toi. Dit-elle en caressant la joue de son fils avant de se tourner vers Ollivander et de le payer.
Elle le remercia et le fabricant donna la boite à Nefarius qui la rangea dans sa poche intérieure. Sa baguette était là.
Posée contre son cœur.
Elève de Troisième Année de la Maison Serpentard. [RP]