Boulet un jour, canon toujours
@Sage Matthews
03 juillet 2051
03 juillet 2051
« ...que les longboard c'est plus chiant, tu peux pas faire autant de figures, explique Ellie, très à fond alors que j'ai décroché y'a un bail. Un jour j't'apprendrais, tu verras en deux semaines tu feras un ollie.. C'est quoi déjà le nom du gamin qui veut te faire faire du surf ? Et t'sais que.. »
Ellie, elle est comme ça. Elle gambade autour de moi, elle sautille sur place, elle s'extasie sur à peu près tout ce qu'elle voit, et surtout, elle s'arrête jamais de parler. C'est épuisant. Et parfois je me demande comment je me suis débrouillée pour me retrouver avec cet arc-en-ciel bruyant et kleptomane sur les bras, puis j'me rappelle que tous les gosses ont besoin d'un peu d'aide et que mon arc-en-ciel, personne ne l'aurait aidée et elle n'aurait accepté l'aide de personne d'autre. Et puis, j'dois admettre qu'elle me touche. Enfin, quand elle babole pas sans arrêt. Parce que là, en l'occurrence, j'ai surtout envie de la bâillonner pour qu'elle garde le silence. Aussi étonnant que ça puisse paraitre, j'en fait rien et je continue de l'écouter me parler de skate.
Je lui donne même pas le nom d'Elijah, parce que c'est lui qui m'a parlé de ça, je sais qu'elle est déjà passée à autre chose. Elle est juste contente de passer du temps avec moi pour mon jour où je bosse pas alors si je dois supporter une migraine à la fin de la journée, ça m'importe peu.
On est parties faire les boutiques, officiellement, mais officieusement je suis là pour un présent que je pourrais lui offrir dans une quinzaine de jours, pour son vingt-troisième anniversaire. Elle a dit qu'elle voulait rien mais en vrai j'aurais aimé lui trouver une babiole pour sa piaule. Je sais pas où elle dort, je sais même pas si elle a un vrai appart à elle toute seule, parfois ça me fait chier de pas savoir. J'ai l'impression de pas bien prendre soin d'elle, puis je me rappelle que c'est ni ma gosse ni ma soeur, je lui dois rien à la petite. Mais je dois rien non plus à Paige, Eli ou Orion, pourtant faut croire que j'ai la sale manie de ramasser les enfants dans la rue. Fin, pas dans la rue, mais t'as capté. Je suis pas fan des gosses, Paige était ma seule exception jusqu'au bal. Parce que Eli s'est révélé un gosse cool, avec des idées ouf et des répliques dignes de film. Et Orion... Orion il avait besoin d'aide. Moi aussi on m'a appris à me battre, j'lui rends service.
« ...alors j- ooh, tiens y'a des nouveaux à l'Apothic'herbes, s'exclame Ellie On va voir ! »
Et la voilà partie. J'esquisse un sourire, m'approche, un peu méfiante, et ma mâchoire manque de se décrocher quand je reconnais la jeune qui lutte avec un carton de deux fois sa taille.
« Sage ? » je lance, ébahie, en inclinant la tête.
493 mots
#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Boulet un jour, canon toujours
PNJs présents : Onyama Adamou, Miles Bowers, Sacha Bowers
Je me mords la langue en hissant le carton de fioles que Miss Adam- je veux dire Onyama m'a demandé d'amener à l'intérieur. Onyama, oui, elle m'a demandé de l'appeler comme ça. En réalité, elle m'a même demandé que je l'appelle Yama, mais je me sens encore trop nouvelle et je ne la connais pas assez. Il faut dire que cette dame a de la prestance. Je ne sais pas trop si c'est le fait qu'elle a un regard perçant ou sa voix rauque de fumeuse qui me donne l'impression qu'elle a été un jour cheffe d'un gang, mais j'aime imaginer qu'elle a mené une armée de trolls pour se battre contre... Comment il s'appelait déjà ? Je crois que Don dit Voldy. Enfin, soit. À moins que ce soit le gars sans nez qui avait le soutien des trolls ? C'est bien lointain tout ça. Peu importe.
Onyama s'attend certainement à ce que j'arrive avec le carton en lévitation, mais je n'arrive pas à remettre ma main sur ma fichue baguette... De toute façon, me connaissant, ça aurait fini en catastrophe. Et avec des fioles en verre, mieux vaut éviter. Cela dit, le carton est lourd et j'ai un peu de mal, mais Sacha m'attrape au pas de la porte et réceptionne le colis.
« Oh, merci, dis-je avec un sourire vers le garçon.
— T'inquiète, tu m'avais l'air en difficulté, rit-il en soulevant le carton sans peine. »
C'est mon coloc' et le frère jumeau de Miles. Les fils d'Onyama, par la même occasion. Ce sont eux qui m'ont recommandée à elle quand elle a racheté la boutique — je ne les remercierai jamais assez, on ne m'avait jamais laissé la chance d'être une apothicaire, une vraie, avant ! Ils m'ont à la bonne, les jumeaux. Sacha, en particulier. Il est d'une douceur qu'on croise rarement, même s'il ne la donne pas à tout le monde. Je l'apprécie beaucoup. Il s'éloigne et je repars dehors pour récupérer des cartons supplémentaires.
Et mince... Ceux qui restent sont encore deux fois plus gros. Je fronce les sourcils, ne sachant comment les aborder. Faut dire que j'ai pas des biscotos énormes. Mais bon, même si mon premier jour dans la boutique est dans deux jours, je ne veux pas que Mis- Onyama me prenne pour une incapable ! Je coince une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, prête à en découdre et me penche vers l'avant pour me saisir du carton de déménagement. Mais y a quoi là-dedans ? Un cadavre ? Je frissonne. Non, Onyama fait un peu peur, mais ce n'est pas une tueuse... Je l'imagine une nouvelle fois mener les trolls à la bataille et le creux entre mes sourcils s'accentue. La pensée quitte mon esprit quand je vois un bout de bois tomber devant moi et mes cheveux tomber devant mes yeux. Ma baguette ! Je ris intérieurement. Ma coquine de baguette était dans mon chignon ! Quelle cru-
Je relève la tête subitement en entendant mon prénom à quelques mètres de moi. C'est une voix que je reconnais mais que je ne replace pas immédiatement. Je tourne ma tête vers l'origine de la voix et mes yeux s'écarquillent.
« Miya !, souris-je en me redressant, abandonnant ma quête impossible face au gros carton. Bah ça alors, qu'est-ce que tu fais là ?, je demande en posant mes poings sur mes hanches. »
Je me mords la langue en hissant le carton de fioles que Miss Adam- je veux dire Onyama m'a demandé d'amener à l'intérieur. Onyama, oui, elle m'a demandé de l'appeler comme ça. En réalité, elle m'a même demandé que je l'appelle Yama, mais je me sens encore trop nouvelle et je ne la connais pas assez. Il faut dire que cette dame a de la prestance. Je ne sais pas trop si c'est le fait qu'elle a un regard perçant ou sa voix rauque de fumeuse qui me donne l'impression qu'elle a été un jour cheffe d'un gang, mais j'aime imaginer qu'elle a mené une armée de trolls pour se battre contre... Comment il s'appelait déjà ? Je crois que Don dit Voldy. Enfin, soit. À moins que ce soit le gars sans nez qui avait le soutien des trolls ? C'est bien lointain tout ça. Peu importe.
Onyama s'attend certainement à ce que j'arrive avec le carton en lévitation, mais je n'arrive pas à remettre ma main sur ma fichue baguette... De toute façon, me connaissant, ça aurait fini en catastrophe. Et avec des fioles en verre, mieux vaut éviter. Cela dit, le carton est lourd et j'ai un peu de mal, mais Sacha m'attrape au pas de la porte et réceptionne le colis.
« Oh, merci, dis-je avec un sourire vers le garçon.
— T'inquiète, tu m'avais l'air en difficulté, rit-il en soulevant le carton sans peine. »
C'est mon coloc' et le frère jumeau de Miles. Les fils d'Onyama, par la même occasion. Ce sont eux qui m'ont recommandée à elle quand elle a racheté la boutique — je ne les remercierai jamais assez, on ne m'avait jamais laissé la chance d'être une apothicaire, une vraie, avant ! Ils m'ont à la bonne, les jumeaux. Sacha, en particulier. Il est d'une douceur qu'on croise rarement, même s'il ne la donne pas à tout le monde. Je l'apprécie beaucoup. Il s'éloigne et je repars dehors pour récupérer des cartons supplémentaires.
Et mince... Ceux qui restent sont encore deux fois plus gros. Je fronce les sourcils, ne sachant comment les aborder. Faut dire que j'ai pas des biscotos énormes. Mais bon, même si mon premier jour dans la boutique est dans deux jours, je ne veux pas que Mis- Onyama me prenne pour une incapable ! Je coince une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, prête à en découdre et me penche vers l'avant pour me saisir du carton de déménagement. Mais y a quoi là-dedans ? Un cadavre ? Je frissonne. Non, Onyama fait un peu peur, mais ce n'est pas une tueuse... Je l'imagine une nouvelle fois mener les trolls à la bataille et le creux entre mes sourcils s'accentue. La pensée quitte mon esprit quand je vois un bout de bois tomber devant moi et mes cheveux tomber devant mes yeux. Ma baguette ! Je ris intérieurement. Ma coquine de baguette était dans mon chignon ! Quelle cru-
Je relève la tête subitement en entendant mon prénom à quelques mètres de moi. C'est une voix que je reconnais mais que je ne replace pas immédiatement. Je tourne ma tête vers l'origine de la voix et mes yeux s'écarquillent.
« Miya !, souris-je en me redressant, abandonnant ma quête impossible face au gros carton. Bah ça alors, qu'est-ce que tu fais là ?, je demande en posant mes poings sur mes hanches. »
567 mots
@Miya Ryuū, voilà pour toi, très chère !
@Miya Ryuū, voilà pour toi, très chère !
Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #55574C - fiche
Boulet un jour, canon toujours
Etonnée mais pas moins attendrie de croiser Sage ici, je m'approche d'elle à grandes foulées et la rejoins en quelques enjambées. Ellie l'atteint avant moi, et c'est toute excitée et pleine de son entrain habituel qu'elle accoste la jeunette.
« Saluuut, chantonne-t-elle. Tu connais Miya ? Comment ? J'm'appelle Ellie...c'est à toi tout ça ? Attends j'te file un coup d'mains si tu veux », débite-t-elle d'une traite.
Et sur ses mots, elle se baisse et attrape un carton entre ses bras. Je retiens un haussements de sourcil moqueur, amusée par son petit manège. Elle sait qu'elle est canon, et elle sait qu'elle a les bras musclés ma gamine des rues. Mais, si je me souviens bien, c'est pas Sage qu'elle mettra dans son lit de sitôt. L'anglaise a beau être charmante, je ne crois pas qu'elle s'intéresse trop aux filles. Secouant la tête dans un rire amusé, j'ébouriffe ses cheveux avec affection. Elle est mimi c'te petite, dans son propre monde et parfois elle me donne l'impression d'être très tête en l'air, mais elle est douce, et c'est facile de se prendre d'affection pour elle.
Tandis qu'Ellie apporte un carton à l'intérieur j'entame la conversation avec Sage.
« Comment ça va ma fleur ? Me dis pas que c'est toi qui reprends l'Apothic'herbes ? je lance, curieuse. Je suis là avec Ellie, la tempête qui vient de passer, elle me force à sortir de l'Allée. »
C'est pas exactement vrai. Un peu, j'admets, mais je ne passe pas non plus toute ma vie dans ce trou miteux, je traine à Pré-au-Lard, je sors dans les bars de Londres, je vais à la Réserve, aux Loges, etc. Bon, c'est vrai que je suis majoritairement cachée dans l'Allée, le plus souvent dans la réserve du Sisyphe, mais ça me permet de rester distraite. Je repense plus à cette soirée foireuse au Pitiponk, je repense ni à Rahima, ni à Lloyd, ni à Jude ou à ce qu'elle ma confié. Et je fume de plus en plus. Je sais, j'avais promis de réduire ma consommation, mais c'est trop dur. Il me faut un truc pour constamment anesthésier mon cerveau, pour étouffer les pensées parasites qui m'habitent. Je m'enfume jusqu'à perdre la raison, la notion du temps, ma raison d'être, tout. Je prends du filtre calmant aussi. Fabrication maison. Pareil pour la potion de sommeil sans rêve. J'en abuse, je sais, mais je préfère oublier cette soirée ratée autant que je peux.
Pour me sortir de ces pensées négatives, je secoue légèrement la tête et force un sourire un peu trop grand. Mais Sage est adorable, Sage est douce, Sage est respectueuse.
« T'as besoin d'un coup d'main avec les plus gros ? » je propose, indiquant les cartons massifs.
457 mots
« Saluuut, chantonne-t-elle. Tu connais Miya ? Comment ? J'm'appelle Ellie...c'est à toi tout ça ? Attends j'te file un coup d'mains si tu veux », débite-t-elle d'une traite.
Et sur ses mots, elle se baisse et attrape un carton entre ses bras. Je retiens un haussements de sourcil moqueur, amusée par son petit manège. Elle sait qu'elle est canon, et elle sait qu'elle a les bras musclés ma gamine des rues. Mais, si je me souviens bien, c'est pas Sage qu'elle mettra dans son lit de sitôt. L'anglaise a beau être charmante, je ne crois pas qu'elle s'intéresse trop aux filles. Secouant la tête dans un rire amusé, j'ébouriffe ses cheveux avec affection. Elle est mimi c'te petite, dans son propre monde et parfois elle me donne l'impression d'être très tête en l'air, mais elle est douce, et c'est facile de se prendre d'affection pour elle.
Tandis qu'Ellie apporte un carton à l'intérieur j'entame la conversation avec Sage.
« Comment ça va ma fleur ? Me dis pas que c'est toi qui reprends l'Apothic'herbes ? je lance, curieuse. Je suis là avec Ellie, la tempête qui vient de passer, elle me force à sortir de l'Allée. »
C'est pas exactement vrai. Un peu, j'admets, mais je ne passe pas non plus toute ma vie dans ce trou miteux, je traine à Pré-au-Lard, je sors dans les bars de Londres, je vais à la Réserve, aux Loges, etc. Bon, c'est vrai que je suis majoritairement cachée dans l'Allée, le plus souvent dans la réserve du Sisyphe, mais ça me permet de rester distraite. Je repense plus à cette soirée foireuse au Pitiponk, je repense ni à Rahima, ni à Lloyd, ni à Jude ou à ce qu'elle ma confié. Et je fume de plus en plus. Je sais, j'avais promis de réduire ma consommation, mais c'est trop dur. Il me faut un truc pour constamment anesthésier mon cerveau, pour étouffer les pensées parasites qui m'habitent. Je m'enfume jusqu'à perdre la raison, la notion du temps, ma raison d'être, tout. Je prends du filtre calmant aussi. Fabrication maison. Pareil pour la potion de sommeil sans rêve. J'en abuse, je sais, mais je préfère oublier cette soirée ratée autant que je peux.
Pour me sortir de ces pensées négatives, je secoue légèrement la tête et force un sourire un peu trop grand. Mais Sage est adorable, Sage est douce, Sage est respectueuse.
« T'as besoin d'un coup d'main avec les plus gros ? » je propose, indiquant les cartons massifs.
457 mots
#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage

