23 nov. 2021, 23:57
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
TW : angoisse, crise de panique

Edmund commença à trembler doucement lorsque l'Epouvantard sortit de sa tanière. Même après tout ce temps, il conservait un souvenir glaçant de sa dernière rencontre avec le non-êtreL'Épouvantard !

L'enfant baissa les yeux sur sa table et se força à prendre de lentes et longues respirations. Malgré la sensation d'étouffement, il se fit violence, imposa à son souffle son rythme, ouvrit les mains qu'il posa à plat sur ses jambes, détendues. Ou presque.

La créature n'était qu'un cauchemar. Un rêve. Un fragment de son imaginaire — bien réaliste pourtant... — un fragment de son imaginaire, inoffensif. Il l'avait déjà vaincu par le passé, il pourrait le vaincre à nouveau. Il pouvait le vaincre à nouveau !

Un bruit de chaise râclant le sol sur sa droite le fit sursauter. Le premier candidat s'était-il décidé ? Était-ce Deryn ? — elle était très courageuse après tout, probablement plus que la moitié au moins des Gryffondor.

Ce n'était cependant pas le départ, mais le retour de la première candidate qui l'avait sorti de ses pensées. Et cette candidate n'était certainement pas Deryn. Celle sur qui ses yeux s'étaient posés était la préfète de sa Maison, poussant de faibles sanglots la tête posée entre les bras. Dévastée par son altercation avec le non-être.

Je peux pas le faire

Le regard pétrifié sur les cheveux bruns qui s'agitaient de soubresauts, il ne perçut que partiellement la deuxième élève se lever, brandir sa baguette pour affronter la plus grande de ses peurs, et regagner l'estrade, la queue entre les jambes.

Je peux pas le faire.

Affronter sa plus grande peur, il l'avait déjà fait plusieurs fois, même de nombreuses fois. Faire de la magie, c'était l'affronter, assister aux cours c'était l'affronter, venir à Poudlard c'était l'affronter, vivre en sachant que quelque part cette baguette infernale le scrutait c'était l'affronter. En arrière-plan. Pas en face-à-face. Et pas pointé directement sur soi.

Je peux pas le faire !

Instinctivement, son esprit chercha quelqu'un, quelque chose, n'importe quoi qui puisse l'ancrer, empêcher qu'il ne chute. Ses yeux rencontrèrent ceux, suppliants, de Deryn. Il ne comprit cependant pas ce qu'elle voulait. Il ne le pouvait pas. Comprendre les expressions, le langage corporel, était un exercice constant pour lequel il n'avait pas la force en cet instant. Mais ces iris, il commençait à les connaître. Derrière un miroir d'eau leur faisaient écho deux autres, terrifiés. Terrifiés, et qui pourtant n'avaient pas reculé face à l'adversité dans cette même salle quelques huit mois plus tôt. Pourquoi le fixaient-ils ainsi ? Que tentaient-ils de lui dire ? De se lever ? De se battre ? Il ne le pouvait pas. Il était faible, fatigué, rongé par son incompétence et ses brûlures.

Mais ces iris ne paraissaient pas encourageants. En y réfléchissant bien, ne semblaient-ils pas plutôt éreintés, eux aussi ? Ou peut-être plutôt désolés ? Il ne savait trop. Mais alors pourquoi le fixaient-ils ainsi ? Ce n'était pas comme s'il pourrait les aider — il ne savait déjà pas comment s'aider lui-même. Pourtant, toujours ils le fixaient.

Lentement, Edmund se leva. Après tout, c'était à deux qu'ils avaient affronté la créature — le non-être ? —la créature. S'il fallait qu'il soit là pour que Deryn y parvienne à nouveau alors il serait là. En bas de l'estrade. Les yeux baissés. Mais présent. C'était... quelque chose non ? Avec un peu de chance, ce serait même suffisant.

Les deux adolescents s'avancèrent et il la laissa se présenter à son adversaire. Sans surprise, elle le vainquit avec une aisance surprenante, et il lui adressa un petit sourire de félicitation. Alors qu'il s'apprêtait à rejoindre sa place — elle avait affronté sa peur, leur mission était terminée — la Poufsouffle s'arrêta et posa de nouveau le regard sur lui, silencieuse.

Que voulait-elle ? Il avait fait sa part, c'était fini, non ? Elle ne voulait tout de même pas...

Coup d'œil risqué vers la bête des cauchemars qui commençait à suinter de nouveau du petit poney grotesque dans lequel elle était enfermée.

Elle ne voulait pas... ?

Ce n'était pas du vol sur balai, ou, ou, ou du Quidditch ! Elle ne pouvait pas le forcer à faire ça, c'était trop !

À la recherche d'une échappatoire, Edmund ne put voir que l'attention de tous les élèves tournée vers lui et les attentes pesantes des professeurs. L'arène était préparée et les portes closes. Il n'avait pas réfléchi clairement à ce que signifierait se lever, il s'en rendait compte à présent, et il le regrettait amèrement. Y aurait-il pensé, aurait-il lâchement abandonné sa camarade ?

Peut-être.

Non, ce n'était pas la bonne réponse...

Certainement pas.

Certainement pas !

Ses doigts effleurèrent le manche rugueux de sa baguette et son contact électrique, et il posa un pied sur le stadium de bois.

Les gouttes de ténèbres entamèrent leur ruissellement alors que l'Épouvantard scrutait sa prochaine victime, sondait ses points faibles. Edmund, sur cela au moins, avait un temps d'avance.

Inspirer. Expirer. Comme la dernière fois.

Deryn était avec lui, il n'était pas seul. Comme la dernière fois.

Fermer les yeux.

Nul besoin était de les garder ouverts pour connaître la forme qu'il allait revêtir. Une silhouette immense habillée de nuit, muette, tenant à la main une baguette. Sa baguette. Le garçon sentit son corps trembler doucement à cette pensée mais il s'efforça de la reléguer au fond de son esprit. Tant qu'il se concentrerait sur un moyen de ridiculiser cette forme, il pourrait tenir le coup. À condition qu'il parvienne à lancer le sortilège bien sûr...

Yeux toujours fermés, il visualisa l'Épouvantard marcher dans la lumière, ses formes obscures être balayés par l'éclairage vif, et sous celles-ci se présenter des habits de hippie. Incertain, craintif, il murmura tout bas :

- Riddik...

- Long, grandissez un peu.

De stupeur, l'enfant ouvrit les yeux. Mr. Dole ? Mais que faisait-il...

Un visage de brume obscure lui adressa un sourire à glacer le sang.

- Vous souhaitiez affronter vos peurs en venant ici mais je ne pensais pas vous terrifier davantage que l'Epouvantard.

Deux yeux polaires dans le visages d'ombres mouvantes se fichèrent dans les siens, le paralysèrent. Ses tremblements cessèrent. Ses pensées, figées en un mutisme éternel.

- N'oubliez pas que la vraie peur n'est pas toujours là où on l'attend.

La créature de ténèbres remonta doucereusement le bras devant le visage terrorisé, la baguette, en tout point identique à la sienne, frôlant presque sa peau, créant des fourmillements électriques brûlants sur son passage.

- Surtout qu'un Riddikulus n'aurait aucun effet sur moi, susura-t-elle, mielleuse.

La lumière dans la salle décrût brutalement, absorbée par l'objet infernal. Hébété, Edmund fit un pas en arrière, puis un deuxième.

Puis, rencontrant le vide, son pied rata la marche de l'estrade et il tomba en arrière dans une chute aussi ridicule qu'inoffensive à côté de Deryn. Les deux Poufsouffle à présent à portée de l'Épouvantard, ce dernier ne parvint visiblement pas à se décider sur le sujet qu'il devrait tenter de terrifier. L'obscurité de ses traits fut remplacée par une fourrure en crins de cheval alors que sa tête prenait des traits d'équidé et que mains et pieds se changeaient en sabots en un assortiment purement grotesque.

Edmund, cependant, demeura parfaitement hermétique à la blague et, se relevant péniblement, regagna sa place sans demander son reste ni attendre Deryn, tremblant comme une feuille. Celle-ci le suivit de près, l'air inquiet et désolé.

Actions de Deryn vues avec la joueuse

Edmund suit Deryn devant l'estrade pendant qu'elle combat l'Épouvantard, puis tente à son tour et échoue lamentablement. Il retourne ensuite à sa place, tremblant comme une feuille.

couleur : #7f6000
Inspecteur Munmun, théoricien en chef des Bôs Debilus
Cofondateur de la PTC
Poufsouffle Vult !

24 nov. 2021, 14:54
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
Je crois que je ne vais pas ressortir vivante de ce cours. Que va-t-il se passer si je n'y arrive pas, hein ? L'Epouvantard est sensé être une chose basique, ça ne devrait pas être si dur de trouver quelque chose d'amusant. Seulement, voilà ; le rire ça ne se prédit pas ! C'est bien beau de trouver quelque chose de ridicule, mais je ne trouve pas le ridicule drôle — pas dans l'apparence du moins. Voir quelqu'un tomber, c'est drôle cinq minutes, mais un peu de réalisme : honnêtement ce n'est pas marrant. J'ai déjà fait des blagues, des trucs à se tordre de rire. Mais songeons au temps que j'ai mis pour les préparer ; des heures et des hures de planification et d'étude des situations courantes au cours d'une journée pour que les enchaînements d'évènements se déroulent comme prévu. Cet exercice, c'est mission impossible : je sais que je n'y arriverai pas. Mon seul espoir est de faire rire les autres. J'abandonne, et me reporte sur les conversations qui se déroulent devant moi. Je ne peux qu'approuver Volts, même si le stress n'est pas toujours une chose négative. Je m'abstient de répondre et marque le titre du cours sur mon parchemin pour m'occuper.

C'est peu après ce moment-là que Samy vient me voir. *Pourquoi ?*. Pourquoi moi, qu'est-ce que je lui ai ait au juste pour mériter ça ? Je ne fais pas bien l'exercice ? dans ce cas, je ne suis pas la seule. Et puis, je parie qu'il y a des gens qui ont plus besoin d'aide que moi. J'aurais peut-être dû répondre à la question à la place de Lewis — ma discrétion m'aura pour une fois desservie. Cela me rassure lorsqu'il me dit que pour l'instant il suffit de penser à sa peur en étant serein. Cependant, nous sommes bien vite en désaccord. Mais enfin, je ne suis pas du tout d'accord ! Lorsque nous serons devant l'armoire, il sera trop tard pour s'entraîner à quoi que ce soit. Tout les regards seront rivés sur toi et tu devras faire en sorte de produire une image drôle. D'un ton interrogateur, je lui réponds :

— Mais, quand on sera devant l'armoire ça sera un peu tard non ? Et puis, rester zen et contrôler sa peur c'est la même chose ... Vous êtes sûr que c'est pas grave ?

Parce que bon, moi je suis sûre que ça l'est.


Et ensuite, Miss Valérion ose nous dire que nous sommes prêts. Sait-elle que l'on est jamais prêt pour ce genre de chose ? Sait-elle ce que c'est pour certains d'entre nous que de revoir nos pires souvenirs, ce que cette traîtresse de vie nous inflige, et de voir ce que l'on tente tous d'oublier reprendre forme en plus devant un public attentif ? Mes doigts se contractent sur ma plume tremblante, mais heureusement, Pierce cet idiot me tire de mes pensées. Un instant, je songe à ce qui a pu lui passer par la tête — mais non en fait, je m'en contrefiche.

Je commence à remplir mon parchemin de notes et me demande si l'un de nos professeur vont nous donner l'exemple. Apparemment oui, et mon regard se fige sur Miss Défense contre les Forces du Mal tandis qu'elle se dirige vers l'armoire. Lorsque celle-ci s'ouvre, une horrible créature sort du placard et je me glace instantanément. Par Merlin, ce noir est si profond que je pourrais m'y perdre. Je frémis lorsque l'Epouvantard de Miss Valérion se change en un nouveau-né sans vie. Aussitôt, je blêmis d'un coup et devient encore plus pâle que d'ordinaire. je vais vomir si elle ne se dépêche pas. Mais comment peut-elle nous montrer des choses pareilles ? cela semble presque plus difficile de mon côté que du sien. Mes mains se crispent sur ma plume et mes doigts volent seuls sur le papier. Ce gros gribouilli noir que vous pouvez voir, c'est à peu près l'état dans lequel je me sens. Dans les trait à l'encre, je cherche quelque chose de rassurant. Je repasse certaines lignes et arrive finalement à un oiseau pas vraiment réussi. J'ai une idée : et s'il y avait un nid d'oiseau sur la tête de mon médecin ? Ça serait marrant de les voir s'envoler, non ?

Heureusement, les volontaires passent d'abord. Je me demande lequel d'entre nous est assez fou pour tenter l'expérience, mais apparemment, ils sont plus nombreux que prévus. Enfin, cela m'arrange ! Je ne suis pas obligée de passer tout de suite. J'observe calmement les autres, sursaute, tressaille, retiens leurs Epouvantards, et me décide enfin à passer après Long.

Je m'approche et l'Epouvantard se transforme alors en un médecin en blouse blanche tenant une aiguille géante à la main. Par Merlin, je ne pensais pas que cela serait aussi... *réaliste*. Il y eut deux secondes de flottement avant que mes doigts ne se referment sur ma baguette. Je prends conscience que j'arrive à me ressaisir. Je pense, tellement vite que j'en oublie presque qu'il s'agit là de ma plus grande peur. J'arrive à prendre du recul, et me rend compte que la situation est en elle-même comique. La créature a-t-elle vraiment penser un instant qu'elle pouvait me battre ? Déjà sur le point de lancer un rire, je pointa ma baguette et m'exclamai :

- Riddikulus !

Et comme j'aime réinventer les choses, je teint ses cheveux en rose, et lui fait apparaître un serre-tête avec des cornes de cerf dessus. Et je ris, car je trouve cela drôle de penser que je peux faire de lui ce que je veux rien qu'avec la Magie. Puis, satisfaite, je retourne m'asseoir.
Scary passe après Edmund et réussit l'exercice. Son Epouvantard prend la forme d'un médecin avec une seringue, et elle le ridiculise en teignant ses cheveux et en lui donnant un serre-tête de Noël.
Noms soulignés pour Au fil des mots.

Septième année RP, puzzle sans cadre ⊱ fichefiche PRs

24 nov. 2021, 19:04
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
Aucune chance, je peux pas le faire, je suis pas prête pensait-elle. Les mots de Maximilian étaient inaudibles et malgré l'aide de Rafaëla, Elena n'avait pas put se résoudre à se détendre. Son esprit rempli d'appréhension ne pouvait pas envisager les choses sous un angle moins dramatique. Elle se laissa glisser lentement - quitte à être sous la table -, peut-être que ses professeurs oublieraient sa présence. Elle sentait déjà ses anciennes manies revenir : les ongles dans la bouche, les grattements incessants sur la paume de sa main droite sans oublier cette boule qui restait coincée dans sa gorge malgré ses déglutitions.

Ce n'est qu'un exercice Elena, dramatise pas s'ordonna-t-elle. Malgré les ordres qu'elle se donnait, l'anxiété ne voulait pas s'en aller. Lorsque Miss Valerion indiqua aux élèves de commencer à se préparer pour réaliser la tâche difficile, Elena resta figée comme un "i". Sa vision commençait à se troubler et de petites taches apparaissaient simultanément devant ses yeux noisette mais elle réussit à reprendre le contrôle avant de tomber dans les pommes, refusant d'imaginer une telle scène se produire.

« Allez-y, co-commencez, je-je peux attendre.» bredouilla-t-elle à Maximilian et Rafaëla tandis qu'une goute de sueur perlait le long de sa colonne vertébrale. Elle leur indiqua d'une geste de la main de passer devant elle. Son teint vira rapidement au blanc. Son caractère anxieux ne l'aidait pas. Elle en venait à se demander où était passé le courage de gryffone tant réputé de sa maison. La rouquine ne se sentait ni prête pour affronter sa peur, ni pour la dévoiler aux autres. Elle savait déjà ce qu'elle allait voir, rien de ridicule ou qui pourrait provoquer un rire moqueur. C'était une peur banale presque mais celle-ci était reliée à un évènement qui l'avait quelque peu traumatisé. La dernière chose qu'elle voulait, c'était de raviver ce souvenir. D'autant plus qu'elle n'avait absolument rien écouté aux consignes données par les deux enseignants.

Inspire, expire Elena, comme Rafaëla te l'a montrée.

Elena inspire et expire lentement, une respiration saccadée mais au moins, elle tente de se détendre.
Elena se cache presque sous sa table (en d'autres termes, elle retarde l'inévitable) et suggère à @Maximilian Volts et @Rafaëla White de passer avant elle. Elle est bien trop stressée par l'exercice et n'a rien écouté aux consignes qui plus est. Elle tente néanmoins de se calmer en inspirant et expirant tranquillement.

Cinquième année | 16 ans

24 nov. 2021, 21:53
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
TW : C'est un peu creepy


Le fameux cours sur les Epouvantards. Yesenia s’y attendait, elle en avait entendu parler à plusieurs reprises. Sa mère en avait chassé un de la vieille maison de sa grand-mère il y a quelques années. Yesenia avait alors raconté cette histoire pendant des mois et des mois, expliquant à quel point sa maman était forte, géniale, incroyable. 

La peur de son professeur de défense contre les forces du mal lui fit une drôle d’impression. Pourquoi la sorcière avait-elle peur d’un bébé endormi ? Quelle drôle d’idée. Ça fait pas peur, les bébés.

Yesenia s’introduisit dans la file, tout en regardant les autres élèves passer devant l’Epouvantard. Elle était à la fois stressée et curieuse. A vrai dire, elle ne savait pas quelle forme l’Epouvantard prendrait devant elle. Elle se savait claustrophobe. L’épouvantard pouvait-il prendre l’apparence d’une boite et l’enfermer jusqu’à ce qu’elle étouffe ? Yesenia fronça les sourcils. Comment pouvait-elle rendre une boite ridicule ? Lui mettrait-elle un joli ruban ? Ou ajouterait-elle une fenêtre ? Sa peur était si abstraite. Les autres élèves allaient se moquer d’elle. Avoir peur d’une boite en carton, non mais quelle idée.

La file avançait et ce fut bientôt son tour. Son coeur battait à cent à l’heure, elle commençait à sentir le stress s’emparer d’elle. Elle allait devoir jeter un sort devant pleins de monde. Pourvu que personne ne regarde. Elle s’avança prudemment après que Scary Limpson ait réussit son Riddikulus avec succès - elle l'applaudit d'ailleurs -.

Trop. La. Honte. De. Jeter. Un. Sortilège. Devant. Les. Autres.

Yesenia était tellement paniquée à l’idée de lancer son sortilège devant les autres qu’elle ne remarqua pas l’épouvantard qui se transformait devant elle.

C’était un elfe de maison. Yesenia sourit d’abord, soulagée qu’il ne soit pas une boite en carton.

Puis l’elfe tomba au sol. Il était couvert de plaies qui saignaient abondamment. Partout. Du sang partout sur son petit corps mutilé. Il rampait vers Yesenia, tout en respirant fort et très mal. Il souffrait atrocement. Dans un râle angoissant, il tendit une main vers Yesenia. Il la regardait de ses yeux vitreux, complètement blancs. Complètement vides de vie. Yesenia recula d’un pas. Il continua à ramper doucement tout en continuant à respirer très fort. Elle n'entendait que le bruit du corps de l'elfe se trainant jusqu'à elle, et son souffle, son dernier souffle. Il allait mourir et Yesenia était tétanisée.

Elle respirait de plus en plus fort, de plus en plus vite. « J’ai peur de voir les autres mourir. Je ne veux PAS les voir mourir. » Elle avait chaud, elle avait froid. Elle tremblait.

L’elfe continuait à tendre la main pour lui demander secours, mais Yesenia savait qu’il était trop tard. Le sang continuait à couler de toutes ses petites plaies. Son soupir était de plus en plus faible.

- Je ne peux pas.

Et elle sortit en trombe de la classe.
Yesenia se retrouve face à une peur qu'elle ne connaissait pas avant et se barre en courant parce que ça fait trop peur, wsh.

#6b4d84 - Discord : Yese #6070 - 7ème année RP -
Fiche PR

25 nov. 2021, 02:58
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !

TW : Anxiété social

J'avais finis par fermer les yeux, épuisées du bruit du cours et de la tension dans la salle. Je ne voulais plus être ici, pourquoi j'avais pris ce cours en option déjà ? J'avais réussi à retrouver un rythme cardiaque à peu près normal et c'est finalement Unna qui me fait revenir à la leçon, comme elle avait su le faire à plusieurs reprises déjà. *Non ça va pas, j'veux sortir d'ici* Mais même si j'appréciais son amie, je doutait que celle-ci comprenne si bien mon état d'esprit comme Felicia y arrivait. Jamais la blonde sortirait de la classe à cause de simple exercice manqué, et si c'était le cas, c'est que je ne la connaissais pas aussi bien que je pensais.

J'hochai simplement la tête, incapable d'ouvrir la bouche et encore moins de prononcer deux mots cohérents. Mais mon regard voulait tout dire pour qui savait y lire. J'avais peur, terriblement peur de ce que j'allais retrouver devant moi et ça me faisait totalement paniquer. Il y avait tellement de possibilités ! J'avais peur de plein de chose, mais laquelle d'entre elle était ma plus profonde, aucune idée. Et je n'avais pas envie de la découvrir.

Malgré tout, je ne pouvais pas manquer les explications de Miss Valerion, que ce soit aujourd'hui ou dans un autre cours, j'allais devoir affronter cette peur, que je le veuille ou non. Je trempai donc ma plume dans mon encre avant de commencer à l'étendre sur mon parchemin dédié au cours. Tout ce qu'elle disait ou faisait, je le notai le plus rapidement possible, essayant de ne pas manquer la moindre information que je jugeais utile. Et non, ce n'était pas un moyen de me distraire de ce qui allait s'en suivre. Pas. Du. Tout. Bien que j'ai été un peu surprise par l'épouvantard de notre professeure, je préférai ne pas me poser de question, c'est qu'elle me faisait tout de même un peu peur avec ses talons imposants. Et puis, ce n'était vraiment pas le moment.

Commença donc le moment que je redoutai depuis le début du cours. C'était au tour des élèves. Su. Per. Le silence tomba dans la salle et ça pris quelques instants avant qu'une première élève se décide à y aller. *Hors de question que ce soit moi* Il fallait passer au juste milieu pour éviter que tout le monde se souvienne de mon passage qui allait être un échec, assurément. Lily-Rose, il me semblait que c'était le nom de ma camarade de promotion descendant les escaliers pour se placer au milieu. *Est-ce que j'veux vraiment voir ça ?* Non. Si elle paniquait, ça allait me faire paniquer encore plus, je n'avais pas le moindre doute sur ce détail. Mais en même temps, l'observer pourrait me donner plus de détail sur le lancer du sort et donc, me permettre un meilleur pourcentage de réussite.

Je regarde donc. Et c'est une réussite ! Malgré qu'à un moment j'ai douté du contraire, c'est bel et bien un épouvantard ridiculisé qui se trouve maintenant devant nous. Le cours se continu ainsi. Helen y passe et réussi presque avant d'échouer, Scary y parvient brillamment et une autre élève quitte la salle en courant. Personne n'ose se lever. *Allez Éli, vas-y !* J'essaye de me motiver, mais c'est peine perdu. Je ne peux pas y aller. Je ne veux pas y aller. *Je- Arghhhh* Brusquement, je me lève et contourne les élèves de ma rangée pour descendre les escaliers, les mains tremblantes. J'essaye d'accrocher ses dernières à la jupe de mon uniforme tout en coinçant ma baguette dans mes doigts, mais cette dernière ne tient pas une seconde avant de tomber, ne faisant qu'augmenter mon anxiété. Je sentais le regard des autres sur moi et à peine ais-je mis un pied sur l'estrade que je regrette aussitôt mon geste. *J'aurais dû fuir avec la fille*

Une inspiration, et c'est partie. L'elfe blessé qui était au sol eut tôt fait de se transformer. Et ce que je redoutais se représentait devant moi. Un groupe, non, une foule de personnes étaient maintenant devant moi, m’encerclant avec leurs corps. Immédiatement, je me sentis étouffé, incapable de respirer en leur présence. Ils parlaient fort, gesticulaient dans tous les sens, m'accrochant au passage, et j'étais là, au milieu des autres. Je n'arrivais plus à réfléchir, leur bruit enterrant mes propres réflexions. Je savais qu'ils n'étaient pas réels, mais ils me rappelaient tellement de souvenir atroce. La grande salle. Le diner de première. Les diners de deuxième. *Les funérailles* J'en avais assez. Je voulais qu'ils partent mais je n'arrivais pas à penser à quelque chose les rendant inoffensif, voire drôle. Une larme roula sur ma joue alors que je me sentais de plus en plus désemparée. *Ma baguette* Elle est où merde ! Je l'avais quand même pas laissé dans les escaliers ?! Mais un simple regard sur ma main suffit à me rassurer alors que le rouge me monte au joue.

Je lève le bout de bois devant la foule, le bras tremblant et je lance le sort sans plus réfléchir, souhaitant seulement quitter le centre d'attention et atténuer le bruit à mes oreilles. Le souffle court, j'essaye de me rappeler comment Miss Valerion avait prononcé la formule et je l'imite

-Ri... Riddikulus !

Et alors que j'avais à peine pris le temps de penser comment ridiculiser la foule devant moi, celle-ci se transforme immédiatement en plusieurs arbres arborant un visage, dernier signe de leur précédente humanité. Ce n'était pas spécialement drôle, mais ça me fait immédiatement penser aux après-midi que je passais dans la forêt près de chez moi alors que je m'imaginais être dans l'un des comptes de fées d'un de mes livres. Un petit rire s'échappe de mes lèvres, mais avec toute la nervosité accumulé, il faut croire que ce n'est pas suffisant pour l'épouvantard car celui-ci à tôt fait de se transformer à nouveau. Je tremble de plus en plus et perd mes moyens un instant. *Allez, reprends-toi, c'n'est qu'une bande de gens* Mouais.

Cette fois, je ferme un instant les yeux, essayant d'imaginer très clairement la forêt enchantée, laissant libre court à mon imagination pour ajouter des touches marrantes ici et là. Une fois fait, je retente mon coup.

-Riddikulus !

Un coup de baguette et pouf. Plus de bruit, plus de foule, plus rien. Que des arbres, des papillons et des fleurs un peu partout. Un sourire se dessine sur mes lèvres et je sèche les larmes sur mes joues, quittant sans plus tarder l'estrade pour retrouver ma place, les yeux rivés vers le sol.
Élina hoche la tête en guise de réponse à @Unna Bright et prend des notes lors de la démonstration. Elle est plus attentive lors des passages des élèves avant de se diriger brusquement vers l'estrade. Elle affronte son épouvantard (une foule de gens représentant l'anxiété social) réussi une première fois, mais ne rit pas suffisamment donc doit recommencer et réussi finalement. Elle reprends sa place en vitesse sans oser regarder personne. (Si quelqu'un l'arrête pour lui parler, vous pouvez considérer qu'elle écoute sans rien dire, encore sous le choc)
Vraiment désolé pour le pavé :sweatingbullets:
Mot souligné pou Au fil des mots

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
• a dreamer, that’s what she was •

25 nov. 2021, 16:52
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
@Unna Bright, @James Holling, @Elowenn Isildür, @Phoebe Everhart, @Théo Williams, @Maximilian Volts, @Rafaëla White, @Eryne O'Kieran, @Amaia Brown, @Joseph Pierce, @Alison Morrow, @Ewen Agnew, @Maiy Lewis & @Britanny Huggins, n’oubliez pas poster avant le 26 novembre (demain) 23h59. Si vous ne le faites pas, nous considérerons que votre personnage a refusé de faire l'exercice ! :roll: Ce serait dommage...

25 ans - Ancien Poufsouffle ancien Prof SaCM ancien DDM Gryff - #75803D
Hey, I just met you, and this is crazy, but here is my Niffleur, so call me Samy

25 nov. 2021, 19:15
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
Je regarde avec étonnement Elena. Je comprends qu'elle puisse appréhender un tel exercice - à vrai dire, moi-même, je ne suis pas rassuré à l'idée de faire face à ma plus grande peur - mais pourquoi semble-t-elle si anxieuse ? Je décide de me montrer sympathique (une fois n'est pas coutume) et lui adresse un sourire :

« T'inquiète pas, je suis sûr que tu vas réussir à vaincre l'Epouvantard. Dis-toi que c'est pas réel, que c'est juste une créature. »


Malheureusement pour moi, je ne crois pas être capable de faire face à celle-ci. J'ai toujours eu des difficultés à lancer des sortilèges, et je n'ai pas vraiment prêté attention aux explications des professeurs. J'essaye donc de me concentrer sur les élèves qui affrontent l'Epouvantard. Je crois qu'il y a cinq étapes à suivre avant de lancer un sort, mais je ne me souviens pas de leurs noms. Il y a l'incantation, bien sûr, mais quelles sont les autres ? Je vais devoir me contenter d'imiter les élèves qui passeront avant moi.
Comment pourrais-je ridiculiser la peur qui apparaîtra sous mes yeux si je ne suis pas sûr de sa nature ? Je serre les dents. Et si les autres élèves se moquaient de ce qui me terrifie ? Je ne supporterai pas une telle humiliation. Pourquoi ne suis-je pas resté dans la tour de Gryffondor aujourd'hui ? Ça m'aurait évité de nombreuses inquiétudes. Tout en regardant les élèves qui affrontent leurs peurs, j'observe attentivement les réactions des autres. Heureusement, aucun n'a l'air de se moquer d'eux : je n'ai donc aucune crainte à avoir pour cela.

Où est ma baguette ? Je panique quelques instants, persuadé de l'avoir oubliée, avant de la retrouver, négligemment rangée dans mon sac à dos. Le nombre d'élèves ayant déjà affronté l'Epouvantard est de plus en plus élevé, et je devrai bientôt y faire face aussi. À cette idée, je sens mon rythme cardiaque s'accélérer.

Avant de changer d'avis et de rester assis à me place jusqu'à la fin du cours, je décide de me lever. Je réajuste nerveusement le nœud de ma cravate en m'avançant vers l'estrade. Mon cœur battant de plus en plus fort, je me rends compte que la Serdaigle devant moi a lancé le sortilège, et que c'est mon tour. Je réprime l'envie de fermer les yeux lorsque je m'avance en direction de l'Epouvantard, qui se transforme en quelqu'un dont les traits me sont très familiers.

Père.

Père et ses critiques. Père et ses insultes. Père et ses réactions violentes.
Père qui me rappelle le rôle que j'ai eu dans la disparition de mon frère.

Tous les souvenirs de mes nombreuses confrontations au fil des années avec mon père me reviennent à l'esprit, tandis que je recule d'un pas en tentant de me remémorer les consignes des professeurs. Que suis-je censé faire ? Je me rappelle de l'incantation, mais aucune autre instruction ne me vient à l'esprit.

« Riddikulus. »


Rien ne se passe. Père est toujours face à moi, et je ne peux que remarquer la ressemblance entre nous que j'ai toujours essayé de nier, ce qui ne m'aide pas à calmer ma peur.

Finalement, je recule et regagne ma place sans avoir exécuté le sort. Peu importe si j'ai l'air ridicule, je refuse de réessayer ce sortilège. Je remarque avec stupeur que mes joues sont humides et les essuie en espérant que personne n'a vu les larmes qui se sont échappées de mes yeux.
Tant que je reste éloigné d'un Epouvantard, je n'ai pas besoin d'apprendre à les vaincre.


Maximilian essaye de rassurer @Elena Corbeau. L'Épouvantard se transforme en son père. Il ne parvient pas à le ridiculiser et retourne ensuite à sa place.

#666666 | #MMG
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins

25 nov. 2021, 20:41
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
Je voyais ma camarade se décomposer de plus en plus. J'étais perplexe, je ne savais plus du tout comment réagir face à cette situation. Je regardais Max pour savoir s'il réagirait, il tenta de la rassurer puis se leva et alla affronter son Épouventard.
Il n’avait pas réussi malheureusement… C'est à ce moment là que je me suis rendu compte que j'étais seule... Seule face à la situation angoissante. Tout le monde était dans le même état... Certains avaient du mal à respirer, d'autre se "cachait", d'autre avaient le regard dans le vide...
Moi je ne savais plus. J'étais entrain de me repasser ma vie dans ma tête pour essayer de comprendre quelle serait ma plus grande peur... Pleins d'évènements traumatisants me sont revenu en mémoire... Et moi qui pensais les avoir enfoui, je ne pensais pas que je devrais un jour affronter la modélisation de ma plus grande peur. Jamais je n'aurais cru devoir faire ça un jour.

Soudain, je me levais sans trop réfléchir. J'avais observé vaguement les autres faire, je marchais tel un robot, je regardais droit devant moi, je n'avais pas le choix de toute façon.

D'une voix faible, le regard vers le sol, je m'adressais aux professeurs présents.

- Je... euh... je veux bien essayer...

Je jetais un dernier coup d’œil à mes deux camarades. Puis, je me tournais vers l'armoire... Je prit une grande inspiration, je fermais quelques secondes mes yeux pour me calmer. Une fois cela fais, je pris ma baguette en main.
L'Épouvantard devant moi commençais à changer de forme. Je sentis alors mon cœur accélérer de plus en plus, ma gorge se noua, j'avais l'impression que je ne respirais plus du tout...
Je restais concentrée quand soudain... Louis... en face de moi... Il n'avait pas la même allure qu'à l'ordinaire, il avait bien son uniforme de Serpentard, mais celui-ci était brûlé. Son regard était à moitié vide, il avait la peau extrêmement pâle, à sa posture on aurait dit un pantin désarticuler. Un sourire effrayant se dessina sur son visage, et là je comprit... Il était le condensé de pleins de choses, sa présence était simplement la fois où il m'a attaqué dans la salle sur demande. Je suis ressortis de ce combat pleine de bleus et de sang et avec cette cicatrice à l’œil droit. Son uniforme brûle n’était d’autre que l'incendie de ma maison, et ce sourire... Je m'en souviens parfaitement... C'était celui de l'Urne Noire...

Je restais figé...
*Comment c'est possible...*

- Bah alors tu as peur de moi... petite sœur !

Il se mit à rire... cela me glaçait le sang. Personne n'était au courant que j'avais un frère, peut-être que des élèves ou les professeurs le connaissent... enfin j'espère pas...
Je le regardais dans les yeux, avec l’expression la plus ferme possible et j’imaginais quelque chose de drôle. Je fermais les yeux quelques instants.

- Qu’est-ce que tu fais ? Tu crois qu’en fermant les yeux je vais disparaître c’est ça ?!

Son sourire s’étira de plus en plus, c’était horrible…

- Bah alors ?! « L’enfant légitime » ne sait plus se battre ?

- Arrêtes ! Tais-toi ! Tu n’es pas réel ! Ridik…

J’eus même pas le temps de terminer mon sort qu’il me déconcentra…

- T’y arriveras pas. Tu as tout perdu pas vrai ? Ta maison, ta famille et même ton cher et tendre W…

L’image de ce dernier événement me sortis de mon angoisse, je ne pouvais pas le laisser finir sa phrase.

- Ridikulus !

Immédiatement Louis apparu sur des patins à roulettes puis tomba sur le sol.
J’avais réussis… mais… cet Épouventard a beaucoup parlé de ma vie… En espérant que les autres étaient trop concentré sur eux pour ne pas avoir entendu ma conversation avec la créature…
Je sentis une larme couler sur ma joue, je ne sentais plus mes jambes, j’avais l’impression que j’allais m’évanouir. Avec beaucoup de mal, je retournais à ma place, le regard vide et plein de larmes.
Raf’ observe vite faire son camarade @Maximilian Volt puis décide de laisser la jeune @Elena Corbeau pour affronter son Épouventard. Cela ne se passe pas comme prévu, la créature révèle beaucoup de secret que Raf’ voulait garder secret. Elle réussi mais reviens à sa place, en pleurant.

• 7ème année RP • Filière complète, option vol
Hiboutez-moi pour des RP !
Couleur : a36767

25 nov. 2021, 21:53
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
Élina ne répondit pas à son interrogation et semblait de plus en plus anxieuse. Unna était inquiète pour elle mais elle n'eut pas le temps de faire mieux car Miss Valerion leur indiqua que le moment était venu d'affronter l'Épouvantard. Elle voulut rassurer les élèves en disant qu'il n'y avait aucune honte à avoir. Mais Unna n'était pas d'accord. Sa plus grande peur ? C'était quelque chose d'intime, quelque chose qui n’affleurait même pas jusqu'à sa conscience. Elle ne voulait pas offrir un tel spectacle aux autres sans même savoir à quoi s'attendre.

C'est alors que leur nouvelle professeur de Défense contre les forces du mal se prêta elle-même à l'exercice pour leur montrer comment faire. Un nouveau-né sans vie apparu devant leurs yeux à tous. Unna eut un haut le cœur. Celui-ci battait à tout rompre dans sa poitrine et sa respiration s'accéléra brutalement. Elle se calma lorsque Miss Valerion prononça la formule et qu'elle se mit à rire. Elle était resté parfaitement calme et maîtresse d'elle-même. C'était une peur qu'elle devait avait dû apprendre à apprivoiser. Avait-elle perdu son enfant ? La jeune aiglonne se dit que c'était sans doute le cas. Si cette femme avait réussi à affronter un événement aussi terrible, elle pourrait bien se confronter à sa plus grande peur, qui ne devait pas être très impressionnante, sachant qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce que ça pouvait être.

Elle ne prit pas l'initiative de commencer et laissa un nombre conséquent de ses camarades passer avant elle. Certains réussirent sans problème mais ce fut plus compliqué pour d'autres. Unna ne les jugeait pas. Il n'étaient pas tous égaux sur ce plan là et certains élèves avaient apparemment vécu des évènements plus que difficiles. Elle dû détourner la tête de certaines scènes très déplaisantes. Même Élina se décida à affronter sa plus grande peur, apparemment c'était la foule. Elle s'en sortit très bien.

La jeune fille se décida enfin et se plaça à la suite d'une Gryffondor qu'elle ne connaissait que de vue. Elle ne fit pas vraiment attention à ce qui se passait devant elle. Elle comprit que sa camarade avait réussi l'exercice lorsqu'elle fit demi-tour pour retourner à sa place, les joues baignées de larmes. Quelle torture on leur imposait quand même ! Unna prit son courage à deux mains et s'approcha de la créature. Devant elle apparut alors un lac gelé. Elle reconnut son frère, bien plus jeune, qui y marchait, se dirigeant vers un ballon. La glace se fissura et son frère disparu sous la surface. Unna fut alors transportée en enfance, dans un souvenir profondément enfoui. Elle avait deux ans et elle était complètement impuissante.
- Edward ! hurla la petite fille.

Son moi actuel parvenait difficilement à reprendre le dessus, la terreur devait se lire sur son visage. Une petite voix lui souffla que son frère était encore bien en vie. Tout ceci s'était donc bien terminé. Elle imagina son frère, en parfaite santé, plaisantant en salle commune. Elle reprit enfin contenance, respira profondément et se concentra pour suivre les instructions de son enseignante.
- Ridikulus !

Edward était maintenant en patins à glace et faisait l'imbécile sur le lac gelé pour la faire rire. Et se fut réussi, Unna se mit à rire, plus de soulagement qu'autre chose mais cela suffit. Elle laissa sa place et retourna s'asseoir à côté d'Élina.

Unna est très touchée par l'Épouvantard de Miss Valerion, elle hésite à s'y confronter elle-même, regarde ses camarades, puis se décide enfin. Elle découvre son Épouvantard : son frère en train de se noyer dans un lac gelé. Elle parvient à lancer son sortilège et retourne s'asseoir à côté d'@Élina Clarke.

Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière.
Quatrième année RP - Fiche - Réputation Couleur : #8000BF

25 nov. 2021, 21:58
 Cours RP   Fais moi peur, sans hésitation !
Tangue sur les flots déchaînés de son Inconscient
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Elle le savait, pourtant. Elle avait été au courant de ce cours, sur les épouvantards. Elle s'était intéressée vaguement aux créatures, se demandant quelle serait sa pire peur, comment elle pourrait y réagir une fois face à elle. Elle ne s'était cependant clairement pas figurée qu'elle serait entourée de paires d'yeux, avec O'Kieran non loin, avec une nouvelle professeure de DCFM qui ne semblait absolument pas commode. *Ahah. Très spirituel sachant qu'il y a une armoire dans la pièce.*

Inspirant et expirant lentement, elle regarda nerveusement Lily se lever la première, après la démonstration de la professeure. *Tarée finie.*
Elle se recala au fond de son siège, regardant les autres passer, tétanisée. Seuls ses yeux bougeaient, on aurait sinon pu la prendre pour une statue foutrement réaliste.

Sa main se leva à la suite d’un élève, et ses pieds prirent seuls (après accord de la professeure) le chemin de l’estrade.
Tel un fantôme, elle se leva sans un regard pour O’Kieran, et se planta en face de l’armoire, baguette en main, très droite sur ses jambes.

Elle avait retenu quelques éléments des passages précédents. Le tout, c’était de ne pas se faire déstabiliser par ce qui allait apparaître devant soi.
Facile à dire, n’est-ce pas ?
Et pourtant, quand on ne savait rien de ce qui nous attendait, que pouvait-on faire, sinon attendre, et appréhender ?

*Réveille mes terreurs.*


L’épouvantard fut rapide.
En moins de temps qu’il n’en faut pour dire « quidditch », il s’était déjà métamorphosé.
Elle sentit son cœur rater un battement tandis qu’un hibou beaucoup plus grand que la moyenne la toisait, perché sur l’armoire. Ses yeux orange brûlaient d’une flamme mauvaise, ses plumes noires semblaient peintes de charbon, son bec et ses serres affûtés luisaient d’un dangereux éclat.
Soudain, il ouvrit le bec, lâchant un long hululement qui la glaça sur place, avant de fondre sur elle, toutes serres dehors.

Incapable d’articuler le moindre mot, elle se replia instinctivement sur elle-même, bras au-dessus de la tête, alors qu’il la frôlait de quelques centimètres.
*C’pas un vrai ! C’est pas un vrai ! C’est une putain d’illusion ! Un p’tain d’épouvantard !*

Se redressant, au bord de la panique, la vision trouble et des étoiles clignotant étrangement devant les yeux, elle pivota sur ses jambes pour repérer l'animal, et pointa fébrilement sa baguette vers lui, la tête vide et les jambes désirant uniquement s’enfuir. Le hibou la fixa à nouveau, roulant des yeux fous, comme s’il allait la déchiqueter sur place. Elle avait l’impression de n’être qu’une proie beaucoup trop facile à atteindre, trop proche, trop pataude, trop faible pour s’éloigner.

Le rapace gonfla ses plumes et s’élança à nouveau vers elle, tandis que son cerveau tournait à vide pour tenter de retrouver la formule et la gestuelle.
Elle se jeta sur le côté, juste à temps pour éviter les serres de rentrer en collision avec ses yeux, qui commençaient à se border d'une fine ligne d'eau. *J'p-peux pas...C't-trop d-d-ur...*

Il lui laissa à peine le temps de souffler, qu’il effectuait un virage, et piquait de nouveau vers sa baguette.
Sa bouche bafouilla un « Ridd… » qui mourut avant la fin, tandis qu’elle s’emmêlait les pieds, et tombait sur les fesses au sol.

Le rouge aux joues, honteuse, elle sentit brutalement le poids du regard des autres peser sur ses épaules. Son nez reniflait, et elle essuya rapidement ses yeux et ses narines avec sa manche pour que personne ne la voit en train de flancher.
Une vive brûlure dans sa poitrine lui fit relever la tête. Le piaf la narguait, dansant presque d’une serre sur l’autre, hululant à tue-tête, lui donnant mal à la tête et lui donnant envie de craquer pour de bon, puis de s’enfuir sous sa couette.
En levant la tête, elle croisa le regard d’Eryne.
*OH, ET PUIS FLÛTE PAR TOUS LES MAGES !*
La colère prenant le pas sur la peur, elle se redressa, furieuse, et renvoya un regard aussi sombre au hibou que celui du rapace était flamboyant.
Ce dernier répondit en faisant tourner sa tête à 180 degrés, plusieurs fois de suite, les yeux roulant dans leurs orbites, en des mouvements tout à fait improbables, et qui auraient dû lui coûter au moins une colonne vertébrale.
*Oh, arrête ton show !*

Elle se recentra brutalement sur sa colère et son envie ardente d’en finir, visualisa mentalement en fermant brièvement les yeux le résultat final, et leva sa baguette alors que la créature de malheur s’élevait à nouveau dans les airs, avec un cri strident qui fit s’entrechoquer ses doigts.

« Riddikulus ! »

Sa main effectua rapidement la gestuelle, et le sort frappa de plein fouet le volatile, qui retomba au sol, dépourvu de toutes ses plumes, et vêtu d’un affreux pull clignotant qui indiquait « HIBOUDE ! ».
En voyant la tête absolument perdue du piaf, avec ses yeux de braise éteintes regardant dans toutes les directions, et ses pauvres cuicui de moineau, elle ne put empêcher un rire franc de s’échapper de ses lèvres.
La première étonnée par ce son tout à fait anodin que son corps semblait capable d'émettre, elle releva la tête et revint à sa place, sa main toujours tremblante crispée à sa baguette, contrastant avec sa posture droite et fière.

Alison se lance sans un regard pour @Eryne O'Kieran, rate à trois reprises et manque partir en courant, puis se reprend et règle son compte à cette saleté de hibou, avant de revenir à sa place.

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.