4 juin 2025, 11:47
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Elle n'arrivait plus à réfléchir.

Le jeune homme ne lui avait laissé aucun doute sur la certitude de son information. Il était sûr de lui. Éli savait qu'une demande de confirmation ne ferait qu'écraser un peu plus la vérité sans l'abolir, c'était un fait, elle était enceinte. Comment cette réalité pouvait être la sienne ? La Poufsouffle venait d'être jetée dans la vie de quelqu'un d'autre en passant la porte de ce bureau, c'est l'impression qu'elle avait. Où avait-elle perdue sa vie ? Elle voulait qu'on lui rende ! Comment avait-elle pu autant se tromper de route, sans voir le carambolage arriver ?!

D'une main tremblante, elle saisit le verre que lui tendit le jeune homme, et lorsqu'il posa enfin une phrase sur ce moment, les sanglots d'Éli s'intensifièrent un peu. Non, ça n'avait rien de facile, c'était surtout complètement absurde !!! Sa rupture, ses problèmes avec ses amis, les examens, tout lui paraissait si loin et dérisoire maintenant. Même sa maladie, qui pourtant se rappelait à elle avec insistance, tambourinant toujours entre ses tempes comme pour marquer un peu plus la violence de l'instant, même elle venait d'être reléguée à l'arrière-plan des préoccupations de la jeune fille.

Hésitante, Éli posa doucement ses lèvres sur le rebord du verre. Remplir son estomac déjà fragile n'allait-il pas enclencher de nouveau une vague remontante ? Résignée, elle laissa glisser le liquide dans sa gorge, ce qui n'ajouta rien à son trouble au contraire. Malgré les explications qu'apporta Mister O'Belt sur la potion, Éli avait la désagréable impression que ses émotions n'arriveraient jamais à redescendre. Pourtant, une sensation de chaleur se rependit en elle assez rapidement, propageant une légère onde de calme. Ses tremblements semblaient moins présents, et la tension en elle descendit peu à peu. Sans être radical sur son état, la jeune fille pouvait sentir l'efficacité du traitement, mais le breuvage n'avait qu'un effet limité, et elle se prit à réfléchir sur les effets qu'aurait l'augmentation des dosages. Est-ce que le cumul de plusieurs verres pouvait lui faire oublier ce moment ? Elle n'aurait pas dit non à une sieste de plusieurs jours, rien que pour errer dans ses rêves, là ou rien de tout ça n'existé. Est que le pédiatromage avait dans ses placards un remède capable de tout annuler, de ses erreurs jusqu'aux conséquences de celles-ci ? Ce serait tellement plus simple.

Alors que le silence envahissait la pièce, peinant à trouver une place dans ce mal-être imposant, le jeune homme proposa à Éli de sortir un moment. Même si la démarche était très bienveillante, et qu'il avait sûrement fait cela pour lui laisser, seule, un temps d'acception légitime, la Poufsouffle sentit directement monter en elle une nouvelle angoisse. En une seconde, les mots de Mister O'Belt venaient de la sortir de ses pensées aussi brutalement qu'une douche glacée. Cherchant d'un regard presque suppliant le jeune homme, elle laissa tomber toutes les barrières érigées entre elle et l'adulte ses derniers mois, et retrouva une voix bien plus forte.

- NON ! Non rester... s'il vous plaît. Dans sa crainte qu'il ne s'éloigne en la laissant seule, elle avait vivement tendu son bras pour agripper de sa main celui de l'infirmer. Ce n'était clairement pas un geste qu'elle aurait fait en temps normal, encore moins depuis leur passif un peu froid, mais étrangement, elle se sentit mieux de ce contact. La respiration trop rapide, Éli laissa quelques secondes filer, ses yeux intensément reliés au sien en mode survie. Et puis un peu gênée, réalisant enfin qu'elle avait dépassé les limites, elle finit par relâcher son étreinte trop serrée, libérant le bras de l'adulte.
- Désolée...

Baissant à nouveau la tête, embarrassée, elle scruta le fond de son verre. Vide, il n'y avait plus que du vide, exactement comme ce qu'elle ressentait. Un grand vide, un flou sans solution évidente. Qu'avait-elle comme choix ? Pleurer, crier, se révolter ? Contre quoi ? Contre qui ? Tout était de sa faute, c'était elle la responsable, elle ne pouvait même pas se plaindre. Elle n'avait aucune idée de ce qui allait lui arriver, elle ne savait même plus quoi ajouter.
Elle était enceinte. Et maintenant ?

Essuyant ses larmes d'un revers de main, complètement vaincue par ce corps qu'elle ne sentait même plus crier, Éli finit par chercher à nouveau le regard du pédiatromage. Et enfin, la jeune fille posa entre eux quelques mots sur un ton désespéré. Un appel à l'aide bien plus qu'une question, espérant que Mister O'Belt saurait trouver des réponses. Elle, elle n'avait plus la force de rien.
- Monsieur...qu'est-ce que j'vais faire ?

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24 juin 2025, 22:57
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
La jeune fille avait paniqué. Qui ne paniquerait pas dans pareille situation? Lui même aurait paniqué s'il avait été à sa place et si ça devait lui arriver aujourd'hui, sa réaction première serait sans doute de paniquer aussi. Comment donc la blâmer pour cet éclat de voix ou même pour cette main qui était venue s'agripper à son avant bras. Même s'il n'aimait pas être surpris dans les contacts physiques il ne pouvait pas lui en vouloir, aussi maîtrisa-t-il son corps, se contentant de crisper très légèrement les muscles de son bras, d'une manière imperceptible pour l'adolescente paniquée.

- "
Ce n'est rien." Lui répondit-il face à son retrait rapide et ses excuses. C'était sincère. "Je reste." Ajouta-t-il pour la rassurer sur le fait qu'il avait bien pour intention de suivre ses besoins à elle, même si c'était juste être présent pendant qu'elle pleurait. Alors il patienta, en silence, proposant un mouchoir d'un simple geste, sans prononcer un mot, jusqu'à ce qu'elle essuie ses larmes et parvienne à lui poser une question qui sonnait plus comme un appel à l'aide que comme une question. Diarmuid fit alors venir à lui un tabouret haut et se permit de s'asseoir afin d'être moins en hauteur et pouvoir parler à la Poufsouffle en égal plutôt qu'en posture de domination.

- "
Êtes vous certaine de la date où," il hésitait sur le langage à utiliser et opta pour appeler un fléreur un fléreur, "vous avez pu concevoir ce bébé avec ce garçon." Il n'osait pas parler de petit-ami, il n'avait aucune idée de l'état des relation de la quatrième année. Si elle était sûre d'elle - ce qu'elle était -, il n'allait pas pouvoir faire autrement que de lui annoncer l'inévitable qui tenait en quelques mots. "Dans ce cas, il va falloir que vous préveniez celui avec qui vous avez eu cette relation intime, parce que le délai pour choisir de le garder ou pas est dépassé. Et il doit savoir, parce qu'il est autant concerné par les responsabilités à prendre." C'était brut, abrupt même. Mais comment annonçait-on ce genre de chose plus en douceur que ce qu'il avait tenté de le faire? Il ne souhaitait pas lui mentir ni lui faire croire que tout serait facile, il avait donc pris de la mesure, il avait essayé au moins.

- "
Je dois de mon côté prévenir vos parents, même si je pense préférable que vous le fassiez aussi." Poursuivit-il en songeant qu'il n'allait probablement pas arranger son état émotionnel. Mais lui mentir sur la suite des évènements ne servirait à rien. "Je vais aussi prévenir Misses Montmort et Priddy." Ajouta-t-il alors. Il n'avait pas d'autre choix. La grossesse n'était pas une pathologie en soit, mais cela compliquait de facto la scolarité des deux futurs parents. Et il ne gérait pas les questions de scolarité, simplement la santé des étudiants. Et lorsque cette dernière - ou leur condition médicale - pouvait entraver une poursuite normale des études, il devait rompre le secret médical, il n'avait pas le choix.


Je me suis permis de considérer qu'Élisabeth confirmait qu'elle était sûre d'elle sur la date où elle a eut une relation avec Redose.
On me souffle aussi à l'oreille que Diarmuid est désolé de poser tout ça sur la table, il a essayé d'y aller en douceur, mais c'est vraiment pas évident.

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4 juil. 2025, 17:49
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Même si la présence assurée du pédiatromage avait un peu calmé Éli, il avait fallu encore quelques longues minutes à la jeune fille avant de réussir à lui poser sa question. Attendant une réponse, le mouchoir humide et roulé en boule dans une de ses mains, la Poufsouffle nerveuse, observa le jeune homme s'installer sur le tabouret qu'il venait de faire venir à lui. L'occasion n'était vraiment pas propice pour tenter d'améliorer leur rapport, ni d'espérer retrouver enfin la connexion particulière qu'ils avaient eu avant, pourtant lorsque Mister O'Belt prit cette posture un peu moins formelle, Éli s'autorisa à y lire un progrès. Si le pédiatromage, dans l'esprit de la jeune fille, avait prit parfois le rôle d'un grand frère, le vouvoiement de la nouvelle question qu'il lui posa eut le mérite de rappeler à la jeune fille la présence du professionnel derrière l'homme.

Est-ce qu'elle était certaine de la date ? Oui, malheureusement elle l'était, et elle ne tarda pas à hocher la tête pour le lui confirmer, tout en étant complètement troublée par autre chose. Si le mot "grossesse" avait déjà mis la Poufsouffle dans un état proche du choc émotionnel, ce "bébé" que venait de prononcer Mister O'Belt la tétanisa encore plus. Elle ne se rendait pas vraiment compte de tout ce que cela impliqué encore, mais c'était une vie qu'elle avait en elle, elle ne pouvait plus le nier après ça. Ce n'était pas qu'un problème de santé qui la concerné elle, c'était bien plus que ça.

Les mots de l'adulte s'enchaînaient les uns à la suite des autres sans que la jeune fille ne puisse les connecter entre eux, trop perturbée par cette révélation tardive. Comme si le jeune homme venait de lui lire une liste de course dans une autre langue, elle ne faisait que répéter en boucle dans sa tête les mots, en espérant y trouver un sens.
Délai épuisé, prévenir Redose, responsabilité à prendre... Elle sentait sa poitrine devenir de plus en plus étroite, et l'air y passer difficilement, ce qui n'aidait en rien à lutter contre la douleur toujours présente entre ses tempes. Délai épuisé, prévenir Redose, responsabilité à prendre... Éli hochait la tête machinalement pour faire illusion, répondant d'un "oui" mécanique. À cet instant, si Mister O'Belt lui avait demandé de voler au-dessus d'un grand canyon en balai, suivit par une horde de dragons affamés, elle aurait répondu par ce "oui" de la même façon sans aucun problème. Responsabilité à prendre, délai dépassé, prévenir Redose, responsabilité à prendre, délai, responsabilité, prévenir... Et malheureusement, de nouvelles informations vinrent encore s'ajouter à la liste, alourdissant un peu le tout.

Est-ce qu'elle était vraiment en train de vivre dans ce cauchemar, ou est ce qu'en fermant les yeux elle avait une infime chance d'effacer tout ça d'un nouveau réveil ? Le jeune homme allait prévenir ses parents, la directrice, Miss Priddy... Demain, ils seraient vraiment tous au courant de ce qui se passait dans son corps ? Pourquoi ? C'était si.... intrusif. Instinctivement, Éli posa ses mains, et son regard sur ce ventre qui posait tant problème. Qu'avait-il de changé ? Rien. Rien n'avait changé, elle était toujours la même, avec les mêmes douleurs, certes un peu plus fortes, mais elle pouvait très bien s'y habituer non ? Rien n'a changé, la preuve, personne n'a rien vu avant aujourd'hui non ?! Sortir sans vague du bureau, retrouver Constance, et reprendre sa vie, voilà ce qu'elle allait faire !

Même si la présence du jeune homme l'apaisait incontestablement, Éli sentit le besoin de s'échapper de son regard quelques minutes pour réfléchir. Lâchant l'emprise de ses mains, elle se leva doucement, et malgré son état plutôt fébrile fit quelques pas dans la pièce, abandonnant presque aussi vite l'idée de sortir. La jeune fille n'avait plus aucune certitude, pourtant elle sentait qu'il fallait qu'elle reste cette fois. Tout en marchant, elle verbalisa ses pensées sans y mettre de filtre, pendant qu'un de ses doigts s'enroulait autour d'une mèche de cheveux dans un vieux reflex.
- y'a forcément une autre solution, une potion, un sort, je sais pas... Si mes parents apprennent ça... Déjà le renvoi... Mais là... Ils savent même pas qui s'est Redose, ils vont péter une beuglante, c'est sûr ! Éli, les joues un peu plus rosée sous la contrariété grandissante, tourna de nouveau vers le jeune homme un regard inquiet et suppliant. Monsieur... Mais elle n'avait pas fini sa phrase, qu'à retard les mots du pédiatromage vinrent enfin se connecter entre eux, s'imposant à elle comme une décharge. Il n'y avait pas de choix possible dans la réponse qu'il lui avait offerte, juste un constat de ce qui allait suivre. Toute négociation serait inutile, il fallait qu'elle abandonne ce combat perdu d'avance.

Briser le secret médical pour avertir ses parents de son état, Mister O'Belt avait déjà dû le faire à l'annonce de sa maladie, et en y repensant, une question clignota soudainement dans son esprit. D'une voix assez froide elle posa son interrogation entre eux, après tout, elle n'était plus à une mauvaise nouvelle près.
- Est c'qu'il peut l'avoir aussi ? Mon Erisciusitelle... Cherchant à capter le regard du jeune homme pour se donner du courage, elle baissa l'intensité de sa voix comme si les mots qui allaient suivre étaient interdits. le...bébé...Est ce qu'à cause de moi, il va l'avoir aussi ?

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13 juil. 2025, 16:32
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
La Poufsouffle eut tout d'abord une phase où elle semblait complètement ailleurs puis une autre où elle se montra réfractaire à l'idée de garder cet enfant qui allait arriver de manière indéniable. Pouvait-on lui en vouloir? Si on lui posait la question il répondrait non sans l'ombre d'un doute. Il espérait que cela ne durerait pas trop longtemps, car la jeune fille ne disposait pas d'un délai immense pour prévenir chacune des personnes impliquées par sa situation et la naissance à venir, ce lui ne pourrait pas patienter indéfiniment. Quelques heures, mais guère plus compte tenu de l'ensemble des implications. Elle parlait de ses parents qui n'allaient clairement pas apprécier la nouvelle, et l'irlandais ne pouvait que comprendre où elle voulait en venir. Il était à peu près certains de pouvoir s'imaginer la scène si c'était à lui que c'était arrivé - quoi que lui ne porterait pas d'enfant. Si aujourd'hui son père n'attendait presque que ça d'entendre qu'il allait être grand père - si lui où Dom était concerné -, dix ans en arrière une tel annonce aurait été un cataclysme.

Alors, quand la brune raccrocha son regard a sien, il ne put s'empêcher de laisser filtrer une aura d'excuse par ses yeux. Il était désolé de ce qu'elle vivrait probablement à la maison, mais il n'y avait rien à faire pour leur éviter cette annonce. "
Oui?" L'incita-t-il ensuite à parler lorsqu'elle l'interpela sans qu'il ne sache encore pourquoi. Il ne savait pas trop ce qu'elle allait pouvoir faire suivre à son cheminement de pensées, mais il comprit bien vite, quand elle mentionna ce virus sorcier attrapé pendant l'enfance. Si l'enfant, le bébé comme elle l'avait dit à mi-voix - était encore loin d'être né et pourtant elle s'inquiétait de lui et il semblait déjà prendre une certaine dimension dans son esprit. Ca n'avait prit que quelques minutes - à peine! "Non," il eut un signe de négation de la tête pour appuyer son propos, "il ne peut pas." Assura-t-il. "C'est un virus qui s'attrape, pas qui se transmet quand l'enfant n'est pas encore né. Et vous n'êtes pas contagieuse, vous ne l'êtes plus depuis des années." L'école entière serait malade depuis bien longtemps si ça n'avait pas été le cas.

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13 juil. 2025, 21:43
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Soulagée d'entendre la réponse de Mister O'Belt, Éli ferma les yeux, et dans un soupir laissa la satisfaction de cette certitude lui offrir quelques secondes d'apaisement. La jeune fille n'avait pas besoin de demander confirmation, elle savait en voyant le visage du pédiatromage, en entendant le ton de sa voix, qu'il était sûr de lui. Il connaissait son sujet, et Éli avait toute confiance en son analyse des faits pour ne pas rebondir sur sa réponse. Cette bonne nouvelle n'annulerait pas celle qui venait d'ébranler sa journée, son année, et probablement sa vie, mais savoir qu'elle ne serait pas à son tour la cause du mal qui la foudroyait parfois, c'était déjà une mini victoire. Elle n'avait pas du tout envie de vivre tout ça, les annonces, les réactions, la colère, les responsabilités, elle ne se sentait clairement pas capable de gérer ce qui allait lui tomber dessus, non, la Poufsouffle avait besoin se cacher dans ce bureau le temps d'accepter sa réalité, avec la bienveillance du jeune homme pour seule compagnie. Malheureusement, le temps était un luxe qu'elle ne pouvait visiblement plus se permettre, il jouait contre elle depuis l'instant où cette potion avait viré au bleu, recouvrant d'un lourd manteau ses frêles épaules adolescentes. Comment allait-elle pouvoir annoncer ça ? Ni ses parents, ni Redose n'étaient préparé à l'explosion d'une bombe de cette ampleur. Comment, en quelques mois, avait-elle pu faire vriller sa vie à ce point ? Éli n'était déjà pas sur de savoir, pourtant elle allait devoir trouver très rapidement une réponse à offrir à ses parents.

Reprenant sa marche, l'esprit bien trop chargé pour en dégager quoi que ce soit de constructif, les mains d'Éli se nouaient dans des mouvements nerveux. Prise d'une nouvelle montée d'angoisses, elle sentit ses jambes devenirs cotonneuses, comme s'il ne restait en elles qu'un soupçon de force presque épuisé. S'arrêter, se poser, respirer pour ne pas s'écrouler, son cerveau trop occupé lui imposa ses ordres en mode survie. S'accolant sans réfléchir au premier morceau de mur libre de meuble, la jeune fille se laissa glisser au sol. Assise, les jambes repliées contre elle, ses bras vinrent entourer ses genoux, et le flot de ses larmes reprit en force. Elle ne se serait jamais autorisé ce genre de liberté en présence du pédiatromage habituellement, mais à cet instant, elle ne contrôlait plus rien. Sa respiration complément irrégulière, entrecoupé de sanglots, tentait de s'adapter pendant qu'Éli prenait enfin la pleine mesure de tout ce qui allait se passer les jours suivant.

Mister O'Belt lui avait confié il y a quelque temps, avoir vécu une période dans la douleur des conséquences d'un acte irréfléchis de sa vie, une de celles dont on ne se remet jamais vraiment lui avait-il dit, Éli avait un peu l'impression de le vivre aujourd'hui. Est ce qu'il avait raison ? Est ce qu'elle ne se remettrait jamais vraiment de cette tempête dans laquelle elle se trouvait maintenant ? La jeune fille se souvenait presque mot pour mot d'une phrase que le pédiatromage lui avait dit durant ces fameuses confidences, et qui l'avait profondément marquée depuis.

- "L'épreuve révèle qui est quelqu'un de bon pour vous et qui ne l'est pas", vous m'aviez dit ça un jour... mais là c'est moi l'problème, j'suis pas quelqu'un de bon pour eux ! Quand ils vont savoir, ils vont tous me laisser. Mes parents, Redose, même vous, avec tout c'que j'ai fait, vous devez m'détester. J'vais m'retrouver toute seule, j'vais jamais y arriver, Monsieur... un bébé maintenant, j'peux pas... toute seule j'vais pas y arriver... j'vais pas... réussir... j'vais pas.... La sensation d'oppression qui serrait son thorax, cette impression de manquer d'air, elle les connaissait, mais elle ne pouvait rien faire d'autre que de laisser son corps réagir, elle n'avait plus la force de lutter.

Bien sûr qu'elle enverrait ce fameux courrier d'ici quelques heures, mais derrière son angoisse de devoir révéler son état, c'est la place qu'elle occupé pour les autres dont il était question finalement. Qui serait vraiment une force pour elle ? Qui l'aiderait à gérer malgré les erreurs qu'elle avait fait ? Pour qui était-elle assez importante ?

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

21 juil. 2025, 20:56
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Elisabeth passait littéralement par tous les états émotionnels possible depuis le début de cette consultation. Sans le lui reprocher, il essayait de composer du mieux possible avec celles-ci et pour tout avouer, son attachement à la jeune fille était plus un handicap qu'autre chose. Oui elle l'avait déçu, mais certainement avait-il été autant touché parce qu'il appréciait cette adolescente qui - par la force des choses - allait soit devoir mûrir d'un coup, soit perdre complètement pied. Il ne lui souhaitait pas la deuxième option, mais pour le moment, il ne voyait pas comment stopper sa marche nerveuse. A quoi pensait-elle? Les doigts de sa main droite jouèrent dans le vide. S'il savait, il pourrait trouver quoi dire. La tentation était grande, il pouvait presque sentir sa magie le picoter. Mais il finit par serrer le poing et prendre une grande respiration avant de tout relâcher. C'était tout sauf déontologique. En duel c'était une chose, mais avec une élève...

L'irlandais sorti soudainement de ses pensées, sans qu'il ne le prévoit - trop occupé à se raisonner - la Poufsouffle s'était laissé glisser le long d'une des armoires pour s'assoir directement au sol et se placer dans une position de détresse. Il déglutit difficilement en l'entendant et ne put plus se résoudre à simplement l'observer et s'approcha finalement doucement et, arrivé à un peu moins de deux mètres, se plaça accroupi devant elle. Il avait l'intention de parler, mais elle le fit alors qu'il avait à peine entrouvert la bouche pour le citer lui. Il ne put masquer sa surprise - encore fallait-il qu'elle soit en état de la lire sur son visage - et n'eut d'autre choix que d'écouter, de la laisser lui confier ses doutes, ses peurs et ce qu'elle pensait d'elle même.

Il ne pouvait pas y être indifférent. Alors, il se releva, contractant les muscles de ses jambes puis fit un pas vers la brune afin de pouvoir s'assoir à ses côtés. Pas tout contre, mais suffisamment proche pour qu'elle se sente accompagnée. Parce qu'il ne pouvait faire pas faire autrement, il ne pouvait pas la laisser dériver comme ça. "
Celle qui vit une épreuve aujourd'hui c'est vous. Pas moi. Ni vos parents." Elle avait aussi mentionné Redose. Il n'y en avait pas deux à Poudlard et ce prénom n'était pas vraiment associé à des faits brillants, était-ce le garçon qui allait devenir père? Il n'osait pas lui demander. Pas encore. Il allait devoir, s'il pouvait donner son nom à Elina et Sarah en même temps, ça serait pour le mieux, de tous. Même si ça ne sauterait pas aux yeux des deux plus concernés par cette affaire. "Ce n'est pas parce qu'on est perdue qu'on est quelqu'un de mauvais. Je n'ai jamais pensé ça de vous Elisabeth." Il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait utilisé son prénom. Une pause s'installa. Le temps qu'il expire puis suspende son inspiration pour chercher ses mots. Et finalement réussir à poursuivre.

- "
Et je ne vous ai jamais détesté. J'ai été déçu, blessé, par votre comportement, en colère aussi. Peut-être que je le suis encore, je ne sais pas. Mais je ne vous ai jamais détestée." Il avait parlé aussi doucement qu'auparavant. "Et je ne vais pas vous laisser. Je peux continuer à vous suivre, au moins à Poudlard. Et je pourrais même venir cet été si vous le voulez et que vos parents sont d'accord." Certes c'était un soutien médical qu'il lui proposait, mais il ne pouvait pas lui promettre d'être là au quotidien. "Et même voir le petit." Ajouta-t-il en se demandant si c'était vraiment une bonne idée. Trop tard. Et puis s'il le proposait, c'était que ça ne le dérangeait pas. Quand c'était le cas il n'était pas aussi spontané de toute façon.

Et puis il lui laissa du temps. Celui d'assimiler tout ce qu'il venait de dire. Celui d'y réagir si elle le voulait. Pour accepter, refuser, poser des questions aussi. Comment ne pas en avoir dans ce contexte. Elisabeth était persuadée qu'il la détestait et il lui disait tout le contraire, d'une voix douce et posée et d'un ton où la sincérité suintait sans aucun doute. Le reste de ses interrogations à lui, notamment à propos de Redose, pouvait attendre. Elles devaient attendre.

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23 juil. 2025, 05:30
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Encore rempli de sanglots, oppressée par son esprit plus que par son corps, le rapprochement de Mister O'Belt eut pour effet de la surprendre, détournant légèrement son angoisse. De ses premières paroles elle n'entendit que le début, assourdis par les assauts de sa crise qui peinait à redescendre malgré la présence rassurante du jeune homme à côté d'elle. À l'inverse, la suite se posa tel un baume sur ses brûlures, un baume dont Éli se rendrait compte plus tard qu'elle en avait gravé chacun des mots.

Oui, elle l'avait déçu, mis en colère, blessé, et elle en mesurait d'ailleurs depuis des mois les conséquences, pourtant, il était là, et il ne comptait partir nulle part. Le pédiatromage ne l'avait jamais détesté, malgré tout ce qu'elle était, malgré tout ce qu'elle avait pu faire, il ne la laisserait pas. Après avoir entendu ça, le reste devint presque secondaire pour Éli pendant quelques secondes d'un répit agréable. Il projetait même de la suivre cet été, et de ... voir le petit. À ces mots remplis de bonnes intentions, la jeune fille fit un retour arrière dans son angoisse, et se sentit très étrange, comme si la conversation ne parlait plus vraiment d'elle, comme si elle ne voulait pas que cette réalité parle d'elle. Pourtant, chaque mot lui était destiné, il fallait qu'elle l'accepte à défaut de le vouloir. Elle n'avait plus le choix de toute façon.

Parcourut par des évidences trop lourdes, Éli enfouit son visage entre ses bras croisés, et dans la noirceur que lui procurer ce creux, finit par verbaliser brutalement sa version des choses.
- j'ai vraiment fait n'importe quoi, c'était forcé qu'il m'arriverait des trucs comme ça ! J'ai tout gâché, c'est juste bien fait pour moi en fait ! Comme libéré d'avoir prononcé sa réalité telle qu'elle la ressentait, Éli releva enfin la tête, et chercha à encrer son regard dans celui du pédiatromage. Sur un ton bien plus posé et triste, elle finit par abandonner toute résistance aux faits. j'vais vraiment devoir faire ça. J'vais vraiment avoir ce bébé. j's'rais plus jamais... juste une fille normale pas vrai ? Tout ce qu'elle venait de dire ressurgissait d'un passé encore trop frais, de craintes trop présentes qu'elle avait cru gérer, mais qu'au fond, elle ne maîtrisait pas tant.

S'ils avaient déjà eu cette conversation dans un tout autre contexte, cette fois, elle n'avait plus autant de doutes qu'à l'époque, ce n'était plus vraiment une question qu'Éli posait au jeune homme, mais une certitude qu'elle venait de prendre en pleine face. Elle avait eu tellement peur que sa maladie l'éloigne d'une insouciance adolescente normale, que pour se prouver le contraire elle avait franchis beaucoup trop de limites. Ce qu'elle avait tant craint de perdre venait finalement de la plonger dans cette réalité différente des autres qu'elle redoutait plus que tout, et cette fois son Erisciusitelle n'avait rien à voir là-dedans.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

28 juil. 2025, 00:06
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Pendant quelques instants, l'homme eut l'impression qu'il avait réussi à apaiser un peu Elisabeth sur sa situation. Mais si ça avait aidé sur l'instant, ça n'avait pas duré puisque désormais, il la voyait la tête plongée dans ses bras, proférant des paroles dures envers elle même. Le pire dans tout ça, c'était qu'il comprenait. Son histoire faisait qu'il était clairement capable de se mettre à sa place, parce qu'il s'en était fallu de peu de se retrouver dans sa situation. Quoiqu'il était tout de même plus vieux, dix ans de plus environ, mais pas plus prêt. Mais là n'était pas la question. Car la jaune et noire mettait en cause ses comportements qui avaient pu franchir la limite et ce qui lui arrivait comme une punition. En était-ce une? Il n'en savait rien. Aussi se garda-t-il de chercher à la raisonner sur ce point. Qui était-il pour lui dire qu'elle avait tort?

- "
Il ne faut pas être trop dur avec soi même." Glissa-t-il doucement avant de très vite continuer. "C'est facile à dire, une jolie phrase toute faite. Je sais." Ca devait être horrible à entendre même. "Mais se focaliser sur ce qui est fait ne va pas beaucoup aider. Il faut plutôt chercher sur quoi vous avez encore la main. Que pouvez vous faire pour aborder cette nouvelle situation du mieux possible? Parce que oui, ce bébé est là et d'ici la fin de l'année il sera né." Il offrait un ton honnête, sans pitié, à la jeune qui n'avait pas besoin qu'on la plaigne, du moins c'était son avis. Il lui offrirait en revanche autant de soutien et conseil que possible. "Et j'espère que vous n'aurez pas à le faire seule, vous n'êtes pas la seule concernée par ce qu'il s'est passé ni par ce qu'il va advenir. Vous avez tous les deux avoir des responsabilités en plus à prendre et ça ne sera plus pareil, c'est vrai." Lui confirma-t-il, quoiqu'en insistant sur le fait, qu'un enfant n'arrivait pas par l'opération de la Magie, mais bien parce qu'il y avait eut deux individus qui avait été particulièrement proches.

L'irlandais laissa les secondes planer, pour que la jeune fille ait le temps d'assimiler et traiter tout ce qu'il pouvait lui dire. Et puis il l'interrogea à nouveau. "
Est-ce que je peux me permettre de vous poser une question à ce propos là?" Il espérait pouvoir demander si c'était Redose qui allait devenir père. Et s'il ne se trompait pas en pendant qu'il s'agissait de Redose Omniak. Il ne voyait pas d'autre garçon avec ce prénom à Poudlard, mais il voulait être sûr, pour ne pas induire Elina en erreur lorsqu'il devrait tout lui expliquer.

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75

28 juil. 2025, 10:52
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Bien sûr qu'Éli était dure avec elle-même, comment pouvait-elle juger autrement ce qu'elle avait fait ?! Pour autant, ce que le jeune homme prononça après n'était pas faux, et la jeune fille se laissa un peu convaincre par ses vérités plutôt constructives. Rien ne changerait ce qui était fait, ni ses reproches, ni sa culpabilité, ni cette colère envers elle-même qui n'avait qu'une faculté, la rendre encore plus mal. La Poufsouffle ne pouvait pas rester dans cet état de choc indéfiniment, elle le savait, il fallait qu'elle accepte les choses pour espérer trouver des solutions, mais pour l'instant elle était juste incapable d'en sortir. Tout, en dehors de sa colère, lui faisait bien trop peur. Les mots trop sérieux du jeune homme lui faisaient peur, ne pas réussir à aborder cette situation du mieux possible lui faisait peur, ne pas trouver sur quoi elle avait encore la main lui faisait peur, ce bébé qui allait naître....ça ça lui faisait encore plus peur !

Oui, elle allait avoir ce bébé, ce n'était plus une option, rien n'allait plus jamais être pareil. C'était dur et déstabilisant, mais Éli avait besoin de l'entendre. En lui confirmant sans détour, en étant honnête avec elle sans enjoliver la situation, Mister O'Belt venait de faire switcher son déni vers une réalité bien plus concrète. Elle avait toujours apprécié cette facette de lui qui ne la prenait pas pour une enfant incapable de comprendre, incapable de faire ces propres choix. Elle avait toujours apprécié cette facette de lui qui ne mentait pas.

Si Éli commençait tout juste à accepter la situation, elle n'était pas encore sûre d'être prête à y rajouter un obstacle, malheureusement, le pédiatromage venait de mettre l'accent sur un élément clef de l'histoire qu'elle n'allait plus pouvoir ignorer longtemps. "Vous n'êtes pas la seule concernée..." ll avait dit ça sur le ton d'une évidence, et il avait raison, pourtant en entendant la suite, et la question qui arriva quelques instants après, la Poufsouffle eut du mal à retenir un rictus nerveux. Elle savait ce qui se cachait derrière cette interrogation, elle s'y attenait.

Non, elle n'était pas seule dans cette histoire, même si dans sa tête c'était presque le cas vu l'identité du garçon. Eli ne se voyait pas du tout avoir un enfant à quinze ans, c'était très, très loin de ce qu'elle espérait faire de son avenir, mais elle imaginait encore moins Redose apprendre ce genre de nouvelle. Gideon aurait pu gérer ça, elle en était quasiment certaine. Il aurait été là pour elle comme il l'avait été durant toute leur relation. Un amour simple qui n'avait pas besoin de détruire pour exister, un soutien, un ami, une épaule réconfortante, il aurait même sûrement fait un bon père un jour, si seulement elle n'avait pas tout gâché entre eux. Mais ce qu'elle vivait aujourd'hui n'avait rien de comparable, même si elle avait de réels sentiments pour le griffon co-responsable de son état, lui, n'avait rien d'un père en devenir, il n'était même pas un petit ami respectable, il n'était même pas un petit ami tout court. Comment avait-elle pu se mettre dans une situation si complexe, avec la seule personne avec qui il valait mieux s'abstenir ?!

- je sais c'que vous allez me demander, mais ça n'va pas vous plaire. Personne au château n'ignorait le passif tumultueux du garçon, et Mister O'Belt encore moins, pour avoir déjà subi certains de ses débordements. On ne pouvait pas qualifier le griffon de garçon responsable, et encore moins supposer qu'il pourrait être un soutien indéfectible dans ce genre de situation. Une fois de plus, les choix qu'Eli avait faits n'étaient pas les plus raisonnés, et les conséquences en seraient que plus difficiles à assumer. Même si dans l'idéal, elle aurait préféré ne jamais avoir à subir ce genre d'épreuve, la vivre avec lui aller en être une de plus. Mister O'Belt ne la laisserait sûrement pas garder pour elle cette information importante, prolonger le malheureux suspens ne servait plus à rien maintenant. Alors hésitante, la jeune fille finit par poser cartes sur table. Redose... Redose Omniak, c'est lui... le père. Grimaçant de prononcer "Redose" et "père" de façon si rapprochée dans une même phrase, Éli leva un regard désolés vers le jeune homme, tentant par la même occasion de déceler le degré de déception que cette nouvelle annonce aller créer entre eux.

(727 mots)
@Redose Omniak, @Rowan Pendergast pour la mention

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

29 juil. 2025, 01:19
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Toujours assis aux côtés d'Élisabeth, le dos plaque contre le mur et les jambes pliées de telle manière qu'il pouvait y poser ses avant-bras, Diarmuid patientait, attentif aux réactions de la jeune filles. Il ne la quittait pas vraiment du regard, même quand il tournait la tête. L'adolescente n'était qu'un bouillonnement d'émotions qui se battaient pour s'extérioriser. Alors il ne pouvait pas vraiment se permettre manquer les indices qui pouvaient survenir dans on langage corporel. Et ce qui prédominait, c'était sans aucune contestation possible la peur. Elle était sous jacente depuis le début, mais d'abord c'était le déni et l'inquiétude qui avaient surgit. Maintenant, elle avait tout l'espace nécessaire pour m'exprimer.

De quoi avait-elle peur? Il ne pouvait pour le moment que se l'imaginer. Celle de avoir s'occupe d'un petit être qui allait dépendre d'elle - et du futur papa - alors qu'elle n'aurait pas tout à fait seize ans à sa naissance. Par Merlin seize ans. Il ne pouvait qu'être effaré face a ce constat. Mais il ne pouvait pas non plus se permettre de montrer ses propres inquiétudes devant l'évidence que c'était jeune, trop jeune, pour ces responsabilités là. La Poufsouffle l'avoir déjà plus ou moins exprimé, elle en avait conscience et il n'était pas nécessaire de le rabâcher.

Et puis il y avait aussi cette peur de lui annoncer qui était l'adolescent qui allait devoir l'accompagner dans l'aventure de la parentalité. "
Je vous promets de ne pas m'énerver, même si ça ne me plaît pas." Lui assura-t-il en pensant qu'il devait faire appel à sa neutralité de soignant. Il inspira donc doucement pour se préparer et ranger la part de lui qui pouvait réagir très fort à l'émotion au plus loin. Ça rendait probablement salaire d'être un peu plus rigide pour les autres. Encore que. Il n'avait pas besoin d'enfiler le masque qu'il portait dans certaines occasions. Simplement d'accueillir une information sans jugement.

Il acquiesça en entendant de la voix de la jaune et noire la confirmation que ses déductions étaient juste. "
D'accord." Ajouta-t-il alors très simplement. Peut être parce qu'il vait si bien cherché à invoquer la neutralité qu'il n'était mee plus en mesure de penser quoique ce soit. Cette identité n'était pas jugée, simplement intégrée. "Merci." Poursuivit-il avant de lui faire un léger sourire qui fit revenir plus en surface sa capacité à mettre à l'aise. "Vous vous doutez que je vais devoir en parler à Miss Montmort car je pense quelle sera d'accord avec moi pour dire quil est en droit de savoir et en devoir d'assumer les mêmes responsabilités que vous." Comme depuis le début, il essayait d'être doux dans ces annonces qui ne l'étaient pas vraiment. "Et si c'est trop difficile pour vous, un adulte pourra vous aider. Moi si vous le voulez ou Mia, même la directrice." Il s'avançait peut être trop. Non. Il croyait sincèrement que ses collègues offriraient ce soutien aussi si la jeune fille le leur demandait. Pas de faire à sa place, mais de la soutenir et de la guider dans la démarche. Et il parlait autant du fait qu'elle devait parler au garçon que de celui de parler à ses parents.


DUEL D'ENCRE DE DE SUCRE - SENTIMENT

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