30 juil. 2025, 08:50
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Il avait tenu sa promesse une fois de plus. Lorsqu'elle laissa enfin tomber ce nom, rien dans l'attitude de Mister O'Belt ne pouvait faire croire à de l'agacement. Elle se doutait que, comme elle, le pédiatromage ne voyait sûrement pas en Redose le meilleur candidat pour le rôle qui serait, quoiqu'il arrive, le sien bientôt, mais il avait la décence de ne rien lui montrer. Il se contenta d'un "D'accord merci....", juste ça, et elle n'avait besoin de rien d'autre, c'était parfait. Rassurée de ne pas devoir se défendre ou culpabiliser plus encore de cette identité paternelle, Éli relâcha un peu la pression dans un soupir, répondant très légèrement au sourire du jeune homme par le sien.

Plus sereine pour aborder la suite, la Poufsouffle acquiesça en entendant l'obligation qu'avait Mister O'Belt de diffuser son second secret à la directrice. Même si ça ne l’enchantait pas de voir le griffon, lui aussi très bientôt au cœur des discussions, elle savait qu'au fond le pédiatromage avait raison d'agir ainsi. Mais imaginer Redose convoqué pour ce motif était un peu trop violent pour elle. Éli n'avait jamais voulu lui causer de problème, et même s'il était responsable autant qu'elle de leur inconséquence, ils avaient déjà assez perdu tous les deux ce fameux jour, pour ne pas en plus imposer au garçon une telle annonce devant Miss Montmort, ou n'importe quel adulte.

Grimaçant de ce qu'elle aller dire, et de ce que cela impliqué qu'elle fasse, la Poufsouffle baissa d'un ton.
- C'est moi qui devrais l'faire je crois. Tout en elle hésitait, ses pensées aux galops semblaient déjà en train de peser les pour et les contres de cette décision. Devoir lui dire en face était effrayant pour Éli, mais le garçon détesterait le savoir de la bouche de quelqu'un d'autre, et elle ne pouvait pas lui faire ça. S'il l'apprend par l'un de vous, ça va être pire...il faut vraiment qu'j'lui dise moi...s'il vous plaît ! Elle bascula sa tête en arrière contre le mur pour observer le plafond, comme si réfléchir était plus simple en posant son regard sur une surface vide d'objet. Entre sa morale, sa peur, sa raison, et l'aide qui lui était proposée, tout se bousculait. La jeune fille n'arriva pas à retenir le son de sa colère, et de sa frustration Argggg !!! avant d'enfin tenter autre chose.
-Ok...Ok,j'vais y arriver ! Ces paroles faussement déterminées étaient bien plus une vaine tentative d'auto-persuasion qu'autre chose. Respire.... Respire....Et puis soudainement, comme si la suite de ses paroles avait besoin d'espace, comme si elle avait besoin d'enclencher une nouvelle dynamique pour ne pas sombrer définitivement dans la panique, Éli changea de position. Dans un mouvement vif, rapidement rattrapée par son mal-être nauséeux, elle se leva.

Debout les bras croisés, ses mains agrippant nerveusement ses coudes opposés, Éli chercha de nouveau le regard du jeune homme pour s'y raccrocher. Elle ne voulait pas qu'il fasse les choses à sa place, mais qu'il lui donne une ligne directive qu'elle pourrait suivre à la lettre.
- Qu'est-ce que j'fais maintenant ? J'vais voir Redose et juste...j'lui dis comme ça, entre deux couloirs ? Et après quoi ? J'envoie un hibou à mes parents en mode...Hey papa, maman, les cours ça va super, au fait, j'suis enceinte. Non, j'peux pas faire ça, c'est horrible ! La mine dépitée, c'est au grand frère qu'il aurait pu être pour elle, plus qu'au professionnel qu'elle déposa sa question. On fait comment pour dire un truc pareil ?

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30 juil. 2025, 23:16
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
D'un côté, Elisabeth se montrait assez responsable vu tout ce qui lui tombait dessus. Vouloir annoncer elle-même et seule à l'adolescent les conséquences du moment qu'ils avaient passés ensemble était une preuve qu'elle prenait la chose avec sérieux et un brin de maturité. Quelle taille avait ce brin, il n'en avait aucune idée, mais il mentirait s'il devait dire qu'il ne l'avait pas vu. Il avait voulu lui dire qu'il trouvait sa démarche responsable, mais il n'en eut pas le temps. Une explosion mêlée de rage et de frustration émanait de l'adolescente, et il la laissa l'exprimer totalement. Et même si elle utilisait l'auto-persuasion pour tenter de faire passer ces deux sentiments, il voyait bien qu'ils restaient là, pas très loin, près à surgir de nouveau. Ces deux là mais aussi tous les autres qu'elle avait déjà pu exprimer.

Une nouvelle émotion bouscula les autres et, comme si un Elasticus avait pris siège sous es fesses, la Poufsouffle se leva. Ca avait été rapide. Très rapide. Si rapide que l'irlandais n'avait pu que constater qu'elle se tenait désormais, nerveuse, debout devant lui, toujours assis par terre. Et il ne sut pas pourquoi, il sentit qu'il ne devait pas se lever. Ou pas tout de suite. Il se fourvoyait peut-être mais ne fit pas un geste pour se retrouver sur ses pieds pour autant. Ainsi, en position basse, il devait faire une légère extension de nuque pour que son regard se pose sur celui d'Elisabeth qui le cherchait avec vigueur.

Et pour cause... Comment annonçait on un truc pareil? Il n'en avait fichtrement aucune idée. Il avait beau être adulte et environ dix ans de plus qu'elle il ne pouvait pas lui répondre. Pas sans y réfléchir un minimum. Sauf que là, il n'avait pas le temps, il devait dire quelque chose rapidement. Et d'un coup, un image lui revint. Celle d'Aurore qui lui avait annoncé en pleine rue qu'il était peut-être, peut-être, le père du bébé qu'elle portait. Ce n'était pas tant que quelqu'un puisse comprendre puisqu'ils avaient parlé en français et que peu de britannique le comprenait. Encore plus lorsque la voix ne s'élevait pas. Mais simplement le lieu. "
Je pense que le faire dans un couloir n'est pas une bonne idée. Ca a été un choc pour vous, ça le sera pour lui aussi. Un endroit où vous pourriez être juste tous les deux serait mieux." Pas parfait, comment réunir des conditions parfaites dans ce genre de contexte?

- "
Et pour vos parents, je dirais que s'il faut mettre quelques formes, il ne faudra pas y aller par quatre chemins. Car il n'y aura pas de bonne façon de le leur annoncer." Lui même allait devoir rapidement réfléchir à la manière dont il allait coucher le tout sur un parchemin. Il n'avait pas du tout envie de se prêter à l'exercice. Mais ici il n'était pas question de son envie mais bien de faire son travail. Alors il ressortirait tout ce qu'il savait de l'art d'écrire ce genre de lettre et ça finirait par glisser tout seul sur son vélin. "J'aimerais pouvoir vous donner une recette miraculeuse pour l'écrire ou le dire, mais j'ai bien peur que ça n'existe pas." Il eut une légère moue d'excuse et essaya de prendre la question par un autre bout. S'il avait dû le faire ou s'il avait dû aider Ennis à le faire, comment aurait-il agit?

Son regard décrocha du visage de sa jeune patiente pour se poser sur un point derrière elle. Il espérait sans doute parvenir, par ce détachement, à trouver quoi proposer de plus. Mais il ne voyait vraiment pas quoi, encore plus qu'il ne connaissait pas les parents Willis du tout si ce n'était qu'ils étaient moldus. Il avait de la chance, s'il n'avait pas spécialement envie de leur annoncer la grossesse de leur fille au moins lui avait il la chance de pouvoir se cacher derrière le formalisme de la fonction soignante. L'adolescente n'avait pas ce luxe. Il revint vers elle et tenta alors: "
Je ne sais pas si c'est la meilleure des options, mais je dirais que dans votre lettre, il vaut mieux ne parler que de votre grossesse. Si vous le glissez simplement à la fin, même si c'est bien écrit, peut-être qu'ils penseront que vous essayez de le faire passer inaperçu." Son ton montrait qu'il était dans la supposition, c'était léger mais perceptible, enfin, si elle était en état de capter ce genre de petite modulation.

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31 juil. 2025, 17:37
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Debout, les jambes un peu vacillantes, Éli écoutait avec attention ce que le pédiatromage lui disait, classant immédiatement grâce à ses conseils, les idées qu'elle avait proposé dans des listes mentales de choses à faire ou ne pas faire. Elle jeta donc assez vite, "l'annonce dans un lieu public" dans la case "à oublier", ce qui n'était pas plus mal au vu du caractère assez explosif qu'avait parfois le garçon. Provoquer un esclandre en plein couloir, et renseigner dans un même temps toute l'école sur la situation, elle n'était pas très tentée.

Le jeune homme encore assis au sol avait raison, pour Redose aussi le choc aller être violent, il fallait qu'elle se prépare à le voir réagir d'une manière dont elle ignorerait tout jusqu'à la fin. Elle-même avait pris un sacré coup de cognard en pleine tête aujourd'hui, elle en ressentait encore toute la violence, et pourtant Mister O'Belt, lui, avait les mots, il était un professionnel formé pour faire ce genre d'annonces compliquées. Eli ne serait qu'une jeune fille perdue, devant un garçon très loin de s'attendre à ce qui allait lui arriver, et qui de surcroît, avait la réputation de ne pas être quelqu'un de tempéré. Autant dire que dans cette future partie, la Poufsouffle ne commencerait pas avec la meilleure main. Poser cartes sur table serait bien loin d'être un jeu cette fois.

Si elle savait ce qu'elle ne devait pas faire, ça ne lui disait toujours pas ce qu'elle devait faire à la place. Des endroits calmes et peu fréquenté à Poudlard, ce n'était pas ce qu'il manquait, se retrouver loin des autres, et surtout loin du regard noir de Gideon, c'était même devenu leur seule façon de se voir maintenant, pourtant là, tout était très diffèrent. Lorsque Mister O'Belt avait parlé de cet endroit " juste tous les deux", l'image du lac lui était venue directement. C'était calme et à l'écart, mais c'était surtout leur endroit. Ils y avaient partagé tellement de moments que la Poufsouffle avait un peu peur que cette annonce vienne tout gâcher, que le seul souvenir qui resterait gravé douloureusement dans la tête du garçon, vienne balayer tout ce qu'ils avaient vécu là-bas. La question n'était pas de savoir où elle lui dirait, mais quel endroit était-elle décidée à sacrifier ici ? Quel lieu resterait imprégner de cette annonce ? Comme la puissance d'un endroit ou l'on s'est un jour senti si bien, des années après nous replonge immédiatement dans l'état d'esprit du moment, dans ses souvenirs de vacances inoubliables qui traverse le temps, dans nos pas dans le sable, dans ce coucher de soleil sur la mer, ou dans cette conversation sur les rochers, les cheveux remplis de sable ce dernier jour d'été avant de reprendre la route. Quel recoin de Poudlard marquerait pour toujours un tournant dans leur vie ? C'est ça qui se jouerait d'ici quelques heures ? Quelques jours ?! Eli ne savait pas quand elle aurait le courage de mettre un terme à la "vie d'avant" du garçon, mais elle devrait le faire.

Si le jeune homme venait de lui donner un bon conseil en termes de lieu, il ne lui avait encore donné aucun indice, aucune direction en termes de discours. Une fois isolé des autres, à l'écart de tout débordement publique, que lui dirait elle ? Sans avoir le temps de trouver de réelles réponses à cette question, le pédiatromage aborda déjà la fameuse lettre qu'elle devrait envoyer le soir même à ses parents. Sur ce point, elle n'avait plus aucun temps de réflexion, que Mister O'Belt lui donne la notice ou non, la lettre devrait partir sans délai. Malheureusement, la réponse qu'il lui fit était une fois de plus très honnête, mais elle était aussi très insuffisante. Il n'avait pas LA solution. Pourtant, dans son regard plus fuyant, elle voyait qu'il cherchait véritablement à l'aider. Quelques secondes de cette réflexion passèrent, et puis comme s'il avait puisé dans des ressources plus lointaines, dans ses savoirs archivés, il posa entre eux un nouveau conseil. Prenant tout en compte, y compris son avis sur une façon de faire assez directe, qui annoncerait les faits sans détour, Éli se fit rapidement une conclusion. Elle n'avait pas d'autres choix que de faire les choses, sans certitude, sans exemple, et sans filet.

- de toute façon, ils vont tous mal le prendre, ça changera pas grand-chose, mais merci, j'vais faire comme ça. Assez direct pour mes parents, et dans un endroit tranquille juste à deux pour Redose.
Acquiesçant aux paroles du pédiatromage, le remerciant d'un léger sourire, son regard s'éloigna un peu, déjà partit dans des scénarios tous plus durs les uns que les autres. Stop ! Il ne fallait pas qu'elle imagine la suite cette fois, il fallait juste qu'elle fasse...et elle verrait. De toute façon elle ne pourrait plus rien changer des faits, quoiqu'elle dise à Redose, peu importe la tournure que prendraient ses phrases sur ce parchemin à destination de Londres, ça ne serait jamais assez bien écrit, les mots ne seraient jamais assez doux pour éviter aux destinataires de ressentir les fortes émotions qu'ils allaient vivre. Dans aucun monde, ses parents seraient compréhensifs pour ce genre de "bêtise", et il n'y avait aucune chance pour que Redose prenne cette nouvelle de façon positive. Non, il n'y avait pas de recette miracle pour cette potion de révélation, cette fois la jeune fille devrait avancer à l'aveugle, en évitant un maximum les débris d'explosions.

Même si elle voyait que Mister O'Belt n'était pas complètement à l'aise avec sa question, il essayait vraiment d'être un soutien, et de l'aider un maximum. Elle allait avoir un bébé, Redose allait avoir un bébé ! Cette information venait tellement la secouer de l'intérieur, qu'elle avait l'impression qu'une brique de ses fondations venait d'être retirée sans qu'elle n'y soit préparer, et que tout le mur voulait maintenant s'effondrer. Est ce qu'elle aurait assez de soutien pour avoir le temps de consolider sa structure avant la chute ?
Hésitante, elle laissa certaines pensées la parcourir douloureusement quelques secondes. Toutes lui donnaient le vertige, et son corps épuisé semblait vouloir la lâcher lui aussi. Il fallait qu'elle s'assoie. Avançant maladroitement de quelques pas pour rejoindre le coté bureau de l'infirmerie, Éli s'assis sur l'une des chaises qu'elle connaissait si bien, tournant ensuite son corps de façon à conserver le jeune homme en visuel.

Malgré la distance qui c'était instauré depuis des mois entre eux, Éli ne se voyait confier ses étranges interrogations à personne d'autre. Garder des idées parasites ne l'aiderait pas, alors sans aucune forme elle posa entre eux ce qui l'a perturbé. Vous pensez qu'on devient forcément comme nos parents ? J'veux dire... vous pensez vraiment qu'on peut s'en sortir sans faire n'imp', même à quinze ans ? Que ce soit le père toxique de Redose, sa mère complètement absente, ou ses parents à elle qui trouvaient bien plus satisfaisant de se vanter d'une représentation de leur famille parfaite sur papier glacé, plutôt que de profiter de leur vraie vie de famille, Eli avait peur de n'avoir pour seul repère que des modèles erronés, très éloignés de ce qu'il fallait faire. Si leurs parents avaient tous échoués à cet exercice alors même qu'ils étaient adultes et en couple pour gérer le ras de marré que représenté surement la venu d'un enfant, comment pourrait-elle réussir à 15 ans, avec un garçon qui ne s'engagerait probablement jamais dans une vraie relation avec elle ? Avaient-ils au moins une chance de ne pas faire encore pire que leurs parents ?

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1 août 2025, 20:59
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Si Diarmuid continuait de s'interdire d'user de Legilimencie sur ses patients - il n'avait encore jamais eut de cas d'urgence et d'extrême nécessité qui aurait pu rendre l'usage de cet art déontologique - mais il gardait sa sensibilité à ce que pouvait dégager les autres. Heureusement qu'il avait appris à trier ses émotions de celles des autres par l'expérience, sans se dénuer d'empathie, il fallait savoir prendre de la distance, valider les émotions, les comprendre parfois, mais savoir les laisser à leur place, c'était donc dire avec ses patients, sans les laisser entrer en lui. Ca lui permettait de rester serein en voyant Élisabeth tournicoter mentalement sur ce qu'elle devait faire pour expliquer aux trois personnes les plus concernées quel était son état actuel. Ce serait mieux si elle parvenait aussi à leur exprimer qu'il n'y avait plus d'autre choix que d'aller au bout des mois à venir. Mais ça, il pouvait encore l'endosser. Surtout si ses parents risquaient d'être durs avec leur fille en retour. C'était ce qu'elle semblait dire.

- "
Vous trouverez les mots Élisabeth. Cela va bouleverser vos parents, c'est normal. Mais je vais aussi les contacter en essayant d'être le plus juste possible. Pour qu'ils comprennent ce qui est important pour que vous alliez bien." Il se voulait le plus rassurant possible dans ses mots mais il se doutait que l'objectif serait extrêmement difficile à remplir et il était assez démuni. Il aimerait bien avoir sa collègue Mia pour l'aider à trouver les mots et les formulations adéquate. Mais elle n'était pas là et il n'était pas question de venir l'ajouter à l'équation. Du moins pas dans l'immédiat. Il la préviendrait bien sûr, puisqu'elle effectuait le suivi psychologique de l'adolescente. Pas pour qu'elle l'oblige à en parler, mais pour qu'elle ne soit pas totalement surprise si la Poufsouffle choisissait de le lui évoquer. Peut-être devait-il même lui conseiller de s'ouvrir à l'anglaise pour que la brune réussisse à trouver comment parler à son... Qu'était exactement Redose pour elle? Son petit ami? Son ami? Il n'en savait rien. Comment en parler à Redose donc.

- "
Concernant Redose, même si vous avez le droit de prendre quelques jours pour souffler avant de le lui annoncer, ne tardez pas non plus. Attendre ne rendra pas la chose plus facile, même si c'est normal d'avoir peur de lui annoncer." Ca restait son conseil. "Vous y arriverez, vous en êtes capable." Termina-t-il en dardant sur elle un regard bienveillant. L'avait-elle vu ce regard? Il n'était pas certains, car elle avait aussitôt repris ses déambulations. Ou plutôt un chemin, relativement direct au demeurant, pour aller s'installer sur une des chaises du bureau. Diarmuid l'observa, notant le pas plutôt incertain. Sa main se dirigea doucement jusqu'à sa baguette, bien conscient qu'il n'aurait jamais le temps de se lever pour la rattraper si jamais elle devait chuter. Il ne la quitta pas, ses prunelles rivés sur elle, sa main ayant agrippé sa baguette... qu'il relâcha finalement. Elle venait de s'installer sans encombre sur la chaise et se tournait maintenant dans sa direction.

Dans un geste fluide et naturel, il replaça sa main où elle était, reprenant sa position initiale alors qu'elle parlait. Son bras droit entourait à nouveau son genou, symétriquement au gauche, et sa main se posa sur sa jumelle. Quelle question lui posait-elle? Et comment trouver une réponse qui ne face pas générique? Il s'humecta les lèvres, considéra l'éventualité de lui aussi se déplacer pour gagner de précieuses secondes et puis se ravisa. Rien n'était plus tout à fait professionnel dans cet échange, mais ça ne le dérangeait pas plus que cela. Car la jaune et noire n'avait pas besoin d'un rapport hiérarchique, mais bien d'une oreille pour l'écouter et d'une voix pour l'aider à trouver seule ses solutions. Encore fallait-il qu'il les ait. Et autant pour annoncer sa grossesse il n'avait pas vraiment su comment aborder la question. Autant là, il savait. Parce que lui même était passé par là, quand ses parents s'étaient outrés de la relation d'Ennis avec son petit-ami de l'époque.

- "
Je ne pense pas non. Ni qu'on devient comme ses parents, ni qu'on va forcément faire mal sous prétexte qu'on est jeune." Tout était beaucoup plus compliqué. Et guère plus simple à expliquer, même s'il savait où il voulait en venir. "Vous avez quinze ans certes, il est possible que vous soyez encore plus perdue que n'importe quelle autre femme qui aurait choisi d'avoir un enfant. Mais vous allez apprendre sur le tas comme tout le monde si c'est ce que vous souhaitez." Car bien sûr elle pouvait faire le choix de ne pas garder cet enfant. Il existait des structures sorcières pour prendre en charge les petits dont les parents ne pouvaient pas assumer la charge. Il n'y en avait pas énormément, aussi parce que quand une situation pareil arrivait dans les familles sorcières on préfère trouver une parade pour expliquer l'arrivée d'un bébé, allant parfois jusqu'à faire passer la grand-mère pour la mère pour conserver les apparences. "Et vous avez le droit de demander conseil à qui vous le voulez. Vos parents par exemple, mais si vous ne souhaitez pas reproduire certaines choses on peut chercher ensemble des personnes pour vous guider." Les sages-femmes étaient de bon conseil et devaient connaître les spécialistes qui pourraient écouter les peurs d'Élisabeth - et Redose aussi s'il décidait de s'impliquer - mais aussi leur expliquer les bons gestes et les meilleurs comportements.

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7 août 2025, 21:12
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Contrairement à ce que lui avait répondu Mister O'Belt, Éli n'était pas du tout convaincue de trouver les bons mots pour ses aveux. Bouleverser ses parents, c'était vraiment peu dire, son parchemin avait bien plus de chance de furieusement les révolter, mais de toute façon elle n'avait pas d'autres choix, que ses mots soient bons ou non, qu'ils les bouleversent ou non, elle devrait envoyer ce hibou ce soir. Même si la Poufsouffle était contente que le jeune homme se charge de tout leur expliquer en détail, cela ne changerait rien, elle était presque sûre que ses parents ne liraient véritablement que les premières lignes. Les pires phrases leur suffiraient pour se faire une idée d'ensemble, la nourrir de leur colère et s'y accrocher, sans chercher à comprendre.

Si pour sa lettre, le scénario était compliqué à imaginer, pour sa discussion avec Redose le jeune homme n'avait pas tort, attendre ne rendrait pas la chose plus facile au contraire. Au plus elle laisserait couler, au plus son angoisse grandirait, et avec elle le risque qu'elle se taise. Éli n'était pas aussi sûr que Mister O'Belt de ses capacités, et même si elle aimait entendre la confiance qu'il lui portait, aujourd'hui la Poufsouffle n'avait plus aucune certitude.

Marcher vers le bureau lui avait fait du bien, le déplacement n'avait pas été aussi fluide que prévu, mais ce petit temps lui avait permis de se donner un répit, une respiration entre deux angoisses. Malgré leur position plus distante maintenant, le regard de Mister O'Belt restait tout aussi présent. Rassurée de la réponse qu'il lui fit ensuite, et qui allait à contresens de cette fatalité parentale qu'elle redoutée tant, la Poufsouffle respira quelques instants en silence. ...Quoiqu'elle choisisse de faire, il serait avec elle pour trouver l'aide dont elle aurait besoin, il y avait des réponses à toutes ses questions quelque part, elle apprendrait comme tout le monde...si elle le souhaitait...

Si elle le souhaitait... Les mots du pédiatromage l'avait autant rassurée qu'angoissée de nouveau. Elle n'était pas obligée de tout faire seule, elle n'était obligée de rien d'ailleurs. Pour l'instant Éli ne se projeter pas du tout dans cette future vie, mais comment pouvait-elle choisir ? Il était là le problème ! Personne ne devrait avoir à faire ce genre de choix, encore moins à son âge. Presque chacun de ceux qu'elle avait fait ces dernières années s'étaient soldés par des déceptions, des regrets ou du chaos. Il était plutôt évident qu'en termes de décision, Éli était très très loin d'être un modèle de réussite, et pourtant, elle n'avait encore jamais eu de choix aussi important à faire. Et si cette fois encore elle se tromper !

Elle ne voulait pas y penser, pas maintenant. Posant une main sur son cou douloureux, les yeux fermés, elle crispa le front. Fichu migraine ! Elle n'arrivait déjà pas à penser correctement, mais ça devenait de pire en pire. La Poufsouffle commençait à en avoir marre des surprises de la vie... Trois mois, par Helga ! Comment avait-elle pu passer à côté pendant trois mois ?! Si seulement elle avait réalisé tout ça avant, quand ses bêtises étaient encore réparables. Pourquoi son corps ne l'avait pas alerté plus tôt ? Pourquoi n'avait-il pas était plus clair avec elle ?! Prit d'une nausée assez importante, elle déplaça spontanément sa main jusqu'à sa bouche. La jeune fille avait traversé des semaines de symptômes nauséeux, de magie fluctuante, d'émotion exacerbés, sans pour autant lier toutes ces évidences entre elle, préférant les recouvrir par des excuses. ça pouvait être tellement de choses aussi ! Sa rupture, sa maladie, la contrariété des problèmes avec ses parents, avec ses amies, même avec Mister O'Belt... Un nouveau reflex vomitif vint ponctuer sa pensée comme pour la contredire...Ok... ok elle était de mauvaise foi, son corps avait tenté de lui faire ouvrir les yeux depuis des jours, c'est elle qui n'avait rien voulu voir.

Pour sa défense, rien physiquement n'avait changé chez elle. La jeune fille savait que le diagnostic que le professionnel venait de lui poser était sans contestation possible, que le pédiatromage ne lui aurait jamais laissé traverser tout ça s'il n'était pas à 100 % sur de lui, mais la représentation qu'elle se faisait d'une grossesse n'était pourtant pas ce qu'elle semblait vivre. En-dehors de symptômes assez généraux pour elle, bien qu'amplifiés, aucun changement de silhouette, aucun kilo en plus n'avait transformé Éli. Au contraire, entre les nausées, et son moral au ras des mandragores, ces dernières semaines la jeune fille avait même plutôt perdu l'appétit et par la même occasion, un peu de poids. Lançant un regard interrogatif vers le jeune homme, la Poufsouffle avait de nouveau besoin d'extérioriser.

- Je sais qu'vous êtes sûr, et qu'c'est vraiment...vrai tout ça, mais...j'ai rien vu du tout... On voit rien j'vous jure...Regardez ! La Poufsouffle souleva son haut juste assez pour dévoiler son ventre qui, sans avoir le reste des informations, ne pouvait rien révéler de son état. Cherchant à lire une réaction dans les iris du pédiatromage toujours assis au sol, Éli osa de nouveau ses questions. Peu importe l'état de leur relation à cet instant, elle n'avait plus la force de maintenir une distance. Peut importe le ridicule de ses inquiétudes, elle n'avait plus d'autre choix que de laisser tout tomber devant lui, c'était bien trop lourd pour elle. ...tant mieux qu'ça s'voit pas...j'ai pas du tout envie qu'les autres sache, mais..Une pensée vola soudainement vers Constance encore dans la salle d'attente, puis vers Lucia, et les filles qui partageaient sa chambre. Si ses gros pull oversize et son uniforme cachaient assez bien son corps, les pyjamas et les passages en salle de bain devant ses amies qui la connaissaient par cœur, aller vite faire parler si son ventre commencé à changer. .....c'est "normal" qu'on voit rien comme ça ? Éli n'y connaissait absolument rien en grossesse, et dans l'ignorance de son état, il était fort possible que son comportement n'ai pas été en accord avec certaines "règles à suivre dans cette situation". Est-ce qu'il y en avait d'ailleurs ? Elle n'en savait rien. Même si elle n'avait encore aucune idée de la suite qu'elle voulait donner à tout ça, savoir qu'elle pouvait être responsable de quelque chose de grave vis à vis de cet enfant à naître la rendait encore plus mal, elle avait besoin de savoir. ... ça s'peux qu'j'ai fais un truc qui fallait pas... ?

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

29 août 2025, 20:38
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Ce fut le silence qui suivit les dernières affirmations de Diarmuid. Élisabeth avait semblé avoir besoin de temps pour ingurgiter l'ensemble de ce qu'il avait pu dire. Avec la distance et sa position assise au sol, il voyait bien, il sentait bien que tout ceci tournait dans sa tête. Et il n'était pas devin, mais il parierait beaucoup sur le fait que ça n'allait pas s'arrêter de si tôt. Il la vit montrer plusieurs signes de mal-être pendant cette longue réflexion mentale. Il hésita un instant, elle était assise, il avait sa baguette là, à portée de main. Il n'avait pas besoin de se précipiter. Pour autant, le hoquet qu'il détecta le décida à chercher à se mettre sur ses pieds. Mais comme cela n'alla pas plus loin, il se contenta d'appuyer son bassin et les deux paumes de ses mains sur la table d'auscultation et de continuer à l'observer.

Très vite après ça, elle l'apostropha, arguant que son corps n'avait pas été modifié. Elle alla jusqu'à lever son tee-shirt pour le lui montrer. Il eut un petit sourire. Pas un sourire moqueur, non. Plutôt un sourire attendri. La Poufsouffle, bien que face à une situation adulte, restait une jeune personne à la transition entre enfance et adolescence. Quelque part, il trouvait ça rassurant, même si le scénario ne l'était pas vraiment. Il ne fallait pas non plus noircir le trait même si ça pouvait sembler difficile. La suite fut sur la même note. La blaireautine semblait ne pas savoir quoi déduire de cet absence de ventre caractéristique. Etait-ce normal ou non? Une bonne nouvelle ou non? Quoi de plus normal ceci dit.

Toujours avec ce sourire tendre, discret sur les lèvres mais brillant dans les yeux, l'irlandais lui répondit. "
Je ne suis pas spécialiste, mais a priori, c'est normal. Le ventre apparaît pendant le quatrième mois. Et là il début tout juste." Dit-il en se voulant rassurant. "Et si vous ne voulez pas que ça se voit, au pire, il vous faudra un uniforme une taille au dessus dans les semaine à venir. Ca masquerait le début des formes aux autres." Expliqua le pédiatromage qui n'avait pas encore conscience du fait que l'adolescente ne serait peut-être pas en mesure de terminer sa scolarité à Poudlard. Il le découvrirait dans les semaine à venir, en revoyant la jeune fille.

- "
Je ne pense pas. Les elfes font très attention à la cuisson des aliments proposés à l'école. Et en dehors de ça, les seuls risques sont l'alcool et le tabac." La jaune et noir était une adolescente qui réfléchissait parfois - parfois? - après coup, mais il ne la voyait pas si déraisonnable. Avait-il raison ou tort? Il préférait peut-être ne pas savoir. Et puis de toute façon, ce qui était fait était fait. "Oh! Et on ne sait pas trop si les aliments avec un effet magique comme les suçacides ou le fizwizbiz présentent un risque ou non. Dans le doute on déconseille d'en manger. Mais si c'est arrivé, il ne faut pas s'en vouloir. Vous ne pouviez pas savoir. Et le principal c'est maintenant de les éviter au maximum." Il fit une pause puis ajouta. "Si ça vous inquiète, je pourrais faire un examen dans quelques jours. Même si le petit ne peut pas encore avoir un flux magique actif, je peux percevoir des choses. Ce ne sera pas aussi précis que ce que peut faire une personne spécialisée, mais ce sera un début." Il ne saurait détecter que de graves problèmes, il en était conscient, mais la magie ne permettait pas de tout détecter de toute façon.

- "
Aujourd'hui j'aimerais qu'on voit d'abord à vous. Maintenant qu'on sait pourquoi les symptômes de votre pathologie sont plus importants, on va pouvoir agir dessus. Sur ça et d'éventuels autres choses désagréables." Lui assura-t-il en se remémorant ces vertiges et ce hoquet. Il n'y avait pas besoin d'ajouter du désagréable à cette nouvelle surprenante qui chamboulait déjà bien assez de choses. C'était tout de même mieux si elle la vivait le plus sereinement possible.

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75

8 sept. 2025, 18:42
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Les douleurs, le manque de sommeil, la crainte de se sentir une nouvelle fois impuissante si sa maladie venait à empirer, toute la tension qu'elle avait ressentit ses dernières semaines était en train de retomber sur elle d'un coup. Contre toute attente, elle avait enfin trouvé une réponse à tout ça, certes complètement différente de toutes celles qu'elle avait pu imaginer, mais une réponse malgré tout. Ses symptômes avaient donc une raison valable d'exister, même si cette fois, elle ne pourrait blâmer ni le destin ni la fatalité. Ça pourrait être pire... C'était le seul mantra un tant soit peu positif qu'éli arrivait à se répéter en boucle pour tenter de relativiser, mais une contre offre venait ruiner chaque fois ses efforts d'un "Tout peut toujours être pire face de goule !"

Devant son interrogation, devant son élan de stress transformé en exposition physique ridicule, elle vit le regard du pédiatromage changer. Il n'y avait aucune gravité dans ses yeux, il ne semblait pas soucieux des angoisses qu'elle venait de lui partager, alors même si ses réponses n'étaient pas des plus convaincantes et assurées, cette petite pointe de légèreté aperçue chez lui rassura éli directement. Si celui qu'elle éstimé le plus ici n'était pas inquiet, pourquoi le serait elle ?

Elle commençait son quatrième mois.
Et bien que, comme il venait de lui dire, cette nouvelle était censé expliquer pour l'instant cette absence de transformation physique, entendre cette information à haute voix eu un effet rebond sur elle. La jeune fille n'avait rien fait de mal à priori, rien qui ne rentre dans les précautions énoncées par Mister O'Belt en tout cas, mais si tout suivait correctement son cours, si les choses se passaient comme il venait de l'exposer, il ne lui restait que peu de temps avant de devoir faire face à sa réalité de façon beaucoup plus concrète et visible. Est ce qu'un uniforme de taille au-dessus suffirait vraiment à tromper les autres ? Après tout il ne restait que quelques semaines, oui...elle pourait peut-être s'en sortir comme ça.

Tout en mettant précieusement de côté les indications sur les effets magique et potentiellement nocifs des aliments qu'elle aimait, cette éventualité d'un nouvel examen dans quelques jours "pour vérifier" la fit grimacer. Non, elle n'avait plus la force, surtout si les résultats ne seraient qu'un vague aperçu de réponse. Directement, la jeune fille repoussa cette idée d'un mouvement vif et négatif de tête, le regard suppliant presque le jeune homme. Elle n'avait pas envie de s'infliger ça, elle n'avait plus envie de rien pour l'instant. C'était beaucoup trop pour une seule journée, c'était beaucoup trop pour une seule personne.

Tout à l'heure, lorsqu'elle avait pris le chemin de l'infirmerie avec Constance, elle ne s'attendait clairement pas à cette issue. Elle espérait juste ressortir avec un remède qui l'aiderait à passer ses examens sans douleur ni fatigue. Est ce que les derniers mots que venait de prononcer le pédiatromage lui offrait une nouvelle occasion d'entrevoir malgré tout une partie de cette finalité ? Tout ce qu'il lui proposerait serait sûrement très temporaire, la jeune fille le savait, mais elle était tellement à bout qu'elle se contenterait d'un soulagement ponctuel avant de devoir affronter tout le reste, à commencer par cette fameuse lettre qu'elle devrait rédiger pour ses parents dans quelques heures.

- Vous pouvez tout arrêter ? J'veux dire....y' a une potion pour tout mes symptômes ? J'en peux plus là... Elle avait laissé tomber cette phrase avec un espoir las, se tournant ensuite vers le bureau pour y poser ses coudes, et plonger sa tête dans la noirceur que lui apporter ses mains. Le visage recouvert de ses paumes, elle oscillait entre honte, peur, et envie criante d'être juste soulagée. Trouver quelques heures d'un sommeil amnésique serait déjà pas mal.

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11 janv. 2026, 23:05
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Elisabeth l'écouta avec beaucoup d'attention et il sembla à Diarmuid qu'elle se détendait. Ou plutôt qu'elle prenait les informations plus sereinement que ce que beaucoup auraient pu le prévoir peut-être parce que son choix était fait. Elle l'avait pris rapidement, probablement parce que les options étaient restreintes, et là encore elle ne lui semblait pas tergiverser lorsqu'il lui proposait un examen supplémentaire. Quoiqu'il faudrait qu'elle le fasse, mais avec un ou une spécialiste plutôt que lui. Il faudrait qu'il lui en parle - et à ses parents - mais peut-être qu'aujourd'hui n'était pas le plus approprié. Le pédiatromage l'avait dit lui même, il souhaitait d'abord s'occuper d'elle, de ses maux.

Et ces derniers étaient nombreux quoique connus via sa pathologie chronique et particulièrement empirés par sa condition actuelle. "
Il en faudra plusieurs mais on peut vous soulager oui. Il faudrait que vous vous reposiez jusque demain au moins. Je vous ferais une dispense de cours." Lui expliqua-t-il avant de lui poser une question. "L'idéal serait que vous restiez à l'infirmerie mais... je peux vous laisser retourner dans votre salle commune si vous préférez." Poursuivit-il en penchant très légèrement la tête sur le côté droit en prononçant la dernière partie de sa phrase. Puis, contrairement à ce qu'il pouvait faire d'habitude, il se leva et se rendit auprès de la petite armoire à pharmacie pour en inspecter le contenu. Il ne pouvait pas lui donner n'importe quoi et chercher manuellement lui permettait de réfléchir. Il n'avait pas besoin de beaucoup de temps, juste de quoi se repasser les ingrédients dans ce qu'il envisageait lui donner pour être sûr de lui.

Quelques instants plus tard, il avait deux fioles. Pour commencer. Il revint auprès de l'adolescente et posa les deux fioles sur le bureau. "
Je préfère que vous les preniez ici le temps d'être sûr que ça vous convient bien. Mais ça devrait atténuer les nausées," il désigna l'un des deux récipients, puis le second, "et celle-ci va vous aider à dormir cette nuit, il faudra venir juste après le repas de ce soir." Lui expliqua-t-il avant de faire venir un verre et un pichet d'eau jusqu'à eux.

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26 janv. 2026, 16:00
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
On peut vous soulager...
Les mots de Mister O'Belt arrivaient jusqu'à elle comme une vague de réconfort anticipé, mais le soulagement fut bien vite stoppé lorsqu'il prononça "dispense de cours". Elle comprenait que son état pouvait pousser le pédiatromage à prodiguer de tels conseils, pourtant la jeune fille fronça les sourcils, releva la tête rapidement, et d'un mouvement négatif rejeta catégoriquement cette idée.

Trop de choses venaient d'être bouleversées dans ce bureau, se mettre en retrait, même pour une nuit ou une journée semblait être la goutte de trop dans le chaudron. Au vu de son état, c'était stupide et irréfléchi d'aller contre l'avis médical, elle en avait bien conscience, mais elle refuser d'accepter ce qu'il lui proposait, encore moins la nuit à l'infirmerie. Elle avait besoin de dormir, c'était une évidence, mais elle avait aussi besoin de retrouver son dortoir, ses affaires, sa réalité telle qu'elles les avaient laissées en partant. Elle avait besoin de faire comme si rien n'avait changé, au moins pour quelques heures encore. Enfermée ici, elle ne ferait qu'observer le plafond en ruminant son pire. Elle avait besoin de ses amies, même si elle n'était pas sur du tout d'avoir la force de leur dire. Une information, qui entre les drapés de leur chambre aux lits rapprochés, et les cloisons de leur salle de bain commune, ne tiendrait plus si longtemps quoiqu'elle fasse. Mais la jeune fille n'eut pas le temps de se rebeller contre les mesures énoncées pour sa santé, puisque visiblement, à force de la prendre en soin, Mister O'Belt semblait mieux la connaître que prévus. Assez en tout cas pour lui laisser également l'option d'un retour pour la nuit dans sa maison, ce qu'elle saisit sans hésiter.
- oui, merci, je crois que j'préfère retourner dans mon dortoir.

Relevant la tête de ses bras, la jeune fille suivit le pédiatromage des yeux, de l'armoire d'où il sortit les fioles, jusqu'au bureau ou il les posa. Elle ne savait absolument pas ce qu'elles contenaient, mais il combla rapidement son ignorance par des explications succinctes. Cette fois, il n'en fallait pas plus à la jeune fille pour se laisser convaincre. Elle acquiesça aux paroles du jeune homme, attrapa le verre dès qu'il fut prêt, et ingéra le premier traitement en espérant que le breuvage soit puissant et efficace.

Comme venait de lui expliquer l'adulte, la deuxième fiole serait pour plus tard, après un repas qu'elle ne ferait sûrement que regarder, mais la jeune fille valida d'un signe de tête pour lui montrer qu'elle avait compris la consigne, et qu'elle serait là à l'heure dite pour la suite de son traitement. Revenant sur les paroles qu'il avait prononcé juste avant, Éli ne put s'empêcher de tenter une nouvelle négociation sur ce qui l'embêtait. Tournant vers le jeune homme un visage plein d'espoir, elle se redressa un peu comme pour lui montrer que ça n'allait finalement pas si mal, et qu'elle pourrait gérer les conséquences de sa demande.
- Est-ce que c'est vraiment obligé pour demain ? La dispense. J'ai pas envie de rater les cours, j'ai déjà trop de retard, et j'préfère être en classe avec les autres que de rester à réfléchir toute seule. En plus, si les médicaments font effet je serais déjà plus en forme demain, ça va aller j'vous promets.

Épuisée, priant intérieurement pour qu'il la laisse retourner en cours le lendemain sans avoir à se battre, Éli n'aspirait plus qu'à une chose maintenant, sortir de ce bureau, et faire redescendre toutes les informations qu'elles venait de se prendre en pleine tête. La journée était loin de se terminer pour elle, et le pire restait sûrement à venir dans les prochaines heures, jours et semaines, mais là tout de suite, elle avait besoin d'une pause. Elle avait besoin de respirer, et de se laisser tomber dans les bras de Constance.
À cet instant, la jeune fille aurait tout donné pour que Mister O'Belt la comprenne sans parler, comme il semblait savoir le faire parfois.

@Diarmuid O'Belt

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24 avr. 2026, 16:20
Crise majeure  Diarmuid O'Belt 
Elle préférait retourner en salle commune pour la nuit comme il le lui proposait. Ca signifiait qu'il avait des recommandations à lui faire mais avant ça, il la laissa prendre la potion qui devrait calmer ses nausées jusqu'au repas qu'elle prendrait le soir. Il pensait lui laisser la dose du lendemain mais puisqu'elle manifestait son envie d'aller en cours, il opta pour quelque chose de différent.

Le châtain commença par considérer la jeune fille, ses traits étaient marqués de fatigue et la nouvelle qu'il venait de lui annoncer n'était pas anodine. C'était d'ailleurs plus un bouleversement qu'une nouvelle à ce stade. Alors il proposa un compromis. "
Je ne peux pas vous forcer. Si vous voulez aller en cours je ne vais pas vous ligoter dans l'infirmerie." Il sourit. "Ca ferait désordre je crois." Un trait d'humour qui, il l'espérait, permettrait de faire un peu de bien dans cette ambiance toute particulière. "Par contre, j'aimerais qu'on fasse un point demain avant les cours pour s'assurer que ça va. Et il faut me promettre que si dans la journée quelque chose va moins bien alors il faudra venir à l'infirmerie. Je ne reviens que le soir mais Miss Lloyd saura quoi faire je vais lui laisser les informations nécessaires." Expliqua-t-il avant d'ajouter, conscient que la jeune fille allait le demander, ou refuser s'il ne le faisait pas, "je ne mettrais que le nécessaire, qu'elle ne sache pas les raisons du traitement et de l'éventuelle dispense pour l'instant." C'était le meilleur compromis qu'il pouvait proposer et si elle ne l'acceptait pas, alors il préciserait bien que c'était à prendre ou à laisser. Il n'aurait peut-être même pas besoin de le dire, il était possible que la Poufsouffle le comprenne à son regard. Et si elle acceptait, il la raccompagnerait à la salle d'attente auprès de son amie, non sans lui rappeler de se reposer au maximum. De son côté, il allait devoir en référer à qui il le devait.


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