Libre La liste des garçons

« Ami ? » répéta Jeillie avec un fin sourire provocateur. « Peut-on considérer quelqu’un comme un ami dès lors qu’il prend la fuite au premier problème venu… ? » La petite brune croisa les bras, le regard sombre. « Prendras-tu aussi la fuite quand il faudra défendre ta propre maison… ? » continua-t-elle d’un ton tranchant.

« Là est la grande différence… Si un jour un Serdaigle a des ennuis, même si je ne le connais pas… cette personne pourra toujours compter sur moi pour l’aider… » Bien qu’elle ait une sainte horreur d’être entourée d’êtres vivants, Jeillie faisait preuve d’une grande loyauté. Si un Serdaigle venait à commettre un crime, elle serait la première à cacher le corps et les preuves. Le plus important à ses yeux restait de remporter, chaque année, la Coupe des Quatre Maisons… Peu importe le prix à payer.

Le mot ami lui était totalement inconnu et n’entrait pas dans ses objectifs en venant à Poudlard. Les gens pouvaient bien la détester, c’était ce qu’elle préférait. Au moins, ils ne venaient pas lui parler inutilement pour des broutilles. Mais de son côté, elle ne considérait personne comme ennemi. En vérité, elle ne ressentait pas grand-chose pour ses camarades. Elle préférait se concentrer sur ses études et les bouquins de la bibliothèque.

« Pourquoi t’excuser… ? » demanda-t-elle d’un ton neutre en haussant les épaules. « Si tu t’excuses de tes propres mots, tu n’es pas fiable… Tu dois assumer tes paroles, quitte à avoir des gens qui ne t’aiment pas… Ce n’est pas grave… Nous ne pouvons pas plaire à tout le monde… »

La brune se tourna alors vers Artémis, un fin sourire discret sur les lèvres. « Je préfère me faire exclure de Poudlard plutôt que de faire perdre des points à Serdaigle… » dit-elle en faisant mine de lire.

Ses yeux verts quittaient parfois les pages remplies de mots pour se poser sur la bibliothécaire. Une femme honorable et admirable, sans aucun doute. Elle avait du feu dans le sang et de grandes convictions. Cette femme faisait peur aux élèves, et Jeillie espérait intérieurement arriver un jour à sa hauteur… Terrifiante, mais exaltante. Seules les personnes avec un fort caractère étaient intéressantes.

Beaucoup changeaient de comportement selon le groupe, et elle détestait ça. Ce n’était que mensonges. Jeillie préférait l’honnêteté. Par chance, Artémis semblait l’incarner… même si elle aurait aimé qu’il cesse de bégayer.
Jeillie accuse @Ezra Royer, mais reste tout de même assez neutre. Elle répond à @Artemis Fraseravec un peu plus de douceur. De son côté, elle continue de contempler Miss Pinehead.

Couleur RP : #00330f
Promotion 2050-2051

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Elle prononce simplement mon prénom et quelque chose remue au fond de moi. Peut-être car elle ne m'a jamais appelée ainsi, le nom « Houston » me collant à la peau depuis notre première rencontre. Je n'aime d'habitude pas les gens qui disent des choses bêtes et c'est le cas actuellement de Ruewen – que je n'aime d'ailleurs pas beaucoup. Mais le vide de ses paroles et de ses remerciements se perd dans mes pensées tandis que je ressasse la façon dont elle a prononcé mon prénom, un peu timidement, comme si elle n'osait pas totalement. Peut-être que c'était simplement de l'étonnement. Mais l'idée qu'elle le pensait peut-être vraiment, que ce n'était pas que de la politesse, est séduisante et je me surprends à vouloir y succomber. Je n'en laisse pourtant rien paraître, parce que je ne veux pas qu'elle croit que mon opinion sur elle a changé. Après tout, mes mains sur ses épaules n'étaient qu'un réflexe pour ne pas être entrainée avec elle dans sa chute, non ?

« C'était intentionnel, » réponds-je automatiquement, même si je ne suis plus sûre de la véracité de cette affirmation.

Je n'aime pas cette pensée. Je préférerais que rien ne change et qu'il soit plus simple pour moi d'ignorer Ruewen, de ne lui jeter que quelques regards froids, comme je le fais habituellement, et que je puisse passer à autre chose. Mais le fait est là, le fait est que je l'ai rattrapée et que peut-être que, tout au fond, j'ai fait exprès de la rattraper, que ce n'était pas seulement un simple réflexe comme je me force à m'en persuader, et que j'en avais envie, juste pour voir comment elle réagirait. Ma curiosité prend parfois des formes qui me déplaisent et que j'aimerais repousser. Que ce soit ma curiosité ou mes envies, au final, ça revient au même.

Un mouvement attire mon attention, mais avant que je ne puisse reconnaître l'adulte qui vient arriver pour interrompre tout ce vacarme, je sens qu'on m'attrape la main et je suis tirée derrière la Serdaigle. Un coup d'œil me suffit à voir ses doigts autour des miens. Merlin, je la rattrape et elle se croit tout permis ? Sèchement, je m'arrache à son emprise, ne pouvant empêcher une grimace de déformer mes traits, et me frotte les doigts. Tout ce que j'ai pu me dire à son sujet précédemment s'est envolé et je me trouve ridicule à avoir cru que, peut-être, ses mots pouvaient réveiller quelque chose en moi, quelque chose de différent que de l'ennui ou de l'aversion, comme c'était le cas avant. Mais maintenant, je trouve que c'était mieux avant. Je refuse d'avoir cru à cette illusion de mes sentiments et je refuse d'accepter qu'elle m'attrape ainsi les mains, parce que son geste était emprunt d'une tendresse qui m'effraie et dont je ne veux pas voir les conséquences.

Ruewen est de dos et me cache la vue de l'adulte qui vient d'arriver, aussi, pour oublier ce qu'il vient de se passer, je me penche légèrement sur le côté pour voir ce qu'il se passe. Mais plus que de la réelle curiosité, c'est surtout un prétexte pour faire taire le vacarme de mes pensées en contradiction avec mon cœur. Je lève un sourcil étonné en reconnaissant cette dame grande, froide, sévère, mais tout autant élégante, élever la voix pour se faire entendre de tout le monde. Je savais que le bibliothécaire avait changé. J'y suis même allée plusieurs fois. Mais à aucun moment, je n'ai fait attention à qui remplaçait Mr Locke, parce que je ne ressentais pas le besoin de le savoir. Peut-être aurais-je dû être plus attentive, car alors j'aurais su que c'était Miss Pinehead – femme que je reconnaitrais entre mille. Et d'expérience, je sais qu'il ne vaut mieux pas s'attirer ses foudres, ou toute forme d'attention autre que celle témoignant d'une grande curiosité, ou d'un intérêt quelconque.

C'est pour ça que lorsqu'elle nous ordonne de quitter les lieux, je ne me fais pas prier. J'adresse cependant un dernier murmure à l'insolente quatrième année, incapable d'oublier la chaleur de sa main sur la mienne.

« J'ai pas besoin de toi pour me protéger, Ruewen. »

Sans attendre une seconde de plus, je me retourne et m'éloigne à grands pas dans le couloir, abandonnant l'idée d'un petit-déjeuner. Dans un coin très profond de mon cœur, le petit espoir qu'elle me suive naît en moi et je le repousse tant bien que mal, forçant ma dernière pensée à se tourner vers Cooper, dont je n'aimerais pas être à la place.
Ashley ne fait pas grand chose, hormis s'écarter de Stella et lui murmurer quelque chose. Elle retourne ensuite d'où elle est venue.
Fin pour moi, merci pour ce rp !
@Stella Ruewen, je ne sais pas si ta petite suivra Ashley, mais si c'est le cas, peut-être que cela pourrait amener à une jolie suite ?

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

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Je sentais mes oreilles chauffer sous le regard perçant de la bibliothécaire, oubliant un instant que j'étais moi-même une adulte. Un peu décontenancée, je me rattrapais tant bien que mal au petit Cooper, que je préférais regarder plutôt qu'une vieille femme très aigrie. A cet instant précis, je m'étais promis de ne jamais finir comme ça.

La sorcière délia la langue du garçon, et je fronçais les sourcils. Ce type de méthode ne me plaisait pas du tout. Je croisais les bras, à la fois en colère, et abasourdie par ce que je venais de voir. « C'est le Moyen-Age, ou quoi ? » pensais-je. Mais face aux balbutiements du Poufsouffle, je sentais un effet de montagne russe très désagréable qui embrumait mon esprit à mesure qu'il expliquait sa démarche d'art contemporain. Je levais un sourcil, étonnée par toute cette explication, et jetais un coup d'oeil entendu vers Eglantine. J'analysais mieux la situation, désormais. Cependant, je ne pus me retenir d'émettre un bruit étouffé à la mention de l'humour de la vieille sorcière.

Mon sourire se réprima très rapidement, cependant.

Une jeune Poufsouffle venait de renverser sa peinture sur la sorcière, tandis que je faisais deux pas en arrière pour éviter quelques coulures. L'adolescente, embarrassée, se mit immédiatement à quatre pattes, prête à nettoyer tout ce qu'il restait. Un autre élève que je ne connaissais pas s'en était alors pris à Eglantine et Sarah Priddy avait finalement pris les choses en main.

- Ce n'est pas grave, ce n'est pas grave. répétais-je, tandis que je me précipitais sur la petite Poufsouffle, pour vérifier qu'elle allait bien. C'est une petite blessure de rien du tout. On va éviter d'autres problèmes.

Attrapant le bandeau qui retenait mes cheveux, je pris soin d'enrouler la main de la petite sorcière, et la dirigeais vers l'infirmerie, tout en écoutant Sarah d'une oreille attentive.

- Avec joie. répondis-je simplement.

Mais à vrai dire, me retrouver à nouveau face à Eglantine ne me plaisait guère.
Isée est un peu à la ramasse sur tout ce qu'il vient de se passer, se soucie de @Solveig Sinclair, et accepte de discuter d'une punition adéquate pour tout ce bazar.

professeure et farfadet malicieux des Serpentard
DDM à partir de novembre 2050

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La situation avait dégénéré, et je n'exagère qu'à peine. Très vite — un peu trop vite, même — le couloir était bondé. Le petit groupe de personne que nous étions au départ s'était multiplié en un temps record et intérieurement, je le vivais plutôt mal. Trop de bruit, trop d'action. Je ne sais plus où mettre la tête. Je panique intérieurement pendant plusieurs longues secondes avant de me ressaisir. Ce n'est rien, Evan, je tente de me persuader. Juste des jeunes attroupés autours d'un idiot.

La situation aurait pu être marrante si on prend du recul. Un classement des garçons les plus beaux de l'école, je m'attendais à tout sauf ça. L'école vient tout juste de commencer et les premières années ont déjà... Beaucoup d'imagination. Enfin bon, c'est un peu en dehors du sujet. Mais si c'était resté une liste, et qu'Elijah n'était pas passé devant, ç'aurait pu rester normal. Drôle, quoi. Mais non, il fallait que le Poufsouffle ait trop d'égo pour ne pas réagir.

Le cri de Stella me sort de mes pensées; celle-ci vient de se faire bousculer par une troisième année et tombe presque. Mon temps de réaction est un peu décalé et c'est Ashley Houston qui la rattrape avant qu'elle perde pieds. J'observe la scène pendant quelques secondes sans réaliser que la Poufsouffle est quasiment en train d'enlacer mon amie. Hum. Cette fois, c'est moi qui décide de ne pas réagir et juste d'observer la scène, les sourcils froncés. Pour les dix secondes qui suivent, je suis spectatrice d'un moment tout droit sortie d'un K-drama; Stella, qui s'excuse en bafouillant et rougissant presque sous le regard froid de Houston.

Est-ce que j'ai manqué un épisode ? Je me le demande littéralement, parce qu'une réaction comme ça, c'est pas normal. Ou enfin peut-être que si ? Enfin bon, le point, c'est juste que la Serdaigle ne m'a jamais parlé de quelconques sentiments pour Ashley. Peut-être que ce n'est pas des sentiments non plus, mais je n'aurais pas rougi si je m'étais retrouvée dans les bras d'une personne qui ne me fait pas d'effet. Ou peut-être que oui. Je suis un peu perdue, à vrai dire.

Je secoue ma tête. Ce n'est pas de mes affaires de toute façon.

Je sursaute quasiment en voyant la bibliothécaire. Oh non, pas elle... Il faut que je trouve une façon de me faire discrète. Je n'ai rien fait ou dit de stupide, non ? Je ne veux pas vraiment de retenue...
Je pousse un soupire de soulagement quand la main de mon amie se referme autours de la mienne et qu'elle nous tire — par nous, je veux dire moi et Houston — en dehors du champs de vision de madame Pinehead (elle n'a plus l'âge d'une miss, si ?). Je pense que si Stella ne m'avait pas 'sorti' de cette situation, j'aurais probablement fait quelque chose d'idiot.

Une fois à peu près sortie de cette situation, je m'intéresse à ce qu'il se passe à nouveau entre Ashley et Stella. Pas par indiscrétion ou impolitesse, non. Juste parce qu'elles sont devant moi. Oui, voilà, c'est la seule raison. Je fronce les sourcils quand la Poufsouffle lance une remarque froide à mon amie. Mais voyons. Je m'abstiens de tout commentaire pour de pas créer plus d'ennui, et regarde la Serdaigle pendant plusieurs bonnes secondes. Elle est plus froide que je ne le pensais, cette Ashley.

- Bon, heuu... C'était quoi ça ?
Evan observe toute la scène, paniquant un peu intérieurement. Elle sort du champ de vision de la bibliothécaire aux cotés de @Stella Ruewen et d'@Ashley Houston.
Excusez moi pour les fautes, il est bientôt une heure du mat' ici et je n'ai pas révisé mon post xD

( 𝔫𝔦𝔵 ) , la neige qui mettait fin à son été
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