2 déc. 2025, 09:01
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk

À la première réponse d'@Alice Sangblanc, les yeux de Christopher s'écarquillent. Il s'attendait au moins à la voir choquée ou outrée, à ce qu'elle affirme haut et fort qu'il était inconvenant et indiscret, qu'elle dresse son menton d'un air hautain, bref qu'elle agisse de sorte à pouvoir lui arracher un petit sourire victorieux qui l'aurait plus encore agacée. Rien de tout cela sur son visage aux traits bien maîtrisés. Il ne suffit que d'une réponse et de l'entendre chuchotée pour que seul lui puisse l'entendre pour que Christopher comprenne qu'elle a l'intention de répondre sérieusement et de le faire sans se moquer. À moins que ce ne soit là sa moquerie, jouer son jeu ? Incapable de comprendre où se situe le pièce, Christopher se penche en avant pour mieux entendre, son regard insondable plongé dans les billes d'argent de la jeune femme.

Elle se baffre lorsque personne ne regarde — comme nous tous, songe-t-il, mais il n'aurait pas pensé qu'une fille comme elle l'avoue sans en rougir. Un vol à dos d'hippogriffe est la dernière chose à l'avoir fait se sentir vivante. Christopher sait par Thomas ce qui lient les Sangblanc à ces bestioles et il se souvient parfaitement de la combinaison de vol de la demoiselle, si précieuse et au cuir si agréable sous ses doigts. Ses sourcils froncés quand elle donne cette réponse arrache au responsable de bar une moue amusée qu'il ravale bien vite en avisant son insupportable petit sourire malin qui lui donne toujours l'impression qu'elle a une longueur d'avance sur lui, ce qui est tout bonnement inenvisageable. Quant à ce qu'elle fait lorsqu'elle passe une mauvaise journée, son plaisir inavouable...

Il aurait dû deviner quand elle s'est penchée qu'elle allait sortir une horreur. Christopher se redresse en grimaçant, à la fois offusqué qu'elle puisse dire la vérité et agacé de ne pas savoir si c'est le cas ou non. Venir au Pitiponk... Pas pour boire ces éternels thés qu'elle commande : plutôt venir l'emmerder lui, il a bien compris le message. Se pourrait-il que ce soit un vrai passe temps et qu'elle s'en serve pour se consoler d'une mauvaise journée ? Pendant quelques secondes, Christopher ne fait rien d'autre que fouiller son étrange regard ; l’œil droit, puis le gauche et ainsi de suite. Puis ses yeux se plissent et un sourire moqueur dévoile ses dents. Sur le même ton qu'elle, pour la préserver des oreilles indiscrètes, il répond :

« Deux vérités pour un mensonge... Je m'attendais à pire de votre part. »

Un sourire au coin de la bouche, Christopher fait glisser sa main jusqu'à son genou avant de se redresser, yeux levés vers le ciel dans une profonde mimique de réflexion. Sa première idée mesquine est de lui refourguer le cocktail le plus cher de la carte. C'est d'ailleurs avec cette intention qu'il ouvre la bouche... Avant de la refermer, avec en tête le souvenir de cette soirée durant laquelle Thomas lui a confié l'état des comptes de sa sœur à sa demande, parce qu'il était perturbé d'apprendre pendant la soirée d'intégration qu'elle n'avait pas même de quoi s'offrir un vinyle. Il y a décidément des limites qu'il ne franchira pas et pour la centième fois depuis qu'il connait Alice, Christopher regrette qu'elle soit la sœur d'un si cher ami qui lui confie des vérités qui l'attendrissent. Il pousse donc un soupir et baisse les yeux sur ses mains. Foutue Alice Sangblanc.

« Le cocktail qui vous conviendrez le mieux..., commence-t-il sans baisser la voix après une brève interruption en lui jetant un regard par dessus ses cils. Ce serait trop facile de répondre un Godiva Amaretto Martini. Il est trop doux pour vous. » Son sourire s'élargit. « Même si vous en appréciez fortement le goût. »

C'est un euphémisme ; à son regard, elle comprendra certainement qu'il pense à son bureau et à ce qu'il s'y est passé — si tant est qu'elle s'en souvienne.

« Une boisson gourmande, sans aucun doute. Et audacieuse pour une personne qui sillonne les airs à dos d'hippogriffe dans une combinaison comme la votre. Mais il ne faut pas oublier le côté amer, dit-il en insistant bien sur le mot, pour souligner vos mensonges et vos rancœurs. »

Et encore, Christopher est gentil. Il aurait pu parler de son insupportable orgueil et de son innommable fierté, de son esprit de compétition qui la pousse à jouer aux mêmes jeux que lui, de sa mauvaise foi et de son impertinence.

« Ce sera donc un Chocolate Old Fashioned. »

Gourmand et amer, corsé et onctueux. Parfait. En espérant qu'elle ne refuse pas, car la liste des cocktails que Christopher est limitée et que les plus gourmands ne font pas partie de ceux qu'il connait le plus.

D'un mouvement de baguette, il appelle un verre qui se détache des voies de circulation pour voler jusqu'à sa main tendue. Christopher offre sa paume ouverte devant lui en annonçant le prix divisé de moitié, bien conscient qu'elle refusera de mettre ces fichues pièces dans le verre pour l'avoir observé faire les précédents samedis avec Elisha. Il ne lui propose pas la version mocktail. Il en a suffisamment fait pour elle aujourd'hui. Elle devra en faire la demande elle-même si elle désire une version soft.
Je suis content qu'Alyona ne quitte pas brusquement le pub ! J'espère qu'elle pourra pardonner à cet insupportable Christopher son indiscrétion !

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

3 déc. 2025, 12:07
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk
Le cocktail de la jeune fille traverse le plafond avant de se déposer doucement dans ces mains. Elle porte le verre à ces lèvres et goute. Chocolaté et fruité en effet. Ce n’est pas mauvais. Pendant ce temps il semblerait que le duo Alice/Christopher ait décidé de faire le show. Aliénor lève les yeux au ciel en entendant certaines réponses de la fille Sangblanc. Excusez-nous madame ne se sent vivre que lorsqu’elle est à dos d’hippogriffe. L’étudiante en quidditch ne cache même pas son agacement, reprend une gorgée de son cocktail, tourne les talons et s’installe à une table. Pas trop loin bien entendu, pour écouter les ragots qu’elle se fera un plaisir de raconter autour d’elle.

Un sourire en coin s’affiche sur les lèvres de la jeune fille. Amer pour les mensonges et les rancœurs… Et paf Miss Noblesse, dans ta face. Son regard passe de Christopher à Alice, elle veut voir sa réaction. Cette réaction quand elle s’énerve, celle qui la fait tourner les talons parce que « Là c’est trop ! » Aliénor rit à cette image inventée avant de laisser son regard couler vers la rousse qui n’avait pas voulu répondre. Ah ! Mais elle la connaissait de Poudlard, Serdaigle si son esprit ne la trompait pas ! Un an de plus qu’elle, la promo qu’Aelle.

Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI

6 déc. 2025, 09:34
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk
Avec une attention feinte mais qui ne tromperait pas Christopher, Alice attendait sa réaction autant que son choix de cocktail. Quelque soit la suite, la jeune fille se félicitait d’avoir été honnête. Christopher avait semblé désarçonné et étonné, ce qui provoquait en elle un sentiment de supériorité grisant.
Son sourire se mua en une moue agacée lorsqu’il osa annoncé qu’elle avait menti une fois. Non. Elle avait été honnête à chaque fois. Il le savait, lui aussi.

Elle resta de marbre face à lui, son regard planté dans le sien. Bien sûr qu’il n’allait pas choisir son cocktail préféré, ce serait trop évident. Et puis, cela lui permettait de l’insulter en cherchant à voix haute. Amer ? Alice dressa un peu plus le menton, son sourire se pliant sur la gauche. La semaine prochaine, il paierait pour ce qualificatif la concernant.
Le cocktail fut annoncé. Alice ne le connaissait pas. Elle baissa les yeux sur le verre qu’il tenait, puis poignarda à nouveau les siens. Il ne s’agissait pas du cocktail le plus cher de la carte. Curieux.

La bouche d’Alice se plissa, dubitative. « Hm… non. Finalement, je n’ai plus très soif. » Dans un grand sourire, Alice offrit une merveilleuse courbette à Christopher avant de le laisser là pour rejoindre la sortie. Elle avait terminé de s'amuser.

C'est une fin de péripétie pour moi ! Merci pour les sourires que m'ont inspiré ce RP, et courage les filles, avec cet énergumène !

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

8 déc. 2025, 09:46
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk

Lorsque ses yeux tombent sur le verre avant de remonter vers les siens, Christopher se sent sourire. Il est persuadé qu'elle se retient de lui envoyer une ânerie au visage. S'ils avaient été seuls, elle l'aurait fait, il en est persuadé. Mais entourés comme ils sont, elle ne peut pincer les lèvres et accepter le cocktail qu'il lui propose.

Ce qu'elle ne fait pas.

Christopher se redresse imperceptiblement, les yeux écarquillés, la bouche entrouverte et la main toujours tendue. Devant lui, @Alice Sangblanc fait une courbette, juste après avoir dit « non ». Elle ne paiera pas se cocktail, réalise Christopher avec horreur sans réussir à nommer le sentiment désagréable qu'il ressent. Le sourire de la jeune femme est comme une pique qui s'enfonce dans son corps ; elle est violente et douloureuse, Christopher en ressent une telle frustration, une si brutale frustration que son souffle se coupe et qu'il ne peut rien faire d'autre que laisser partir Alice sans ne rien dire d'autre et la suivre du regard tandis qu'elle fend la foule, sa chevelure blanche ressortant presque violemment parmi l'abondance de brun et de châtain.

Il se sent comme ce jour-là quand il a appris qu'elle était la sœur de Thomas, qu'il a attrapé sa main pour lui faire un baise-main et qu'elle lui a présenté son majeur. Exactement le même vilain sentiment qui le brûle de l'intérieur et qui lui donne des idées de vengeance inégalables — la dernière fois, cela s'est terminé avec une Alice comme binôme à se trimbaler toute la soirée, avec des larmes et des chants dans un bureau. Christopher se voit la rattraper et lui faire une scène incroyable pour la faire rougir de honte, il s'imagine tempêter, taper du pied, s'enrager, en faire beaucoup trop. Mais il ne bouge pas, car il a un pub à faire tourner et que le monde ne tourne pas autour d'Alice foutu Sangblanc. Il se contente de la regarder passer les portes. À ce moment précis, son visage mi-offusqué mi-colérique tourné vers les portes d'entrée que vient de franchir Alice, Christopher sait qu'il lui fera payer son audace et ravaler ses sourires provocants et ses courbettes insultantes qu'elle ose lui servir. Il ne sait pas quand, mais il le fera.

Christopher carre les épaules, son regard s'affermit et lorsqu'il se retourne vers ses clients ne reste plus rien sur son visage de la surprise et du choc offusqué qui l'a traversé un instant plus tôt. Il étire insolemment les lèvres pour adresser à la foule de moins en moins nombreuse qui s'amasse devant lui un sourire tout à fait encourageant.

« Ne faites pas comme elle, prévient-il à voix haute, désignant du pouce la porte derrière lui et sans le moindre scrupule à l'idée d'afficher la jeune femme. Le Pitiponk n'aime pas les clientes capricieuses. »

Le Pitiponk aime les clientes capricieuses parce que tous les employés, à l'exception de Christopher, semblent adorer Alice. Même Kemby l'a un jour complimentée lorsqu'ils étaient en cuisine. Christopher sourit plus grand encore pour éviter que son sourire se fige. S'il avait été seul il aurait poussé un cri frustré et se serait tapé la tête sur une table pour évacuer la frustration, il aurait joué une pièce de théâtre à lui seul dans laquelle il aurait remis Alice à sa place. Mais il n'est pas seul. Alors il agit comme un le fait toujours : avec nonchalance.

Son regard parcoure la foule et s'arrête sur une jeune femme dont le visage lui est familier : la fille qu'Aliénor voulait encourager à participer. Christopher sourit plus chaleureusement, parce qu'il est persuadé que celle-ci sera normale et agréable, contrairement à la précédente.

« Et toi alors, dit-il en penchant la tête sur le côté. Tu voulais participer, n'est-ce pas ? C'est ton tour ! Pour un cocktail à moitié prix, répondras-tu aux questions ? À voix haute à mi-voix, c'est ton choix ! »

Content de sa rime, Christopher rit légèrement. Son regard ne quitte pas un instant celui de @Megan Arrington. Cela l'aide à ne pas se crisper et gâcher toute la soirée par frustration à cause d'une petite bourgeoise qui lui a fait perdre son temps.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

12 janv. 2026, 09:37
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk
Livraison sauvage
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MARDI 10 JANVIER 2051
fin d'après-midi

C'est à cette heure de la journée que le pub commence à se remplir. La nuit tombe sur Londres, les rues commencent à s’allumer et la température chute de quelques degrés. Un ciel dégagé règne sur la ville et rassure ceux qui craignaient de voir tomber la neige. Les cours se terminent dans les différentes universités du monde sorcier, les employés quittent leur poste et ferment boutique, heureux que la journée soit terminée. Sur le chemin du retour, il y a celles et ceux qui rentrent à la maison sans se retourner, pressées de retrouver la chaleur d’une cheminée et leur canapé, et il y a les autres : les personnes qui prennent la direction du pub, qui retrouvent des amis, des collègues ou des membres de leur famille pour boire une bièraubeurre ou un chocolat chaud bien mérité après une longue journée glaciale.

La salle principale du Pitiponk commence doucement mais sûrement à se remplir de clients. Un album d’Unikorn passe en arrière-plan, signe que Christopher est dans les parages même si cela fait un moment que l’on a pas aperçu sa frimousse énergique dans la salle. La musique est suffisamment forte pour être entendue malgré les conversations mais pas au point de devoir tendre l’oreille pour entendre son voisin. Au plafond, les voies de circulation ne chôment pas et il ne se passe pas une minute sans qu’un verre ne fasse le chemin entre les tables et la cuisine, rempli de pièces ou d’une boisson.

C’est Elisha qui s’occupe du Pleuroir. Christopher lui a dit de rester un peu plus longtemps en poste parce que « j’attends une livraison importante, je dois être sur place derrière pour la recevoir ». Il attend des stocks de bouteilles. Et autres petites surprises. Alors Elisha garde son poste même si cela l’angoisse de voir le pub se remplir — habituellement, il ne fait pas de permanence sur les heures les plus actives.

Les portes du Pitiponk s’ouvrent. Elisha se redresse, prêt à croasser un « bonjour » que personne n’entendra. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’au lieu de voir le visage rougit par le froid d’un client, ses yeux rencontrent une série de grosses caisses en bois qui lévitent ! Elles sont au nombre de quatre, elles sont conséquentes et elles tombent brusquement sur le sol devant le Pleuroir, soit devant l’entrée. D’ailleurs, deux d’entre elles empêchent la fermeture des portes intérieures. Les discussions dans la salle principale du Pitiponk diminuent lorsque les clients se tournent vers l’entrée pour voir ce qui se passe.

Une sorcière au visage plié par les rides et portant un ridicule petit chapeau pointu tassé sur le haut du crâne passe la tête à travers les portes. Gênée par les caisses, elle ne peut aller plus loin. Elle accroche le regard anxieux d’Elisha.

« C’est la livraison pour m’sieur Hangoover ! lance-t-elle d’une voix éraillée. Je la dépose là, c’est ok ? Je suis un peu pressée, là. Tout le monde refait ses stocks après la période des fêtes et vous savez, j’aimerais bien rentrer pas trop tard chez moi. Avec la nuit qui tombe aussi tôt, c’est jamais marrant, hein ? Donc pour les caisses, tout est bon ?
Euh…, » répond sans grande éloquence Elisha.

Il est incapable de choisir qui regarder entre la femme et les caisses. D’ailleurs, il ne sait absolument pas quoi faire. Les livraisons arrivent par l’arrière, normalement. Mais ce n’est pas si grave de les réceptionner ici, non ?

« C’est parfait ! s’exclame la sorcière en levant le pouce, entendant dans le « euh » d’Elisha plus de mots que lui-même n’en comprend. Allez, bonne soirée petit et bon courage ! »

Elle part aussi rapidement qu’elle est arrivée, abandonnant caisses et employé paniqué, les unes dans l’entrée du Pitiponk, l’autre à l’étroit dans sa petite pièce et sous le regard des clients. Il n'a pas l'air de savoir ni même de pouvoir gérer cet imprévu.


Péripétie ouverte jusqu’au 10 février


Précisions
Si besoin de s'adresser au Pleuroir et donc à Elisha, vous pouvez le faire directement dans la péripétie.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

13 janv. 2026, 17:21
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk
Ce n'était pas une habitude de venir ici. Oui, bien, Alden avait développé une sale tendance à venir une fois par mois, mais ça ne faisait pas de lui un habitué, ni un alcoolique. Il appréciait le calme, la possibilité de nouvelles rencontres, celle d'écouter trop de conversation et d'en apprendre plus sur des personnes qu'il ne reverrait jamais. Et c'était trop simple quand Miya lui proposait, tout innocemment, de venir boire un verre.

Ils avaient mal choisi leur moment, ou peut-être était-ce le meilleur des moments, parce qu'après les évènements du bal, Alden se sentait d'une légèreté monstre, telle qu'il n'avait aucune pensée négative liée au repas du soir qu'ils étaient dus d'avoir chez Kieran. Chez leur meilleur ami. Il regarda Miya, amusé, et se leva. « On y va ? On terminera le débrief sur le chemin. »

Alden commença à enfiler son manteau, une pièce vintage en faux-cuir qu'Alicia lui avait offert quelques années dans le passé, quand un bruit se fit entendre. Curieux, il observa la scène, suivant du regard les quelques caisses qui étaient vite laissées à l'abandon devant l'entrée. L'entrée et la sortie. Il regarda Miya d'un air dépité : « On va être en retard. Faudrait aider ce pauvre jeune, non ? Regarde le... »

@Miya Ryuū, @Kieran Hawthorne

Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884

13 janv. 2026, 17:56
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk
10 janvier 2051
feat. @Alden Wells, @Kieran Hawthorne


L'année commence à peine, mais j'ai déjà l'impression que plusieurs mois se sont écoulés depuis le Nouvel An. Enfin...c'est pas le cas de tout le monde. Mon regard glisse vers Al'. Merde alors on peut dire que son année s'est terminée — commencée ? — en beauté, et celle de Kai aussi.

« Mais on n'aura jamais le temps de tout dire, le chemin est super court ! » je proteste en exagérant, me levant malgré tout. Je l'observe d'un oeil suspect. Pourquoi est-il aussi léger à l'idée d'aller chez Kieran ? Pas que ça me contrarie — je préfère mille fois le voir comme ça que déprimé et silencieux —, mais n'empêche que ça reste super suspect. En fait c'est exactement pour ça qu'on s'est vus ce soir, avant d'aller dîner chez Kieran. Pour parler du nouvel an, de ce qui s'est passé — même si, honnêtement, notre conversation m'a plus embrouillée qu'autre chose. En fait, j'ai l'impression de comprendre encore moins ce qui se passe entre eux.

Un bruit attire notre attention, nous relevons la tête de concert. Contrairement à mon ami, c'est une expression agacée qui se dessine sur mon visage quand je comprends que la sortie est bloquée. « Rhaa, sérieux ! » je peste, tandis que nous nous approchons pour voir ce qui se passe.

#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage

13 janv. 2026, 18:05
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk
Il ricana doucement à la réaction de la jeune femme, lui ébouriffant les cheveux avec une main avant de la suivre. Le pauvre garçon au Pleuroir semblait prêt à y pleurer, littéralement, et Alden sentit son cœur se serrer un tout petit peu, parce qu'il avait de la peine pour lui, même si elle était limitée. Il compatissait—il avait connu son lot de jobs étudiants quand il était encore frais et que ses genoux ne grinçaient pas à chaque mouvement. Mais il ne voyait pas trop comment aider l'homme, alors il donna un petit coup de coude à Miya et pointa une des caisses du doigt.

« T'es grave plus petite que la caisse, regarde », dit-il, tout fier. « Je pense pas qu'elles vont bouger. Si je te porte, tu arrives à grimper et à sortir ? Laisse-moi pourrir ici, c'est pas grave. Je t'en voudrais juste un peu », j'ajoute. « Sinon on peut l'aider, non ? » Il regarda la scène, mitigé. Il pouvait peut-être dire au pauvre gars d'aller chercher son patron—personne n'allait sortir ni entrer, dans tous les cas, mais quitterait-il son poste aussi facilement ? Alden ne connaissait pas le patron. Il aurait été le chercher lui-même, sinon. Dommage.

@Miya Ryuū, @Kieran Hawthorne

Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884

13 janv. 2026, 19:11
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk
Al rit et m'ébouriffe les cheveux, réduisant à néants le vague effort que j'avais fait pour les maintenir disciplinés. Plissant les yeux, je prépare ma vengeance et sautille sur la pointe des pieds pour lui rendre la pareille. Ma main passe dans ses cheveux et je lui tire la langue dans un geste tout à fait puéril. « Craint ma colère, humble mortel ! » je dis, un air outré sur le visage.

Son petit coup de coude ma ramène à notre problème initial, et quand mon regard retombe sur les caisses négligemment laissées dans l'entrée je retiens difficilement un soupir agacé. Nan mais sérieux, comme si j'avais qu'ça à faire, je songe avec mauvaise humeur en levant les yeux au ciel, les bras croisés sur la poitrine. J'ai faim moi, je veux sortir et aller manger. La réflexion de mon ami me fait écarquiller les yeux. « Oh toi ! T'as pas osé », je marmonne en lui tapant le bras. « Tout le monde sait que c'est pas la taille qui compte », j'ajoute d'un ton malicieux.

N'empêche, c'est chiant. « Arrête j'ai p't'être assez faim t'abandonner », je me moque tout en me hissant sur la pointe des pieds pour essayer de voir si la situation évolue. Au moins un peu.

@Alden Wells, @Kieran Hawthorne

#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage

13 janv. 2026, 19:58
 Péripétie  Les tribulations du Pitiponk
Un grand sourire fit son chemin sur le visage d'Alden et il regarda Miya, un sourcil haussé sur son front, une main dans sa poche. « Ça compte quand même un peu », dit l'homme avec un léger haussement des épaules. C'était puéril, tout bonnement enfantin, ce comportement, mais il ne pouvait pas s'en empêcher.

Sans demander, il enroula ses deux mains autour de la taille de sa meilleure amie et la hissa en l'air quelques instants, lui donnant une minute pour observer la situation. Quand il la reposa doucement, il ne put s'empêcher un rire. « T'es vraiment minuscule. Tu manges pas assez—je dirais à Kieran de bien de nourrir. »

À son tour, l'homme essaya de jeter un coup d'œil à la situation, cherchant à voir si des clients se retrouvaient coincés ou non à l'entrée. Personne ne passait à travers les caisses, pas même Miya du haut de ses dix centimètres. Alden laissa couler un soupir. Il appuya un coude contre une caisse et regarda la femme à ses côtés. « Bon, autant continuer tant qu'on y est : c'était juste un au revoir, j'ai sorti ça de mon système, je vais très bien, ça va pas du tout être gênant après. Sauf si tu commences à parler de…taille », dit-il, un lent sourire sur les lèvres.

@Miya Ryuū, @Kieran Hawthorne

Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884