6 août 2025, 20:22
Examens - 2e année
Bonsoir ! Je m'excuse par avance pour le pavé, j'étais inspirée
Lundi 13 juin 2050, 11h
Ça fait une semaine que les examens ont commencé, une semaine que nous enchaînons les épreuves pratiques et théoriques, en en ayant parfois plusieurs dans la même journée. Il faut donc jongler entre les matières pour les révisions de dernière minute, ce qui est assez stressant. La quantité de choses à retenir est astronomique et même si j’ai été attentive en classe, ai appris régulièrement mes leçons au cours de l’année et commencé à revoir le programme il y a plusieurs semaines, je n’en connais pas chaque détail sur le bout de ma baguette, malgré ma bonne mémoire. Ivy m’a dit que c’était impossible, de toute façon, et surtout inutile, car plus tard certaines choses ne me resserviront pas. Je suis d’accord avec elle ; qui a besoin de savoir l’histoire de chaque sort par exemple ? Papa est chercheur en magie, pourtant je suis sûre qu’il a oublié tout ça. Lui-même m’a expliqué que ce qui compte, c’est de retenir l’essentiel de chaque cours, et c’est ce que je me suis évertuée à faire. Je pense que ça a plutôt payé, j’ai l’impression d’avoir bien réussi la plupart de mes épreuves jusqu’à présent. A voir ce que ça donne pour celle qui arrive : la partie pratique de potions.
Ce qui me stresse dans cette épreuve, c’est le fait de ne pas avoir le manuel à côté de moi. Je suis évaluée sur ma capacité à réaliser une recette sans aucun rappel extérieur concernant les étapes de la préparation ; je trouve ça beaucoup plus difficile que de devoir répondre à de petites questions courtes, des QCM et des textes à trous… J’ai peur de faire une erreur et de ne pas m’en rendre compte, ou pire, d’en prendre conscience sans pouvoir la corriger, car une potion n’est pas un écrit que l’on peut raturer. Mais ça devrait aller, j’ai suffisamment révisé ce week-end en plus des efforts que j’avais fourni pour la partie théorique, non ?
L’estomac tout de même légèrement noué, j’entre dans la salle avec ma classe lorsque Miss Xarinez nous y invite et m’installe à la place qui m’a été attribuée, y découvrant le nécessaire pour prendre des notes et fabriquer ma potion. Le sujet est bientôt annoncé : somnifère. Voyons… quelle est la recette déjà ? Sans plus tarder, j’attrape la plume et l’encrier posé devant mes yeux, un morceau de parchemin, et y appose tout ce dont je me souviens sur le sujet, soulagée de prendre ce temps plutôt que de me lancer sans réfléchir dans la manipulation des ingrédients. La vue de ces derniers m’aide d’ailleurs grandement à extraire de ma mémoire les différentes étapes par lesquelles je vais devoir passer. J’hésite tout de même sur certains chiffres, rhaaaa… Pourvu que ça passe ! Allez, il faut se lancer.
Rassemblant mon courage, je jette un œil à la première étape de mes notes, puis enfile mes gants, saisis sept brins de lavande, les place dans le mortier et les écrase soigneusement avec le pilon jusqu’à ce que j’estime la poudre suffisamment fine. Nouveau coup d’œil à mes notes… Ok. J’attrape le mucus de veracrasse, en verse dix centilitres dans le doseur que je transvase dans un autre récipient à ma disposition et enchaine avec la même manipulation pour l’eau -vingt centilitres- et le jus de mangue – vingt centilitres aussi. Je mélange ensuite doucement le tout jusqu’à l’obtention d’un liquide homogène. Le chaudron à présent, c’est ça ? Oui, c’est bien ce que j’ai écrit. J’allume le réchaud, actionne mon sablier, puis place le récipient sur le feu après m’être assurée qu’il est bien vide. J’attends trente secondes, et lorsqu’elles sont écoulées, y déverse lentement mon mélange de liquides, puis ma poudre de lavande. Je laisse ensuite mijoter la préparation pendant quinze minutes, à feu doux, vérifiant régulièrement le temps avec mon sablier. Ce n’était pas si difficile finalement… Plus qu’à ajouter les six brins de valériane. Voilà… Oh mais non, j’ai oublié de retirer le chaudron du feu ! Je l’avais éteint tout de même, ça passera peut-être ? Mince… Bon, je le retire maintenant. Déçue par mon étourderie, je regarde une énième fois mes notes pour me rassurer, même si je connais la prochaine étape par cœur : touiller sept fois dans le sens des aiguilles d’une montre. Je le fais doucement, pour ne pas faire déborder le chaudron ; puis je me munis du filtre que je pose sur l’ouverture d’une fiole, et y verse délicatement la préparation. C’est plus difficile que lorsqu’on est en binôme, car il n’y a personne pour stabiliser la fiole, que je manque plusieurs fois de renverser -la faute au stress ? Sûrement- ou pour m’aider à racler le chaudron, dans lequel il reste donc un fond de potion. Je réprime un soupir. Au moins j’ai terminé, et la potion a l’air correcte. J’appose un bouchon sur la fiole, note mon nom et mon prénom sur l’étiquette mise à disposition, la colle sur le récipient, puis regarde le temps qu’il me reste : suffisamment pour ranger ma paillasse. J’y remets donc de l’ordre et nettoie le fond du chaudron à l’aide d’un Recurvite, puis, lorsque la fin de l’épreuve est annoncée, je me lève, apporte ma potion à la prof, la salue et sort de la salle.
Mavies CLAWTHORNE | Deuxième année
Numéro de candidat et post d'inscription : n°26
Note de base :[/u] 7,5/10 - Note souhaitée : 7,5 au minimum, je te laisse juger si ça vaut plus au vu de la performance inRP et de la variation
Lundi 13 juin 2050, 11h
Ça fait une semaine que les examens ont commencé, une semaine que nous enchaînons les épreuves pratiques et théoriques, en en ayant parfois plusieurs dans la même journée. Il faut donc jongler entre les matières pour les révisions de dernière minute, ce qui est assez stressant. La quantité de choses à retenir est astronomique et même si j’ai été attentive en classe, ai appris régulièrement mes leçons au cours de l’année et commencé à revoir le programme il y a plusieurs semaines, je n’en connais pas chaque détail sur le bout de ma baguette, malgré ma bonne mémoire. Ivy m’a dit que c’était impossible, de toute façon, et surtout inutile, car plus tard certaines choses ne me resserviront pas. Je suis d’accord avec elle ; qui a besoin de savoir l’histoire de chaque sort par exemple ? Papa est chercheur en magie, pourtant je suis sûre qu’il a oublié tout ça. Lui-même m’a expliqué que ce qui compte, c’est de retenir l’essentiel de chaque cours, et c’est ce que je me suis évertuée à faire. Je pense que ça a plutôt payé, j’ai l’impression d’avoir bien réussi la plupart de mes épreuves jusqu’à présent. A voir ce que ça donne pour celle qui arrive : la partie pratique de potions.
Ce qui me stresse dans cette épreuve, c’est le fait de ne pas avoir le manuel à côté de moi. Je suis évaluée sur ma capacité à réaliser une recette sans aucun rappel extérieur concernant les étapes de la préparation ; je trouve ça beaucoup plus difficile que de devoir répondre à de petites questions courtes, des QCM et des textes à trous… J’ai peur de faire une erreur et de ne pas m’en rendre compte, ou pire, d’en prendre conscience sans pouvoir la corriger, car une potion n’est pas un écrit que l’on peut raturer. Mais ça devrait aller, j’ai suffisamment révisé ce week-end en plus des efforts que j’avais fourni pour la partie théorique, non ?
L’estomac tout de même légèrement noué, j’entre dans la salle avec ma classe lorsque Miss Xarinez nous y invite et m’installe à la place qui m’a été attribuée, y découvrant le nécessaire pour prendre des notes et fabriquer ma potion. Le sujet est bientôt annoncé : somnifère. Voyons… quelle est la recette déjà ? Sans plus tarder, j’attrape la plume et l’encrier posé devant mes yeux, un morceau de parchemin, et y appose tout ce dont je me souviens sur le sujet, soulagée de prendre ce temps plutôt que de me lancer sans réfléchir dans la manipulation des ingrédients. La vue de ces derniers m’aide d’ailleurs grandement à extraire de ma mémoire les différentes étapes par lesquelles je vais devoir passer. J’hésite tout de même sur certains chiffres, rhaaaa… Pourvu que ça passe ! Allez, il faut se lancer.
Rassemblant mon courage, je jette un œil à la première étape de mes notes, puis enfile mes gants, saisis sept brins de lavande, les place dans le mortier et les écrase soigneusement avec le pilon jusqu’à ce que j’estime la poudre suffisamment fine. Nouveau coup d’œil à mes notes… Ok. J’attrape le mucus de veracrasse, en verse dix centilitres dans le doseur que je transvase dans un autre récipient à ma disposition et enchaine avec la même manipulation pour l’eau -vingt centilitres- et le jus de mangue – vingt centilitres aussi. Je mélange ensuite doucement le tout jusqu’à l’obtention d’un liquide homogène. Le chaudron à présent, c’est ça ? Oui, c’est bien ce que j’ai écrit. J’allume le réchaud, actionne mon sablier, puis place le récipient sur le feu après m’être assurée qu’il est bien vide. J’attends trente secondes, et lorsqu’elles sont écoulées, y déverse lentement mon mélange de liquides, puis ma poudre de lavande. Je laisse ensuite mijoter la préparation pendant quinze minutes, à feu doux, vérifiant régulièrement le temps avec mon sablier. Ce n’était pas si difficile finalement… Plus qu’à ajouter les six brins de valériane. Voilà… Oh mais non, j’ai oublié de retirer le chaudron du feu ! Je l’avais éteint tout de même, ça passera peut-être ? Mince… Bon, je le retire maintenant. Déçue par mon étourderie, je regarde une énième fois mes notes pour me rassurer, même si je connais la prochaine étape par cœur : touiller sept fois dans le sens des aiguilles d’une montre. Je le fais doucement, pour ne pas faire déborder le chaudron ; puis je me munis du filtre que je pose sur l’ouverture d’une fiole, et y verse délicatement la préparation. C’est plus difficile que lorsqu’on est en binôme, car il n’y a personne pour stabiliser la fiole, que je manque plusieurs fois de renverser -la faute au stress ? Sûrement- ou pour m’aider à racler le chaudron, dans lequel il reste donc un fond de potion. Je réprime un soupir. Au moins j’ai terminé, et la potion a l’air correcte. J’appose un bouchon sur la fiole, note mon nom et mon prénom sur l’étiquette mise à disposition, la colle sur le récipient, puis regarde le temps qu’il me reste : suffisamment pour ranger ma paillasse. J’y remets donc de l’ordre et nettoie le fond du chaudron à l’aide d’un Recurvite, puis, lorsque la fin de l’épreuve est annoncée, je me lève, apporte ma potion à la prof, la salue et sort de la salle.
Merci et bon courage pour les bulletins !Variation :
1. Tout est nickel et rangé : plus aucune trace de votre passage en dehors de votre potion [face 1-4] +0.5 point ; [face 5-6] +1 point
Edit Magdaléna:
résultat du 1er dé = 1
+0.5 point sur la partie pratique